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Covid monde: 5 à 15 millions de morts dans le monde

Covid  monde: 5 à 15 millions de morts dans le monde

Les chiffres des victimes du que vide sont très approximatifs compte tenu de l’État des dispositifs sanitaires de chaque pays mais aussi de la volonté de responsables politiques de minimiser les conséquences. Officiellement rencontré au moins 5 millions de victimes mais en réalité autour de 15 millions.

La pandémie a fait au moins 5.098.386 morts dans le monde depuis fin décembre 2019, selon un bilan établi par l’AFP. Les États-Unis sont le pays ayant enregistré le plus de décès (763.092), devant le Brésil (611.283), l’Inde (463.655), le Mexique (291.147) et la Russie (256.597). L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime, en prenant en compte la surmortalité directement et indirectement liée au Covid-19, que le bilan de la pandémie pourrait être deux à trois fois plus élevé.

Covid 15 nov 2021 France: rebond

Covid  15 nov 2021 France: rebond 

 

3241 cas supplémentaires dans le bilan de ce lundi 15 novembre 2021. Le taux d’incidence repasse au-dessus des 100 cas pour 100 000 habitants…

Dans les hôpitaux, on dénombre actuellement 7361 patients hospitalisés pour Covid-19 (en hausse de 250 par rapport à hier) tandis que 1257 personnes sont en réanimation (+47). Sur les dernières 24 heures, 631 malades ont été admis à l’hôpital soit 506 de plus que la veille et 148 de plus comparé à lundi dernier. 144 admissions en réanimation ont été enregistrées, soit 118 de plus qu’hier et 23 de plus que lundi dernier.

Sondage nucléaire: 15 % contre

Sondage nucléaire:  15 % contre

D’après dernière étude BVA pour Orano , On constate une nette évolution des mentalités à l’égard de l’atome en l’espace de deux ans

 

 

Certes, 58 % des Français pensent toujours que le nucléaire contribue à la production de gaz à effet de serre et au dérèglement climatique. Mais ce chiffre a reculé de 11 points en deux ans. Et parmi ceux qui l’affirment, ils ne sont plus que 19 % à penser que cet impact est significatif, contre 34 % à l’époque.

Réalisée au printemps, avant la crise énergétique, la dernière étude BVA pour Orano démontre à quel point la connaissance fait évoluer les points de vue. L’atome, un handicap pour le pays ? Ils étaient 34 % à le penser dans l’enquête de 2019, ils ne sont plus que 15 % à partager cette opinion aujourd’hui. Dans l’intervalle, certains ont appris que le nucléaire était une énergie très faiblement carbonée, d’autres ont découvert qu’il permettait une production d’électricité sans interruption (ils sont 38 % dans ce cas), et surtout qu’il offrait à la France une indépendance énergétique (53 %, en hausse de sept points). Autant d’arguments qui font grimper à 50 % (+ 3 points) la part des Français pour qui le nucléaire est un atout pour le pays.

Les déchets restent la grande source d’inquiétude, citée par 59 % des sondés, mais leur traitement est vu comme un enjeu moins central (30 %) pour les générations futures que la lutte contre le dérèglement climatique (53 %) ou la préservation des ressources naturelles (36 %).

De quoi préparer le terrain au lancement de la construction de 6 nouveaux EPR, le réacteur de troisième génération ? Les Français s’y attendent : pour 64 % d’entre eux, le mix énergétique de demain sera composé de nucléaire et de renouvelables, un chiffre en hausse de 10 points en deux ans. Le 100 % renouvelables, ils ne sont plus que 21 % à y croire, contre 26 % il y a deux ans. La COP 26 de Glasgow, où les Etats devront notifier de nouveaux engagements sur leurs émissions de CO2, devrait confirmer que le monde – et la France – a intérêt à miser sur toutes les énergies bas carbone dont il dispose s’il veut préserver la planète.

 

Fiscalité : L’Irlande accepte de remonter le taux d’imposition à 15 %

Fiscalité : L’Irlande accepte de remonter le taux d’imposition à 15 %

Le taux de 12,5 % en vigueur depuis 2003, à constituer le support moteur du développement de ce pays. En effet l’Irlande cumule les sièges sociaux internationaux qui permettent ensuite d’accéder au marché européen.

