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Revenus agriculteurs : en moyenne 1700 euros mais pour 12 heures de travail au moins

  • Revenus agriculteurs : en moyenne 1700 euros mais pour 12 heures de travail au moins

 

Le revenu des agriculteurs ou éleveurs est déjà très moyen ( certains en fait n’ont que l’équivalent du RSA) mais si on rapporte cela au nombre d’heures  ( 12 heurs par jour minimum; 7 jours sur 7) ,c’est insignifiant. Et l’année 2014 est marquée par une baisse des prix à la production pour la plupart des productions animales et végétales. Les résultats seraient en baisse par rapport à 2013 dans une majorité de domaines, à l’exception de la viticulture, des élevages bovins lait et ovin/caprin.

Après une légère baisse en 2013, les récoltes de céréales ainsi que d’oléagineux et de protéagineux se redressent en 2014, mais ne permettraient pas de compenser la nette dépréciation des prix. Dans ces conditions, le résultat moyen des exploitations spécialisées en grandes cultures reculerait de 44 % pour s’établir à 17.500 euros par actif non salarié.

En arboriculture fruitière, la récolte des espèces à noyau (pêche, abricot) serait plus abondante en 2014 qu’en 2013, mais leurs prix ont enregistré une forte baisse. Le résultat moyen de l’ensemble des exploitations fruitières reculerait donc de 56 %, à 13.400 euros. Dans les exploitations maraîchères, les surfaces cultivées sont en léger recul et les prix sont également en baisse, entraînant une diminution de la production en valeur. Le résultat moyen des exploitations spécialisées en maraîchage et horticulture s’établirait à 21.300 euros (- 5,5 %).

Avec une récolte en forte hausse par rapport à celles exceptionnellement basses de 2012 et 2013 et des stocks réduits, la production viticole s’accroîtrait. Les prix resteraient bien orientés sur la campagne et permettraient au résultat moyen des exploitations viticoles d’atteindre 46.200 euros en 2014, soit une hausse de 27 % par rapport à 2013. Dans les exploitations d’élevage, le volume de la plupart des productions animales est en hausse, ou reste stable, à l’exception des volailles.

Dans les exploitations spécialisées dans les bovins lait, la valeur de la production augmenterait de façon soutenue sous l’effet conjugué de la hausse de la production et des prix. Le résultat par actif non salarié augmenterait de 28 % et s’établirait à 30.100 euros Avec le recul des prix, les élevages spécialisés en bovins viande verraient leur revenu reculer à 14.500 euros, un niveau inférieur d’environ 21% par rapport à 2013. En revanche, la situation s’améliorerait dans les élevages ovins et caprins grâce à une légère hausse des prix et une revalorisation des subventions ; le résultat moyen atteindrait 20.000 euros (+ 23 %).Dans les exploitations avicoles, la situation est contrastée. En volaille de chair, la baisse des prix conjuguée à des volumes en légère baisse conduirait à une diminution de la valeur de la production. En filière ponte, en revanche, la valeur de la production augmenterait grâce à la hausse des volumes. Sur l’ensemble des deux filières, le résultat moyen des exploitations resterait stable à 20.700 euros.Dans les exploitations porcines, compte tenu du recul des prix et de la valeur de la production, le revenu se replierait à 22.100 euros par actif non salarié (- 18 %).

* Une exploitation est considérée comme moyenne ou grande si sa production brute standard moyenne (PBS) dépasse 25.000 euros.

FNAC : un petit bonus de près de 12 millions en 2015 pour le patron !

FNAC : un petit bonus de près de 12 millions en  2015 pour le patron  !

