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Sécurité sociale : le déficit « seulement »de 9,1 milliards d’euros

Sécurité sociale : le déficit «  seulement »de  9,1 milliards d’euros

Une grande victoire pour Marisol Touraine qui annonce que le déficit de la sécu sera limité à un peu plus de 9 milliards en 2016. Le déficit 2016 de la sécurité sociale sera « à son plus bas niveau depuis 2002″, selon la ministre de la Santé. Problème cependant : l’année 2016 est loin d’être terminée et tout dépendra aussi des conditions climatiques…. Et des virus.et autres infections bactériennes.  Alors que la Cour des Comptes vient récemment de déclarer qu’elle était dans l’incapacité de prévoir une date pour le rééquilibrage des comptes de la Sécu (pas avant 2020) la commission des comptes de la sécurité sociale est plus complaisante ;  elle juge qu’il faudra faire des efforts supplémentaires par rapport à ceux demandés par le gouvernement. Une sorte d’euphémisme puisque ce déficit de la sécu et de l’ordre  deux 10 milliards et que les déficits cumulés représentent environ 230 milliards !  La vérité c’est que la dérive est incontrôlable et que la sécu sert aussi d’amortisseur social face à la crise. En outre il est clair qu’en l’état actuel du chômage les recettes sont durement affectées tandis que les dépenses dérivent. Le gouvernement doit aller au-delà des efforts de maîtrise des dépenses de santé déjà prévus pour tenir ses objectifs de baisse du déficit de la protection sociale en 2016, juge donc  la Commission des comptes de la Sécurité sociale (CCSS). Selon des informations publiées par Les Echos, le gouvernement table sur un déficit de la Sécurité sociale proche de dix milliards d’euros l’an prochain, en baisse de trois milliards par rapport à cette année. Mais à en juger par les dernières projections de la CCSS, qui seront présentées lors de cette réunion et dont Reuters à obtenu la synthèse, le pari n’est pas gagné. La Commission table sur un déficit global du régime général de la Sécurité sociale et du Fonds de solidarité vieillesse (FSV) de 12,8 milliards d’euros en 2015, en baisse de 400 millions d’euros par rapport à 2014, et de 14,2 milliards en 2016, donc de nouveau en hausse, avant mesures correctrices. Le programme de stabilité des dépenses publiques de la France prévoit cependant de limiter à 1,75% la progression des dépenses d’assurance maladie, après 2,05% en 2015. « La fixation d’un Ondam (objectif national de dépenses d’assurance maladie) à 1,75% devrait réduire de 3,1 milliards (ces) dépenses », estime la CCSS dans son rapport. De quoi ramener le déficit de l’assurance maladie à sept milliards d’euros, niveau comparable à celui attendu en 2015. Mais cela ne ramènerait le déficit global de la Sécurité sociale qu’à 11,1 milliards d’euros, largement au-dessus de l’objectif affiché par le programme de stabilité. « Des mesures complémentaires en dépenses ou en recettes sont donc nécessaires pour réduire significativement le déficit », écrit donc naïvement la  commission.

 

Total investit 1 milliard dans les batteries électriques

Total investit 1 milliard dans les batteries électriques

Total pétrolier a proposé lundi de racheter le fabricant français de batteries de haute technologie Saft pour 950 millions d’euros, dans le cadre d’une offre publique d’achat (OPA) amicale. Un projet de rachat approuvé à l’unanimité par le conseil de surveillance de Saft.  « Le XXIe siècle sera électrique », assurait il y a quelques semaines Patrick Pouyanné, dans une interview aux « Echos ». Le PDG de Total a officialisé mi-avril la création d’une nouvelle division, « gas renewables and power », qui viendra s’ajouter à ses activités traditionnelles dans le pétrole. Celle-ci regroupera les activités dans l’aval gaz, les énergies renouvelables et les activités d’efficacité énergétique. Pourquoi le groupe se lance-t-il dans ce nouveau métier ? « Il nous faut intégrer le défi du changement climatique, et l’évolution du mix énergétique qui va en découler : les prévisions de l’Agence internationale de l’énergie montrent que la part du pétrole va baisser, au profit du gaz et des renouvelables », expliquait Patrick Pouyanné. « Notre objectif n’est pas de devenir électricien. [...] Mais nous devons comprendre les marchés électriques en nous positionnant sur certains éléments de la chaîne de valeur. » Total a déjà fait un pas dans le solaire depuis le rachat en 2011 de SunPower, l’un des leaders mondiaux dans la fabrication de panneaux solaires. Avec Saft, le groupe s’avance dans un autre domaine clé : le stockage de l’électricité, et notamment celle produite par les énergies solaire et éolienne. Puisque leur production est intermittente (quand le vent faiblit ou le soleil ne se montre pas), le défi est de stocker leur production pour la restituer ensuite en fonction de la demande. Une question sur laquelle planchent de nombreuses sociétés – Tesla, Schneider Electric, RWE, etc. – ainsi que plusieurs start-up, avec différentes pistes technologiques à l’étude. Total a d’ailleurs déjà investi dans une start-up américaine, LightSail Energy, qui travaille sur d’autres solutions que les batteries.