À noter cependant que la communauté internationale- y compris l’Europe- a toutefois accepté que les 15 % retenus comme minimum pour l’ensemble du monde constitue en fait un maximum pour l’Irlande. Un beau recul et une certaine hypocrisie quand on sait que dans la réalité ensuite les très grandes entreprises parviennent à négocier avec les ministères des finances concernées l’ampleur de leur impôt. Sans doute l’union européenne confrontée aux difficultés de mise en œuvre du brexit  n’a-t-elle pas voulu en rajouter pour donner raison à Boris Johnson.

Covid monde : de 5 à 15 millions de morts

Covid monde : de  5 à 15 millions de morts

Au plan mondia,l l’évaluation des conséquences de la pandémie est très approximative. En cause, la fragilité dans certains pays du système sanitaire aussi la volonté de certains Etats de minimiser le nombre de contaminés et de décès. En fait officiellement ,le nombre de morts serait approximativement de 5 millions mais l’organisation mondiale de la santé considère que ce chiffre pourrait être multiplié par deux ou trois. La pandémie a fait officiellement au moins 4.822.267 morts dans le monde depuis fin décembre 2019, selon un bilan établi par l’AFP. Les États-Unis sont le pays le plus endeuillé avec 707.788 décès, suivis par le Brésil (599.359), l’Inde (449.856) et le Mexique (280.607).

Vaccination Covid Afrique : de 10 à 15 %

Vaccination Covid  Afrique : de 10 à 15 %

La situation sanitaire de l’Afrique continue d’être scandaleuse vis-à-vis de la pauvreté des vaccinations Covid. Alors que dans les pays développés- comme la France -on atteint pratiquement maintenant les 80 % de vaccinés, en Afrique le taux se situe entre 10 et 15 % et pour certains pays cela ne dépasse pas 2 %.

Or jusqu’à maintenant Il était démontré que les variant ce développe essentiellement dans les pays pauvres. Et après avoir émergé, les virus- qui eux ne connaissent pas de frontières- viennent contaminer les autres pays rendant moins efficace les vaccins actuels.

Certes plusieurs pays riches ont augmenté leurs dons de vaccins mais cela reste marginal et n’est pas du tout à la hauteur de l’enjeu sanitaire et ne parlons pas des considérations morales qui nous amèneraient à la confirmation que les pays riches y compris l’Europe se désintéressent totalement de l’Afrique.

Quinze des 54 pays africains ont entièrement vacciné au moins 10% de leur population contre le Covid-19, tandis que la moitié des pays du continent n’en a vacciné que 2% ou moins, a annoncé le bureau de l’Organisation mondiale de la santé pour l’Afrique. L’objectif des 10% de vaccinés avant le 30 septembre avait été fixé en mai par l’Assemblée mondiale de la Santé, rappelle l’OMS. «Près de 90% des pays à revenu élevé ont déjà atteint cet objectif», ajoute-t-elle.

En Afrique, neuf pays, dont l’Afrique du Sud, le Maroc et la Tunisie, avaient atteint l’objectif début septembre, et six autres ont accéléré le mouvement pour l’atteindre en fin de mois grâce à une augmentation des livraisons de vaccins, selon le bureau régional de l’OMS. Parmi les champions de la vaccination sur le continent, les Seychelles et l’île Maurice ont complètement vacciné plus de 60% de leurs habitants, le Maroc 48%, la Tunisie, les Comores et le Cap-Vert plus de 20%.

Selon le ministère Français de la Santé, 15 millions de doses ont déjà été « cédées » par la France et, indique Covax, 9,6 millions ont déjà été livrées dans une trentaine de pays, la plupart situées en Asie et en Afrique. Il s’agit presque exclusivement de doses du vaccin d’AstraZeneca, que la France n’utilise plus. Parmi les pays qui ont bénéficié des dons français, qui avaient débuté fin avril dernier en Mauritanie, on retrouve en tête l’Indonésie (2,5 millions de doses reçues), l’Ouganda (676.000), le Vietnam (672.000) ou encore la Tunisie (565.000).

Ces chiffres font de la France le meilleur élève européen en termes de doses déjà livrées via Covax. Elle devance en effet le Royaume-Uni (6 millions), l’Espagne (4,9 millions) ou encore l’Allemagne (3,9 millions). Au niveau mondial, seuls les Etats-Unis – très loin devant avec 110 millions de doses livrées – et le Japon (11,2 millions) font mieux au sein du dispositif Covax. Cependant, on est encore très loin du compte des besoins de la population mondiale défavorisée

Covid France : les tests non remboursés à partir du 15 octobre

Covid France : les tests non remboursés à partir du 15 octobre

 

Fin du remboursement des tests antigéniques ou PCR au 15 octobre, a annoncé le premier ministre. Jean Castex a plaidé pour «continuer à convaincre, celles et ceux de nos concitoyens qui doutent encore» de la vaccination «et aller vers celles et ceux, souvent âgés, précaires, isolés, qui se sentent à l’écart du système de soins».

