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Catalogne : après 1-0, match nul, 1 partout

Catalogne : après 1-0, match nul, 1 partout

De toute évidence les catalans opposés à l’indépendance ont largement rééquilibré la balance politique en manifestant à Barcelone ce dimanche. D’un point de vue sportif on pourrait considérer que les indépendantistes menaient  un–zéro à la mi-temps mais que le match a abouti un match nul à la fin de la partie. Du coup,  les indépendantistes auront bien du mal à donner la moindre crédibilité à leur volonté de quitter l’Espagne. Certes les indépendantistes et leurs alliés sont majoritaires dans le gouvernement catalan mais il n’y a sans doute pas plus de 40 % de catalan favorable à l’indépendance. De ce point de vue,  le référendum organisé par les indépendantistes n’est aucunement représentatif de l’opinion. En outre maintenant que certaines banques et entreprises envisagent de transférer leur siège social actuellement à Barcelone, les indépendantistes se trouvent engagés dans une voie sans issue. Madrid de son côté ne fait pas preuve d’une grande intelligence en refusant de dialoguer avec les autorités élues de Catalogne. De ce point de vue, le premier ministre et le roi ont délibérément choisi une posture radicale qui ne favorise pas le dialogue. L’enjeu réel en effet et moi l’indépendance que l’ouverture d’un plus grand champ d’autonomie comme celui qui existe au Pays basque. Des centaines de milliers de partisans de l‘unité de l‘Espagne sont donc descendus dans les rues de Barcelone dimanche, une semaine après le référendum controversé sur l‘indépendance de la Catalogne et ont ainsi rééquilibré le rapport de force. Les manifestants, qui étaient au nombre de 350.000 selon la police, étaient venus de toute l‘Espagne. Ils se sont rassemblés dans le centre de la capitale catalane, agitant des drapeaux espagnols et catalans où l‘on pouvait lire : “La Catalogne c‘est l‘Espagne” et “Ensemble, nous sommes plus forts”. Samedi déjà, des dizaines de milliers de personnes avaient manifesté dans une cinquantaine de villes d‘Espagne pour défendre l‘unité du pays ou réclamer l‘ouverture d‘un dialogue pour désamorcer la crise. Le président de l‘exécutif autonome catalan, Carles Puigdemont, doit prendre la parole mardi devant le Parlement régional. Il pourrait proclamer unilatéralement l‘indépendance de la Catalogne en s‘appuyant sur les résultats du référendum du 1er octobre où le “oui” l‘a largement emporté malgré un faible taux de participation.

Inflation zone euro : +1,5% sur un an

Inflation zone euro :  +1,5% sur un an 

 L‘inflation dans la zone euro a atteint en août un pic de quatre mois, montrent les statistiques publiées lundi par Eurostat, qui confirment les premières estimations. Les prix à la consommation dans les 19 pays partageant la monnaie unique européenne ont augmenté de 0,3% sur un mois en août et de 1,5% sur un an, conformément à la prévision moyenne des économistes interrogés par Reuters. L‘inflation reste ainsi en deçà de l‘objectif de la Banque centrale européenne (BCE) d‘une hausse des prix légèrement inférieure à 2% mais elle a tout de même accéléré par rapport à la progression annuelle de 1,3% enregistrée en juillet. Hors éléments volatils que sont les produits alimentaires non transformés et l’énergie, un indicateur particulièrement suivi par la BCE, l‘inflation a atteint 1,3% sur un an le mois dernier. Ce résultat est conforme à la première estimation publiée par Eurostat mais il est légèrement supérieur aux attentes du marché, qui voyait cette inflation “core” à 1,2%. Les prix de l’énergie ont augmenté de 4,0% sur un an et de 0,7% sur un mois, ce qui en fait la composante la plus dynamique de l‘indicateur global d‘inflation. L‘inflation dans les services, le secteur le plus important de l’économie de la zone euro, a été de 1,6% sur un an, comme au cours des deux mois précédents.

Croissance France : entre 1, 6 et 1,8% en 2017

Croissance France : entre 1, 6 et 1,8% en 2017

Avec les prévisions de la Banque de France 205 % pour le troisième trimestre, le gouvernement   est à peu près sûr d’atteindre son objectif de 1,6 % en 2017. Cet objectif pourra même être dépassé en fonction des résultats du quatrième trimestre  La Banque de France (BdF) confirme en effet sa prévision de croissance de 0,5% au troisième trimestre après une hausse similaire du produit intérieur brut (PIB) aux premier et deuxième trimestres. L’institution monétaire maintient ainsi dans cette deuxième estimation du PIB pour le troisième trimestre inchangée sa prévision publiée le 9 août. Selon la Banque, qui se base sur son enquête mensuelle de conjoncture auprès des chefs d’entreprise, la production industrielle a légèrement ralenti en août par rapport à juillet. Toutefois, le taux d’utilisation des capacités de production a atteint « un plus haut depuis mai 2011″. Pour septembre, la production devrait progresser un peu moins rapidement qu’en août, selon les pronostics des chefs d’entreprise interrogés. À l’inverse, dans les services, les patrons anticipent une accélération de la croissance. En août, l’activité a été « particulièrement dynamique dans l’intérim et plusieurs secteurs du conseil », précise la BdF. Du côté du bâtiment, l’activité a fortement augmenté, dans le gros œuvre comme le second œuvre. Mais l’activité devrait progresser moins vivement en septembre qu’en août, selon les prévisions. L’économie française a déjà enregistré une croissance de 0,5% au deuxième trimestre, après une hausse du PIB de même ampleur au premier trimestre 2017, selon l’Insee. Une performance qui a conforté la prévision annuelle du gouvernement de 1,6% qui pourra même être dépassée. 