(Les Échos)

Défilés du 1er mai : moins de 1 % des salariés dans la rue

Défilés du 1er mai : moins de 1 % des salariés dans la rue

Comme d’habitude difficile de donner un chiffre précis pour évaluer le nombre de salariés qui ont défilé l’heure du 1er mai. En tout état de cause les marcheurs du 1er mai ne représentaient pas 1 % des travailleurs, peut-être 0, 5 %,  et encore. Le signe sans doute du caractère obsolète quant à la manière de commémorer la fête du travail. Aussi l’illustration de la perte de crédibilité des syndicats contestataires qui appelaient  aux manifestations. Le ministère de l’Intérieur annonce 84 000 manifestants partout en France qui ont défilé contre la loi Travail. Dix-huit personnes ont été interpellées, il y a deux blessés légers. A Paris, la place de la Nation a été dispersée après quelques affrontements. Dimanche soir, des incidents ont éclaté à la Nuit debout. Le défilé parisien, parti à 15h de la place de la Bastille, est arrivé clairsemé place de la Nation après une marche émaillée d’incidents. La manifestation a rassemblé près de 17 000 manifestants selon la police, 70 000 selon la CGT. Au bout d’une heure, des affrontements ont éclaté dans le 12e arrondissement de Paris, mettant le cortège à l’arrêt. La police, visée par des jets de projectiles, a fait usage de gaz lacrymogène. La préfecture de Paris a fait état de la présence d’un groupe de « 300 individus violents ». A l’arrivée, place de la Nation, des affrontements ont aussi éclaté avec la police, qui a dispersé la manifestation en début de soirée.  Pour la première fois depuis sept ans, la CGT et FO ont défilé côte à côte. Les deux syndicats affichent leur solidarité et leur détermination afin d’obtenir le retrait de la loi Travail.

Le coût salarial: un écart de 1à 10 ou l’explication de la désintégration européenne

Le coût salarial : un écart de 1à 10 ou l’ explication de la désintégration européenne

Il y a bien entendu plusieurs facteurs explicatifs à la désintégration l’Europe actuelle mais une des principales raisons tient aux écarts de coûts salariaux qui varient de un à 10 et qui grâce à la philosophie ultralibérale de l’Europe déstructurent  des économies entières. Un phénomène bien connu dans le transport routier qui a abouti à la disparition quasi totale du pavillon français sur les marchés internationaux tout autant qu’à sa fragilisation sur le marché national. De surcroît les camions étrangers effectuent du trafic en France en toute illégalité. Un phénomène qui affecte désormais l’ensemble de l’économie et qui explique pour une part importante la fragilité de nombre de secteurs de production français face aux distorsions de concurrence. Comment la France par exemple pour peut-elle résister  face à des  coûts de main-d’œuvre de l’ordre  de cinq euros pour la Bulgarie et la Roumanie alors que ce coût  est de  35 € en France. D’où des délocalisations massives,  le recours de plus en plus important à des sociétés de sous-traitance étrangères,  et des travailleurs détachés de plus en plus nombreux dans le bâtiment par exemple, l’agriculture et même les services. En 2015, les coûts horaires de la main-d’œuvre dans l’ensemble de l’économie ont été estimés en moyenne à 25 euros dans l’Union européenne. Un chiffre qui masque des écarts importants entre Etats membres révèle vendredi une enquête d’Eurostat. Un écart de 1 à 10. Ce sont les disparités de coût de la main-d’œuvre dans l’Union Européenne que relève vendredi l’institut Eurostat. Selon son enquête, ceux-ci sont compris en 2015 entre 4,1 et 41,3 euros, les plus faibles étant en Bulgarie et en Roumanie, les plus élevés au Danemark et en Belgique. En 2015, les coûts horaires de la main-d’œuvre dans l’ensemble de l’économie (hors agriculture et administration publique) ont ainsi été estimés en moyenne à 25 euros dans l’Union européenne (UE) et à 29,5 euros dans la zone euro.

« Toutefois, ces moyennes masquent des écarts importants entre États membres de l’UE, les coûts horaires de la main-d’œuvre les plus faibles ayant été enregistrés en Bulgarie (4,1€), en Roumanie (5,0€), en Lituanie (6,8€), en Lettonie (7,1€) ainsi qu’en Hongrie (7,5€), et les plus élevés au Danemark (41,3€), en Belgique (39,1€), en Suède (37,4€), au Luxembourg (36,2€) et en France (€35,1) » précise l’étude.

L’Hexagone prend ainsi la 5e place du classement en termes de coût de la main d’œuvre, passé de 28,2 euros de l’heure en 2004 à 34,7 euros dix ans plus tard, en 2014 Dans l’industrie, les coûts horaires de la main-d’œuvre se sont établis à 25,9 euros dans l’UE et à 32,3 euros dans la zone euro (et à respectivement 24,9 euros et 28,6 euros dans les services et à 22,4 euros et 25,8 euros dans le secteur de la construction. Dans l’économie principalement non-marchande (hors administration publique), les coûts horaires de la main-d’œuvre se sont situés en 2015 à 25,1 euros  dans l’UE et à 29,4 euros dans la zone euro. Ainsi qu’en Bulgarie (+7,0%), et les plus faibles au Danemark et en Croatie (+1,7% chacun). Les coûts de la main-d’œuvre comprennent les salaires et traitements auxquels s’ajoutent les coûts non salariaux tels que les cotisations sociales à la charge des employeurs. La part des coûts non-salariaux dans l’ensemble de l’économie était de 24% dans l’UE et de 26% dans la zone euro, variant de 6,6% à Malte à 33,2% en France.

 

Croissance 2015 : +1,2% au lieu de 1.1% ….COCORICO !