Taxation des multinationales: 15 % c’est trop bas ! (J.Stieglitz)

 

Taxation des multinationales: 15 % c’est trop bas ! (J.Stieglitz)

Le prix Nobel d’économie américain Joseph Stiglitz considère que le taux retenu par l’OCDE à 15 % est trop bas, l’économiste se prononce en faveur d’un taux minimal de 25% pour la taxation des multinationales

«Le système d’imposition des multinationales a plus de cent ans et n’est plus adapté à l’économie mondialisée du XXIe siècle, c’est un système qui est ouvert aux abus. Le taux d’imposition effectif est nettement plus bas que le taux officiel», a fait valoir Joseph Stiglitz. «Le nivellement par le bas dans lequel le Luxembourg et l’Irlande ont joué un rôle a sapé la solidarité mondiale et le système économique mondial, il fait partie du côté obscur de la mondialisation», a-t-il poursuivi.

Passe sanitaire : extension au-delà du 15 novembre

Passe sanitaire : extension au-delà du 15 novembre

 

Après le ministre de la santé, Emmanuel Macron n’a pas exclu jeudi à Marseille une extension de l’obligation du passe sanitaire au-delà du 15 novembre dans les territoires sous forte pression de l’épidémie de Covid-19.

«Il est trop tôt pour le dire» mais «si l’épidémie (de Covid-19) est encore présente dans les semaines qui viennent, il faudra se laisser cette possibilité pour les territoires qui sont les plus touchés», a indiqué le chef de l’État lors d’un point de presse après une visite d’une école à Marseille.

Régionales 2021 : les présidents sortants réélus mais avec autour de 10 %à 15% des voix !

Régionales 2021 : les présidents sortants réélus mais avec autour de 10 %à 15%  des voix !

 

Du fait de l’extraordinaire niveau d’abstention (environ 66%), la plupart des présidents de région auront été élus pour certains par 10 à 15 % des voix des inscrits. À peu près tous les présidents sortants réélus. La gauche garde ses cinq régions et en acquiert une nouvelle, tandis que la droite passe de huit à sept territoires à son actif en perdant La Réunion. En lice pour un second mandat, c’est la socialiste Carole Delga qui enregistre le score le plus élevé alors qu’elle avait refusé le soutien des insoumis. Réélue avec 58,5% des voix, la sortante écrase largement ses concurrents RN, Jean-Paul Garraud (23,5%) et LR, Aurélien Pradié (18%).

Le G7 Finances : minimum syndical de 15 % pour la fiscalité mondiale

Le G7 Finances : minimum syndical de 15 % pour la fiscalité mondiale

 

 

Cris de victoire pour les institutionnels , déceptions pour les autres qui jugent le taux de 15 % retenus pour la fiscalité mondiale sur les entreprises comme bien insuffisant. La vérité oblige à dire que les discussions étaient parties sur l’hypothèse d’un taux de 21 % mais qu’il a fallu en rabattre sérieusement pour obtenir un consensus sur le chiffre de 15 % en indiquant que ce sera un minimum. Sans doute aussi le plus souvent un maximum. «Nous sommes parvenus à un accord sur la taxation internationale du 21ème siècle», a salué Bruno Le Maire à l’issue de la réunion. Les membres du G7 finances ont  repris à leur compte les conclusions des travaux de l’OCDE.

 

Les membres du G7 se sont notamment mis d’accord sur le principe d’un «impôt minimum mondial sur les sociétés» pour les grandes entreprises, au taux fixé à «au moins 15%». Ce dernier est certes moins important que les 21% proposés par la Maison-Blanche il y a quelques semaines, mais il doit permettre d’établir des «règles du jeu plus équitables pour les entreprises britanniques» en luttant contre les paradis fiscaux, selon le chancelier de l’Échiquier britannique.