Une récompense normale d’après  Pierre Gattaz, le patron du Medef interrogé par France Info, « Il faut récompenser le talent, le résultat et l’effort à tous les niveaux ». Or poursuit-il, le PDG « a redressé la Fnac, eh bien bravo, il a droit à un bonus, « . cela en supprimant notamment plus de 500 emplois, ce qui affectivement amélioré la situation comptable et les cours de bourse surtout. Un salaire indexé sur le cours de bourse et un paquet d’actions en plus. Tout cela pouvant aboutir à un revenu de 15 millions.  le patron de la Fnac a touché 1,8 million d’euros en 2014 (50% fixe, 50% variable), soit peu ou prou le même montant que l’année précédente. Pourquoi la rémunération devrait-elle bondir à 11,6 millions en 2015? C’est qu’en 2013, le conseil d’administration de l’enseigne a décidé lors de son introduction en bourse de mettre en place un plan de performance pour son PDG lui permettant de toucher un complément salarial dont le montant devait dépendre du cours de bourse au moment où il lui sera versé. Le rapport annuel précise que « 197.925 unités de valeur ont été attribuées dont le versement en numéraire sera mis en œuvre pour deux tiers en octobre 2015 et pour un tiers en juillet 2016. » Or, au cours actuellement de l’action Fnac (59 euros), cela représente la bagatelle de 11,67 millions d’euros. Une somme à laquelle ne s’attendaient pas les membres du conseil d’administration au moment de la mise en place de ce plan de performance.  »Cet accord a été décidé alors que le cours de bourse était à 18 euros, rappelle-t-on du côté de la Fnac, or il a triplé depuis. Mais il faut se rappeler le contexte de l’époque, on ne donnait pas cher de la peau de la Fnac et tout le monde prédisait un fiasco en bourse. » Bref un beau cadeau pour Alexandre Bompard d’autant que ce n’est pas le seul.  Selon le rapport annuel, un nouveau dispositif a été décidé par le conseil d’administration en février 2014, attribuant cette fois plus de 58.000 « unités de valeur » à Alexandre Bompard qu’il pourra toucher pour deux tiers en avril 2016 et pour un tiers en février 2017. Au cours actuel de l’action cela représenterait potentiellement une somme de 3,6 millions d’euros en plus des 11,6 millions initiaux… Soit un total de 15,2 millions d’euros. Notons que les salariés gagneront en plus 200 euros au titre de la participation en 2015.

 

Pierre Gattaz : de 1 millions d’emplois …..à 12

Pierre Gattaz : de 1 millions d’emplois …..à 12

 

Pierre Gattaz cherche 12 candidats pour 12 emplois  dans son usine du Jura. On est loin des 1 million d’emplois qu’il avait promis au nom du MEDEF pour la France ! En fait un slogan dépourvu de tout sens qui ne pouvait engager que ceux qui pouvaient y croire. La preuve, le chômage ne cesse de s’aggraver. La faute évidemment à l’absence de croissance, à de carnets de commandes insuffisamment garnis et derrière à une fiscalité et une bureaucratie qui tuent la compétitivité et l’emploi. De toute manière le slogan était ridicule. Démagogique aussi. Annoncer uen tel chiffre de création d’emplois n’a aucun sens économique. Et cela au contraire discrédite  les arguments économiques et fiscaux du patronat. On se demande par ailleurs pourquoi Gattaz a rendu public son besoin de 12 candidats dans le Jura. Pour accréditer la thèse que nombre d’emplois ne sont pas pourvus en France ? Ce qui est faux car selon des chiffres très approximatifs il y aurait que de l’ordre de 250 000 emplois non pourvus ( sur 5 millions officiels de chômeurs)  ceste à dire le flux classique dû à la mobilité. L’exemple du Jura est vraiment mal choisi car si les candidats manquent dans le Jura c’est que les personnels qualifiés préfèrent travailler en Suisse où ils sont payés le double.   Portant toujours son pin’s « 1 million d’emplois » au revers de sa veste, le président du Medef ne craint pas le ridicule. Pierre Gattaz cherche donc toujours 12 personnes, des régleurs et opérateurs, pour son usine du Jura.   »Les meilleurs décolleteurs sont partis en Suisse », déplore-t-il naïvement . Gattaz indique par ailleurs que son entreprise pourrait utiliser la mesure fiscale du gouvernement visant à alléger la facture fiscale sur les investissements. Et il versera « deux à trois mois d’intéressement » à ses salariés cette année.

