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Croissance économique : vulnérabilité et impuissance

Croissance économique : vulnérabilité et  impuissance

Karl Eychenne, stratégiste et économiste évoque les facteurs explicatifs de la vulnérabilité économique et souligne l’impuissance des autorités dans une chronique à la Tribune.

 

 

Un instant nous avons fantasmé le mythe d’un on / off de l’économie mondiale. Nous pensions qu’en éteignant momentanément la lumière, nos agents économiques auraient sagement attendu qu’elle revienne pour repartir de plus belle. Mais non, il s’avère finalement que nous avons eu très peur du noir, et que nous sommes encore sous le choc.

Ainsi, plutôt qu’un effet culbuto du PIB (une fois à terre il revient aussitôt), nous avons observé un genre d’effet bouchon (celui des embouteillages) : lorsque le ralentissement du seul PIB présent provoque le ralentissement de tous les PIB anticipés à venir ; comme si l’onde de choc se diffusait à travers le temps. Mais pourquoi la Chine y arrive-t-elle et pas nous ? Parce que les masques, parce que les tests, parce que les lits de réanimation étaient insuffisants chez nous, disent les uns. Parce que l’on ferait preuve d’une forme d’incurie collective, d’hébétude juvénile, incapables de nous discipliner, disent les autres. En attendant, la facture est salée.

Retour 15 ans en arrière

En temps normal, la zone euro se démène pour ramener 1,5% de croissance du PIB chaque année. En vérité, depuis 2007 la zone euro fait presque du surplace avec seulement 0,7% de croissance annuelle, la faute aux crises successives des subprimes (2007), puis de la dette souveraine (2010). Mais ça c’était le bon temps, car avec la crise de la Covid, la zone euro a basculé dans une autre dimension : en 2020 la croissance du PIB devrait chuter de près de -8%, sous réserve que le second semestre corrige une partie des -15% subis durant le premier semestre. Une telle chute du PIB nous ramènerait au niveau de 2015, voire 2007 ! En effet car, entre ces deux dates, le PIB aura végété autour du même niveau, suite aux deux crises citées ci-dessus.

Mais après tout est-ce si grave ? Rappelons que le PIB définit ce qu’une économie produit chaque année en termes de biens et services, un genre de gâteau à partager pour tous les convives. Présenté comme cela, le retour au PIB de 2007 signifie simplement que le gâteau à partager en 2020 sera le même qu’avant. Si nous ne sommes pas devenus plus gourmands, cela ne devrait pas poser de problèmes. Admettons. En fait, nous avons quand même un problème : nous ne sommes peut-être pas plus gourmands, mais nous sommes plus nombreux (la population a cru). Si bien que pour satisfaire tous les convives, il faut que les parts du gâteau soient plus petites : d’où une baisse mécanique du PIB par habitant, bien plus forte encore que la baisse du PIB. Finalement, en 2020 le PIB par habitant de la zone euro devrait revenir à son niveau de 2005, un recul de 15 ans en arrière.

Des fortunes diverses selon les pays

Le PIB par habitant enregistre donc un recul sévère, mais tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Pour faire simple, les plus vieux et plus gros membres de la zone euro sont ceux dont le PIB par habitant fait du sur place, l’Allemagne réussissant à tirer son épingle du jeu comme d’habitude. Par contre, les jeunes et petits entrants sont ceux dont le PIB par habitant a continué de monter, malgré les crises successives. Aucune bizarrerie là-dedans : en effet, les jeunes économies sont caractérisées par ce que l’on appelle un stock de capital physique faible, qui une fois livré au jeu du libéralisme économique grossit presque naturellement et dope le potentiel de croissance de leur PIB, jusqu’à converger vers un niveau de maturité. Les vieilles économies étant elles déjà matures, n’auraient alors que leurs yeux pour pleurer, à moins qu’elles ne repoussent ce que l’on appelle leur frontière technologique (le fameux progrès technique).

Mais, il faut quand même nuancer cette belle histoire des jeunes entrants. En effet, nous avons parlé de variations du PIB par habitant, mais ce qui compte ce sont les niveaux. En effet, c’est bien le niveau du PIB par habitant qui définit une mesure du bien-être de l’homo consumens, et non pas sa variation. De ce point de vue, on constate alors que les jeunes entrants de la zone euro restent ceux ayant le PIB par habitant le plus faible, malgré leur meilleure tenue depuis 15 ans. Une seule exception : la Grèce qui souffre des maux des vieux pays (PIB par habitant en baisse) et des maux des jeunes entrants (PIB par habitant faible).