 

À juste titre certain considèrent qu’il s’agit d’un accord au rabais.. «Le taux retenu de 15% est tout simplement trop bas», considère l’organisation, Oxfam qui a dénoncé le «manque d’ambition» des Européens dans ce combat. Même constat pour Attac France, qui critique une «non-avancée historique» et une «occasion manquée». L’association défendait un taux bien plus élevé, établi à 25%. Bruno Le Maire souligne quant à lui que le taux de 15% n’est qu’un «point de départ» de futures négociations pour le revoir à la hausse. Un point de départ qui risque d’être pour longtemps un point d’arrivée sans parler des possibilités de contournement car l’ingénierie financière et fiscale ne connaît pas de limites.

En parallèle, la fiscalité pesant sur les plus grands groupes doit aussi être revue. «Nous nous engageons à parvenir à une solution équitable sur la répartition des droits d’imposition, les pays du marché se voyant attribuer des droits d’imposition sur au moins 20% des bénéfices dépassant une marge de 10% pour les entreprises multinationales les plus grandes et les plus rentables», lit-on dans le communiqué.  Un domaine très sensible du fait de la sophistication des procédures d’externalisation des bénéfices est au contraire de l’internalisation des charges dans les pays à forte fiscalité.

Vaccination pour tous à partir du 15 juin ?

Vaccination pour tous à partir du 15 juin ?

Le ministère de la santé envisage la vaccination tous les majeurs à partir du 15 juin. Pour l’instant seuls les Français présentant certaines pathologies peuvent se faire vacciner sans condition d’âge.

 

D’après le chef de l’État la France aurait atteint son objectif de 20 millions de vacciner au 15 mai.. « Nous sommes très contents d’avoir atteint cet objectif, commente encore le ministère. Les Français y attachent de l’importance. La mobilisation fonctionne et le message est positif. Plus vous vaccinez vite, plus vite les gens sont protégés et plus vite vous maximisez vos chances de réouverture pour les prochaines semaines et pour cet été. »

Le prochain objectif est de 30 millions de personnes au 15 juin.

Covid: Vaccination pour tous à partir du 15 juin

Covid: Vaccination pour tous à partir du 15 juin 

Emmanuel Macron a déclaré que tous les adultes qui le souhaitent pourront se faire vacciner à partir du 15 juin prochain contre le Covid-19. Comme prévu, les personnes de plus de 50 ans seront elles aussi éligibles à compter du 15 mai. Par ailleurs , les personnes «vulnérables» de plus de 18 ans pourront être vaccinées dès ce week-end, soit environ 4 millions de Français.

D’ici au 15 mai, la vaccination reste ouverte à toutes les personnes de plus de 55 ans, sans motifs spécifiques.

Faillite : 15 % à 20 % d’entreprises zombies

Faillite : 15 % à 20 % d’entreprises zombies

Stéphane Regnier, le directeur général de RCA Consulting, qui ne croit pas au scénario d’une reprise euphorique prévoit la faillite de 15 à 20 % des PME–TPE qui sont des entreprises zombies. Ce spécialiste de la trésorerie des TPE et PME analyse pour La Tribune l’équation particulièrement dangereuse de la sortie de crise.

 

Quelles sont les problématiques financières rencontrées par vos clients dirigeants de TPE et de PME ?

STÉPHANE REGNIER, directeur général de RCA Consulting - Le contexte que nous traversons aujourd’hui est très particulier et pourrait devenir explosif quand le gouvernement donnera un calendrier crédible de sortie de la crise sanitaire et des aides qui vont avec. Beaucoup d’entreprises ne savent tout simplement pas comment elles vont faire pour effectivement redémarrer leur activité ! Leur problématique c’est notamment de savoir comment sortir du PGE (prêt garanti par l’Etat) : est-ce qu’il faut le rembourser ou est-ce qu’il vaut mieux le garder et, si oui, avec quelles modalités ?

Le problème c’est que pour prendre une bonne décision, dans des situations qui peuvent être extrêmement différentes, il faut s’appuyer sur des simulations fiables. Or, les TPME et PME disposent de très peu d’outils de gestion prévisionnelle de la trésorerie. Elles sont donc très nombreuses à se retrouver dans le brouillard à bidouiller des tableaux Excel qui ne leur apportent pas de réponses !

Quels sont les principaux paramètres à prendre en compte avant de décider vis-à-vis du PGE ?

