Archive pour le Tag '2000'

Séniors : un niveau de vie de 2000 euros

Séniors : un niveau de vie de 2000 euros

 

Encore une comparaison des revenus sujette à caution entre actifs et retraités. Ce revenu serait de 2049 €, ce serait le revenu moyen des ménages de retraités ;  supérieur à celui des 25-64 ans mais  qui tend à stagner depuis plusieurs années. La revue notre temps conteste cette présentation.   D’emblée, citons un chiffre: la pension moyenne d’un retraité français était, en 2015, de 1 376€ bruts, soit 1 283€ nets. Ce  montant provient d’une enquête très complète publiée en mai dernier par le service statistique du ministère des Solidarités et de la Santé, la Drees. Cette dernière estime aussi, à partir d’une analyse des  pensions des retraités nés en 1946, qu’un peu plus d’un quart d’entre eux touchent moins de 800€ de pension, et 44% moins de 1200€! Nous sommes ici très loin de l’opulence…  Notons toutefois que la Drees ne prend ici en compte que les pensions directes. Elle exclut les pensions de réversion – versées à la mort du conjoint –, ainsi que les revenus complémentaires que touchent certains: loyers, placements, aides sociales, salaires pour ceux qui ont une activité à temps partiel… C’est ce biais qui explique pourquoi l’Insee estime, elle, que le niveau de vie mensuel moyen d’un retraité, tous revenus confondus, est de 2049€, contre 2062€ pour un actif et 1946€ pour l’ensemble .  De grandes différences existent également selon la profession exercée et le nombre d’années cotisées. En 2015, les fonctionnaires civils d’État touchaient par exemple une pension brute moyenne de 2280€, selon la Drees. Cette pension moyenne descend à 2120€ pour les affiliés aux régimes spéciaux (SNCF, marins, employés de la Banque de France…), 1920€ pour les professions libérales, 1 220€ pour les salariés du régime général. Et jusqu’à 710€ pour les artisans, 600€ pour les agriculteurs et 500€ pour les commerçants! Il faudrait ajouter que beaucoup de retraités ont travaillé le double en termes de temps de travail par rapport aux actifs actuels ! 

3000 logements réservés pour 2000 douaniers !

3000   logements réservéspour 2000 douaniers !

 

 

Malgré une lente réduction du nombre de logements, passé de 4.075 en 2004 à 3.324 en 2014, la « Masse des douanes », organisme qui gère les logements des douaniers ,  a été pérennisée en 2015, alors même qu’elle loge de moins en moins de douaniers, avec 1.968 douaniers en activité et leurs familles logés en 2014. La Cour des comptes dénonce le coût élevé pour l’Etat de la politique de logement des douaniers et préconise de supprimer l’établissement public gérant ce parc. Le taux d’occupation du parc par des douaniers en activité ne s’élevait qu’à 59% cette année-là et l’ouverture du parc à des retraités de la Douane ou à d’autres agents publics ne suffit pas à compenser cette érosion, relève la Cour. Elle évoque un taux d’occupation global de 72% contre une moyenne à 93% pour l’ensemble du parc immobilier et 97% pour le parc social, selon l’Insee. Selon la Cour, « la forte baisse du taux d’occupation et la proportion décroissante de douaniers logés sont révélatrices de l’inadéquation profonde entre l’offre et la demande ». Les recettes de l’établissement sont également écornées par la pratique de très faibles loyers, souvent moins élevés que ceux du logement très social. La Cour souligne également qu’aucune condition de ressources ne limite l’accès à ces logements. « En 2014, la ‘Masse des douanes’ a mandaté 6,8 millions d’euros de travaux alors qu’elle n’a encaissé que 8 millions d’euros de loyers », relève-t-elle. Malgré les tarifs avantageux qu’elle propose, la « Masse des douanes » conserve un stock de loyers impayés de l’ordre de 400.000 euros par an, soit 5% des loyers encaissés. La Cour estime que les douaniers devraient être logés selon les conditions de droit commun qui s’appliquent aux autres fonctionnaires et appelle à la disparition de la « Masse des douanes », devenue selon elle « profondément inadaptée », dans un délai de trois ans.