LR : Fillon a rendu seulement 1 million sur 3.3

LR : Fillon a rendu seulement 1 million sur 3.3

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D’aprés  Le Parisien , François Fillon aurait soldé ses comptes avec  le parti les républicains. En réalité il n’a reversé que 900 000 € sur 3,3 millions récoltés lors de la campagne électorale. Le Parisien ne dit rien de ce qui restera dans le micro parti de Fillon ni de ce qui en sera fait. Une interrogation légitime quand on sait que Fillon a décidé d’abandonner la politique et de se consacrer à des activités privées. Apparemment au parti républicain comme évidemment chez Fillon en se réjouit de la fin de cette episode financier. La preuve sans doute que les républicains ont un sérieux problème vis-à-vis de l’argent en général. Le Parisien  que François Fillon a finalement remboursé au parti Les Républicains la somme collectée pendant la campagne présidentielle. En effet, les dons étaient recueillis par le micro-parti du candidat, Force Républicaine, et non par le parti de la rue Vaugirard. Après la défaite du candidat de la droite, le parti LR, ruiné, avait demandé que l’argent revienne à la maison mère. La négociation avait été âpre jusqu’à ce qu’un accord soit conclu, fin juillet, entre Daniel Fasquelle, le trésorier de LR et les deux remplaçants de François Fillon à la tête de Force Républicaine, Bernard Accoyer et Bruno Retailleau. Des 3,3 millions d’euros amassés pendant la campagne, il n’en reste que 1,9 million dans les caisses de Force Républicaine qui a accepté d’en concéder 900.000 à LR. Une façon de combler le trou dans les finances du parti qui s’élève à 55 millions d’euros. Invitée lundi de RTL, la porte-parole des députés LREM, Aurore Bergé a réagi: «ça me semble la moindre des choses. Il ne le fait pas en totalité mais ça me semble cohérent.» !!!

 

Salaires : +1,3% sur un an

Salaires : +1,3% sur un an

En apparence, l’augmentation paraît insignifiante. Pour autant il faut le mettre en relation avec l’inflation qui officiellement a été limitée à 0,7 % sur un an. Le SMB, mesuré dans les entreprises de 10 salariés ou plus (hors agriculture et emplois publics), est un salaire brut, avant déduction des cotisations sociales et versement des prestations sociales. Il ne prend en compte ni les primes ni les heures supplémentaires. Sur un an, il a augmenté de 1,3%. Dans les faits les salaires sont protégés bien davantage par l’euro que par les augmentations des entreprises. En effet sur un an le niveau de l’euro a progressé de 5 % et de 13 % depuis janvier. Un davantage indiscutable pour le pouvoir d’achat des Français dont les importations représentent un quart du PIB. Certains objecteront par contre que cette hausse de l’euro nuit à la compétitivité des exportations. Ce qui n’est pas totalement faux puisque les hausses de pouvoir d’achat ont favorisé la détérioration de la balance des échanges commerciaux. Encore faudrait-il relativiser la question de la compétitivité dans la mesure où nombre d’intrants (notamment matières premières) bénéficient du haut niveau de l’euro. L’indice du salaire horaire de base des ouvriers et des employés (SHBOE) a progressé légèrement moins que le SMB, de 0,3% sur trois mois et de 1,2% sur un an. « Ces évolutions doivent être mises en regard de l’inflation », précise la Dares, le service des statistiques du ministère. Les prix à la consommation (hors tabac) ont augmenté de 0,7% sur un an. La durée collective hebdomadaire moyenne du travail des salariés à temps complet est restée stable à 35,6 heures au 30 juin

Chine: l’inflation en baissse à 1,4%

Chine: l’inflation en baissse à 1,4%

L’inflation a légèrement en baisse  en juillet en Chine, tandis que la hausse des prix sortie d’usine, baromètre de la vigueur du secteur industriel, restait inchangée, a indiqué le gouvernement mercredi, témoignant d’une stabilisation précaire de la conjoncture du géant asiatique. L’indice PPI des prix à la production a augmenté de 5,5% sur un an le mois dernier, soit exactement le même taux qu’en mai et en juin mais bien moins qu’en avril (+6,4%), selon le Bureau national des statistiques (BNS). L’indice des prix à la consommation, principale jauge de l’inflation et de la demande des ménages, a quant à lui trébuché à 1,4% sur un an, contre 1,5% en juin et en mai.

