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France : nouvelle baise de la prévision de la croissance en 2016

France : nouvelle baise de la prévision de la croissance en 2016

 

Au départ on avait prévu 1,5 puis la croissance a été révisée à  1,4 % % désormais la banque centrale européenne n’attend plus que 1,3 % et l’OCDE 1,2 %.  La croissance française se situera cette année « un peu en-dessous » de la moyenne de la zone euro, que la Banque centrale européenne vient de revoir à 1,4%, a déclaré mardi François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France et membre du conseil des gouverneurs de la BCE. « Il y a une tendance générale dans le monde et dans toute l’Europe à un tassement de la croissance, qui marque le pas à un niveau qui est un peu plus proche de l’an dernier », a-t-il dit sur France Inter. « Nous ne publions pas de nouvelles estimations pour la France. Mais pour l’ensemble de la zone euro, nous (la BCE) avons revu la croissance à la baisse à 1,4%. La France sera un peu en-dessous », a-t-il ajouté. Le ministre des Finances Michel Sapin a réaffirmé à plusieurs reprises ces derniers temps l’objectif du gouvernement d’une croissance de 1,5% de l’économie française en 2016. La Commission européenne et le Fonds monétaire international n’attendent plus que 1,3% pour la France cette année et l’OCDE 1,2%.

Croissance mondiale 2016 : comme en 2015 et encore !

Croissance mondiale 2016 : comme en  2015 et encore !

 

 

Selon l’OCDE, La croissance mondiale aura peut-être du mal à atteindre celui  de 2015, qui était déjà le plus faible des cinq dernières années.  « Avec 3 % de croissance en 2016 ou 3,4 % en 2017, cela ne permet pas aux jeunes de trouver un emploi, aux retraités de percevoir l’intégralité de leur pension et aux investisseurs d’avoir des retours sur investissement suffisants », analyse Catherine Mann, chef économiste de l’OCDE. . L’absence d’accélération de l’activité se voit dans la faiblesse du commerce et dans la dégringolade des prix des matières premières. La contraction des importations en provenance de Chine et d’autres grands émergents ont pesé sur les exportations des pays avancés et ralenti d’un demi-point, en 2015, la progression du PIB de la zone OCDE. La faiblesse de la demande est, de l’avis de l’institution, un des facteurs principaux des bas prix des matières premières, pétrole en tête. La reprise dans la zone euro reste des plus laborieuses. La croissance a été révisée de 0,4 point en moyenne à + 1,4 % en 2016 et de 0,2 point à + 1,7 % en 2017. Les ajustements les plus forts, cette année, concernent l’Allemagne et l’Italie, qui ont perdu chacune un demi-point de croissance, à respectivement + 1,3 % et + 0,9 %. La France afficherait : + 1,2 % en 2016 et + 1,5 % en 2017, soit une baisse limitée à 0,1 point dans les deux cas. Dans l’ensemble de la zone euro, l’investissement est faiblard et le chômage élevé, deux points au-dessus de sa moyenne d’avant-crise. Les premiers indicateurs de début d’année  ne sont pas réjouissants.  Comme dans toutes les autres zones mondiales, la croissance stage aussi en zone euro en février. Du coup la reprise économique du premier trimestre subira vraisemblablement un ralentissement. Pour la France il s’agit même d’une contraction en février. Les résultats préliminaires de l’enquête mensuelle de Markit, qui montrent également de nouveaux signes de baisse des prix, devraient renforcer les anticipations de nouvelles mesures de soutien à la croissance de la Banque centrale européenne (BCE) lors de sa prochaine réunion en mars.  L’indice composite des directeurs d’achats (PMI) — qui intègre le secteur manufacturier et celui des services — est ressorti à 52,7 ce mois-ci dans sa version préliminaire, à son plus bas niveau en 13 mois, contre 53,6 en janvier. Selon un consensus établi par Reuters, les économistes attendaient en moyenne 53,3. « La forte baisse en février de l’indice PMI composite de la zone euro soutient notre conviction que la reprise économique de la région pourrait bien avoir ralenti au premier trimestre. La BCE devra renforcer son soutien via la politique monétaire le mois prochain », souligne Jessica Hinds chez Capital Economics. Les économistes interrogés par Reuters récemment estimaient à 50% la probabilité de voir la BCE augmenter en mars le montant de son programme de rachat d’actifs, actuellement à 60 milliards par mois, et une nouvelle baisse du taux de dépôt est considérée comme étant presque acquise. La croissance du secteur privé a ralenti en Allemagne pour le deuxième mois de suite, freinée notamment par les exportations qui ont souffert du ralentissement mondial. En France, l’activité s’est contractée pour la première fois en plus d’un an. Les responsables de politique monétaire noteront également la faiblesse du sous-indice PMI de la production de la zone euro, qui est tombé à un creux d’un an à 48,6 contre 48,9 en janvier, s’enfonçant un peu plus sous la barre des 50 points qui marque la frontière entre la croissance et la contraction. L’inflation s’inscrit tout juste à 0,4% en janvier, selon les statistiques officielles, très loin du taux légèrement inférieur à 2% visé par la BCE.  L’indice PMI du secteur dominant des services en zone euro, qui était attendu à 53,3 contre 53,6 en janvier, est tombé à un plus bas de 13 mois de 53,0. Celui du secteur manufacturier, attendu à 52,0 points, a reculé à 51,0, son plus bas niveau depuis un an, contre 52,3 en janvier. Il s’est retrouvé en dessous de l’estimation la plus pessimiste des économistes interrogés par Reuters. Le sous-indice de la production est tombé pour sa part à un creux de 14 mois, à 51,9 contre 53,4 le mois précédent.  Et les perspectives d’une nette amélioration le mois prochain sont maigres, la croissance des nouvelles commandes à l’industrie étant tombée à un plus bas d’un an avec un sous-indice à 51,6 contre 53,0 en janvier. En conséquence, après avoir vu la confiance des entrepreneurs pour l’année à venir atteindre son plus haut niveau depuis mi-2011 le mois dernier, l’optimisme dans le secteur des services est lourdement retombé.  Le sous-indice des attentes des entrepreneurs dans les services a connu l’une de ses plus fortes baisses de son histoire, à 61,6 en février contre 65,1 en janvier. « Les indicateurs avancés (…) suggèrent un nouveau ralentissement en mars, qui pourrait ramener la croissance du PIB à 0,2% », note Chris Williamson, économiste en chef de Markit. Selon une enquête de Reuters publiée récemment, la croissance est attendue à 0,4% pour le trimestre en cours.

