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Electricité : nouvelle hausse de 1,23 % au 1er août

l’électricité : nouvelle hausse de 1,23 % 1er août

«La CRE propose aux ministres chargés de l’énergie et de l’économie une hausse des tarifs réglementés de vente d’électricité de 1,55 % TTC au 1er août 2020, qui prend en compte l’évolution des tarifs des réseaux publics de transport et de distribution d’électricité», précise le régulateur. En France continentale, le tarif résidentiel («bleu») va progresser de 1,54 %, et celui pour les professionnels de 1,58 %.

Cette proposition de la CRE doit désormais être validée par Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie, et Barbara Pompili, la nouvelle ministre de la Transition écologique.

En 2019, les tarifs réglementés de l’électricité avaient enregistré une hausse historique, avec un premier bond de 5,9 % le 1er juin, puis une seconde hausse de 1,23 % en août. Et l’année 2020 a déjà connu une première augmentation de 2,4 % en
février.

La potion finit par devenir bien amère pour les clients. Ces tarifs réglementés fixés par l’État concernent seulement EDF, l’opérateur historique, ainsi que les entreprises locales de distribution de quelques villes. La majorité des Français y restent toutefois attachés: 23,9 millions de sites résidentiels les utilisent, contre un peu plus de 9 millions qui ont souscrit aux tarifs fixés librement par les concurrents d’EDF ou par l’entreprise publique elle-même (qui a aussi des offres dites de marché). Plus de 72 % des Français sont donc concernés par la hausse proposée par la CRE pour le 1er août.

 

Automobiles France : hausse de 1,24 % en juin

Automobiles France : hausse de 1,24 % en juin

En mai, le marché avait plongé de 50,34% après avoir connu une dégringolade (-88,84%) en avril.- Les immatriculations de voitures neuves en France ont cependant  progressé de 1,24% en juin, marquant leur première hausse en rythme annuel depuis le début de l’année, alors que les concessions ont pu reprendre leurs activités après avoir fermé leurs portes du fait des mesures de confinement instaurées face au coronavirus.

Il s’est immatriculé dans l’Hexagone 233.818 véhicules particuliers le mois dernier, a annoncé le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA) mercredi. Juin a compté cette année 21 jours ouvrables, contre 19 l’an dernier.

Les immatriculations de voitures neuves du groupe PSA , qui regroupe les marques Peugeot, Citroën, DS, Opel et Vauxhall, ont reculé le mois dernier de 9,14% par rapport à la même période en 2019.

Le groupe Renault (marques Renault, Dacia et Alpine) , ébranlé l’an dernier par les difficultés de son partenaire Nissan et par la dégradation de plusieurs marchés émergents qui ont fait son succès, a vu quant à lui ses immatriculations en France progresser de 6,51% en juin.

Croissance États-Unis : plus 1,4% production industrielle en mai

 

Croissance États-Unis : plus  1,4% production industrielle en mai

 La Réserve fédérale a fait état d’une hausse de 1,4% de la production le mois dernier après une chute de 12,5% en avril et de 4,6% en mars, alors que les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une augmentation de 2,9% après le recul de 11,2% annoncé initialement pour avril.

La seule production manufacturière affiche un rebond de 3,8% le mois dernier; le consensus la donnait en hausse de 4,6%. Sa baisse en avril a été revue à 15,5% contre -13,7% en première estimation.

Sur un an, la production industrielle accuse un repli de 15,3%, la production manufacturière une baisse de 16,5%, précise la Fed.

Dépendance et un plan de plus de 1 milliard annoncé par Olivier Véran

Dépendance et un plan de plus de 1 milliard annoncé par Olivier Véran

 

 

 

On devait de manière urgente ouvrir grand débat sur l’avenir de la dépendance, son organisation et son financement. Mais le ministre de la santé Olivier Véran  qui occupe l’espace médiatique de façon quotidienne a coupé sans doute l’herbe sous le pied au ministre de l’économie et au premier ministre ( il espère peut-être secrètement le remplacer en cas de besoin) ? Le ministre de la Santé Olivier ainsi conformément aux méthodologies bien françaises , annonce le montant d’une dépense avant même d’avoir déterminé son objet, ses modalités et son financement. Un plan d’un milliard qui va ajouter aux nombreux autres plans bénéficiaires de cette pluie ( relative) de  milliards qui tombe sur la France depuis quelques semaines. La vérité c’est que la campagne électorale a déjà commencé il y a celle des municipales ou LREM va enregistrer une défaite magistrale  mais il y a aussi les suivantes à savoir les départementales et les régionales. Justement = des régionales que le président de la république voudrait bien repousser pour ne pas essuyer une seconde défaite locale.

 

On aura compris qu’on est entré maintenant dans l’univers électoral et qu’il ne s’agit plus de compter les milliards mais d’en rajouter ou faire plaisir à la plupart des catégories socioprofessionnelles, aux jeunes, aux anciens, bref à tout ceux détiennent une carte d’électeur et sont susceptibles de s’en servir. Olivier Véran s’exprimait lors d’un projet de loi qui acte un alourdissement conséquent de 136 milliards d’euros du « trou » de la Sécurité, après le coronavirus, et pose le principe de la création d’une 5e branche de la Sécurité sociale dédiée à l’autonomie, « première pierre » de la future réforme de la dépendance selon la majorité.

  • Pour l’heure, les modalités et le financement de cette 5e branche sont renvoyés à un rapport mi-septembre. Si elle est instaurée, cette 5e branche viendrait couvrir les risques de la vie liées à la perte d’autonomie et au handicap et s’ajouter aux quatre existantes (maladie, vieillesse, famille, accidents du travail).
  • L’opposition a dénoncé à plusieurs reprises une  »coquille vide » et un « affichage » sans piste de financement.
  • Il n’y a pas « un euro prévu avant 2024″, a d’abord fustigé le LR Xavier Breton, alors que 2,3 milliards d’euros par an doivent être récupérés à partir de 2024 pour financer l’autonomie. Et l’UDI Pascal Brindeau a mis en garde contre un « effet d’annonce », quand « nos concitoyens ne croient plus à la parole publique tant qu’elle n’a pas un effet concret sur leur vie quotidienne ».

L’Allemagne « numéro 1 dans l’hydrogène ?

L’Allemagne « numéro 1 dans l’hydrogène ?

 

Il est clair que l’Allemagne n’est pas particulièrement en avance en matière de motorisation purement électrique; ce pourquoi ;elle envisagée des accords avec des chinois « Pour des raisons de compétitivité et surtout pour atteindre » ses « objectifs climatiques », l’Allemagne veut devenir « numéro 1″ dans l’hydrogène durable, a affirmé le ministre de l’Économie Peter Altmaier, lors d’une conférence de presse mercredi, à l’issue de l’adoption de ce programme en conseil des ministres.

