Archive pour le Tag '10 ans'

Glyphosate: La France appliquera la prolongation de 10 ans décidée par l’Europe

Glyphosate: La France appliquera la prolongation de 10 ans décidée par l’Europe

La prolongation de l’utilisation du glyphosate décidée par l’Europe s’appliquera donc aussi en France. D’une façon générale, beaucoup d’acteurs ont été surpris par cette décision européenne qui s’appuie sur le fait qu’il n’y a pas de produits de substitution suffisamment opérationnels aujourd’hui. Certains considèrent que cette prolongation va retarder d’autant justement les recherches sur des produits potentiels de remplacement. En tout cas d’après le gouvernement français, le pays appliquera la décision européenne.

Bruxelles s’apprête en effet à valider une «réhomologation» de cette molécule en Europe jusqu’à fin 2033. Jeudi, au terme d’un nouveau vote non conclusif des 27 États membres sur le sujet, la Commission a ainsi annoncé – comme elle le peut dans un tel scénario – qu’elle allait «procéder au renouvellement de l’approbation du glyphosate pour une période de dix ans, sous réserve de certaines nouvelles conditions et restrictions». Une décision qui a été sans surprise qualifiée de «scandaleuse» par le syndicat agricole Confédération paysanne, et de «rocambolesque» par la Ligue de protection des oiseaux (LPO).

Société et Pauvreté : Deux fois plus de SDF qu’il y a 10 ans

Société et Pauvreté : Deux fois plus de SDF qu’il y a 10 ans


On compte deux fois plus de SDF qu’il y a 10ans et 624 sans-abri sont morts dans la rue en 2022 en France. Bref, la pauvreté s’accentue alors que dans le même temps les riches sont de plus en plus riches. Témoin le business très fleurissant actuellement des ventes de châteaux et autres maisons de très grand luxe dans un secteur particulièrement en crise pourtant. Il y a quelque chose d’insupportable dans une société aussi développée de compter autant de personnes sans abri. Rappelons que Macron avait promis que sous sa législature il n’y aurait plus un seul SDF !

la Fondation Abbé Pierre (FAP) dans son rapport annuel publié mardi 31 janvier 2023 tacle le gouvernement et « l’insuffisance » de ses efforts pour y remédier. La Fondation estime à 330 000 le nombre de personnes sans domicile en France.
Les personnes sans domicile fixe meurent très jeunes : 46 ans en moyenne pour les femmes et 50 ans pour les hommes, soit un écart d’espérance de vie de plus de 30 ans avec la population générale.

Les agressions, les suicides, les noyades et les maladies sont les causes de décès les plus fréquentes. Dans son dernier rapport, le collectif Mort dans la rue décompte au moins 624 sans-abri morts dans la rue en 2022.

Les personnes sans domicile fixe meurent très jeunes : 46 ans en moyenne pour les femmes et 50 ans pour les hommes, soit un écart d’espérance de vie de plus de 30 ans avec la population générale. « Que des personnes décèdent dans les rues de Paris et des autres villes de France à un âge extrêmement bas, qui est de 49 ans en moyenne, parce qu’ils n’ont pas d’habitat, c’est purement scandaleux », déclare Bérangère Grisoni, président du collectif Les Morts de la rue.

« En 2022, selon la Fondation Abbé-Pierre, plus de 330 000 personnes étaient sans domicile fixe en
France », peut-on lire dans le rapport. C’est deux fois plus qu’il y a dix ans.

Guerre des gangs de drogues: un enfant de 10 ans tué

Guerre des gangs de drogues: un enfant de 10 ans tué

Encore un terrible exemple de la folie meurtrière des gangs de drogue avec le règlement de comptes à Nîmes qui a entraîné la mort d’un enfant de 10 ans.

Un enfant de 10 ans est mort cette nuit à Nîmes (Gard), victime de tirs d’armes à feu lourdes. Les faits se sont produits à 23h15 ce lundi, dans le quartier Pissevin, dans le sud-ouest de la ville. La police est appelée pour plusieurs coups de feu devant un immeuble et découvre une dizaine de douilles sur place.

Un peu plus tard, un homme de 27 ans arrive en voiture à l’hôpital de Nîmes avec ses deux neveux. Lui-même est blessé: il a reçu trois balles mais son pronostic vital n’est pas engagé. En revanche, le plus jeune des enfants, âgé de 10 ans, est mort, victime d’une plaie par balles au niveau du dos.

Son oncle raconte alors qu’en rentrant du restaurant, il avait stationné son véhicule devant l’immeuble où il habite, et où se trouve également un point de deal. Il évoque ensuite des tirs et explique que, pris de panique, il a démarré sa voiture pour quitter les lieux. Ce n’est qu’en arrivant à l’hôpital qu’il s’est rendu compte que son neveu était mort.

Selon ses dires, le tireur serait reparti en voiture avec trois autres personnes. Leur voiture a été découverte dans le quartier voisin, celui de Valdegour. « Les suspects sont en fuite et doivent être interpellés rapidement », a affirmé sur BFMTV le préfet du GarD Jérôme Bonet.

Ce drame intervient alors que ce lundi déjà, un adolescent de 15 ans avait été blessé par balles dans le quartier Valdegour. L’oncle de la victime est totalement inconnu des services de police, rapportent par ailleurs plusieurs sources policières.

Déploiement de la CRS-8
Dans un tweet, Gérald Darmanin a dénoncé « ce qui semble être un règlement de comptes entre trafiquants ». « C’est un immense drame qui ne restera pas impuni. La police a déjà interpellé de nombreux trafiquants ces dernières semaines et va intensifier sa présence avec fermeté », a écrit le ministre de l’Intérieur.