Loi Macron- ouverture le dimanche pourra être de 0, 5, 12, voire 58

Loi Macron- ouverture  le dimanche pourra être de 0, 5, 12, voire 58

Finalement on trouvé un compromis pour l’ouverture du dimanche, un débat central pour relancer l’économie au moins 10 millions d’emplois ( environ(  soit davantage encore que le nombre de chômeurs. Finalement ce sera au choix  pas d’ouverture du tout ou 5,12, 52 et même dans certaines zones très touristiques 58. Certains mauvais esprits liberticides objecteront qu’il n’y a en principe que 52 dimanches par an. Justement un amendement pourrait proposer de rajouter 6 dimanches supplémentaires au calendrier. Pour éviter des pertes de productivité en ces temps de crise on pourrait supprimer en échange 6 lundis, mardis, mercredis, jeudis, vendredis ou samedis. L’initiative en serait laissée aux acteurs locaux après consultations des syndicats et des associations de bedeaux ( normal à cause des horaires des offices). Enfin une vraie reforme, une grande reforme, une réforme historique. Les marchands de cercueils se réjouissent,la demande va forcément augmenter, du coup des emploi en plus. Les investissements, la confiance et la cote de popularité de Hollnde en hausse .uen vraie dynamique de changement de société. A cela il faut ajouter la reforme ( et la libéralisation) de la carte professionnelle des guide conférencier de musée ( et autres réformes concernant les notaires et les culs de jattes). Bien sûr les puriste et autres orthodoxes de l’ économie feront observer qu’il aurait été plus efficace baisser la fiscalité ou de supprimer des fonctionnaires inutiles. Mais ça c’est pour le second mandat de Hollande de 2017 à 2012 ou plus tard en 2052 Emmanuel Macron a donc  bousculé les parlementaires de la majorité, accrochés à un modèle social qui fait du repos dominical un principe et de la défense des salariés, comme « ces caissières de supermarché mères célibataires », un symbole. Le jeune n’a cédé sur rien ou presque, en appelant « à la réalité de la société où l’on vit ». Rendez-vous mardi pour le vote intégral de la loi. Le ministre n’a pas cédé un pouce face à la demande de veto d’Anne Hidalgo. À Paris, la création d’une zone touristique internationale (ZTI) permettra une ouverture 52 dimanches par an. Elle s’étendra autour des Champs-Élysées, de Saint-Germain-des-Prés et, bien sûr… du boulevard Haussmann. Le dialogue « sera ouvert » pour l’élargir à Montmartre ou aux Halles. Hors de Paris, sur la Côte d’Azur ou à Deauville, la concertation va être lancée auprès des collectivités et des exécutifs locaux. Comme à Paris, l’accord des élus ne sera pas nécessaire. Un arrêté ministériel permettra la création des ZTI. Une façon de contrecarrer l’éventuelle hostilité d’élus locaux. La mobilisation des députés proches d’Anne Hidalgo a donc été vaine. Ils ont juste obtenu qu’une évaluation soit effectuée trois ans après leur instauration. La logique de la loi Macron est identique pour l’ouverture de commerces dans les gares. Là encore, un arrêté ministériel va permettre aux six gares parisiennes, et à celles des principales villes de France, d’ouvrir leurs galeries. Les ZTI viennent s’ajouter aux zones commerciales et touristiques déjà existantes. Dans mon village de 800 habitants où on croise pas un chat le dimanche ( et ni un emploi  la semaine), c’est l’euphorie !

Terrorisme – Paris : 12 gardes à vue en région parisienne (France info)

Terrorisme – Paris : 12 gardes à vue en région parisienne (France info)

Ces personnes ont été interpellées par le Raid dans la nuit, en région parisienne. Une source judiciaire parle d’un « possible soutien logistique » apporté aux tueurs – des armes et des véhicules. Des perquisitions sont en cours à Montrouge, Châtenay-Malabry, Grigny, Fleury-Mérogis et Epinay-sur-Seine.  Ces derniers jours, les enquêteurs ont multiplié les filatures –  des personnes repérées à partir d’ADN et d’écoutes téléphoniques réalisées dans l’entourage des frères Kouachi et d’Amédy Coulibaly. Qui sont-elles ? Des délinquants ou des terroristes ? Les sources sont assez contradictoires… Toujours est-il que 12 personnes sont actuellement en garde à vue ce vendredi matin. Ces neuf hommes et trois femmes ont été interpellés dans la nuit par le Raid en Ile-de-France. Des perquisitions sont en cours à Montrouge, Châtenay-Malabry, Grigny, Fleury-Mérogis et Epinay-sur-Seine. Ces 12 personnes vont être interrogées sur le « possible soutien logistique » qu’ils auraient fourni aux tueurs, notamment des armes et des véhciules, selon une source judiciaire.