Ce gaz, surtout utilisé aujourd’hui dans certaines industries comme la chimie ou l’acier, permet de stocker de l’électricité, quelle que soit son origine.

Dans son programme, le gouvernement allemand ne compte développer que l’hydrogène « vert », c’est-à-dire issu d’énergies décarbonées, selon lui.

L’hydrogène peut aussi servir de carburant dans les véhicules électriques équipés de piles à combustibles, suscitant de nombreux espoirs en termes de transition écologique dans les transports.

L’Allemagne prévoit une enveloppe globale de 9 milliards d’euros, dont 7 milliards pour développer le marché intérieur et 2 milliards visant à conclure des « partenariats internationaux ».

Elle fait partie de l’immense plan de relance de 700 milliards d’euros annoncé par Berlin la semaine dernière, pour relancer son économie sinistrée par les effets des mesures de restriction prises contre la pandémie de coronavirus dans le pays. la voiture à hydrogène reste une voiture électrique, à la différence qu’elle produit elle-même son énergie là où une voiture électrique classique a besoin de la stocker, avec tous les inconvénients que cela suppose : poids des batteries, temps de charge, autonomie… sans parler des métaux rares nécessaires à la production des batteries (cobalt, lithium, palladium…), qui ne cessent de battre des records sur les marchés des matières premières et dont l’exploitation n’est pas un modèle pour la protection de l’environnement.

Avec la technologie à hydrogène, les constructeurs s’affranchissent de ces contraintes. Sur la Toyota Mirai (la première du genre), l’autonomie peut atteindre 550 km et le temps de charge, environ 5 minutes De plus, les voitures à hydrogène n’émettent rien d’autre que de la vapeur d’eau. On dit même que les gouttelettes d’eau qui coulent du pot d’échappement (parce qu’il y en a un) sont potables. En outre, l’eau est une ressource naturelle extrêmement abondante, même si les conditions de production d’hydrogène posent de nombreuses questions environnementales

D’ailleurs, Toyota a tout misé sur l’hydrogène. Le constructeur automobile japonais a toujours considéré que la technologie à hydrogène n’était que l’étape suivante de la voiture 100 % électrique, et qu’il valait mieux se concentrer dessus plutôt que de se perdre sur la voiture à batteries, qui convainc peu et dépend des infrastructures installées (les bornes de recharge). Comme Hyundai, le constructeur s’est déjà positionné avec des modèles à hydrogène, là où tous les autres constructeurs du monde se sont concentrés sur la voiture électrique à batteries. Y compris les français, dont Renault, l’un des pionniers avec sa gamme de Zoé, Twizy et autres utilitaires légers à batteries électriques.

Chômage : déjà plus 7,1% en mars en France

Chômage : déjà plus 7,1% en mars en France

La vague de licenciements commence et va sans doute continuer de grossir faute de d’embauche nouvelle mais aussi en fonction des licenciements secs. Les explications du ministère du travail ne tiennent pas quand il affirme qu’habituellement il y a 500 000 entrées à pôle emploi et 500 000 sorties et que la hausse du chômage provient de la quasi stabilité des inscrits. La vérité c’est que non seulement la France n’embauche pas mais qu’en plus en particulier dans des PME et dans des secteurs fragiles comme la restauration, l’hôtellerie, le tourisme et certains services, elle licencie.  Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans aucune activité) en France (hors Mayotte) a connu le mois dernier une progression sans précédent depuis le début de la série en 1996, bondissant de 246.100 pour s’établir à 3.732.500, un niveau proche de celui de septembre 2017.

À titre de comparaison, la deuxième hausse mensuelle la plus importante, intervenue en mars 2009 durant la crise financière, s’établissait à 77.300 inscrits supplémentaires. En ajoutant les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d’inscrits tenus de rechercher un emploi a progressé de 3,1% – soit 177.500 personnes – là encore un record. La deuxième progression mensuelle la plus forte pour l’effectif des trois catégories A, B et C était également intervenue pendant la crise financière, en mars 2009, avec 77.300 inscrits supplémentaires.“Cette hausse, historique, s’explique par le fait que les personnes qui étaient au chômage en février le sont toujours en mars: chaque mois, ce sont environ 550.000 personnes qui entrent et 550.000 personnes qui sortent de Pôle emploi. Or, en raison de la crise sanitaire et du confinement, on constate une forte baisse des sorties de Pôle emploi ce mois-ci”, souligne le ministère du Travail dans un communiqué.

De fait, l’accroissement des effectifs cumulés des trois catégories A, B et C le mois dernier recouvre une chute des sorties (-29,0%) combinée à une nette augmentation des entrées (+5,5%), la mise en place du confinement ayant conduit “à des non-renouvellements de mission d’intérim ou de contrats courts ainsi qu’à une baisse des embauches en contrats de courte durée”, souligne le ministère dans son communiqué.

“Le chômage augmente donc parce que les entreprises, dans le contexte actuel, n’embauchent plus, mais pas parce qu’elles licencient massivement”, est-il souligné dans ce communiqué !

Angleterre : son taux directeur à 0,1%

Angleterre : son taux directeur à 0,1%

Comme la plupart des banques centrales, la banque d’Angleterre a procédé à une réduction de son taux directeur désormais pratiquement à 0 % (0,1%). Un geste certes symbolique puisque le taux précédent était de0, 25 % mais qui veut montrer la détermination de la banque à faire face à la crise financière bien sûr mais aussi à la crise économique. A lors que la banque centrale européenne–qui n’a pas modifié ses taux–annonce un plan de rachat d’actifs de 750 milliards pour l’ensemble de la zone euro, la  banque centrale britannique a décidé d’accroître son programme de rachat d’obligations de 200 milliards de livres (219 milliards d’euros environ) pour le porter à 645 milliards.

“Au cours des derniers jours, et comme sur un certain nombre d’autres marchés obligataires de l’économie avancée, les conditions sur le marché des emprunts d’Etat britanniques se sont détériorées car les investisseurs se sont repliés sur des instruments à plus court terme en guise d’alternatives aux réserves de la banque centrale, très liquides”, a déclaré la Banque centrale d’Angleterre.

“Le soutien à l’économie et au système de santé nécessitera des emprunts publics beaucoup plus élevés. En affichant sa volonté d’acheter de la dette d’Etat, la banque centrale fera en sorte que le marché puisse absorber ces émissions supplémentaires sans tensions excessive”, a-t-elle commenté.

