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Réforme des retraites : mal engagée et trop tard

Réforme des retraites : mal engagée et trop tard

 

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette réforme des retraites est à la fois mal engagée et trop tardive. Elle est mal engagée car ce type de réforme complexe et délicate doit en général être mise en œuvre dès le début de mandat et non dans une période qui compte tenu du quinquennat s’inscrit dès maintenant dans une campagne  électorale. La réforme est également mal engagée car elle contredit une promesse de Macron qui lors  de la campagne électorale de 2017 avait promis de ne pas toucher à l’âge  la retraite. Or dans les faits, l’âge réel de départ sera bien prolongé d’environ deux ans,  pour commencer. En effet pour équilibrer les retraites, le pouvoir propose de rallonger la durée de cotisation à 43 ans. En moyenne les Français entrent sur le marché  du travail à 21 ans, on aboutit donc à l’âge de 64. Encore une fois, ce n’est qu’un début, il y aura d’autres reports. Le gouvernement a aussi nettement sous-estimé la complexité de cette réforme en masquant son incompétence derrière des slogans de type un euro égale un euro, un régime universel pour tous, la retraite universelle. Autant de slogans qui ne veulent pas dire grand-chose quand on ne précise pas les modalités concernant l’essentiel, à savoir le niveau de la retraite et l’âge auquel on peut y prétendre. Comme d’habitude le gouvernement a voulu s’asseoir sur les corps intermédiaires en tentant de pratiquer la démocratie directe.

 

Du coup, il a mis dans une situation ingérable le négociateur Delevoye  en intervenant de façon maladroite sur les négociations en cours. Le gouvernement doit s’attendre évidemment à rencontrer l’opposition des syndicats marqués à l’extrême gauche mais aussi d’autres catégories comme les travailleurs libéraux qui ne veulent pas voir liquidé leurs régimes. On a bien noté que le gouvernement était très fébrile désormais dans la mesure où le mécontentement risque de pourrir le climat de la majorité. Le Premier ministre a commencé à désamorcer la colère en indiquant que la réforme pourrait être reportée aux calendes grecques elle ne s’appliquerait qu’à partir de 2025 et pourrait s’étaler qu’en 2040 ou 2050, le temps nécessaire pour les régimes spéciaux de s’intégrer progressivement dans le régime général. D’ici ces échéances,  de l’eau aura coulé sous le pont et de nombreux gouvernements pourront revenir sur la question comme ils le font d’ailleurs à peu près régulièrement tous les cinq ans !

 

Après la RATP, c’est au tour du collectif SOS Retraites, emmené par les avocats et représentant pas moins de 14 professions libérales en colère (sans parler des pilotes de ligne et autres stewards ou hôtesses de l’air qui se sont joints au mouvement), de battre le pavé à Paris. Leur message? «Ne touchez pas à nos retraites», comme ils l’ont encore martelé ce dimanche dans le JDD, refusant que leurs régimes soient fondus dans le «régime universel à points» préconisé par le haut-commissaire aux Retraites, Jean-Paul Delevoye, dans son rapport.

Balkany : les larmes de crocodiles hypocrites et intéressés

Balkany : les larmes de crocodiles hypocrites et intéressés

 

De nombreux grands médias ne cessent de pleurer sur le sort de Patrick Balkany considérant notamment que son incarcération est inhumaine. D’abord c’est oublier  que Balkany et son épouse ont seulement été condamnés pour des délits fiscaux. Le verdict concernant l’accusation de corruption -forcément liée interviendra le 18 octobre. Au vu du dossier, les Balkany seront forcément condamnés. Reste à savoir quelle sera l’ampleur de la peine. En fait, ce que reproche certains journalistes -qui du fait de leur proximité avec l’élite ont tendance à la  défendre- c’est qu’on s’attaque aux nantis. Une attaque qui pourrait bien ouvrir la boîte de pandore car ils sont nombreux parmi l’élite politique, économique financière à avoir trouvé des accommodements avec les règles républicaines. Il y a bien sûr les cas  connu qui font là une des médias mais combien d’autres bénéficient de la clémence de la justice. On le sait, en dépit des incantations républicaines, la justice est essentiellement faite pour les pauvres  afin de protéger les riches. Certes aujourd’hui les modalités de cette injustice sont plus sophistiquées que sous la monarchie mais c’est pourtant la même philosophie et la même pratique. Pourquoi par exemple ces affaires qui durent des dizaines d’années et finissent par être enterrées  en même temps que les mis en examen et parfois même avant. Comment expliquer que l’affaire Tapie par exemple dure depuis 25 ans et même plus. Tapie a bien été condamnée à rembourser les 400 millions indûment perçus mais les arcanes judiciaires et politiques le protègent. On pourrait citer bien d’autres exemples. Les plus nombreux ne sont cependant pas officiellement reconnus. Pourtant, il est clair que le fait d’avoir transformé la fonction d’élu en métier a favorisé toutes les collusions et toutes les corruptions. Certes les reproches ne concernent sans doute pas la majorité des élus mais cela suffit  pour pourrir la démocratie et la justice. En comparution immédiate, 70 % des mis en examen sont incarcérés. Ce sont la plupart du temps des petits délinquants qui sans doute méritent leur sort. Mais pourquoi faut-il autant d’années voire de dizaines d’années pour que les grands délinquants politiques ou financiers puissent être jugés ?

« Mode de vie européen » Ndiaye, très interrogative et très faux cul !

« Mode de vie européen » Ndiaye, très interrogative et très faux cul !

 

 

 

Le nouveau commissaire européen en charge des questions migratoires sera aussi chargé de la protection du mode de vie européen. Ce qui laisse la porte parole du gouvernement très interrogative mais à titre personnel. Une position particulièrement faux-cul et aberrante. La championne de la diarrhée verbale politique est incapable de dire quelle est la position du gouvernement “Moi je suis évidemment très interrogative sur la nature de cet intitulé, ce n’est pas forcément celui qu’à titre personnel j’aurais choisi”, a-t-elle indiqué  ». Pourtant, la nouvelle présidente de l’assemblée de la commission européenne a été claire, il s’agit de protéger les valeurs européennes. Ce que cachent les interrogations dites personnelles de la porte-parole du gouvernement français c’est  que Macron recherche de manière assez active les voies de la population d’origine musulmane. Il ne veut donc pas adhérer à l’idée d’associer politique migratoire et protection des modes de vie du vieux continent. Bref on prend l’échappatoire de l’avis  personnel pour ne pas avoir à auditionner ou à dénoncer. Certes cette  désignation de la fonction du commissaire européen n’est sans doute pas très heureuse et la sémantique est assez pauvre. Reste le fond,  à savoir qu’il est de la mission aussi de la commission européenne de lutter contre l’éclatement de la société, de protéger ses valeurs notamment la démocratie. Encore une fois l’association de la protection de ses valeurs avec les questions migratoires n’est pas forcément très heureuse. Mais l’Europe ne peut laisser à la seule extrême droite le soin de prendre en charge une question de civilisation aussi importante. Cette responsabilité transversale devrait en être confiée à la plupart des autres commissaires dans la mesure où il convient de prendre en compte des aspects sociétaux mais aussi sociaux, économiques et politiques. “Notre mode de vie européen, c’est s’accrocher à nos valeurs”, a expliqué la présidente de la commission lors de sa conférence de presse. “La beauté de la dignité de chaque être humain est l’une des plus précieuses valeurs”.