Le PGE concerne 670.000 entreprises, soit environ une entreprise sur six. Nombre d’entre elles sont aujourd’hui en demeure de prendre une position sur le PGE sans avoir les bonnes cartes en main. D’autant que, déjà avant la crise, les entreprises françaises souffraient d’une rentabilité moyenne inférieure à celles constatées dans la plupart des pays européens. Cela peut être lié à la fiscalité importante en France et à des besoins en fonds de roulement élevés à cause de structures lourdes. Mais cela signifie surtout que pour être en mesure de redémarrer leur activité tout en remboursant le PGE, ces entreprises vont devoir afficher une rentabilité plus élevée qu’avant la crise. En d’autres termes, il va leur falloir afficher un chiffre d’affaires équivalent à 120 % ou 130 % de celui enregistré 2019, et ça on se demande bien comment ça pourrait arriver !

Cela pourrait-être le cas avec un scénario optimiste de reprise vigoureuse dès le second semestre…

Je ne crois pas vraiment à un scénario de l’euphorie du jour au lendemain avec la fin de la crise sanitaire. Il va bien sûr y avoir un effet rebond mais, mécaniquement, il ne pourra pas durer très longtemps puisque depuis plusieurs mois les entreprises ont bloqué leurs investissements et leurs embauches tandis que, dans pratiquement tous les secteurs, les tarifs des matières premières ont explosé et que les capacités de transport maritime vont atteindre un plafond si tout le monde redémarre en même temps. Donc, techniquement, le redémarrage à plein régime de l’économie ne sera pas possible en trois mois, voire même en six mois à un an ! Ce n’est évidemment pas vrai pour tous les secteurs mais ce sont les secteurs les plus capitalistiques et industriels qui mettront le plus de temps à retrouver des conditions à peu près normales. Et avec 80 à 90 % du chiffre d’affaires de 2019 et une rentabilité encore plus dégradée qu’elle ne l’était déjà à l’époque, il me semble difficile d’imaginer de pouvoir rembourser un PGE qui représente parfois un quart du chiffre d’affaires annuel de l’entreprise.

Dans ces conditions, faut-il s’attendre à ce que des reliquats de PGE restent dans le bilan des entreprises pendant encore cinq voire dix ans comme le disait Mikael Hugonnet, le président de l’Ordre des experts-comptables de Nouvelle-Aquitaine ?

Oui, parce que quand l’Etat constatera l’impossibilité de rembourser ces PGE il va les décaler, à mon avis, au moins de trois à cinq ans de plus parce que le calendrier actuel est totalement improbable. Deuxièmement, il y a énormément d’entreprises aujourd’hui qui sont ce qu’on appelle des entreprises zombies, c’est-à-dire qu’elles n’ont pas les moyens de ressortir de cette crise normalement, elles sont sous perfusion des aides publiques et toujours dans l’attente de l’aide d’après. C’est une réalité ! René Ricol, l’ancien Haut-commissaire à l’investissement, estimait ainsi que pour beaucoup de TPE qui vont se retrouver à la barre du tribunal de commerce l’Etat allait devoir tout simplement subventionner la dette pour éviter la liquidation et les garder en activité !

C’est justement le sens des récentes déclarations de Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie et des finances, qui évoque des annulations « au cas par cas »

Oui ça va dans le bon sens mais tout dépend de quelle partie de la dette et de quelle entreprise on parle ! Bruno Le Maire connaît mieux les grandes entreprises du CAC 40 que les TPE/PME mais en termes d’emploi et de nombres d’entreprises il vaut mieux s’occuper des millions de TPE. Selon nos estimations, 15 % à 20 % des TPE/PME sont des entreprises zombies qui ne survivront pas à la crise parce qu’elles n’ont la capacité ni de redémarrer sans aides ni de changer leur modèle économique !

Concrètement, de quel type d’entreprises parlez-vous ?

On peut citer l’exemple des sous-traitants de l’aéronautique, nombreux notamment en Nouvelle-Aquitaine et en Occitanie. Ce sont des entreprises qui font vite quelques millions ou dizaines de millions d’euros de chiffre d’affaires mais, quand elles doivent absorber une baisse de -30 % à -40 % de leurs carnets de commandes liés à des donneurs d’ordre comme Airbus, la situation devient très compliquée. Soit elles licencient la moitié de leurs salariés et se vident de leurs compétences, souvent très pointues ; soit elles ne peuvent pas s’en sortir dans un contexte où les perspectives de l’aéronautique ne sont pas riantes même à long terme alors que le coût des matières premières augmente. Ce sont des boîtes dont le modèle est complètement déstabilisé et pour longtemps !