 

Défense : « dégel » anticipé d’1,2 milliard d’euros

Défense : « dégel »  anticipé d’1,2 milliard d’euros

 

En réaction sans doute aux protestations du lobby militaire, la ministre de la défense, Florence Parly, a annoncé dans le Journal du dimanche le « dégel » dès le mois de juillet d’1,2 milliard d’euros de crédits pour le ministère de la Défense en 2017. En fait cette  somme devait, comme il est de tradition budgétaire, être dégelée en fin d’année. Il s’agit donc simplement d’une facilité de trésorerie qui ne modifiera pas le montant réduit par le gouvernement du budget de l’armée.  Emmanuel Macron s’est par ailleurs efforcé jeudi dernier de rassurer des militaires déstabilisés par la démission de leur chef d’état-major mécontent des économies de 850 millions d’euros décrétées pour 2017 en leur promettant que le ministère des Armées serait le seul à bénéficier d’une augmentation des crédits en 2018. Le président français a réaffirmé que l’armée bénéficierait en 2018 d’une enveloppe augmentée d’1,8 milliard d’euros, la plus importante hausse de ces 15 dernière années, pour que le budget atteigne 34,2 milliards d’euros, avec en ligne de mire les 2% du PIB en 2025, soit 50 milliards d’euros. Florence Parly a déclaré dans le JDD que les annulations de crédits en 2017 n’auraient « pas d’impact sur le fonctionnement des armées en 2017, notamment pour les militaires en opération ». « C’est donc sur les grands programmes d’équipement que les ajustements seront faits par lissage », explique-t-elle sans plus de précisions. « Je suis également en discussion pour que des crédits gelés en 2017 soient dégelés. C’est déjà le cas depuis jeudi pour 1,2 milliard d’euros qui nous seront restitués par anticipation dès ce mois-ci. » Le gel de crédits est une technique budgétaire classique mais leur « dégel » intervient en général à la fin de l’année.

Allemagne : 1,34 milliards d’euros de profits sur la Grèce !

Allemagne : 1,34 milliards d’euros de profits sur la Grèce !

Berlin a encaissé 1,34 milliard d’euros depuis le début de la crise en 2009, révèle le quotidien Süddeutsche  Zeitung. Dans le détail, la banque de développement allemande KfW a encaissé 393 millions d’euros d’intérêts du prêt de 15,2 milliards d’euros qu’elle a accordé à Athènes en 2010. Entre 2010 et 2012, un programme de rachat de titres de dette d’Etat par les banques centrales de la zone euro à permis à la Bundesbank d’enregistrer un profit de 952 millions d’euros. Les Etats membres s’étaient pourtant accordés pour reverser les profits des banques centrales à la Grèce. Seulement l’opération a été stoppée en 2015 pour des raisons politiques, rappelle Les Echos, en particulier à cause des tensions entre le gouvernement Tsipras, fraîchement élu, et la Troïka. La bonne volonté marquée d’Athènes, en appliquant les mesures d’austérité demandées par ses créanciers, devrait conduire les Européens à lever le blocage. Malgré les efforts d’Athènes pour satisfaire les demandes de ses créanciers, notamment en dégageant un excédent primaire supérieur aux objectifs et en adoptant de nouvelles mesures d’austérité, Berlin refuse toujours de lâcher du lest. En cause notamment la proximité des élections allemandes qui interdit l’utilisation du mot allégement de la dette grecque.

Croissance États-Unis : seulement + 2,1 % (FMI)

Croissance États-Unis : + 2,1 % (FMI) 

 

+ 2,1 % en 2017 comme un 2018, ce que prévoit maintenant le FMI. On est loin des 3 % espérés par le président américain. Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé mardi avoir revu en baisse ses prévisions de croissance pour les Etats-Unis, à 2,1% pour 2017 comme pour 2018, en expliquant ne plus prendre en compte l’impact attendu des promesses de réformes fiscales et budgétaires de l’administration Trump faute de précisions sur leur mise en oeuvre. Dans un communiqué publié à l’issue de son examen périodique des politiques économiques des Etats-Unis, le FMI juge peu probable que l’objectif affiché par Washington d’une croissance de plus de 3% sur une longue période soit réalisé, en partie parce que le marché du travail a déjà atteint un niveau correspondant au plein emploi. En avril, l’organisation tablait sur une croissance de 2,3% cette année et de 2,5% l’an prochain aux Etats-Unis, en s’appuyant en partie sur les baisses d’impôts et les nouvelles dépenses budgétaires annoncées par Donald Trump et son administration. Mais face au manque de précisions sur les « projets politiques toujours en évolution » de l’administration américaine, il déclare mardi avoir décidé de ne plus prendre en compte ces facteurs dans ses estimations. Pour l’institution dirigée par Christine Lagarde, les projets budgétaires de la Maison blanche feraient supporter une part disproportionnée des réductions de dépenses aux foyers à revenus faibles ou moyens. Elle ajoute que « cela semblerait contraire aux objectifs budgétaires de promotion de la sécurité et de la prospérité pour tous les Américains ». Le FMI préconise une politique fiscale visant à améliorer le ratio recettes/PIB, des réductions de dépenses mieux réparties permettant d’améliorer l’efficacité des amortisseurs sociaux et des efforts pour

