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Coronavirus France: 1000 cas en plus ( 7.730 cas confirmés)

Coronavirus France: 1000 cas en plus  ( 7.730 cas confirmés)

 

Les pouvoirs publics annoncent 1000  supplémentaires pour la journée d’hier (en tout 7730 cas au lieu de 6 633). Un chiffre forcément très approximatif puisqu’il s’agit seulement de cas confirmés. C’est-à-dire de cas ayant fait l’objet d’une analyse. Alors qu’ on a cessé de procéder massivement à des analyses pour les réserver au cas les plus graves. Du coup, ces chiffres constituent des statistiques un peu à la chinoise sans doute pour montrer que la politique de prévention porte un peu ses fruits. Ce qui évidemment est très prématuré car il faudra de l’ordre  d’un mois pour vérifier si effectivement le virus commence à être maîtrisé. Officiellement donc le nombre de cas confirmés de contamination par le nouveau coronavirus a progressé de 16,5% ces dernières 24 heures en France, qui recense désormais 7.730 cas, a annoncé mardi soir le directeur général de la Santé, le Pr Jérôme Salomon.

Le pays compte également 27 décès de plus, ce qui porte le bilan à 175 morts contre 148 la veille, soit une hausse de 18%. “Le nombre de cas double tous les trois jours”, a précisé le Pr Salomon. Le directeur général de la Santé a précisé que 2.579 patients étaient hospitalisés, dont 699 cas graves en réanimation.

Cinq mille personnes sont guéries ou confinées à domicile.

Coronavirus : les rassemblements de plus de 1000 personnes interdits en France

Coronavirus : les rassemblements  de plus de 1000 personnes interdits en France

Cette fois il semblerait que la France tente de mettre fin à ses contradictions en matière de rassemblement car jusque-là la limite de 5000 personnes était prise en compte dans certains cas et pas dans d’autres notamment lors de certaines manifestations sportives. On descend la limite à 1000 personnes et pour toutes les activités y compris le transport ainsi de nombreuses manifestations commerciales, touristiques , sportives  devraient être annulées.

Le  virus se développe à une vitesse inquiétante passant nettement la barre des 1000 infectés (1126 contaminées officiellement mais sans neuf selon le Figaro. 19 personnes sont décédées. Parmi les pays les plus touchés, on compte évidemment la Chine mais aussi l’Iran et l’Italie. Ce dernier pays a pris également des mesures radicales: Le nord de l’Italie en quarantaine. Face aux 5883 cas et 233 décès liés au coronavirus, le gouvernement italien a placé en quarantaine une vaste zone dans le nord du pays, qui comprend notamment les villes de Milan et Venise.

France Coronavirus: les 1000 cas dépassés

France Coronavirus: les 1000 cas dépassés et vers une situation à l’italienne

 

D’après les chiffres officiels on est passé de 949 qu’à à 1.126 cas de contamination au coronavirus dimanche par rapport à samedi ; on compte désormais 19 décès liés à la maladie, selon un bilan publié par Santé Publique France. Ce qui est inquiétant surtout c’est la vitesse de propagation du virus notamment en Île-de-France. Ce dimanche, 65 nouveaux cas de Coronavirus Covid-19 ont été confirmés depuis la veille à 18h en Île-de-France. Au total, 243 cas ont été dépistés. Parmi eux, 226 Franciliens dont 26 vivant à Paris, 12 en Seine-et-Marne, 13 dans les Yvelines, 6 dans l’Essonne, 19 dans les Hauts-de-Seine, 16 en Seine-Saint-Denis, 13 dans le Val-de-Marne, 39 dans le Val-d’Oise, et 82 dont le lieu de résidence demeure inconnu. Les 17 cas restants viennent du reste de la France. La France est atteinte à peu près dans les mêmes proportions que l’Allemagne mais heureusement encore loin de l’Italie. Ceci étant  un scénario à l’italienne n’est pas à exclure dans l’hexagone . À noter qu’en France la propagation et surtout très élevée en région parisienne et dans l’Est de la France.

Chine Coronavirus: 100 ou 1000 cas supplémentaires ?

Chine  Coronavirus: 100 ou 1000 cas supplémentaires ?

 

Depuis que l’épidémie a gagné tous les continents, la Chine se fait très discrète sur l’évolution de sa situation sanitaire. Plus que discrète même autoritaire car elle a interdit la plupart des informations relatives à cette question sur les réseaux sociaux. Curieusement Les autorités sanitaires chinoises ont déclaré mercredi avoir recensé la veille 119 nouveaux cas de contamination au coronavirus et 38 décès supplémentaires liés à l’épidémie en Chine continentale.

Or c’est à peu près le même nombre de cas nouveaux dans des pays qui comptent moins de 100 millions d’habitants quand la Chine en compte environ 1 500 000 000. Certains objecteront que les mesures de confinement ont produit leurs effets mais il faut aussi prendre en compte la dimension d’un pays qui est à peu près à l’échelle d’un continent. L’organisation mondiale de la santé qui se faisait le porte-parole complaisant de la Chine pour faire le point dans ce pays ne dit d’ailleurs plus grand-chose. Pas étonnant car elle a multiplié les contradictions à ce sujet. Considérant même au départ que la situation était sous contrôle lui sous l’effet du développement de l’épidémie que la Chine parvenait à maîtriser le nouveau virus.

La vérité c’est que personne ne connaît exactement le nombre de personnes affectées et le nombre de victimes. Dans son point quotidien, la Commission nationale de la santé a pourtant indiqué que le bilan pour l’ensemble du pays s’élevait désormais à 2.981 décès et 80.270 cas d’infection depuis que l’épidémie s’est déclarée dans la ville de Wuhan en décembre dernier.

Parmi les nouveaux décès, 37 ont été signalés dans la province de Hubei, dans le centre du pays, berceau de l’épidémie.

1000 milliards pour la croissance verte ou le marché ?

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1000 milliards de l’Europe confiés au marché ou une autre régulation ? Michael Vincent, auteur du livre Le banquier et le citoyen, et Nancy Yuk, co-fondatrice de  l’association Greentervention, viennent de publier pour le compte de la Fondation Jean-Jaurès une note sur le Green New Deal porté par la nouvelle commission européenne concernant les investissements verts.

« Les élections européennes de 2019 ont montré une percée verte rendant la question écologique incontournable pour la Commission européenne. L’idée d’un Green Deal ou Pacte vert pour répondre à cette attente s’est très vite imposée, d’abord via le travail collectif lancé de longue date par les ONG (Climate Action Network (CAN), European Environmental Bureau (EEB), Fondation Nicolas Hulot (FNH), Finance Watch, Greentervention, Positive Money, World Wildlife Fund (WWF)) engagées sur le climat (voir le rapport Le Green Deal européen : une occasion de changer la donne), puis directement par la Commission européenne, marquant le début du mandat de la présidente Ursula von der Leyen. L’ensemble du spectre politique semble s’approprier le concept, tout comme l’idée d’une Banque du climat. Véritable « mot-valise », cet outil recouvre des réalités très différentes, dont les détails sont à examiner avec soin. Mais une chose est sûre, le Pacte vert reposera sur deux jambes : un financement privé et un financement public.

La transition écologique peut-elle être réalisée purement et simplement par le marché avec un prix du carbone comme incitation ?

Si le marché est nécessaire, les conditions à remplir pour garantir son efficacité ne sont pas remplies. Pour faire émerger un prix carbone, un accord mondial doit être trouvé, mais les aléas du marché carbone européen tout comme l’échec de la COP25 de Madrid en 2019 en souligne les difficultés.

Surtout, pour être suffisante, un « prix carbone » suppose de lever de nombreuses incertitudes sur le comportement rationnel des agents économiques, l’acceptabilité politique et sociale ou encore la solidité des partenariats internationaux, alors que les objectifs écologiques ne sont pas toujours compatibles avec ceux du privé.