Une croissance 2016 inférieure à 1% (Marc Touati)

Une croissance 2016 inférieure à 1% (Marc Touati)

Le gouvernement s’obstine à annoncer une croissance française de 1,5 % en 2016, qui permettrait de faire (enfin !) baisser le chômage et de remplir les objectifs de réduction des déficits publics. Soyons clairs et directs : non seulement, cette prévision ne sera pas atteinte, mais, qui plus est, la croissance du PIB français en 2016 sera, selon nos estimations, de 0,7%. Nous sommes donc au regret d’annoncer que, compte tenu de cette faiblesse de l’activité, le chômage réel continuera d’augmenter. Soyons clairs et directs : non seulement, cette prévision ne sera pas atteinte, mais, qui plus est, la croissance du PIB français en 2016 sera, selon nos estimations, de 0,7%. Nous sommes donc au regret d’annoncer que, compte tenu de cette faiblesse de l’activité, le chômage réel continuera d’augmenter. En 2015, La France aurait vécu un alignement de planètes, à savoir : la baisse successive du prix du pétrole, des matières premières, de la devise Euro et les liquidités produites par la BCE. « Alors que nous aurions dû réaliser près de 3% de croissance nous faisons qu’ 1.1% », regrette-t-il.  Pour comparaison, l’ensemble de la zone euro a réalisé 1.5% de croissance. « La France n’a pas su transformer l’essai à cause d’une économie rigide. Nous sommes la lanterne rouge de l’espace économique européen », tranche Marc Touati. Par ailleurs, l’économiste remet en doute le chiffre publié jeudi 28 janvier. Tout d’abord, le commerce extérieur ne repart pas à la hausse et le chiffre de 1.1% est gonflé par les stocks artificiels des entreprises. C’est-à-dire que les entreprises françaises comptaient vendre plus qu’elles ne l’ont fait; « Les données de l’Insee sont à prendre avec des pincettes, alerte Marc Touati. On est plus dans le marketing que dans la réalité économique ». La vérité est bien plus crue pour l’économiste : « nous sommes à la traîne et le chômage n’a jamais été aussi haut. » L’économiste s’essaye même a une comparaison résumant cette situation morose : « Nous avons une reprise chamallow couplé à un chômage Carambar ». La faute à une pression fiscale trop forte et à un modèle français rigide.

Pétrole : Le baril entre 30 et 40 dollars en 2016

Pétrole : Le baril entre 30 et 40 dollars en 2016

 

Sauf événement géopolitique toujours  imprévisible le pétrole devrait se maintenir dans une fourchette de 30 à 40 $ tout au long de l’année 2016.  Le baril de Brent, dont le cours moyen ressort à environ 54 dollars sur l’ensemble de l’année 2015, a chuté de près de 9% depuis le début du mois et de près de 70% par rapport à son point haut de 115 dollars de juin 2014. Plusieurs facteurs explicatifs à ces prix relativement bas du pétrole pour 2016. Il y a surtout le tassement économique mondial dont la croissance devrait être inférieure à 3 % du fait en particulier de la faible demande de la Chine. D’une manière générale l’offre est sur abondante par rapport à la demande de ce faite. De plus les pays producteurs de pétrole sont engagés dans un cercle vicieux à fin de compenser par le volume leur perte de recettes liée au prix du baril. Par ailleurs ces pertes de recettes alimentent l’atonie de la croissance mondiale. L’OPEP se montre incapable de décider d’une baisse de la production pour réajuster les prix, pire l’Arabie Saoudite est engagée dans une guerre stratégique avec d’autres pays producteurs pour étouffer la concurrence. S’ajoute= enfin la normalisation des relations avec l’Iran qui va pouvoir écouler son pétrole sur tous les marchés et ainsi faire encore gonfler l’offre mondiale. Les cours du pétrole sont tombés sous le seuil de 30 dollars le baril ce mois-ci, au plus bas depuis 2003, avec les inquiétudes sur les déséquilibres persistants du marché, une demande solide ne permettant pas de compenser l’accroissement de l’offre alors que les principaux pays producteurs de brut ne parviennent pas à s’entendre pour réduire la production. « La question immédiate la plus importante pour le marché va être de déterminer combien de pétrole l’Iran va réinjecter (…) Une différence significative de la production iranienne dans un sens ou dans l’autre devrait avoir un impact sur les cours », a dit Thomas Pugh, analyste matières premières chez Capital Economics.

Immobilier : encore la baisse des prix en 2016

Immobilier : encore la baisse des prix en 2016

 

Les lobbys ne cessent de pronostiquer une reprise depuis deux ans notamment un redressement des prix. Redressement qui ne s’est pas produit et sur lequel il ne faut guère compter en 2016 d’après les études du Crédit agricole. Dans l’ancien il faudra encore compter sur un recul des transactions et des prix pour l’année en cours ( avec d’énormes disparités concernant les prix dont la baisse se situe entre quelques % et 50 % (dans les zones rurales éloignées).  Les professionnels de l’immobilier prédisent dans l’ensemble une année 2016 favorable au marché immobilier. Ils sont même 67% à se dire optimistes, contre 35% il y a tout juste un an, selon un sondage réalisé par CSA pour le Crédit foncier. Les économistes du Crédit Agricole tablent eux aussi sur un marché immobilier «dynamique». «Les volumes de transactions devraient rester élevés, mais en léger repli d’environ 5% dans l’ancien», estiment-ils. Selon leurs prévisions, les transactions devraient en revanche, augmenter de 10% dans le neuf. La demande pour la pierre reste, il est vrai, importante en France. Elle est soutenue par «plusieurs facteurs structurels: le désir d’accession à la propriété, une démographie assez dynamique, la pierre valeur refuge, la préparation à la retraite». En parallèle, la nouvelle version du PTZ entrée en vigueur le 1er janvier pour deux ans (plafonds de ressources relevés, montant du prêt pouvant atteindre 40% de l’opération, différé de remboursement et durée du prêt allongée) devrait soutenir le marché, tout particulièrement dans le neuf. Cependant, les économistes de la banque verte se veulent prudents. Ils identifient des facteurs conjoncturels susceptibles de gripper la reprise du marché. «La croissance va demeurer assez faible à 1,2% et le taux de chômage à peu près stable à un niveau élevé», écrivent-ils. Ces derniers anticipent par ailleurs une légère remontée du taux de l’OAT à 10 ans, sur laquelle sont indexés les taux des crédits immobiliers.

( Crédit agricole, le Parisien)

Pas d’inversion de la courbe du chômage pour les Français en 2016 (sondage)

Pas d’inversion de la courbe du chômage pour les Français en 2016 (sondage)

D’après un sondage IFOP publié par dimanche Ouest France on ne compte même pas 20 % de Français qui sont persuadés de  l’inversion du chômage en 2016. Encore cette question présente-t-elle une très grande ambiguïté. Le concept de d’inversion du chômage étant compris par les uns (et surtout par François Hollande); comme une modification de la courbe par rapport aux quelques mois précédant tandis qu’il est interprété par d’autres comme une inversion depuis 2012. Or depuis 2012 il faut compter plus de 600 000 chômeurs supplémentaires. Une inversion de ce dernier type est donc complètement utopique Pour 38% des personnes interrogées l’inversion de la courbe du chômage ne peut « certainement pas » survenir d’ici à la fin de l’année. Plus tôt en janvier, la ministre du Travail s’était elle-même montrée pessimiste à ce sujet.