L’intitulé de son portefeuille a provoqué un début de polémique, certains élus et ONG y voyant une rhétorique empruntée à l’extrême droite. “Pourquoi la migration est dans ce portefeuille? Nous avons besoin de protection pour notre démocratie, contre le changement climatique, etc. – pas contre les migrants”, a tweeté la Confédération européenne des syndicats.

Cela “crée un amalgame qui n’est pas acceptable”, a renchéri le député La République en marche (LaREM) et président de la commission des Affaires européennes à l’Assemblée, Pieyre-Alexandre Anglade. “Il est souhaitable que son nom change rapidement pour plus de clarté.”

Pour l’eurodéputé Europe Ecologie-Les Verts (EELV) David Cormand, “un vent mauvais souffle sur notre continent” et le “champ lexical qui nourrit l’imaginaire de ‘la guerre de civilisation’ légitime le fantasme du ‘grand remplacement’. Entre les fantasmes de l’extrême droite et les cris de vierges effarouchées de la gauche, il y a sûrement un chemin pour traiter avec efficacité et dignité les questions migratoires. Parallèlement la question de l’avenir de la civilisation européenne et sa protection ne peut pourtant être ignorée

Glyphosate et perturbateurs endocriniens : interdits dans tout les départements du Val-de-Marne

Glyphosate et perturbateurs endocriniens : interdits dans tout les départements du Val-de-Marne

La décision du président du département constitue une sorte de symbole de la révolte contre l’État qui autorise encore ces produits dangereux. Il s’agit d’une décision à caractère politique qui sera sans doute condamnée par la justice administrative mais l’objectif est de médiatiser la nécessaire lutte contre des substances qui mettent en cause la biodiversité et menace la santé.

« La société évolue, il y a une prise de conscience des habitants sur le problème que posent ces produits. Nous espérons avec cet arrêté donner une impulsion à d’autres départements », ajoute-t-elle.

Si le département reconnaît être un territoire « urbain », il estime que les pesticides sont aussi utilisés sur les autoroutes et plus exclusivement sur les terres agricoles. Cette initiative fait suite aux arrêtés pris par plusieurs maires de France.

Pionnière, la ville de Langouët (Ille-et-Vilaine) avait pris le 18 mai un arrêté interdisant l’utilisation de produits phytopharmaceutiques « à une distance inférieure à 150 mètres de toute parcelle cadastrale comprenant un bâtiment à usage d’habitation ou professionnel ». Ce texte a depuis été suspendu mardi par le tribunal administratif de Rennes, saisi par la préfète d’Ille-et-Vilaine.

Depuis, l’initiative a fait des émules un peu partout en France. Comme à Aubenas-les-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence) ou Pierrelaye (Val d’Oise). Dans le Val-de-Marne, plusieurs villes ont aussi franchi le pas. C’est le cas des villes de Cachan et d’Arcueil.

Réforme des Retraites : flou et injustice (Thomas Piketty)

Réforme des Retraites : flou et injustice (Thomas Piketty)

 

A juste titre,  Piketty interroge les slogans du gouvernement qui vendent la réforme. Si le principe de la retraite universel est bon par contre le slogan « un euro de cotisation aura la même valeur pour tous » masque le grand flou  de la réforme .Une réforme qui va affecter surtout le montant des retraites (et l’âge aussi). Par ailleurs,  le gouvernement aura beaucoup de mal à convaincre du bien-fondé de sa réforme s’il ne demande pas un effort significatif aux plus favorisés, estime l’économiste dans sa chronique au « Monde ».Extraits

« Même si le calendrier reste flou et les modalités incertaines, le gouvernement semble maintenant décidé à se lancer dans une vaste réforme du système de retraites, avec à la clé l’unification des règles actuellement appliquées dans les multiples régimes en vigueur (fonctionnaires, salariés du privé, collectivités locales, indépendants, régimes spéciaux, etc.).

Disons-le clairement : la mise en place d’un système universel est en soi une excellente chose, et une telle réforme n’a que trop tardé en France. Les jeunes générations, et en particulier tous ceux qui ont connu de multiples changements de statut (salariat privé et public, autoentrepreneur, passages par l’étranger, etc.), n’ont souvent aucune idée des droits à la retraite qu’ils ont accumulés. Cette situation produit des incertitudes insupportables et renforce l’anxiété économique, alors même que notre système de retraites est globalement bien financé.

Mais, une fois que l’on a proclamé cet objectif de clarification et d’unification des droits, la vérité est que l’on n’a pas dit grand-chose. Il existe en effet de multiples façons d’unifier les règles. Or rien ne garantit que le pouvoir en place soit en capacité de dégager un consensus viable à ce sujet. Le principe de justice évoqué par le gouvernement paraît simple et plausible : un euro cotisé doit donner lieu aux mêmes droits à la retraite, quels que soient le régime et le niveau de salaire ou de revenu d’activité. Le problème est que ce principe revient à sacraliser les inégalités salariales telles qu’elles existent, y compris lorsqu’elles prennent des proportions abyssales (du travail émietté et sous-payé pour certains, des rémunérations excessives pour d’autres), et à les perpétuer à l’âge de la retraite et de la grande dépendance, ce qui n’a rien de particulièrement « juste ».

Conscient de la difficulté, le projet Delevoye annonce qu’un quart des cotisations continuera d’être consacré à la « solidarité », c’est-à-dire, par exemple, aux bonifications pour enfants et interruptions de carrière ou pour financer une retraite minimale pour les plus bas salaires. La difficulté est que la façon dont ce calcul a été effectué est très contestable. En particulier, cette estimation ignore purement et simplement les inégalités sociales d’espérance de vie. Par exemple, si un salarié modeste passe dix ans à la retraite alors qu’un super-cadre en passe vingt, alors on oublie de prendre en compte qu’une large part des cotisations du premier sert en pratique à financer la retraite du second (ce que la maigre prise en compte de la pénibilité ne suffit nullement à compenser)……. »

Retraites : flou et injustice (Thomas Piketty)

Retraites : flou et injustice (Thomas Piketty)

 

A juste titre,  Piketty interroge les slogans du gouvernement qui vendent la réforme du gouvernement. Si le principe de la retraite universel est est bon par contre le slogan « un euro de cotisation aura la m^me valeur pour tous » masque le grand flou  de la réforme .Une réforme qui va affecter surtout le montant des retraites. Par ailleurs  Le gouvernement aura beaucoup de mal à convaincre du bien-fondé de sa réforme des retraites s’il ne demande pas un effort significatif aux plus favorisés, estime l’économiste dans sa chronique au « Monde ».Extraits

« Même si le calendrier reste flou et les modalités incertaines, le gouvernement semble maintenant décidé à se lancer dans une vaste réforme du système de retraites, avec à la clé l’unification des règles actuellement appliquées dans les multiples régimes en vigueur (fonctionnaires, salariés du privé, collectivités locales, indépendants, régimes spéciaux, etc.).

Disons-le clairement : la mise en place d’un système universel est en soi une excellente chose, et une telle réforme n’a que trop tardé en France. Les jeunes générations, et en particulier tous ceux qui ont connu de multiples changements de statut (salariat privé et public, autoentrepreneur, passages par l’étranger, etc.), n’ont souvent aucune idée des droits à la retraite qu’ils ont accumulés. Cette situation produit des incertitudes insupportables et renforce l’anxiété économique, alors même que notre système de retraites est globalement bien financé.