Manifestation anti austérité le 12 novembre à Paris

Manifestation  anti austérité  le 12 novembre à Paris

 

 Le parti de gauche (PG), le PCF, le NPA, Nouvelle Donne, Ensemble, Gauche unitaire, plusieurs membres d’Europe Ecologie Les Verts, des responsables d’associations féministes, de lutte contre le chômage, des syndicalistes (dont la CGT, Solidaires, FO et FSU) ont notamment signé l’appel à manifester. Cet appel se fait dans la lignée de la manifestation contre l’austérité du 12 avril dernier qui avait réuni entre 25 000 et 100 000 personnes à Paris.  «Ceux qui gouvernent n’ont aucune idée de ce que l’austérité fait subir comme galère», a déclaré ce mardi lors d’une conférence de presse de présentation de la manifestation Willy Pelletier, de la fondation Copernic, qui dénonce «une nouvelle noblesse d’État qui foule du pied ce pour quoi elle a été élue». «A partir du moment où l’Assemblée nationale n’a pas été capable de bloquer la politique du gouvernement, c’est au peuple de le faire», a renchérit Éric Coquerel du Parti de gauche. «Il faut une mobilisation très forte pour faire en sorte de faire dérailler la locomotive de Manuel Valls.» Pour Olivier Besancenot, du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), «c’est la contestation du peuple de gauche qui pense que ce gouvernement fait une politique de droite. (…) C’est une vraie bagarre politique qu’on souhaite mener jusqu’au bout, c’est-à-dire faire tomber le budget», a-t-il ajouté estimant que «la vraie fronde aura lieu dans la rue».  «Dans ce moment de crise, il n’y a pas de solution s’il n’y a pas de mobilisation populaire», estime Clémentine Autain pour Ensemble, composante du Front de gauche, déplorant l’absence de couverture médiatique pour annoncer la manifestation. «Nous sommes nombreux à avoir honte qu’un gouvernement mène au nom de la gauche une politique qui rende plus difficile la vie à un très grand nombre de gens. Le budget doit tomber, le gouvernement doit cesser.» Faisant partie de «la dizaine» de signataires d’EELV, Jérôme Gleizes juge que le gouvernement de Manuel Valls «nous amène droit dans la crise et dans un face-à-face entre la droite et le FN».

Immobilier neuf : recul de 12%

Immobilier neuf : recul de 12%

On est loin des 500 000 logements annuels promis par Hollande il en manquera environ 200 000.  Les mises en chantier de logements neufs en France ont encore dévissé de juin à août, avec un recul de 11,3 % sur un an, s’établissant à 69.227  Par type de logement, de juin à août, les mises en chantier de logements ordinaires sont ressorties en baisse de 15 % à 63.726 unités (contre -16 % sur les trois mois achevés à fin juillet), selon ces statistiques publiées mardi. Celles des logements en résidence (pour seniors, étudiants…), un secteur plus restreint, ont bondi de 77 % à 5.501 unités. Sur les 12 mois écoulés entre septembre 2013 et août 2014, le nombre de logements neufs mis en chantier a affiché un recul de 11,6 %, à 303.218 unités En revanche, pour la première fois depuis le premier trimestre 2013, le nombre de permis de construire accordés pour des logements neufs , qui renseignent sur les futures mises en chantier, est en augmentation sur les trois derniers mois écoulés : il est repassé dans le vert avec une progression de 4,8 % sur cette période, à 103.505. Les permis accordés pour les logements ordinaires ont augmenté de 3,9 % à 94.208 unités de juin à août, tandis que ceux octroyés aux logements en résidence bondissaient de 14,6 % à 9.297. Sur 12 mois, les permis de construire affichent toutefois encore un repli de 13,9 % à 394.154 unités. En 2013, 331.867 logements neufs avaient été mis en chantier en France, un chiffre en repli de 4,2 % sur un an, bien en deçà de l’objectif gouvernemental, encore jamais atteint dans l’Hexagone, d’un demi-million de logements construits par an.

Inde : baisse de 12% des ventes automobiles

Inde : baisse  de 12% des ventes automobiles

 