 

Croissance France : une très hypothétique croissance de 0, 1 %

Croissance France :  une très hypothétique croissance de 0, 1 %

L’économie française devrait à peine progresser au premier trimestre et éviter de peu la récession, selon la prévision de croissance publiée lundi par la Banque de France, selon laquelle la crise sanitaire liée au nouveau coronavirus pourrait entraîner un ralentissement potentiellement sévère.

Il est clair que les pouvoirs publics entretiennent un optimisme surjoué pour ne pas désespérer les acteurs économiques atteints et inquiets des conséquences du Corona virus et de l’évolution des marchés financiers. La Banque de France évidemment au service du pouvoir a consenti à baisser de 0,2 % sa prévision de croissance pour le premier trimestre. Dans son enquête mensuelle de conjoncture pour février, la Banque de France a abaissé sa prévision de croissance du produit intérieur brut (PIB) de la France au premier trimestre à 0,1%, contre 0,3% précédemment. Une prévision totalement au doigt mouillé car on ne connaît strictement rien de ce que sera unité du mois de mars. Par ailleurs, les mois de janvier et février ont été particulièrement peu dynamiques. Il faut aussi ajouter la tendance baissière observée fin 2019. Ce qui risque d’arriver , c’est que la France connaisse pour le premier trimestre 2020 une croissance dans le rouge. C’est-à-dire que le pays enregistrerait alors  deux trimestres successifs de contraction qui ferait tomber l’économie en récession officielle

Le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau a précisé dans une déclaration écrite que l’enquête de la banque centrale française réalisée fin février-début mars auprès de 8.500 entreprises met en évidence le “contraste” entre la production constatée en début d’année et “l’incertitude forte sur la production à venir liée au coronavirus.”

“Ce ralentissement est potentiellement sévère mais temporaire; sa durée dépendra des mesures sanitaires nécessaires en Chine comme en Europe”, souligne-t-il.

Interrogé sur France Inter, Bruno Le Maire a pour sa part déclaré que la croissance de l’économie française en 2020 pourrait être inférieure à 1% en raison du coronavirus apparu en décembre en Chine.

Selon l’enquête de la Banque de France, près de 20% des chefs d’entreprise interrogés anticipent un impact de cette crise sanitaire sur leur activité à venir.

Les résultats présentent de fortes disparités: dans les secteurs les plus affectés, comme l’hébergement-restauration, les produits informatiques, électroniques et optiques ou encore le textile-cuir, 40% des patrons s’attendent à voir leur activité pénalisée.

Le bâtiment serait en revanche moins touché, avec seulement 15% des chefs d’entreprise s’attendant à ce que leur activité accuse le coup.

En dépit de ces anticipations moins optimistes, l’indice du climat des affaires dans l’industrie de la Banque de France est resté stable à 96 en février mais un très bas niveau. En janvier les capacités par exemple de l’industrie manufacturière sont demeurées à 83 %. L’indice du climat des affaires du secteur des services a diminué à 96 (contre 98 en janvier), soit un plus bas depuis août 2016. En outre la consommation des ménages a tendance à nettement se tasser en raison en particulier de la limitation des déplacements. Au total contrairement à ce qu’affirme la banque de France, la croissance pourrait bien tutoyer le rouge ce premier trimestre

Coronavirus : « le taux de mortalité est de 1% maximum » ?

Coronavirus : « le taux de mortalité est de 1% maximum » ?

Il paraît difficile de comparer le Coronavirus avec la grippe classique. La différence concernerait surtout le taux de mortalité qui pourrait être autour de 1 % d’après des autorités américaines entre 2 à 3 % d’après des chiffres très approximatifs de l’OMS). Aujourd’hui il y a environ 3000 morts dus au Coronavirus alors  que la grippe dite classique entraîne plus de 600 000 morts par an  dans le monde. Le Coronavirus dont on dénombre plus de 95 000 cas confirmés et 3 200 décès dans le monde, se présente comme un syndrome grippal. Il est provoqué par un nouveau coronavirus SARS-CoV-2 apparu à Wuhan (Chine). Si la grippe est bien connue, de nombreuses inconnues subsistent sur le SARS-CoV-2, d’autant que les coronavirus saisonniers, qui n’entraînent que des rhinopharyngites banales, sont peu étudiés.

Le SARS-CoV semble se transmettre plus facilement que les virus grippaux et surtout entraîner plus de décès parmi les personnes atteintes, mais la grippe fait globalement plus de morts (jusqu’à 650 000 décès par an) car elle touche bien plus d’individus. Le ministre adjoint américain de la Santé, Brett Giroir, a estimé ce jeudi que le taux de mortalité du coronavirus était de 1% au maximum, et non de 3 à 4% comme le dit l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Contrairement à l’OMS qui base son estimation uniquement sur le nombre de cas confirmés, le responsable américain base la sienne en tenant compte des nombreux cas non détectés au niveau mondial.

 

« Actuellement, la meilleure estimation du taux de mortalité global du Covid-19 se situe entre 0,1% et 1% », a déclaré à la presse Brett Giroir. « C’est d’abord parce que de nombreuses personnes ne tombent pas malades et ne se font pas tester -ceci reflète ce qui se passe dans les pays à l’étranger. Donc pour chaque cas, il y en a au moins deux ou trois qui ne sont pas répertoriés », a-t-il expliqué.

 

Le taux de mortalité « pourrait certainement et est probablement plus élevé que celui de la grippe saisonnière », qui est d’environ 0,1% selon les services de santé américains, « mais il n’est vraisemblablement pas autour de 2 à 3% », a-t-il ajouté

 

Brésil: une croissance de seulement 1 % pour Jair Bolsonaro

Brésil: une croissance de seulement 1 % pour Jair Bolsonaro

 

Les chiffres officiels du PIB du Brésil en 2019 devraient confirmer mercredi une troisième année consécutive de croissance faible, voire pire que les deux exercices précédents, pour la première année de mandat de Jair Bolsonaro. Les analystes consultés par le quotidien économique Valor tablent sur une croissance du Produit intérieur brut (PIB) de 1,1% en 2019, contre 1,3% en 2017 et en 2018, après deux années de récession historique (-3,5% en 2015 et -3,3% en 2016). Le gouvernement est plus optimiste pour 2020, prévoyant une croissance de 2,4%, mais cette perspective devrait être revue à la baisse en raison de l’impact de l’épidémie de coronavirus sur l’économie mondiale. Si l’Institut des statistiques (IBGE) confirme mercredi une croissance faible en 2019, alors que les prévisions du début d’année tournaient autour de 2,5%, il s’agira d’un revers important pour le gouvernement du président d’extrême droite Jair Bolsonaro.