Mais, une fois que l’on a proclamé cet objectif de clarification et d’unification des droits, la vérité est que l’on n’a pas dit grand-chose. Il existe en effet de multiples façons d’unifier les règles. Or rien ne garantit que le pouvoir en place soit en capacité de dégager un consensus viable à ce sujet. Le principe de justice évoqué par le gouvernement paraît simple et plausible : un euro cotisé doit donner lieu aux mêmes droits à la retraite, quels que soient le régime et le niveau de salaire ou de revenu d’activité. Le problème est que ce principe revient à sacraliser les inégalités salariales telles qu’elles existent, y compris lorsqu’elles prennent des proportions abyssales (du travail émietté et sous-payé pour certains, des rémunérations excessives pour d’autres), et à les perpétuer à l’âge de la retraite et de la grande dépendance, ce qui n’a rien de particulièrement « juste ».

Conscient de la difficulté, le projet Delevoye annonce qu’un quart des cotisations continuera d’être consacré à la « solidarité », c’est-à-dire, par exemple, aux bonifications pour enfants et interruptions de carrière ou pour financer une retraite minimale pour les plus bas salaires. La difficulté est que la façon dont ce calcul a été effectué est très contestable. En particulier, cette estimation ignore purement et simplement les inégalités sociales d’espérance de vie. Par exemple, si un salarié modeste passe dix ans à la retraite alors qu’un super-cadre en passe vingt, alors on oublie de prendre en compte qu’une large part des cotisations du premier sert en pratique à financer la retraite du second (ce que la maigre prise en compte de la pénibilité ne suffit nullement à compenser)……. »

Commerce extérieur : toujours un déficit entre 50 et 60 milliards par an

Commerce extérieur : toujours un déficit entre 50 et 60 milliards par an

La France s’inscrit toujours dans la même tendance concernant son déficit commercial qui se situe selon les années entre 50 et 60 milliards par an. Un déficit qui constitue le véritable indicateur de la compétitivité française. Cependant, le déficit commercial de la France a légèrement diminué en juillet après sa nette dégradation du mois de juin, sous l’effet d’une hausse des exportations et d’un léger recul des importations. Les douanes, qui communiquent sur « la moyenne mobile centrée sur trois mois » constatent toutefois une tendance à la dégradation sur les trois derniers mois, après un trimestre de stabilité.

 

Au mois de juillet, le montant des exportations a légèrement augmenté passant de 41,8 milliards à 42,2 milliards d’euros. Les exportations d’avions Airbus ont représenté 2,6 milliards d’euros pour 33 appareils contre un peu plus de 3 milliards le mois précédent (37 appareils). Il s’agit du plus faible montant enregistré par l’administration depuis le mois de février. A titre de comparaison, les ventes d’avions en juillet 2018 avaient été exceptionnelles (3,2 milliards d’euros). En parallèle, les importations ont très légèrement diminué pour atteindre un montant de 46,85 milliards contre 47,03 milliards d’euros en juin. Ces derniers chiffres masquent néanmoins des résultats très fragiles pour le second trimestre.

Au cours du second trimestre, le commerce extérieur a légèrement contribué à la croissance (0,1 point) après un premier trimestre morose (-0,3 point) selon les derniers chiffres de l’Insee pour le second trimestre. Lundi, les estimations de la Banque de France pour la croissance du troisième trimestre devrait apporter un éclairage sur les conséquences possibles de l’affrontement commercial entre les deux premières puissances mondiales. Surtout, le commerce planétaire devrait fortement ralentir cette année. Dans son dernier baromètre publié à la mi-août, l’organisation mondiale du commerce (OMC) notait que « la croissance du volume du commerce mondial des marchandises devrait rester faible au troisième trimestre de 2019″.

Le solde de la balance des transactions courantes affiche un bilan positif pour le mois de juillet. Selon un communiqué de la Banque de France publié ce vendredi 6 septembre, il ressort à 200 millions d’euros après un déficit à 1,1 milliard d’euros le mois précédent en données CVS-CJO.

« Cette bonne performance s’explique par une amélioration de la balance des biens hors énergie, qui présente un solde positif à hauteur de 1,1 milliard d’euros après un déficit de 0,6 milliard en juin. Le solde des services, à 2,3 milliards d’euros, contribue à l’excédent global mais se dégrade légèrement après un niveau élevé au mois de juin », explique l’institution bancaire.

Racisme : le risque d’un débat simpliste et sectaire

Racisme : le risque d’un débat simpliste et sectaire

Thuram, l’ancien footballeur, s’est sans doute emballé en déclarant que les blancs en général cultivaient leur sentiment de supériorité par rapport aux noirs. Un propos évidemment aussi excessif que maladroit qui précisément fait tomber Thuram dans le piège d’une généralisation qui entretient ce racisme. Dommage car cette expression un peu caricaturale  jette une ombre sur l’action pourtant exemplaire de Thuram en matière de lutte pour l’égalité et le respect. Une partie du problème réside dans le fait que certaines personnalités connues médiatiquement s’aventurent un peu trop loin dans des terrains philosophiques mal connus d’eux . Il en va ainsi également du déclinisme  récemment remis au goût du jour par des artistes comme Depardieu ou Sardou qui prétendent finalement que c’était mieux avant. De grands artistes sans aucun doute mais qui faute de connaissances et d’outils d’analyse ont tendance à caricaturer et à simplifier le débat. Il en va de même –pour le débat sur  le racisme. Certes on peut comprendre la colère de plusieurs joueurs de football vis-à-vis des injures racistes. Ils ont bien entendu le droit de s’exprimer mais leur parole est à relativiser car ils ont aussi tendance à simplifier et orienter la problématique pour légitimer une approche un peu trop radical, trop  sommaire. La question du racisme comme bien d’autres questions sociétales ou socio économiques impliquent l’acceptation de la complexité des facteurs explicatif sinon le risque est grand de tomber dans le sectarisme et ou dans le populisme. Cela vaut aussi bien pour les blancs que pour les noirs.

 

Technologie automobile : enfin une coopération entre le Japon et la France !

  • Technologie automobile : enfin une coopération entre le Japon et la France !

 

 

Il semblerait bien que le Japon ait  compris qu’il valait mieux une coopération technologique avec la France qu’une guerre ouverte à travers Nissan La voiture électrique bien sûre mais aussi l’hydrogène

)  La France de son côté a besoin de se renforcer sur les technologies- La France et le Japon ont donc convenu de partager des informations et d’explorer une coopération plus étroite sur les technologies automobiles des prochaines générations, une démarche pouvant aussi aider à réparer les liens entre Renault et Nissan. Ni le Japon, ni la France ne dispose à un seul des moyens nécessaires pour investir à la hauteur des enjeux dans la voiture de demain. Il y a pourtant urgence car le marché automobile est entré dans une phase baissière inquiétante précisément aussi du fait des interrogations des usagers sur les voitures futures

. Dans un communiqué commun, le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire et son homologue japonais Hiroshige Seko disent avoir “réaffirmé le ferme soutien des gouvernements français et japonais à l’alliance Renault et Nissan et ont encouragé les deux entreprises à renforcer la compétitivité de l’alliance”.

Cette alliance a été sérieusement ébranlée par le scandale lié au départ de l’ancien PDG Carlos Ghosn à la fin de l’an dernier. Les deux constructeurs, comme l’ensemble du secteur automobile, sont en outre confrontés à la fois au ralentissement du marché et à la nécessité d’investir massivement dans de nouvelles formes de mobilité.

Les deux ministres, qui ont échangé par téléphone plus tôt dans la journée, ont décidé d’engager des discussions sur une possible coopération renforcée dans les secteurs de la conduite autonome, des batteries électriques, des véhicules électrifiés ou encore des véhicules à hydrogène, technologies au cœur des ruptures à l’œuvre dans l’industrie automobile aujourd’hui.

