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Taxe carbone : il faut une acceptabilité sociale

Taxe carbone : il faut une acceptabilité sociale

Ce qu’expliquent  dans la Tribune  Christian Perthuis et Pierre-André Jouvet deux universitaires qui notons le adhèrent à la religion de la régulation par les prix pour des enjeux sociétaux. (Le fameux signal prix) Extrait :

 

 

«  En économie,  le rôle essentiel d’une taxe est « d’internaliser les externalités » pour modifier les choix des ménages comme des entreprises. En rendant relativement plus cher un bien par rapport à un autre, la taxe permet de diminuer l’utilisation du bien taxé et d’orienter les consommations vers un bien réputé plus souhaitable socialement. Dans ces conditions, la taxe remplie parfaitement sa fonction d’incitation. Mais si nous sommes face à un bien dont la consommation est incompressible, autrement dit qui ne peut pas être réduite car il n’y a pas de substitut accessible pour les ménages concernés, alors la taxe s’apparente à une rente prélevée par la puissance publique. Si en plus, cette taxe vient s’additionner aux prélèvements existants alors, il ne faut pas s’étonner d’un manque cruel de consentement à l’impôt ! . L’idée initiale, lors de l’introduction de la taxe carbone en 2014, était de compenser l’apparition de cette taxe environnementale par une baisse proportionnelle des autres prélèvements, et notamment de ceux ayant les effets les plus pénalisant pour l’économie. Il s’agissait donc de basculer vers une fiscalité verte favorisant la transition écologique, tout en veillant à ne pas augmenter le montant du prélèvement fiscal total. La difficulté restant à résoudre est que les ménages payant la nouvelle taxe et ceux bénéficiant de la réduction proportionnelle ne sont pas forcément les mêmes. C’est à ce stade qu’apparaît la nécessité de mettre en place des politiques de compensation et d’accompagnement à court terme. A plus long terme, la possibilité d’avoir des biens de substitution, accessibles à moindre coût par rapport à ceux subissant la taxation, grâce aux efforts de recherche et développement, doit permettre de supprimer peu à peu les compensations. Mettre notre économie sur une trajectoire visant la neutralité carbone en 2050 nécessite de multiples changements de comportements. La politique fiscale est dans ce cas un instrument efficace. Oublier les conditions d’acceptabilité sociale de cette politique fiscale risque de conduire à des reculs face à l’incompréhension des citoyens et, demain, à des trajectoires d’émission de CO2 qui ne nous éloignent de nos objectifs climatiques.

Pierre-André Jouvet est président de l’Université Paris-Lumière et Christian de Perthuis professeur d’économie à l’Université Paris-Dauphine et fondateur de la chaire Economie du climat.

 

Après le brexit il faut des annonces fortes et rapides

Après le brexit  il faut des annonce fortes et rapides

Après le brexit il faut des annonces fortes et rapides sinon l’Europe s’engagera  dans la voie de la mort lente. Le principal risque c’est la contagion non seulement à l’Europe mais au monde entier. Pas étonnant d’ailleurs si le secrétaire d’État américain John Kerry se précipite dès lundi au chevet de la Grande-Bretagne pour l’aider à surmonter cette épreuve. On attend surtout l’Europe débarrassée de la fantasque Grande-Bretagne qui n’a cessé de retarder l’intégration. Il faut  un double choc. D’abord pour relancer les investissements, la croissance et donc l’emploi ensuite un choc démocratique en limitant l’influence d’une commission européenne bureaucratique et d’un Parlement européen inutile surtout compte tenu des conditions de son élection. On objectera qu’une telle Refondation de l’union européenne est impossible avec 27 membres. Sans doute mais la principale responsabilité incombe à la France et à l’Allemagne en désaccord sur les modalités d’intégration et la nature du recentrage. Cela d’autant plus que les deux pays auront prochainement des élections menacées par les populismes et la démagogie. Une perspective d’intégration se heurte  à deux obstacles l’un allemand l’autre français. L’Allemagne freine l’intégration car elle refuse la solidarité financière. En clair elle ne veut pas payer pour les autres. La France en dépit de ses beaux discours est incapable d’engager les réformes structurelles  qui s’imposent  et veut continuer de s’isoler dans son obsolète souveraineté nationale. En clair comme l’Allemagne elle s’oppose aussi à davantage d’intégration. Le meilleur exemple étend celui de la défense ; la France veut intervenir seule et partout alors qu’il y a longtemps que le pays n’en a plus les moyens financiers. Autre exemple celui de la fiscalité très spécifique à la France et qui plombe l’économie. Il faut signaler ces divergences internes tant à l’Allemagne qu’à la France. Divergences entre le SPD et la CD eu en Allemagne. Divergences entre les Européens français et les démagogues qui veulent aussi un référendum comme Le Pen, Mélenchon et même Sarkozy. Tout cela sur fond de prochaines élections dans les deux pays cités avec pour principale objectif, ratisser le maximum de voix quitte à jeter  le pays dans l’abîme économique. On peut toujours espérer des annonces rapides et fortes pour redonner la dynamique qui s’impose à une union économique endormie mais ses espoirs seront peut-être hypothéqués notamment par les divergences déjà évoquées. On ne peut exclure un scénario où Merkel tenterait de ce rabibocher avec la Grande-Bretagne en jouant la montre vis-à-vis des négociations tout cela pour déboucher sur un accord très spécifique finalement assez proche de la situation actuelle mais avec le risque politique évident que chaque pays s’engouffre dans la philosophie » un pied dedans un pied dehors ». Ce que réclame d’ailleurs maintenant le fantasque Boris Johnson désormais un peu plus conscient de l’aventure dans laquelle il a lancé son pays en militant pour brexit. Il faudrait donc notamment que Hollande s’impose autrement en Europe pour redonner sens et dynamisme à l’union européenne ; la question de savoir et de savoir s’il en a la crédibilité politique.