Coronavirus-Croissance : moins 1 % pour la France (OCDE)

Coronavirus-Croissance  : moins 1 % pour la France (OCDE)

 

Le ministre de l’économie, Bruno Lemaire, reconnaît lui-même que les conséquences du virus chinois seront beaucoup plus importantes que ceux qu’il avait envisagé au départ quand il pensait que l’épidémie serait confinée à la Chine. Non seulement la France ne connaîtra pas une petite croissance de 1 % mais elle pourrait tomber dans le rouge. Certes on va imputer ce tassement économique au Coronavirus. Le problème, c’est  il y il a déjà plusieurs mois que la tendance générale est nettement à la baisse. En fait, l’épidémie ne va faire qu’accentuer le phénomène et même le révéler. Ce qui est à craindre en plus de la crise économique, c’est La crise financière car le système financier déjà très malade qui a inondé le marché avec la planche à billets pourrait lui-même être déstabilisé avec les faillites d’entreprises très endettées et qui le seront encore davantage avec le ralentissement de l’économie. L’épidémie de Covid-19 va donc mettre un coup de frein à l’économie mondiale, et la France ne va pas y échapper: sa croissance devrait tomber à 0,9% en 2020, selon les prévisions publiées lundi par l’OCDE, première grande institution internationale à évaluer l’impact économique de l’épidémie. C’est 0,3 point de moins que sa dernière prévision fin novembre.

Le gouvernement, qui espérait mettre fin au ralentissement de l’économie française cette année et entamer une baisse du déficit public, va donc devoir patienter.

La semaine dernière déjà, le gouverneur de la Banque de France avait indiqué que l’institut d’émission allait certainement abaisser « légèrement » fin mars sa prévision de croissance pour 2020, attendue jusqu’ici à 1,1%.

Le gouvernement, qui tablait jusqu’ici sur une progression du PIB de 1,3% cette année, se voulait, lui, prudent. Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire évoquait encore la semaine dernière un impact de 0,1 point si l’épidémie restait essentiellement cantonnée à la Chine. Mais lundi, il a dû se rendre à l’évidence: l’impact sera « beaucoup plus significatif », a-t-il concédé, sans donner de chiffre précis.

Car en une semaine la situation s’est rapidement détériorée. L’Italie est devenue un des principaux foyers de Covid-19 et une des sources de diffusion de la maladie en Europe, tandis que la France a dépassé la centaine de personnes contaminées.

Ces mesures, qui commencent déjà à peser sur le quotidien des Français, pourraient, si elles se durcissent, altérer aussi la consommation des ménages et l’activité des entreprises. Elle s’ajoutent aux perturbations que subissent déjà certains secteurs du fait de la crise sanitaire en Chine, incontournable dans les circuits industriels mondiaux, notamment dans l’automobile, la pharmacie ou l’électronique.

Pour la première fois en sept mois, l’activité de l’industrie française s’est d’ailleurs contractée en février, selon l’indice de référence publié par le cabinet IHS Markit, les entreprises ayant enregistré une forte baisse de leurs commandes en lien avec le coronavirus. La consommation des ménages s’est aussi affaiblie.

Les secteurs du tourisme et du luxe se voient eux privés de leurs clients chinois, une perte évaluée lundi à 1 milliard d’euros par mois à l’échelle européenne par le commissaire européen Thierry Breton.

« Le coronavirus c’est d’abord un effet sur l’offre, c’est-à-dire sur la capacité de production de la Chine et des entreprises. (…) Plus cet effet sur l’offre se prolonge, plus ça devient aussi un effet sur la demande, c’est-à-dire du côté de la consommation », a prévenu lundi le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau.

 

Inflation Royaume-Uni: hausse à 1,8%

Inflation Royaume-Uni: hausse à  1,8%

 

Dans le contexte actuel une hausse de l’inflation constitue plutôt une bonne nouvelle. C’est en général le signe d’une reprise de l’économie. Le problème c’est que la hausse assez forte de la consommation constatée au Royaume-Uni se conjugue avec un tassement de la croissance .

Sixième économie mondiale, l’économie britannique a ralenti depuis le référendum de 2016 sur la sortie de l’Union européenne (Brexit), et s’est même contractée au cours du second trimestre de 2019. Le PIB du Royaume-Uni n’a augmenté que de 1,2% en 2019, contre 1,4% en 2018 (FMI). Selon les prévisions du FMI, la croissance devrait se stabiliser à 1,4% en 2020 et 1,5% en 2021, sous réserve de la conclusion d’un vaste accord de libre-échange (ALE) avec l’UE et d’un bon déroulement de la période de transition post-Brexit. L’OCDE table sur une croissance moindre de 1% en 2020 et 1,2% en 2021 L’inflation au Royaume-Uni a dépassé les attentes en janvier pour atteindre son plus haut niveau depuis six mois, tirée par l’augmentation des prix des carburants et une baisse moins marquée qu’attendu de ceux du transport aérien, montrent les statistiques publiées mercredi.

Les prix à la consommation ont progressé de 1,8% en rythme annuel après +1,3% en décembre, se rapprochant de l’objectif de 2% que s’est fixé la Banque d’Angleterre. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une hausse de 1,6% sur un an.

“L’augmentation de l’inflation résulte en grande partie de la hausse des prix à la pompe et d’une baisse moins importante que l’an dernier de ceux des transports aériens”, a déclaré Mike Hardie, statisticien à l’ONS, l’institut national de la statistique. Les prix des carburants ont parallèlement augmenté de 4,7% par rapport à janvier 2019, leur plus forte hausse sur un an depuis novembre 2018.L’inflation hors énergie, carburants, alcool et tabac est elle aussi en hausse à 1,6% en janvier après 1,4% en décembre.

Hausse des d’emplois dans le secteur privé : comme la croissance un peu plus de 1 %

Hausse des d’emplois dans le secteur privé : comme la croissance un peu plus de 1 %

 

D’après l’INSEE, les créations d’emplois dans le privé auraient enregistré une hausse un peu supérieur à 1 %, c’est-à-dire autour de 200 000 emplois. Des chiffres qui paraissent plus crédibles que ceux évoqués par certains responsables politiques, plus modestes aussi. En effet la croissance en 2019 n’aura enregistré une progression de 1,2 %. Il y a donc une certaine cohérence entre l’évolution de l’emploi et celle de l’activité car parallèlement les gains de productivité progressent très peu. Malgré les craintes de ralentissement de l’activité, l’année 2019 a donc  vu les créations d’emplois se poursuivre dans l’Hexagone. Selon l’Insee, 210.000 ont été créés dans l’ensemble du secteur privé en 2019. Le rythme s’est accentué par rapport aux 163.000 créations de 2018, restant toutefois en deçà de l’augmentation de 2017 : 329.700 emplois avaient alors été créés, un cru exceptionnel dans un contexte favorable.