 Seuls 19% des Français croient à la possibilité de voir la courbe du chômage s’inverser d’ici à la fin de l’année, selon un sondage IFOP publié par Dimanche Ouest France. Parmi ces 19%, seuls 2% pensent que cette inversion peut « certainement » arriver. Pour 38% des sondés, cette éventualité ne peut « certainement pas » survenir. « Les annonces du président de la République lors de ses vœux, notamment en matière de formation, ne semblent donc pas avoir dissipé la morosité ambiante  (…) ni le pessimisme sur la capacité du gouvernement à stimuler l’emploi, pessimisme très fortement ancré », analyse l’institut de sondage. « Ce niveau de pessimisme à l’égard de l’évolution du taux de chômage apparaît stable par rapport à une mesure effectuée en janvier 2013″, note l’IFOP. A l’époque, 25% croyaient à l’objectif annoncé par François Hollande en 2013, puis 16% et 19% respectivement en juillet et octobre de la même année. Sans surprise, les sympathisants de droite sont les plus pessimistes sur la possibilité de cette inversion de la courbe du chômage, puisque seuls 6% la croient possible et 9% chez les sympathisants du FN. A gauche, 50% des sympathisants du PS croient à la possibilité de cette inversion, contre 26% parmi les proches du Front de Gauche. Enfin, parmi les chômeurs, seuls 6% considèrent comme possible cette inversion de la courbe du chômage, quand 50% pensent que l’objectif ne sera « certainement pas » atteint. La ministre du Travail s’était elle-même montrée particulièrement pessimiste. Elle a estimé au début du mois de janvier qu’« avec des prévisions de croissance à 1,5% par exemple sur l’année 2016, ce n’est pas suffisant, notamment pour les personnes les moins qualifiées ». 

(Avec AFP)

Comme en 2015 l’année 2016 ne sera pas rose (Fabius)

Comme en 2015 l’année 2016 ne sera pas rose (Fabius)

Dans sa dialectique très diplomatique Laurent Fabius qui s’apprête peut-être à rejoindre le conseil constitutionnel prévoit une année 2016 sans doute aussi complexe et difficile que l’année 2015. Dans son style très policé Fabius constate toutes les limites aussi bien de COP  21, que du fonctionnement européen ou encore de la lutte, contre le terrorisme. En creux une sorte de vision nettement moins optimiste que celle de Hollande concernant 2016 qui pour Fabius risque sans doute d’être  marquée comme en 2015 par l’imprévu !

 

Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international a reçu Challenges au Quai d’Orsay le 21 décembre dernier, une dizaine de jours après la signature à Paris de l’accord sur le climat, dont il fut le principal artisan.

Challenges. La fin d’année 2015 a été marquée par deux événements majeurs à Paris, les attentats et la tenue de la COP21. Le monde sera-t-il le même en 2016 ?

Laurent Fabius. En un an, les tendances de fond ne changeront pas. Notamment, ces deux risques majeurs que sont le terrorisme et le dérèglement climatique. Ces périls sont d’une nature très différente, mais ni la pollution ni le terrorisme ne s’arrêtent aux frontières : dans les deux cas, la réponse doit donc être mondiale. Dans la lutte contre le terrorisme, l’unité de la communauté internationale est une condition de l’efficacité : il faut non seulement qu’aucun Etat ne soutienne les terroristes, mais que le plus grand nombre possible d’entre eux agisse pour les éradiquer, avec des décisions de souveraineté qui impliquent, le cas échéant, l’engagement de leurs forces. La lutte contre le changement climatique est d’un autre ordre : elle nécessite que les Etats et les sociétés civiles appliquent les engagements qu’ils ont pris, mais il n’existe pas – en tout cas, pour l’instant – de sanction pénale en cas de non-respect. Seuls jouent la pression nationale et internationale et le risque « réputationnel ».

En quoi l’accord sur le climat est-il historique ?

Parce qu’il est le premier accord climatique du monde et pour le monde. Tout n’a pas été réglé lors de la Conférence de Paris, mais il y aura un avant et un après-Paris. La COP21 a permis l’adoption d’un accord universel et ambitieux. C’est sans précédent et cela constitue un acquis considérable, pas seulement dans le domaine environnemental, mais dans de nombreux domaines, y compris la recherche de la paix : il n’est pas si courant de voir les représentants de 195 pays s’embrasser à l’issue d’une conférence internationale, et encore moins d’une conférence sur le climat ! D’autre part, au-delà même de l’accord entre Etats, la COP21 a permis le basculement d’un nombre considérable d’acteurs non gouvernementaux – entreprises, collectivités locales, ONG, citoyens – vers le développement bas carbone. L’accord engage le monde entier dans une dynamique irréversible de développement durable. Un seul exemple : quand l’agence de notation Standard & Poor’s, qui n’est pas un organisme philanthropique, décide de pénaliser les entreprises ou les pays n’ayant pas pris en compte le risque climatique, c’est le signe qu’un tournant s’opère. Nous allons vivre un changement profond de modèle économique. Le fondement même de ce qui a constitué le développement industriel depuis le XIXe siècle est en train de muter.

Comment va l’Europe ?

Pas très bien, et 2016 pourrait bien être pour l’Union européenne l’année de tous les dangers. Croissance économique languissante, mouvements migratoires massifs qui posent des défis politiques considérables, forces de dissociation à l’œuvre : je pense au référendum sur la sortie de l’Union prévu cette année au Royaume-Uni, ou encore à la montée des populismes nationaux et des souverainismes régionaux. A cela s’ajoute la situation ukrainienne, qui n’est toujours pas réglée malgré les efforts de la France et de l’Allemagne. Et je n’oublie pas les questions fondamentales concernant le projet européen : faut-il intégrer davantage ? Si oui, dans quelles conditions ? Tout cela crée une situation instable, alors qu’une Europe forte, unie, avec un projet clair, serait indispensable dans notre monde incertain et dangereux. L’enjeu ne consiste pas seulement à empêcher une dissolution de l’Europe, mais à faire en sorte que l’Union mène une politique cohérente, notamment vis-à-vis de l’Afrique et du Moyen-Orient, qu’elle construise une véritable politique de défense et de sécurité, qu’elle prépare la croissance de demain avec des priorités claires : transition énergétique, technologies vertes, économie numérique, emploi des jeunes. Beaucoup de travail reste à accomplir.

Le problème a été traité avec efficacité. Il faut en féliciter notamment la Banque centrale européenne et son président, Mario Draghi. A l’étranger, on m’interroge désormais moins sur l’avenir de l’euro et davantage sur l’avenir de… l’Europe.

Quelle est la priorité sur votre feuille de route européenne ?

Sur des questions essentielles, comme les migrations, le référendum britannique, l’Ukraine, le traité transatlantique, une position franco-allemande commune est souhaitable pour entraîner l’ensemble de l’Union : avec l’Allemagne, nous devons rester unis face aux crises et aux menaces.

Le traité économique transatlantique va-t-il être signé un jour ?

Pour l’instant, et je le regrette, les négociations n’avancent guère. Par exemple, sur la question majeure de l’ouverture réciproque des marchés publics, on ne constate aucun progrès. Il n’y aura d’accord que si chacun y trouve son compte : l’accord transatlantique sera gagnant-gagnant, ou ne sera pas.

Le « printemps arabe » fête ses 5 ans, quel bilan ?