Biodiversité : Le déclin des oiseaux des jardins depuis 10 ans

Biodiversité : Le déclin des oiseaux des jardins depuis 10 ans


Depuis 10 ans, de moins en moins d’oiseaux dans nos jardins. C’est le triste constat que dresse l’Observatoire des jardins, une importante opération de science participative dont le bilan a été publié mardi 24 janvier. « La seule et unique cause de ces changements, c’est l’homme », explique auprès de franceinfo Benoît Fontaine, ornithologue au Museum national d’histoire naturelle (MNHN), et qui a participé à l’interprétation des résultats.

Comment cette étude a-t-elle été menée ?

Depuis 2012, cette opération de science participative menée sous l’égide de la Ligue de protection pour les oiseaux (LPO) et du MNHN recense la présence des volatiles les plus communs en France à partir d’observations de particuliers. Tout le monde peut donc y participer, et le directeur du pôle protection de la nature à la LPO, Cédric Marteau, invite les citoyens à contribuer lors d’une opération spéciale. « Dès ce week-end [des 28 et 29 janvier], on demande à chaque citoyen qui a un jardin ou qui vit près d’un parc de prendre une heure de son temps pour compter les oiseaux. On demande aux gens de s’installer – on peut le faire en famille ou de façon individuelle–, et de compter les oiseaux que l’on voit se poser », explique-t-il à franceinfo.

Concrètement, il faut se rendre sur le site de l’Observatoire, s’inscrire, renseigner un nouveau jardin dans la base de données, admirer la nature quelques minutes et transmettre les résultats de l’observation des oiseaux. Le but est d’ »aider les scientifiques » à répondre à différentes questions : « Les migrateurs reviennent-ils plus tôt quand le printemps est précoce ? Les oiseaux granivores viennent-ils plus aux mangeoires dans les jardins proches des plaines agricoles où les graines sauvages manqueraient en hiver ? Comment les aménagements urbains agissent-ils sur la capacité des oiseaux à vivre en ville ? », liste le site. Ces dix dernières années, les participants ont rapporté avoir vu environ 6,5 millions d’oiseaux durant 115 000 heures d’observation menées dans près de 100 000 jardins, se félicitent les organismes à l’origine de l’opération.

Autre bénéfice, « les personnes qui participent ont tendance à ensuite changer les pratiques dans leur jardin. Ils utilisent moins de pesticides, conservent davantage de plantes sauvages », se réjouit Benoît Fontaine. « Cette initiative fait prendre conscience de la fragilité des espèces », ajoute-t-il, énumérant plusieurs autres opérations de science participative telles que Papillons des jardins, Sauvages de ma rue ou l’application INPN Espèces.

En quoi le déclin observé inquiète-t-il les scientifiques ?
« Le constat est clair, c’est un déclin alarmant et pour certaines espèces, une véritable hécatombe que l’on observe », a alerté le président de la LPO, Allain Bougrain-Dubourg, lors d’une conférence de presse mardi. Si le bilan montre qu’en hiver, 49% des espèces d’oiseaux sont davantage observées qu’il y a dix ans – 20% sont stables et 11% déclinent –, au printemps les tendances s’inversent. 41% d’espèces sont en régression, 24% sont stables et 2% en progression, selon les données de l’Observatoire. Pour le président de la LPO, il ne faut pas s’y tromper : « Même si on peut être surpris par ces chiffres en apparence contradictoires, la faune de France, les oiseaux ‘bien de chez nous’, c’est au printemps qu’on peut les observer. »
Et « les jardins reflètent ce qu’il se passe autour. Beaucoup d’oiseaux sont aujourd’hui en déclin », regrette Benoît Fontaine, citant de récentes études. Ainsi, en 2021, l’Office français de la biodiversité (OFB) et le MNHN avaient alerté sur le déclin de 30% des oiseaux jugés communs en France, se basant sur des observations d’ornithologues professionnels. L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) fait, elle, état d’une menace de disparition concernant 32% des oiseaux nicheurs de France.


Quelle est la cause de la chute des populations d’oiseaux ?

« La seule et unique cause de ces changements, c’est l’homme, insiste Benoît Fontaine. On le sait très bien aujourd’hui, c’est dit par quantité d’études : les activités humaines, et en premier lieu l’agriculture intensive, causent la destruction des habitats et le déclin des espèces. » Le communiqué cite l’exemple du martinet noir (dont l’observation a chuté de 46% en 10 ans), « victime de la disparition des insectes volants due aux pesticides, de la récurrence des épisodes caniculaires et des rénovations de bâtiments qui réduisent ses possibilités de nicher sous les toitures ».
Par ailleurs, la hausse des observations en hiver n’est pas forcément une bonne nouvelle. Touchés par la pollution ou la baisse des insectes liées à l’agriculture intensive, certains oiseaux commencent à exploiter les jardins comme point d’alimentation. « On voit que les jardins situés dans des zones d’agriculture intensive attirent les oiseaux, particulièrement ceux qui, d’ordinaire, dépendent des champs pour se nourrir », expose Benoît Fontaine.