“Depuis juin, les deux ministères travaillent ensemble à l’organisation de cette coopération industrielle. L’accord de coopération correspondant a été acté ce matin. Il définit le cadre de travail entre les deux parties”, poursuit le communiqué commun.

Hong Kong : manifestation monstre et violente

Hong Kong : manifestation monstre et violente

Très grosse manifestation encore samedi à Hong Kong où les tensions se font de plus en plus vive. Des affrontements ont eu lieu en fin de cortège entre la police et les manifestants

 

Jusque-là les mesures de répression n’ont pas entamé l’enthousiasme des manifestants de Hong Kong qui refusent les méthodes dictatoriales du régime chinois. Non seulement les manifestations ne cessent pas mais elles amplifient. Pourtant, Pékin a déployé d’importantes forces armées autour de Hong Kong. La question se pose de savoir si Pékin va s’engager dans une opération de répression type Tienanmen et faire à nouveau des milliers de morts. Une perspective qui pourrait sans doute réveiller les idéaux  démocratiques des pays modernes et conduire, il faut l’espérer, à des mesures de rétorsion économique, le seul terrain sur lequel Pékin  est sensible. Des milliers de manifestants antigouvernementaux ont donc marché samedi dans les rues de Hong Kong malgré l’interdiction. La police a tiré des cartouches de gaz lacrymogène et brièvement utilisé des canons à eau contre des protestataires rassemblés près du siège local de l’Armée populaire de libération.

La police a tiré des cartouches de gaz lacrymogène et brièvement utilisé des canons à eau contre des protestataires rassemblés près du siège local de l’Armée populaire de libération.

Des manifestants ont répliqué en jetant des briques et des cocktails Molotov sur les forces de l’ordre.

Faute d’autorisation, le Front civique des droits de l’homme, à l’origine des grandes manifestations du mois de juin qui ont réuni plusieurs millions de personnes, a annulé son appel à manifester pour marquer le cinquième anniversaire de la décision par Pékin de limiter les réformes démocratiques dans l’ancienne colonie britannique.

Vendredi, plusieurs activistes ont été arrêtés, parmi lesquels Joshua Wong, figure du Mouvement des parapluies qui avait paralysé l’ancienne colonie britannique en 2014. Il a été inculpé d’organisation de manifestation illégale avant d’être libéré sous caution.

Né en avril du rejet d’un projet de loi qui aurait permis l’extradition de suspects vers la Chine continentale, le mouvement de contestation s’est élargi à des revendications plus larges, dont la protection des libertés et de l’autonomie dont jouit la “région administrative spéciale”.

Nombre de Hongkongais estiment que ce régime particulier, résumé par la formule “un pays, deux systèmes”, est aujourd’hui menacé par l’emprise croissante qu’exerce le gouvernement central chinois.

La presse officielle chinoise a prévenu vendredi que les soldats chinois stationnés dans la région administrative spéciale n’avaient pas une présence seulement symbolique et n’auraient “aucune raison de rester les bras croisés” si la situation venait à empirer.

 

Affaire Sarkozy-Kadhafi : échec au juge Tournaire (Hervé Gattegno , Avocat de Sarkozy et directeur du JDD) !!!

  • Affaire Sarkozy-Kadhafi : échec au juge Tournaire (Hervé Gattegno , Avocat de Sarkozy et directeur du JDD) !!!

 

  • Encore un papier très surprenant de la part du JDD pour démontrer l’innocence de Sarkozy dans l’affaire du financement de campagnes électorales par Kadhafi. En plus un papier signé par le directeur de rédaction lui-même, Hervé Gattegno, macroniste convaincu et qui ne se cache pas de ses relations avec un Sarkozy qui de fait  apporte sa caution à Macron. Ce papier mérite la lecture et interroge évidemment sur l’éthique de la ligne éditoriale de ce journal

 

  • «

« Le juge Serge Tournaire …. n’a pas réussi à clore le plus sensible et le plus controversé de ses dossiers : celui du prétendu financement libyen de l’ancien président. Promu doyen des juges d’instruction de Nanterre (Hauts-de-Seine), où il s’installera dès lundi, il s’est privé de vacances tout l’été dans l’espoir d’ultimes découvertes probantes, en vain.

 

Serge Tournaire laisse à la juge Aude Buresi, qui l’assistait jusqu’à présent, la lourde tâche de conclure une enquête désormais dans l’impasse.

Le récit de Takieddine contredit par Hortefeux et Senoussi

Mercredi, l’intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine, dont les affirmations (quoique contradictoires) ont largement orienté l’instruction, a été interrogé une nouvelle fois. Selon son entourage, il a réitéré ses accusations, prétendant avoir livré des fonds pour la campagne de 2007 et avoir été le témoin de la remise par Brice Hortefeux à Abdallah Senoussi, bras droit de Kadhafi, du numéro d’un compte à alimenter. Double problème : son récit est contredit par Hortefeux comme par Senoussi ; et les investigations bancaires montrent que des virements sont bien partis de Libye (6 millions d’euros au total), mais que Takieddine a gardé l’argent pour lui. »

 

Le JDD devrait quand même préciser que récemment Hortefeux a été impliqué dans des sondages plus ou moins bidon de l’Élysée  l’époque de Sarkozy. Hortefeux et d’autres dans l’entourage de Sarkozy sont soupçonnés de détournement de fonds. De quoi douter de  la validité des témoignages de tels personnages.

 

Sarkozy attaque Greta Thunberg et Nicolas Hulot

Sarkozy attaque Greta Thunberg et  Nicolas Hulot

 

 Toujours aussi démagogue, devant le Medef Sarkozy ne s’est pas privé d’entonner le chant des climatosceptiques  et de critiquer en particulier Nicolas Hulot et même la jeune Greta de Bergues « Cette jeune Suédoise si sympathique, et si souriante … », lance-t-il face à son auditoire hilare.  »Et tellement originale dans sa pensée… », conclut-il, avant de se racler la gorge et de lever les yeux au ciel. Sur le fond un discours pour relativiser les préoccupations environnementales qui n’ont jamais été la tasse de thé de Sarkozy. Sur la forme, une sorte de one-man-show mode stand-up comme on peut en voir après un bon repas familial. Bref, pas vraiment quoi rehausser politique le contenu du discours politique. Sarkozy ne peut s’empêcher de revenir à ses vieux démons de marchands de tapis et d’habitué du café du commerce. Une vulgarité qui serait justifiée par une recherche d’humour très contestable.

Avec le même humour douteux,  Sarkozy critique celle qui fût son adversaire au deuxième tour de l’élection présidentielle de 2007, prétendant avoir omis son nom.  »Et ça me permet de préciser les choses sur l’aimable … comment s’appelle-t-elle? », feinte-t-il, avant de lancer: « Ségolène Royal ».

Nicolas Sarkozy s’en prend ensuite à l’ancien ministre de la Transition Écologique, Nicolas Hulot, dont il raille les ambitions écologiques, sans pour autant le citer directement.

« Il y a un ministre qui dans la même journée a dit, avec autorité ….: ’dans 10 ans, il n’y aura que des voitures électriques’. Très bien…. Et tout le monde d’applaudir… Dans 10 ans, on aura fermé la moitié des centrales nucléaires… Les voitures électriques n’ont pas besoin d’électricité, c’est bien connu », poursuit-il face aux patrons du Medef.