Laisser le marché faire seul, c’est prendre le risque d’une transition à deux vitesses qui ne profite qu’à celles et ceux qui peuvent se l’offrir : la précarité énergétique concerne 11,6% des Français, souvent les plus modestes, qui y consacrent 8% de leur revenu

Risque climatique. Devant l’effort à consentir, l’investissement privé est absolument nécessaire : on observe aujourd’hui un déficit d’investissement privé dans des projets d’ampleur, novateurs mais plus risqués, dans une logique d’aversion au risque et de gain court-terme. C’est la « tragédie des horizons » mentionnée par Mark Carney, alors gouverneur de la Banque d’Angleterre et président du Financial Stability Board (FSB) en 2015 : le risque climatique dépasse les horizons des acteurs et des cycles économiques, des placements et des mandats politiques ou publics. Pourtant, les opportunités offertes par les taux bas et l’afflux de liquidités offerts par les banques centrales ne sont pas exploitées, ce qui n’est pas sans compter certains effets pervers.

La politique monétaire accommodante actuelle réduit les marges d’action des banques centrales en cas de crise. Le corollaire est le maintien sous perfusion d’entreprises non efficientes : le nombre d’entreprises « zombies » est en hausse dans les pays de l’OCDE, entre 6 et 13 % fin 2018 contre 1% fin 1999.

La recherche de rendement renforce « l’addiction » paradoxale des investisseurs aux industries les plus polluantes au détriment des opportunités plus « propres ». Banques, assureurs ou fonds de pension s’orientent vers des actifs considérés plus sûrs et rentables mais liés aux industries fortement émettrices de CO2. Face aux ressources pétrolières limitées, aux coûts élevés de production, à une demande accrue en énergie propre, est-il toujours rationnel de ne pas massivement investir dans les alternatives énergétiques de long terme ? Ces actifs ne sont-ils pas « surévalués » comme l’étaient les Collaterized Debt Obligations (CDOs), des subprimes il y a quinze ans, car n’intégrant pas le risque carbone ? Le montant des actifs condamnés au rebut une fois la transition engagée s’estime pourtant entre 12 000 et 20 000 milliards de dollars…

Laisser le marché faire seul, c’est aussi prendre le risque d’une transition à deux vitesses qui ne profite qu’à celles et ceux qui peuvent se l’offrir : la précarité énergétique concerne 11,6% des Français, souvent les plus modestes, qui y consacrent 8% de leur revenu.

Le choix ne se porte pas sur du « tout privé » ou « tout public » mais sur une complémentarité des efforts : les chiffres d’I4CE (Institut de l’économie pour le climat) montrent un déficit d’investissement vert privé comme public. Ménages, secteur public et entreprises n’ont réalisé que 45 milliards d’euros d’investissements en faveur du climat en 2018, contre 67 milliards pour les investissements fossiles.

La proposition d’Ursula von der Leyen repose sur le potentiel du marché unique, en facilitant le financement via les marchés européens. Avec l’idée de convertir la Banque européenne d’investissement (BEI) en Banque du climat, il s’agit d‘orienter les investissements vers des infrastructures, la recherche et développement, et des projets innovants tendant vers la neutralité carbone. Plusieurs aspects du volet financier méritent d’être soulignés.

Enveloppe Green Deal de la Commission ou investissements de la BEI, la répartition public/privé et le recours à l’emprunt demeurent extrêmement flous. D’abord, la Commission mentionne 1000 milliards d’euros sur la décennie, soit 100 milliards par an. Pour la BEI spécifiquement, la Commission évoque un doublement des financements pour le climat. L’institution bancaire parle de son côté de « mobiliser 1 000 milliards [...] au cours de la décennie 2021-2030 », dont 100 milliards pour le Just transition Fund. La Commission participerait-elle davantage aux projets BEI en multipliant par deux les financements ou est-ce un doublement de son budget (soit 32 milliards en 2019) et un abondement par le privé pour le restant ? S’agit-il de financements « neufs » ou de réallocation de financements ?

Derrière l’effet d’annonce reste la réalité : les propositions sont bien en-deçà des besoins. La Commission européenne estime déjà qu’une augmentation de l’investissement à 260 milliards d’euros par an est nécessaire.

De surcroît, l’effort d’investissement ne doit pas occulter la nécessité de réinventer nos modes de consommation, favoriser la recherche, explorer des solutions encore inconnues et donc financer des projets plus hétérodoxes. La problématique ne s’arrête pas à signaler d’un point de vue « macro » où l’argent doit aller – ce que vise la taxonomie verte (système de classification d’activités économiques considérées comme durables) en cours de développement en Europe. Qui dit impulsion « publique » pose de facto la question des échelles et de gouvernance. Le pilotage Commission/BEI doit résister à la tentation d’une action « top down » : l’action publique doit coordonner la dimension territoriale, nationale et européenne car le défi est par essence transnational, mais les leviers d’action souvent locaux.

Comment réinventer la ville autour d’une nouvelle mobilité urbaine, tels qu’un réseau de transport multimodal intégrant l’intelligence artificielle ? Comment réhabiliter le bâti et permettre à une copropriété déjà en quasi-faillite de financer la rénovation des logements pour réduire le nombre de « passoires thermiques » ? Comment moderniser une agriculture pour tous favorisant un mode de production protégeant l’environnement et ses êtres vivants ?

L’effort de coordination est crucial : si l’articulation privé-public est maintes fois soulignée, elle doit aussi se faire au niveau institutionnel et entre les Etats membres pour agir d’une seule voix. Il est regrettable que l’objectif de neutralité carbone pour 2050 « endossé » par le Conseil européen du 13 décembre 2019 se fasse sans la Pologne, alors que la Hongrie et la République tchèque n’ont pu être convaincues qu’in extremis.

Si nous devons saluer les dernières annonces qui semblent enfin montrer une volonté politique, la prudence reste de mise. L’ombre de l’immobilisme guette alors que l’inaction n’est pas une option – nous avons trop à perdre collectivement. 2019 s’est révélée être l’année de la prise de conscience du dérèglement climatique : que 2020 soit celle de l’action concrète pour la transition écologique et solidaire. »

Hôpital: grève administrative de 1000 médecins

Hôpital:  grève  administrative de 1000 médecins

La grève administrative des médecins hospitaliers prend de l’ampleur et va forcément créer une immense pagaille dans la gestion financière des établissements concernés. En cause évidemment les services d’urgence en pleine crise et d’une façon générale la gestion plus globale des établissements. De façon encore plus générale,  c’est tout le système de santé qu’il convient de revoir. La priorité des priorités est sans doute celle des urgences.

 

 Il est clair que les services d’urgence des hôpitaux sont dans une situation catastrophique. D’une certaine manière, ces services sont le réceptacle d’une bonne partie de la crise du système de santé. En raison des énormes progrès de la médecine, on a surtout développé les innombrables spécialités au détriment des généralistes puisque dans le même temps le numerus clausus bloquait  le nombre global de médecins. En outre,  la fonction de généralistes continue d’être sous-évalue et mal rémunérée. S’y ajoutent des considérations sociétales qui rendent la session profession de généralistes peu attrayantes. La situation n’est pas prête de changer rapidement car même sans numerus clausus il faudra attendre une douzaine d’années pour que les nouveaux étudiants en médecine soit opérationnels. En outre on n’évitera sans doute pas la nécessité de réguler l’ouverture de cabinets médicaux. Notons la contradiction entre les pharmacies dans l’implantation est régulée et les cabinets médicaux. Ajoutons à cela les critères bureaucratiques de la sécurité sociale qui pèse de tout son poids pour réduire la présence médicale locale afin d’espérer hypothétiques économies. La conséquence,  c’est que les patients sont à 90 % orientés vers des services d’urgence qui n’ont pas été conçues pour cela.