États-Unis : La croissance révisée en hausse à 1,2% pour le 1er trimestre

États-Unis : La croissance  révisée en hausse à 1,2% pour le 1er trimestre

Le tassement assez net de la croissance au premier trimestre et confirmé même s’il est moins important que ce qui était prévu dans les chiffres provisoires. En fait la croissance en rythme annualisé serait de 1,2 % au premier trimestre pour. Au quatrième trimestre, la croissance avait été de 2,1%. « La deuxième estimation donne une image plus exacte du degré de ralentissement au début de l’année mais la principale inquiétude sur la croissance de la consommation privée demeure », a déclaré Michael Papen, économiste en chef chez Barclays. Le gouvernement a révisé à la hausse son estimation initiale de la croissance de la consommation des ménages, mais a revu en forte baisse la constitution de stocks des entreprises. La faiblesse constatée au premier trimestre ne fait pas les affaires de Donald Trump qui a promis de doper l’économie américaine. Lors de la campagne présidentielle, le magnat de l’immobilier avait dit vouloir porter la croissance annuelle à 4%. L’administration républicaine table aujourd’hui sur une croissance de 3%, qu’elle juge plus réaliste. Pour développer l’économie, Trump a proposé un programme basé notamment sur des baisses d’impôts et des investissements dans les infrastructures. Mais les analystes craignent que cette politique, si elle se concrétise, provoque une surchauffe de l’économie compte tenu de la faiblesse de la productivité et du manque de main d’oeuvre dans certains secteurs. Si la croissance semble avoir retrouvé un peu de son élan au début du deuxième trimestre, la faiblesse des investissements des entreprises, la modeste hausse des ventes au détail et le déficit commercial au mois d’avril suggèrent qu’elle pourrait ne pas être robuste. Le département du Commerce a annoncé vendredi que les commandes de biens durables hors défense et aéronautique, considérées comme un bon baromètre des projets d’investissement des entreprises, sont restées inchangées en avril, pour le deuxième mois d’affilée. La croissance des dépenses des ménages, qui représentent plus des deux tiers du PIB, s’est faite à un rythme annualisé de 0,6%, au lieu de 0,3% en première estimation, mais reste à son niveau le plus faible depuis le quatrième trimestre 2009, après le rythme soutenu, de 3,5%, constaté au quatrième trimestre.

Audience radio : Europe 1 coule encore

Audience radio : Europe 1 coule encore

 

Europe 1 coule encore. La radio qui était en pointe dans les années 70 en matière d’information et de nouveautés musicales voient son audience s’affaiblir encore. L’ancienne radio des jeunes est devenue celle du  troisième âge avec une ligne éditoriale qui hésite entre Paris-Match et le Parisien.  Avec une audience cumulée de 12,2 %, RTL réalise sa meilleure audience depuis 6 ans sur la période janvier mars 2017, selon les chiffres publiés par Médiamétrie. Mais elle recule un peu par rapport à la fin de l’année 2016. La station qui s’apprête à déménager de la rue Bayard à Paris vers Neuilly, a réussi sa campagne électorale. La matinale de Yves Calvi progresse, notamment durant l’interview politique menée par Elizabeth Martichoux. Lors de l’élection présidentielle de 2012, la station n’avait pas trouvé le ton juste et France Inter avait pris la main. Justement, France Inter est toujours au rendez-vous. Son étonnant cocktail d’informations sérieuses et d’humour féroce résonne favorablement aux oreilles des auditeurs. La station publique enregistre un record depuis 2002 avec une audience cumulée de 11,6% et continue de progresser de vague d’audience en vague d’audience. Sur un registre plus centré sur l’information, sa petite sœur France Info confirme son redressement avec 8,4 % d’audience cumulée sur la période janvier-mars 2017. France Info devance RMC qui, avec une audience de 7,9 %, stagne autour des 8 %. Un plafond que la radio a du mal à dépasser malgré sa relance à la rentrée. Uns satisfaction tout de même, entre janvier et mars 2017, elle devance nettement sa rivale Europe 1. Cette dernière est en mauvaise posture. Trimestre après trimestre, son audience s’érode. Elle termine la période à 7,7 % d’audience cumulée, son plus bas niveau historique. Déjà en janvier 2017, la publication d’audience décevante (à 8,1%) avait déclenché une secousse dans la rédaction. Les petites modifications apportées, les changements d’animateurs n’y ont rien fait. Les auditeurs n’adhèrent plus.

Prévisions de croissance : 1,5 % en 2017 ? Peut-être !

Prévisions de croissance : 1,5 % en 2017 ? Peut-être !