A cause du réchauffement climatique causé par les activités humaines, certains oiseaux n’ont également pas à migrer plus au sud, explique l’ornithologue. La fauvette à tête noire, dont la présence a augmenté de 57% ces 10 dernières années dans les jardins français, ne migre par exemple plus en Espagne, mais s’arrête désormais en France en raison de températures plus clémentes. Face à ces causes, Benoît Fontaine alerte : « On ne peut pas continuer avec le modèle actuel, on va dans le mur, et en accélérant. »

Electricité : Une crise , conséquence des choix depuis 10 ans

Electricité : Une crise , conséquence des choix depuis 10 ans

 Si le gouvernement multiplie les annonces rassurantes face à la crise énergétique, son discours masque mal le fait que la situation actuelle résulte d’abord de choix qui ont été faits durant les dix dernières années. Et la crise ukrainienne aura servi de révélateur de l’absence d’une vision de long terme de notre politique énergétique. Par Didier Julienne, Président de Commodities & Resources (*). ( la Tribune)

 

Ce n’est pas bien, paraît-il, de remuer le passé politique pour parler d’erreurs fatales, surtout s’il est proche. Ce n’est pas bien parce que ce n’est pas positif, pas constructif, cela impose l’humilité aux responsables et n’apporte rien aux éventuelles solutions. Bref, c’est une perte de temps.

En effet, à quoi cela sert-il de répéter que l’électricité française est plantée à cause des deux derniers mandats présidentiels qui ont décidé des choses sans intelligence ni compétences et sans prévoir l’incroyable ? C’est une grave faute politique et non pas un accident industriel.

À quoi cela sert-il d’écrire encore et toujours que ramener la part de l’électricité nucléaire à 50 %, fermer Fessenheim, abandonner Astrid, sans solution opérationnelle fiable ? Le fruit subtil du déclassement PISA dirait : c’était « déconner grave ».

Il n’y a qu’à constater la tragédie industrielle allemande pour s’en rendre compte. Où sera la solution miracle des renouvelables allemands cet hiver ? Dans le charbon ! Alors que l’on dit, à la mode d’un général Tapioca qui se défausserait sur ses guérilleros, que les coupables sont EDF, ou les deux producteurs d’électricité allemands, Uniper en faillite et RWE. La France vaut mieux que cela. Si le bilan énergétique d’Angela Merkel est questionné, qui questionne celui de Paris ?

À quoi cela sert-il de rappeler que la communication performative ne fonctionne pas, ni dans l’industrie ni dans l’énergie? La communication performative est utilisée par le maire d’une commune pour que le couple qui se présente devant lui passe du statut de deux célibataires à celui d’un couple marié. Elle provoque ce changement immédiat.

La communication en imitation de la performative est la cause d’une France en charge mentale excessive, psychologiquement plantée et peut être ex abruto électriquement plantée cet hiver. Cette communication ne donne en effet aucun électron supplémentaire lorsque l’on décide de la construction future de nouveaux réacteurs, sans pour autant annuler en plein crise de souveraineté la fermeture des centrales actuelles qui sont efficaces, non dangereuses et rentables, comme l’était Fessenheim. L’énergie c’est le temps long, il ne faut jamais se tromper.

À quoi cela sert-il de répéter que grâce à un esprit transgressif le régime de l’Arenh qui tue EDF aurait dû être aboli depuis longtemps au lieu de le consolider par le décret du 11 mars 2022 ? Sinon à quoi sert-il d’avoir un esprit transgressif ?

À quoi cela sert-il de répéter que la gazoduc Midcat reliant l’Espagne à l’Europe du Nord est utile, car l’Espagne a des capacités de GNL inusitées ? Refuser cette redondance de sécurité pour le long terme est de la même impréparation vis-à-vis de l’impensable que la fermeture de centrales nucléaires sans une alternative fiable.

À quoi cela sert-il de rappeler que l’arrêt des réacteurs du programme Astrid était une bêtise, car il démobilise les chercheurs qui chercheront autre chose autre part ? Alors que ce type de réacteurs, qui brûle les déchets des centrales actuelles, est la pièce manquante à l’économie circulaire du nucléaire. Il assurera une électricité sans limites pendant au moins 2000 ans à toute l’Europe, puisqu’ils sont le cercle vertueux brûlant les déchets entreposés dans toutes les piscines de refroidissement disposées sur notre continent européens ; sans plus jamais d’uranium minier. De plus, pour appuyer là où cela fait mal, la Russie construit déjà un tel réacteur de nouvelle génération, il sera opérationnel en 2026.

Et puis il y a les causes diverses.

À quoi cela sert-il de répéter qu’au lieu d’interdire le stationnement de scooters à Paris, un décret devrait obliger l’installation de panneaux solaires sur toutes les toitures et façades d’immeubles ; et au lieu de subventionner les éoliennes, payons massivement la disparition des chaudières au fioul ?

À quoi sert-il de démasquer des « happy few » qui ont bénéficié de la désindustrialisation française ? À révéler une forme de décadence industrielle !

À quoi bon parler du complot « des métaux rares » et de la corruption qui le paye pour contrer l’incontestable progrès qu’est la voiture électrique ? Et pour en revenir au plantage électrique français, à quoi bon répéter qu’Areva a perdu la boule parce qu’il a tout simplement été géré par des incompétences qui comparaient l’entreprise à une cafetière Nespresso ; l’affaire Uramin, qui n’est pas encore jugée, en présente tous les symptômes.

Cet aggiornamento sert à parler vrai, juste quelques secondes, pour tuer le cynisme à la mode dans notre pays et nous redonner l’envie du courage, parce que combien de Françaises et de Français se battraient pour défendre la France ; à la manière héroïque des Ukrainiennes et des Ukrainiens ?

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(*) Didier Julienne anime un blog sur les problématiques industrielles et géopolitiques liées aux marchés des métaux.

SNCF : doublement du trafic en 10 ans

SNCF : doublement du trafic en 10 ans

En matière de mobilité, le train n’occupe que 10 % des déplacements de personnes. Jean-Pierre Farandou, président de la SNCF veut doubler le trafic en disant. Soit une progression de 6 % par an. Ce qui est atteignable mais avec une politique de prix accessible.