Au départ, le point commun a été une aspiration des peuples à la liberté, mais les suites ont été très diverses, et il est difficile de dresser un bilan compte tenu de la variété des situations. En Tunisie, la transition démocratique a été opérée. En Syrie, une révolte de quelques étudiants a été réprimée de telle façon par Bachar al-Assad qu’aujourd’hui il y a plus de 250 000 morts. L’Egypte est passée par plusieurs phases. Je pourrais continuer l’énumération… Aujourd’hui, outre la Syrie et le Yémen, notre principale préoccupation concerne la Libye. Ses richesses attirent les convoitises, les armes y circulent sans contrôle, cependant que de plus en plus de terroristes y trouvent refuge. Il est indispensable qu’après l’accord signé en décembre le nouveau gouvernement s’affirme, et dispose des moyens suffisants pour assurer la sécurité du pays et éradiquer les terroristes. Une dégradation de la situation aurait des conséquences graves, notamment sur la Tunisie et le Sahel, mais aussi sur l’Europe. Un autre danger majeur au Proche et au Moyen-Orient concerne le conflit israélo-palestinien : faute d’avancées, il y a là un potentiel d’embrasement.

L’effondrement des cours du pétrole va-t-il avoir des répercussions géostratégiques ?

Les répercussions sont lourdes sur de nombreux pays. Pour m’en tenir aux économies exportatrices du Moyen-Orient, la baisse des prix enregistrée depuis la fin de l’été 2014 entraîne des modifications profondes mais pas homogènes. Les pays les plus touchés sont ceux qui ne peuvent compenser l’effet-prix par l’effet-volume : Irak, Bahreïn et, dans une moindre mesure, Oman. L’Arabie saoudite et l’Iran sont touchés, mais disposent à des degrés divers des marges nécessaires. Enfin, certains ne sont que modestement affectés, comme le Koweït, le Qatar et les Emirats. Quelles que soient les situations, les conséquences sont multiples : plutôt positives pour les importateurs, comme la France, négatives pour les producteurs-exportateurs – à cela près que ce déséquilibre pourrait ensuite, par contrecoup, affecter… notre propre croissance.

Avec un baril à 35 euros, les énergies renouvelables ne sont plus du tout compétitives, dommage pour le climat…

On devrait mettre à profit cette baisse pour diminuer, comme le propose l’OCDE, les subventions considérables aux énergies fossiles et encourager les renouvelables, dont les prix se réduisent. Les investissements massifs et croissants dans la R&D pour les énergies propres vont créer des ruptures technologiques qui rendront ce type d’énergies très compétitives. Elles seront au cœur du mix énergétique de demain.

Qu’espérer des Etats-Unis en campagne présidentielle ?

En règle générale, cette période n’encourage pas les initiatives fortes. En outre, au sein même de la population américaine, les contradictions ne manquent pas. D’un côté, certains reprochent au président un manque de leadership extérieur, mais, d’un autre côté, il existe au sein même du pays une « war fatigue », une lassitude face aux interventions extérieures, qui s’explique par ce qui s’est produit en Afghanistan et en Irak. Quelle que soit l’attitude des Etats-Unis dans les mois à venir, on doit saluer l’engagement du président Obama dans la lutte contre le changement climatique : son soutien comme celui de la Chine ont été précieux pour le succès de la COP21.

La Réserve fédérale monte ses taux, la BCE continue d’assouplir sa politique monétaire, va-t-on vers une guerre des changes ?

Je ne le pense pas. Mario Draghi, le président de la BCE, et Janet Yellen, la présidente de la Réserve fédérale américaine, sont compétents et habiles. Des concertations ont lieu entre les grandes banques centrales. J’ajoute que la Chine, qui préside le G 20 en 2016, projette d’engager des discussions sur la diversification du système monétaire mondial afin de lui assurer une plus grande stabilité – objectif soutenu par la France.

Le ralentissement chinois est-il inquiétant ?

C’est un ralentissement relatif. La croissance en Chine est maîtrisée par les autorités chinoises, qui souhaitent rééquilibrer l’économie vers plus de consommation intérieure, mais aussi vers une économie moins carbonée, moins polluante. Dans mes fonctions, je rencontre de nombreux dirigeants, ceux de Pékin font incontestablement partie des plus compétents sur le plan économique.

Concernant l’évolution de la croissance mondiale, quel est votre scénario ?

A court terme, on prévoit une certaine faiblesse en Amérique du Sud, dans une partie de l’Asie et de l’Europe ; mais à moyen terme, il existe de puissants réservoirs de croissance. Le continent africain, par exemple, dispose d’un formidable potentiel : il occupera une place importante dans la croissance mondiale des années à venir, nous devons nous y préparer. Les développements technologiques futurs constituent, eux aussi, un énorme réservoir de dynamisme économique. Dans ces deux cas, la France a un rôle particulier à jouer, et elle est bien placée pour être un hub du XXIe siècle. Notre diplomatie économique, qui est active, y contribue.

Justement, l’économie française, quand va-t-elle se réveiller ?

Nous possédons énormément d’atouts. La question est de savoir quand les résultats se manifesteront pleinement. En tout cas, les réformes pour mettre en valeur ces atouts doivent se poursuivre.

Environ 200 € de frais bancaires en 2016

Environ 200 € de frais bancaires en 2016

Pour continuer de servir de confortables dividendes aux actionnaires, les banques vont tout simplement appliquer une véritable nouvelle taxe sur la gestion de tous les comptes. Au motif que l’inflation est faible comme les taux d’intérêt les banques ont décidé unilatéralement (et  est sans doute de concert) d’augmenter les frais bancaires pour compenser la faiblesse de leurs profits. Un scandale évidemment mais tout juste abordé par les grands médias (les banques sont  aussi des principaux annonceurs des organes d’information !).  La plupart des grandes banques se sont donc mises d’accord pour instaurer à partir du 1er janvier une taxe destinée à rémunérer les frais de gestion pour la tenue des comptes courants. Il s’agit là d’une véritable escroquerie. D’abord parce que la France a refusé d’effectuer une véritable réforme bancaire séparant les activités de dépôt des activités d’investissement (sous-entendu de spéculation). Du coup, les banques françaises peuvent en toute tranquillité continuer de récolter la manne que représentent les comptes courants tout en se livrant à leurs activités d’investissement et de spéculation ; de toute manière, le client lui est prisonnier de la législation puisqu’il doit nécessairement posséder un compte bancaire pour percevoir ses revenus. Cette manne est loin d’être négligeable puisqu’elle représente 300 400 milliards en permanence. (C’est-à-dire le solde des comptes non utilisés). Or non seulement cette manne avec laquelle les banques travaillent  n’est pas rémunéré mais en plus les banques veulent taxer la gestion des comptes courants entre parenthèses décomptent déjà taxés à hauteur de près de 200 euros par an (carte bancaire, découvert, services tec).  . En moyenne, les Français paieront 2,3% plus cher qu’en 2015 avec des frais bancaires atteignant dorénavant les 190,50 euros par an. Parmi les principales hausses ? Les frais de tenue de compte. Alors que seulement 56,6% des Français étaient concernés l’année dernière, ce taux arrive aujourd’hui à 82,60%, selon l’institut. Entre 2013 et 2016, ce taux a été multiplié par deux, symbole d’une pratique qui se généralise de plus en plus alors que 13 nouvelles banques ont décidé de facturer cela à leurs clients avec un tarif de 22 euros par an en moyenne, mais avec des pointes à 30 euros chez BNP Paribas par exemple.