Logement: il faut des mesures fiscales urgentes pour sauver le logement (Attali)

Logement:  il faut des mesures fiscales urgentes pour sauver le logement (Attali)

 

 

. Jacques Attali, économiste et ancien conseiller de François Mitterrand, préconise un geste fiscal pour encourager l’achat de logements neufs et in fine relancer la croissance. «Je pense qu’il y aurait une réforme très simple, qui serait de dire: si vous achetez un logement neuf, que ce logement neuf, acheté pour habiter ou pour louer dans les deux prochaines années, puisse être légué sans droits de succession, et ce tout au long de la vie», dévoile-t-il avant d’ajoute r que «cela aurait un impact énorme en termes de relance». Les mises en chantier de logements neufs ont en effet encore chuté de près de 19% au deuxième trimestre et le nombre de permis de construire délivrés ne cesse de chuter.  Il n’est pas le seul: le président de la Fédération française du bâtiment (FFB), le fraîchement nommé Jacques Chanut, prône également la défiscalisation pour le logement. «Même Jacques Attali reconnaît que s’il n’y a pas d’incitation fiscale, l’investissement locatif ne repartira pas», commente-t-il. Mais pour lui, ce geste fiscal prend une autre voie «Il faudrait bénéficier d’une défiscalisation lorsqu’on loue à ses ascendants/descendants, contrairement à ce que préconise la loi Duflot», explique-t-il. «Le logement est une réelle problématique pour les familles, autant pour les jeunes que les seniors et grands seniors», ajoute-t-il.  L’idée de solidarité intergénérationnelle fait l’unanimité chez l’une et l’autre de ces propositions pour un geste fiscal de l’État. Toutefois, Jacques Chanut soulève une problématique très présente dans le contexte actuel: «Pour la proposition de Monsieur Attali, l’avantage fiscal n’est pas immédiat, cela pose donc le problème de la parole de l’État, dans le climat actuel de méfiance vis à vis de l’engagement de l’État». Le président de la FFB encourage donc une défiscalisation à l’entrée plutôt qu’à la sortie de l’investissement dans le logement neuf.  Dans ses récentes interviews Jacques Attali préconise la mise en place de mesures «urgentes et importantes» dès ce mois d’août pour relancer la croissance. «Il faut réduire les dépenses et créer les conditions de la croissance qui permet des recettes nouvelles sans impôts nouveaux», explique-t-il. Outre des mesures sur le logement, l’économiste évoque d’indispensables mesures sur la formation professionnelle, l’accord passé entre les partenaires sociaux est «une catastrophe» selon lui, «parce que les partenaires sociaux se sont entendus pour préserver leur magot», poursuit-il. «Il est urgent de ne pas mettre en œuvre cet accord et de le reprendre». Il prône en outre des mesures pour inciter l’investissement dans les PME, et une hausse de la TVA car selon lui «les prix n’augmentent pas, nous sommes en déflation, c’est le moment absolument formidable et unique pour augmenter la TVA. Il faudrait l’augmenter massivement, de trois points…».

 

Déficit: il faut remettre en cause l’objectif des 3% (Cambadélis)

Déficit: il faut remettre en cause l’objectif des 3% (Cambadélis)