Croissance 2015 : +1,2% au lieu de 1.1% ….COCORICO !

L’Insee organisme étatique de diffusion de l’optimisme  gouvernemental n’en finit pas d’annoncer de  bonnes nouvelles pour tenter d’influencer la confiance chancelante des acteurs économiques. Récemment  l’INSEE avait décrété la sortie de crise pour 2016 en sortant de son chapeau des prévisions d’activité et d’emploi allant à l’encontre de toutes les projections des instituts internationaux. À l’encontre aussi des sondages rendant compte du moral des ménages ou encore des entreprises du secteur manufacturier. À l’encontre aussi des perspectives des carnets de commandes.  Cette fois il s’agit de mettre en valeur les résultats de 2015 qui se résument à une augmentation du PIB de 01 %, soit 1,2 au lieu de 1,1% ;  un véritable exploit qui mérite bien un cocorico !  De toute manière l’amélioration constatée par l’INSEE se situant dans l’épaisseur du trait est tout à fait approximative. Cela notamment en raison de la sous-estimation de l’évolution réelle des prix. Du coup la valeur de la production c’est-à-dire de l’activité est surévaluée. Il serait temps que l’institut gouvernemental de statistiques montre un peu plus de rigueur méthodologique et s’affranchissent des pressions gouvernementales. À quand un institut statistique véritablement indépendant ?

 

Présidentielle 2017 : et encore un cadidat à 1% avec Philippe Poutou (NPA)

Présidentielle 2017 : et encore un cadidat à 1% avec Philippe Poutou (NPA)

Encore un candidat de plus pour 2017 avec Philippe Poutou (NP A). Un motif de satisfaction : les élections présidentielles ne connaissent pas de crises de vocation. Si l’on compte les candidats déclarés et ce qui ont l’intention de se révéler,  on doit sans doute parvenir maintenant à une trentaine de candidats. Soit à peu près 25 responsables susceptibles d’obtenir chacun autour de 1 %. Peut-on pour autant parler d’avancée démocratique avec une telle multitude de prétendants à la magistrature  suprême ? Beaucoup en effet ne se présentent  que pour obtenir ultérieurement un poste ministériel. Pour d’autres il s’agit d’une problématique existentielle, l’occasion d’apparaître pendant quelques semaines dans les médias. Il y a aussi les candidatures de témoignages de partis marginaux qui tentent de donner une légitimité à leurs orientations farfelues et irresponsables. En fait cette overdose de candidature ne grandit guère la démocratie,  elle discrédite plutôt un système politique plus proche du cirque que de l’agora. Juridiquement on objectera que toute candidature est légitime sous réserve qu’elle reçoive les parrainages nécessaires. Mais d’une certaine manière il est plus facile d’être candidat à la fonction présidentielle que d’être candidat maire dans une petite commune. Du coup se pose les limites d’une démocratie et ses déviances qui ne sont guère de nature à réconcilier les français avec la politique.  Cinq ans après sa première participation, Philippe Poutou briguera donc  l’Élysée sous l’étiquette du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) en 2017. Le NPA, réuni à l’Université de Nanterre pour sa Conférence nationale ces 19 et 20 mars, a désigné Philippe Poutou dans une déclaration votée « à plus de 95%« , a indiqué Jean-Marc Bourquin, responsable communication du mouvement. En 2012Philippe Poutou avait obtenu 1,15% des voix au premier tour. Il se voulait alors le « porte-parole de ceux qui trinquent ». Né le 14 mars 1967 à Villemomble (Seine-Saint-Denis), de père facteur et de mère sans emploi, ce réparateur de machines-outils de l’usine automobile Ford de Blanquefort (Gironde) s’est fait connaître à travers son combat à la CGT pour la sauvegarde des emplois au sein de son usine. Au NPA, il a repris le flambeau d’Olivier Besancenot. Il s’agit de la troisième candidature de gauche pour l’élection présidentielle de 2017, après Jean-Luc Mélenchon, le fondateur du Parti de gauche, et Nathalie Arthaud pour Lutte ouvrière : tous trois étaient déjà là cinq ans plus tôt.

«Brexit» un coût de 100 milliards de livres et 1 million d’emplois en moins pour l’économie britannique !

«Brexit» un coût de 100 milliards de livres et 1 million d’emplois en moins  pour l’économie britannique !

 