Croissance mondiale 2016 révisée en baisse par la Banque mondiale

Croissance mondiale 2016 révisée en baisse par la Banque mondiale

Finalement la Banque mondiale s’aligne sur les perspectives du FMI qui prévoit un ralentissement de la croissance prévue en 2016. On se rend progressivement à l’évidence un krach financier de la Chine n’est plus à exclure de même  que sa propagation sur l’ensemble de l’économie mondiale. Un phénomène qui touche d’ailleurs nombre de pays en développement en particulier les producteurs de matières premières notamment de pétrole. La Chine bien sûr est concernée mais bien d’autres comme la Russie, le Brésil, le Venezuela,  l’Algérie ou encore les pays du golfe comme l’Arabie Saoudite. Des pays étranglés par la baisse de leurs ressources. La Banque mondiale a donc annoncé mercredi avoir abaissé sa prévision de croissance mondiale 2016 en expliquant que la dégradation des performances de plusieurs grands pays émergents allait peser sur l’activité globale.  La croissance mondiale devrait atteindre 2,9% cette année après 2,4% en 2015, a dit l’institution, qui prévoyait cependant en juin dernier une hausse de 3,3% de l’activité en 2016. Les commentaires qui accompagnent ce nouveau chiffre mettent l’accent sur la dégradation des résultats des principales économies émergentes. « En 2016, la croissance devrait ralentir davantage en Chine et la récession persister en Russie et au Brésil », précise ainsi l’institution, qui tablait en juin sur un retour à la croissance des économies russe et brésilienne.  Le produit intérieur brut (PIB) réel de la Russie devrait diminuer de 0,7% cette année, et non augmenter d’autant comme prévu auparavant. La Banque mondiale estime qu’il a chuté de 3,8% en 2015. Au Brésil, le PIB devrait baisser de 2,5% en 2016 alors que les prévisions de juin donnaient une croissance de 1,1%. La Banque mondiale estime qu’il a déjà reculé de 3,7% en 2015. La croissance de la Chine, elle, devrait encore ralentir à 6,7% cette année contre 6,9% estimé pour 2015. En juin, la Banque mondiale tablait sur une hausse de 7,0% du PIB chinois en 2016. Mais ces derniers chiffres sont largement contestés par des experts dans la mesure où les statistiques chinoises sont soumises à des méthodologies à caractère très politique. L’institution a également réduit ses prévisions pour les Etats-Unis et plusieurs autres économies avancées.  La prévision de croissance 2016 pour la zone euro a été ramenée de 1,8% à 1,7% après 1,5% attendu pour 2015.

L’évolution du pétrole en 2016 : en hausse ou en baisse ?

L’évolution du pétrole en 2016 : en hausse ou en baisse ?

En dépit de modèles de modèles sophistiqués notamment économétriques les prévisionnistes sont un peu dans le brouillard pour pronostiquer l’évolution du pétrole en 2016. La vérité c’est que ces experts ont la plupart des raisonnements très enfantins « quand la baisse est forte elle ne peut être suivie que d’une hausse » et inversement. Un raisonnement qui a été suivi pour prévoir l’évolution en 2015, raisonnement évidemment complètement faux puisque les cours ont perdu 60 à 70 % de leur valeur depuis 2014. En fait  l’in certitude sur les cours à venir se nourrit surtout des les interrogations concernant la croissance mondiale. Or tous les experts, toutes les institutions envisageaient  une sortie de crise pour l’économie mondiale en 2016. Malheureusement rien n’est sûr comme vient précisément de le dire le FMI qui considère que l’évolution de l’activité mondiale suscite des inquiétudes. Une information qui a été peu reprise jusqu’alors, la plupart des journalistes et experts étant en vacances pendant la trêve des confiseurs. La principale incertitude tourne autour de l’ampleur du recul de l’activité de la Chine (dont on sait que la plupart des statistiques sont complètement faussés pour des motifs politiques) ;  au recul des imports  et des exports s’ajoute mécaniquement le recul de la production industrielle. Des reculs qui témoignent de la faiblesse de la demande mondiale. Bref la demande de pétrole se tasse nettement au moment précis où les pays producteurs se sont engagés dans une fuite en avant afin de produire  davantage et tenter ainsi de compenser la baisse des cours. Or rien n’indique que l’économie mondiale va se redresser en 2015 et   le déséquilibre offre demande va continuer de s’accentuer.  Il y a un an, après la division par deux en six mois du prix du pétrole, les analystes prédisaient une remontée des cours en 2015 alors. Mais aujourd’hui, le scénario se répète: les analystes prévoient un rebond pour 2016 alors que les positions à découvert sur les contrats à terme du pétrole américain ont atteint début décembre un niveau record.  La divergence entre analystes et traders tient aux hypothèses choisies en matière de réponse des producteurs à l’excédent de pétrole actuel sur le marché mondial, qui atteint deux millions de barils par jour (bpj) selon certains analystes.  Nombre de ces derniers s’attendent à un rebond des cours fin 2016, ce qui permettrait au cours moyen du baril sur l’année de s’afficher en hausse, grâce à la diminution des pompages, notamment aux Etats-Unis, une partie des producteurs baissant les bras face à l’accumulation de leurs dettes et à la baisse de leurs recettes.  Pour l’instant, le marché n’a guère montré de signes de confiance dans une reprise des cours fin 2016.

CAC 40 : plus ou moins 10 % en 2016 ?

 

 

 

Rien de mieux que la méthode Coué pour encourager les investisseurs sur les marchés financiers De nombreux gestionnaires voient le CAC 40 dépasser les 5000 points d’ici à un an, grâce aux profits des entreprises. Et peut-être même gagner 10 %. Pourtant on pourrait s’interroger sur le différentiel de rentabilité entre la bourse française et la bourse américaine. Une bourse française qui a permis de dégager sur l’année 2015 un taux de rentabilité de 6  à 7 % cela avec une croissance du PIB  insignifiante tandis que par exemple le Dow Jones, lui, reculait de plus de 2 % alors que l’activité aux États-Unis connaissait une accélération remarquable (plus de 2,5 % d’augmentation du PIB).  – Wall Street a enregistré des performances disparates en 2015, marquée en particulier par la déprime des matières premières qui a pesé sur le Dow Jones alors que le Nasdaq a bénéficié des performances de stars de la technologie.  Selon des résultats définitifs, l’indice vedette Dow Jones Industrial Average a cédé sur l’année 2,23% à 17.425,03 points, sa première baisse depuis la crise financière de 2008.  Le Nasdaq (sur les valeurs technologiques) en revanche a gagné 5,73% à 5.007,41 points.  Particulièrement suivi par les investisseurs, l’indice élargi S&P 500 a reculé de juste 0,73% à 2.043,94 points. On objectera peut-être que les investisseurs avaient anticipé les années écoulées les profits qui devaient être réalisés. On peut quand même se demander quelle est la logique économique de ce décalage sur les cours boursiers ;  certains feront observer que l’évolution des cours de la bourse tient compte des résultats financiers des entreprises. Mais des les entreprises qui ont surtout réalisé des profits grâce à des restructurations (intégrant des plans de suppressions d’emplois et des délocalisations). Prévoir une hausse de 10 % des cours de bourse paraît toutefois relativement utopique dans la mesure où de sérieuses inquiétudes planent sur le niveau de l’activité économique mondiale en particulier sur la Chine sur nombre de pays en développement mais aussi sur la zone euro et même les États-Unis. Ce qui plaide en faveur d’une poursuite des cours,  c’est la masse de liquidités qui circulent dans le monde en raison en particulier des politiques accommodants des banques centrales. Mais d’une certaine manière cette masse de qualité de liquidités représentera le moment venu une monnaie de singe parce qu’en décalage avec la richesse réellement produite. Du coup si la méthode Coué permet de pronostiquer un bond de 10 % des valeurs françaises la raison ne peut écarter l’hypothèse d’une baisse de même ampleur s’il se révèle que la croissance européenne est encore plus nous engluée que ce qui était prévu.