(Reuters))

2000 Français impliqués dans le Djihadisme

2000 Français impliqués dans le Djihadisme

 

D’une manière ou d’une autre environ 2000 Français serait impliqués dans le Djihadisme. Un chiffre forcément approximatif mais qui témoigne de l’ampleur du phénomène. À cela il faudrait ajouter les Français très radicalisés non encore identifiés comme candidat potentiel pour des actes terroristes. Certains experts parlent de 5000 personnes qu’il conviendrait de surveiller une tâche évidemment immense que les services classiques du renseignement ne peuvent effectuer seul. En cause, l’insuffisance des effectifs mais aussi une conception obsolète de l’organisation du renseignement. On surveille en effet essentiellement des réseaux alors qu’il faut suivre des individus et des groupuscules. D’où la nécessité d’un maillage beaucoup plus serré impliquant en particulier la population Plus de 600 Français ou personnes qui vivaient en France sont actuellement en Syrie et en Irak, dans les rangs djihadistes, dont plus d’un tiers de femmes, a déclaré dimanche le Premier ministre, lors d’un déplacement dans le Nord. Dans un discours prononcé lors de la Fête de la Rose à Wattrelos, près de Lille, Manuel Valls a également précisé que 2.029 « Français ou résidents français » étaient impliqués dans les filières djihadistes. Ces chiffres sont en nette augmentation par rapport à ceux qu’il donnait il y a un an : en février 2015, il faisait état de 1.400 Français ou résidents français « en relation avec les filières djihadistes », dont 410 présents en Syrie ou en Irak, et parlait de 80 tués sur place. Dimanche, Manuel Valls a fait état de 609 français ou résidents français présents en Syrie ou en Irak. « Il y a des femmes nombreuses, 283, et 18 mineurs parmi les combattants (…) 168 Français ou résidents en France sont morts là-bas dans ces actes terroristes ou de guerre », a-t-il ajouté. « Près de 300 personnes sont revenues », a-t-il poursuivi. Près de 800 souhaiteraient aujourd’hui, selon le travail de nos services, rejoindre ces zones de guerre ; 2.029 français ou résidents en France sont impliqués. »

(Reuters)

Un chèque en bois de 2000 € pour les nouvelles embauches

Un chèque en bois de 2000 € pour les nouvelles embauches

 

 

François Hollande dans le cadre de son plan d’urgence pour l’emploi devrait annoncer l’octroi d’une prime de 2.000 euros pour toute nouvelle embauche dans les entreprises de moins de 250 salariés. Une mesure toujours bon à prendre pour les petites entreprises en capacité d’embaucher. Pas sûr cependant que cette mesure s’avère suffisamment efficace pour encourager la création de nouveaux postes. D’abord cette prime ne concernera que les nouvelles embauches couvertes par un CDI. Or on sait qu’actuellement environ 90 % des nouveaux recrutements s’effectuent en CDD précisément pour permettre un ajustement des effectifs aux évolutions des carnets de commandes( Aussi pour vérifier les compétences professionnelles des nouvelles recrues). En l’état actuel de la volatilité de la demande il n’est pas certain du tout que les petites entreprises manifestent l’envie de s’engager durablement vers un accroissement de leurs effectifs. En outre ce chèque de 2000 € est à mettre en relation avec la masse salariale que représente un nouvel embauché autour de 30 000 € par an. D’une certaine manière ce chèque de 2000 € est en bois, en effet compte-tenu du déficit budgétaire il sera financé par l’emprunt qui viendra accroître ce déficit et devra un jour ou l’autre être amorti par une augmentation de la fiscalité. Bref le chien qui se mord la queue. Il aurait été sans doute plus pertinent de procéder à un allégement des charges qui même pour les bas salaires représentent encore de leur de 15 % du salaire brut.  L’annonce de François Hollande qui va mettre en place une prime de 2 000 euros versée aux entreprises à chaque nouvelle embauche ne convainc pas Stanislas de Bentzmann, président de Croissance Plus, une association d’entrepreneurs qui fédère les dirigeants d’entreprise. « Cela ne va pas relancer la croissance. C’est une mesure opportuniste qui n’aura qu’un effet léger sur les chiffres du chômage » Pour le chef d’entreprise, le gouvernement ne s’attaque pas aux racines du mal : « Nous demandons une réelle baisse des cotisations sociales ou tout du moins une baisse des charges patronale. » 

Migrants : plus de 2000 ont péri en mer depuis le début de l’année

Migrants : plus de 2000 ont péri en mer depuis le début de l’année

 