On se demande bien pourquoi le Haut conseil des finances publiques a décidé de valider aujourd’hui les prévisions de croissance du gouvernement pour la période 2017 2020 et qui seront adressées à Bruxelles. On aurait pu en effet attendre quelques semaines, c’est-à-dire les résultats des présidentielles. Il aurait été plus sage sans doute d’adresser des hypothèses avec des fourchettes de prévisions tellement l’activité économique peut-être impactée par le scénario politique final des présidentielles ; ce que Bruxelles aurait parfaitement compris.  Pour 2017, ce Haut conseil des finances publiques émanant de la Cour des comptes ne se mouille pas trop cependant en considérant la prévision de croissance pour 2017 fixés à 1,5 % par Bercy comme possible mais sans doute un peu optimiste. La Commission européenne et l’OCDE tablent pour leur part sur un taux de 1,4% tandis que le FMI prévoit 1,3%. Le ministère des Finances a en revanche abaissé ses prévisions à 1,5% en 2018 contre 1,75% jusqu’alors anticipé, et à 1,6% en 2019, contre 1,9% annoncé auparavant, une initiative saluée par le Haut conseil. Tout en observant que la prévision de croissance du gouvernement pour 2017 « est légèrement supérieure à la plupart des prévisions disponibles », l’organe présidé par Didier Migaud estime dans un avis qu’elle « reste plausible », « au regard des enquêtes de conjoncture favorables et de l’amélioration de la croissance mondiale ». Les anticipations de la Banque de France et des grandes institutions internationales s’échelonnent entre 1,3% et 1,4%. Bercy a maintenu inchangée sa prévision de croissance pour 2017, à 1,5%, dans son projet de budget pluriannuel à destination de la Commission européenne. La Commission européenne et l’OCDE tablent pour leur part sur un taux de 1,4% tandis que le FMI prévoit 1,3%. Le ministère des Finances a en revanche abaissé ses prévisions à 1,5% en 2018 contre 1,75% jusqu’alors anticipé, et à 1,6% en 2019, contre 1,9% annoncé auparavant, une initiative saluée par le Haut conseil.  Ce cadrage macroéconomique pluriannuel revêt cette année un caractère théorique, puisque le respect ou non de la trajectoire fixée par l’actuel ministre des Finances incombera au prochain gouvernement.  Alors que le gouvernement a relevé dans le programme de stabilité sa prévision de déficit public à 2,8% du PIB fin 2017, contre 2,7% auparavant, le HCFP souligne que « les dernières informations budgétaires et mesures communiquées par les administrations ne modifient pas l’appréciation critique » formulée dans son avis de septembre dernier. Il avait alors qualifié également d’« incertain » le retour du déficit public sous le seuil de 3% du PIB l’an prochain, jugeant cette prévision fragilisée par les prévisions de dépenses mais aussi de recettes du budget 2017.

(Avec AFP et Reuters)

Commerce international : l’Allemagne devient numéro1 mondial avec 300 milliards d’excédents

Commerce international : l’Allemagne devient numéro1 mondial avec 300 milliards d’excédents

L’excédent des comptes courants allemands ( qui incorpore biens services et finances) devrait avoir inscrit un nouveau record en 2016 à 297 milliards de dollars (278 milliards d’euros), dépassant ainsi celui de la Chine pour devenir le plus élevé au monde, a déclaré lundi l’institut d’études économiques munichois Ifo. A comparer au déficit d’environ 4 milliards de la France !  Un tel montant équivaudrait à 8,6% du produit intérieur brut (PIB) et dépasserait donc largement le plafond de 6% recommandé par la Commission européenne. En 2015, l’excédent courant allemand avait représenté 271 milliards de dollars. La Commission européenne et les Etats-Unis appellent depuis longtemps les autorités allemandes à soutenir la demande intérieure et les importations pour favoriser la réduction de l’excédent courant, afin de réduire les déséquilibres mondiaux. Berlin rejette ces critiques en expliquant avoir déjà pris des mesures de soutien à la demande en instaurant en 2015 un salaire minimum national et en acceptant l’an dernier une revalorisation des pensions de retraite. Le gouvernement a en outre augmenté les dépenses publiques consacrées aux réseaux routiers, aux infrastructures numériques ainsi qu’à l’accueil et l’intégration des demandeurs d’asile, sans remettre en cause pour autant l’équilibre budgétaire. L’Ifo estime que l’excédent courant chinois a été ramené à 245 milliards de dollars l’an dernier en raison du ralentissement des exportations. Son estimation de l’excédent allemand est inférieure à sa prévision précédente, qui était de 310 milliards de dollars.

Croissance Chine: baisse des exportations de 6,1%

Croissance Chine: baisse des exportations de 6,1%

 

Témoin d’une  part du tassement du commerce international et de la réorientation de l’économie chinoise, les exportations chinoises ont plongé de 6,1% sur un an en décembre, tandis que les importations étaient en hausse, a annoncé vendredi l’administration des Douanes, confirmant l’essoufflement d’un moteur crucial de la deuxième économie mondiale. Les exportations du géant asiatique, principale puissance commerciale de la planète, ont totalisé 209,4 milliards de dollars en décembre, tandis que ses importations grimpaient de 3,1% sur un an, à 168,6 milliards de dollars. En conséquence, l’excédent commercial chinois a baissé à 40,8 milliards de dollars mais demeure évidemment encore très favorable.

