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PV route : 2 milliards de recettes pour quoi faire ?

PV route : 2 milliards de recettes pour quoi faire ?  

 

 Le nombre de tués augmente depuis trois ans comme les recettes des PV qui atteignent presque 2 milliards. De quoi s’interroger sur la politique de sécurité routière. Le volume de recettes des PV ne saurait être un objectif. Le plus grave c’est qu’on ne sait toujours pas  analyser de manière scientifique les facteurs explicatifs de la hausse de l’insécurité. En 2016, les amendes au titre de la circulation et du stationnement ont permis de rapporter 1,817 milliard d’euros à l’Etat, relève la Cour des comptes, dans une note d’analyse, publiée fin mai, révélée par Le Parisien et que nous avons consulté. Cela représente une augmentation de 11,5% par rapport aux recettes dégagées en 2015, à 1,6 milliard d’euros.  Dans le détail, les contrôles automatisés, c’est-à-dire avec radar, sont ceux qui rapportent le plus. Qu’il s’agisse d’un radar vitesse, feu rouge ou à un passage à niveaux, les recettes s’établissent à 920,3 millions d’euros, l’année passée. Soit une augmentation de 14%. Les recettes «hors contrôle automatisé», dégagées à partir de procès-verbaux électronique ou papier, sont en hausse de 8,7%, à 897,6 millions d’euros. «L’augmentation significative des recettes constatées en 2016 s’explique par le dynamisme des amendes du contrôle automatisé (radars)», expliquent les sages de la rue Cambon. Et pour cause, depuis 2013, l’Etat a mis en place deux nouveaux types de radar automatique, le radar feu rouge et le radar chantier. Pour rappel, ce dernier a été mis en place en 2015, avec pour vocation de protéger les ouvriers à proximité des chantiers de construction. Au total, on compte près de 5000 radars sur les routes de France. Pour les magistrats, la forte hausse des recettes est également attribuée à une amélioration de l’encaissement des recettes, mais surtout à la hausse des infractions routières constatées. Excès de vitesse, téléphone au volant, stationnement dangereux… Elles se sont en effet accrues de 10,4%, par rapport à 2015. Selon la Cour des comptes, cette tendance devrait encore se confirmer en 2017. Les sages prévoient une augmentation des recettes à 1,848 milliard d’euros cette année. Si cette augmentation des recettes est «positive pour le budget de l’Etat» et témoigne «d’une meilleure efficacité» des radars, elle doit être «analysée (…) au regard de l’objectif gouvernemental de diminution de la vitesse sur les routes, première cause d’accidents mortels», indiquent-ils encore. Autre point soulevé par le rapport: l’affectation de ces recettes qui arrivent dans les caisses de l’Etat. L’argent finance «des dépenses diverses, ventilées sur cinq programmes distincts, dont la finalité est pour certains éloignée de l’objectif stratégique de diminution de la mortalité sur les routes», indiquent les magistrats. Selon la Cour des comptes, «plus de 50% des recettes des amendes (837,1 millions d’euros) ne sont pas directement affectées à la mission». Malgré l’accroissement du nombre de PV et de radars, le nombre de morts sur la route continue donc d’augmenter. «En 2016, les résultats de la mortalité routière ont été confirmés à la hausse pour la troisième année consécutive avec près de 3500 tués sur les routes françaises en métropole (+ 2,3 %) et une estimation de 8 victimes hospitalisées pour une tuée», rappelle la Cour des comptes. En avril dernier, ce chiffre a explosé de 18%, avec 287 personnes tuées mais c’est toujours la même incurie concernant les facteurs explicatifs. De là à penser que les PV ont surtout pour objet de remplir les caisses de l’État !

États-Unis : La croissance révisée en hausse à 1,2% pour le 1er trimestre

États-Unis : La croissance  révisée en hausse à 1,2% pour le 1er trimestre

Le tassement assez net de la croissance au premier trimestre et confirmé même s’il est moins important que ce qui était prévu dans les chiffres provisoires. En fait la croissance en rythme annualisé serait de 1,2 % au premier trimestre pour. Au quatrième trimestre, la croissance avait été de 2,1%. « La deuxième estimation donne une image plus exacte du degré de ralentissement au début de l’année mais la principale inquiétude sur la croissance de la consommation privée demeure », a déclaré Michael Papen, économiste en chef chez Barclays. Le gouvernement a révisé à la hausse son estimation initiale de la croissance de la consommation des ménages, mais a revu en forte baisse la constitution de stocks des entreprises. La faiblesse constatée au premier trimestre ne fait pas les affaires de Donald Trump qui a promis de doper l’économie américaine. Lors de la campagne présidentielle, le magnat de l’immobilier avait dit vouloir porter la croissance annuelle à 4%. L’administration républicaine table aujourd’hui sur une croissance de 3%, qu’elle juge plus réaliste. Pour développer l’économie, Trump a proposé un programme basé notamment sur des baisses d’impôts et des investissements dans les infrastructures. Mais les analystes craignent que cette politique, si elle se concrétise, provoque une surchauffe de l’économie compte tenu de la faiblesse de la productivité et du manque de main d’oeuvre dans certains secteurs. Si la croissance semble avoir retrouvé un peu de son élan au début du deuxième trimestre, la faiblesse des investissements des entreprises, la modeste hausse des ventes au détail et le déficit commercial au mois d’avril suggèrent qu’elle pourrait ne pas être robuste. Le département du Commerce a annoncé vendredi que les commandes de biens durables hors défense et aéronautique, considérées comme un bon baromètre des projets d’investissement des entreprises, sont restées inchangées en avril, pour le deuxième mois d’affilée. La croissance des dépenses des ménages, qui représentent plus des deux tiers du PIB, s’est faite à un rythme annualisé de 0,6%, au lieu de 0,3% en première estimation, mais reste à son niveau le plus faible depuis le quatrième trimestre 2009, après le rythme soutenu, de 3,5%, constaté au quatrième trimestre.