Avec une fréquentation qui a doublé en vingt ans, à 21 millions de passages, les urgences sont devenues le lieu de cristallisation des dysfonctionnements du système de santé. «Leurs difficultés ne peuvent être résolues si on se cantonne à des plans “pansements”, sans s’intéresser ni à l’amont ni à l’aval», affirme Frédéric Valletoux, président de la Fédération des hôpitaux de France (FHF). Pour la FHF, il faut un plan d’actions global qui dépasse l’hôpital. D’une part en incitant les médecins de ville libéraux à renforcer la permanence des soins, en clair leur disponibilité, alors que l’obligation de faire des gardes a été supprimée en 2003. D’autre part, la FHF se bat contre les plans d’économies qui ont conduit les pouvoirs publics à imposer des fermetures de lits, «alors que ces lits font gravement défaut pour accueillir les patients et désengorger les urgences». Mais la crise hospitalière est plus globale. En effet il y a une évolution des pathologies notamment du au vieillissement de la population, une extraordinaire avancée des thérapies plus efficaces, plus complexes mais aussi beaucoup plus coûteuse. On ne peut faire non plus l’impasse sur les insuffisances de gestion interne car tout le personnel n’est pas forcément soumis au stress des infirmières des urgences. Les hôpitaux sont devenues des sortes d’usines où cohabitent des services qui collaborent peu entre eux. Des sortes de superstructures s’installent et pour pallier les dérapages financiers , on tente d’instaurer des méthodes de gestion du privé notamment la tarification à l’acte qui conduit à des gaspillages supplémentaires. Sans parler de la bureaucratie qui demande aux médecins autant de temps sinon plus que le travail médical proprement dit. Bref des audits seraient urgent pour  revoir le fonctionnement de nos établissements, les besoins réels de financement mais d’une façon plus générale les conditions de fonctionnement du système de santé. En attendant les médecins hospitaliers ont décidé de faire la grève administrative

La liste des médecins ayant abandonné leurs fonctions administratives est en constante augmentation depuis la publication de la tribune, le 15 décembre, dans Le Journal du dimanche. En moins de dix jours, la pétition est passée de 600 à plus de 1 000 signataires, ce qui représente « environ 10% des chefs de service toutes spécialités et services confondus sur l’ensemble du territoire », confirme André Grimaldi.

Tous se disent déçus jusqu’à présent des réponses de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, face à la crise dans les hôpitaux. « Le plan du gouvernement est très très faible, c’est simplement un plan de communication », analyse le professeur d’endocrinologie, qui avait cru en la ministre lorsqu’elle est arrivée au gouvernement. 

Dans le viseur des chefs de service, les rallonges budgétaires avancées par Agnès Buzyn. « On nous a parlé de 1,5 milliard sur trois ans. Mais en réalité, ces nouvelles dotations correspondent à 200 000 euros de plus par an seulement »,

 

Retraites: Le point indexé mais sur quel niveau , 1000 ou 1400 euros ?

Retraites: Le point indexé  mais sur quel  niveau , 1000 ou 1400 euros ?

 

Bribe par bribe, le gouvernement lâche  des informations sur le futur régime de retraite . Le problème, c’est que souvent ces bribes sont contradictoires. Même après l’intervention prévue mercredi pour le Premier ministre, de nombreuses interrogations vont demeurer dues en particulier à des contradictions mêmes au sein du gouvernement. Hier , le gouvernement et a indiqué que  l’indexation de la retraite serait calculée sur les salaires. Il s’agit d’une information qui n’est pas négligeable. Rappelons toutefois que le système actuel est fondé sur un principe d’indexation sur l’inflation depuis 1 993. Le problème c’est que cette indexation n’a pas été respectée et que les pensions ont été figées pendant plusieurs années. On peut donc décider d’un principe et y déroger ensuite pour de nombreuses raisons. L’autre question fondamentale qui se pose est de savoir sur  quel niveau se fondera cette indexation. Or il semble bien que l’objectif essentiel de la réforme des retraites au-delà caractère plus ou moins universel, c’est de faire diminuer le niveau moyen des retraites. Jean Peyrelevade sur LCI un spécialiste de la question à d’ailleurs affirmé que cette baisse était incontournable et qu’elle attendrait 25 % d’ici 2050, soit en moyenne 0,5 % par an . Une diminution qui serait considérable en valeur absolue si l’inflation continuait d’être faible aujourd’hui. Il est clair que l’indexation produira des effets différents selon que le niveau moyen de la retraite sera de 1000 € , comme prévu en 2050,  ou 2400 € environ comme actuellement (autour de 1000 € seulement pour les femmes). Le gouvernement garantit pourtant que la valeur du point dans le futur système universel de retraites sera indexée sur les salaires, a déclaré mardi le haut-commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye.

“Nous allons apporter un certain nombre de garanties sur quelques dispositifs : le point évoluera – valeur d’achat et valeur de service – sur les salaires”, a-t-il dit à la veille des annonces du Premier ministre Edouard Philippe. Le système actuel est indexé sur l’inflation depuis 1993.

“C’est une avancée considérable qui a un impact extrêmement positif sur les fonctionnaires (…) et un impact considérable pour les salariés du privé et les indépendants”, a dit Jean-Paul Delevoye lors de la séance des questions au gouvernement.

Retraites Enseignants: une garantie de 1000 euros par mois !

Retraites Enseignants: une garantie de 1000 euros par mois !  

Comme Kaas Tanner, le ministre de l’éducation vient aussi d’adresser de toute urgence une lettre aux fonctionnaires de son ministère. Le problème c’est que cette lettre n’est guère rassurant. On sait en effet que les conséquences de la réforme pourront se traduire mécaniquement par des baisses de 600 à 1000 € par mois.  pour les retraités de l’éducation nationale. À moins évidemment d’augmenter de manière très substantielle les rémunérations, ce qui n’est prévu que progressivement; actuellement respons2 308 euros en moyenne par mois dans le premier degré et 2 781 euros dans le second. Par exemple par rapport à l’Allemagne ils sont payés moitié moins ! En compensation partielle en quelque sorte , il bénéficie d’une retraite calculée sur en gros 75% de  leur dernier salaire  (Leur pension est en moyenne de 2 603 euros brut par mois (2 054 euros dans le premier degré et 2 850 euros dans le second degré) et ils partent à la retraite à 61,3 ans en moyenne dans le premier degré et à 62,4 ans dans le second degré.  La lettre est arrivée dans les boîtes mail des quelque 850 000 enseignants de l’Education nationale, mardi 3 décembre. Leur ministre, Jean-Michel Blanquer, a tenu à leur adresser un courrier, afin de « partager le sens du projet de réforme des retraites« , et de les rassurer, à la veille d’une mobilisation annoncée massive contre ce projet.

Sur la réforme des retraites, ma lettre aux Professeurs:

-les pensions ne baisseront pas.
-Pour y arriver, les rémunérations augmenteront sur l’ensemble de la carrière.

C’est l’objet du dialogue social qui est mené sur cette question depuis la rentrée: https://t.co/IMMaa7HTNW

— Jean-Michel Blanquer (@jmblanquer) December 4, 2019

Dans cette lettre, le ministre de l’Education nationale promet à l’ensemble des personnels enseignants « une revalorisation salariale permettant de garantir un même niveau de retraite pour les enseignants que pour des corps équivalents de la fonction publique ». Il assure que cette réforme présente, pour l’ensemble des fonctionnaires, « un progrès », du fait d’une cotisation sur l’ensemble de leur rémunération (y compris les primes), et de la prise en compte de la pénibilité dans la fonction publique.