La venue de migrants continus mais l’Europe n’a toujours pas défini de politique commune dans ce domaine . Témoin là Hongrie vient de construire un mur de 170 km pour empêcher les migrants venus de Serbie de pénétrer sur son territoire. L’afflux de migrants entrant en Macédoine à partir de la Grèce devrait se poursuivre au rythme de 3.000 personnes par jour dans les prochains mois, estime l’agence de l’Onu pour les réfugiés (HCR) alors que les Européens peinent à s’entendre sur une « répartition équitable » de ces populations sur leurs territoires. Près de 300.000 réfugiés ou demandeurs d’asile ont franchi la Méditerranée depuis le début de l’année à destination de l’Europe, fuyant les conflits au Proche-Orient et en Afrique mais aussi en Asie. Environ 181.500 ont rejoint l’Union européenne en gagnant les côtes grecques et 108.500 en atteignant l’Italie, selon les chiffres du HCR. L’objectif pour tous est de rejoindre l’espace Schengen en accédant à la Hongrie après une traversée de la Macédoine puis de la Serbie, une situation qui accentue les tensions dans ces pays. Quelque 10.000 réfugiés, dont un tiers de femmes et d’enfants, sont entrés sur le territoire macédonien au cours du week-end, les autorités de cet Etat des Balkans ayant admis être submergées par l’afflux des populations. « Ils se présentent par groupes de 300 ou 400 et voyagent à bord de trains ou d’autocars à destination de la Serbie. Nous prévoyons que cet afflux sur cette voie de transit continue au rythme de 3.000 personnes par jour », a dit Melissa Fleming, porte-parole du Haut commissariat pour les réfugiés.   »Nous ne prévoyons pas que ce flux de personnes va se tarir dans les prochains mois tant qu’il y aura du beau temps et que les gens seront en mesure de franchir la Méditerranée », a-t-elle ajouté. Depuis le début de l’année, 2.373 migrants ont péri en mer, soit 300 de plus que sur la même période en 2014, a précisé Joel Millman, de l’Organisation internationale pour la migration (OIM).

 

Nigéria : 2000 enlèvements par les islamistes

Nigéria : 2000 enlèvements par les islamistes

Plus de 2.000 femmes et fillettes enlevées par Boko Haram depuis le début de l’année 2014 : c’est le chiffre brandi par Amnesty International, au moment où l’on commémore le premier anniversaire de l’enlèvement des lycéennes de Chibok – et la campagne internationale « Bring back our girls » qui a suivi. Manière, pour Amnesty, de remettre en perspective l’enlèvement de 270 lycéennes, le 14 avril 2014, à Chibok, petite ville du nord-est du Nigeria. Les islamistes de Boko Haram ont attaqué le lycée public pour filles dans la soirée, à la veille de l’examen de fin d’études secondaires. 57 lycéennes sont parvenues à s’enfuir dans les heures qui ont suivi, mais on n’a aujourd’hui toujours aucune nouvelle de 219 otages – dernière preuve de vie, une vidéo de mai 2014, qui montrait une centaine de lycéennes voilées en train de réciter des sourates du Coran. Le chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, a expliqué avoir converti celles qui n’étaient pas musulmanes, et les avoir toutes mariées de force. Dans son rapport publié ce mardi, Amnesty cite un haut gradé de l’armée nigérianne, selon qui les otages sont gardées dans plusieurs camps de Boko Haram, au Nigeria, mais aussi au Tchad ou au Cameroun voisins.  Le nouveau président du Nigeria, Muhammadu Buhari, qui sera investi le 29 mai, a promis de faire de la lutte contre Boko Haram la priorité de son mandat. Un rassemblement est prévu ce mardi à Abuja, la capitale du Nigeria, où le mouvement #Bringbackourgirls se réunit quotidiennement depuis un an. Une veillée à la bougie est également prévue sur un grand rond-point de Lagos, où les noms de tous les otages ont longtemps été affichés. Et à New York, l’Empire State Building devrait être éclairé d’une robe rouge et violette, en solidarité.

 

SNCM : suppression de 800 emplois sur 2000

SNCM : suppression de 800 emplois sur 2000

 