Aurait-il fallu conditionner l’octroi d’un PGE à une réflexion en profondeur sur le modèle économique de l’entreprise, comme le suggéraient certains professionnels, pour éviter que le PGE ne serve qu’à gagner du temps ?

Oui, pourquoi pas. Mais schématiquement, il y a deux cas de figures : des entreprises qui ont souscrit un PGE par précaution et n’y ont pas touché ; et d’autres qui ont déjà consommé quasiment l’intégralité de leur PGE parce qu’elles n’avaient pas le choix et n’ont rien changé. Pour celles-là, la situation est dramatique parce que l’équation est impossible à résoudre en l’état, notamment parce que la transformation numérique est passée par là et s’accélère.

Quelle est la part de ces deux catégories d’entreprises dans votre clientèle parmi celles qui ont effectivement souscrit un PGE ?

Ce n’est pas un chiffre exact, mais selon des observations concordantes, on estime qu’il y a environ 50 % des entreprises qui n’ont pas touché à leur PGE et qui sont donc en capacité de le rembourser instantanément s’il le faut. L’autre moitié l’a consommé soit en partie, soit en totalité. Par ailleurs, lors des crises économiques précédentes, on a observé que 17 à 18 % des entreprises disparaissent à l’issue de la crise entre les faillites, les cessions et les fermetures pures et simples. Avec la crise actuelle, qui est aussi violente qu’inédite, on risque d’avoir plus que 17 % de disparitions. J’ai peur qu’à partir du second semestre 2021, les dégâts se matérialisent durement. Les efforts massifs des pouvoirs publics iront peut-être jusqu’à l’élection présidentielle du printemps 2022 pour des raisons politiques mais pas au-delà.

 

Vous parliez de la faiblesse structurelle de la trésorerie des entreprises françaises. Comment expliquez-vous qu’en mars 2020, lors du 1er confinement, beaucoup d’entreprises n’avaient même pas six semaines de trésorerie dans leurs caisses ?

Cela rejoint la question de la faible rentabilité et celle de la gestion de nos TPE/PME. Ces chefs d’entreprises sont souvent des bons techniciens mais pas forcément des bons gestionnaires. Ensuite, je pense aussi que les experts-comptables ne s’intéressent pas suffisamment aux enjeux de trésorerie parce qu’ils se concentrent sur les obligations légales et la gestion actuelle et passée. Sur ces aspects de pilotage budgétaire, la France est en retard notamment par rapport au monde anglo-saxon. Ensuite, rappelons-nous que 2019 a été une très bonne année pour de très nombreux secteurs ! Personne n’anticipait une mauvaise année 2020 et ne prévoyait donc d’épargne de précaution. Aujourd’hui, on est dans l’exact inverse.

La position d’attentisme de beaucoup d’entreprises se mesure notamment dans le recul – annulation ou report – de leurs investissements. Quelle est l’ampleur de ce phénomène chez vos clients ?

La vitesse de circulation de la monnaie se situe à un niveau historiquement faible ce qui diminue son effet multiplicateur pour l’économie et signifie que les acteurs économiques dépensent globalement moins. Chez les TPE/PME, les dispositifs d’aides en 2020 – reports de charges, chômage partiel, PGE, etc. – ont permis de gagner du temps mais pas d’écarter le danger. Tout l’enjeu est désormais de se projeter dans l’avenir et de gérer au mieux la trésorerie qui est un élément plus important que la rentabilité ou le chiffre d’affaires. Beaucoup de TPE et PME ont arrêté d’embaucher et d’investir par précaution et faute de visibilité.

Outre un effacement de tout ou partie de la dette par l’Etat, quelles sont vos conseils aux chefs d’entreprise qui se trouvent dans les situations que vous décrivez ?