Le cas de la France ? Ni bon, ni bon. D’ordinaire, la France ressemble à s’y méprendre à la zone euro, que ce soit en terme de performances économiques ou financières. Seule exception, l’année 2020 où la France devrait davantage souffrir que la zone euro : -10 % contre -8 %, en queue de peloton avec l’Espagne et l’Italie. Certes, les comptes ne sont pas clôturés, mais il ne semble pas que le flux de nouvelles à venir soit bien orienté.

 

Le PIB par habitant, une mesure du passé ?

Peut-être que le PIB par habitant n’est pas la bonne mesure ? Peut-être faut-il être un peu plus subtil que cette seule mesure grossière ? En fait, on reproche souvent au PIB ce qu’il n’a jamais prétendu dire : le PIB n’a jamais dit qu’il mesurait la quantité de bonheur, de bien-être d’une société juste, équitable, etc. Cela dit, on a souvent fait ce raccourci car il est vrai qu’en théorie, le PIB par habitant peut définir une forme de revenu, qui sert en partie à consommer, et in fine élever ce que l’on appelle son niveau d’utilité (la célèbre fonction d’utilité donc). Bref, il y a l’idée que mon bien-être doit pouvoir se mesurer en quantité de biens achetés quels qu’ils soient (smartphones, rouleaux PQ,…). On lui préférera alors un PIB propre (faible empreinte carbone), ou un PIB juste (faibles inégalités, fort chômage…), ou encore un PIB ressenti (lorsque le paradis se croit en enfer, Sylvain Tesson).

Ainsi, les critiques sont nombreuses pour reprocher au PIB par habitant ce qu’il n’a jamais prétendu dire. Mais puisqu’on le cherche, il pourra répondre qu’à lui tout seul, il permet curieusement d’expliquer pas mal de choses. En particulier, il sera constaté que les pays présentant les niveaux de PIB par habitant les plus élevés sont souvent ceux qui font le plus d’efforts en termes de justice sociale, de protection de l’environnement (États-Unis mis à part) ; et inversement. Donc, finalement le PIB par habitant n’est peut-être pas aussi bon qu’on veut bien le croire, mais certainement pas aussi mauvais qu’on veut bien nous le faire croire.

Mais que fait la police ?

Et bien la police fait, mais avec les moyens du bord. Lorsque vous devez affronter une crise majeure avec des taux d’intérêt déjà proches de 0% et des dettes publiques représentant déjà près de 100% du PIB, c’est un peu comme si vous armiez la police de balles à blanc : ca fait du bruit, c’est tout. Analogie un peu crue certes, mais qui trahit bien l’impuissance de nos autorités face à l’événement. Et si cela ne suffit pas, et bien on en remet une louche en rappelant que « Quand on parle pognon, à partir d’un certain chiffre, tout le monde écoute » (Michel Audiard).

Passons à l’inénarrable « quoi qu’il en coûte », un genre de bulldozer tout terrain censé balayer tous les « oui mais » sur son passage. En coulisse, on se dit quand même que ce « quoi qu’il en coûte » ressemble pas mal à une morale de provisions (Pascal), un genre de patch bonne conduite labellisé principe de précaution. D’autres moins cyniques, avanceront que le « quoi qu’il en coûte » ne coûte plus grand-chose quand le papier monnaie est déjà disponible en quantité infinie à un coût infiniment nul. Les infinis on ne les voit jamais, mais ca impressionne toujours.

Et comme d’habitude, les avis ne changeront pas d’avis quelle que soit l’issue du virus. Si tout est bien qui finit bien, alors les pro-dette diront « vous voyez bien que ça marche » ; alors que les anti-dettes invoqueront la fameuse poudre chasse-éléphant de Jean Pierre Dupuy :

- « Regardez, je jette de la poudre pour éloigner les éléphants de la voie de chemin de fer.
- Mais enfin monsieur, vous voyez bien qu’il n’y a pas d’éléphants par ici.
- Et bien, c’est donc la preuve que cela marche ! »

Si tout se termine en eau de boudin, alors les anti-dettes diront « vous voyez bien que ça ne marche pas » ; alors que les pro-dettes invoqueront eux aussi Jean Pierre Dupuy et toutes les dépenses occasionnées par les entreprises afin de prévenir le risque d’un bug de l’an 2000 : ce n’est pas parce que le risque ne s’est pas réalisé qu’il n’existait pas, c’est parce que nous avons fait en sorte qu’il ne se réalise pas qu’il ne s’est pas réalisé. À suivre donc.