Télétravail : 1 Français sur 2 pour

Télétravail : 1 Français sur 2 pour

peut-être que le télétravail pourrait constituer des éléments de réaménagement de l’urbanisme et plus généralement de l’aménagement du territoire. En tout cas un nombre non de Français se dise favorables à son développement. Selon un sondage  le Huffington Post par Yougov le télétravail séduirait,  52% des Français. 22% d’entre eux seraient prêts à abandonner définitivement leur bureau pour travailler à plein temps à leur domicile. Et 30% aimeraient alterner les journées chez eux et les journées avec les collègues.   La catégorie socioprofessionnelle n’a pas d’incidence sur ce choix. 55% des CSP+ aimeraient passer au télétravail et ils sont tout autant chez les CSP-. Seule différence : les cadres sont un peu plus nombreux à préférer le télétravail à temps partiel (32% contre 26%). En revanche, les Français ne pensent pas que le travail à distance puisse convenir à toutes les fonctions: quasiment 2 salariés sur 3 estiment que cela n’est pas compatible avec un poste à responsabilité. Pour ceux qui s’y sont essayés, le télétravail assure un meilleur équilibre entre la vie pro et perso, notamment parce qu’on ne perd plus de temps dans les transports et qu’on peut organiser sa journée à sa guise. C’est sans doute pourquoi le plus fort taux d’adeptes du télétravail se trouvent parmi les sondés qui ont charge d’âmes: 61% des salariés parents aimeraient bien travailler à domicile. Le taux de réfractaires le plus élevé se trouve parmi les célibataires: 51% ne voudraient pas rester chez eux, sans doute par crainte de l’isolement. La région parisienne est celle qui affiche le plus fort taux de salariés favorables au télétravail, avec 58% d’avis positifs. Les difficultés de déplacement en Ile-de-France (embouteillages et saturation des transports en commun) expliquent sans doute ce résultat. Le Sud-Est est le plus réfractaire, avec 51% de sondés qui ne préfèrent en aucun cas le télétravail.

(Agences)

Pokémon Go : sujet mondial numéro 1 sur internet !

Pokémon Go : sujet mondial numéro 1 sur internet !

 

 

 

 

On ne sait pas s’il faut en rire ou s’en inquiéter mais le sujet numéro1 des internautes sur Google est Pokémon Go. La preuve qu’internet n’est pas prioritairement  un outil d’émancipation et d’information mais aussi et peut-être d’abord un support distractif. Pas étonnant que les investissements (et les profits) en matière de jeux vidéos sur le web connaissent   des progressions exponentielles. Le jeu mobile Pokémon Go a en effet été la requête la plus populaire cette année à l’échelle mondiale sur le moteur de recherche en ligne de Google, selon un classement publié aujourd’hui par le groupe internet américain. Il est suivi par l’iPhone 7 d’Apple, sorti en septembre, puis par Donald Trump, qui a remporté l’élection présidentielle américaine en novembre, et par le chanteur Prince, décédé en avril. Donald Trump arrive également en tête du classement des personnalités, devant sa rivale démocrate Hillary Clinton. Pour ce qui est des sujets d’actualité ayant intéressé les internautes, l’élection présidentielle américaine arrive en tête des recherches, suivie par les jeux Olympiques et par le Brexit. Google publie cette liste des tendances mondiales tous les ans, de même que des listes par pays résumant les grands centres d’intérêt des internautes. En France, Pokémon Go était arrivé cette année en deuxième place parmi les sujets d’actualités les plus recherchés, derrière l’Euro de football et devant le Tour de France, les jeux Olympiques et l’élection présidentielle américaine. Sur le réseau social Facebook, qui avait publié sa propre liste début décembre, l’élection présidentielle américaine et la politique brésilienne étaient ressortis comme les sujets les plus discutés cette année à l’échelle de la planète. Pokémon Go pointait en troisième position.

SMIC : Une hausse de 1% soit un peu plus de 10 €, c’est trop !

SMIC : Une hausse de 1% soit un peu plus de 10 €, c’est trop !

 

Les journaux économiques indiquent que le SMIC va bénéficier de  plus forte hausse depuis deux ans. À savoir une augmentation de 0,95 % soit un peu plus de 10 € alors que le montant du SMIC se situe actuellement à 1144 € en net. Une vraie fortune sans doute ! Peut-être même excessive ? Non,  si l’on s’en tient aux calculs de l’INSEE qui évalue l’inflation pour les 20 % de Français les moins favorisés et qui ajoute la moitié du gain théorique pouvoir d’achat des ouvriers et employés. Un vrai calcul de coin de table qui ne tient pas compte de l’augmentation réelle des prix pour les ménages français les moins aisés. En effet l’indice des prix de la consommation est faussé par le fait que le pouvoir d’achat des moins favorisés est de plus en plus amputé par les dépenses contraintes la (impôts, assurance, électricité, abonnements et autres redevances). Pour preuve l’atonie de la consommation qui plombe la croissance, consommation qui représente plus de la moitié du PIB. Selon les Échos, le chiffre final serait ainsi de 0,95% à raison de 0,5% pour l’inflation et de 0,45% pour le second facteur. Ce qui ferait passer son montant à 1480,55 euros par mois. Si cette hausse venait à être confirmée, elle serait alors plus élevée qu’en 2016 (+0,6%) et 2015 (+0,8%) mais moins qu’en 2014 (+1,1%). Certes, l’exécutif a la possibilité de déroger à cette revalorisation automatique, en allant plus loin et en donnant un « coup de pouce ». Mais François Hollande n’y a plus eu recours depuis le mois de juillet 2012 (et encore il s’agissait d’une « avance » sur le mois de janvier 2013). Et cette année encore, les signes semblent plaider en faveur d’une inaction. Fin novembre, le comité d’experts chargé de conseiller l’exécutif sur le sujet avait recommandé de ne pas faire de coup de pouce. De plus, selon le Figaro, le Premier ministre Bernard Cazeneuve a indiqué aux organisations syndicales que lui-même n’était pas favorable à la mesure.