 

Interview dans le JDD

Vous voulez convaincre les Français de revenir dans vos trains. Comment?
Nous allons proposer une ­nouvelle gamme tarifaire pour les TGV. À mon arrivée à la tête de l’entreprise, j’ai constaté un ­hiatus entre la SNCF et ses clients. En ­interne, les prix sont jugés modérés, alors que beaucoup de nos clients restent persuadés que le TGV est cher. En effet, de très nombreux Français peinent à choisir une date de départ trois mois à l’avance – ils attendent le dernier moment. Or les mécanismes de gestion des tarifs mis en place dans les années 90 suppriment les prix modérés à quelques jours du départ… Donc ce n’est pas satisfaisant car le train ne doit pas perdre son caractère populaire.

Les petits prix vont-ils se multiplier?
Mon ambition est d’accroître les volumes et de reconquérir ceux qui préfèrent opter pour la voiture. J’ai demandé à nos équipes, dès le début de 2020, de proposer des prix modérés jusqu’aux derniers jours précédant le départ. Et de rendre la gamme tarifaire plus simple, plus lisible et plus claire.

 

 

Avec quel objectif?
Je veux du volume! Seuls 10% des gens choisissent le train, alors que 85% prennent encore la voiture. Je veux que, d’ici dix ans, la voiture diminue à 75% et que le train atteigne 20%. Ce qui implique de doubler le nombre de voyageurs en dix ans dans les trains. Un enjeu commercial et écologique. Le TGV pollue 50 fois moins que la voiture, et 80 fois moins que l’avion.

Votre offre de services va-t‑elle évoluer?
Nous réfléchissons à la création d’espaces différenciés à bord des trains. On doit pouvoir choisir entre plusieurs ambiances de voyage, en famille ou pour travailler. Nous allons aussi faire des efforts sur les derniers kilomètres, dans l’accès aux gares, avec davantage de parkings, des vélos, des cars, des bus. Ce que l’on appelle l’ »intermodalité ». Autre mesure forte : la création d’une application unique en fin d’année pour s’informer et acheter son voyage de bout en bout.

Vos efforts tarifaires arrivent avant l’ouverture à la concurrence. Un hasard?
L’année 2021 sera une année charnière. Certaines Régions ont ­souhaité anticiper la date fatidique de 2023, à partir de laquelle des appels d’offres deviendront obligatoires pour choisir son opérateur de trains régionaux. On annonce aussi l’arrivée de la concurrence dans les TGV. Trenitalia devrait ouvrir des services à l’automne entre Milan, Lyon et Paris. J’ai décidé que la SNCF se présenterait à tous les appels d’offres régionaux. Avec humilité, car la concurrence sera rude. Mais avec détermination, car nos atouts restent l’innovation, l’ajustement des prix et la sécurité.

Avec plus de concurrents, ne craignez-vous pas d’avoir moins de passagers?
On peut aussi espérer que le marché augmente! En Allemagne, le trafic régional a connu un réel essor avec l’ouverture à la concurrence. Je suis convaincu que dans dix ans, plus de gens prendront le train.

Quel impact ont eu les confinements successifs sur vos résultats?
Nos pertes ont atteint 3 milliards d’euros et notre chiffre d’affaires a baissé de 6 milliards. Celui de Geodis a atteint 8 milliards contre 4 pour le TGV. Cela prouve l’intérêt d’être diversifié et l’importance pour la souveraineté de notre pays d’avoir un grand logisticien français. Un plan d’économies de plus de 2,5 milliards d’euros a limité nos pertes et a démontré notre ­rigueur en matière de ­gestion. Quand un client nous achète un billet, l’argent qu’il nous donne devient un euro public. Il faut le gérer soigneusement.

L’État vous a-t‑il suffisamment soutenus?
Il a repris 25 milliards de la dette de SNCF Réseau au 1er janvier 2020, conformément aux engagements pris lors de la réforme ferroviaire. Il a aussi joué son rôle grâce au plan France Relance, avec une aide de 4,7 milliards d’euros, destinée à développer le ferroviaire dans trois secteurs. Le plus important correspond à la régénération du réseau sur deux ans : nos infrastructures ont un âge moyen de 33 ans, contre 17 en Allemagne. Le deuxième secteur est le fret ferroviaire. Des subventions d’exploitation annuelles de 170 millions d’euros bénéficieront notamment aux différents opérateurs. Et 100 millions iront aux trains de nuit.

La crise a-t‑elle compromis plusieurs de vos projets?
Pour gérer l’entreprise de façon responsable, nous en avons décalé certains. Mais nous continuons à investir 1 milliard d’euros par an pour rénover les gares, avec l’objectif d’en rendre la grande majorité accessible aux personnes à mobilité réduite d’ici à 2025. Certains développements sont emblématiques, comme la gare Montparnasse, que nous inaugurons en septembre, Austerlitz et la gare du Nord, mais aussi celles de Rennes et de Nantes. Sans oublier les petites gares régionales. Elles peuvent devenir des points multiservices importants. Les investissements se poursuivent dans le réseau avec de gros travaux, dont le RER Eole – le raccordement de Saint-Lazare à la Défense. Une bonne nouvelle pour les clients, mais aussi pour l’économie. La SNCF fait vivre des centaines d’entreprises et leurs salariés.