 

Conflit Arménie et Azerbaïdjan : un nouveau cessez-le-feu

Conflit Arménie et Azerbaïdjan : un nouveau cessez-le-feu

L’Arménie et l’Azerbaïdjan se sont de nouveau engagés à respecter à partir du lundi 26 octobre un «cessez-le-feu humanitaire» dans le conflit au Nagorny Karabakh, ont-ils annoncé dans une déclaration conjointe avec les Etats-Unis après des négociations à Washington.

Ce n’est pas la première fois qu’ils s’engagent en faveur d’une trêve. La déclaration conjointe souligne d’ailleurs que les deux ministres «ont réaffirmé l’engagement de leurs pays à mettre en oeuvre et respecter les cessez-le-feu humanitaires conclu à Moscou le 10 octobre et confirmé dans une déclaration publiée à Paris le 17 octobre». Mais la trêve n’a pas tenu jusqu’ici.

Washington fait partie, avec la France et la Russie, du Groupe de Minsk formé de longue date par l’Organisation sur la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) pour être le principal médiateur dans ce conflit.

Société-Changement d’heure 2020 : un rituel idiot et nuisible à la santé

Société-Changement d’heure 2020  : un  rituel idiot et nuisible à la santé

 

Non seulement le changement d’heure ne permet pratiquement aucune économie d’énergie mais il est néfaste pour la santé. Il faut être un technocrate pour penser le contraire en matière d’énergie. Ce qui est économisé  le matin est dépensé le soir et inversement. C’est un peu comme si on décidait de raccourcir les mois d’une journée pour réduire la consommation mensuelle ! Des études récentes montrent que l’avancement de l’heure au printemps (qui retarde la sécrétion de la mélatonine – l’hormone du sommeil) peut réduire le temps de sommeil de façon transitoire, et ainsi augmenter le nombre et la gravité des accidents cardiaques pendant au moins 7 jours après le changement d’heure et augmenter la fréquence des accidents du travail et de la circulation. Selon le Dr Marc Schwob: « Changer d’heure provoque entre autres des troubles du sommeil et de l’attention. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement touchés et mettent environ une semaine pour s’adapter aux nouveaux horaires ». Au-delà de la phase transitoire d’adaptation au nouvel horaire, le coucher du soleil tardif en été peut rendre l’endormissement plus difficile.  Selon un sondage OpinionWay pour Comprendre Choisir, les Français seraient majoritairement contre cette pratique du changement d’heure (54 %), contre un peu moins d’un sur cinq favorables (19 %) et un peu plus d’un sur quatre indifférents (27 %). Ils ignorent notamment que cela leur permet des économies (59 %) et mettent en avant un impact négatif sur « le sommeil, l’alimentation ou l’humeur » (75 %). Ce dernier constat est régulièrement appuyé par des études sur l’impact du changement d’heure dont une  réalisée par la Commission européenne, qui écrit que « la santé peut être affectée par le changement de biorythme du corps, avec de possibles troubles du sommeil et de l’humeur ». En 2008, une étude suédoise publiée dans le New England Journal of Medicine, s’appuyant sur des statistiques du pays entre 1987 et 2006, constatait elle « une augmentation statistiquement significative du risque de crise cardiaque » dans la semaine suivant le changement d’heure, notamment celui d’été. La baisse de consommation d’éclairage pourrait être compensée par l’augmentation des besoins de chauffage le matin au début du printemps. Un rapport de l’École des Mines de 1992 concluait cependant à un effet minime (< 0,1 TWh pour la France). La généralisation des lampes plus économes en énergie (les lampes fluocompactes et plus récemment les lampes à LED) réduit l’économie d’énergie permise par le passage à l’heure d’été. Une étude portant sur l’État de l’Indiana conclut que la faible économie d’énergie réalisée sur l’éclairage est très largement compensée par une utilisation accrue de la climatisation. Le supplément d’énergie consommée est estimé dans ce rapport d’environ 2 à 4 %.  Un rapport remis au Sénat français en 1997concluait : « Il ressort de l’ensemble de cette étude que les avantages annoncés ou attendus du changement semestriel de l’heure ne sont pas suffisamment importants pour compenser les inconvénients ressentis par les populations », en particulier en ce qui concerne la santé publique, les conditions de travail et les modes de vie, l’agriculture, la protection de l’environnement et la sécurité routière.