C’est fait, ils ont enfin compris que le France n’atteindra pas les 3% (du PB) pour le déficit du budget ; du coup Cambadélis, secrétaire du PS se rend à l’évidence et demande qu’on ne respecte plus cette exigence européenne. Il a raison mais il aurait pu –avec le gouvernement -s’en apercevoir plus tôt Avec une croissance zéro au premier semestre, une croissance de 0.4 à 0.5% en 2014, des prix à la baisse qui vont diminuer les rentrées de TVA, mécaniquement il est impossible d’atteindre les 3% de déficit en 2015. En 2016, peut-être- et tout dépendra de la croissance. Il est clair que l’environnement international n’est pas très dynamique, que l’Europe flirte avec la crise (activité industrielle qui baisse en Allemagne, récession en Italie et croissance zéro en France).dans ces conditions une stratégie d’austérité auusi brutale est suicidaire tant pour le niveau de l’activité que pour le chômage. . Jean-Christophe Cambadélis, le Premier secrétaire du Parti socialiste (PS), juge « inévitable » d’abandonner l’objectif d’un déficit public de 3% du PIB en 2015, dans un entretien aux Echos à paraître jeudi 14 août.   »Ces seuils ont été fixés avant la crise. Et aujourd’hui, il y a une nouvelle situation. On est dans une possible déflation. Il faut en tenir en compte », ajoute-t-il dans cet entretien mis en ligne mercredi soir sur le site du quotidien.  Faut-il abandonner ce critère? « C’est inévitable » répond celui qui, déjà, se montrait critique, pendant la campagne des élections européennes, sur les critères de Maastricht. « Il y a danger avec le fléchissement des prix ce mois-ci en France, leur niveau historiquement bas en Europe, une croissance anémique, une demande faible, un euro fort. Nous sommes en situation de pré-déflation si ce n’est de déflation », explique-t-il.  Et d’en appeler « immédiatement à un débat public national sur ce sujet ». Selon lui, « il ne faut pas demander la permission » au gouvernement allemand. « Ce ne serait pas du niveau de la France. Il faut provoquer le débat » car « il y a un changement majeur : c’est la déflation ».   »L’évidence, quand on voit la situation de la croissance en Allemagne, c’est qu’il n’y a pas de quoi se réjouir. Les Allemands seraient bien fondés à, avec nous, analyser la situation réelle dans laquelle nous sommes », poursuit le numéro un du PS.   »Beaucoup de pays font des efforts. Mais la spirale de l’austérité qui les a conduits à la récession produit de nouveaux effets, ceux de la déflation. Nos amis allemands devraient se rendre compte que leur investissement est plus que léger et que leur croissance est particulièrement faible. Dans ces conditions, ils ont des mesures à prendre, comme nous, pour relancer la zone euro », selon lui.  Outre l’Allemagne, Jean-Christophe Cambadélis fait aussi le constat qu’en « Italie, malgré la « Renzi-mania », l’économie dévisse » et que « la France fait du surplace, malgré ses réformes et le prix électoral faramineux que nous avons dû payer. Elles lui permettent de se maintenir, mais pas de progresser. Or endiguer la crise, ce n’est pas la surmonter », prévient le patron de Solferino.

 

Europe: tout changer ( Wauquiez)

C’est un brûlot que publie l’ancien ministre des affaires européennes Laurent Wauquiez. Dans Europe, il faut tout changer, le député UMP de Haute-Loire brosse un tableau accablant des dysfonctionnements de l’Europe des 28. Compte-rendu de cinq de ses reproches aux institutions européennes, dans le domaine économique et industriel :

L’Europe empêche la création de champions européens

L’Europe empêche-t-elle la création de champions européens ? A cette interrogation, qui a ressurgi avec la vente d’Alstom, le maire du Puy-en-Velay répond oui. La Commission européenne, estime-t-il, a cessé depuis les années 70 d’avoir une vision industrielle, se contentant d’appliquer le dogme de la concurrence  »libre et non-faussée ».

Cette doctrine empêche, selon lui, « l’émergence de champions européens capables de concurrencer leurs compétiteurs internationaux » et aboutit parfois à des résultats calamiteux. En 2001, Schneider et Legrand (systèmes électriques) s’unissent,  mais la Commission interdit la fusion et exige, en 2002, la séparation des deux groupes. Affaire « ruineuse » pour Schneider qui « après, avoir payé très cher Legrand, ne parvient pas à le revendre au même prix : 2 milliards de pertes ».

« On continue, note le député UMP, « à se demander si telle fusion à l’échelle de la Belgique ou des Pays-Bas ne conduit pas à une position dominante alors qu’il faudrait raisonner au moins à l’échelle du continent. Nous retardons d’une guerre ». Et manquons surtout d’une vision commune, souligne La Revue parlementaire.

L’Europe est trop dogmatique sur les aides d’Etat

Autre conséquence du dogme de la concurrence libre et non faussée : les commissaires européens traquent « les aides d’Etat comme des inquisiteurs : les Etats doivent notifier toute aide à partir de 200.000 euros (…)  alors que la Chine et les Etats-Unis dépensent des centaines de milliards en aides d’Etat « .

Selon l’élu auvergnat, « les Chinois consacrent 6% de leur produit intérieur brut aux aides à leurs entreprises, les Etats-Unis et le Japon 1%. Rien de tel en Europe : en Allemagne, l’aide aux entreprises des nouvelles technologies ne représente que 0,3% du PIB et, en France, le programme de relance annoncé en septembre 2013 n’en représente que 0,2%. Cela contribue à un retard de richesse accumulée dans la zone euro par rapport aux Etats-Unis depuis 2012 estimé à 740 milliards d’euros de production en moins, perdus à cause d’une idéologie absurde ».

L’Europe trop lente dans un monde ultra-compétitif

Quand la compétition mondiale s’accélère, l’Europe ralentit, dit en substance Laurent Wauquiez. Et de citer à titre d’exemple le brevet européen, qui occupe les instances européennes depuis trois décennies.

« Il est vital pour les entreprises de protéger leurs innovations », souligne-t-il et « mettre en place un brevet simple, valide à l’échelle de toute l’Europe semble donc tomber sous le sens … sauf que l’on se heurte à une question cruciale : en quelle langue ? Ou plutôt, en quelles langues ? L’anglais, bien sûr, mais comment la France pourrait-elle accepter que la langue de Molière soit oubliée ? Et s’il y a le français, il va de soi que les Allemands doivent être à bord ».

« A l’arrivée, cette aimable plaisanterie suppose pour un brevet européen un coût de l’ordre de 20 000 euros dont près des trois quarts pour les seuls frais de traduction soit 10 fois plus qu’un brevet américain. Et bien, croyez-le ou non, les pays européens discutent de ce sujet depuis trente ans. »

L’Europe des lobbys

La Commission, rappelle-t-il, compte « 30.000 lobbyistes agréés », qui défendent bec et ongles les intérêts de leurs clients. 30.000 : presque autant que d’employés à la Commission, souligne Le Monde (Les lobbies à la manoeuvre).