Une curieuse méthode qui consiste à prévoir un plan de restructuration alors qu’il n’ya pas de repreneur. Sans doute pour rendre plus sexy une entreprisse qui accumule depuis des années pertes financières et dysfonctionnements. En fait il n’y aura pas d’autre solution que la liquidation judicaire, d’une part pour éviter les sanctions financières de Bruxelles, d’autre part pour permettre une vraie mutation à une société moribonde (notons quand même  au passage que les promesses électorales d’avant les municipales sont passées aux oubliettes !). ;  La direction de la SNCM a présenté mardi en réunion de médiation un schéma d’exploitation au périmètre restreint et un volet social prévoyant plus de 800 suppressions d’emplois sur les 2.000 que compte la compagnie maritime. Les syndicats ont dénoncé un nouveau « coup de force » de l’actionnaire majoritaire, Transdev, qui est favorable à un redressement judiciaire de l’entreprise qu’il juge « indispensable » pour sauver la compagnie en grande difficulté. « Transdev veut imposer une marche forcée vers le redressement judiciaire, quel qu’en soit le prix et sans donner aucune garantie », a déclaré à Reuters le délégué CFE-CGC Maurice Perrin. « C’est un plan non financé car sans repreneur, mais le coût en serait très important et aggravé par une défaillance totale des actionnaires », a-t-il ajouté. De source syndicale, on précise que Transdev a menacé de faire jouer une clause de remboursement anticipé d’avances sur trésorerie pour accélérer une cessation de paiement de l’entreprise et demander son placement sous la protection du tribunal de commerce de Marseille. La réunion entre partenaires sociaux, représentants de l’Etat et actionnaires de la compagnie autour du médiateur nommé par le ministère des Transports, Gilles Bélier, a duré près de six heures. Une nouvelle réunion est programmée pour le 28 octobre. « La médiation doit aller à son terme et le gouvernement doit faire de nouveaux arbitrages », a dit Maurice Perrin. La Société nationale Corse Méditerranée (SNCM), qui assure notamment la liaison entre la Corse et le continent, est détenue à 66% par Transdev, coentreprise détenue à parité par Veolia et la Caisse des dépôts, à 25% par l’Etat et à 9% par ses salariés. En plaçant la SNCM sous la protection du tribunal de commerce de Marseille, Transdev et l’Etat espèrent pouvoir se soustraire aux contentieux européens auxquels se trouve confrontée la compagnie. La Cour de justice de l’Union européenne, rejetant les recours de la France, a confirmé le 4 septembre que la SNCM devait rembourser les aides d’Etat perçues par la compagnie maritime lors de sa privatisation. Cette décision porte sur environ la moitié des 440 millions d’aides d’Etat que l’UE réclame à la SNCM, dont le remboursement mettrait définitivement la compagnie à terre. Pour Transdev, comme pour le gouvernement, la solution est de placer la compagnie en redressement judiciaire afin de créer une nouvelle société, plus attractive pour un éventuel repreneur et libérée du poids des aides à rembourser.

 

Relance apprentissage : une prime de 2000 euros, pas suffisant !

Relance apprentissage : une prime de 2000 euros, pas suffisant !  

 

 

Hollande marche surtout comme beaucoup de politiques à coups de fiscalité et de subventions. Hollande a décidé de doubler la prime à l’apprentissage pour les entreprises. Un apprentissage qui s’écroule en France ; une prime toujours bonne à prendre mais qui ne changera pas beaucoup la donne. Première responsabilité, le système scolaire qui oriente la quasi-totalité des élèves vers les études académiques et seuls les moins bons sont dirigés vers l’apprentissage. Le contraire de ce que fait par exemple l’Allemagne ou la Suisse ; en Suisse les 2/ 3 prennent  la filière apprentissage à partir de 15 ans (comme les élus politiques suisses ! alors qu’en France c’est la filière institut d’études politiques, sciences Po et l’ENA ! ). La Suisse connait un  taux de chômage de 3% seulement. Le système scolaire n’est pas seul ; responsable, la bureaucratie est sans doute le second facteur explicatif de la désaffection, Le réglementation pour les apprentis est tellement contraignante et ridicule que les patrons renoncent à recruter ces jeunes (exemple un jeune couvreur qui n’a pas le droit de montre dans une échelle de plus de 4 mètre et donc contraint d’apprendre la couverture sur le trottoir !). Enfin les parents sont auusi responsables en surestimant les capacités de leurs enfants et en les poussant vers des études inutiles. En clôturant les assises de l’apprentissage, ce vendredi 19 septembre, le chef de l’Etat a indiqué que la nouvelle prime d’apprentissage de 1.000 euros sera portée à 2.000 euros pour les TPE. Cette prime de 1.000 euros s’appliquera à tous les nouveaux apprentis et sera portée à 2.000 euros pour les TPE. La prime sera accordée « sans condition pour cette rentrée » et entrera en vigueur « dès le 1er septembre », mais elle ne sera prolongée la rentrée prochaine que pour les entreprises des secteurs « ayant signé un accord de branche », a expliqué le chef de l’Etat en concluant les assises de l’apprentissage.  François Hollande a également estimé que « la commande publique devrait tenir compte de l’effort de formation des jeunes que proposent les entreprises ».   »Ce sera donc désormais une clause qui figurera dans les marchés publics », a-t-il annoncé.  Il a relevé « la tendance à la baisse » des entrées en apprentissage et appelé à « la mobilisation de tous les acteurs ». Mais, selon François Hollande, qui s’est fixé l’objectif de 500.000 apprentis en 2017, « ce qui compte c’est moins le chiffre lui-même que la qualité de la formation, de l’accompagnement permettant d’accéder à un emploi et à un véritable métier ». Selon le ministère du Travail, en 2013, la métropole comptait 415.000 apprentis.