« L’écologie et le social s’opposent à une croissance sans limite »

« L’écologie et le social s’opposent à une croissance sans limite »

 

 

 

Un collectif de cent enseignants et chercheurs internationaux signe, dans une tribune au « Monde », un manifeste appelant les pouvoirs publics à soutenir les acteurs de l’économie solidaire, qui assume des finalités sociales, écologiques, culturelles, contre l’augmentation des inégalités et contre le réchauffement climatique.

 

Tribune. Professeurs et chercheurs de différents continents (Afrique, Amérique, Asie, Europe) qui travaillons depuis de nombreuses années avec les acteurs de l’économie solidaire, nous voulons par ce texte interpeller les pouvoirs publics sur le soutien qu’ils peuvent apporter à cette économie émergente.

Celle-ci nous semble en effet à prendre en compte parce qu’elle assume des finalités sociales, écologiques, culturelles, contre l’augmentation des inégalités et pour la justice, contre le réchauffement climatique et pour une répartition équitable des ressources, contre l’uniformisation des comportements et pour l’expression des diversités. En bref, c’est une économie dont nous avons besoin au moment où se manifeste l’épuisement du système dominant.

Une capacité de destruction

La science économique s’est développée à partir d’un socle épistémologique qui néglige les ressources naturelles considérées comme inépuisables et qui sélectionne comme seule motivation l’intérêt matériel individuel. Cette vision a été créatrice de richesses matérielles mais a aussi fait preuve d’une capacité de destruction inédite.

 

Certes, ces effets pervers ont pu être partiellement endigués par l’Etat social dont le bien- fondé a été admis au niveau international en 1944 par la déclaration de Philadelphie. Celle-ci stipulait que le développement économique ne vaut que s’il est au service du développement social ; elle a entraîné la mise en place de formes importantes de redistribution publique. 

Mais le compromis établi entre marché et Etat a été déstabilisé par le consensus de Washington qui, en 1989, a préconisé la réduction du périmètre de l’intervention publique, la déréglementation et la dérégulation.

Depuis lors, la surexploitation de la nature et la montée des inégalités se sont tellement accentuées que la définition même de l’économie héritée du XIXsiècle est désormais en cause. Les désordres qu’elle engendre mettent en évidence son caractère obsolète, dû à l’ignorance de l’écologie et du social inhérente à un objectif de croissance sans limite.

Accord Soudan et Israël

Accord Soudan et Israël

Après les Emirats arabes unis et Bahreïn, le Soudan et Israël ont décidé vendredi 23 octobre de normaliser leurs relations diplomatiques au terme d’une médiation américaine.

« Les dirigeants ont convenu de normaliser les relations entre le Soudan et Israël et de mettre fin à l’état de belligérance », ont écrit les deux parties et les Etats-Unis dans un communiqué commun. Le processus débutera par des échanges économiques et commerciaux, en particulier dans le domaine agricole, précisent-ils

Mais Wassel Abou Youssef, membre du Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), a dénoncé un « nouveau coup de couteau dans le dos ». A Gaza, Faouzi Barhoum, porte-parole du Hamas, a quant à lui parlé d’un pas dans la « mauvaise direction ».

 

Les Palestiniens ont critiqué cette négociation et, l’Iran a dénoncé sur Twitter l’accord conclu par le Soudan et Israël.

« Pour une laïcité pleine et entière »

« Pour une laïcité pleine et entière »

48 personnalités, dont les philosophes Elisabeth Badinter et Marcel Gauchet, l’essayiste Caroline Fourest, l’ex-ministre Jean Glavany ou l’avocat de Charlie Hebdo Richard Malka, appellent les responsables politiques, dans une tribune du JDD , à « insuffler une nouvelle dynamique » en créant des « organismes publics adaptés à cet horizon politique transformé ».