Alcooliers, pétroliers, fabricants de cigarettes ou géants du Net savent à merveille quelles ficelles tirer pour servir leurs intérêts. D’autant plus, poursuit Le Monde, que « le lobbying le plus efficace à Bruxelles est le fait d’anciens hauts responsables de la Commission, diplomates ou eurodéputés » qui connaissent à fond les rouages.

Et de citer Erika Mann. Cette ancienne eurodéputée allemande sociale-démocrate négocie désormais pied à pied les intérêts de Facebook dans les directives européennes. Trouve-t-elle facilement des oreilles attentives ? A en croire Laurent Wauquiez, « la Commission européenne écoutera plus volontiers une entreprise privée qu’un représentant d’un Etat membre suspecté de vouloir rogner sur ses pouvoirs. Dans la vision de la Commission, un gouvernement est plus suspect qu’un lobby privé ».

L’Europe du dumping social

Quelles conséquence a entraîné, sur le plan social, l’élargissement, à 28 pays, d’une Union européenne basée sur la liberté « de circulation et d’installation », avec des législations très différentes ?

Réponse : « une entreprise européenne peut travailler dans n’importe quel autre Etat membre tout en continuant à appliquer les charges sociales de son pays d’origine .En théorie, il faut appliquer les règles du pays où l’on travaille sur le salaire minimum, les congés payés ou le temps de travail (…) En pratique, dit-il, il n’y a ni contrôle ni sanctions », écrit l’ancien ministre.

Des secteurs entiers ont été laminés :   »Aujourd’hui vous n’avez plus une seule entreprise française qui fasse encore du transport entre pays européens », remarque le maire du Puy-en-Velay. Une tribune ce 8 mai lui fait écho : « Halte au dumping social dans le transport routier en Europe ! », s’écrie le secrétaire d’Etat socialiste aux transports Frédéric Cuvillier.

Laurent Wauquiez évoque aussi le secteur de la charcuterie industrielle, mise à mal par la concurrence allemande. Leur secret ? « Vous n’avez aujourd’hui dans les abattoirs allemands quasiment plus d’ouvriers allemands sur les tâches de base. Tous les postes sont occupés par des salariés polonais payés parfois 30 ou 40% de moins. L’Allemagne produit sa charcuterie avec des conditions de compétitivité imbattables ».

Le tollé suscité par le livre ne viserait-il pas à étouffer les questions posées ? Personne n’a découvert aujourd’hui les ambitions présidentielles de Laurent Wauquiez (40 ans l’an prochain) ni son faible pour le jeu perso (selon L’Express).

On peut discuter des réponses qu’il apporte. Pourquoi une Europe à 6 ? Pourquoi pas  « une union politique de la zone euro », à laquelle appelait en février un collectif d’économistes, dont Thomas Piketty ? Pourquoi pas une véritable Europe fédérale, qui aurait enfin la légitimité politique manquante ?

La copie du député-énarque-normalien-premier de la classe pêche sans doute par sa conclusion et, comme l’explique Métronews,  Laurent Wauquiez attaque aujourd’hui ce qu’il défendait hier en ministre.

Mais même si un curieux tropisme conduit les politiques à n’être critiques envers les institutions européennes que lorsqu’ils sont dans l’opposition,  le diagnostic ne saurait être balayé d’un revers de main.

 

Sondage : il faut changer le gouvernement pour 67% des français

Sondage : il faut changer le gouvernement pour 67% des français

 

Deux tiers des Français (67%) souhaitent que François Hollande nomme un nouveau Premier ministre et un nouveau gouvernement, selon un sondage Clai-Metronews-LCI réalisé par Opinionway et publié lundi. Si 30% des sondés considèrent en revanche que le président de la République doit conserver le même Premier ministre, 15% d’entre eux se montrent favorables à un remaniement en profondeur du gouvernement en parallèle.  De leur côté, 15% des Français interrogés optent pour le statu quo, avec le même Premier ministre et même gouvernement.  Priés de donner leur préférence entre ces trois options, 3% des sondés ne se prononcent pas.  Si un changement de Premier ministre et de gouvernement est très largement souhaité, à 80%, par les sympathisants de « droite » (UMP et UDI), il a les faveurs d’une légère majorité des sympathisants de gauche (53%), selon cette question d’actualité posée à la faveur d’un baromètre mensuel de cet institut.

 

Achat d’une maison : il faut 4500 euros de revenus mensuels

Achat d’une maison : il faut 4500 euros de revenus mensuels

 