Le repli nationaliste est à la mode en Grande-Bretagne comme partout dans le monde. Du coup, les plus apprentis sorciers essayent tous de surfer sur cette vague identitaire qui entretient les peurs, l’égoïsme voire la xénophobie. Les préoccupations politiciennes prennent le pas sur les intérêts économiques et sociaux. Pour schématiser les nationalistes préconisent la fermeture des frontières et promettent la lune en retour. C’est évidemment faire l’impasse totale sur la complexité de nos économies modernes et des interrelations internationales concernant les modes de production, de distribution et de consommation. (Même si on peut légitimement critiquer la régulation des relations internationales) Un seul exemple en France avec la fermeture des frontières ;  à qui vendrait-on nos Airbus qui constituent une part essentielle de nos exportations ? Les mêmes questions se posent en Grande-Bretagne.  Les partisans d’une sortie de l’union européenne sont en effet au coude à coude avec ce qui milite pour le maintien. La sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne constituerait pourtant une véritable catastrophe économique et sociale, elle pourrait coûter 100 milliards de livres à l’économie britannique et détruire près d’un million d’emplois, selon une étude commandée par la CBI, principale organisation patronale du pays. La sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne pourrait coûter 100 milliards de livres à l’économie britannique et détruire près d’un million d’emplois, selon une étude commandée par la CBI, principale organisation patronale du pays. D’après cette étude réalisée par la firme PwC à la demande de la Confédération des industries britanniques (CBI) et publiée dimanche, le «Brexit» causerait «un sérieux choc» à l’économie de la Grande-Bretagne, à laquelle elle coûterait environ 100 milliards de livres (128 milliards d’euros, 145 milliards de dollars) en perte de production, soit 5% du PIB annuel. «Cette analyse montre très clairement pourquoi quitter l’Union européenne serait un vrai coup pour le niveau de vie, l’emploi et la croissance», a déclaré Carolyn Fairbairn, directrice générale de la CBI. «Même dans le meilleur des cas, cela causerait un sérieux choc à l’économie du Royaume-Uni», a-t-elle dit. Le «Brexit» coûterait à la Grande-Bretagne quelque 950.000 emplois, ce qui signifie que le taux de chômage en 2020 serait de 2% à 3% plus élevé que si le pays restait dans l’UE, selon l’étude. Un référendum sur la question du maintien ou de la sortie du bloc européen se tient en Grande-Bretagne le 23 juin.

Salaire des fonctionnaires : augmentation de l’ordre de 1 %

Salaire des fonctionnaires : augmentation de l’ordre de 1 %

 

Il s’agit d’une augmentation concernant seulement le point d’indice qui concerne donc  tous les fonctionnaires (d’autres formes d’augmentations comme l’ancienneté et  l’avancement ne sont pas concernés). Le gouvernement annoncera jeudi 17 mars ses arbitrages sur l’augmentation du salaire des fonctionnaires. Le point d’indice, qui sert à calculer le salaire des fonctionnaires n’a pas été augmenté depuis 2010, efforts budgétaires obligent. La nouvelle ministre de la Fonction publique Annick Girardin a confirmé la volonté de Marylise Lebranchu de mettre un terme à ce gel, une revendication de longue date des syndicats. Rien n’est confirmé au Ministère de la Fonction publique, mais trois hypothèses sont sur la table : + 0,7, +1% ou + 1,2%.  L’arbitrage se fera entre ces deux premiers chiffres. Une augmentation de 1% de ce point d’indice représente un coût de 2 milliards d’euros pour le budget de l’État. Les syndicats eux réclament entre 1,2 et 8% pour la CGT qui place la barre le plus haut. Le gouvernement ne leur donnera pas satisfaction. « Nous ne sommes pas irresponsables » dit-on dans l’entourage de la nouvelle ministre en reconnaissant tout de même que les fonctionnaires ont largement contribué à l’effort de redressement des comptes publics. Le gel du point d’indice a permis d’économiser 7 milliards d’euros depuis 2010.

CDD : 70% pour des durées de moins d’1 mois en 2015

CDD : 70% pour des durées de moins d’1 mois en 2015

 

D’une certaine manière on pourrait considérer que le débat sur l’évolution des conditions d’embauche et de licenciement engagé avec  la loi travail est assez surréaliste dans la mesure où la flexibilité totale est assurée à la fois par l’intérim mais aussi par le  CDD. Près de 90 % des embauches se font désormais en CDD et presque autant ont des durées de moins d’un mois. Autant dire que les contraintes du CDI sont complètement contournées et que d’une certaine façon le débat engagé autour de la loi travail apparaît relativement vain. La vraie question serait non pas de parler surtout du CDI mais du CDD afin de rapprocher les deux statuts voire de les unifier. En France, en 2015, s’il y a toujours environ 80% des salariés français qui étaient en CDI, 87% des nouveaux contrats signés l’ont été en CDD. Encore une année record. Ces contrats temporaires -qui touchent surtout les jeunes et les moins qualifiés- sont par ailleurs de plus en plus courts. Pourtant, la surtaxation du CDD, demandée par les syndicats depuis une dizaine d’années, a déjà été mise en place… depuis 2013, mais les effets escomptés n’ont pas abouti. Et parmi l’ensemble des ces salariés, plus de 85% sont en CDI, près de 10% sont en CDD, 2,4% en intérim et 1,6% en apprentissageselon les dernières données de l’Insee pour 2014.