Mais le message, communiqué à deux jours d’une grève qui s’annonce particulièrement suivie dans l’Education nationale, a été mal reçu par bon nombre d’enseignants. Sur Twitter, des internautes n’ont pas caché leur colère à la lecture, notamment, de cet extrait de la lettre présentant la réforme : « Nous mettrons en place un minimum de pension à 1 000 euros par mois pour ceux qui ont une carrière complète. » 

Le ministre nous écrit. Il nous promet une pension #retraites de 1000 € minimum pour ceux qui ont une carrière complète, soit 43 ans ! C’est une blague ? Rendez-vous le #5decembre #grevedu5decembre pic.twitter.com/OTyr2ZpBFj

— Joël Mariteau (@James_Tib_Kirk) December 3, 2019

Dans son courrier, Jean-Michel Blanquer se veut rassurant sur cette question des revenus des enseignants. Beaucoup d’entre eux craignent que cette réforme ne les dévalorise : elle prendra en compte l’ensemble de leur carrière et non plus leurs six derniers mois de travail, mieux rémunérés. Le haut-commissaire aux Retraites, Jean-Paul Delevoye, avait lui-même reconnu que « les enseignants sont pénalisés si nous appliquons sans correction le système ». 

Face aux inquiétudes, le ministre rappelle que les personnels éducatifs cotiseront aussi sur leurs primes, ce qui veut dire « plus de droits qu’aujourd’hui », promet-il. « Le problème, c’est que les primes, c’est 10% de notre rémunération globale, affirme Jean-Baptiste Mullet. Ce n’est rien. On ne gagnera pas grand-chose à partir de ça ». Un constat partagé par Pierre Friedelmeyer : « Pour les enseignants du primaire, les primes représentent entre 5 et 8% de notre rémunération », assure-t-il.

Le ministre de l’Education nationale s’engage à la mise en place d’« une revalorisation salariale », afin de garantir des retraites plus avantageuses à l’entrée en vigueur de la réforme. Mais comme Jean-Michel Blanquer l’a confié lui-même au Parisien, il s’agit plutôt d’une revalorisation des primes qu’une hausse directe des salaires. Et à cette heure, l’Etat n’a pas donné de chiffres précis pour garantir aux enseignant un maintien de leur niveau de pensions, souligne le HuffPost.

« La revalorisation des salaires, il nous l’a déjà promise », commente Loez, confiant n’accorder « aucun crédit » aux annonces de Jean-Michel Blanquer. « Cette revalorisation salariale, on n’y croit pas du tout, renchérit Pierre Friedelmeyer. Nous n’avons plus aucune confiance. Et nous en avons assez de nous faire taper dessus. » 

 

L’affaire Alstom : 1000 postes supprimés au lieu de 1000 créées

L’affaire Alstom : 1000 postes supprimés au lieu de 1000 créées

 

Socialement, le bilan est terrible, le pire c’est que la vente d’Alstom a été négociée par Macron qui en fait a bradé l’entreprise. C’est son principal conseiller au ministère qui a géré le dossier. Hugh Bailey, devenu responsable  des affaires publiques de GE France et  en avril 2019 directeur général de General Electric France.   Hugh Bailey, qui a rejoint GE en 2017, a la particularité d’avoir été conseiller pour les affaires industrielles et le financement à l’export au sein du cabinet d’Emmanuel Macron lorsque ce dernier était Ministre de l’Economie du gouvernement Valls entre l’été 2014 et l’été 2016. A l’époque, Emmanuel Macron avait piloté la vente de la branche énergie d’Alstom à General Electric, après avoir suivi le dossier de très près lorsqu’il était secrétaire général adjoint de l’Elysée auprès de François Hollande. Il y a plusieurs scandales dans ce dossier. D’abord celui du PDG Patrick Kron menaçé de poursuites judiciaires qui a liquidé Alstom électrique pour s’en débarrasser et qui au passage a touché un joli pactole. Le second scandale est lié  à la nomination du conseiller de Macron qui précisément a négocié la vente. Un pantouflage qui normalement est interdit. En réalité, la promesse de créer 1000 emplois était tout à fait illusoire et ne repose pas sur des dispositions juridiques. C’est une promesse politique soutenue par Macron. Au lieu de créer 1000 emplois on va en supprimer 1000.

Le géant américain General Electric a annoncé, mardi 28 mai, quelques jours après les élections européennes, envisager la suppression de plus de 1 000 postes en France. Dans le détail, le groupe américain, qui avait racheté en 2015 la branche énergie d’Alstom, envisage jusqu’à 792 suppressions de postes dans l’entité gaz et 252 dans celle dédiée aux fonctions supports, a précisé un porte-parole du groupe.

Emmanuel Macron était ministre de l’Economie au moment du rachat de la branche énergie d’Alstom par General Electric et il avait donné son feu vert. Aujourd’hui, ce rachat est pointé du doigt, notamment par Jean-Pierre Chevènement, ancien maire de Belfort :  »Il est apparu que cet accord soi-disant équilibré ne l’était pas. Il n’y avait pas égalité entre Alstom d’une part et General Electric de l’autre. Il y avait trois coentreprises où Alstom était en position minoritaire. Donc, il y a eu des erreurs à l’époque, a-t-il affirmé au micro de franceinfo. Après son rachat en 2015 de la branche énergie d’Alstom, General Electric s’était engagé à créer un millier d’emplois en France. Mais ces derniers n’ont jamais vu le jour. « A l’époque, Emmanuel Macron, qui était ministre de l’Economie, s’était engagé à soutenir l’emploi à Belfort, à être toujours présent aux côté des salariés », se souvient Damien Meslot, maire de Belfort.« Le ministre de l’Economie de l’époque était venu nous voir à Belfort pour nous dire, je cite : ‘Belfort a un avenir industriel. Votre activité a une importance stratégique pour la France et sera donc défendue. Vous pouvez compter sur moi’ », tient aussi à rappeler le député centriste Michel Zumkeller.

« Nous savons que le président de la République a rencontré le président de General Electric, Larry Culp, qui lui a fait part d’un projet de plan de licenciements. Emmanuel Macron a demandé que ce plan soit annoncé après les élections européennes », prévenait déjà Damien Meslot, le maire de Belfort, au micro de franceinfo, dès le 21 mai, alors que le plan de licenciements n’était qu’une rumeur insistante.

Alors que les syndicats de General Electric alertent les autorités depuis des semaines sur ce plan social, l’annonce de ces suppressions de postes est effectivement tombée deux jours après le scrutin.

J’espère que le président de la République et le gouvernement mettront la même énergie à créer de nouvelles activités à Belfort qu’ils en ont mis pour déplacer l’annonce du plan, après les élections européennes. Damien Meslotsur BFMTV

La secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie a nié que l’Etat ait été mis au courant de ces suppressions d’emplois avant les élections européennes. « On n’était pas plus au courant que les personnes concernées », a soutenu Agnès Pannier-Runacher sur franceinfo. Il faut noter que General Electric nouvel actionnaire d’Alstom électrique, comme Bouygues ancien actionnaire font aussi parti des généreux donateurs de la campagne de Macon. Une enquête est en cours sur ce sujet mais comme la plupart des affaires de ce type elle risque de finir en eau de boudin.

Notre-Dame: plus de 1000 experts protestent

Notre-Dame: plus de 1000 experts protestent

 

La récupération politique de la catastrophe de Notre-Dame a indisposé nombre d’experts du patrimoine cela d’autant plus que le pouvoir politique s’est arrogé des pouvoirs en matière d’architecture patrimoniale. Un détournement de fonction puisque la restauration des monuments historiques est encadrée par la loi et confie la responsabilité aux experts dont les architectes des bâtiments de France. Plus d’un millier d’experts du patrimoine invitent donc le président de la République à éviter la « précipitation » dans la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris et à ne pas s’affranchir des règles de protection du patrimoine, dans une tribune publiée sur le site du Figaro.  »N’effaçons pas la complexité de la pensée qui doit entourer ce chantier derrière un affichage d’efficacité », interpellent 1170 conservateurs, architectes et professeurs français et étrangers dans ce texte mis en ligne dimanche, alors qu’Emmanuel Macron a promis de reconstruire d’ici cinq ans le joyau de l’art gothique en partie détruit par un incendie il y a deux semaines. « Prenons le temps de trouver le bon chemin et alors, oui, fixons un délai ambitieux pour une restauration exemplaire », plaident-ils. Les signataires, parmi lesquels le conservateur des monuments nationaux, Laurent Alberti, critiquent le choix du gouvernement de passer pour ce chantier par un projet de loi autorisant des dérogations aux normes de protection patrimoniale. Les « choix » pour la restauration du monument doivent se faire « en ayant une approche scrupuleuse, réfléchie, de la déontologie » ajoutent-ils dans cette tribune, intitulée Monsieur le Président, ne dessaisissez pas les experts du patrimoine!