Selon l’étude annuelle réalisée par le courtier en ligne Empruntis.com, un bien immobilier coûte en moyenne en France 220 387 €. Du jamais-vu! Un montant vertigineux qui confirme que seuls les Français les plus aisés poussent aujourd’hui la porte des agences immobilières.  Un chiffre résume la situation : le revenu net moyen par foyer du candidat à la propriété s’établit en 2013 à 4 500 €, soit 800 € de plus qu’il y a neuf ans. Autant dire qu’il exclut de fait des millions de Français. Selon les derniers chiffres publiés par l’Insee (en 2010), moins de 20% des foyers hexagonaux perçoivent plus de 4 467 € par mois, tous revenus confondus. Pourtant, le rêve d’être propriétaire reste vivace. « Nous sommes toujours amoureux de la pierre, insiste Maël Bernier, responsable des études chez le courtier en ligne. Posséder un toit reste notre investissement préféré. »Plus inquiétant, si seuls les plus riches peuvent aujourd’hui s’offrir une maison ou un appartement, ce privilège est désormais réservé aux plus âgés. En neuf ans, l’âge moyen des acquéreurs a augmenté de trois ans, pour se fixer à 37 ans. Oubliée, la divine période des Trente Glorieuses où l’ouvrier de 25 ans pouvait s’offrir son premier logement, assez vaste pour installer femme et enfant. Un quart de siècle plus tard, ce dernier, devenu adulte, peine à se payer un simple loyer! Pour les experts immobiliers, une fracture générationnelle est en train de se creuser. Conséquence, ces dernières années, le taux de propriétaires est resté stable, nettement en dessous de la moyenne européenne. Le rêve d’une France de propriétaires voulue par Nicolas Sarkozy pendant sa campagne de 2007 n’a pas vu le jour. Les  mesures prises par l’actuel gouvernement, dans le cadre de la loi Duflot notamment, ne suffiront pas  à changer les choses.

Breton : « il faut travailler plus »

Breton : « il faut travailler plus »

Thierry Breton, ancien ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, et président directeur Général d’ATOS a indiqué mardi sur Europe 1 qu’il « croyait en l’inversion de la courbe du chômage » d’ici la fin de l’année, promesse de François Hollande. « Les emplois aidés vont aider cela » mais pour l’ancien ministre, cela ne suffira pas. « L’allongement de la durée de vie va de pair avec l’allongement de la durée du travail », a-t-il indiqué.

 

Il faut supprimer les départements (Medef)

Il faut supprimer  les  départements (Medef)

Le Medef réclame à juste titre la suppression des départements et proteste contre le nouvel échelon du « grand Paris ». On pourrait ajouter la suppression de nombre de  communes, la suppression d’au moins la moitié des régions ; Autant d’échelons administratifs et politiques qui ne correspondent à aucune réalité économiques  mais qui favorisent les gaspillages de tous ordres (investissements et fonctionnements). Le Medef Ile-de-France a donc protesté aujourd’hui contre le projet actuel du gouvernement concernant la « métropole du Grand Paris« , qui ne ferait qu’ajouter « un niveau supplémentaire au millefeuille administratif », et plaidé pour sa part pour la suppression de l’échelon départemental. « Non seulement le projet gouvernemental conserve tous les échelons d’administration territoriale actuels, mais avec la création de la +métropole de Paris+ (…) il ajoute un niveau supplémentaire au millefeuille administratif », estime l’organisation patronale dans un communiqué. « En rétablissant, par ailleurs, la clause de compétence générale à tous les échelons territoriaux et en abandonnant la notion de blocs de compétences au bénéfice de celle mal définie de chef de file, le projet de réforme gouvernementale accroît la complexité de l’organisation territoriale actuelle », poursuit-il. Le Medef appelle de ses voeux une « organisation territoriale à trois niveaux », avec les communes, les intercommunalités, et la région, « à laquelle seraient reconnus un pouvoir et des moyens financiers pour définir, coordonner et mettre en ouvre les politiques structurantes », y compris en matière de logement.

 

Medef-emploi : il faut 100 milliards de charges en moins

Medef-emploi : il faut  100 milliards de charges en moins

Le nouveau président du Medef a demandé mercredi au gouvernement de baisser de 100 milliards d’euros en cinq ans les charges et impôts pesant sur les entreprises dans le cadre d’un « pacte de confiance » pour ramener le chômage sous la barre des 7% en 2020. La principale organisation patronale française a tourné la page Laurence Parisot en portant Pierre Gattaz à sa tête, lors d’une assemblée générale qui n’était qu’une formalité, après le ralliement de ses principaux adversaires. Avec cet homme de 53 ans, le Medef, héritier du CNPF un temps dirigé par son père, Yvon Gattaz, renoue avec la tradition d’un président venu de l’industrie, après avoir vécu pendant huit ans sous la houlette d’une patronne issue des services. Après son élection, le PDG de la société d’équipements électroniques Radiall, qui a obtenu 476 voix sur 501 votants, a exhorté le gouvernement à créer un environnement favorable aux entreprises françaises, qu’il juge en danger. « Notre pays ne comprend pas ses entreprises et ses entrepreneurs, notre pays ne les aime pas suffisamment », a-t-il déploré, en s’appuyant sur une anecdote personnelle. « Ma plus jeune fille vient de passer son Bac. Son sujet de sciences économiques et sociales était : ‘Vous montrerez de quelle manière les conflits sociaux peuvent être des facteurs de cohésion sociale’ » a-t-il expliqué à un auditoire acquis. Il a imputé les 1.000 chômeurs supplémentaires enregistrés chaque jour en France depuis le début de l’année aux « erreurs » commises par les dirigeants politiques « depuis 30 ans ». Les emplois aidés financés sur fonds publics – un des axes de l’action du gouvernement actuel – constituent une impasse et les politiques de l’emploi doivent d’abord être des politiques en faveur des entreprises, a-t-il poursuivi.