Il faut se faire aider par un spécialiste qui sera capable de simuler plusieurs hypothèses de redémarrage plus ou moins optimistes pour permettre de se projeter et de prendre des décisions fondées. Dans plusieurs scénarios la boîte peut disparaître mais, pour l’instant, le chef d’entreprise ne le sait pas et n’est donc même pas en capacité de prendre des décisions pour éviter ces scénarios en modifiant le modèle économique avec des objectifs de court et moyen terme. L’urgence aujourd’hui est donc d’éviter de rester dans le noir et se contentant de répéter « jusqu’ici tout va bien » ! Sinon, il y aura une casse économique énorme. Les derniers chiffres du mois de mars 2021 esquissent à mon avis un retournement de la tendance sur les disparitions d’entreprises avec en particulier 80 % d’entreprises qui sont directement liquidées au tribunal de commerce ! Ça sent le roussi…

 

RCA Consulting, créé en 2006 et basée à Arès, sur le Bassin d’Arcachon (Gironde), compte parmi ses clients plusieurs centaines de cabinets d’expertise-comptable et plusieurs milliers d’entreprises principalement des PME jusqu’à 200 à 250 salariés. Avec une dizaine de salariés, l’entreprise vise un peu plus d’un million d’euros de chiffre d’affaires en 2021 principalement grâce à ses prestations de consultants et l’édition de logiciels de suivi et de gestion de la trésorerie, dont Turbopilot.

Etats-Unis: conséquences d’un salaire mini à 15 dollars l’heure

Etats-Unis: conséquences  d’un salaire  mini à 15 dollars l’heure

Le relèvement du salaire minimum à 15 dollars de l’heure d’ici 2025 bénéficierait à 27 millions de travailleurs et permettrait à 900 000 Américains de sortir de la pauvreté, mais coûterait aussi 1,4 million d’emplois sur les quatre prochaines années : telle est la conclusion d’une étude réalisée par le bureau du budget du Congrès (CBO), une entité non partisane.(Article du Wall Street Journal)

Affirmant qu’il aiderait les salariés les moins bien rémunérés à mieux vivre et doperait la fiche de paie de ceux qui ont été en première ligne pendant la pandémie (les salariés des commerces alimentaires et des entrepôts et les livreurs), le président Biden et de nombreux démocrates militent pour un quasi-doublement du salaire minimum, actuellement à 7,25 dollars de l’heure. Mais pour les républicains, une partie des entreprises et certains économistes, la mesure pourrait être néfaste pour l’emploi au moment où les Etats-Unis tournent la page des licenciements provoqués par la crise sanitaire.

Si le rapport du CBO confirme l’effet sur la réduction de la pauvreté, il risque aussi de compliquer la tâche de ceux qui veulent convaincre les démocrates modérés et les républicains de voter la première hausse du salaire minimum fédéral pour la première fois depuis 2009.

Une hausse des salaires entraînerait une augmentation des coûts de production que les entreprises répercuteraient sur les consommateurs en relevant leurs prix, ce qui pénaliserait la demande

En effet, le document réaffirme qu’un salaire minimum à 15 dollars serait préjudiciable pour le marché du travail et revoit à la hausse l’estimation réalisée en 2019. Si le coup de pouce bénéficierait à de nombreux Américains, il entraînerait, selon l’étude, une augmentation des prix, un creusement du déficit fédéral et une légère dégradation de l’activité économique sur la prochaine décennie.

Inclure ou pas la mesure au programme d’aide de 1 900 milliards de dollars : telle est la question pour les démocrates qui, dans un Sénat où les deux partis sont à égalité parfaite, ne peuvent pas se permettre de perdre la moindre voix. Joe Manchin, sénateur démocrate de Virginie-Occidentale, a ainsi déclaré qu’il était contre une augmentation du salaire minimum à 15 dollars de l’heure, tandis que d’autres parlementaires plus progressistes s’y sont dits favorables.

De fait, une hausse des salaires entraînerait une augmentation des coûts de production que les entreprises répercuteraient sur les consommateurs en relevant leurs prix, ce qui pénaliserait la demande, explique le CBO.

« Les employeurs réduiraient donc la production de biens et de services et, par conséquent, le nombre de salariés qu’ils font travailler, tous niveaux de salaire confondus, ajoute le rapport. Les jeunes et les personnes moins diplômées seraient les principales concernées par ces suppressions de postes. »

Plus d’un million d’Américains pourraient ainsi perdre leur emploi, souligne le document, qui précise néanmoins qu’environ 17 millions de salariés, soit quelque 10 % de la main-d’œuvre, verraient leur salaire augmenter. Dix millions de salariés qui gagnent un peu plus de 15 dollars de l’heure pourraient aussi voir leurs fins de mois s’améliorer.

L’étude part de l’hypothèse d’une première augmentation à 9,50 dollars de l’heure au 1er juin, suivie de hausses annuelles permettant au salaire minimum d’atteindre ces fameux 15 dollars de l’heure en 2025. Par la suite, il serait ajusté en fonction de l’évolution du salaire médian.