 

Dans le détail, au quatrième trimestre, l’emploi salarié a augmenté de 0,2% (40.700 emplois supplémentaires), un rythme comparable à celui du troisième trimestre (33.200 emplois), et donnant lieu à une hausse de 1,1% sur l’année 2019. Sur l’année, la hausse est particulièrement notable dans le secteur marchand, qui a produit 155.000 emplois (+1,3%). La construction a elle aussi connu une bonne année, avec 42.200 emplois créés, une progression de 3%. Même constat dans l’agriculture, en hausse de 1,3% avec 3700 emplois supplémentaires. L’industrie voit elle aussi les créations d’emplois en hausse de 0,3% en 2019, avec 7900 postes supplémentaires. D’autres postes sont moins dynamiques. Ainsi, l’emploi intérimaire a reculé sur un an, perdant 6300 postes sur douze mois. La baisse s’est accélérée au dernier trimestre, atteignant 0,9%, contre 0,4% sur la période précédente. Sur le long terme, on constate également un ralentissement en fin d’année dans l’agriculture, l’industrie et les services non marchands, où les créations ont fléchi au dernier trimestre.

Les estimations de l’Insee mettent en exergue un rythme soutenu de créations d’emplois en France, malgré un contexte marqué par un ralentissement de l’activité à l’international. Cette tendance avait été soulignée il y a quelques jours par Pôle emploi dans ses dernières estimations.

Croissance France : un impact de 0,1 % du PIB par le Virus covid-19

Croissance France : un impact de 0,1 % du PIB par le Virus  covid-19

 

Il est évidemment beaucoup trop tôt pour mesurer l’impact que peut avoir le virus chinois- appelé maintenant covid-19- sur l’économie. Pourtant la plupart des responsables et autres institutionnels essayent de rassurer à  commencer  par des déclarations très contradictoires de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La vérité c’est qu’on ne sait pas grand-chose de ce virus, le nombre de personnes infectées et le nombre de décès. Officiellement la Chine déclare autour de 60 000 personnes infectées et 1500 décès. La vérité d’après une publication scientifique britannique, c’est que ce chiffre pourrait être multiplié par 10.

Certes les progrès sont faits en matière de recherche pour traiter les personnes infectées . Mais la mise au point d’un vaccin demandera des semaines voire des mois. Du coup ,il paraît bien difficile de tenter d’évaluer les conséquences économiques de ce qui s’appelle maintenant une pandémie. Le ministre de l’économie Bruno Lemaire se veut pourtant  rassurant : L’épidémie de covid-19 pourrait avoir un impact de -0,1 point de croissance sur l’économie française cette année, voire plus si l’épidémie se poursuit et prend encore de l’ampleur, a estimé jeudi le ministre français de l’Economie et des Finances.

“Ce virus aura évidemment un impact réel sur l’économie mondiale et sur l’économie française”, a déclaré Bruno Le Maire sur BFM TV-RMC. “Si on estime que le pic est atteint ou près d’être atteint, notre évaluation c’est que l’impact sur la croissance chinoise sera de l’ordre d’un point sur l’année”.

D’autres institutions financières évaluaient la baisse de croissance mondiale qu’à 0 ,5 % en gros 2.5% au lieu de 3%. On voit bien que le ministre de l’économie français minimise l’impact quand il déclare :

“Ce qui voudrait dire 0,2 point de croissance en moins au niveau mondial et 0,1 point de croissance en moins pour la France, c’est notre évaluation (…) ça n’est pas rien”, a-t-il ajouté. “Si jamais ça dure, ça persiste, voire que l’épidémie prend encore de l’ampleur, bien entendu que l’impact sera plus important”.

En clair ,on ne connaît strictement rien de l’ampleur possible de la pandémie et de ce fait les évaluations des conséquences économiques paraissent relever de la méthode Coué. Rien d’étonnant à cela; pour 2020 avant la déclaration du virus chinois, les perspectives économiques pronostiquaient seulement une croissance de 1 % du PIB en France . Un scénario qui pourrait être bousculé et qui justifie sans doute que le ministre de l’économie tente de rassurer.

La grève pourrait coûter 1 % de croissance ?

La grève pourrait coûter 1 % de croissance ?

 

 

La grève pourrait couter jusqu’à  1 % de croissance si elle s’éternise comme le mouvement des gilets jaunes; 1%,  c’est-à-dire ce qui est prévu comme augmentation du PIB en 2020 . Le PIB tourne autour de 2500 milliards par an , la perte serait de 1 milliards par jour soit 2,5 milliards à peu près sur un mois . Le montant de la facture dépendra évidemment de la durée du mouvement. En l’état de l’hystérisation de la question, on voit mal les syndicats radicaux capituler avant des semaines d’autant que le gouvernement ne manifeste pas de vrais signes d’ouverture sur la logique de la réforme même s’il négocie discrètement avec différentes catégories susceptibles de contribuer à une plus grande mobilisation  sociale ( police, armée, pompiers, routiers, pilotes, aiguilleurs du ciel, voire les salariés  SNCF et RATP. ) Certes certaines activités annulées en décembre pourront être reportées début de l’année prochaine.

 

Cela d’autant plus facilement que déjà l’économie tourne au ralenti pendant la période des confiseurs. Mais d’autres sont durement impactées notamment dans le commerce ou le tourisme. Si le conflit devait s’étaler encore sur janvier voir au-delà, cela pourrait tout simplement annuler toute perspective de croissance en 2020. Or ses perspectives sont déjà particulièrement modestes puisque on ne prévoit pas une augmentation de l’activité de plus de 1 % en 2020. Le pire sans doute, c’est que ce mouvement social risque d’installer sur les acteurs économiques un climat d’incertitude supplémentaire.

 

Témoin d’ailleurs la baisse du moral des chefs d’entreprise. Il est vrai que certaines avancées accordées aux  gilets jaunes ont plutôt permis de soutenir la dynamique de la demande. Un effet direct de la quinzaine de milliards qui est venu abonder le pouvoir d’achat. Un phénomène qu’on ne peut exclure si le pouvoir à l’occasion de la grève actuelle  satisfaits certain nombre de revendications sociales et pas seulement sur les retraites.

 

Et les effets d’un mouvement peuvent donc être contradictoires. Certains pourront considérer que la perte de 0,1 % de croissance par mois en moyenne n’est pas catastrophique sauf que le ralentissement économique mondial est général et qu’il ne faut pas espérer trouver des ressorts d’activité en dehors de nos frontières. Nombre de pays vont d’ailleurs tutoyer la récession à commencer par l’Allemagne, notre principal partenaire commercial. Encore une fois le pire ce n’est sans doute pas la perte de d’activité immédiatement identifiable mais le climat détestable qui risque de refroidir à la fois les investisseurs et les ménages.