Casino et Intermarché : 2 millions d’euros d’amende contre Casino et Intermarché(DGCCRF)

Casino et Intermarché : 2 millions d’euros d’amende contre Casino et Intermarché(DGCCRF)

Les pratiques commerciales abusives de la grande distribution sont bien connues. Ces tractations portent sur les prix, sur la disposition des produits en rayon et les ristournes occultes. Elles viennent de donner lieu à une demande d’amende de 2 millions visant Casino et Intermarché. L’objectif est bien évidemment d’écraser les prix d’achat au fournisseur. En cas de refus nombre de distributeurs agitent  la menace du déréférencement autrement dit de retirer des rayons la marchandise. Certains grands producteurs ont les moyens de ce décembre mais les petits et moyens doivent ce soumettre aux exigences de la grande distribution y compris en payant  pour être présents dans les rayons. Selon les fournisseurs, les distributeurs n’entendent pas signer ces accords sans obtenir une baisse de tarif. Une baisse pas toujours en lien avec le cours, très volatil, des matières premières alimentaires. Pour peser encore davantage dans le rapport de force face à leurs fournisseurs, certains distributeurs ont associé leurs centrales d’achat. Au dernier trimestre 2014, trois alliances se sont formées : ITM-Casino, Carrefour-Delhaize, Auchan-Système U. La concentration des centrales d’achat depuis fin 2014 serait susceptible d’augmenter la pression sur les fournisseurs, selon l’Autorité de la concurrence.  Pour répondre à la concentration des centrales d’achat des distributeurs, certains fournisseurs s’organisent. En octobre 2015, l’ANIA, qui représente plus de 16 000 entreprises, dont une majorité de PME et de TPE mais aussi des multinationales comme Coca-Cola, Nestlé ou Mars, a créé un observatoire des négociations commerciales. Il vise à rassembler les signalements de ses membres et adresser un courrier collectif aux centrales d’achat dont les pratiques abusives sont avérées et nombreuses, afin de leur « donner l’opportunité d’y remédier en interne ». « Ces actions permettent aux fournisseurs de ne plus être isolés face à des pratiques difficilement dénonciables en cours de négociation. » Début février 2017, 181 signalements ont déjà été effectués et trois courriers, envoyés. « On note une diminution [des mauvais comportements] en 2017 (à date et en tendance) mais [leur niveau est] encore très élevé. » Les initiatives des fournisseurs contre les pratiques abusives ne sont cependant pas contraignantes sur un plan légal. Bercy assigne d’ailleurs régulièrement en justice les distributeurs dont les pratiques sont jugées abusives. Malgré les nombreuses assignations, l’efficacité des procédures lancées par le ministère de l’économie reste difficilement mesurable aujourd’hui, du fait de la longueur des procédures et des nombreux recours. Le 25 janvier 2017, au terme de six années de procédure, la Cour de cassation a condamné le Groupement d’achats des centres E. Leclerc (Galec) à restituer à ses quarante-six fournisseurs 61,3 millions d’euros, ainsi qu’à payer une amende de 2 millions d’euros ; récemment  Le ministère de l’Economie et des Finances demande une amende de deux millions d’euros à l’encontre de chacune des enseignes solidairement avec la centrale d’achats INCA-A, précise la DGCCRF dans un communiqué. Selon la Répression des fraudes, une enquête a montré l’existence de demandes financières non justifiées formulées auprès des fournisseurs par la centrale d’achats. « Les fournisseurs n’ayant pas fait droit à ces demandes financières ont subi des mesures de rétorsion », ajoute la DGCCRF. INCA-A a fait savoir de son côté qu’elle entendait contester les motifs invoqués et assuré que ses pratiques commerciales étaient conformes à la loi.

Avec la Sortie de l’euro du FN : une baisse de pouvoir d’achat de 2 à 4000 euros pas an et par foyer

 

 

L’observatoire BFM Business a mesuré l’impact des programmes des candidats à l’élection présidentielle sur la trajectoire de l’économie française. Le tout à l’aide d’un modèle économétrique élaboré par des universitaires français, MacSim 2 (éditions De Boeck). Une véritable « maquette » qui reproduit le fonctionnement de l’économie française à l’aide de 1.500 équations. Résultat la dévaluation du franc pourrait atteindre 20% voire 40%, la perte de pouvoir d’achat de 2000 à 4000 euros par foyer, l’inflation en hausse 5 à 10%, Sans parler de l’envolée de la dette et des taux d’intérêts.  Le Front National explique sans rire que le retour à une monnaie nationale n’aurait aucune conséquence sur l’immense dette française. Une dette qui représente environ 2200 milliards soit 33 000 € par habitant. Dans le même temps, le front national admet que la valeur de cette monnaie nationale serait dévaluée d’environ 20 % par rapport à l’euro. Pourtant le Front National explique que la conversion de la dette française  en monnaie nationale ne poserait aucun problème. Sauf que les prêteurs seraient spoliés de 20 % ! Et qu’un État ne peut décider de manière unilatérale de léser  les prêteurs. Ce serait par ailleurs une sorte de défaut partiel qui entraînerait notamment une envolée des taux d’intérêt et donc se reporterait sur le coup des emprunts de la France qui ne peut vivre sans emprunter du fait de ses déficits actuels et surtout futurs avec le programme de Marine le Pen. Pour résumer, la sortie de l’euro entraînerait la ruine de la France : la ruine des salariés avec immédiatement une perte de pouvoir d’achat d’au moins 20 %, pour les pouvoirs d’achat des salariés et des épargnants enfin une ruine de l’État. » Avec un effet immédiat de l’ordre de 500 milliards pour la France. Il faut en effet prendre en compte les effets systémiques liés notamment à la conversion de la dette française d’euro en francs. C’est-à-dire une spoliation immédiate de 20 % des prêteurs. La réaction des marchés financiers serait immédiate : avec comme conséquence immédiate notamment l’écroulement de la monnaie, du  pouvoir d’achat  et de la croissance. Bref une situation proche de la Grèce car la France serait sans doute alors  menacée de faire défaut.