Vous avancez l’atout écologique du train, mais certains de vos modèles roulent encore au diesel…
Il n’y aura plus de moteurs diesel à la SNCF en 2050. Ils ne représentent déjà plus que 20% du trafic. Nous allons essayer plusieurs types de motorisation dans les années à venir, mais à moyen terme la solution est bien sûr l’hydrogène. Avec quatre Régions, nous avons passé un contrat avec Alstom pour 12 trains à hydrogène, qui rouleront à partir de 2023-2024. Le sujet n’est pas tant la motorisation que la production d’hydrogène vert. C’est pour cela qu’il faut un peu de temps. Nous voulons aussi être exemplaires en matière d’économie circulaire : nos trains sont déjà recyclés à 92%. La prochaine génération le sera à 97%.

Et dans le solaire?
La SNCF veut devenir le premier partenaire producteur d’énergies renouvelables de France. Nous avons la chance d’avoir un vaste ­patrimoine foncier libre, soit des milliers d’hectares disponibles pour installer des panneaux solaires. Nous pouvons avoir 50 projets très concrets d’ici à 2025. Nous souhaitons ­produire nous-mêmes 20% de notre consommation dans cinq ans.

Allongement du remboursement des PGE sur 10 ans ?

Allongement du remboursement des PGE sur 10 ans ?

Les experts et le gouvernement s’attendent  à ce que 20 ou 30 % des prêts garantis par l’État ne soient pas remboursés. Plutôt que de perdre la totalité de cet argent, 65 sénateurs proposent un étalement sur 10 ans au lieu de 5

« Lorsque les entreprises devront débuter le remboursement du Prêt Garanti par l’État, un très grand nombre d’entre elles se retrouveront dans une situation financière complexe ou seront très fortement amputées de leur capacité d’investissement », a déclaré dans un communiqué de presse le sénateur du Tarn-et-Garonne Pierre-Antoine Levi.

L’économie française vit depuis plus d’une année maintenant sous perfusion de l’État. Il est indéniable que l’Etat a pris toute sa part pour soutenir très massivement l’économie pour éviter l’effondrement. Pourtant, il serait illogique qu’il ait soutenu de façon aussi importante les entreprises pour prendre le risque aujourd’hui d’en laisser certaines péricliter à l’heure de la reprise », a ajouté Pierre-Antoine Levi.

 

La tonne de cuivre vers les 10.000 dollars, un record depuis 10 ans

La tonne de cuivre  vers les 10.000 dollars, un record depuis 10 ans

Le cours du métal rouge, baromètre de l’économie mondiale, est monté mardi à 9.965 dollars la tonne sur le London Metal Exchange (LME), une première depuis le 4 mars 2011, avant de refluer un peu. Il se trouvait à plus de 9.758 dollars à 17H30.

Son record historique avait été atteint le 15 février 2011, à 10.190 dollars.

Pour Alastair Munro, de Marex Spectron, le contexte est plus que favorable grâce à « la faiblesse du dollar américain », propre à encourager les achats de métaux libellés en devise américaine pour les investisseurs munis d’autres monnaies.

Le billet vert s’est en effet déprécié de 2,5% depuis le début du mois d’avril face à un panier constitué des principales monnaies.

Le cours du métal rouge profite aussi de la demande notamment chinoise, le pays engloutissant la moitié de la production de la planète.

Le Groupe d’étude international du cuivre (ICSG) a chiffré le mois dernier à +13% l’augmentation de la demande apparente de cuivre en Chine sur l’ensemble de l’année 2020.

Et ce n’est pas parti pour s’arrêter puisque Pékin a annoncé mi-avril une hausse record de sa croissance économique au premier trimestre (+18,3% sur un an).

En convalescence depuis son plus bas niveau de 2020 heurté le 19 mars dernier, à 4.371,00 dollars, le métal rouge a donc depuis plus que doublé et largement dépassé son niveau précédant la pandémie de Covid-19.

 

 

Énergie–32 réacteurs nucléaires français sur 56 prolongés de 10 ans….. pour l’instant

Énergie–32 réacteurs nucléaires français sur 56 prolongés de 10 ans….. pour l’instant

32 réacteurs anciens nucléaires de 900 MWe (mégawatts électriques) d’EDF auront une durée de vie prolongée de 10 ans. Théoriquement EDF avait prévu une durée de vie de 40 ans mais avec les nouvelles mesures de sécurité renforcée en cours, ces centrales pourrait durer une dizaine d’années supplémentaires pour commencer. Sans doute pour ne pas prendre de face trop des opposants écologistes, les pouvoirs publics s’engagent à ne prolonger que 32 vieux réacteurs de 10 ans …. pour l’instant. L’autorité de sécurité nucléaire fixe les conditions pour qu’ils puissent fonctionner au-delà de leur quatrième « réexamen périodique », qui a lieu tous les dix ans.

Ces réacteurs à eau pressurisée sont les plus anciens des 56 réacteurs que compte le parc nucléaire tricolore. Ils ont été mis en service à la fin des années 1970, et 13 d’entre eux ont d’ores et déjà dépassé les 40 ans de fonctionnement. Or, si les réacteurs nucléaires français ont été autorisés sans limitation de durée de fonctionnement, EDF avait initialement envisagé une durée de vie de 40 ans.

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a publié une décision, qui était attendue, portant sur les 32 réacteurs de 900 MW, les plus anciens du parc français, mis en service pour l’essentiel dans les années 1980. Elle a fixé les conditions pour qu’ils puissent fonctionner au-delà de leur quatrième « réexamen périodique », qui a lieu tous les dix ans, donc au-delà de leur 40e anniversaire.