Formation permanente : une réforme pour sortir 500 à 700 000 chômeurs en 2016 (Attali)

Formation permanente : une réforme pour sortir 500 à 700 000 chômeurs en 2016 (Attali)

 

 

 

Attali qui agace souvent par son ton professoral n’a sans doute pas tort  quand il  considère qu’il est possible de sortir cinq à 700 000 personnes du chômage pour les mettre en formation des 2016. En effet l’utilisation des fonds de la formation permanente constitue un véritable scandale et ne profite qu’à la marge à ceux  qui en ont le plus besoin, à savoir les chômeurs. Or les ressources (via les cotisations patronales) de la formation représentent de l’ordre de 35 milliards par an. L’idée d’Attali est aussi de  shunter en partie les organismes de formation pour mettre les chômeurs directement en formation dans l’entreprise. Une idée également intéressante mais qui va se heurter au corporatisme des caciques de l’éducation. Des ressources gaspillées par les super structures de formation, les organismes de collectes et les partenaires sociaux. Un véritable fromage dont la Cour des Comptes a dénoncé à plusieurs reprises le manque total de transparence. Les pouvoirs publics ont bien tenté de rationaliser un peu le fonctionnement de la formation permanente mais le poids des superstructures à étouffé  les velléités de restructuration d’ampleur. L’économiste et essayiste Attali était l’invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC ce jeudi matin. Selon lui, une réforme de la formation professionnelle permettrait de « sortir 500.000, 600.000, 700.000 personnes du chômage en 2016″.  Invité de BFMTV et RMC ce jeudi matin, l’économiste et essayiste Jacques Attali a affirmé que « le problème du chômage peut être réglé en 2016″, simplement en réformant la formation professionnelle. Pour y parvenir, l’ancien conseiller spécial de François Mitterrand – qui publiera « en février » 2016 un « programme présidentiel d’intérêt général » et « n’exclut » toujours pas, à ce jour, de se présenter en 2017 « si les circonstances l’exigeaient » – préconise d’appliquer deux propositions.  « Premièrement, il faut former professionnellement les chômeurs. Un chômeur en formation n’est plus un chômeur, il est en formation », a expliqué Jacques Attali au micro de Jean-Jacques Bourdin. « Si on les forme, en particulier les chômeurs de longue durée, soit à un métier soit à la création d’entreprise, on peut sortir 500.000, 600.000, 700.000 personnes du chômage en 2016″, a-t-il estimé.  « Deuxièmement, si un chômeur est engagé par une entreprise, il doit avoir au moins le salaire légal, c’est à dire le Smic », a encore détaillé Jacques Attali. « Mais l’entreprise elle-même doit être reconnue comme faisant une activité de formation. Donc elle ne doit payer que 80% du Smic et les 20% doivent être pris dans les fonds aujourd’hui gaspillés par les partenaires sociaux de la formation permanente. Je rappelle qu’il s’agit de prendre deux milliards » d’euros. Mais pour Jacques Attali, ces mesures doivent être mises en place très rapidement pour pouvoir produire leurs effets d’ici à la fin de l’année.  »Si on fait ça avec autorité, fermeté en janvier 2016, le chômage aura baissé massivement à la fin de l’année », a-t-il assuré. « Je répète ça depuis 10 ans et même plus, mais la collusion des partenaires sociaux et de l’inaction globale font qu’on a laissé ce cancer se propager. »Alors que la réforme de la formation professionnelle devrait être au menu des vœux présidentiels de François Hollande ce soir, l’auteur de Peut-on prévoir l’avenir? S’est interrogé sur la teneur que lui donnera l’exécutif. « J’ai l’impression que le gouvernement a entendu », a-t-il dit, « mais pourra-t-il le mettre en œuvre à la même hauteur que celle que je souhaite? » 

Croissance 2016 : décevante pour le FMI

Croissance 2016 : décevante pour le FMI

Changement de discours très net de la part du FMI qui passe de l’optimisme béat à l’inquiétude pour 2016. Contrairement aux prévisions de la plupart des experts, le FMI estime en effet que l’économie mondiale est encore loin d’être sortie de la crise et que 2016 pourraient se traduire par une détérioration de la croissance mondiale. En cause peut-être d’abord la réduction depuis des mois du commerce international chinois et la diminution concomitante de la rentabilité de son industrie, un phénomène qui gagne aussi le Japon et d’autres régions en Asie.  second motif d’inquiétude l’éventuel effet de contagion de la hausse des taux d’intérêt aux États-Unis. Certes pour l’instant une hausse des taux limités à 0. 25 % mais qui pourrait handicaper la compétitivité du pays notamment avec la remontée du dollar. D’une manière générale tous les pays exportateurs voient leurs commandes se tasser. En effet la demande internationale s’affaiblit notamment de la part des pays en développement et des pays  producteurs de matières premières. Matières premières dont les cours ne cessent de diminuer. Le FMI attire donc l’attention sur la nécessité de gérer avec la plus grande prudence les politiques monétaires dont le caractère accommodant est encore indispensable dans nombre de régions La croissance mondiale sera « décevante » l’an prochain, déclare donc Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), dans une tribune publiée mercredi par le quotidien économique allemand Handelsblatt. Elle souligne que la perspective d’une poursuite de la remontée des taux aux Etats-Unis et le ralentissement de l’économie chinoise alimentent l’incertitude et augmentent le risque de vulnérabilité économique à l’échelle mondiale.  La directrice générale de l’institution internationale relève en outre le net ralentissement du commerce international, les difficultés de certaines économies émergentes pénalisées par la chute des cours des matières premières et les faiblesses du secteur financier dans de nombreux pays.  « Tout cela fait que la croissance mondiale sera décevante et inégale en 2016″, résume Christine Lagarde, en évoquant les freins supplémentaires que constituent la faible productivité, le vieillissement des populations et les répercussions de la crise financière mondiale.  La patronne du FMI salue le début de normalisation de la politique monétaire américaine et la transition de la Chine vers une économie davantage portée par la consommation comme des évolutions « nécessaires et saines », tout en appelant à mettre en œuvre ces changements de manière efficace et harmonieuse.  La Réserve fédérale américaine a relevé le 16 décembre ses taux d’intérêt pour la première fois depuis près de 10 ans, en soulignant qu’il s’agissait de la première étape d’un resserrement « progressif » de sa politique monétaire. Dans sa tribune, Christine Lagarde cite les « effets indirects potentiels » de cette hausse des taux, dont la perspective a déjà fait augmenter les coûts de financement pour certains emprunteurs, notamment dans les marchés émergents et en développement.  Même si les pays sont mieux préparés que dans le passé à faire face à une augmentation des taux d’intérêt, la directrice générale du FMI s’inquiète tout de même de leur capacité à absorber les chocs.  La hausse des taux d’intérêt américains et le renchérissement du dollar pourraient entraîner un risque de défaut pour certaines entreprises, ce qui pourrait affecter des banques voire des Etats par contagion.  « La plupart des économies développées à l’exception des Etats-Unis et peut-être de la Grande-Bretagne vont continuer à avoir besoin d’une politique monétaire accommodante mais l’ensemble des pays dans cette catégorie devraient prendre en compte de façon exhaustive les effets indirects dans leur processus de prise de décision », écrit-elle.