Sortie de l’euro du FN : une baisse de pouvoir d’achat de 2 à 4000 euros pas an et par foyer

La Sortie de l’euro du FN : une baisse de pouvoir d’achat de 2 à 4000 euros pas an et par foyer 

 

Comme tous les programmes économiques, celui du FN est passé à la moulinette des modèles économétriques. L’observatoire BFM Business a mesuré l’impact des programmes des candidats à l’élection présidentielle sur la trajectoire de l’économie française. Le tout à l’aide d’un modèle économétrique élaboré par des universitaires français, MacSim 2 (éditions De Boeck). Une véritable « maquette » qui reproduit le fonctionnement de l’économie française à l’aide de 1.500 équations. Résultat la dévaluation du franc pourrait atteindre 20% voire 40%, la perte de pouvoir d’achat de 2000 à 4000 euros par foyer, l’inflation 5 à 10%, Sans parler de l’envolée de la dette et des taux d’intérêts.  Le Front National explique sans rire que le retour à une monnaie nationale n’aurait aucune conséquence sur l’immense dette française. Une dette qui représente environ 2200 milliards soit 33 000 € par habitant. Dans le même temps, le front national admet que la valeur de cette monnaie nationale serait dévaluée d’environ 20 % par rapport à l’euro. Pourtant le Front National explique que la conversion de la dette française  en monnaie nationale ne poserait aucun problème. Sauf que les prêteurs seraient spoliés de 20 % ! Et qu’un État ne peut décider de manière unilatérale de léser  les prêteurs. Ce serait par ailleurs une sorte de défaut partiel qui entraînerait notamment une envolée des taux d’intérêt et donc se reporterait sur le coup des emprunts de la France qui ne peut vivre sans emprunter du fait de ses déficits actuels et surtout futurs avec le programme de Marine le Pen. Pour résumer, la sortie de l’euro entraînerait la ruine de la France : la ruine des salariés avec immédiatement une perte de pouvoir d’achat d’au moins 20 %, pour les pouvoirs d’achat des salariés et des épargnants enfin une ruine de l’État. » Avec un effet immédiat de l’ordre de 500 milliards pour la France. Il faut en effet prendre en compte les effets systémiques liés notamment à la conversion de la dette française d’euro en francs. C’est-à-dire une spoliation immédiate de 20 % des prêteurs. La réaction des marchés financiers serait immédiate : avec comme conséquence immédiate notamment l’écroulement de la monnaie, du  pouvoir d’achat  et de la croissance. Bref une situation proche de la Grèce car la France serait sans doute alors  menacée de faire défaut.

 

Télétravail : 1 Français sur 2 pour

Télétravail : 1 Français sur 2 pour

peut-être que le télétravail pourrait constituer des éléments de réaménagement de l’urbanisme et plus généralement de l’aménagement du territoire. En tout cas un nombre non de Français se dise favorables à son développement. Selon un sondage  le Huffington Post par Yougov le télétravail séduirait,  52% des Français. 22% d’entre eux seraient prêts à abandonner définitivement leur bureau pour travailler à plein temps à leur domicile. Et 30% aimeraient alterner les journées chez eux et les journées avec les collègues.   La catégorie socioprofessionnelle n’a pas d’incidence sur ce choix. 55% des CSP+ aimeraient passer au télétravail et ils sont tout autant chez les CSP-. Seule différence : les cadres sont un peu plus nombreux à préférer le télétravail à temps partiel (32% contre 26%). En revanche, les Français ne pensent pas que le travail à distance puisse convenir à toutes les fonctions: quasiment 2 salariés sur 3 estiment que cela n’est pas compatible avec un poste à responsabilité. Pour ceux qui s’y sont essayés, le télétravail assure un meilleur équilibre entre la vie pro et perso, notamment parce qu’on ne perd plus de temps dans les transports et qu’on peut organiser sa journée à sa guise. C’est sans doute pourquoi le plus fort taux d’adeptes du télétravail se trouvent parmi les sondés qui ont charge d’âmes: 61% des salariés parents aimeraient bien travailler à domicile. Le taux de réfractaires le plus élevé se trouve parmi les célibataires: 51% ne voudraient pas rester chez eux, sans doute par crainte de l’isolement. La région parisienne est celle qui affiche le plus fort taux de salariés favorables au télétravail, avec 58% d’avis positifs. Les difficultés de déplacement en Ile-de-France (embouteillages et saturation des transports en commun) expliquent sans doute ce résultat. Le Sud-Est est le plus réfractaire, avec 51% de sondés qui ne préfèrent en aucun cas le télétravail.

(Agences)

Croissance Etats-Unis: sur une tendance une croissance de 2,9% au T4

 

 Une croissance de 2,9% en rythme annualisé au quatrième croissance, montre vendredi le modèle GDP Now de la Réserve fédérale d’Atlanta. Cela en dépit de la légère baisse de la production industrielle en novembre. La baisse de novembre survient après quatre mois consécutifs de hausse et constitue le repli le plus marqué depuis décembre 2015.Du coté de l’emploi, les créations ont nettement ralenti en décembre, mais le marché de l’emploi américain reste toutefois dynamique. La première économie du monde a ainsi créé le mois dernier 156 000 emplois, selon les chiffres publiés, vendredi 6 janvier, par le Département du travail. C’est une déception par rapport aux anticipations des économistes qui s’attendaient à 175 000 créations. Le taux de chômage, lui, est reparti légèrement à la hausse à 4,7 %, soit 0,1 point de plus qu’en novembre. Sur le plan quantitatif, 2016 s’est achevée sur la création de 2,2 millions d’emplois. Il s’agit tout de même de la moins bonne performance depuis 2011. L’économie américaine a ainsi créé en moyenne chaque mois 180 000 emplois, soit un niveau nettement inférieur à celui de 2015 (225 000) et de 2014 (248 000), qui avait constitué le meilleur millésime depuis la fin des années 1990. Aujourd’hui la croissance est là aux États-Unis, Les créations d’emploi ont cependant été plus faibles que prévu en décembre aux Etats-Unis mais le rebond des salaires donne à penser que le marché du travail reste dynamique, ce qui pourrait annoncer une accélération de la croissance économique et favoriser des relèvements de taux de la part de la Réserve fédérale. Le déficit commercial américain s’est creusé en novembre, pour un deuxième mois consécutif, les importations atteignant leur plus haut niveau depuis plus d’un an en raison de la hausse des prix du pétrole. Cette statistique donne à penser que les échanges commerciaux devraient avoir un impact négatif sur la croissance américaine au quatrième trimestre.