Le gendarme du nucléaire prescrit notamment « la réalisation des améliorations majeures de la sûreté prévues par EDF (Electricité de France, ndlr), ainsi que des dispositions supplémentaires qu’elle considère comme nécessaires », précise-t-elle. EDF devra ainsi réaliser une série de tests et de travaux pour améliorer la sûreté de ses réacteurs.

Énergie–32 réacteurs nucléaires français sur 56 prolongés de 10 ans..... pour l'instant dans caburant-énergie trans  »Un premier objectif est de réduire les conséquences des accidents et notamment des accidents graves, avec une fusion du coeur du réacteur », a expliqué à l’AFP Julien Collet, directeur général adjoint de l’ASN. Des améliorations sont notamment prévues pour que la radioactivité reste confinée à l’intérieur de l’enceinte en cas d’accident.

« Le deuxième grand volet porte sur le renforcement (face) aux agressions qui peuvent survenir sur ces installations », a-t-il poursuivi. Sont visées les agressions externes (séisme, inondation, chaleur extrême…) et internes (incendie…). Enfin, un dernier volet porte sur « le renforcement au niveau de la piscine d’entreposage des combustibles usés », a indiqué Julien Collet.

Les réacteurs français avaient été autorisés à l’origine sans limitation de durée de fonctionnement, mais EDF avait initialement envisagé une durée de vie de 40 ans. Certains réacteurs, mis en service au tournant des années 1980, ont dans les faits déjà passé le cap des 40 ans.

La décision annoncée jeudi concerne l’ensemble des réacteurs de 900 MW, qui feront aussi l’objet de préconisations individuelles. La mise en oeuvre des améliorations prévues va maintenant s’étaler sur des années.

Les opposants au nucléaire réclament pour leur part depuis longtemps une fermeture des centrales anciennes, comme cela avait été décidé pour la centrale de Fessenheim (Alsace), la doyenne arrêtée l’an dernier.

32 réacteurs nucléaires français sur 56 prolongés de 10 ans….. pour l’instant

32 réacteurs nucléaires français sur 56 prolongés de 10 ans….. pour l’instant

32 réacteurs anciens nucléaires de 900 MWe (mégawatts électriques) d’EDF auront une durée de vie prolongée de 10 ans. Théoriquement EDF avait prévu une durée de vie de 40 ans mais avec les nouvelles mesures de sécurité renforcée en cours, ces centrales pourrait durer une dizaine d’années supplémentaires pour commencer. Sans doute pour ne pas prendre de face trop des opposants écologistes, les pouvoirs publics s’engagent à ne prolonger que 32 vieux réacteurs de 10 ans …. pour l’instant. L’autorité de sécurité nucléaire fixe les conditions pour qu’ils puissent fonctionner au-delà de leur quatrième « réexamen périodique », qui a lieu tous les dix ans.

Ces réacteurs à eau pressurisée sont les plus anciens des 56 réacteurs que compte le parc nucléaire tricolore. Ils ont été mis en service à la fin des années 1970, et 13 d’entre eux ont d’ores et déjà dépassé les 40 ans de fonctionnement. Or, si les réacteurs nucléaires français ont été autorisés sans limitation de durée de fonctionnement, EDF avait initialement envisagé une durée de vie de 40 ans.

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a publié une décision, qui était attendue, portant sur les 32 réacteurs de 900 MW, les plus anciens du parc français, mis en service pour l’essentiel dans les années 1980. Elle a fixé les conditions pour qu’ils puissent fonctionner au-delà de leur quatrième « réexamen périodique », qui a lieu tous les dix ans, donc au-delà de leur 40e anniversaire.

Le gendarme du nucléaire prescrit notamment « la réalisation des améliorations majeures de la sûreté prévues par EDF (Electricité de France, ndlr), ainsi que des dispositions supplémentaires qu’elle considère comme nécessaires », précise-t-elle. EDF devra ainsi réaliser une série de tests et de travaux pour améliorer la sûreté de ses réacteurs.

« Un premier objectif est de réduire les conséquences des accidents et notamment des accidents graves, avec une fusion du coeur du réacteur », a expliqué à l’AFP Julien Collet, directeur général adjoint de l’ASN. Des améliorations sont notamment prévues pour que la radioactivité reste confinée à l’intérieur de l’enceinte en cas d’accident.

« Le deuxième grand volet porte sur le renforcement (face) aux agressions qui peuvent survenir sur ces installations », a-t-il poursuivi. Sont visées les agressions externes (séisme, inondation, chaleur extrême…) et internes (incendie…). Enfin, un dernier volet porte sur « le renforcement au niveau de la piscine d’entreposage des combustibles usés », a indiqué Julien Collet.

Les réacteurs français avaient été autorisés à l’origine sans limitation de durée de fonctionnement, mais EDF avait initialement envisagé une durée de vie de 40 ans. Certains réacteurs, mis en service au tournant des années 1980, ont dans les faits déjà passé le cap des 40 ans.

La décision annoncée jeudi concerne l’ensemble des réacteurs de 900 MW, qui feront aussi l’objet de préconisations individuelles. La mise en oeuvre des améliorations prévues va maintenant s’étaler sur des années.

Les opposants au nucléaire réclament pour leur part depuis longtemps une fermeture des centrales anciennes, comme cela avait été décidé pour la centrale de Fessenheim (Alsace), la doyenne arrêtée l’an dernier.

Dette: Pour 10 ans encore au-dessus de 100 % du PIB d’après Moscovici

Dette:  Pour 10 ans encore au-dessus de 100 % du PIB d’après Moscovici

 

 

Encore un qui risque d’aller jusqu’à la retraite dans son poste de président de la Cour des Comptes. Pourtant plusieurs de ses prédécesseurs n’ont pas hésité à mettre les pieds dans le plat des incohérences de la gestion financière de l’État.