Electricité : une dépense d’environ 1000 euros par an

Electricité : une dépense d’environ 1000 euros par an

Depuis les années 1960, la consommation d’électricité des Français n’a cessé globalement de progresser, de façon plus ou moins forte selon les périodes, selon l’Insee, qui a passé au crible l’évolution de la consommation d’électricité et ses tarifs depuis six décennies. Depuis le milieu des années 1980, nous consommons en moyenne 2% d’électricité de plus par an.

Or, depuis une dizaine d’années, ces augmentations pèsent davantage dans le portefeuille des Français. «Depuis 2007, les prix à la consommation de l’électricité ont augmenté d’environ 50 %», selon l’étude. Et depuis 2009, «les prix de l’électricité augmentent plus rapidement que l’inflation» (+ 4,3 % contre + 0,5 %) observe encore l’Insee qui explique cette envolée par la forte hausse de la Contribution au service public de l’électricité (CSPE), multipliée par cinq entre 2009 et 2016. Il s’agit d’une des quatre taxes sur l’électricité, avec la TVA, la taxe sur la consommation finale d’électricité (TCFE) et la contribution tarifaire d’acheminement électricité (CTA). La part des taxes et prélèvements dans le prix total de l’électricité en France atteint 35 % en 2016, contre 26 % en 2010.

Ainsi, selon l’Insee, en 2016, les ménages ont dépensé en moyenne 960 euros en consommation d’électricité. Dans leur «budget énergie», cela représente tout de même 57 % des dépenses (sans compter les carburants).

Malgré tout, cette facture reste parmi les plus basses d’Europe: inférieure de 20 % de moins que la moyenne dans l’Union européenne du fait du choix du nucléaire.

Impôts, Record du monde : Plus de 1000 milliards d’impôts en France

Impôts,  Record du monde : Plus de  1000 milliards d’impôts en France

 

À peu près tous les gouvernements ont annoncé une baisse de la fiscalité cependant le taux et le montant des prélèvements obligatoires ne cessent  d’augmenter chaque année. C’était le cas en 2017 ce sera le cas en 2018 aussi en 2019.Pour la France c’est 10 points de plus que la moyenne de l’OCDE.

 

Total des prélèvements obligatoires, en % du PIB, dans quelques pays de l’OCDE,

 

Allemagne 37

Canada 31,9

Danemark 46,6

Espagne 33,8

États-Unis 26,4

France 45,5

Italie 43,3

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Mexique 17,4

Royaume-Uni 32,5

Suède 43,3

Suisse 27,9

 

Moyenne OCDE 34,3

 

 

En pourcentage du produit intérieur brut (PIB), le taux de prélèvements obligatoires a atteint cette année-là son « point le plus haut », avec 45,3% du PIB. Les cotisations sociales ont pesé pour 37% des prélèvements obligatoires et les impôts pour 63%. Ce taux doit retomber à 45% du PIB en 2018 et à 44,2% du PIB en 2019, en raison des baisses d’impôts décidées par le gouvernement (taxe d’habitation, impôt sur le fortune, flat tax). Malgré tout, la quantité d’impôts et cotisations recouvrés par l’Etat, les collectivités et la sécurité sociale devrait continuer à augmenter, pour atteindre 1.057 milliards d’euros en 2018 et 1.070 milliards en 2019.

Cela s’explique par l’ »évolution spontanée » des recettes fiscales, souligne Joël Giraud dans son rapport, destiné à éclairer les parlementaires sur le projet de loi de finances, qui sera débattu à l’Assemblée nationale à partir de lundi. Les rentrées d’impôts augmentent en effet quand l’activité économique croît, la bonne tenue de l’économie stimulant notamment la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et l’impôt sur le revenu, lié au salaire. Le taux de croissance attendu pour cette année comme pour l’an prochain (1,7% dans les deux cas selon le gouvernement) laisse entrevoir une hausse des recettes fiscales en volume supérieure aux baisses prévues par le gouvernement. Selon les calculs du rapporteur, l’évolution spontanée des recettes devrait ainsi avoisiner les 29,8 milliards en 2018, tandis que les baisses liées aux réformes fiscales de l’exécutif atteindront 10,4 milliards d’euros. En 2019, ces chiffres seront respectivement de 31,9 milliard

 

Brexit : un cout de 1000 eurospour les ménages

Brexit : un cout de 1000 euros pour les ménages

Les ménages britanniques devront en effet faire face à des prix plus élevés, en raison des coûts liés notamment aux droits de douane et aux formalités administratives, tandis que les fabricants de biens de consommation pourraient voir leurs bénéfices amputés de 1% à 4%. L’étude, menée par le cabinet de conseil Oliver Wyman a envisagé cinq scénarios de Brexit, avec un impact allant de 245 et 960 livres par an par ménage. Le scénario le plus coûteux est celui dans lequel le Royaume-Uni, quittant l’Union douanière et le marché unique, revient tout simplement à la clause de la nation la plus favorisée (NPF) de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Cette clause stipule que tout avantage commercial accordé par un pays à un autre doit être immédiatement accordé à la totalité des membres de l’organisation. Les prix à la consommation pourraient être aussi affectés par une dévaluation de la livre et la probabilité que les accords de libre-échange avec les pays en dehors de l’Union européenne ne parviennent pas à atténuer suffisamment l’impact sur les ménages du Brexit, indique l’étude. Il y a deux mois, un rapport d’une commission de la Chambre des Lords indiquait que les prix alimentaires augmenteraient probablement après le Brexit si aucun accord commercial avec l’UE n’était conclu, et qu’il pourrait même y avoir des pénuries de certains produits.

 

1000 taxes en France ?

1000 taxes en France ?

 

Difficile de dénombrer les diverses taxes françaises tellement est complexe le dispositif fiscal mais dans un entretien sur France info en 2015, Gilles Carrez, ancien  de la commission des Finances à l’Assemblée, pendasaiat qu’il  il y aurait en France plus de 1 000 taxes différentes et que  le rôle de l’impôt aurait été détourné de sa fonction.

 

: Les Français se retrouvent aujourd’hui face à un système fiscal coûteux, complexe, injuste et extrêmement changeant. Comment expliquer cette absurdité fiscale ?

Gilles Carrez : De multiples dispositions, exonérations, allègements et exceptions fiscales se sont multipliés par rapport à la règle générale de l’impôt. Pour qu’un impôt fonctionne et soit accepté, il doit avoir une assiette très large et un taux le plus faible possible. Et surtout, qu’il n’y ait ni dérogation ni exception.

Pas de niches fiscales, donc. Mais ces avantages subsistent en France. Comment l’expliquez-vous ?

En France – et c’est une particularité de notre pays –, la fonction première de l’impôt, c’est-à-dire couvrir les dépenses publiques, a été perdue au profit de deux autres fonctions. La première est celle de la redistribution : au nom de la justice, les riches doivent payer davantage que les pauvres. La seconde est celle de l’incitation. L’État oriente l’impôt, incite à l’utilisation d’aides fiscales afin de permettre aux Français, aux agents économiques que sont les particuliers et les entreprises, d’épargner ou d’investir davantage, par exemple. Cette fonction incitatrice de l’impôt, visant à orienter les comportements des agents publics, l’a au final emporté sur l’objectif premier des impôts, qui est celui du financement des dépenses publiques.