 

tribune :

 

« On a tué un homme. De la manière la plus barbare et la plus expressive qui soit, dans le rituel codifié d’exécution religieuse de l’islam radical. On a assassiné un homme pour avoir accompli sa tâche avec modestie et sans frémir. On a exécuté un professeur qui remplissait la mission la plus noble, celle de contribuer à l’émancipation et à la construction de la conscience des jeunes élèves dont il avait la charge pédagogique et morale. On s’est attaqué au creuset de la République, son école.

Avec près de 300 morts dont le souvenir pèse sur nos cœurs depuis 2012, ce mort-là est l’électrochoc qui donne aux Français la force de ne plus accepter l’inacceptable. Et comme dans ces sursauts que peuvent accomplir les peuples souverains lorsqu’ils prennent conscience de leur unité, en quelques jours ce qui semblait impossible devient possible et s’accomplit même déjà… »

Hydrochloroquine : objet de polémique entre Muselier et Véran

Hydrochloroquine : objet de polémique entre Muselier et Véran

 

Curieusement, la polémique continue entre les autorités sanitaires parisiennes et la région PACA qui défend l’Hydrochloroquine. Le pire c’est que l’agence sanitaire française qui vienne interdire l’Hydrochloroquine et favorise l’utilisation  du Remdesivir du laboratoire américain Gilead ( qui rémunère par ailleurs de nombreux experts français). Or cette molécule est considérée par l’organisation mondiale de la santé comme inopérante voire dangereuse.

Il est clair qu’il s’agit un nouveau règlement de comptes entre le centralisme médical parisien, des mandarins contre le professeur Raoul qui n’a cessé de dénoncer les dysfonctionnements de la politique sanitaire. Du coup le président de la région Méditerranée proteste avec vigueur. « Cette décision est révoltante à plus d’un titre. À partir de lundi, les équipes de cet institut (‘IHU  de Marseille) exceptionnel ne pourront plus soigner les patients selon le protocole appliqué depuis mars 2020. Est-ce à dire que vous choisissez de priver des médecins de faire leur devoir, de soigner leurs patients ?», interroge Muselier, en rappelant au ministre que les médecins de l’IHU «ont prêté le serment d’Hippocrate comme les autres» et «ont fait plus de 10 ans d’études comme les autres».

L’élu régional n’oublie pas de mentionner que les professionnels de l’IHU sont placés sous la responsabilité d’un chercheur reconnu: «Ils ont été formés dans l’un des meilleurs centres hospitaliers universitaires d’Europe sous la houlette d’un des plus grands micro-biologistes du monde, le Professeur Didier Raoult», insiste-t-il, en rappelant au médecin Olivier Véran certains passages du serment d’Hippocrate tels que : « Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments… ». «Incontestablement, accuse encore Muselier, les dirigeants de l’ANSM l’ont oublié et il est aujourd’hui de votre devoir de leur rappeler».

Dans sa missive, le président de la collectivité régionale marseillaise souligne également l’histoire de l’IHU et quelques éléments chiffrés des actions locales de cette structure contre le Covid 19. « Depuis le début de la crise, 8990 patients ont été suivi à l’IHU, dont 5.807 ont été traités avec le protocole Hydroxychloroquine/Azythromicine, pour 30 patients décédés. 155.000 personnes ont été testées depuis le début de la crise, ce qui fait de Marseille l’un des plus grands sites de dépistage d’Europe, pour la première vague », poursuit Muselier dans sa lettre, avant de formuler une «question grave»: «Allez-vous laisser cette agence décider des soins prodigués dès lundi par des praticiens hospitaliers, des professeurs de médecine dépendant de la Faculté de médecine de Marseille, nommés par le Ministère, et ceci en totale contradiction avec les principes fondamentaux de la médecine ?» Le président de la région a confirmé au Figaro son intention de mener ce combat «jusqu’au bout» et n’a pas écarté l’hypothèse d’une réaction énergique au sein même de l’IHU, dès lundi si les choses devaient rester en l’état.