Mais cette fois Moscovici ne fait pas d’étincelles. Il affirme seulement que la France va demeurer au-dessus d’un endettement de 100 % du PIB pendant 10 ans. Pas vraiment une découverte. On sait en effet que l’endettement de la France atteignait 100 % du PIB  fin 2019. En 2020, cet endettement sera passé à 120 %. On voit donc mal comment 500 milliards de dettes supplémentaires pourraient être amortis en moins de 10 ans. On pourrait plus vraisemblablement parler de 20 ans en additionnant le prolongement des mesures de soutien économique et financière en 2021 lié à  la prolongation de la pandémie.

 

C’est une des conséquences du coronavirus. La dette publique française restera supérieure à 100% du PIB pendant « dix ans au moins », a estimé dimanche le premier président de la Cour des comptes Pierre Moscovici, ajoutant que l’enjeu était de s’assurer qu’elle reste « soutenable »« Nous allons vivre pendant dix ans au moins avec une dette publique supérieure à 100% du PIB. Nous allons vivre pendant au moins 5 ans, 4 à 5 ans, avec des déficits budgétaires supérieurs à 3% du PIB », a affirmé l’ancien commissaire européen invité de Radio J.

La France a dépensé sans compter depuis le printemps 2020 pour faire face à la crise sanitaire et économique, avec plus de 86 milliards d’euros déboursés pour soutenir les entreprises et le secteur de la santé. Le pays devrait ainsi avoir terminé l’année 2020 avec une dette d’environ 120% du PIB, qui devrait encore gonfler à 122,4% cette année du fait de nouvelles dépenses pour soutenir l’économie, prévoit le gouvernement.

« Il faut se demander, avant tout, à quoi sert la dépense publique? Est-ce que l’argent public est bien dépensé? Est-ce qu’il va au bon endroit? », a encore affirmé Pierre Moscovici ; des lapalissades Moscovicienne qui ne font guère avancer le Schmilblick.

Marine Le Pen, 10 ans à la tête d’un RN et pour encore longtemps !

Marine Le Pen, 10 ans à la tête d’un RN et pour encore longtemps!

 

 

Déjà 10 ans que Marine Le Pen préside le rassemblement national. Presque tranquillement même depuis que le rassemblement s’est banalisé en ressemblant de plus en plus aux autres partis ( doctrine, programme, fonctionnement ) du moins officiellement. À ce rythme de sénateur, Marine Lepen ,  comme son père ,  pourra encore pendant très longtemps assumée la direction d’un parti qui finalement fait assez peu parler de lui.

 

D’ailleurs c’est sans doute la stratégie de communication de Marine Lepen .  Moins elle parle et plus  engrange des soutiens, en tout cas les maintient à un haut niveau. Inversement chaque fois qu’elle s’exprime ou presque, sa méconnaissance des dossiers sans doute autant que sa paresse font plonger sa popularité.  La popularité du Front National et de Marine Le Pen est aussi largement alimentée par l’incompétence des autres adversaires et leurs contradictions. On notera l’extrême économie de parole de Marine Lepen qui accumule le fruit des contradictions de ses concurrents sans trop se fatiguer.

 

L’inverse finalement de Macron  qui ne cesse de bavarder, sur tout et de manière souvent maladroite.  Il est difficile de faire des pronostics pour les prochaines élections présidentielles car des éléments aussi imprévus par exemple que le coronavirus peuvent intervenir pas seulement dans le champ sanitaire mais aussi dans l’espace économique, social ou sociétal.

 

Une nouvelle fois Marine Lepen  risque d’être qualifiée pour le second tour des élections présidentielles de 2022. Une nouvelle fois, elle risque aussi d’être battue. À cet égard,  on peut peut-être émettre l’hypothèse qu’elle ne souhaite pas tant que cela devenir présidente de la république. Un peu comme son père qui ne souhaitait pas réellement non plus occuper les fonctions de la plus haute magistrature et qui se satisfaisait d’être le premier opposant. En tout cas l’investissement personnel de Marine Lepen n’est pas à la hauteur d’une ambition qui viserait à être réellement présidente de la république.

Avenir industrie automobile française : une crise qui va durer 10 ans

Avenir industrie automobile française : une crise qui va durer 10 ans

 

Selon les consultants du cabinet AlixPartners., près un pic des ventes à 2,7 millions de véhicules en 2019, celles-ci vont tomber à 1,8 million en 2020. Elles retrouveraient en 2022 leur niveau de 2016, soit 2,4 millions d’unités vendues. Le retour de la croissance n’étant pas attendu avant 2030. Le marché «ne devrait pas être en croissance malgré le maintien des lancements de nouveaux véhicules», estime Laurent Petizon, le directeur associé d’AlixPartners.

La France ne se relèvera pas au même rythme que l’Europe, dont les ventes devraient croître de 7,7 % par an de 2020 à 2025. D’après les prévisions d’AlixPartners, le marché sera soutenu par les ventes de SUV – électrifiés pour la plupart – qui devraient en 2030 représenter 43 % du marché, contre 21 % en 2015. Autre effet de la crise du Covid-19, le volume de production dans l’Hexagone va plonger à 1,5 million d’unités (2,2 millions en 2019) et se stabiliser à 1,8

 

Plusieurs concertations ont lieu avec les partenaires pour soutenir l’emploi, dont une sur les modalités d’un dispositif d’activité partielle, qui sera mis en place par un accord collectif d’entreprise ou de branche. Il donnerait lieu à une indemnisation en contrepartie du maintien dans l’emploi.