Clinton : 2 millions de voix de plus que Trump mais pas élue

Clinton :   2 millions de voix de plus que Trump  mais pas élue

C’est le résultat de la complexité du système électoral américain puisque le président n’est pas élu directement par les électeurs mais par des représentants. Un système assez curieux qui au demeurant peut profiter à l’un  ou l’autre camp. Mais un système qui n’est pas prêt de changer car contrairement à de nombreux autres pays il est très difficile de changer la constitution au États-Unis. Est-ce à dire que les sélections seraient notoirement plus démocratiques si le président était élu au suffrage direct ? Pas sûr car pour être élu aux États-Unis il faut à la fois être soutenu soit par les conservateurs, soit par les démocrates et surtout disposer de milliards qui permettent de financer une campagne électorale qui se réduit le plus souvent à un grand cirque  médiatique. Les mêmes questions se posent sur la crise de la démocratie dans les pays occidentaux qui ne parviennent pas à dégager des candidats réellement représentatifs de la sociologie de leur pays  respectif d’où sans doute une évolution tendancielle forte vers l’abstention qui peut atteindre les 50 % y compris en France si on cumule les non-inscrits et l’abstention. Du coup,  les présidents (et autres élus ne sont soutenus que par  25 % environ du corps électoral parfois  moins. Le nombre total de voix en faveur de l’ancienne candidate démocrate dépasse désormais de plus de deux millions (soit 1,5 point de pourcentage selon les experts du Cook Political Report) celui en faveur du président élu, après un dernier décompte réalisé dans les États du New Jersey, de l’Illinois, du Maryland et de Californie. Toutefois, cette avance ne change rien au résultat de l’élection, scrutin indirect à un tour. Donald a remporté 290 grands électeurs contre 232 pour la démocrate, qui a concédé sa défaite. Il en fallait 270, soit la majorité des 538 grands électeurs en jeu, pour accéder au Bureau ovale. Hillary Clinton a recueilli 64.227.373 voix contre 62.212.752 pour Donald Trump, selon les dernières données compilées de sources officielles par le Cook Political Report et publiées mercredi 23 novembre.

COP 22: 2 ans pour sauver le climat ?

COP 22: 2 ans pour sauver le climat ?

 

 

 

On sait qu’il faudra bien d’autres COP pour sauver le climat. En effet les orientations retenues lors de la COP  21 seront insuffisantes pour faire diminuer le réchauffement climatique. Pollution, inondation, sécheresse, disparition d’espèces, changement de culture agricole autant de conséquences de la montée inexorable de la température. Il est urgent de limiter notre pollution si l’on veut éviter la montée de la température moyenne du globe au-delà de 2°C d’ici 2100, chiffre décidé lors de la conférence climat de Copenhague de 2009. Actuellement, si nous ne faisons rien, il faut en fait s’attendre à un climat de 4°C de plus, Pour éviter d’atteindre cette hausse, nous ne devons pas envoyer dans l’atmosphère plus de 900 milliards de tonnes de CO2, un chiffre qui sera atteint d’ici 20 ans si nous poursuivons à notre rythme actuel. Les derniers constats scientifiques montrent que les effets du changement climatique sont déjà présents : vagues de chaleur, les inondations et fonte des glaces.  Les scientifiques rappellent qu’il faut réduire nos émissions de gaz à effet de serre de 40% à 70% d’ici 2050, si nous voulons arriver à zéro émission en 2100. C’est encore possible si nous mettons un prix au carbone, si nous investissons dans des transports, des villes propres. Cela ne représente qu’une petite part des milliards que nous allons consacrer dans nos futurs investissements d’infrastructures. Les scientifiques reconnaissent que les changements seront plus faciles à faire pour la production d’énergie, les voitures ou l’efficacité énergétique, mais qu’ils seront plus compliqués dans l’aviation, les transports routiers et maritimes.   Les perspectives bien que modestes de la COP  22 au Maroc visent  à concrétiser dans les deux ans l’accord de Paris.  Pour que cet objectif très modéré devienne réalité, des règles d’application sont nécessaires car l’accord de Paris a laissé un certain nombre de points dans le vague, notamment en ce qui concerne la façon dont les pays préciseront  leurs promesses de réduction des émissions de gaz à effet de serre et comment elles seront contrôlées .Le texte adopté vendredi rappelle aussi aux pays riches leur objectif de fournir à l’horizon 2020 une aide de 100 milliards de dollars par an (95 milliards d’euros) aux pays en développement.

 

Société générale : remboursement du cadeau fiscal de 2 milliards d’euros

 

Société générale : remboursement du cadeau fiscal de 2 milliards d’euros

Suite à la décision de la cour d’appel de Versailles rendant largement responsable la Société générale des spéculations de Kerviel, un élu local a saisi la justice pour demander le remboursement de 2 milliards d’euros de cadeau fiscal octroyé par les pouvoirs publics à la banque. Notons que comme dans l’affaire Tapie c’est encore cette excellente Christine Lagarde qui a autorisé ce petit cadeau (comme elle avait autorisé le cadeau à tapie). Pas étonnant qu’elle soit autant appréciée dans les milieux financiers. La banque avait bénéficié d’un crédit d’impôt de 2 milliards d’euros en 2008, peu après la découverte de la lourde perte de trading de 5 milliards d’euros, provoquée par son ex trader, Jérôme Kerviel. Mais Julien Bayou, conseiller régional écologiste, a saisi la justice pour demander que l’établissement rembourse ce montant, indique Le Parisien. Ce dernier estime que cette somme, l’équivalent du budget annuel de la région Paca, ne doit pas être à la charge des contribuables. L’élu s’appuie sur la dernière décision de la cour d’appel de Versailles qui a, le 26 septembre 2015, abaissé de 5 à 1 milliard le montant de la peine de l’ex trader, Jérôme Kerviel, au motif que la banque a été jugée partiellement responsable de la lourde perte enregistrée en 2008. Par ce rendu, le trader n’est donc plus considéré comme seul responsable de la perte, le système de contrôle des risques de l’établissement a également été considéré comme défaillant. Julien Bayou a donc saisi la justice, en sa qualité de simple contribuable, estimant que la responsabilité de la banque est désormais reconnue juridiquement. Ce dernier souhaite également que la justice établisse « les éventuelles responsabilités pénales des deux ministres qui ont cherché à soutenir coûte que coûte le système au détriment des deniers publics », confie l’élu au Parisien. Le geste fiscal avait été accordé par la ministre des finances de l’époque, Christine Lagarde, et son homologue du budget, Eric Woerth. Après la décision de justice, le ministre de l’Économie et des Finances, Michel Sapin, « réfléchit » mais hésite cependant  lui aussi à demander à la Société générale de demander un remboursement du cadeau fiscal, sans toutefois saisir la justice.