Changement d’heure 2020 : un rituel idiot et nuisible à la santé

Changement d’heure 2020  : un  rituel idiot et nuisible à la santé

 

Non seulement le changement d’heure ne permet pratiquement aucune économie d’énergie mais il est néfaste pour la santé. Il faut être un technocrate pour penser le contraire en matière d’énergie. Ce qui est économisé  le matin est dépensé le soir et inversement. C’est un peu comme si on décidait de raccourcir les mois d’une journée pour réduire la consommation mensuelle ! Des études récentes montrent que l’avancement de l’heure au printemps (qui retarde la sécrétion de la mélatonine – l’hormone du sommeil) peut réduire le temps de sommeil de façon transitoire, et ainsi augmenter le nombre et la gravité des accidents cardiaques pendant au moins 7 jours après le changement d’heure et augmenter la fréquence des accidents du travail et de la circulation. Selon le Dr Marc Schwob: « Changer d’heure provoque entre autres des troubles du sommeil et de l’attention. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement touchés et mettent environ une semaine pour s’adapter aux nouveaux horaires ». Au-delà de la phase transitoire d’adaptation au nouvel horaire, le coucher du soleil tardif en été peut rendre l’endormissement plus difficile.  Selon un sondage OpinionWay pour Comprendre Choisir, les Français seraient majoritairement contre cette pratique du changement d’heure (54 %), contre un peu moins d’un sur cinq favorables (19 %) et un peu plus d’un sur quatre indifférents (27 %). Ils ignorent notamment que cela leur permet des économies (59 %) et mettent en avant un impact négatif sur « le sommeil, l’alimentation ou l’humeur » (75 %). Ce dernier constat est régulièrement appuyé par des études sur l’impact du changement d’heure dont une  réalisée par la Commission européenne, qui écrit que « la santé peut être affectée par le changement de biorythme du corps, avec de possibles troubles du sommeil et de l’humeur ». En 2008, une étude suédoise publiée dans le New England Journal of Medicine, s’appuyant sur des statistiques du pays entre 1987 et 2006, constatait elle « une augmentation statistiquement significative du risque de crise cardiaque » dans la semaine suivant le changement d’heure, notamment celui d’été. La baisse de consommation d’éclairage pourrait être compensée par l’augmentation des besoins de chauffage le matin au début du printemps. Un rapport de l’École des Mines de 1992 concluait cependant à un effet minime (< 0,1 TWh pour la France). La généralisation des lampes plus économes en énergie (les lampes fluocompactes et plus récemment les lampes à LED) réduit l’économie d’énergie permise par le passage à l’heure d’été. Une étude portant sur l’État de l’Indiana conclut que la faible économie d’énergie réalisée sur l’éclairage est très largement compensée par une utilisation accrue de la climatisation. Le supplément d’énergie consommée est estimé dans ce rapport d’environ 2 à 4 %.  Un rapport remis au Sénat français en 1997concluait : « Il ressort de l’ensemble de cette étude que les avantages annoncés ou attendus du changement semestriel de l’heure ne sont pas suffisamment importants pour compenser les inconvénients ressentis par les populations », en particulier en ce qui concerne la santé publique, les conditions de travail et les modes de vie, l’agriculture, la protection de l’environnement et la sécurité routière.

Engie–gaz de schiste américain : entre pollution et énergie verte

Engie–gaz de schiste américain : entre pollution et énergie verte

 

Le moins que l’on puisse dire ce qu’Engie qui se présente comme le champion de l’environnement fait le grand écart entre pollution et énergie renouvelable. L’entreprise vient d’être rappelée à l’ordre par l’État qui lui demande de décaler sa signature pour un contrat de gaz de schiste aux États-Unis.

“Il a été convenu au cours d’un conseil que ce projet nécessitait des approfondissements. Engie a souhaité se laisser plus de temps pour les mener”, a déclaré le groupe français, dont l’Etat possède 23,6% du capital et 33,96% des droits de vote.

La vérité c’est que le ministère de l’économie a imposé un décalage de signature compte tenu du caractère particulièrement polluant du gaz de schiste américain.

D’ailleurs Engie n’a pas souhaité dire si cette décision était la conséquence d’une intervention de Bercy et n’a pas confirmé le montant du contrat.

NextDecade a fait savoir qu’il ne fournissait aucun détail sur ses relations commerciales et que l’entreprise travaillait à des mesures visant à parvenir à la neutralité carbone à Rio Grande.

NextDecade a reporté à 2021 sa décision finale d’investissement sur Rio Grande initialement prévue cette année, les confinements dus à l’épidémie liée au nouveau coronavirus ayant réduit la demande de gaz naturel.

Le gouvernement français s’est quant à lui refusé à tout commentaire.

Selon la source proche du dossier, le projet “ne correspond pas à notre projet environnemental ni à notre vision environnementale”.