Revalorisation des prestations et minima sociaux : + 0,1 %

Revalorisation des prestations et minima sociaux : + 0,1 %

Conséquence de la quasi absence d’inflation, les prestations et minima sociaux ne seront pratiquement pas augmentés au 1er avril. (Sans doute seulement plus 01 %). En cause la mesure officielle des prix de la consommation des ménages. Une mesure qui ne tient pas compte de la modification de structure de la consommation et qui sous-estime l’évolution réelle des prix pour les ménages les plus modestes. En effet si effectivement on constate des diminutions de prix concernant l’alimentation, le textile ou le carburant c’est diminutions ne sont pas compensés par la croissance des prix des dépenses contraintes (électricité, assurances, services, abonnements etc.) L’ensemble des prestations et minima sociaux est désormais revalorisé au 1er avril, à l’exception des retraites (en octobre). Cette date prévalait déjà pour les prestations familiales, les pensions d’invalidité, le minimum vieillesse et les minima de réversion. Elle vaut désormais aussi pour le RSA, les aides aux logements ou l’allocation adulte handicapé. Cette harmonisation calendaire s’accompagne d’un changement des règles du calcul qui n’est, cette année, pas favorable aux ménages concernés. Alors que les revalorisations se faisaient jusqu’ici en fonction de l’inflation prévue (et éventuellement d’un correctif au titre de l’année précédente), elles vont désormais s’effectuer sur la base de l’inflation constatée sur les douze derniers mois passés. L’avantage de cette méthode est d’éviter de prendre des mesures correctives à posteriori : réclamer, par exemple des « trop perçu » quand l’inflation s’avérait plus faible que prévu suscitait toujours l’incompréhension des bénéficiaires. Mais, comme l’inflation constatée est aujourd’hui bien inférieure à celle de 1% prévue par le gouvernement pour 2016, cela ne fait pas les affaires des bénéficiaires. «La revalorisation du 1eravril devrait tourner autour de +0,1 % », avance un conseiller gouvernemental. L’exécutif a l’essentiel des éléments en main  : le calcul de cette revalorisation repose sur l’inflation constatée en moyenne annuelle de janvier 2015 à janvier 2016, afin de laisser aux caisses le temps d’actualiser leurs systèmes informatiques. Le dernier chiffre publié vendredi par l’Insee (-0,2 % en février sur un an) ne sera donc pas pris en compte. Et même s’il avait dû compter, il n’y aurait pas eu de diminution des prestations. La règle garantit en effet leur maintien en cas de baisse des prix

 

Google : redressement fiscal de 1,6 milliards d’euros en France et seulement de 165 millions d’euros au Royaume-Uni

Google : redressement fiscal de 1,6 milliards d’euros en France et seulement de 165 millions d’euros au Royaume-Uni

 

Il est clair que Google effectue ainsi un chiffre d’affaires approximativement égal en France et aux Royaume-Uni. Pourtant les conceptions fiscales sont différentes puisque l’administration française réclame 1,6 milliards d’euros à Google tandis que l’administration britannique a négocié pour le paiement de seulement 165 millions d’arriérés fiscaux couvrant les 10 dernières années. Google n’est évidemment pas plus coupable que les  autres multinationales qui pratiquent le sport de l’optimisation fiscale.  En faite Google ne déclare qu’une base fiscale minime en France tandis que la quasi-totalité des bénéfices sont soumis à déclaration en Irlande via les Pays-Bas pour finalement être logés aux Bermudes (paradis fiscal) où se trouve le siège social de la filiale Google Ireland Holdings. Des médias avaient fait état il y a deux ans une notification de redressement adressée à Google par le fisc français pour un montant d’un milliard d’euros. S’ajouteraient aujourd’hui à cette somme des pénalités de retard et une amende. Le ministre des Finances, Michel Sapin, a déclaré au début du mois que les sommes réclamées par le fisc français à Google étaient « bien supérieures » à celles de l’accord conclu fin janvier par le moteur de recherche avec l’administration britannique, qui portait sur le paiement de 130 millions de livres (165 millions d’euros) d’arriérés, couvrant les dix dernières années. « Le fisc français ne négocie pas le montant des impôts, il est dans une discussion sur les règles applicables » aux sociétés avec Google, avait-il ajouté.

Prix à la consommation : baisse de 1,0% en janvier

Prix à la consommation : baisse  de 1,0% en janvier

Les prix à la consommation ont diminué de 1,0% en janvier en France sous l’impact des soldes d’hiver et d’un nouveau recul des prix des produits pétroliers, a annoncé jeudi l’Insee, confirmant une première estimation publiée en fin de mois. Sur un an, ils affichent une hausse de 0,2%, un rythme analogue à celui de décembre. L’indice des prix harmonisé IPCH, qui permet des comparaisons avec les autres pays de la zone euro, a lui baissé de 1,1% sur le mois de janvier, alors que l’Insee avait annoncé précédemment un recul de 1,0%. Sur un an, il est en progression de 0,3%, là encore au même rythme qu’en décembre. L’inflation sous-jacente (hors tarifs publics et produits à prix volatils) a de son côté progressé de 0,1% au mois de janvier et affiche une hausse de 0,9% sur un an, comme en décembre. En janvier, les prix des produits manufacturés ont reculé de 3,0% sous l’effet des soldes, ceux de la branche habillement-chaussures baissant de 16,7%. Les prix des services se sont repliés de 0,1%, les reculs dans l’hébergement, les transports et le tourisme, traditionnels après les vacances de fin d’année, compensant les hausses de tarifs du 1er janvier (assurance, banques et timbre). Les prix des services ont continué leur repli (-1,2%) avec celui des cours du pétrole, même s’il a été limité par une hausse de la fiscalité. Les prix de l’alimentation ont diminué de 0,1%.

Une croissance 2016 inférieure à 1% (Marc Touati)

Une croissance 2016 inférieure à 1% (Marc Touati)