 

Hausse de 2,8% des dépenses d’assurance maladie en juillet

Hausse de 2,8% des dépenses d’assurance maladie en juillet

Après le cocorico de juin la hausse des dépenses d’assurance-maladie reprend. Les dépenses du régime général d’assurance maladie avaient reculé de 0,1% le mois dernier en France par rapport à juin 2015, alors qu’elles affichaient une hausse de 2,4% un mois plus tôt. Mais en juillet la hausse est de 2,8 %. Faut-il aussi préciser que la sécu connaîtra encore un déficit de leur de 10 milliards en 2016 et que les déficits cumulés représentent environ 230 milliards ! La Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés reconnaît que leur progression sur les douze derniers mois s’est établie à 1,6% en juillet, interrompant la décélération observée depuis le début de l’année. Elle était en effet passée de 2,2% à fin janvier à 1,5% à fin juin. Les soins de ville dispensés par des professionnels de santé libéraux, qui représentent un peu moins de la moitié du total des dépenses d’assurance maladie, ont augmenté de 4,6% en juillet. Sur douze mois, ils affichent une hausse de 1,4%. Les remboursements de médicaments délivrés par des pharmacies de ville ont progressé de 1,4% sur un mois et affichent une baisse de 0,8% sur un an. Les versements aux hôpitaux ont progressé de 1,8% sur douze mois à fin juillet, avec une hausse de 2,2% dans le secteur public, un recul de 0,4% dans le privé et une augmentation de 2,3% dans le secteur médico-social. Les remboursements du régime général d’assurance maladie représentent 86% du total de l’Ondam (objectif national de dépenses d’assurance maladie), dont l’évolution pour 2016 a été fixée à +1,75%.

(Avec Reuters)

zone euro : excédent commercial de 29,2 milliards d’euros qui compense le déficit de la France

zone euro :  excédent commercial  de 29,2 milliards d’euros qui compense le déficit de la France

Alors que la France connaît un déficit de 3,4 milliards en juin (autour de 40 milliards pour l’année 2016), la zone euro, elle,  a enregistré en juin un excédent commercial de 29,2 milliards d’euros, en hausse par rapport au même mois de l’année précédente (+25,5 milliards d’euros), a annoncé l’Office européen de statistiques Eurostat mardi. Les exportations de biens de la zone euro vers le reste du monde se sont établies à 178,8 milliards d’euros, en baisse de 2% par rapport à juin 2015.  Les importations depuis le reste du monde ont quant à elle reculé de 5% à 149,5 milliards d’euros. Sur les six premiers mois de l’année, les exportations atteignent 1.005,5 milliards d’euros, en baisse de 1% par rapport au premier semestre 2015. Les importations s’élèvent à 871,0 milliards d’euros, en recul de 3%.L’excédent commercial de la zone euro sur cette période s’établit donc à 134,5 milliards d’euros contre 111,4 milliards sur la période janvier-juin 2015. L’excédent commercial en juin 2016 dans l’ensemble de l’Union européenne est de 7,7 milliards d’euros, en baisse par rapport à juin 2015, où il atteignait 9,3 milliards d’euros. Les exportations se sont établies à 151,4 milliards d’euros dans les 28 Etats membres, en baisse de 5% par rapport à juin 2015 (159,8 milliards), tandis que les importations se sont chiffrées à 143,8 milliards, soit une baisse de 4% par rapport au même mois l’an passé (150,5 milliards).

(Avec AFP)

Présidentielle 2017: une primaire chez les écolos d’ EELV, pour faire 2 % ?

Présidentielle 2017: une primaire chez les  écolos d’EELV, pour faire 2 % ?

 

 

Décidément les primaires sont à la mode y compris dans les petits voir micro- partis. Ce sera le cas pour les écolos politisés d’Europe Ecologie-Les Verts qui ont décidé d’organiser fin octobre une primaire en vue de la présidentielle. Mais leurs responsables sont tellement peu crédibles  qu’ils ont décidé d’ouvrir la consultation à des candidatures de la société civile. C’est évidemment l’aveu qu’Europe écologie les Verts ne peut présenter le moindre candidat ayant un minimum d’épaisseur et de crédibilité. Dans les sondages récents, on prévoit seulement de à 3 % comme résultat des verts à l’élection présidentielle de 2017. C’est évidemment la conséquence du schisme récent dans ce parti devenu complètement marginal,  aussi la conséquence de sa radicalité et de ses contradictions. Depuis le renoncement courageux de Nicolas Hulot, les écolos sont à la recherche de l’homme ou de la femme providentielle. Europe écologie les Verts souhaite un profil écologique mais sont prêts aussi à accepter un profil de responsable d’association paysanne ! Une ouverture qui témoigne du désarroi d’une organisation qui progressivement a abandonné la problématique environnementale pour se convertir à des perspectives et des stratégies gauchistes. Le désarroi est tel qu’il est vraisemblable qu’Europe écologie les Verts accepterait bien n’importe qui pour les sortir de l’ornière dans laquelle ils se sont enfoncés eux-mêmes. Bref le déclin pitoyable d’un mouvement qui a fait l’erreur de se détacher  de la problématique environnementale en devenant un parti politique. Les Verts a décidé samedi 9 juillet d’organiser fin octobre une primaire en vue de la présidentielle, qui sera ouverte à des candidatures de la « société civile », a annoncé à l’AFP le porte-parole d’EELV, Julien Bayou. Pour être candidat, il faudra être parrainé par 36 conseillers fédéraux (les « parlementaires » d’EELV), sur un total de 240, « c’est donc assez ouvert », a précisé le porte-parole, en indiquant que cette décision avait été adoptée par les deux tiers du conseil fédéral du parti, réuni vendredi et samedi à Nantes (Loire-Atlantique). Les candidatures sont ouvertes jusqu’à fin août et seront validées début octobre, a précisé Julien Bayou. Il y aura « la possibilité (d’avoir) des candidatures de la société civile. L’idée n’est pas de restreindre » à EELV seulement cette primaire, a expliqué le porte-parole.  »Si on a par exemple le leader d’une grande association paysanne ou écologiste qui veut se présenter, il sera accueilli, je pense, avec bienveillance », a ajouté M. Bayou. (Avec JDD)

Société générale : une petite ristourne fiscale de 2 milliards négociés avec la justice ?

Société générale : une petite ristourne fiscale de 2 milliards négociés avec la justice ?