 

 

“Il ne s’agit pas de seulement reporter la décision mais de reconnaître les impacts climatiques et environnementaux de ce contrat, acter le refus de le signer et porter ce message-là en tant qu’actionnaire d’Engie au conseil d’administration”, a dit à Reuters Lorette Philippot, chargée de campagne aux Amis de la Terre.

Sécuriser l’environnement naturel et économique des agriculteurs

Sécuriser l’environnement naturel et économique des agriculteurs

Dacian Ciolos député européen, ancien Premier ministre de Roumanie évoque dans l’opinion la nécessité d’assurer la sécurité agricole économique à l’occasion de la réforme de la PAC. ( Tribune dans l’opinion)

 

 

« Le Parlement européen s’apprête à voter sa position sur la réforme de la Politique agricole commune. Des négociations intenses se sont tenues ce week-end et se poursuivront dans les prochains jours pour définir les paramètres clés de la prochaine PAC, attendue par les agriculteurs et l’ensemble des citoyens de plus en plus conscients du rôle déterminant de cette politique sur notre santé et notre alimentation, sur l’utilisation des ressources naturelles et la biodiversité et bien entendu sur la vitalité économique de notre économie agricole et rurale.

Chaque réforme donne lieu à des débats passionnés, avec une sorte de guerre de tranchées entre ceux qui entendent incarner la voix de la société et, de l’autre, celle des agriculteurs dans un affrontement pas toujours, mais parfois caricatural, stérile et peu porteur de solutions. Cette réforme de la PAC est l’occasion de casser ce dialogue de sourds pour, au contraire, envoyer un message fort de l’Europe aux agriculteurs : nous avons besoin de vous. Sans vous, il n’y a pas de Green Deal possible. La société européenne, à travers la PAC, va être à vos côtés pour inventer et investir dans l’agriculture de demain.

Cadre harmonisé. Cela veut dire d’abord, prendre l’agriculture et les agriculteurs aux sérieux. Il s’agit d’un secteur économique stratégique, clé pour la puissance et l’autonomie de notre continent. Cela exige une vision collective, et non pas une renationalisation qui placerait les agriculteurs en concurrence les uns avec les autres. Je suis le premier à défendre l’agriculture locale et les circuits courts qui sont complémentaires aux autres modèles agricoles. Mais, justement, pour que cette agriculture locale puisse s’épanouir, elle a besoin d’un cadre européen fort et harmonisé. Sans tomber dans la caricature de tout régir de « Bruxelles », ce qui n’a aucun sens, un cadre commun clair, simple et efficace est nécessaire ! Les nationalistes anti-PAC jouent contre leur camp, contre nos agriculteurs, y compris contre les filières locales qu’ils prétendent défendre.

Cela veut dire ensuite ne pas prendre les sujets environnementaux à reculons. Les premiers à sentir les effets du changement climatique, saison après saison, ce sont les agriculteurs. En Roumanie, nous venons de vivre une sécheresse catastrophique. Et en France aussi certains sont désespérés de voir leurs prairies brûlées par le soleil et le manque d’eau. Adapter les systèmes, réduire les intrants, stocker le carbone : ce ne sont pas des concepts de « ​bobos ​», ce sont des impératifs pour les chefs d’entreprise que sont les agriculteurs, tout comme ils doivent répondre aux attentes de leurs clients que sont les consommateurs de plus en plus soucieux de leur santé et de l’environnement.

La PAC de demain doit donc sécuriser l’environnement naturel et économique des agriculteurs, leur permettre d’investir, de miser sur le digital et les connaissances agronomiques et d’entretenir un dialogue permanent avec la société. C’est ce qui nous permettra de retrouver le juste prix de l’alimentation, mais aussi la juste place de l’agriculture et des agriculteurs dans notre société.

Dacian Ciolos est député européen, président du groupe centriste et libéral Renew Europe depuis 2019. Il est ancien Premier ministre de Roumanie.

«Terrorisme: et la suite ?»

«Terrorisme: et la suite ?»