 

Faut-il décentraliser le gouvernement à Marrakech ou à Brégançon ?

 

Faut-il décentraliser le gouvernement à Marrakech ou à Brégançon ?

 

 

 

Pendant environ dix huit jours, le gouvernement aura donc été introuvable. Pour preuve on ne trouve plus que quelques secrétaires d’État et quelques députés de troisième niveau pour venir défendre les réformes devant l’opinion publique. Les ministres importants, sont absents. La ministre la plus en pointe dans le conflit ,celle qui gère les transports est à Marrakech. Le président de la république, lui, s’enferme dans le mutisme au fort de Brégançon. Pourtant la colère sociale n’a pas disparu même si tous les Français sont loin d’être en grève. D’ailleurs pas loin de la moitié sont en congé pendant la trêve des confiseurs.

 

Dès lors se pose la question de la localisation du pouvoir. Pourquoi en effet ne pas envisager un transfert du gouvernement à Marrakech où plus près à Brégançon ? Ce serait une sorte d’innovation dans le management gouvernemental. Une sorte aussi de manière de prendre un peu de champ avec une situation assez irréaliste. En effet, ce qui justifie la colère sociale à savoir la réforme des retraites va se terminer en eau de boudin. En effet sur le principe la réforme sera maintenue. De toute façon, elle n’entrera vraiment en vigueur qu’à partir de 2025 2035 et n’aura de plein effet que vers 2040. D’ici là nombre de gouvernements auront amendé la réforme des retraites comme ils le font d’ailleurs régulièrement depuis cinq ans. En outre, la réforme dite universelle est en train d’être vidée de son contenu par rapport au principe d’universalité puisqu’on multiplie les exceptions pour l’armée, pour la police, les pompiers, les routiers, les hôtesses de l’air, les pilotes, les aiguilleurs du ciel voir les cheminots et les salariés de la RATP. Le Parisien a révélé qu’ Élisabeth borne qui multiplie les mises en garde par rapport à la situation sociale était en  fait en vacances à Marrakech. Une erreur de communication disent ceux  qui veulent l’excuser. sans doute plutôt une grave erreur politique car cela témoigne à l’évidence que certains membres du gouvernement entretiennent des relations assez ésotériques avec les réalités sociales et économiques.. En effet, Élisabeth Borne n’est pas la seule à avoir déserté son bureau ministériel. Comme si on voulait afficher officiellement la stratégie du gouvernement qui a choisi le pourrissement pour  gérer le conflit en cours. Une stratégie à risque car sur les actions  en cours pourraient se greffer d’autres motifs de mécontentement et d’autres actions de protestation.

 

On notera également le grand silence d’Édouard Philippe pendant la trêve des fêtes, la gestion gouvernementale était en grève. Une curieuse conception de la gestion de l’intérêt général. Finement pourtant Matignon avait souhaité que les ministres les plus concernés par la crise actuelle ne s’éloignent pas. Le mieux serait donc de les rassembler à Marrakech au fort de Brégançon. Avant Noël, Matignon avait donné pour consigne aux ministres de rester « joignables » et de « pourvoir se rendre disponible rapidement selon leur portefeuille » : « De fait, les ministres les plus concernés par les retraites et la grève sont sur le pont pour des questions évidentes de suivi et de gestion », expliquait-on du côté du Premier ministre. Le cabinet d’Élisabeth Borne assure que la ministre respecte « ce cadre », « le reste relève de la vie privée ». Élisabeth Borne a ainsi « décalé son départ et raccourci son séjour pour être à Paris ce week-end et suivre le week-end de grands départs et les intempéries », précise son cabinet à BFMTV. « Elle était dimanche d’ailleurs en salle de crise chez Enedis ».

 

« Il n’y a pas de règle kilométrique ou d’interdiction de sortie du territoire pour les ministres », poursuit le cabinet d’Élisabeth Borne, qui insiste sur le fait que la ministre est « totalement joignable et mobilisable » et « peut être de retour à Paris en quelques heures ». Alors que les Français peinent à rejoindre leurs familles pour les fêtes de fin d’année, faute de trains disponibles, les vacances de la ministre au Maroc passent mal. « C’est un peu choquant », a notamment réagi Claude Goasguen, député Les Républicains de la 14e circonscription de Paris le 25 décembre sur France Info.  »J’avais cru comprendre qu’il (Emmanuel Macron, NDLR) avait demandé à ses ministres de rester tout près, c’est vrai que Marrakech n’est pas si loin en avion mais franchement c’est un peu choquant de voir un ministre important du gouvernement qui va prendre des petites vacances dorées à Marrakech » a ajouté Claude Goasguen sur France Info.

 

Le secrétaire fédéral du syndicat Sud Rail, Eric Meyer, a de son côté dénoncé sur France Info une « stratégie du pourrissement » des négociations. »Si aujourd’hui on était face à un gouvernement qui voulait sortir du conflit, tous les jours on serait en négociations, on serait face au secrétaire d’État des transports, face à la ministre de l’Écologie, mais on voit bien qu’aujourd’hui, consigne a été donnée de couper court à toute discussion, de renvoyer ça mi-janvier », a ainsi déclaré le secrétaire de Sud Rail.

a grève pourrait coûter 1 % de croissance ?

 

La grève pourrait coûter jusqu’à  1 % de croissance si elle s’éternise comme le mouvement des gilets jaunes; 1%,  c’est-à-dire ce qui est prévu comme augmentation du PIB en 2020 . Le PIB tourne autour de 2500 milliards par an , la perte serait de 1 milliards par jour soit 2,5 milliards à peu près sur un mois . Le montant de la facture dépendra évidemment de la durée du mouvement. En l’état de l’hystérisation de la question, on voit mal les syndicats radicaux capituler avant des semaines d’autant que le gouvernement ne manifeste pas de vrais signes d’ouverture sur la logique de la réforme même s’il négocie discrètement avec différentes catégories susceptibles de contribuer à une plus grande mobilisation  sociale ( police, armée, pompiers, routiers, pilotes, aiguilleurs du ciel, voire les salariés  SNCF et RATP. ) Certes certaines activités annulées en décembre pourront être reportées début de l’année prochaine.