Allemagne : 200 000 nouveaux emplois dans les PME en 2016

Allemagne : 200 000 nouveaux emplois dans les PME en 2016

 

Contrairement à la France, l’Allemagne possède  un très solide tissu de PME souvent orientées vers l’exportation et qui fournissent essentiel de l’emploi.   »Nous attendons 200.000 créations d’emplois l’année prochaine » dans le « Mittelstand », du nom de ce tissu de PME souvent industrielles, familiales et très orientées à l’export, a affirmé mardi en conférence de presse Mario Ohoven, président de la fédération nationale des entreprises de taille moyenne (BVMW). La BVMW compte 270.000 entreprises membres. Ainsi, 39% des petites et moyennes entreprises ayant répondu à un sondage du BVMW envisagent d’embaucher de nouveaux salariés en 2016, contre seulement 8% qui prévoient de licencier, tandis que les 53% restants n’entrevoient pas d’évolution de leurs effectifs.  « Malgré une conjoncture économique mondiale peu favorable, les chefs d’entreprise allemands abordent majoritairement l’année à venir avec optimisme », s’est réjoui M. Ohoven. Quelque 99% des entreprises allemandes font partie du « Mittelstand », et il fournit plus de deux tiers des emplois dans le pays. Mais selon le même sondage, 87% des entreprises indiquent éprouver des difficultés à trouver la main d’oeuvre adaptée à leurs besoins.

Bilan gaz à effet de serre obligatoire dans les entreprises et collectivités au 1er janvier 2016

Bilan gaz à effet de  serre obligatoire  dans les entreprises et collectivités au 1er janvier 2016

 

Les entreprises et les administrations publiques pourront bientôt encourir jusqu’à 1.500 euros d’amende si elles manquent à leur obligation de réaliser un bilan de leurs émissions de gaz à effet de serre, selon une ordonnance parue samedi 26 décembre au Journal officiel, qui entrera en vigueur au 1er janvier 2016. « La mise en place d’un dispositif de sanction a pour objectif d’inciter les entreprises, les collectivités territoriales et les établissements publics à réaliser leur bilan d’émission de gaz à effet de serre aux échéances prévues par la réglementation », explique le texte Les entreprises de plus de 500 salariés, les établissements publics employant plus de 250 personnes, l’État, les régions, les départements et les collectivités territoriales de plus de 50.000 habitants sont en effet tenues de réaliser un bilan d’émission de gaz à effet de serre (GES). Ces bilans doivent être accompagnés, sauf pour les collectivités territoriales, d’un plan d’action visant à réduire ces émissions. La première échéance pour la réalisation de ces bilans était fixée au 31 décembre 2012. Cependant, selon un rapport accompagnant cette ordonnance, au 30 juin 2014 « seules 52% des personnes concernées avaient satisfait à cette obligation » - 56% des entreprises, 60% des collectivités et 39% des établissements publics. Une sanction n’excédant pas 1.500 euros « serait suffisante pour augmenter de façon significative le nombre d’assujettis répondant à l’obligation », selon le texte. Ainsi désormais, en cas de manquement constaté, après avoir mis « en demeure l’auteur de ce manquement de satisfaire à son obligation dans un délai qu’il détermine », le préfet peut ordonner, en cas d’inaction à l’expiration de ce délai, le paiement de l’amende. « Le préfet peut en outre décider de rendre publique cette sanction », précise un décret publié en même temps que l’ordonnance. Les bilans devront désormais être renouvelés tous les quatre ans et non plus tous les trois ans pour les entreprises de plus de 500 salariés, afin de s’aligner sur la périodicité des audits énergétiques. Les informations recueillies pourront être exploitées par l’administration pour « vérifier la conformité vis-à-vis de l’obligation de réalisation de bilans d’émission de gaz à effet de serre et d’audit énergétique », ainsi qu’« à des fins d’études statistiques ». La loi sur la transition énergétique adoptée par la France en juillet a fixé l’objectif de diviser par deux la consommation totale d’énergie d’ici à 2050. Elle prévoit aussi de diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre à la même date.

 

Emploi : peu de changement pour l’INSEE en 2016

Emploi : peu de changement pour l’INSEE en 2016

 

L’INSEE ne prévoit pas des miracles en matière d’évolution du chômage seulement quelques dizaines de milliers d’emplois supplémentaires en 2016. Il en faudra davantage pour inverser sérieusement la courbe du chômage à moins évidemment de parquer les chômeurs de manière massive dans des formations plus ou moins bidon. Ceci étend l’idée de mettre les chômeurs en formation qualifiante constitue une bonne mesure à condition aussi qu’il y ait d’équation entre ces formations et l’offre d’emploi. Pour 2016, donc pas de miracle on passerait d’un taux de chômage de 10,2 à 10 %, une évolution à la marge qui pourrait aussi être influencée par la manière dont on compte le nombre de chômeurs. La croissance sera de 1,1% en 2015 selon l’Insee qui dans sa note de conjoncture a confirmé ses prévisions. Pour 2016, l’Insee prévoit une amélioration sur le front de l’emploi. L’Institut national de la statistique confirme sa prévision de croissance pour 2015. Elle sera de 1,1%. L’Insee prévoit ensuite une petite accélération : +0,4% au premier trimestre 2016, pareil au deuxième. Cela aura un impact positif sur l’emploi Pas question encore de parler d’une inversion de la courbe du chômage, mais tout de même. Le marché de l’emploi devrait connaitre une légère embellie d’ici le milieu de l’année prochaine. D’après l’Insee, 35.000 emplois seraient créés dans les secteurs marchands sur les six premiers mois contre 46.000 sur l’ensemble de l’année 2015.