 

Mairie de Paris– : le choix entre un oligarque et un scientifique créatif

Mairie de Paris– : le choix entre un oligarque et un scientifique créatif

 

Très proche de Macron, Griveaux  pensait bien que la charge de maire de Paris lui revenait de droit du fait  précisément de sa proximité avec le chef de l’État. Du reste, le sulfureux comité de désignation des candidats REM l’avait désigné par avance. Le problème, c’est que Villani a à juste raison contesté cette procédure de désignation bureaucratique. Sur le fond,  il s’agit de savoir si les sélecteurs parisiens sont prêts à se satisfaire d’un oligarque prétentieux et sans beaucoup d’originalité  ou s’ils sont prêts à confier les clés de la ville un scientifique créatif comme Villani. Il semble bien que Villani n’ait  guère apprécié le piège dans lequel il est tombé dans l’appareil de la république en marche. Certes il a été élu député grâce à cette étiquette mais il n’avait pas besoin de ce mandat compte tenu de sa réputation scientifique internationale. Villani s’est aperçu que la république en marche était une sorte d’armée sans idée avec la discipline en plus. Pas vraiment l’idée qu’il se faisait de la politique, lui qui préfère la démocratie participative, la créativité et le dynamisme.  . Le mathématicien star a indiqué mercredi qu’il fera connaître ses intentions le 4 septembre. Comme le révélait déjà le JDD, les préparatifs pour sa candidature dans la capitale vont en fait bon train. S’il confirme celle-ci, Cédric Villani entrerait en dissidence contre La République en marche (LREM) et Benjamin Griveaux, officiellement choisi par le parti présidentiel en juillet. Le mathématicien ne gênerait pas seulement les siens, mais aussi la gauche. Notamment Anne Hidalgo, la maire sortante.

Avec Cédric Villani candidat, c’est Benjamin Griveaux, l’ancien porte-parole du gouvernement, qui est directement mis en danger. Certes, le mathématicien sera alors « exclu [de LREM] dans la minute », selon les termes de Stanislas Guerini, le patron du parti. Mais cela n’arrêtera pas le député qui a qualifié, la semaine dernière dans Paris Match, de « vicier » la procédure d’investiture interne.

Jeudi matin, lors d’un point presse, Benjamin Griveaux semblait d’ailleurs un peu décontenancé. « Nos équipes ont travaillé tout l’été, échangé sur les propositions que je souhaitais faire à Cédric », des échanges consignés « dans la lettre de trois pages » adressée le 23 août et qui restait pour l’heure sans réponse.

En fait il semble bien que Benjamin Rigaud constate lui-même son manque de popularité scellée parisiens. Un cadre de la majorité, cité par l’AFP, n’a « pas le sentiment que Benjamin Griveaux fait son trou, mais que Villani fait le sien ». Et de rappeler que l’enjeu est de taille : « Une partie de la victoire des municipales se jouera à Paris […] Je ne vois pas le président de la République laisser Paris » à l’opposition.

Au vu des scores d’En marche à Paris lors de la présidentielle et des législatives de 2017, Benjamin Griveaux pouvait faire figure de favori pour défaire la maire socialiste Anne Hidalgo.

Le 4 juillet, lors de son grand meeting organisé dans le cadre de la campagne interne à LREM, Cédric Villani lançait à la tribune : « Je peux être le premier maire écologiste de Paris. » Et de porter une proposition forte sur le sujet : « Je le dis à la maire sortante : l’avenir de l’écologie à Paris ne s’écrira pas à coup de com’ et d’arbres plantés entre le béton et le bitume. J’assumerai de réinstaurer des quotas d’espaces verts dans chaque opération d’aménagement. »

Les propos ne visaient pas seulement Anne Hidalgo, mais s’adressaient aussi aux électeurs écologistes. Depuis 20 ans, les Verts ne cessent de progresser à Paris, aux élections nationales comme locales. Aux municipales de 2008, Denis Baupin faisait 6,78% et, en 2014, Christophe Najdovski parvenait à la troisième place avec 8,86%.

Pour 2020, Europe Ecologie-Les Verts, crédité de 13 à 15% dans les sondages, a désigné David Belliard comme tête de liste. Ce dernier souffre toutefois d’un certain déficit de notoriété. A l’inverse du médaillé Fields.

Climat des affaires : le moral sans changement et bas

Climat des affaires : le moral sans changement et bas  

.Au mois d’août, le climat des affaires s’est stabilisé à 105 au même niveau que celui du mois de juillet. L’économie française a progressé de 0,3% pour les deux premiers trimestres. Dans leur dernière note de conjoncture, les économistes de l’Insee anticipent une activité à un rythme similaire pour les deux derniers trimestres de l’année. Au total, le produit intérieur brut augmenterait de 1,3% selon les dernières estimations. Le responsable de la conjoncture, Julien Pouget, avait néanmoins des doutes sur la consommation des Français lors d’un point presse au début de l’été.

« Comment les gains de pouvoir d’achat vont se transmettre à la consommation plutôt que vers l’épargne ? En France, les mesures d’urgence ont contribué à faire progresser le pouvoir d’achat. C’est une progression assez vive avec la deuxième tranche de réduction de la taxe d’habitation qui a lieu en fin d’année. L’inflation reste contenue. Le pouvoir d’achat progresserait de 2,3% sur l’année, cela représente 1,8% par unité de consommation. C’est le chiffre le plus élevé depuis douze ans (2007). La transmission de ces gains de pouvoir d’achat à la consommation pourraient prendre plusieurs trimestres. »

La France transforme légèrement son modèle de croissance. « La confirmation de déterminants de la croissance française évoluent : plus de construction, moins d’auto, moins d’alimentation et moins d’export. Mais pas de décollage de la croissance à atteindre : les ménages préfèrent épargner», précise Stéphane Colliac, économiste chez Euler Hermes.

Par secteur, l’indicateur du climat des affaires dans le commerce de détail s’est détérioré pour passer de 105 à 101 entre juillet et août. Il se stabilise dans les services, le bâtiment et s’améliore légèrement dans l’industrie passant de 101 à 102. Dans ce dernier secteur, les perspectives sont loin d’être réjouissantes. Pour cette année, les chefs d’industrie prévoient d’augmenter leurs investissements de 6%,« un rythme relativement soutenu ».

En revanche, ils revoient à la baisse leurs projections d’investissement de 5 points par rapport aux chiffres du mois d’avril. « Cette révision à la baisse est plus marquée qu’en moyenne à cette période de l’année  [...] Pour le second semestre 2019, les chefs d’entreprises sont au contraire plus nombreux à prévoir une baisse qu’une hausse, » explique l’organisme public.

Le climat de l’emploi se dégrade

Sur le front de l’emploi, les derniers chiffres ne sont pas optimistes. Au mois d’août, le climat de l’emploi perd 2 points pour se situer à 104, soit son niveau le plus bas depuis septembre 2016. « Cette détérioration est essentiellement le fait de la forte baisse du solde d’opinion relatif à l’emploi passé dans le commerce de détail », soulignent les statisticiens. Si les derniers chiffres du chômage illustrent une baisse, le coup de frein de l’activité pourrait ralentir le rythme de cette décrue.

Presidentielles : Ségolène Royal candidate en 2022, 2027 et …2042 ?

Presidentielles : Ségolène Royal candidate en 2022, 2027 et …2042 ?