En avril, 8,6 millions de salariés étaient au chômage partiel, a rappelé la ministre, qui n’a pas encore les chiffres de mai.

Depuis le début de la crise en mars, le gouvernement a mis en place un régime exceptionnel de chômage partiel pour éviter les licenciements.

Depuis le 1e juin, la prise en charge par l’État et l’Unedic a baissé de 100% à 85% de l’indemnité versée au salarié, à l’exception des secteurs faisant l’objet de restrictions en raison de la crise sanitaire comme le tourisme ou la restauration.

« Ce dispositif permettra de garder son emploi, à l’entreprise de garder ses compétences », a expliqué la ministre.

 

Parmi les contreparties pour l’entreprise, le maintien dans l’emploi mais aussi,  »s’il y a une baisse de salaire pendant la crise (à l’issue de la crise, NDLR), on fait plus d’intéressement. Ce sera négocié dans l’entreprise ».

 

 

Avenir filière automobile française : une crise qui va durer 10 ans

Avenir filière automobile française : une crise qui va durer 10 ans

 

Selon les consultants du cabinet AlixPartners., près un pic des ventes à 2,7 millions de véhicules en 2019, celles-ci vont tomber à 1,8 million en 2020. Elles retrouveraient en 2022 leur niveau de 2016, soit 2,4 millions d’unités vendues. Le retour de la croissance n’étant pas attendu avant 2030. Le marché «ne devrait pas être en croissance malgré le maintien des lancements de nouveaux véhicules», estime Laurent Petizon, le directeur associé d’AlixPartners.

La France ne se relèvera pas au même rythme que l’Europe, dont les ventes devraient croître de 7,7 % par an de 2020 à 2025. D’après les prévisions d’AlixPartners, le marché sera soutenu par les ventes de SUV – électrifiés pour la plupart – qui devraient en 2030 représenter 43 % du marché, contre 21 % en 2015. Autre effet de la crise du Covid-19, le volume de production dans l’Hexagone va plonger à 1,5 million d’unités (2,2 millions en 2019) et se stabiliser à 1,8

 

Plusieurs concertations ont lieu avec les partenaires pour soutenir l’emploi, dont une sur les modalités d’un dispositif d’activité partielle, qui sera mis en place par un accord collectif d’entreprise ou de branche. Il donnerait lieu à une indemnisation en contrepartie du maintien dans l’emploi.

En avril, 8,6 millions de salariés étaient au chômage partiel, a rappelé la ministre, qui n’a pas encore les chiffres de mai.

Depuis le début de la crise en mars, le gouvernement a mis en place un régime exceptionnel de chômage partiel pour éviter les licenciements.

Depuis le 1e juin, la prise en charge par l’État et l’Unedic a baissé de 100% à 85% de l’indemnité versée au salarié, à l’exception des secteurs faisant l’objet de restrictions en raison de la crise sanitaire comme le tourisme ou la restauration.

« Ce dispositif permettra de garder son emploi, à l’entreprise de garder ses compétences », a expliqué la ministre.

 

Parmi les contreparties pour l’entreprise, le maintien dans l’emploi mais aussi,  »s’il y a une baisse de salaire pendant la crise (à l’issue de la crise, NDLR), on fait plus d’intéressement. Ce sera négocié dans l’entreprise ».

 

 

Avenir filière automobile française : une crise qui va durer 10 ans

Avenir filière automobile française : une crise qui va durer 10 ans

 

Selon les consultants du cabinet AlixPartners., près un pic des ventes à 2,7 millions de véhicules en 2019, celles-ci vont tomber à 1,8 million en 2020. Elles retrouveraient en 2022 leur niveau de 2016, soit 2,4 millions d’unités vendues. Le retour de la croissance n’étant pas attendu avant 2030. Le marché «ne devrait pas être en croissance malgré le maintien des lancements de nouveaux véhicules», estime Laurent Petizon, le directeur associé d’AlixPartners.

La France ne se relèvera pas au même rythme que l’Europe, dont les ventes devraient croître de 7,7 % par an de 2020 à 2025. D’après les prévisions d’AlixPartners, le marché sera soutenu par les ventes de SUV – électrifiés pour la plupart – qui devraient en 2030 représenter 43 % du marché, contre 21 % en 2015. Autre effet de la crise du Covid-19, le volume de production dans l’Hexagone va plonger à 1,5 million d’unités (2,2 millions en 2019) et se stabiliser à 1,8

 

Plusieurs concertations ont lieu avec les partenaires pour soutenir l’emploi, dont une sur les modalités d’un dispositif d’activité partielle, qui sera mis en place par un accord collectif d’entreprise ou de branche. Il donnerait lieu à une indemnisation en contrepartie du maintien dans l’emploi.

En avril, 8,6 millions de salariés étaient au chômage partiel, a rappelé la ministre, qui n’a pas encore les chiffres de mai.

Depuis le début de la crise en mars, le gouvernement a mis en place un régime exceptionnel de chômage partiel pour éviter les licenciements.

Depuis le 1e juin, la prise en charge par l’État et l’Unedic a baissé de 100% à 85% de l’indemnité versée au salarié, à l’exception des secteurs faisant l’objet de restrictions en raison de la crise sanitaire comme le tourisme ou la restauration.

« Ce dispositif permettra de garder son emploi, à l’entreprise de garder ses compétences », a expliqué la ministre.

 

Parmi les contreparties pour l’entreprise, le maintien dans l’emploi mais aussi,  »s’il y a une baisse de salaire pendant la crise (à l’issue de la crise, NDLR), on fait plus d’intéressement. Ce sera négocié dans l’entreprise ».

 

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