 

Cela d’autant plus facilement que déjà l’économie tourne au ralenti pendant la période des confiseurs. Mais d’autres sont durement impactées notamment dans le commerce ou le tourisme. Si le conflit devait s’étaler encore sur janvier voir au-delà, cela pourrait tout simplement annuler toute perspective de croissance en 2020. Or ses perspectives sont déjà particulièrement modestes puisque on ne prévoit pas une augmentation de l’activité de plus de 1 % en 2020. Le pire sans doute, c’est que ce mouvement social risque d’installer sur les acteurs économiques un climat d’incertitude supplémentaire.

 

Témoin d’ailleurs la baisse du moral des chefs d’entreprise. Il est vrai que certaines avancées accordées aux  gilets jaunes ont plutôt permis de soutenir la dynamique de la demande. Un effet direct de la quinzaine de milliards qui est venu abonder le pouvoir d’achat. Un phénomène qu’on ne peut exclure si le pouvoir à l’occasion de la grève actuelle  satisfaits certain nombre de revendications sociales et pas seulement sur les retraites.

 

Et les effets d’un mouvement peuvent donc être contradictoires. Certains pourront considérer que la perte de 0,1 % de croissance par mois en moyenne n’est pas catastrophique sauf que le ralentissement économique mondial est général et qu’il ne faut pas espérer trouver des ressorts d’activité en dehors de nos frontières. Nombre de pays vont d’ailleurs tutoyer la récession à commencer par l’Allemagne, notre principal partenaire commercial. Encore une fois le pire ce n’est sans doute pas la perte de d’activité immédiatement identifiable mais le climat détestable qui risque de refroidir à la fois les investisseurs et les ménages.

 

 

Le miracle des emplois avec seulement 1% de croissance ?

Le miracle des emplois avec seulement 1% de croissance ?

 

 

D’une certaine façon, c’est  un peu une sorte de miracle en tout cas  une forte interrogation. Comment la France peut-elle créer des emplois ( autour de 200 000 par an ) avec une croissance aussi faible. Une croissance qui tourne autour de 1 %. On peut relativiser cette création d’emplois si on considère qu’il y a en France environ 30 millions de salariés et 6 à 7 millions de chômeurs. Pour autant,  il y a création d’emplois. Avant la crise de 2008, il fallait atteindre une hausse du PIB  de 3 % pour déclencher des progressions de l’emploi; depuis quelques années, on considérait que le seuil nécessaire était de 1,5 %. Maintenant même avec une hausse du PIB  à peine supérieure à 1 %, le nombre de créations d’emplois  progresse. Une explication viendrait de la faiblesse des gains de productivité limitée à 1 %. Il y a sans doute aussi un changement de structure de la nature des emplois et des conditions sociales.

 

Pour Éric Heuyer, économiste à l’OFCE il y a une explication structurelle: celle d’une croissance faible, riche en emplois peu qualifiés et à temps partiel. «Un même taux de croissance ne crée plus les mêmes emplois, estime-t-il. Il n’y a aucune autre explication que celle de la baisse de la durée du travail par tête.» Selon le baromètre Adecco, les entreprises françaises devraient embaucher 3,7 millions de personnes d’ici juin 2020. Une embellie qui s’explique principalement par la stagnation des gains de productivité. 

.Cela ne veut pas dire que le chômage va baisser d’autant. Le baromètre ne comptabilise que les embauches et ne tient pas compte des destructions d’emplois et des licenciements sur la période. Mais au final les embauches devraient être supérieures aux destructions d’emplois puisqu’Adecco estime que le chômage devrait tomber à 8% courant 2020 contre 8,4% aujourd’hui.

 

Et il s’agira d’emplois plutôt pérennes. La part des CDI dans ces embauches devrait atteindre 41% soit 2 points de plus que dans le précédent baromètre. La part des CDD va elle légèrement reculer à 29% et l’intérim devrait rester stable à 22%. Et toutes les régions sont concernées:  si ce sont l’Ile-de-France et l’Auvergne-Rhône-Alpes qui vont le plus embaucher parce que ce sont les régions les plus peuplées, c’est dans les Hauts-de-France que les embauches seront les plus dynamiques avec une croissance des recrutements de 10% en 2020.

 

Le gouvernement y est-il pour quelque chose dans cette embellie? S’il est toujours difficile de mesurer avec précision l’impact de telle ou telle mesure sur l’emploi, les économistes sont globalement d’accord pour dire que la baisse des cotisations salariales, la reprise de l’investissement, l’accent mis sur l’apprentissage ou le plafonnement des indemnités prud’homales y ont contribué. Cela a mis de l’huile dans les rouages mais ça n’explique pas tout.

 

Il y a un phénomène nouveau dans l’économie: on crée des emplois même avec une croissance assez faible. Il y a 20 ans il fallait près de 3% de croissance pour créer des emplois. Aujourd’hui 1% suffit.

Pourquoi? Parce que les gains de productivité sont très faibles aujourd’hui de l’ordre de 1%. Malgré les technologies numériques, la robotique et autres technologies de la communication, un salarié ne produit chaque année que 1% de plus. Et lorsque le carnet de commande progresse de 1,2% il faut donc embaucher.

 

En tout cas, si cette stagnation de la productivité est positive pour l’emploi, elle est en revanche négative pour le pouvoir d’achat. C’est la hausse de la quantité produite par salarié qui permet les hausses de salaire.

 

Or aujourd’hui, les entreprises embauchent principalement de la main d’œuvre peu qualifiée et les salaires ont tendance à stagner. La crise des gilets jaunes d’il y a un an avait bien mis en lumière ce phénomène. Bref, tant que les technologies ne permettront pas de produire plus, le chômage continuera à baisser… et les salaires risquent eux de continuer à stagner.

 

Comment la France crée des emplois avec seulement 1% de croissance ?

Comment la France crée des emplois avec seulement 1% de croissance ?

 

 

D’une certaine façon, c’est  un peu une sorte de miracle en tout cas  une forte interrogation. Comment la France peut-elle créer des emplois ( autour de 200 000 par an ) avec une croissance aussi faible. Une croissance qui tourne autour de 1 %. On peut relativiser cette création d’emplois si on considère qu’il y a en France environ 30 millions de salariés et 6 à 7 millions de chômeurs. Pour autant,  il y a création d’emplois. Avant la crise de 2008, il fallait atteindre une hausse du PIB  de 3 % pour déclencher des progressions de l’emploi; depuis quelques années on considérait que le seuil nécessaire était de 1,5 %. Maintenant même avec une hausse du PIB  à peine supérieure à 1 % le nombre de créations d’emplois  progresse.une explication viendrait de la faiblesse des gains de productivité limitée à 1 %. Il y a sans doute aussi un changement de structure de la nature des emplois et des conditions sociales.