 

 

 

L’ancienne candidate défaite par Sarkozy montre ainsi son caractère inoxydable et même presque inusable. Plus le temps passe et plus elle tente de rebondir même si ces rebonds sont de plus en plus court voir insignifiants. Ségolène royale doit avoir autour de la soixantaine, elle sera encore présentable en 2022 car elle ne manque pas de charme et de distinction. Pourquoi pas aussi en 2027, aux échéances suivantes et même en 2042. Il serait étonnant que comme Hollande son ex, elle lâche un jour la politique. Finalement une attitude quand même un peu lamentable qui confirme que la vieillesse est parfois un cauchemar quand il n’y a plus que l’espérance d’un mandat pour animer la vie. On a même vu Ségolène royale presque mendier un poste auprès de Macron. Elle objectera sans doute qu’elle ne veut plus entendre parler des socialistes et d’ailleurs elle précise que son éventuel candidature ne se fera pas sous le drapeau socialiste. Mais alors sous quel drapeau ? Sur quelle ligne politique ? Avec quels militants ? Avec quels alliés ? Peut-être que sa seule perspective est de se présenter au premier tour puis de se désister en faveur de Macron afin d’obtenir ce poste ministériel qui lui manque si cruellement. L’ex-candidate socialiste à la présidentielle française de 2007 Ségolène Royal a en effet indiqué samedi à Radio-Canada qu’elle n’excluait pas d’être de nouveau candidate en 2022, ajoutant qu’elle serait « présente sur les échéances politiques qui viennent » mais « pas sous le chapeau socialiste ».

« Oui c’est vrai », a répondu l’ancienne candidate, battue par Nicolas Sarkozy, interrogée par Radio-Canada pour savoir si elle avait bien, lors d’une interview la veille en France, « laissé la porte entrouverte à une candidature peut-être en 2022″.  »Quand je vois à la fois la lenteur de la mutation écologique et la question des droits des femmes, du respect de la dignité de femmes, du nombre très faible de femmes aux responsabilités dans le monde, je me dis que ces combats-là doivent continuer à être conduits », a-t-elle expliqué lors de l’émission « Les faits d’abord », sur la radio publique francophone. De belles paroles, assez juste d’ailleurs, mais qui cache une ambition qui caractérise sans doute son seul projet politique

« Maintenant on verra comment les choses se passent, ce n’est pas du tout une déclaration de candidature, ce serait d’ailleurs très maladroit de ma part, je me ferais immédiatement attaquer de toutes parts », a précisé Ségolène Royal. L’ancienne ministre socialiste de l’Ecologie, nommée ambassadrice des négociations sur les pôles Arctique et Antarctique par Emmanuel Macron, a expliqué qu’elle souhaitait « continuer ses combats environnementaux et féministes ».

« Oui, je serai présente sur les échéances politiques qui viennent pour défendre les valeurs auxquelles je crois et pour me mettre au service de ces valeurs. Sous quelle forme, on verra », a-t-elle ajouté. Envisage-t-elle ce combat « sous le chapeau socialiste » ? « Ah non, pas sous le chapeau socialiste, non », a-t-elle tranché. Sous les couleurs d’un nouveau parti ? « On verra, les choses se construisent tranquillement, on verra si elles vont jusqu’au bout ou pas », a conclu Ségolène Royal.

Idéologie : Le choix réducteur entre ultralibéralisme et gauchisme

Idéologie : Le choix réducteur entre ultralibéralisme et gauchisme

 

 

Le choix se limiterait-t-il entre ultralibéralisme et ultra gauche.

Certains s’interrogent pour savoir sil faut choisir Friedman ou Keynes en économie et plus prés de nous entre Finkielkraut et Onfray en philosophie. Une sorte de choix cornélien plutôt caricatural comme si l’on devait se situer que par rapport à l’extrême. Il faudrait choisir par exemple en économie aujourd’hui entre Elie Cohen et Piketty. Elie Cohen fonctionnaire au CNRS qui n’a pas son pareil pour chanter les vertus de l’ultra libéralisme. Piketty  au contraire qui retombe souvent dans ses délires gauchistes.  L es deux ne sont pas sans qualités mais se laissent envahir par leurs démons idéologiques. Même chose aujourd’hui en France en philosophie avec d’un côté le réactionnaire Finkielkraut  et le gauchiste Onfray. On pourrait continuer dans d’autres champs   les exemples de ce dualisme infernal qui finalement conduit à la caricature militante. Pourtant force est de constater que l’ultra libéralisme a atteint ses limites. Il faut convenir que si  cela a permis à une grande partie de la population d’accéder à de meilleures conditions de vie par contre les inégalités n’ont jamais été aussi fortes.

La question de la justice sociale se pose évidemment à l’échelle mondiale et peut entre encore davantage dans les pays en développement. Le patrimoine cumulé des 1% les plus riches du monde a dépassé  en 2016 celui des 99% restants, a affirmé l’organisation non-gouvernementale Oxfam (ONG)  L’organisation non-gouvernementale indique  que « la part du patrimoine mondial détenu par les 1% les plus riches était passée de 44% en 2009 à 48% en 2014, et dépasserait les 50 % en 2016″. » En 2014, les membres de cette élite internationale possédaient en moyenne 2,7 millions de dollars par adulte. Le reste du cinquième (20%, ndlr) le plus riche de la population possède 46% du patrimoine mondial alors que 80% de la population mondiale ne se partagent que les 5,5% restant », a précisé Oxfam. En France, les 1%  les plus riches possèdent environ 25% du patrimoine. Avec les crises subprimes, le phénomène n’a fait que se renforcer. Les 80 premiers milliardaires de la liste de Forbes possédait en 2010 un patrimoine de 1.300 milliards d’euros. Leur fortune cumulée est passée à 1.900 milliards en 2014, soit une augmentation de 50% en seulement quatre ans. En parallèle, la richesse totale détenue par la moitié la plus pauvre de la population mondiale a décliné sur la même période.  Pire, la concentration de la richesse s’est encore accentuée en 2018, selon le rapport annuel de l’ONG Oxfam sur les inégalités mondiales. 26 milliardaires ont désormais entre leurs mains autant d’argent que la moitié la plus pauvre de l’humanité, dénonce l’ONG. D’une manière générale, la fortune des milliardaires dans le monde a augmenté de 900 milliards de dollars l’an dernier, soit au rythme de 2,5 milliards par jour, alors que celle de la moitié la plus pauvre de la population de la planète a chuté. Le nombre de milliardaires a d’ailleurs doublé depuis la crise financière de 2008, souligne le rapport d’OXFAM   «les 10% les plus pauvres paient désormais des impôts plus élevés en proportion de leurs revenus que les plus riches». Les grandes fortunes bénéficient notamment de l’envolée du prix des actifs (en particulier des actions), soutenus notamment par les politiques monétaires accommodantes des grandes banques centrales de la planète. En outre, « 20% des milliardaires de la liste de Forbes auraient des intérêts et ou des activités dans les secteurs de la finance et de l’assurance », note Oxfam. Un constat déjà dressé par Challenges en juillet dernier lors de la sortie de son classement des grandes fortunes de France. Ainsi, après une hausse de 25% en 2012, le patrimoine des 500 premiers patrimoines professionnels français avait gonflé de 15% en 2013 pour atteindre 390 milliards d’euros. L’ultra gauche propose pour résoudre cette question inégalitaire et les autres aspects socio économiques de réintroduire l’étatisme à la place de la propriété privée des moyens de production et de r remplacer le marché. Ce qu’ont pratiqué bien  des régimes dictatoriaux notamment communistes avec les échecs que l’on sait ;  sans parler des atteintes aux libertés individuelles et collectives. Pour donner une nouvelle crédibilité à cette vieille recette,  on n’y ajoute un doigt de populisme en sollicitant parfois les réactions les plus condamnables. Il y a sans doute un chemin entre ces deux voies extrêmes. Le marché n’est sans doute pas la solution idéale mais on n’a pas trouvé mieux pour l’instant (notamment tant que  les mentalités seront telles qu’elles sont) car la convergence des intérêts particuliers et des intérêts généraux n’est pas facile à concilier. Reste que ce marché pour corriger les excès notamment les inégalités de toutes sortes doit être régulé, c’est-à-dire comporter des règles qui établissent une certaine égalité de la concurrence dans le domaine économique, fiscal, social et environnemental. Or cette régulation est aujourd’hui à la fois excessive mais aussi insuffisante. Excessive quand elle s’attache à des détails insupportables qui n’ont d’autre objet que de répondre aux problèmes existentiels des fonctionnaires, insuffisante quand elle ne tient pas compte des réalités et qu’elle est par ailleurs peu contraignante notamment dans un champ international