 

Gérard Collomb : « il faut secouer la France»

Gérard Collomb : «  il faut secouer la France»

 

Selon le sénateur-maire PS de Lyon, la France « est en train de perdre pied ». Lui non plus n’est pas tendre avec le gouvernement dont il dresse un bilan sévère, dénonçant notamment sa cacophonie. C’est pourquoi il lance un appel « pour secouer » la France. À son initiative, une dizaine d’économistes débattront au Sénat avec un petit cercle de parlementaires des solutions pour redresser le pays, avant d’autres rencontres. Réforme des retraites en profondeur, réforme du travail,  réduction des déficits… Gérard Collomb évoque plusieurs pistes, loin de la « boîte à outils » du président de la République, qu’il raille.  Gérard Collomb qui est un maire apprécié des lyonnais, qui envisagent de le réélire l’an prochain lors des élections municipales, puisque selon un sondage IFOP/Fiducial publié dimanche, il serait réélu au second tour avec 56% des voix. Un succès électoral que n’a pas connu le candidat socialiste aux législatives partielles de Villeneuve-sur-Lot, la circonscription laissée vacante après la démission de Jérôme Cahuzac. Le candidat du PS n’a pas recueilli suffisamment de suffrages pour se maintenir au second tour, qui verra donc s’affronter l’UMP et le FN. Pour François Hollande, c’est une conséquence de l’affaire Cahuzac. Mais le parti lui, son Premier secrétaire Harlem Désir en tête, estime que c’est à cause du maintien de la candidature des écologistes d’EELV, que le PS est passé à la trappe.

 

FMI : il faut réduire les dépenses en France

 

FMI : il faut réduire les dépenses en France

 

 Dans un rapport sur l’économie française, le FMI salue les réformes amorcées ces derniers mois comme le crédit impôt compétitivité emploi ou l’accord entre les partenaires sociaux sur le marché du travail mais invite le gouvernement à aller plus loin « pour répondre aux difficultés multiples et profondes rencontrées par la France ». Les économistes du Fonds anticipent désormais une contraction de 0,2% de l’économie française en 2013, contre une baisse de 0,1% du PIB dans leur précédente estimation d’avril. Ils ont également revu à 0,8%, contre 0,9% auparavant, leur prévision de hausse pour 2014, s’alignant ainsi sur celle publiée la semaine passée par l’OCDE. Ils soulignent que les principaux risques qui pèsent sur ces prévisions « résident dans la fragilité des perspectives de croissance en Europe (…) et sur le plan intérieur dans l’incertitude sur la politique fiscale qui pèse sur les décisions de dépenses des ménages et des entreprises ». D’où sa recommandation pour les finances publiques, le FMI jugeant que, après trois années d’ajustement budgétaire « substantiel », il existe une marge pour en modérer le rythme, « à condition que l’effort soit concentré sur les dépenses et soutenu par la poursuite des réformes structurelles. » Il donne raison à la Commission européenne d’avoir accordé à la France un délai de deux ans, jusqu’en 2015, pour ramener son déficit public sous 3% du PIB, et approuve la priorité donnée par Paris dans son dernier programme de stabilité à un objectif de déficit structurel (hors impact de la conjoncture). La France pense pouvoir parvenir à l’équilibre de ce solde structurel en 2016, mais grâce à une hypothèse de retour à la croissance du PIB jugée trop optimiste par le Fonds.

 

Gallois : il faut des stages dans les PME pour les patrons du CAC 40 !

Gallois : il faut des stages dans les PME pour les patrons du CAC 40 !

 

Bonne idée de Gallois, des stages dans les PME pour les patrons du CAC afin qu’ils se rendent compte des réalités économiques et sociales. « J’ai l’honneur de vous proposer d’effectuer un stage dans notre société, pour la durée de votre choix, aux dates de votre choix ». C’est ainsi que commence l’offre de stage de ce patron de PME breton, Christophe Angus, qui dirige une petite entreprise spécialisée dans le développement d’outil internet, Sopixi. Une offre qui s’adresse aux grands décideurs français, dirigeants de grands groupes ou politiciens. Ce patron de 11 employés dit avoir été inspiré dans cette démarche par Louis Gallois. « Ce serait une excellente thérapie pour les patrons de grandes entreprises que d’affronter la vie concrète d’une PME, la vraie vie sans doute », a déclaré le commissaire général à l’investissement, que Christophe Angus cite dans son offre de stage, publiée le 11 avril.  Louis Gallois s’exprime ainsi dans le dernier ouvrage d’Hervé Hamon, « Ceux d’en haut », dans lequel l’auteur interviewe les décideurs. L’ex-patron du géant de l’aéronautique EADS explique que « le patron de PME est en première ligne sur tous les sujets il est directeur financier, il est DRH, il est évidemment directeur de la stratégie, il est tout, et c’est son patrimoine qu’il a engagé. Moi, je les admire, ces gens-là, je suis dans une position infiniment plus confortable, j’ai des amortisseurs dans tous les coins. » Le petit patron breton rappelle que « les petites entreprises représentent 37 % de l’emploi en France. Plus que les grandes entreprises ». Un coup de comm’ destiné à donner plus de visibilité aux PME françaises, à parler de leurs contraintes et de leur manière de travailler « sur un mode gagnant-gagnant, car aucun de nous n’a les moyens de perdre, pas même un euro », explique Christophe Angus.