Le gouvernement s’obstine à annoncer une croissance française de 1,5 % en 2016, qui permettrait de faire (enfin !) baisser le chômage et de remplir les objectifs de réduction des déficits publics. Soyons clairs et directs : non seulement, cette prévision ne sera pas atteinte, mais, qui plus est, la croissance du PIB français en 2016 sera, selon nos estimations, de 0,7%. Nous sommes donc au regret d’annoncer que, compte tenu de cette faiblesse de l’activité, le chômage réel continuera d’augmenter. Soyons clairs et directs : non seulement, cette prévision ne sera pas atteinte, mais, qui plus est, la croissance du PIB français en 2016 sera, selon nos estimations, de 0,7%. Nous sommes donc au regret d’annoncer que, compte tenu de cette faiblesse de l’activité, le chômage réel continuera d’augmenter. En 2015, La France aurait vécu un alignement de planètes, à savoir : la baisse successive du prix du pétrole, des matières premières, de la devise Euro et les liquidités produites par la BCE. « Alors que nous aurions dû réaliser près de 3% de croissance nous faisons qu’ 1.1% », regrette-t-il.  Pour comparaison, l’ensemble de la zone euro a réalisé 1.5% de croissance. « La France n’a pas su transformer l’essai à cause d’une économie rigide. Nous sommes la lanterne rouge de l’espace économique européen », tranche Marc Touati. Par ailleurs, l’économiste remet en doute le chiffre publié jeudi 28 janvier. Tout d’abord, le commerce extérieur ne repart pas à la hausse et le chiffre de 1.1% est gonflé par les stocks artificiels des entreprises. C’est-à-dire que les entreprises françaises comptaient vendre plus qu’elles ne l’ont fait; « Les données de l’Insee sont à prendre avec des pincettes, alerte Marc Touati. On est plus dans le marketing que dans la réalité économique ». La vérité est bien plus crue pour l’économiste : « nous sommes à la traîne et le chômage n’a jamais été aussi haut. » L’économiste s’essaye même a une comparaison résumant cette situation morose : « Nous avons une reprise chamallow couplé à un chômage Carambar ». La faute à une pression fiscale trop forte et à un modèle français rigide.

1 milliard pour former 500 000 chômeurs : ou les calculs de coin de table de l’Élysée

1 milliard pour former 500 000 chômeurs : ou les calculs de coin de table de l’Élysée

 

On peut légitimement s’interroger pour savoir comment le gouvernement évalue le coût de formation de 500 000 chômeurs supplémentaires à 1 milliard seulement. Bien qu’il soit difficile d’appréhender le coût exact d’une formation eu égard au croisement des financements le coup de l’ordre de 400 000 chômeurs représente déjà 4 à 5 milliards en 2015. Autant dire qu’il faudra de l’ordre  de 10 milliards pour former 500 000 chômeurs supplémentaires. À moins de se résoudre à des formations gadget express uniquement pour désengorger les statistiques de la catégorie A de pôle emploi. Si l’on s’en tient aux informations des Échos la formation des 500 000 chômeurs supplémentaires coûterait de 1 milliard d’euros dont la moitié serait financée par les fonds de formation professionnelle et la moitié par l’État. Or cette somme paraît complètement dérisoire à moins de se résoudre à parquer les chômeurs dans des formations gadget de courte durée. Pour former réellement un chômeur et lui permettre de déboucher sur un emploi il faut évidemment compter plusieurs semaines et même plusieurs mois le plus souvent ;  dès lors  cette enveloppe d’un milliard paraît complètement anecdotique. Il faudrait compter au moins 10 fois plus si l’on veut réellement faciliter une formation qualifiante pour ces chômeurs La formation de 500.000 chômeurs supplémentaires annoncée par François Hollande lors de ses vœux jeudi 31 décembre devrait coûter « près d’un milliard d’euros » et être financée « pour moitié par l’Etat et pour le reste par les fonds de la formation professionnelle », selon le quotidien Les Echos. Lors de son intervention télévisée, le chef de l’Etat avait annoncé le lancement d’un « plan massif de formation des demandeurs d’emploi », avec « 500.000 personnes de plus (qui) seront accompagnées vers les métiers de demain ». Mais il n’avait donné aucune précision sur le financement et les secteurs concernés. Selon Les Echos dans leur édition à paraître lundi 4 janvier, « le dispositif devrait coûter près d’un milliard d’euros, financé pour moitié par l’Etat et pour le reste par les fonds de la formation professionnelle ». Le secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, a indiqué dimanche que le gouvernement allait « mobiliser les moyens très généraux de la formation professionnelle, de l’Éducation nationale«. « Nous allons d’abord en discuter avec les régions«  a-t-il ajouté à l’occasion du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.  La dernière réforme de la formation professionnelle remonte à 2014, avec en particulier la mise en place du compte personnel de formation (CPF) au 1er janvier 2015. Les demandeurs d’emploi sont les principaux utilisateurs du CPF, selon les données obtenues en décembre auprès du ministère du Travail. Le CPF a remplacé le Droit individuel à la formation (DIF), qui bénéficiait essentiellement aux salariés. Il est plafonné à 150 heures, soit une formation sur une quinzaine de jours autant dire pas grand-chose en tout cas bien insuffisant pour requalifier des chômeurs la plupart de chômeurs.

 

Japon : croissance espérée à 1,7%

Japon : croissance espérée  à 1,7%

Finalement le Japon a retenu le même taux de croissance que la zone euro pour le prochain exercice à savoir 1,7 % d’augmentation du PIB. Mais pour atteindre cet objectif encore faudra-t-il que le commerce international se reprenne sérieusement alors qu’il est en recul depuis plusieurs mois. Le gouvernement japonais a donc approuvé ce matin un budget record de 96.722 milliards de yens (732 milliards d’euros) pour l’année d’avril 2016 à mars 2017, afin de préparer l’économie et les esprits à une nouvelle hausse de taxe, sur fond de croissance attendue à 1,7%. La nouvelle enveloppe initiale, qui doit encore être approuvée par les deux chambres du Parlement d’ici à fin mars 2016, est censée permettre d’accroître les dépenses pour les enfants afin d’inciter les couples à procréer et les femmes à travailler, deux thèmes clefs mis en avant par le Premier ministre conservateur Shinzo Abe. Les crédits totaux pour la protection sociale s’élèveront à 31.974 milliards de yens (242 milliards d’euros). Les crédits de la Défense bénéficieront d’une nouvelle progression, à 5.054 milliards de yens, et l’aide au développement augmentera légèrement aussi. Le gouvernement a calé ses estimations de dépenses et recettes sur la base d’une prévision de croissance de 1,7% pour avril 2016-mars 2017 et sur une inflation attendue à 1,2%, encore loin de l’objectif de 2% fixé d’un commun accord avec la banque centrale du Japon (BoJ).