Les ventes de voitures, considérées comme un indice de la santé économique de ce pays émergent, ont chuté à 143.216 unités en mai (12,26% en mai sur un an), selon la Fédération indienne des constructeurs automobiles (Siam). En avril, les ventes avaient plongé de plus de 10%.   »C’est une période inquiétante pour l’industrie automobile », a commenté devant la presse le directeur général de la Siam, Vishnu Mathur.   »C’est la plus longue période consécutive de déclin dont nous avons été témoins » depuis que la Siam a commencé à compiler les chiffres de ventes il y a 16 ans, a-t-il ajouté.  Les ventes de voitures devraient progresser de l’ordre de 3% à 5% en 2013-14, espère encore la Siam, des chiffres toutefois bien loin du record de +30% enregistré en 2010-11, un bond qui avait bénéficié aux nombreux géants mondiaux du secteur attirés par ce marché juteux.  Selon le responsable de la Siam, des licenciements dans le secteur automobile indien pourraient avoir lieu et toucher dans un premier temps les équipementiers.   »La production a déjà été réduite de 10% à 20% chez certains constructeurs », a commenté auprès de l’AFP Sugato Sen, un autre responsable de la Siam, ajoutant que cela risquait d’entraîner des pertes d’emploi dans le secteur.  Selon la fédération, de forts taux d’emprunt et les inquiétudes croissantes liées au sévère tassement de l’activité de la troisième puissance économique d’Asie ont pesé sur les ventes.  Les ventes de véhicules commerciaux (poids lourds, autobus) ont aussi chuté de 10,6% en mai sur un an, à 55.458 unités.  Pour tenter de séduire malgré tout les clients, les constructeurs ont adopté des tactiques de vente agressives en proposant aux ménages d’acheter maintenant en différant leur paiement ou en leur offrant la possibilité d’acheter en plusieurs fois sans frais, avec parfois des remises allant jusqu’à 20%.  L’Inde a enregistré en 2012/13 une croissance de l’ordre de 5%, soit sa pire performance en dix ans. Pour la première fois en dix ans également, les ventes automobiles annuelles ont chuté sur cette période, de 6,7%.  Seuls 12 Indiens sur 1.000 possèdent une voiture, contre une proportion de 500 pour 1.000 aux Etats-Unis, selon la Fédération.  Le potentiel de croissance du marché automobile dans un pays de 1,2 milliard d’habitants a attiré voici quelques années les géants mondiaux du secteur en quête de nouvelles opportunités dans un contexte de morosité sur les marchés européens.

 

L’euro surévalué de presque 12%

L’euro surévalué de presque 12%

 

Deux raisons expliquent le succès des emprunts obligataires européens, d’une part la surévaluation de l’euro, d’autre part le refus de la BCE de s’engager dans la guerre des monnaies. Le désormais célèbre «Big Mac Index», que publie deux fois par an The Economist depuis 1986, arrive à point nommé. Il tombe au moment où la «guerre des changes» redouble d’intensité. Alors que le yen a perdu près de 20% de sa valeur face au dollar, l’euro bat de nouveau record à 1,37 dollar, son plus haut niveau depuis mi-2011. L’indicateur Big Mac, qui compare le prix d’un hamburger dans différents pays, rapporté au dollar révèle une surévaluation de l’euro de 11,7% en début d’année. À l’inverse le yuan est sous-évalué de 41% face au billet vert. Pour analyser les déséquilibres entre les devises, l’hebdomadaire britannique utilise la notion de parité de pouvoir d’achat (PPA), qui compare le prix d’un même panier de biens et services, dans différents pays. The Economist prend comme référence, un Big Mac, produit de grande consommation, dont le coût de production, calculé au plus juste partout dans le monde par Mac Donald, facilite la comparaison. Seule limite à l’exercice: le coût du travail local n’est pas pris en compte, alors qu’il peut expliquer la différence de prix entre un Big Mac vendu à Shanghaï (2,57 dollars) et à New York (4,37 dollars). Le prix moyen du Big Mac dans la zone euro est à 3,59 euros, ou 4,88 dollars, soit 11,7 % plus cher qu’aux États-Unis. Un prix qui ne cesse de monter depuis juin 2011. Si l’on suit la logique du Big Mac Index, la «juste valeur» de l’euro serait de 1,20 dollar, le cours de change qui égaliserait le prix du hamburger de part et d’autre de l’Atlantique. L’euro n’est pas la seule monnaie surévaluée. Dix devises sont trop chères, d’après le Big Mac Index, qui passe au crible 148 pays. Le pire étant le peso vénézuélien surévalué de 107,9 face au dollar, en raison d’une très forte inflation. Viennent ensuite les devises de trois petits États européens: les couronnes norvégiennes et suédoises ainsi que le franc suisse, devenus des valeurs refuges face à la crise en zone euro. Au Brésil, au premier rang des pays émergents dénonçant la ­guerre des changes – visant en premier les États-Unis et la politique de la Réserve fédérale américaine – le real est surévalué de 29,2% vis-à-vis du dollar. Le dollar canadien ­apparaît aussi surévalué de 21% face au dollar, en raison d’une politique monétaire plus stricte qu’aux États-Unis. Parmi les monnaies les plus sous-évaluées, figure bien sûr le yuan, mais aussi le yen, le rouble, le rand sud-africain. La palme de la sous-évaluation revient à la roupie indienne (-61,8%). La livre sterling, en revanche, est presque à sa juste valeur face au billet vert. Le Big Mac Index juge la monnaie de Sa Majesté sous-évaluée de 2,7%.

 

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