Ce problème semble s’être aggravé au fil des années…

Oui, cela s’est aggravé car il y a une sorte de confiance aveugle dans le fait qu’en manipulant l’impôt, nous pouvons orienter, voire déterminer les comportements des entreprises ou des ménages. C’est un problème typiquement français, qui montre à quel point notre pays reste centralisé, sous influence de la collectivité publique. Il y a derrière cela une philosophie qui consiste à dire que l’État sait ce qui est bon pour les Français – pour les ménages comme pour les entreprises. Prenons l’exemple du logement. En 1984, les politiques ont décidé que les Français devaient acheter des logements pour les louer. Ils ont mis en place une incitation fiscale. Depuis cette époque, ces mécanismes ont fleuri.

Combien y a-t-il de niches fiscales aujourd’hui en France ?

Nous avons commencé à les réduire quelque peu. Quand nous avons débuté ce travail avec Didier Migaud, alors président de la commission des Finances, nous comptions des centaines de niches fiscales uniquement sur l’impôt sur le revenu. Quatre de ces niches permettaient une défiscalisation sans limite. Il s’agissait de l’investissement productif en Outre-mer ou du dispositif Malraux, par exemple. Nous avons introduit un plafonnement pour chacune de ces niches. Nous avons ensuite simplifié le système, car il existait à la fois des niches de réduction d’impôt et des avantages fiscaux sur les revenus imposables. Nous avons tout transformé en réduction d’impôt. Aujourd’hui, vous ne pouvez ainsi pas défiscaliser au-delà d’un certain montant d’impôt, ce qui est aussi un travail d’équité fiscale.

Par contre, je le reconnais, nous n’avons pas éradiqué ces niches. Tout ce travail reste à faire, et il est très difficile. On pouvait penser, par exemple, que les dispositifs fiscaux sur les logements locatifs seraient supprimés en 2012, compte tenu des critiques avancées par l’opposition à ce moment-là. Ils ont simplement été transformés, car l’ensemble de la profession des promoteurs a expliqué que si l’on supprimait cette incitation fiscale, la construction de logements serait affectée. Il s’agit donc d’un travail difficile. Il faut diminuer les choses petit à petit. Nous avons cependant obtenu une victoire en 2008 et 2009 : désormais, les niches, les dépenses fiscales, sont réservées aux seules lois de finances. Il est impossible d’en introduire une nouvelle dans une loi normale. Car avec la loi de finances, vous voyez à la fois les recettes et les dépenses. Si vous créez une nouvelle niche fiscale, donc un trou dans les recettes, vous devez en principe vous poser la question de la gager au niveau des dépenses.

A-t-on une idée du nombre de taxes qui existent aujourd’hui en France ?

Je pense que nous dépassons 1 000 taxes. Vous avez tout ce qui relève de l’État, mais n’oubliez pas ce qui relève des collectivités locales, par exemple la taxe de balayage qui est très ancienne. Vous avez également tout ce qui relève des comptes sociaux. Je pense qu’en cinquante ans, nous avons multiplié par quatre ou cinq le nombre de taxes. Mais il y a beaucoup de taxes qui sont très faibles et qui, finalement, concernent très peu de personnes.

Il existe une taxe sur les poissons, sur les baby-foot, sur le ski de fond… Pourquoi autant de taxes absurdes ?

En tant que rapporteur du Budget, j’ai eu à rapporter la taxe sur les crustacés, coquillages et poissons. J’étais totalement contre. J’ai raconté en séance que j’étais allé voir ma poissonnière au marché du Perreux-sur-Marne pour lui expliquer cette taxe. Elle a réagi en me disant que cela n’avait aucun sens, et elle avait raison ! Le pouvoir politique crédite l’impôt d’un excès de confiance. Il pense qu’il suffit d’appuyer sur tel ou tel bouton, de créer ces taxes pour voir les Français acheter davantage de poissons ou de logements… Toutes ces taxes font perdre de vue l’objectif premier de l’impôt. On ne réalise pas qu’un contribuable malmené par l’impôt finit par se venger, d’une manière ou d’une autre. Si les taxes sont excessives, le contribuable va lui aussi adapter son comportement. Voire quitter le pays.

Comprenez-vous la révolte de certains Français face à l’impôt ? Par exemple, celle des indépendants face à leur régime social, le RSI, ou celle des retraités qui partent à l’étranger ?

Bien sûr. Il y a deux problèmes : un problème de complexité, de changements de règles qui obscurcissent l’impôt, et des impôts qui sont manifestement spoliateurs. Le problème lié au RSI, c’est que les cotisations sont calculées sur la base des revenus de l’année N-2. Or, dans le commerce et l’artisanat, vous pouvez avoir de très bonnes années comme vous pouvez en avoir de très mauvaises. Vous pouvez ainsi payer des sommes colossales cette année simplement parce que vous avez très bien gagné votre vie deux ans plus tôt. Un contribuable ne peut accepter cela.

Je vais prendre un autre exemple. Beaucoup de personnes ayant des revenus importants ont décidé d’investir dans le photovoltaïque en Guadeloupe ou en Martinique, à l’époque où cela générait des défiscalisations très importantes, à mon sens excessives. Cela a créé une telle bulle que tout a été arrêté. Les personnes ayant investi ont non seulement perdu leurs investissements, mais elles ont aussi dû rembourser l’avantage fiscal qu’elles avaient obtenu.

Il y a également le problème de l’impôt confiscatoire. Un Français recevant des dividendes a certes des revenus importants, mais il est au total imposé à hauteur de 64,5% sur ces dividendes. S’il doit payer l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en plus sur ces rémunérations, il peut arriver à un taux d’imposition de 100%. C’est inacceptable. Nous sommes le seul pays en Europe à avoir un tel système. Le Conseil constitutionnel a désormais fixé une sorte de limite à 75%. Mais c’est un taux déjà très élevé. Il faut faire très attention : si le consentement à l’impôt parmi ces contribuables aisés est brisé, c’est toute la collectivité qui en pâtit.

N’y a-t-il pas un risque que l’impôt soit délégitimé en France, du fait de cette instabilité et de cette complexité ?

L’instabilité conduit les Français à ne plus comprendre l’impôt. Pour consentir à l’impôt, il faut en comprendre les mécanismes. Un impôt qui change sans arrêt est forcément contesté. Prenons un autre exemple, celui des plus-values immobilières. Pendant vingt ou trente ans, vous aviez un même système qui fonctionnait : une actualisation annuelle du prix du bien en fonction de l’inflation, et l’exonération totale de la plus-value après 22 ans. En 2003 et 2004, le système est modifié : on décide de réduire le délai de 22 à 15 ans. En 2011, face au déficit du budget, on décide de revenir non pas à 22 ans mais à 30 ans ! C’est une croyance aveugle dans le fait que, grâce à l’impôt, on peut emmener la France à peu près où l’on veut. Mais la vraie vie n’est pas comme cela. Les agents économiques ont leur rationalité, ils ont également un certain degré de confiance. Quand vous changez sans cesse la règle du jeu, vous créez de la défiance.

Le problème français n’est-il pas dans ces changements permanents, justement ? Chaque année, 20% des articles du Code général des impôts, qui fait plus de 3 500 pages, sont remaniés. 

L’instabilité du Code des impôts est un phénomène assez récent. Il a enflé, je dirais, au cours des trente dernières années. Pourquoi ? Tout simplement parce que les pouvoirs publics ont demandé à l’impôt de nouvelles fonctions qui, à mon sens, ne relevaient pas du rôle essentiel de l’impôt. Ces nouvelles fonctions ont complètement déstabilisé et complexifié l’impôt. Dans notre code actuel, pour chaque impôt, la règle générale est donnée sur deux ou trois pages. Ce sont les cas particuliers – toutes ces exemptions, exonérations et niches fiscales – qui sont donnés sur des dizaines, voire des centaines de pages. Vous avez également des milliers de pages d’instructions fiscales. Nous sommes dans un système où la règle générale est considérée comme presque marginale face à toutes les exceptions et tous les cas particuliers. Les services fiscaux eux-mêmes sont confrontés à une matière fiscale beaucoup trop complexe.