COP 21 : 1,5°C ? On rêve ! (JEAN JOUZEL )

COP 21 : 1,5°C ? On rêve !  (JEAN JOUZEL )

À juste titre le climatologue Jean Jouzel  s’interroge sur le sérieux des 1,5° retenus dans le document final de la COP 21. Un objectif qui serait évidemment souhaitable mais complètement illusoire car il faudrait très rapidement abandonner toute les utilisations des énergies fossiles. Même l’objectif de 2° sera difficile à atteindre compte tenu de l’aspect non contraignant et du flou de l’accord de la 21. (Interview du climatologue français Jean Jouzel, prix Nobel de la paix en 2007 avec le groupe d’experts du climat (Giec) dans le Parisien).

En tant que scientifique, quel regard portez-vous sur l’accord à Paris?
JEAN JOUZEL. L’accord, dans son architecture, répond aux critères de succès annoncés par la présidence française (de la COP21): un accord universel et ambitieux, avec l’objectif de températures, une référence au prix du carbone, le fait que soient mentionnés les 100 milliards (de dollars par an, promis par les pays développés pour aider les pays les plus pauvres). Mais c’est essentiel d’agir aussi avant 2020 et il n’y a pas de réelle ambition sur ce point-là. L’accord n’impose pas de révision des engagements actuellement pris par les pays (qui placent le monde sur une trajectoire de trois degrés) avant 2025. Ce sera trop tard pour le 1,5°C et très difficile pour le 2°C. Le seul espoir, c’est qu’il y a une invitation à remonter l’ambition avant 2020, mais c’est une simple invitation…

L’objectif de tenter de contenir le réchauffement à +1,5°C, chiffre figurant aux côtés de l’objectif officiel de 2°C, est-il réaliste?
J.J. – Le 1,5°C c’est un rêve, c’est certainement trop ambitieux mais cet objectif est vraiment légitime pour les pays les plus vulnérables. Ils sont menacés par la hausse du niveau de la mer, des cyclones qui risquent de devenir plus intenses, des récifs coralliens mis à mal. 1,5°C au lieu de 2°C pour eux, ça compte. Mais cet objectif paraît irréaliste, cela voudrait dire qu’on aurait le droit à cinq ou dix ans d’émissions au rythme actuel au maximum… J’aimerais mieux qu’on fasse tout pour se mettre sur une trajectoire de 2°C, qui est déjà un objectif difficile. Mais c’est l’objectif à tenir si on veut pouvoir s’adapter aux effets du changement climatique.

Vous étiez à Copenhague en 2009, où la communauté internationale avait échoué à s’entendre. Qu’est-ce qui, cette fois, a permis un accord à Paris?
J.J. – Ce qui a changé fondamentalement, c’est qu’on parlait à Copenhague des solutions mais qu’on ne les entrevoyait pas. Désormais, les énergies renouvelables se sont développées et deviennent compétitives dans certains pays. Les voitures électriques, dont on souriait parfois, avancent. Il y a un espoir de voir les émissions de CO2 commencer à stagner cette année au niveau mondial, parce que la Chine s’est lancée dans les renouvelables et l’efficacité énergétique. J’espère juste que l’Inde (où les émissions sont en forte croissance) pourra prendre le même chemin que la Chine.

 

Arabie saoudite : Plus fort, plus haut, plus débile, une tour de 1 km de haut

Arabie saoudite : Plus fort, plus haut, plus débile, une tour de 1 km de haut

 

 

 

Il faudra attendre une catastrophe pour que cesse cette course idiote et dangereuse de la plus haute tour du monde. La bêtise étant sans limite, la hauteur de la tour  «Kingdom Tower», la tour de Jeddah, formée de 170 étages, devrait atteindre plus de 1000 mètres de hauteur, dépassant la Burj Khalifa à Dubaï (828 mètres), classée actuellement la plus haute du monde Alors que l’Empire State Building avait conservé le titre 41 ans et la Willis Tower de Chicago 24 ans, le règne de la Burj Khalifa ne devrait durer que huit ans, si les travaux de la Kingdom Tower s’achèvent comme prévu en 2018.  Le budget consacré à l’édification de cette Babel moderne a été chiffré à 1,4 milliard de dollars. SelonSaudi Gazette, la tour, vaste de 530.000 mètres carrés mais très effilée en son sommet, devrait engloutir pas moins d’un demi million de mètres cubes de béton et 80.000 tonnes de métal. Originalité de la construction, le 157e étage (sur environ 210) sera équipé d’un promontoire-terrasse de 30 mètres de diamètre), desservi par des ascenseurs qui monteront et descendront au ryhtme de 10 mètres par seconde. A déconseiller aux personnes souffrant de vertige.Financée par Kingdom holding company, une holding détenue par le prince saoudien milionnaire Alwaleed, la tour devrait prendre place dans un projet urbain plus vaste, la Kingdom City à Djeddah, dont le coût avoisinera les 20 milliards de dollars et dont l’objectif est de créer un centre commercial et touristique à l’entrée des villes saintes que sont Médine et la Mecque