Pour Éric Heyer, économiste à l’OFCE il y a une explication structurelle: celle d’une croissance faible, riche en emplois peu qualifiés et à temps partiel. «Un même taux de croissance ne crée plus les mêmes emplois, estime-t-il. Il n’y a aucune autre explication que celle de la baisse de la durée du travail par tête.» Selon le baromètre Adecco, les entreprises françaises devraient embaucher 3,7 millions de personnes d’ici juin 2020. Une embellie qui s’explique principalement par la stagnation des gains de productivité. 

.Cela ne veut pas dire que le chômage va baisser d’autant. Le baromètre ne comptabilise que les embauches et ne tient pas compte des destructions d’emplois et des licenciements sur la période. Mais au final les embauches devraient être supérieures aux destructions d’emplois puisqu’Adecco estime que le chômage devrait tomber à 8% courant 2020 contre 8,4% aujourd’hui.

Et il s’agira d’emplois plutôt pérennes. La part des CDI dans ces embauches devrait atteindre 41% soit 2 points de plus que dans le précédent baromètre. La part des CDD va elle légèrement reculer à 29% et l’intérim devrait rester stable à 22%. Et toutes les régions sont concernées:  si ce sont l’Ile-de-France et l’Auvergne-Rhône-Alpes qui vont le plus embaucher parce que ce sont les régions les plus peuplées, c’est dans les Hauts-de-France que les embauches seront les plus dynamiques avec une croissance des recrutements de 10% en 2020.

Le gouvernement y est-il pour quelque chose dans cette embellie? S’il est toujours difficile de mesurer avec précision l’impact de telle ou telle mesure sur l’emploi, les économistes sont globalement d’accord pour dire que la baisse des cotisations salariales, la reprise de l’investissement, l’accent mis sur l’apprentissage ou le plafonnement des indemnités prud’homales y ont contribué. Cela a mis de l’huile dans les rouages mais ça n’explique pas tout.

Il y a un phénomène nouveau dans l’économie: on crée des emplois même avec une croissance assez faible. Il y a 20 ans il fallait près de 3% de croissance pour créer des emplois. Aujourd’hui 1% suffit.

Pourquoi? Parce que les gains de productivité sont très faibles aujourd’hui de l’ordre de 1%. Malgré les technologies numériques, la robotique et autres technologies de la communication, un salarié ne produit chaque année que 1% de plus. Et lorsque le carnet de commande progresse de 1,2% il faut donc embaucher.

En tout cas, si cette stagnation de la productivité est positive pour l’emploi, elle est en revanche négative pour le pouvoir d’achat. C’est la hausse de la quantité produite par salarié qui permet les hausses de salaire.

Or aujourd’hui, les entreprises embauchent principalement de la main d’œuvre peu qualifiée et les salaires ont tendance à stagner. La crise des gilets jaunes d’il y a un an avait bien mis en lumière ce phénomène. Bref, tant que les technologies ne permettront pas de produire plus, le chômage continuera à baisser… et les salaires risquent eux de continuer à stagner.

Greta Thunberg : lamentable critique d’Europe 1

Greta Thunberg : lamentable critique d’Europe 1  

 

 

« Qui se cache derrière la « pasionaria verte » ? S’interroge Europe 1.

 

Un point de vue qui témoigne bien de la déliquescence de la ligne éditoriale d’une radio dont l’audience ne cesse de s’écrouler depuis des années. La chaîne radiophonique reprend à son compte les critiques des vieilles barbes notamment celle de certains au parti républicain, d’une façon générale à droite et même à l’extrême droite.  « Celle que l’on présente comme la « pasionaria verte », égérie de la lutte pour le climat, ne serait finalement rien d’autre qu’une marionnette marketing, instrumentalisée par son entourage. ». On sait qu’Europe 1 est en crise depuis des années. Pas étonnant car la radio propriété de Bolloré s’aligne systématiquement du côté du pouvoir financier. Bolloré qui a été un des principaux artisans de la victoire de Macron mais proche aussi de la vieille droite. Cette critique est indigne. D’abord notons que la jeune fille de 16 ans n’est pas invitée en séance plénière de l’Assemblée nationale mais dans une salle annexe. Elle n’a évidemment pas l’ambition de se substituer au pouvoir politique ni même sans doute de proposer une stratégie clé en main qui prenne en charge  la complexité de la problématique avec ses dimensions écologiques bien sûr, mais aussi économiques, technologiques, voire sociales. Ces réactions négatives d’une partie du monde politique discréditent un peu plus un système de représentation complètement coupé de ce que ressentent les Français. Et les journalistes,  en tout cas certains,  à force de fréquenter les dîners des ministères par mimétisme se rangent derrière les avis les plus éculés avec des arguments dont la nullité l’emporte sur la vulgarité.

 

 

Bac 2019: 88,1% de réussite, un taux calculé !

Bac 2019: 88,1% de réussite, un taux calculé !

 

88,1% de réussite au baccalauréat par rapport à 2018 (88,3%) ? Un résultat calculé. Pourtant il n’était pas  facile pour le ministre de l’éducation de trouver le bon équilibre concernant les reçus au bac. En général, le nombre de reçus augmente régulièrement sans doute pour montrer aussi l’efficacité du système scolaire. Dans les années 1960, 60 % étaient reçus pour environ 90 % aujourd’hui. De nombreux experts de l’éducation constatent cependant une nette dégradation des niveaux. Cette année, le ministre de l’éducation doit en plus faire face à la grève de certains correcteurs. Il ne peut évidemment décevoir élèves et parents. En même temps, comme il prévoit une réforme assez importante des filières, il ne peut pas non plus afficher des résultats trop positifs qui pourraient nourrir des interrogations sur le bien-fondé de sa réforme. Il faut donc trouver le juste équilibre politique !  Cette année, 743.200 candidats se sont présentés à la session de juin 2019 du baccalauréat, soit 7 800 de moins qu’en 2018. Une baisse qui touche en majorité les séries générales (54%) mais aussi les séries technologiques (21%) et la voie professionnelle (25%).  Pour cette édition particulièrement mouvementée, marquée par des grèves de surveillance, de correcteurs, et par des fuites, 665.900 candidats ont été reçus à l’issue de la session de rattrapage. À noter que le taux de réussite des candidats au bac général est de 91,2% (soit +0,1 point par rapport à 2018), celui du baccalauréat technologique est de 88,1% (-0,8 point) et du bac professionnel de 82,3% (-0,3 point). Concernant la série générale, le taux d’admis augmente dans les séries ES (90,7%, +0,4 point par rapport à 2018) et L (91,6%, +0,9 point). Il est en légère baisse dans la série S (91,4%, -0,4 point). Parmi les candidats du bac technologique, la série STMG, de loin la plus grosse série, 85,3% des candidats sont admis (-0,8 point).

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