Après prise en compte des hausses de salaire et des pertes d’emplois, le projet se traduirait par une progression nette des versements aux travailleurs de 333 milliards de dollars entre 2021 et 2031, indique l’étude, ce qui permettrait aux bas salaires de dépenser davantage, mais augmenterait le coût du travail pour les entreprises et engendrerait une augmentation des prix, notamment dans les restaurants. Les pertes d’emplois auraient, elles, un impact négatif modéré sur la croissance économique.

Selon l’étude, les conséquences sur le budget fédéral seraient beaucoup plus limitées : entre 2021 et 2031, le déficit fédéral cumulé augmenterait de 54 milliards de dollars sous l’effet de l’augmentation du prix des biens et des services si le salaire minimum passait à 15 dollars de l’heure, poursuit le rapport. A titre de comparaison, le déficit des Etats-Unis s’est établi à 3 100 milliards de dollars l’an passé, augmentation des dépenses de santé incluses.

L’étude souligne que, d’ici 2025, trois millions de salariés devraient travailler dans les secteurs de la santé à domicile et des maisons de retraite et gagner moins de 15 dollars de l’heure si la loi n’est pas modifiée. Une grande partie de ces salariés sont rémunérés au titre de programmes de type Medicaid et Medicare.

Toujours d’après ce rapport, les dépenses publiques en santé, en assurance chômage et en sécurité sociale devraient augmenter et le nombre de fonctionnaires fédéraux bénéficiant d’une hausse de salaire serait relativement limité. Cet accroissement serait en partie compensé par une réduction des dépenses consacrées aux programmes de nutrition, l’évolution des crédits d’impôt et l’augmentation des impôts payés par les ménages ayant bénéficié des hausses de salaire.

Du côté des entreprises, les avis sont mitigés. Certaines, dont Amazon et Target, ont d’ores et déjà relevé la rémunération minimum à 15 dollars de l’heure. D’autres n’ont pas encore sauté le pas, notamment dans les zones rurales où la main-d’œuvre est souvent moins chère. Chez Walmart, géant de la distribution et premier employeur du pays, le salaire de départ est de 11 dollars de l’heure

Pour les parlementaires qui veulent inclure la mesure au programme d’aide à 1 900 milliards de dollars, les difficultés sont aussi d’ordre technique : les démocrates veulent utiliser la procédure de « réconciliation budgétaire », qui permet de réduire à 51 le nombre de voix nécessaires pour faire passer une loi (contre 60 généralement requises).

Certains démocrates, dont Joe Biden, Nancy Pelosi (la présidente de la Chambre des représentants) et John Yarmuth (le président de la commission budgétaire de la Chambre), ont d’ores et déjà fait savoir que, selon eux, la disposition relative au salaire minimum ne remplissait pas les critères nécessaires pour être adoptée par réconciliation budgétaire, la procédure ne concernant que les mesures ayant un impact direct sur le budget fédéral.

Mais pour Bernie Sanders, chef de la commission budgétaire du Sénat, l’étude du CBO démontre qu’elle pourrait tout à fait relever de la réconciliation budgétaire.

« Le CBO a prouvé que le fait d’augmenter le salaire minimum aurait un impact direct et significatif sur le budget fédéral. Cela signifie que nous pouvons parfaitement porter ce salaire à 15 dollars de l’heure en appliquant les règles de la réconciliation », a-t-il déclaré lundi dans un communiqué.

Du côté des entreprises, les avis sont mitigés. Certaines, dont Amazon et Target, ont d’ores et déjà relevé la rémunération minimum à 15 dollars de l’heure. D’autres n’ont pas encore sauté le pas, notamment dans les zones rurales où la main-d’œuvre est souvent moins chère. Chez Walmart, géant de la distribution et premier employeur du pays, le salaire de départ est de 11 dollars de l’heure.

Des lobbys, dont la Chambre de commerce et Business Roundtable, ont estimé que le salaire minimum actuel est effectivement trop bas, mais qu’il fallait éviter toute augmentation brutale dans une économie dont la reprise reste fragile.

« Les personnes qui seraient les plus directement touchées par une augmentation du salaire minimum sont les petites entreprises, qui sont aussi celles qui ont été le plus durement frappées par la pandémie », a ainsi souligné Joshua Bolten, le président de Business Roundtable, la semaine dernière sur CNBC.

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Marion Issard)

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