D’après une enquête conjointe de 20 MinutesMediapart et France Inter, un rapport égratignant la Société Générale aurait été enterré par le parquet de Paris lors de l’enquête sur l’affaire Kerviel, en mai 2008. Plus encore que le document, c’est surtout la principale question qu’il soulève qui n’a, à l’époque, fait l’objet d’aucun examen approfondi par la justice. Une question à un peu plus de 2 milliards d’euros, donc. Soit le montant du coup de pouce fiscal dont a bénéficié la Société Générale, en 2008. Comme la loi sur le crédit d’impôt le lui permet, la banque a déduit de sa déclaration fiscale une partie des « pertes exceptionnelles » occasionnées, selon elle, par l’affaire Kerviel. Avait-elle raison de le faire ? Le rapport de 25 pages que nous nous sommes procuré – reconstitué après avoir été passé à la broyeuse – instille le doute à ce propos. Il est signé par Cédric Bourgeois. Assistant spécialisé au sein de la section financière du parquet de Paris, cet expert – diplômé de l’ESCP et formateur à l’Ecole de la magistrature – était alors chargé de suivre les développements de l’enquête afin d’en rendre compte à sa hiérarchie. Il s’exécute le 14 mai 2008 en rédigeant ce « document de travail ».  Sans exonérer Jérôme Kerviel de ses responsabilités, il juge, à plusieurs reprises, « peu plausible » la défense de la banque qui assure qu’elle ignorait tout des agissements de son ancien trader. Mais c’est surtout dans la dernière partie de son rapport – intitulée « Les questions soulevées par le comportement de la partie civile » – qu’il met le doigt sur le nœud fiscal à 2,197 milliards d’euros. « La Société Générale apparaît très intéressée à faire reconnaître l’existence d’une fraude complexe sous peine [de devoir rembourser son crédit d’impôt]. » Raison pour laquelle selon lui, « il apparaît nécessaire » que sa hiérarchie saisisse l’administration fiscale pour vérifier la légalité de toute cette opération. La préconisation a beau figurer en caractères gras dans le document, elle ne sera pas suivie d’effet. Plutôt que de se rapprocher du fisc, Jean-Michel Aldebert, le chef de la section financière au parquet, va évoquer directement cette question avec les avocats de la Société Générale. Selon différentes sources, le rapport fait ainsi l’objet, fin mai 2008, de plusieurs réunions discrètes entre les avocats de la banque et le magistrat dans une salle de conférences située au septième étage du pôle financier du parquet de Paris. : ce n’est qu’en 2010, soit deux ans plus tard et après la condamnation de Jérôme Kerviel, que l’existence de cette déduction fiscale apparaît dans la presse et dans le débat public

 

(20 minutes)

 

Sondage loi travail : 2 Français sur 3 contre mais mal informés !

Sondage loi travail : 2 Français sur 3 contre mais mal informés !

 

Un sondage Harris  pour le moins contradictoire puisque deux Français sur trois sont en opposition avec la loi travail mais que 54 % considèrent mal connaître le texte. En outre sur la disposition la plus contestée à savoir l’article 2 qui prévoit la décentralisation de la négociation au plan de l’entreprise en matière de conditions de travail plus de 60 % des Français y sont favorables. C’est sur cette disposition que se fonde surtout la contestation des syndicats opposés à la loi travail. Un sondage qui paraît donc difficile à interpréter et qui en même temps démontre toutes les contradictions de la société française vis-à-vis des réformes. La contradiction provient pour une grande partie du rejet systématique de la politique du gouvernement. Du coup l’amalgame contestataire fait rejeter toute mesure même celles qui peuvent paraître pertinentes. Aujourd’hui n’importe quelle réforme serait de toute manière contestée tellement le rejet du gouvernement est fort. Dans le détail des mesures concrètes il est possible de dégager des majorités mais globalement le principe même de la réforme est rejeté. En cause sans doute la complexité de la problématique économique et sociale qui nécessiterait sans doute une autre gestion du débat. En effet faute de débat suffisant et de compréhension des enjeux la réforme apparaît anxiogène et les Français se replient  sur des positions figées. Ajoutons à cela l’addition de tous les corporatismes qui défendent leur statut actuel et contribue au blocage de la société française en matière économique et sociale. D’une certaine façon il est assez caricatural et paradoxal que les plus mobilisés contre la loi soit les catégories sociales qui ne sont pas concernées par ce texte. Vu de l’étranger la France apparaît un peu schizophrène souhaitant d’un côté des réformes mêlées contestant violemment quand elle se présente. Plus de deux Français sur trois (67%) se disent donc  opposés auprojet de loi travail et dans le même temps 54% s’estiment mal informés sur le contenu du texte, selon un sondage Harris Interactive pour LCP-Assemblée nationale, publié dimanche. Le projet de loi n’est approuvé que par 31% des personnes interrogées, tandis que 67% se déclarent plutôt (31%) ou tout à fait opposés (36%). 2% ne se prononcent pas. Interrogés sur leur connaissance du texte de Myriam El Khomri, seuls 45% des Français se disent « bien informés ». A l’inverse 40% déclarent être « plutôt mal informés » et 14% « très mal informés » (1% ne se prononce pas). Pour 61% d’entre eux, les conditions de travail devraient être déterminées en priorité au sein de chaque entreprise. Le projet de loi prévoit dans son article le plus contesté, l’article 2, qu’un accord d’entreprise majoritaire prime sur l’accord de branche mais uniquement en matière d’organisation du temps de travail.

Loi Sapin 2 : Bercy et les banques veulent supprimer les chèques

 Loi Sapin 2 : Bercy et les banques veulent supprimer les chèques

Soucieux des intérêts des banques Bercy veut progressivement supprimer les chèques dont la gestion est considérée comme trop coûteuse et leur substituer d’autres moyens de paiement. Ce sera fait dans le cadre dans le cadre de la loi sapin 2 qui dans un premier temps va limiter la valider la validité des chèques à six mois à partir du 1er janvier 2017. Si la France est le pays qui utilise le plus ce moyen de paiement, il est devenu au fil du temps de plus en plus anecdotique. En 1984, 70% des paiements étaient réalisés par chèque. C’était 50% en 2003. Onze ans plus tard en 2014, ils ne représentent plus que 13% de la totalité des paiements. . On devra très vite apprendre à ne régler ses factures et ses menues dépenses que par les moyens alternatifs que favorisent les banques et leurs futures concurrents les opérateurs de télécoms : cartes de paiement, prélèvements automatiques, virements, cartes sans contact et bien sûr par smartphone. Des outils pratiques mais qui sont tous, à l’inverse du chèque, payants et à la charge du consommateur. Sur un plan pratique, les Français sont très attachés à leur chéquier. Collectivement nous réglons encore près de 15% de nos dépenses par chèques. En moyenne cela représente 37 chèques par Français. C’est trois fois plus qu’en Grande-Bretagne et trente fois plus qu’en Allemagne. Les banques estiment que leur traitement coûte trop cher. Ce carnet de chèque gratuit les agace depuis  longtemps. Le gouvernement, qui n’est jamais insensible aux réclamations des banquiers, juge que la fiabilité de ce mode de paiement est aléatoire. Les commerçants considèrent qu’il est trop lourd à gérer : ça ralentit aux caisses et c’est trop peu sécurisé. Des arguments qui sont tous recevables. Mais ils signifient aussi la fin des paiements fractionnés et l’obligation pour les artisans mais aussi les caisses des écoles, les clubs associatifs, sportifs, culturels de disposer d’une machine à carte de crédit et aux clients d’une ligne Internet de qualité pour procéder à des virements. Le pic d’utilisation du carnet de chèque est détenu par la tranche des 39-45 ans. Pour un montant moyen de 510 euros. L’objectif est surtout de réduire le coût pour les banques de la gestion des chèques. La substitution du paiement par carte bancaire n’est évidemment pas gratuite.