Croissance France 2016 : ramenée à 1,4 % (OFCE)

Croissance France 2016 : ramenée à 1,4 % (OFCE)

 

Ralentissement de la croissance mondiale, atonie de la croissance européenne, risques liés aux réussites, attentats et manifs en France ont conduit.  L’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) a révisé mercredi légèrement à la baisse ses prévisions de croissance pour 2016 en France. Pour 2016, l’OFCE table désormais sur une hausse de 1,4 % du produit intérieur brut (PIB), contre 1,6 % dans ses prévisions publiées en avril. Selon le gouvernement, la croissance devrait être « aux alentours de 1,5 % ». « Le trou d’air du milieu d’année, marqué par les grèves, les inondations, les attentats ou la fin initialement programmée du suramortissement fiscal, explique en partie la faiblesse de la reprise en 2016 », détaille l’institut de recherches. Toutefois, l’investissement devrait continuer à croître, de 2,7 %, et le taux de chômage baisser de 0,5 point pour s’établir à 9,4 % de la population active en fin d’année. Le déficit devrait revenir à 3,3 % du PIB, selon l’OFCE, une prévision conforme à celle du gouvernement. En 2017, la croissance devrait pour sa part s’établir à 1,5 %, estime l’OFCE qui tablait auparavant sur une hausse de 1,6 % du PIB. Le gouvernement table aussi sur une progression de 1,5 % l’an prochain. « La France doit faire face, par rapport à la prévision de printemps, à deux nouveaux chocs, l’impact négatif du Brexit sur le commerce extérieur et celui des attentats sur la fréquentation touristique », explique l’OFCE. Mais en 2017 « la politique budgétaire n’impactera pas négativement la croissance », a souligné lors d’une conférence Mathieu Plane, économiste à l’OFCE, notant que ce serait « la première fois depuis sept ans ». Le taux de chômage ne devrait baisser que de 0,1 point, « en raison du rebond de la population active avec le retour progressif sur le marché du travail des personnes ayant bénéficié du plan formation » de 500.000 demandeurs d’emplois. Le déficit public devrait pour sa part passer sous la barre des 3 % et s’établir à 2,9 %. Le gouvernement prévoit un déficit public à 2,7 % du PIB en 2017. Au niveau mondial, l’OFCE a aussi révisé à la baisse sa prévision de croissance en 2016, à 2,7 % contre 2,9 % jusqu’alors. Pour 2017, en revanche, l’institut l’a revue à la hausse, à 3 % contre 2,9 % annoncés précédemment, grâce notamment à la sortie de récession en Chine et en Russie et à la forte croissance en Inde. Pour la zone euro, l’institut prévoit désormais une croissance de 1,6 % cette année (contre 1,8 % dans les précédentes prévisions) et de 1,5% l’an prochain (contre 1,7 %). « Les sources d’incertitudes sont multiples: la transition de l’économie chinoise, le Brexit et l’avenir de l’Union européenne, la situation des finances publiques et l’absence de gouvernement en Espagne », souligne l’OFCE. « On a enclenché une reprise, mais elle revient de façon molle », a commenté Christophe Blot, de l’Observatoire, en conférence de presse. Et tous ces facteurs d’incertitude conduisent, selon lui, à « une certaine forme d’attentisme, de frilosité des investisseurs ».

(Avec la Tribune et AFP)

Primaire de droite: 1 millions d’électeurs de gauche voteront Juppé

Primaire de droite: 1 millions d’électeurs de gauche voteront Juppé

 