 

Parlement : Suppression de l’apprentissage à 14 ans ; ils ont raison, il faut commencer à 35 ans !

Parlement : Suppression de l’apprentissage à 14 ans ; ils ont raison, il faut commencer à 35 ans !

Pour certains le travail a commencé à 12 ans, l’apprentissage, lui, commençait à 14 ans ; Dans sa grande « sagesse » l’assemblée nationale vient de supprimer la possibilité d’un apprentissage à  14 ans. Les députés ont raison il faut préserver les enfants du goût du travail et reporter l’âge à 35 ans, au moins ! Il ya ceux qui évidemment ont les capacités et l’envie de faire des études longues mais aussi un grand nombre qui vont continuer de trainer dans des établissements scolaires sans rien apprendre de plus. (Sans parler de ceux qui dirigent vers les bacs pro bidon qui mènent directement à pôle emploi). La crise comprend de nombreux aspects mais le facteur explicatif dominant du déclin de pays comme la France c’est la perte de rapport au travail. Alors bravo à nos députés qui n’ont évidemment rien compris à la crise (pas étonnant la plupart sont des fonctionnaires). Quant à la gauche, c’est dramatique, elle ne comprendra jamais rien aux réalités économiques et sociales. L’Assemblée nationale a adopté dans la nuit de vendredi à samedi le projet de loi sur la refondation de l’école Et supprimé dans ce cadre, une disposition, votée en 2011, qui autorisait l’apprentissage pour des jeunes de 14 ans. L’Assemblée nationale a achevé dans la nuit de vendredi à samedi, vers 4H00, l’examen du projet de loi de « refondation de l’Ecole de la République », soumis à un vote global mardi prochain. L’une des dernières mesures votées a été l’une des plus importantes du texte: la création d’Ecoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE). La formation pédagogique pour les futurs enseignants, disparue depuis la suppression en 2010 des IUFM (Instituts universitaires de formation des maîtres), est ainsi rétablie. Plus tôt les députés avaient également supprimé une mesure concernant l’apprentissage des plus jeunes Cette mesure de la loi Cherpion, du nom de son promoteur, le député UMP Gérard Cherpion, ouvrait un dispositif des métiers en alternance (Dima) à des jeunes de moins de 15 ans. Pour le gouvernement, cet apprentissage précoce empêche les élèves d’acquérir le socle de compétences auquel tout jeune a droit et les enferme trop tôt dans une filière. L’UMP dénonce pour sa part la « suppression sèche d’un dispositif » qui a « fait ses preuves », par « vision idéologique d’un collège unique et monolithique ».

 

Retraites : pour Rocard il faut dire la vérité

Retraites : pour Rocard il faut dire la vérité

 «Il faut dire la vérité aux Français, le vrai calcul se fonde sur la durée de cotisation, pas sur un droit lié à un âge borné et inutile. En conséquence, on peut aller jusqu’à 65 ans», a expliqué Michel Rocard.  Des propos qui interviennent alors que le Conseil d’orientation des retraites (COR) vient de publier un nouveau rapport selon lequel les régimes vont continuer de s’enfoncer dans le rouge. Sans nouvelle réforme, le déficit se creuserait à 21,3 milliards d’euros en 2017. Demain donc. Et voilà le gouvernement contraint d’agir.  Mais à Matignon, on se refusait dimanche à tout commentaire sur les propos de Michel Rocard. Cela se passe souvent comme ça entre lui et les socialistes, qui le laissent discourir dans son coin en espérant que ses propos seront vite oubliés. Interrogé sur Radio J, Michel Sapin, le ministre du Travail, n’a pas voulu évoquer le retour à 65 ans de l’âge du départ à la retraite proposé par Michel Rocard, au lieu de 62 ans. En outre, pas question pour le pouvoir d’ajouter un nouveau front à ceux déjà ouverts sur le mariage homosexuel, la taxe à 75 % ou la fin du cumul des mandats. D’autant que le rétablissement de l’âge de départ à 60 ans pour les salariés ayant commencé à travailler tôt, figurait dans les premières mesures prises par François Hollande après son élection. Pourtant, en regard des conclusions du Conseil d’orientation des retraites, il va bien falloir ouvrir à nouveau le dossier. Avec toujours le choix entre trois solutions: relever les cotisations, abaisser le niveau des pensions ou repousser l’âge de départ. Lors de la réforme menée par Nicolas Sarkozy, ils s’opposaient aux trois. Seul le retour d’une forte croissance, qui permettrait de remplir les caisses, leur éviterait d’avoir à trancher.  «La seule solution est d’allonger la durée de cotisation, d’aller peut-être jusqu’à 43 annuités», assène Michel Rocard, qui rappelle que «la France est le seul pays développé qui a fixé un âge de droit au départ à la retraite». Seulement voilà, pour les socialistes, le sujet est éminemment symbolique et hautement conflictuel.