 (Avec Reuters)

La bureaucratie de la loi Sapin 2 menace la reprise

La bureaucratie de la loi Sapin 2 menace la reprise

Dans une interview au Figaro le vice président du Medef,  Geoffroy Roux de Bézieux, considère que la loi Sapin 2 va ajouter de la bureaucratie. Il critique en particulier l’obligation de reporting pays par pays qui sera faite au multi nationale. Une manière de contester la lutte contre l’optimisation fiscale.

 

Quel est le sentiment des entreprises sur la loi « Sapin 2 »?

Par son intitulé (« transparence, lutte contre la corruption et modernisation de la vie économique »), ce projet de loi faisait preuve au départ d’une formidable ambition. Mais le texte, au fur et à mesure de sa progression, se remplit de contraintes pour les entreprises, de la même manière que la loi El Khomri , elle, se vide de sa substance. Il ne s’agit plus que de demander aux entreprises d’être vertueuses, et à elles seules. Comme si la lutte contre la corruption ne concernait pas les autres sphères, comme la fonction publique et la vie politique !

 

Quelles évolutions regrettez-vous ?

Trois tentatives d’amendement nous ont fait froid dans le dos. Elles ont échoué mais nous craignons qu’elles reviennent. Selon nous, l’encadrement des rémunérations n’a aucun sens pour des raisons de compétitivité mais aussi de morale ou de justice. Cela ne veut rien dire de fixer un écart maximal, alors que la taille des entreprises et les secteurs sont très différents.  Concernant la fiscalité des actions gratuites, nous exhortons les parlementaires de laisser vivre la fiscalité Macron adoptée il y a à peine un an. Enfin, notre troisième point de vigilance a porté sur le registre des lobbys. Nous avons entendu des députés dire que le Medef était considéré comme un représentant d’intérêt mais pas les syndicats, car l’un représente le capital et l’autre le travail. On est revenu aux grandes heures de la lutte des classes !

 

Parmi les nombreuses mesures de la loi « Sapin 2 », quelle est la plus emblématique pour les entreprises ?

L’ennemi « numéro un » reste la publicité du reporting « pays par pays ». Alors même qu’une directive européenne sur le sujet est en discussion, la France, « lumière du monde », décide de prendre de l’avance en adoptant dès à présent ce reporting public, qui plus est en abaissant le seuil à 250 millions de chiffre d’affaires d’ici 4 ans. Dans un certain nombre de secteurs, cela va être de l’intelligence économique « cadeau » pour nos concurrents.

Les députés nous disent que, si la France fait passer cette résolution, le reste du monde va suivre. Quelle arrogance et quelle naïveté de croire cela ! Les administrations fiscales du monde entier ne transmettront plus leurs informations au fisc français une fois que nos entreprises publieront leurs informations.

 

Cela donne le sentiment que les entreprises ont des choses à cacher sur l’optimisation…

Non, bien sûr ! La preuve : nous ne sommes pas opposés à ce que les entreprises communiquent ces données aux administrations fiscales, comme le prévoient les travaux de l’OCDE. C’est souhaitable pour garantir une concurrence équitable.

 

La protection des lanceurs d’alerte présente-t-elle un risque pour le secret professionnel ?

C’est une question légitime. Certaines affaires comme le « dieselgate » ont montré qu’il fallait mieux protéger les lanceurs d’alerte. Mais à cause d’une dérive, on fait une loi qui va beaucoup trop loin et rajoute des complexités. Nous regrettons par exemple que ces mesures s’appliquent dès le seuil de 50 salariés alors que parallèlement le seuil pour les communes va être relevé de 3500 à 10 000 habitants. Il y a vraiment deux poids, deux mesures ! Au moins, nous avons évité que les lanceurs d’alerte soient rémunérés, ce qui peut les transformer en « chasseurs de prime ».

 

Baisse des dotations aux communes en 2017 divisée par 2

Baisse des dotations aux communes en 2017 divisée par  2

Une annonce du président de la république leur du congrès des maires. Mais une orientation qui est loin de satisfaire les responsables des collectivités locales face aux de nouvelles dépenses imposées concernant notamment les activités périscolaires surtout dans les petites communes qui ne disposent pratiquement d’aucune infrastructure pour faire face à cette contrainte sans parler de la dérive des dépenses sociales liées à la dégradation de l’environnement économique. Des contraintes qui cependant n’exonèrent pas la responsabilité de certains maires vis-à-vis de la dérive de certaines dépenses inutiles d’investissement et de fonctionnement même si tendanciellement ces dépenses s’inscrivent maintenant à la baisse. Une baisse des dotations aux communes limitées à 1 milliard au lieu de deux c’est  ce que a annoncé le président de la République. la dernière tranche prévue de baisse des dotations en 2017, qui devait atteindre 3,7 milliards d’euros pour l’ensemble des collectivités locales, sera finalement réduite de moitié pour les communes et les intercommunalités. Très concrètement, pour le « bloc communal », cela représente donc environ une baisse d’environ un milliard d’euros des dotations de l’Etat en 2017 au-lieu des 2,1 milliards attendus. Une petite bouffée d’air qui ne sera cependant pas suffisante pour significativement permettre aux communes de relancer leurs investissements publics qui ont chuté de plus de 13% en 2015. Rappelons que le gouvernement avait décidé d’inclure massivement les collectivités locales dans son plan de réduction des dépenses publiques de 50 milliards d’euros sur 3 ans (2015-2017), par le biais d’une baisse de 10,7 milliards d’euros de la dotation globale de fonctionnement (DGF) versée par l’Etat aux collectivités, soit environ 3,7 milliards d’euros chaque année. La DGF avait déjà été réduite d’1,5 milliard d’euros en 2014. C’est donc bien la seule tranche de 2017 qui est visée par le président de la République… L’effet cumulé de la baisse depuis 2014 reste donc tout de même très significatif. Toujours sur le terrain financier, François Hollande a annoncé que le fonds exceptionnel d’investissement, doté de 1 milliard d’euros, qui avait été institué en 2016 pour soutenir les communes, sera reconduit en 2017 et porté à 1,2 milliard d’euros. Dans le détail, 600 millions d’euros de ce fonds seront affectés aux communes rurales pour permettre de financer les « contrats de ruralités ». Pour le chef de l’Etat, cette enveloppe permettra aussi d’abonder la « dotation d’équipement des territoires ruraux » (DETR) pour la porter à un milliard d’euros au lieu de 800 millions. Les autres 600 millions d’euros seront affectés aux priorités d’investissement co-partagées par l’Etat et les communes dans les domaines du numérique, du logement, de la tradition énergétique, etc.