 

« Nous avons depuis cinquante ans été formés à respecter des tables de la loi économiques peu nombreuses mais très strictes: le plein-emploi crée l’inflation et celle-ci pousse les taux d’intérêt à la hausse. Le financement de l’État par une banque centrale est un anathème car facteur d’inflation. La création monétaire doit demeurer dans des limites raisonnables sous peine, là aussi, de nourrir l’inflation. Et enfin, plus globalement, une révolution technologique engendre des progrès de productivité qui constituent le meilleur adjuvant de la croissance. Les dix dernières années viennent de nous démontrer que ces principes fondateurs n’ont plus lieu d’être et nous sommes, dès lors, désemparés car privés de boussole macroéconomique. Nombre de pays occidentaux vivent, depuis quatre ou cinq ans, en plein-emploi – États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne en particulier. » Justifie Alain Minc.   L’avantage de Minc  que c’est que dans un an ou deux, il pourra dire exactement le contraire avec la même conviction pour  que la réalité soit conforme à ses propos.

Idéologie : Le choix réducteur entre ultralibéralisme et gauchisme

Idéologie : Le choix réducteur entre ultralibéralisme et gauchisme

 

 

Dans une Keynes ans une société caractérisée par la complexité et le doute,

Certains interrogent pour savoir sil faut choisir Friedman ou Keynes en économie et plus prés de nous entre Finkielkraut et Onfray en philosophie. Une sorte de choix cornélien plutôt caricatural comme si l’on devait se situer que par_rapport_à l’extrême. Il faudrait choisir par exemple en économie aujourd’hui entre Elie Cohen et Piquet y. Elie Cohen fonctionnaire au CNRS qui n’a pas son pareil pour chanter les vertus de l’ultra libéralisme. Qui au contraire retombe souvent dans ses délires gauchistes les deux ne sont pas sans qualités mais se laisse envahir par leurs démons idéologiques. Même chose aujourd’hui en France en philosophie avec d’un côté le réactionnaire séquelle chrome et le gauchiste Onfray. On pourrait continuer dans d’autres champs les exemples de ce dualisme infernal qui finalement conduit à la caricature militante. Pourtant force est de constater que l’ultra libéralisme a atteint ses limites. Il faut convenir qu’on a permis à une grande partie de la population d’accéder à de meilleurs conditions de vie par contre les inégalités n’ont jamais été aussi forte.

Ségolène Royal candidate en 2022, 2027 et …2042 ?

Ségolène Royal candidate en 2022, 2027 et …2042 ?

 

 

 

L’ancienne candidate défaite par Sarkozy montre ainsi son caractère inoxydable et même presque inusable. Plus le temps passe et plus elle tente de rebondir même si ces rebonds sont de plus en plus court voir insignifiants. Ségolène royale doit avoir autour de la soixantaine, elle sera encore présentable en 2022 car elle ne manque pas de charme et de distinction. Pourquoi pas aussi en 2027, aux échéances suivantes et même en 2042. Il serait étonnant que comme Hollande son ex, elle lâche un jour la politique. Finalement une attitude quand même un peu lamentable qui confirme que la vieillesse est parfois un cauchemar quand il n’y a plus que l’espérance d’un mandat pour animer la vie. On a même vu Ségolène royale presque mendier un poste auprès de Macron. Elle objectera sans doute qu’elle ne veut plus entendre parler des socialistes et d’ailleurs elle précise que son éventuel candidature ne se fera pas sous le drapeau socialiste. Mais alors sous quel drapeau ? Sur quelle ligne politique ? Avec quels militants ? Avec quels alliés ? Peut-être que sa seule perspective est de se présenter au premier tour puis de se désister en faveur de Macron afin d’obtenir ce poste ministériel qui lui manque si cruellement. L’ex-candidate socialiste à la présidentielle française de 2007 Ségolène Royal a en effet indiqué samedi à Radio-Canada qu’elle n’excluait pas d’être de nouveau candidate en 2022, ajoutant qu’elle serait « présente sur les échéances politiques qui viennent » mais « pas sous le chapeau socialiste ».

« Oui c’est vrai », a répondu l’ancienne candidate, battue par Nicolas Sarkozy, interrogée par Radio-Canada pour savoir si elle avait bien, lors d’une interview la veille en France, « laissé la porte entrouverte à une candidature peut-être en 2022″.  »Quand je vois à la fois la lenteur de la mutation écologique et la question des droits des femmes, du respect de la dignité de femmes, du nombre très faible de femmes aux responsabilités dans le monde, je me dis que ces combats-là doivent continuer à être conduits », a-t-elle expliqué lors de l’émission « Les faits d’abord », sur la radio publique francophone. De belles paroles, assez juste d’ailleurs, mais qui cache une ambition qui caractérise sans doute son seul projet politique

« Maintenant on verra comment les choses se passent, ce n’est pas du tout une déclaration de candidature, ce serait d’ailleurs très maladroit de ma part, je me ferais immédiatement attaquer de toutes parts », a précisé Ségolène Royal. L’ancienne ministre socialiste de l’Ecologie, nommée ambassadrice des négociations sur les pôles Arctique et Antarctique par Emmanuel Macron, a expliqué qu’elle souhaitait « continuer ses combats environnementaux et féministes ».

« Oui, je serai présente sur les échéances politiques qui viennent pour défendre les valeurs auxquelles je crois et pour me mettre au service de ces valeurs. Sous quelle forme, on verra », a-t-elle ajouté. Envisage-t-elle ce combat « sous le chapeau socialiste » ? « Ah non, pas sous le chapeau socialiste, non », a-t-elle tranché. Sous les couleurs d’un nouveau parti ? « On verra, les choses se construisent tranquillement, on verra si elles vont jusqu’au bout ou pas », a conclu Ségolène Royal.

Lors d’une interview aux chaînes françaises BFMTV et RMC vendredi, l’ex-candidate avait été interrogée sur les souhaits supposés de Nicolas Sarkozy et de François Hollande, son ex-compagnon, de revenir en politique.  »Moi je n’ai pas été présidente de la République, donc j’ai le droit d’y penser un peu », avait-elle répondu. Avant de noter que « ce n’est pas l’échéance ».