 

Ralentissement de la croissance en 2016 (Banque de France)

Ralentissement de la croissance en 2016 (Banque de France)

 

 

Finalement la Banque de France est bien contrainte de s’aligner sur les prévisions en baisse de la BCE pour 2016. Le PIB n’augmentera que de 1.4% en 2016. Autant dire comme le prévoit la BCE que la France –et l’Europe-’s'installe durablement dans la croissance molle-. La Banque de France attend toujours une croissance de 1,2% de l’économie française en 2015 mais a revu en baisse ses prévisions pour les deux années à venir, tablant sur un PIB en hausse de 1,4% en 2016 puis 1,6% en 2017. Ces prévisions semestrielles diffusées vendredi sont en ligne avec celles des organisations internationales. Pour l’OCDE, le FMI et la Commission européenne, elles se situent entre 1,3% et 1,5% pour l’an prochain, 1,6% et 1,7% pour 2017. Dans les précédentes, publiées début juin, la Banque de France anticipait une croissance de 1,8% en 2016 puis 1,9% en 2017. Le gouvernement table lui sur 1,0% en 2015, puis 1,5% en 2016 comme en 2017. S’agissant de l’inflation, la Banque de France a également revu en baisse ses précédentes estimations et prévoit un taux IPCH (harmonisé pour permettre les comparaisons européennes) de 0,1% cette année puis une remontée à 1,0% l’an prochain et 1,5% en 2017. L’inflation sous-jacente (hors énergie et alimentaire) se situerait selon elle à 0,6% en 2015 puis 1,1% en 2016 et 1,3% en 2017. Pour le contenu de la croissance, les économistes de l’institution voient la consommation des ménages progresser à +1,6% cette année et continuer d’évoluer ensuite quasiment au même rythme (+1,5% en 2016 et 2017).  L’investissement des entreprises accélérerait à +3,4% l’an prochain puis +3,3% en 2017 par rapport à 2015 (+1,9%).La Banque de France escompte toujours une baisse progressive du chômage à partir de 2016, avec un taux qui passerait à 10,0% contre 10,2% en 2015 puis 9,7% en 2017 en France métropolitaine. Elle prévoit encore un déficit public ramené à 3,8% du PIB en 2015, au même niveau que les prévisions gouvernementales, et une baisse de celui-ci à 3,4% l’an prochain (contre 3,3% dans la trajectoire officielle des finances publiques). « En « poursuivant » les efforts de maîtrise des dépenses publiques, la France devrait être capable de respecter la cible de 3,0% de déficit nominal en 2017, lui permettant de sortir de la procédure de déficit excessif », conclut-elle.

Pas d’inversion du chômage en 2016 et pari perdu pour Hollande

Pas d’inversion du chômage en 2016

 

C’est le verdict de l’OCDE : il n’y aura pas d’inversion de la courbe du chômage l’année prochaine voir même en 2017. En cause, l’insuffisance de la croissance. Une croissance estimée à 1,1 % en 2015 et à 1,3 % en 2016. Alors que le gouvernement avait prévu plus 1,5 %. Or c’est à partir d’une croissance de 1,5 % que le chômage commence à décroître. Conclusion : le Taux de chômage resterait stable à 10,0% cette année et l’année prochaine et ne reculerait que de 0,1 point à 9,9% en 2017. Autant dire que d’ici des élections présidentielles de 2017 le chômage en France va demeurer relativement stable. Du coup il sera très difficile pour Hollande de considérer qu’il a gagné son pari relatif à la version de la cour du chômage. Tout se jouera en effet sur quelques dizaines de milliers d’emplois alors que la France compte plus de 5 millions de chômeurs officiels. Pendant le mandat de hollande la France aura donc enregistré 700 à 800 000 chômeurs supplémentaires. En ce qui concerne la zone euro Le taux de chômage passerait de 10,9% en 2015 à 10,4% l’année prochaine et 9,8% en 2017. Une baisse qui n’est pas négligeable et qui tient aux fêtes que la croissance en moyenne en zone euro sera plus importante que celle de la France. Le l’OCDE prévoit en effet seulement 1,3 % d’augmentation du pipe en 2016 pour la France tandis que la zone euro, elle, enregistrera une progression de 1,8 %.

Budget 2016 : le gouvernement recule

Budget 2016 : le gouvernement recule

 

 

Devant la grogne,  le gouvernement renonce à des reformes structurelles comme la dotation aux collectivités locales dont la baisse est reculée d’un an (Après on fait quoi ?), comme la révision de l’APL, les impôts locaux des retraités modestes. Finalement le budget présenté à Bruxelles devient de plus en plus théorique car dans le même temps on a aussi annoncé dans plusieurs ministères des dépenses non financées. Malheureusement la faible croissance  (autour de +1% pour le PIB)  ne permettra pas non plus d’engranger des rentrées fiscales suffisantes.  Le gouvernement a finalement décidé aussi de ne pas appliquer la mesure modifiant le calcul de l’allocation aux adultes handicapés qui suscitait des indignations. Après la flambée des impôts locaux des retraités et l’affaire du foncier non-bâti, ce sont maintenant les handicapés qui dénonçaient une injustice fiscale. Le projet de loi de finances 2016 prévoyait de diminuer les aides accordées aux personnes handicapées lorsqu’elles épargnent sur un livret A, rémunéré aujourd’hui à 0,75%. La mesure, qui suscite la colère des personnes invalides, concerne les intérêts des comptes d’épargne non imposables (livret A, Plan d’Épargne Logement…). Face à ces nombreuses critiques, la secrétaire d’Etat aux Personnes handicapés, Ségolène Neuville a finalement décidé de ne pas appliquer cette mesure en l’état. Les 200.000 personnes qui souffrent d’une incapacité totale de travailler, à partir de 80% d’invalidité, n’aurait plus touché le complément logement dès le premier euro d’intérêt perçu. L’Association des Paralysé de France (APF) dénonçait cette situation en faisant circuler une pétition.  Selon l’APF, cette mesure réduirait le montant de l’Allocation adulte handicapé – actuellement 807 euros par mois au maximum – pour les bénéficiaires ayant de l’argent de côté, mais surtout leur ferait perdre des droits connexes qui ne sont ouverts qu’à ceux qui touchent l’allocation à taux plein (complément de ressources de 179 euros par mois, ou majoration pour la vie autonome de 105 euros mensuels.) 

 

Bac 2016 : on ne garde que les bonnes notes !

Bac 2016 : on ne garde que les bonnes notes !

Une bonne manière de remonter le niveau u scolaire : changer le système de notation. Bonne nouvelle en effet pour les lycéens qui n’obtiendront pas leur baccalauréat à l’issue de l’année scolaire. Dès le mois de juillet 2016 (mois de parution des résultats de l’examen), les recalés pourront choisir de conserver, s’ils le souhaitent, leurs notes supérieures ou égales à la moyenne obtenues dans les différentes épreuves. Le décret, paru au journal officiel mardi 27 octobre, permettra également à ces élèves de conserver automatiquement une place dans leur établissement d’origine.  Ces nouvelles dispositions concernent tous les élèves du public et du privé sous contrat recalés du baccalauréat, du CAP ou encore du BTS. Par ailleurs, les notes supérieures ou égales à la moyenne qu’ils souhaiteront conserver pourraient également leur permettre d’être dispensés de certaines matières au cours de l’année. Cette réforme vise à diminuer le nombre d’élèves recalés des épreuves du baccalauréat qui, faute de pouvoir se réinscrire là où ils étaient scolarisés, se retrouvent sans établissement pour tenter de nouveau leur chance aux examens.

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