Prenons l’exemple de la Contribution sociale généralisée, la CSG. Il s’agit d’un impôt qui crée très peu de contentieux, du fait d’une assiette très large. Dès lors que l’on a plusieurs taux, cela peut créer de graves difficultés. Cette année, en supprimant la première tranche d’impôt sur le revenu, on a modifié son articulation avec la CSG. Environ 700 000 retraités, qui bénéficiaient jusqu’alors d’un taux réduit de CSG, se sont retrouvés à payer un taux normal.

A-t-on des indications sur l’exil fiscal et sur son accélération ?

C’est aujourd’hui l’omerta. Nous sommes face à un véritable déni du gouvernement. Il y a deux ans, j’ai proposé un travail conjoint entre la commission des Finances et Bercy : la mise en place d’indicateurs, à la fois fiscaux et sociologiques, visant à suivre le phénomène. Les indicateurs fiscaux sont l’impôt sur le revenu – voir combien de contribuables partent et reviennent chaque année au sein de chaque tranche de revenu – mais également le contrôle de l’ISF et de l’exit tax, que l’on paie lorsque l’on a réalisé des plus-values et que l’on part à l’étranger. Les indicateurs de type social, ce sont par exemple les inscriptions dans les lycées français, les listes d’attente à Londres, Hong Kong, en Suisse ou à Bruxelles…

Cependant, je ne suis toujours pas parvenu à obtenir du gouvernement la mise en place d’indicateurs objectifs. Et je suis assez inquiet face à un signal, une lumière rouge qui commence à clignoter : l’impôt sur le revenu. En général, l’impôt sur le revenu rapporte toujours un peu plus que ce qui était prévu. Ces deux dernières années, nous nous sommes retrouvés avec 5 milliards d’euros en moins par rapport aux prévisions. Il se passe des choses.

Chine: 1000 entreprises fermées d’ici 3 ans

Chine: 1000 entreprises fermées d’ici 3 ans

Pour des raisons économiques mais aussi environnementales un millier d‘entreprises du secteur manufacturier auront fermé d‘ici 2020 à Pékin, dans le cadre d‘un plan de restructuration économique de la capitale, annonce samedi l‘agence de presse officielle Chine nouvelle. Cette année, 500 entreprises manufacturières seront fermées dans la capitale, ainsi que 176 marchés et centres logistiques. Plusieurs universités et hôpitaux seront transférés dans des zones périurbaines, a précisé Liu Bozheng. Ces fermetures s‘inscrivent dans un plan d‘intégration des économies des villes de Pékin et de Tianjin et de la province du Hebei. D‘ici la fin de la décennie, 300 marchés et centres logistiques seront également fermés à Pékin, précise Chine nouvelle, qui s‘appuie sur la conférence de presse donnée par le directeur adjoint du bureau de Pékin chargé de superviser l‘intégration de la région Pékin-Tianjin-Hebei. Pékin, qui compte 22 millions d‘habitants, s‘efforce de juguler sa croissance démographique et de transférer les entreprises et certaines “fonctions non capitales” dans le Hebei pour réduire la pollution.

Loyer 4 pièces : 3000 euros à paris mois de 1000 euros à Lille.

Loyer 4 pièces : 3000 euros à paris mois de 1000 euros à Lille.

 

Fortes dispersion des prix entre les villes. Autre exemple 750 euros prix médian pour un studio, un peu plus de la moitié à Lille. Dans sa dernière étude, l’Observatoire statistique des locations de la Fédération nationale de l’immobilier a calculé les loyers et délais de location médians des dix plus grandes agglomérations françaises, selon la taille des logements. «Si la hiérarchie des loyers au mètre carré est conforme à ce qui est habituellement constaté, l’amplitude des écarts varie notablement», observe la Fnaim. Ainsi, les loyers au m² des studios sont parfois très supérieurs à ceux des 2-pièces: les écarts s’étendent ainsi de +17% à Toulon à +45% à Lyon. L’agglomération parisienne se situe en quatrième position avec une différence de 30%. Les loyers au m² des 2-pièces sont également supérieurs à ceux des 3-pièces: +5% à Paris, +10% à Nice ou +21% à Toulon. En revanche, ceux des 3 et 4-pièces sont assez proches les uns des autres, quelles que soient les agglomérations. Cette hiérarchie s’explique par la mobilité des locataires qui est d’autant plus forte que les logements sont petits. «Les locataires stables bénéficient d’une «prime à la durée d’occupation» alors que les loyers des nouveaux sont fixés en fonction de l’état du marché», ajoute la Fnaim. Idem pour le risque de vacance qui agit aussi sur les loyers. C’est notamment le cas des logements loués à des étudiants qui sont souvent inoccupés pendant les vacances d’été.

1000 milliards en + pour les 500 les ¨plus riches en 2017

1000 milliards en + 2017 pour les 500 les ¨plus riches

Plus précisément, les 500 personnes les plus riches au monde ont vu leur fortune augmenter de 23%, soit 1000 milliards,  entre 2016 et 2017 pour atteindre près de 5400 milliards de dollars. Une hausse qui évidemment participe de la croissance des inégalités.  Partout les inégalités ne cessent de croître depuis une cinquantaine d’années. Certes le niveau de vie s’élève partout mais la répartition des richesses est de plus en plus inégalitaire. On s’oriente de plus en plus vers un monde constitué de smicards (ou un peu mieux avec par exemple en France un salaire moyen de 1730 euros) d’un côté et de l’autre une caste de milliardaires. Ce que révèle un  rapport collectif, alimenté par les travaux d‘une centaine de chercheurs à travers le monde. Ces inégalités sont encore plus criantes dans les pays en développement où une très petite minorité s’approprie avec la complicité des états la grande partie de la richesse tandis que le salaire moyen des plus pauvres se situe dans des fourchettes de 100 à 300 € par mois. Des inégalités existent aussi en Europe mais dans de moindres proportions compte tenu de la régulation économique et sociale et des plus grandes difficultés à piller les ressources des Etats. Les écarts de revenus sont aussi à corréler aux niveaux démocratiques. De ce point de vue,  dans les Etats de quasi dictature comme en Chine, en Russie ou en Iran le détournement de richesse et d’autant plus facile. Ce qui ne signifie pas pour autant qu’il n’y ait quand même l’émergence d’une classe moyenne. À noter aussi des écarts de revenus de plus en plus important aux  États-Unis en raison en particulier de l’indigence de la régulation économique et sociale (par exemple en matière d’accès à la santé ou de retraite).  Entre 1980 et 2016, à l’échelle mondiale, les 1% les plus riches ont capté 27% de la croissance totale des revenus, alors que les 50% les plus pauvres de la population mondiale n‘ont absorbé que 12% des richesses créées, soit la moitié. “Nos données montrent que la tendance inégalitaire des trente dernières années a pris des proportions excessives et néfastes”, expliquent les deux chercheurs français dans un entretien publié dans Le Monde. Le creusement des inégalités s‘est effectué à des rythmes très différents selon les pays – y compris pour des pays présentant des niveaux de développement comparables – ce qui souligne selon eux l‘importance des politiques nationales dans cette évolution. Cette tendance s‘est manifestée de façon particulièrement marquée aux Etats-Unis, où la part des revenus perçue par les 1% les plus riches est passée de 22% en 1980 à 39% en 2014. La progression des inégalités a également été importante en Russie et en Chine dans le sillage de la transition de leurs économies vers un modèle plus capitaliste, ont constaté les auteurs de cette étude. Entre 1995 et 2015, la part des richesses nationales allant aux 1% les plus aisés a doublé entre dans ces deux pays, passant de 15% à 30% en Chine et de 22% à 43% en Russie. La progression des inégalités s‘est avérée plus modérée en Europe, région la moins inégalitaire, où les 10% les plus aisés concentraient 37% de la richesse nationale en 2016. D’une façon générale ce ne sont pas les plus inégalités qui sont en cause dans leur principe mais leur écart.  Les auteurs se déclarent convaincus que “si l‘aggravation des inégalités n‘est pas correctement suivie et prise en compte, elle pourrait conduire à toutes sortes de catastrophes politiques, économiques et sociales”.