 

(Avec le Figaro)

«Loi travail : Maintenir l’article 2» (Laurent Berger, CFDT)

 «Loi travail : Maintenir l’article 2» (Laurent Berger, CFDT)

Laurent Berger défend l’inversion de la hiérarchie des nomes contenue dans l’article 2 de la loi travail, c’est à dire la primauté de l’accord d’entreprise. Il s’agit d’un enjeu essentiel pour la décentralisation du dialogue social. En même temps la CFDT y voit l’opportunité de renforcer encore sa représentation dans les petites et moyennes entreprises. Inversement la CGT, organisation davantage centralisée craint une perte d’audience générale. En outre la CGT veut préserver le caractère national des conditions sociales par conviction idéologique mais aussi pour contrôler la politique sociale du pays. À l’inverse Laurent Berger de la CFDT expliquait  dans le parisien que «retirer la loi Travail serait inacceptable» et reprochait à l’exécutif de «pécher par une absence de pédagogie». À propos de l’article 2, point de crispation des opposants à la loi Travail qui craignent une dérive vers du moins-disant social, il a rappelé qu’un accord d’entreprise, «au plus près des salariés», devra être «majoritaire» pour s’appliquer. Le projet de loi est, selon lui, «porteur de progrès à condition que les acteurs syndicaux s’y investissent».Ce dimanche, le numéro un de la CFDT a de nouveau regretté que le gouvernement se contente de dire qu’il ira jusqu’au bout, mais sans « explication » sur le contenu du projet. Selon lui, «autant le Medef que la CGT sont opposés à ce texte parce qu’il donne de la place à la négociation collective». Or, a-t-il dit, «les salariés les plus couverts, ce sont ceux bénéficient d’accords d’entreprise, ce ne sont pas les salariés qui bénéficient simplement du code du travail». Interrogé sur le bras de fer entre la CGT et le gouvernement, il a mis en garde contre «un jusqu’au-boutisme mortifère» et dénoncé aussi «des dérapages» de certains militants CGT dans les raffineries et des conditions de vote de la grève dans certains sites. Laurent Berger a indiqué que Manuel Valls l’avait appelé samedi et avait appelé tous les leaders syndicaux

 

Loi Travail- article 2 : « C’est le bordel » (Mailly)

Loi Travail- article 2 : « C’est le bordel » (Mailly)

Pour une fois Jean Claude Mailly n’a sans doute pas tort de considérer que c’est «  un peu le bordel » dans la majorité qui se contredit sur l’article le plus controversé de la loi travail à savoir l’article 2. Un article qui prévoyait jusque là l’inversion de la hiérarchie des normes et laissait donc aux entreprise le soin (si une majorité de syndicats de l’entreprise sont d’accord) de déroger avec les règles de la branche. Or certains députés de la majorité dont le président de groupe ont évoqué la possibilité de modifier cet article 2 voire d’en vider le contenu (ce qui a beaucoup agacé Valls et l’Elysée). Il s’agirait de demander un avis à la branche pour déroger ou non à un accord d’entreprise, un avis qui pourrait même être contraignant. En clair qui pourrait interdire l’accord d’entreprise. Ce qui de fait annulerait l’accord de dérogation décidé en entreprise. Une modification pour satisfaire FO et isoler la CGT !  (Mais qui va sans doute déplaire à la CFDT très attachée à la décentralisation du dialogue social). Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, s’étonne sur France Info de la confusion autour de l’article 2 de la loi Travail : « Pardonnez la brutalité de mes propos, mais je constate que c’est un peu le bordel quand même. Il y a le président du groupe socialiste qui commence à dire qu’il y a effectivement un problème sur l’article 2, et, le porte-parole du gouvernement qui ferme la porte. » « Moi je n’ai jamais coupé les ponts du dialogue (…). Je veux que mes interlocuteurs sachent pourquoi on n’est pas d’accord, et pour le moment je n’ai pas beaucoup d’arguments en face. Ils sont plus dans des logiques politiciennes de présidentielle ou autre que de contenu du projet de loi. J’ai toujours dit, et je le confirme, tant que le gouvernement ne revient pas sur cet article 2, nous continuerons la mobilisation« , explique Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force Ouvrière sur France Info.  Interrogé sur les moyens de sortir du conflit, le secrétaire général de FO avance deux possibilités : « Réécrire complètement cet article 2 en disant ‘c’est la négociation de branche qui fixe le cadre, si on n’arrive pas à se mettre d’accord au niveau national patronal et syndical c’est la négo d’entreprise’, ou, deuxième possibilité, puisque le gouvernement n’a qu’un mot à la bouche’ favoriser la négociation’, qu’il retire l’article et demande aux organisations patronales et syndicales de négocier entre elles sur la manière dont on doit négocier dans ce pays, mais on ne peut continuer dans cette situation. » Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, s’est dit prêt ce mercredi, lors de l’enregistrement de Questions d’Info LCP-France Info-Le Monde-AFP, à des discussions sur l’article 2 du projet de loi Travail, avant de préciser un peu plus tard qu’il ne parlait pas de « revenir sur la philosophie de l’article 2 » mais de « le compléter« , estimant que certains débats n’ont pas été clos en première lecture, notamment la relation entre les accords d’entreprise et les accords de branche. Peu après, à la sortie du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll avait démenti tout projet de modification de l’article 2.

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