 

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Cour des comptes : il faut une réforme des aides financières au sport

Cour des comptes : il faut une réforme des aides financières au sport

D’après la cour des comptes les aides de l’Etat ne serve pas le sport de masse. Dans ce rapport intitulé « Sport pour tous et sport de haut niveau : pour une réorientation de l’action de l’État », dont l’AFP a obtenu copie, les magistrats financiers insistent sur la nécessité, dans les deux cas, de refondre l’organisation et le financement. Les politiques sportives actuelles remontent en effet aux années 60 et, si elles ont fait leurs preuves, la Cour les juge désormais dépassées. Elle rappelle que l’État joue un rôle important dans le développement des politiques sportives pour lesquelles il dépense 4,3 milliards d’euros par an, dont 3,5 consacrés à la masse salariale des professeurs d’éducation physique et sportive (EPS). « Dans un contexte de grande tension pour les finances publiques, l’État doit adapter sa stratégie en tenant compte des évolutions du sport et de ses acteurs », estime la Cour. Elle lui recommande pour cela de « concentrer les moyens dont il dispose au service de priorités resserrées, dans le cadre des deux grands objectifs qu’il a définis : le développement du sport pour tous, l’excellence du sport de haut niveau ». Le rapport de la Cour des comptes sur le financement du sport stigmatise le lent mais inexorable dévoiement des subventions versées par le Centre national de développement du sport (CNDS), dont les fonds sont théoriquement dédiés à la pratique de masse. Ce glissement vers des missions qui ne sont pas les siennes a conduit à la « critiquable participation du centre à la construction/rénovation des stades de l’Euro de football 2016″ à hauteur de quelque 160 millions d’euros, et doit être endigué, écrivent les auteurs. Ils confortent ainsi la politique engagée par la ministre des Sports Valérie Fourneyron, farouchement hostile à l’utilisation actuelle du CNDS, « parti complètement ailleurs » en matière de financement. La subvention des grands stades, d’autant plus déroutante que ces enceintes accueilleront, après l’Euro 2016, des clubs professionnels sinon opulents du moins économiquement autonomes, n’est pas la seule aberration dans l’utilisation des crédits du CNDS pointée par le rapport. Ce dernier rappelle ainsi que le « centre accorde aujourd’hui une subvention de fonctionnement au Comité national olympique et sportif (CNOSF) dans des conditions qui évoquent un conflit d’intérêts », puisque le CNOSF participe à la gouvernance du centre. Une telle subvention devrait être, poursuit la Cour des comptes, du ressort des crédits « sport » de l’État, de même que le financement des délégations françaises inscrites dans les grands rendez-vous ou le soutien à des manifestations internationales organisées en France. Créé en 2006, le CNDS avait initialement pour vocation de « développer la pratique sportive pour tous les publics », avec un accent sur les jeunes, les habitants des quartiers populaires, les handicapés, les femmes, et de « contribuer à l’aménagement du territoire ». Sa dotation (270 millions d’euros) est supérieure depuis 2011 aux crédits budgétaires alloués au sport par l’État (230). Mais ses sources de financement restent précaires : la taxe sur les jeux en dur de la Française des jeux (2,1 %), la taxe Buffet (5 % des droits TV de la L1), taxe sur les mises des paris en ligne (1,5 % des sommes jouées sur internet). « C’est un instrument de correction des inégalités sur les territoires », plaide Valérie Fourneyron, engagée par ailleurs depuis novembre dernier dans un difficile rééquilibrage des comptes de l’institution, endettée à hauteur de 464 millions d’euros. En dotant les grands stades, les Arenas, en finançant les équipes de France, le CNDS a oublié ses missions premières rappelées donc par la Cour des comptes : « Il conviendrait en conséquence que le CNDS modifie sensiblement son mode d’intervention. Son action devrait porter sur des projets de taille significative et répondant uniquement à l’objectif d’un accroissement de la pratique sportive des publics qui en sont le plus éloignés. »

 

Immobilier : il faut gagner au moins 4.000 euros par mois pour acheter

Immobilier : il faut gagner au moins 4.000 euros par mois pour acheter

Selon les enquêtes menées par les courtiers Empruntis et Meilleurtaux, le salaire net moyen des foyers qui achètent une maison ou un appartement s’élève à plus de 4.000 euros par mois. Pour la première fois, l’apport personnel moyen des emprunteurs a franchi le seuil de 50.000 euros. Un couple déjà propriétaire, âgé de 36 ans et avec un revenu net de 4.430€ par mois : voici le portrait-type de ceux qui ont acheté un appartement ou une maison en 2011-2012. L’enquête annuelle du courtier Empruntis.com révèle que l’acquisition d’un bien immobilier est de plus en plus difficile pour ceux qui souhaitent acheter pour la première fois. Sur l’ensemble du territoire français, le revenu net moyen par foyer pour les nouveaux acquéreurs dépasse donc 4.000 euros par mois, bien au-dessus de la moyenne (2.935€ par mois, selon les chiffres de l’Insee en 2010). Dans Paris intra-muros, selon un autre site de courtage, Meilleurtaux.com, ce revenu moyen s’élève jusqu’à 8.147€ par mois (7.980€ selon l’enquête d’Empruntis). Le prix du mètre carré dans la capitale a battu un nouveau record cet été, s’établissant à 8.440 euros en moyenne, selon la Chambre des Notaires de Paris-Île-de-France. Un autre chiffre significatif est relaté par l’enquête d’Empruntis.com, rapportée ce lundi par le quotidien Le Parisien : le montant moyen déboursé cette année pour acheter un bien immobilier est de 201.333€, et la moyenne des emprunts est de 160.000€. Soit un apport personnel moyen dépassant la somme de 50.000 euros. « C’est la première fois que cette barre symbolique est franchie », selon Maël Bernier, responsable des études chez Empruntis.

 




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