Croissance américaine à 2,1% au au lieu de 1.5%

Croissance américaine à 2,1% au lieu de 1.5%

 

 

Le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis a progressé de 2,1% en rythme annualisé au troisième trimestre, a annoncé mardi le département du Commerce, qui avait estimé cette progression à 1,5% le mois dernier. Cette révision est conforme aux attentes des économistes. Le département du Commerce explique notamment que, contrairement à ce qu’il pensait auparavant, les entreprises n’ont pas autant réduit leurs stocks. La croissance a aussi profité de la révision à la hausse des dépenses d’équipement et des investissements dans la construction de logements. Si la consommation des ménages a été légèrement révisée en baisse (+3,0%), elle est demeurée vigoureuse. Cette expansion du PIB au troisième trimestre devrait permettre à l’économie américaine d’atteindre une croissance d’au moins 2% au second semestre de 2015, soit environ son potentiel de long terme. Du coup se repose encore la problématique du relèvement des taux pour la fête. Une fête qui ne cesse de tergiverser en soufflant le froid et le chaud. Une attitude qui n’est pas de nature à rétablir la confiance des acteurs économiques mondiaux. En effet un relèvement des taux aux États-Unis serait contradictoire par rapport à la politique accommodante de la plupart des autres banques centrales. Il y aurait à leur un risque de contagion de hausse des taux d’intérêt avec des conséquences néfastes sur la croissance de l’activité.

Inflation zone euro : 0,1% sur un an en octobre

Inflation zone euro : 0,1% sur un an en octobre

Le quasi absence d’inflation dans la zone euro témoigne évidemment de la faiblesse de la demande et d’une croissance atone, en tout cas d’une croissance insuffisante pour apporter une contribution significative et positive au problème de l’emploi. Certes on pourra objecter que cette quasi-absence d’inflation est à imputer à la baisse des matières premières et en particulier à celle du pétrole. Pour autant si on élimine le prix de l’énergie, l’inflation reste encore très faible. Les prix à la consommation dans la zone euro ont en effet augmenté de 0,1% en rythme annuel en octobre, a annoncé lundi Eurostat, révisant en légère hausse cet indicateur, donné inchangé en première estimation.  Cette révision s’explique principalement par l’évolution des prix des fruits et légumes frais.  En septembre, les prix avaient reculé de 0,1%. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une stagnation des prix en octobre sur un an.  Hors énergie et produits alimentaires non transformés, les prix ont augmenté de 1,0% par rapport à octobre 2014, après +0,8% en septembre. Sur un mois, l’inflation dite « de base », très surveillée par la Banque centrale européenne (BCE), est de 0,2%. Malgré la révision de l’inflation globale et l’accélération de l’inflation de base, l’évolution des prix dans la zone euro reste très loin de l’objectif d’un taux légèrement inférieur à 2% que s’est fixé la Banque centrale européenne (BCE). Les prix de l’énergie ont chuté de 8,5% sur un an le mois dernier, une baisse qui s’atténue légèrement puisqu’elle était de 8,9% en septembre.

Consommation ménages stable, croissance à 1% et emploi à plat pour 2015

Consommation ménages stable, croissance à 1% et emploi  à plat pour 2015

 

La consommation porte à bout de bras  la croissance et l’année devrait se terminer avec une hausse du PIB d’ordre de 1% seulement. Du coup il ne faut pas s’étonner que l’emploi ne connaisse pas de miracle ; 10 000 emplois seulement créés en septembre dans le privé (zéro dans le public). (Mais 25 000 chômeurs  en moins compte tenu du bricolage méthodologique de Pôle emploi). C’est évidemment peu pour résorber un chômage qui concerne plus de 5 millions de personne officiellement. (En réalité 7 à 8 millions avec les chômeurs aidés).  Cette  consommation des ménages français en biens est ressortie stable en septembre et en hausse de 0,7% sur l’ensemble du troisième trimestre, selon les données publiées vendredi par l’Insee. L’Insee prévoit 0,2% de croissance du PIB au troisième trimestre puis 0,4% au quatrième (prévision sans doute surestimée). La consommation des ménages demeure le principal moteur de l’économie française, contribuant pour un peu plus de 50% au PIB, et son léger repli au deuxième trimestre avait accompagné la stagnation de l’ensemble de l’activité. L’Insee a révisé en outre l’évolution des dépenses de consommation pour août à +0,1%, après l’avoir annoncée stable. Les 13 économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur une hausse de 0,2% en septembre. En septembre, la consommation a été portée par les achats de bien durables (+1,4%), en particulier ceux d’automobiles (+2,3%) et malgré un repli des dépenses en biens d’équipement du logement (-0,3%). Sur le trimestre, la dépense en biens durables ressort en hausse de 1,0%. Les dépenses en textile, habillement et cuir ont reculé en septembre (-0,4%) après avoir été stables en août, mais affichent une forte hausse sur le trimestre (+2,0%). a consommation de produits alimentaires recule pour le troisième mois d’affilée, à -0,6% en septembre et -0,2% sur le trimestre. Les premiers résultats de la croissance du troisième trimestre seront publiés le 13 novembre.

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