PME : baisse des taux de marge depuis 2000

PME : baisse des taux de marge depuis 2000

 

On le savait mais c’est confirmé par l’INSEE, les PME ont davantage souffert de la crise que les plus grandes entreprises. L’Observatoire du financement des entreprises, créé en 2010 à la demande du gouvernement, a rendu il y a quelques jours son ­rapport annuel au ministre de l’Économie, Pierre Moscovici. Le document s’est intéressé à l’évolution du taux de marge des PME depuis le début des années 2000. Les conclusions de l’Observatoire, présidé par la médiatrice du crédit, Jeanne-Marie Prost, peuvent expliquer non seulement la difficulté des entreprises françaises à grandir – et à investir -, mais accentue aussi l’urgence de redonner des marges de manœuvre financières aux entreprises. Selon l’Insee, le taux de marge des entreprises françaises dépassait à peine 28% en 2012. Les niveaux des taux de marge sont «très hétérogènes», explique le rapport. Ainsi, tous les secteurs ne sont pas tous logés à la même enseigne: depuis 2000, l’industrie manufacturière a davantage souffert que le secteur de la construction. Les différences sont également marquées selon la taille de l’entreprise. On constate notamment que «les taux de marge des PME sont globalement plus faibles que ceux des entreprises de taille intermédiaire et des grandes entreprises». «La dégradation des performances économiques des PME que l’on observe ­depuis le début des années 2000 s’est accentuée à partir de 2008. En 2012, le taux de marge atteint son plus bas niveau depuis le milieu des années 1980», assure le rapport. Les taux de marge des PME sont globalement plus faibles que ceux des entreprises de taille intermédiaire et des grandes entreprises Entre 2008 et 2010, le taux de marge a baissé de 2,2 points chez les PME, 3,1 points chez les ETI et 0,5  point chez les grandes entreprises. Il a continué de reculer depuis. Le tassement du taux de marge des PME traduit «une évolution des charges de personnel, et notamment des salaires, plus dynamique que la valeur ajoutée». La situation des entreprises françaises semble caractéristique: elle se distingue d’abord par sa situation d’avant crise où son taux de marge est demeuré relativement peu dynamique (+ 1 point entre 2000 et 2007) alors qu’il était en forte augmentation en Allemagne (+7,3 points) et, dans une moindre mesure, aux États-Unis (+4,9  points) et au Royaume-Uni (+ 1,5 point) «reflétant, en Allemagne notamment, une baisse du coût du travail à la suite des réformes structurelles».  La baisse du taux de marge des entreprises ­françaises à partir du déclenchement de la crise (-3,4 points entre 2007 et 2012) se retrouve en Italie (- 4,5  points) et en Allemagne (- 4,6  points), mais le taux de marge a en revanche moins baissé au Royaume-Uni (-2,9  points), et a même augmenté aux États-Unis (+ 2,7  points) et en Espagne (+ 5,4  points).  Dans ce dernier pays, le «redressement spectaculaire» provient de la disparition des entreprises les moins productives ­- caractérisées par un taux de marge très faible – et, pour les entreprises survivantes, «une forte baisse des coûts salariaux unitaires observée au cours de la période de crise dans un contexte où le prix des biens et services produits continuait de croître».

 

Fagor : 2000 salariés menacés

Fagor : 2000 salariés menacés

 

.Affaibli par la baisse continue de ses ventes, le groupe espagnol a annoncé le 16 octobre avoir engagé une procédure de sauvegarde pour tenter de refinancer sa dette. Fagor, qui revendique le cinquième rang du marché européen de l’électroménager, employait 5.642 personnes au 30 juin dernier, dont près de 2.000 en France. La société, qui n’est pas cotée en Bourse, est contrôlée par Mondragon, le plus gros groupe coopératif du monde. En France, un comité central extraordinaire est prévu le 6 novembre et les syndicats redoutent de mauvaises nouvelles. Le quotidien Le Figaro précise dans son édition de vendredi que le ministère du Redressement productif organisera le 7 novembre une table ronde avec les responsables des collectivités locales où sont implantées les quatre usines de FagorBrandt, soit Aizenai et la Roche-sur-Yon (Vendée), ainsi que Vendôme et Orléans (Loir-et-Cher).




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