G7 de Biarritz : deux mondes , le capitalisme et le gauchisme

G7 de Biarritz : deux mondes , le capitalisme et le gauchisme

Deux mondes s’opposent à l’occasion du G7. D’une part celui des grands chefs d’État qui en fait servent surtout les grands financiers avec un peu de vernis social et environnemental, de l’autre le monde de la radicalité gauchiste qui veut détruire à la fois le capitalisme et l’impérialisme. En réalité ce sont deux formes de radicalité différentes sur le fond mais proche sur la forme. La radicalité ultra libérale se caractérise aussi par une certaine violence quand elle augmente les inégalités et la pauvreté. Par exemple le chômage en France constitue une véritable violence avec 5 à 7 millions de personnes sans emploi sans parler de ce qui sont condamnés à ce satisfaire d’un salaire de 1000 €. Inversement on ne peut évidemment retenir la stratégie politique des gauchistes qui veulent abattre le capitaliste pour y substituer des formes de systèmes économiques étatiques qui ont toutes échouées et même conduits à la dictature. Le dernier exemple étant celui de la Chine. Bref la plus grande partie de la population ces deux mondes ne sont pas crédibles. Malheureusement on a de la peine à percevoir un chemin intermédiaire qui permettrait de concilier le dynamisme de l’économie de marché et la justice sociale car les socialistes eux-mêmes sont tombés dans le piège de l’ultra libéralisme et de l’élitisme. « On est face à deux mondes qui s’opposent » a constaté samedi 24 août sur franceinfo Sébastien Bailleul, porte-parole de la plateforme Alternative G7, alors que le sommet international s’ouvre officiellement à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques). Samedi midi, plusieurs milliers d’opposants au G7 (15 000 selon les organisateurs, 9 000 selon la police) ont défilé pacifiquement d’Hendaye et Irun.

« D’un côté, on a un sommet avec sept grands chefs d’État qui, à l’image de leurs politiques, proposent un événement hors-sol, déconnecté, dans un environnement bunkerisé, militarisé », a dénoncé le militant, « et de l’autre côté, on a un contre-sommet qui se veut ouvert, ancré sur un territoire particulier, le Pays Basque, qui voulait montrer que des alternatives au capitalisme étaient possibles. » Sur certains terrains économiques sans doute mais pas sur certains grands projets comme par exemple les télécommunications, les transports, la conquête spatiale ou encore la santé.

Essayer de mieux comprendre la crise économique et sociétale (G. Bessay, expert en prospective)

Essayer de  mieux comprendre la crise économique et sociétale (G. Bessay, expert en prospective)

 

Rien de fondamental ne pourra être résolu sans adhésion  à la complexité de la crise. Une crise, économique, sociétale, environnementale et culturelle. Une sorte de crise systémique où les transformations internes interagissent les unes sur les autres. Un des problèmes réside dans le fait qu’il n’existe pas de formation scientifique de type généraliste pour tenter de comprendre et d’expliquer les évolutions du système global dans lequel nous évoluons. D’une certaine façon au contraire,  nous assistons à un éclatement des connaissances qui certes s’approfondissent de façon spectaculaire mais de manière de plus en plus éclatée ; même si certaines découvertes d’un champ peuvent indiscutablement profiter à un autre. Ce qui est en cause, c’est  la nature des changements et aussi leur rythme. Jamais sans doute dans l’histoire humaine les transformations n’ont été aussi importantes et aussi rapides. Les changements ont été plus importants en quelques dizaines d’années que pendant des siècles et des millénaires, ils ont été encore plus rapides au cours de la dernière dizaine d’années. Les changements les plus médiatisées et les mieux connus du grand public concernent les domaines économiques et technologiques  avec leurs conséquences sociales. Les processus de production sont aujourd’hui complètement éclatés dans plusieurs pays qui se spécialisent sur un des éléments de la chaîne. Les grandes marques  se contentent  surtout du montage final voire  seulement du pilotage numérique de l’ensemble du système de production. C’est  valable d’abord évidemment pour l’industrie, mais cela affecte progressivement l’agriculture et surtout les services. Finalement,  le concept de nationalité d’un produit n’a plus beaucoup de sens. Le made in France par exemple est une fiction puisqu’il peut se limiter à l’apposition d’une étiquette ou d’un couverte pour que le produit importé devienne français. Il en est de même par exemple pour l’industrie automobile française  dans la plus grande partie vient de l’étranger. Cet éclatement est surtout le fruit de distorsions de concurrence relatives aux coûts sociaux, à la fiscalité et aux normes environnementales et sanitaires. La recomposition du produit final et sa distribution génèrent évidemment des gaspillages incalculables qui affectent l’environnement. Un simple yaourt peut nécessiter par exemple 1000 km de transport. On ne peut nier cependant certains aspects indiscutables du progrès matériel qui a permis à de plus en plus de populations de mieux se nourrir, se vêtir, s’instruire ,  se loger et vivre plus dignement. Par contre si le niveau moyen de satisfaction matérielle a augmenté, on ne peut contester l’augmentation des inégalités. Avec d’un côté des géants industriels, financiers ou des géants du numérique qui non seulement brassent  des milliards de profits   mais surtout imposent  une domination économique et culturelle. Dans l’agriculture,  l’industrialisation a permis de multiplier par 5 ou par 10 les rendements grâce à la mécanisation mais aussi à l’utilisation de cocktails chimiques dont  on ne pourra mesurer les effets sur la santé que dans des dizaines d’années par exemple concernant le développement des affections neurovégétatives ou des cancers. Concernant les inégalités,  il faut citer l’accès au logement de plus en plus difficile dans les grandes métropoles qui rejette dans les banlieues lointaines ou les zones rurales les catégories les moins favorisés. En France par exemple,  les couches moyennes sont progressivement chassées de Paris où il faut en moyenne 1 million d’euros pour un appartement à peu près décent. C’est un peu le même phénomène dans le monde entier ou dans des métropoles françaises de province. Les inégalités se développent aussi en matière de formation même si globalement les effectifs scolarisés augmentent et vont de plus en plus loin dans les études. Des études très approfondies pour certains ( notamment les écoles d’ingénieurs et certaines disciplines universitaires)  mais des études qui débouchent sur des diplômes fictifs pour d’autres condamnés à des emplois de faible qualification ou au chômage, un phénomène particulièrement français qui culturellement pointe l’apprentissage comme une sorte de tare sociale. D’un point de vue social, il n’est pas admissible que des pays développés comptent autant d’inégalités voire de pauvreté sans parler des gens dans la rue. Le domaine culturel est aussi affecté  avec d’un côté des productions de grande qualité mais de l’autre des productions de masse de type industriel faites  pour abêtir, endoctriner ou endormir. Pour s’en persuader, il suffit  d’analyser le contenu des 200 ou 300 chaînes de télévision disponibles en France. La complexité qui mériterait d’être bien davantage appropriée   crée une sorte de refuge vers  l’individualisme. Faute de réassurance identitaire, nombre de personnes se réfugient  dans le mirage d’un passé illusoire avec le fol espoir qu’il  prendra la place du  futur. Ce qui explique aussi les nouvelles résistances face aux flux migratoires considérés comme des facteurs anxiogènes économiques mais aussi culturels. Cela d’autant plus que les capacités d’intégration se sont considérablement affaiblies pour ne pas dire parfois écroulées dans certaines zones   D’où le développement de formes  de populisme et de nationalisme. Une sorte de reflexe  face à la peur des changements. Ceci étant, cela se nourrit aussi des dysfonctionnements et de l’anarchie des marchés et des flux  qui souffrent d’un manque évident de régulation non seulement à  l’échelle européenne mais mondiale. Les responsables chacun à leur échelle, tentent  bien de résoudre certains des effets de la crise mais ce sont le plus souvent des actes trop partiels et de court terme là ou il faudrait des orientations plus globales qui s’inscrivent dans le temps. De ce point de vue,  la démocratie en est sans doute encore au stade néandertalien concernant le mode d’élection et les conditions d’exercice du mandat. D’où l’insatisfaction générale et souvent partout dans le monde trop de contradictions entre les intentions affichées et les réalités pouvoir : De quoi nourrir un peu plus le populisme et l’incompréhension de la crise.

 

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