M. Fillon « savez-vous ce que c’est que travailler pour 1000 nets euros par mois » ?

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C’est la question qui revient à travers de nombreuses réactions après le scandale. Nombre d’internautes sont évidemment choqué par l’importance des montants en cause dans les différentes affaires Fillon qui portent en fait sur plusieurs millions dont environ 1 million pour le seul emploi fictif de  l’épouse de l’ancien ministre. Penelope Fillon a notamment bénéficié d’un salaire de plus de 6000 € nets lorsqu’elle  qu’elle était rémunérée pour un pseudo emploi d’assistante du suppléant de Fillon à l’assemblée nationale. Un revenu hors du commun puisqu’en moyenne un secrétaire parlementaire gagne autour de 2000 € et lui avec un travail effectif. Sans parler des 45 000 € d’indemnités de licenciement pour un emploi qu’elle n’a jamais assuré. Mais au-delà de ces chiffres exorbitants, ce qui scandalise le plus c’est l’inconscience totale de Fillon sur les faits que produit cette affaire sur l’opinion publique. D’autant plus que Fillon affirme avec une sorte de morgue d’aristocrate de l’ancien régime que tout cela est légal. De toute évidence, Fillon ignore totalement la condition sociale de salariés qui doivent se contenter de 1000 € nets par mois et auxquels au surplus il veut imposer davantage d’austérité en augmentant par exemple la TVA. À force de côtoyer le Gotha de la société, les milliardaires, les privilégiés, les élites comme Fillon deviennent fous. Pour gagner ces 1000 € nets, nombre de femmes de ménage qui entretiennent  bureaux et logements doivent  se lever vers quatre heures du matin avec parfois des trajets (AR) qui peuvent durer quatre heures et retourner le soir pour terminer le nettoyage des locaux. On objectera évidemment que certains diplômés comme Madame Fillon méritent une rémunération plus substantielle. Sans nul doute mais à condition qu’il ne s’agisse pas d’un travail fictif et d’un détournement d’argent public qui vient précisément notamment de la poche de ceux  qui doivent se contenter de 1000 € pour un travail réel et souvent pénible. Cette inconscience voire  ce mépris de certaines élites vis-à-vis de la réalité socio-économiques du pays fait réellement douter de leur lucidité, de leurs compétences et bien entendu de leur morale pour gérer le pays dans l’intérêt général.

VTC: Un chauffeur gagne 1000 ou 1.700 euros par mois ?

VTC: Un chauffeur gagne  1000 ou 1.700 euros par mois ?

 

Pas très claire l’évaluation de Jacques Rapoport., le médiateur qui fait varier le salaire net de 800 euros à 1700 euros. Pour un chauffeur « normalement professionnel » et qui « maîtrise correctement ses charges », le revenu mensuel s’établit « autour de 1.700 euros, entre 1.600 et 1.800 euros », mais il s’agit d’un revenu calculé sur 60 heures et  le montant estimé « n’inclut ni congés ni protection personnelle » en cas de maladie ou d’accident,  Sur une base de 40 heures d’activité hebdomadaire, Jacques Rapoport conclut que « l’activité ne permet pas de dégager un revenu décent ». Dans ce cas, le revenu net atteint « entre zéro et 1.100 euros, desquels il faut déduire le coût de la protection sociale évaluée, pour un indépendant au RSI, autour de 30 % du revenu ».  Le médiateur rendra ses préconisations au gouvernement fin janvier ou début février. Pour résumer si effectivement un chauffeur veut dégager autour de 1600 euros (revenu salarial moyen en France) il devra au moins travailler 90 heures.

Réfugiés : 1000 accueillis sur 30 000 prévus

Réfugiés : 1000 accueillis sur 30 000 prévus

 

Pierre Henry, directeur général de France terre d’asile,  souligne dans le JDD  le décalage entre le nombre de refugiés reçus et ceux qui étaient prévus.

 

Que pensez-vous de l’annonce d’Emmanuelle Cosse de doubler les capacités (de 2.000 à 5.000 places à la rentrée) des centres d’accueil et d’orientation (CAO) pour migrants?
C’est d’abord une annonce en réaction à une situation d’urgence prévisible. La création de place en CAO est une bonne chose, mais ne doit pas être l’unique dispositif. Cela fait plus d’un an que nous disons au gouvernement qu’il faut créer des dispositifs d’accueil d’environ 500 places dans chaque grande agglomération française. Des centres qui fonctionneraient de manière uniforme, où chacun pourrait décliner son identité, et dans lesquels nous serions en mesure d’orienter les personnes sur les dispositifs d’accompagnement. Dans le plan d’Emmanuelle Cosse il manque cet échelon du premier accueil. Créer des places en CAO est une bonne chose, mais comment y rentre les migrants et à partir d’où? Si on continue de dispatcher les migrants à partir de Paris ou de Calais, où ils viennent s’y concentrer, on ne va jamais sortir de cette crise migratoire qui dure depuis trois ans. La ministre connaît très bien ce dossier et si ces mesures ne sont pas portées, c’est avant tout par crainte de devoir affronter une levée de boucliers de la part des élus.

 

Le climat actuel empêche de porter des discours de solidarité sur les réfugiés?
La période actuelle produit de l’angoisse et de l’intolérance. Aujourd’hui, il y a manifestement la crainte de la part du gouvernement d’affronter la réaction d’élus dans un certain nombre de communes. Pour autant, nous ne sortirons pas du défi posé par cette crise sans solidarité nationale. C’est aussi l’honneur de la politique que de dire que l’on peut assurer la sécurité de nos compatriotes avec la protection des réfugiés.

Où en est la France vis-à-vis de ses engagements d’accueillir des quotas de réfugiés?
Sur l’objectif de 30.000 réfugiés à accueillir d’ici 2017, la France n’en a pris en charge qu’un millier (1.330, selon les chiffres communiqués par le ministère de l’Intérieur mercredi au JDD, ndlr). Ce n’est pas un cas isolé, c’est la situation qui prévaut dans toute l’Europe. Sur les 160.000 personnes à relocaliser en Europe, nous en sommes à moins de 6.000. La situation est la même partout : il y a un manque flagrant de solidarité. En France, c’est le cas lorsque l’on voit les protestations de certains élus d’Ile-de-France contre l’arrivée de migrants sur leurs communes. Ces réactions font trop souvent l’amalgame entre présence de réfugiés et insécurité. Comme si les réfugiés n’étaient pas d’abord les premières victimes de la terreur. Dans un second temps, il faut dire que c’est bien grâce à des dispositifs d’accueil, qui permettent d’assurer un contrôle des identités, que l’on peut assurer la protection des personnes. Ce qui est insécurisant, c’est que des gens soient à la rue sans que l’on sache qui ils sont. La sécurité de nos compatriotes passe par une refonte du dispositif d’accueil à l’échelle des territoires.

Quel regard portez-vous des campements parfois musclés ces derniers jours à Paris?
La réponse ne peut pas être uniquement policière. De même que dormir sur le trottoir ne peut pas être le mode d’entrée dans l’asile. Nous sommes aujourd’hui à Paris dans une impasse. Face à cela, l’initiative d’Anne Hidalgo de créer un camp de réfugiés est une très bonne chose… Mais cela ne fonctionnera que dans un écosystème vertueux. S’il n’y en a pas d’autres au niveau national, comment voulez-vous que cela fonctionne? Lorsque l’on va se retrouver avec 500 personnes au bout de deux ou trois jours, que va-t-on faire?

 

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