Plus de 10 millions de Français pourraient en effet aller choisir le candidat des Républicains selon un sondage Odoxa pour L’Express.  Dont un million d’électeurs de gauche. Selon une enquête du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof) réalisée par Ipsos-Sopra Steria, L’élargissement du corps électoral pourrait particulièrement favoriser Alain Juppé au détriment de Nicolas Sarkozy qui pourrait bien prendre une claque sévère surtout dans l’éventualité d’un second tour. Plus d’un quart des personnes interrogées (28%) envisagent par ailleurs d’y participer. Chez ceux qui pensent voter, 84% mettent en avant le fait que le vainqueur aura de grandes chances d’être élu président comme un facteur important dans leur décision de participer. 53% disent aussi vouloir empêcher l’un des candidats de gagner et 51% apprécier énormément un des candidats, selon un sondage Odoxa pour L’Express. Le niveau de connaissance du processus des primaires est plutôt bon, selon l’enquête, mais 80% des sondés ne connaissent pas les dates du scrutin, les dimanche 20 et 27 novembre.  La cote de popularité de François Hollande ne s’améliore pas en septembre, contrairement à celle de Manuel Valls qui remonte légèrement, Alain Juppé et Emmanuel Macron suscitant, eux, toujours une forte adhésion. Seules 16% des personnes interrogées considèrent François Hollande comme « un bon président », contre 84% d’un avis contraire, soit le même niveau qu’au mois de juin, selon ce baromètre, réalisé pour L’Express, France Inter et la presse régionale. Chez les seuls sympathisants de gauche, le chef de l’État perd deux points (à 37%), le discours aux airs d’entrée en campagne salle Wagram de début septembre n’ayant visiblement pas changé la donne.   Manuel Valls, dont la cote déclinait depuis novembre, regagne en revanche 3 points, 27% de personnes interrogées estimant qu’il est un « bon Premier ministre ». Chez les sympathisants de gauche, la hausse atteint 6 points (42%). En tête des personnalités suscitant le plus de soutien et de sympathie, Alain Juppé gagne 4 points à 39% devant Emmanuel Macron (31%, +2). François Bayrou (30%, +2) est troisième, devant Marine Le Pen (27%, +1) et Jean-Luc Mélenchon (27%, +3), suivis de Ségolène Royal (26%, +3), Martine Aubry (25%, +3) et Christiane Taubira (25%, +2). Arrivent ensuite les adversaires d’Alain Juppé pour la primaire de la droite, Bruno Le Maire (24%, +2), Nicolas Sarkozy (23%, =) et François Fillon (23%, -1). Chez les sympathisants de gauche, Christiane Taubira fait la course en tête (54%), désormais rattrapée par Ségolène Royal, en forte progression (+6 à 54%). A droite, Alain Juppé gagne 7 points (69%) et devance Nicolas Sarkozy (64%, -2).

 

 

 

 

Kerviel : condamné à 1 million au lieu de 5 milliards

Kerviel : condamné à 1 million au lieu de 5 milliards

 

 

 

Pour la justice c’est la saison des soldes, en liquide les vieux dossiers. L’affaire des 5 milliards que devrait Kerviel à la société générale est bradée à 1 million. L’affaire n’est cependant pas terminée avec tous les recours possibles. Il se pourrait même que Kerviel soit seulement condamné au franc symbolique. Pire qu’il puisse bénéficier d’une forte indemnisation après l’injuste emprisonnement dont il a été victime. En cause l’entêtement imbécile de la Société générale à poursuivre inutilement un trader certes pas très futé et même inconscient mais qui n’a pas détourné un sou. On se demande vraiment où la Société générale va recruter ses conseillers juridiques,  peut-être chez les avocats commis d’office spécialisé dans le vol de mobylettes. Cette affaire risque de coûter très cher à la banque. En termes financiers d’abord : il y a les 5 milliards envolés dans le vent de la spéculation, aussi les 2 milliards et quelques poussières de ristourne fiscale qu’il faudra sans doute rembourser à l’État. Ajoutons  à cela environ 500 000 € d’indemnités à Kerviel pour licenciement abusif. Sur le plan de l’image de marque de la banque,  c’est évidemment catastrophique car la Société générale ne cesse d’accumuler les affaires sulfureuses.  Donc la cour d’appel de Versailles a condamné vendredi Jérôme Kerviel à verser un million d’euros de dommages et intérêts à la Société générale et non l’intégralité du préjudice de 4,9 milliards enregistré en 2008 par la banque. Elle a estimé que l’ex-trader n’était que « partiellement » responsable de ce préjudice colossal, dû en partie à un « système déficient » que la banque a « laissé se développer. » « Ça me donne de l’énergie pour continuer le combat », a déclaré à la presse Jérôme Kerviel, qui a dit espérer ramener l’addition « à zéro à la fin ». La cour déclare dans son arrêt que « si les fautes pénales commises par Jérôme Kerviel ont directement concouru à la production du dommage subi (…), les fautes multiples commises par la banque ont eu un rôle majeur et déterminant » « Dans cette mesure, la réparation du préjudice par la Société générale ne sera mise à la charge de Jérôme Kerviel qu’à concurrence de 1.000.000 d’euros, le solde du préjudice étant laissé à la charge de la partie civile », ajoute-t-elle. Notons cependant que la cour tenant compte de la consanguinité entre les dirigeants de la banque et le personnel politique a refusé d’accorder une expertise des comptes pour évaluer les pertes effectives. Le jugement se fonde donc sur un préjudice qu’on refuse d’évaluer de manière indépendante. Bref l’application du droit sur une affaire tordue et forcément un jugement biscornu. (Avec Reuters)

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