 

Gilles Savary, ancien député socialiste, s’exprime dans l’opinion à propos des suites considérant que nos gouvernants ont évité de nommer les choses par leur nom, de désigner l’adversaire et se sont gardés de déstabiliser l’économie souterraine des petits trafics, qui assure un autre ordre public que celui de la République dans bien des quartiers

 

« L’ignoble exécution du professeur d’histoire-géo du collège du Bois-des-Aulnes, à Conflans-Sainte-Honorine, devrait en toute logique dessiller les yeux des sceptiques. En ciblant un enseignant qui ne faisait que son travail d’éducation de ses élèves sur la liberté d’expression, ce meurtre quasi-rituel signe et revendique son mobile sans confusion possible : un rejet des valeurs qui fondent notre société, et un refus de leur enseignement à notre jeunesse issue de l’immigration.

Ce diagnostic a été maintes fois énoncé au gré de la longue chronique d’assassinats terroristes qui nous ont endeuillés depuis les années de plomb de la guerre civile algérienne, mais tout autant dénié et récusé par les tenants d’une explication sociale primordiale, empreinte d’aveuglement quand ce n’est de complaisance idéologique.

La décapitation sauvage de Samuel Paty, en sa qualité d’enseignant, n’exprime pas une révolte sociale, mais clairement un attentat contre notre société qui ne laisse pas place au doute.

Les autorités françaises disposaient depuis plusieurs années de renseignements alarmants sur le développement de prêches notoirement hostiles aux valeurs essentielles de notre société, sur la déscolarisation massive d’enfants musulmans au profit de médersa improvisées par les mosquées, ou encore sur la prise en charge comportementale de femmes musulmanes pour leur enseigner leur conduite dans l’espace public, notamment dans les structures de soins en présence de soignants masculins.

Il est fallacieux d’affirmer comme le fait le Rassemblement national qu’elles n’y ont pas réagi. Nos gouvernements ont mené à bas bruit de colossales opérations de rénovation urbaine et de soutien associatif, fermé des lieux de cultes, expulsé des imams radicaux, accentué la pression sur les milieux salafistes et limité autant que possible l’immigration, au grand dam de l’Italie notamment.

Une loi est insuffisante à réformer du jour au lendemain des cultures et des mentalités, si elle ne s’accompagne pas de manifestations tangibles d’égalité et de fraternité

Embrasement. Mais, pétrifiés par les émeutes urbaines de 2005 et par un risque d’embrasement général des « quartiers », ils ont évité de nommer les choses par leur nom, de désigner l’adversaire et se sont gardés de déstabiliser l’économie souterraine des petits trafics, qui assure un autre ordre public que celui de la République dans bien des quartiers.

Pour autant, la société française est définitivement multiethnique et multiconfessionnelle, comme l’étaient ses armées de la Libération auxquelles nous devons les conforts de vainqueur de notre après-guerre et la restauration de notre statut international.

Face aux menaces intérieures auxquelles sont exposés tous les symboles de notre mode de vie, nos gouvernements n’ont plus d’autre choix que d’y répondre ouvertement et sans faiblesse en s’affranchissant des dénis, des tabous, mais aussi de l’enfumage des moralismes intellectuels et des hypocrisies politiques.

L’assassinat de Samuel Paty montre hélas combien le projet de loi sur le « séparatisme » est bienvenu.

Et combien la réponse que Jean-Luc Mélenchon lui a apportée (« Nous avons connu des siècles de guerres de religion ; on ne veut pas y retourner ») est à côté de la plaque, quand c’est la République qui est visée et un serviteur de son école massacré.

Mais une loi est insuffisante à réformer du jour au lendemain des cultures et des mentalités, si elle ne s’accompagne pas de manifestations tangibles d’égalité et de fraternité.

Les Français ont la force de leur histoire émancipatrice et des valeurs républicaines pour surmonter cette épreuve, mais ils doivent se garder du poison de l’amalgame et des surenchères démagogiques dans lesquels les droites identitaires pourraient les entraîner. »

Gilles Savary est ancien député PS de la Gironde et délégué général de Territoires de progrès.

Jeannette Bougrab : pour l’expulsion et la déchéance de nationalité

Jeannette Bougrab : pour l’expulsion et la déchéance de nationalité

Jeannette Bougrab, l’ancienne ministre fait un constat terrible avec environ 300 meurt victime du terrorisme et réclame l’expulsion des binationaux , la déchéance de nationalité et  une souveraineté numérique pour participer à la lutte contre le séparatisme et le terrorisme.: «298 morts, il en faut encore combien? On a touché la police, y compris des agents dans leur domicile, on a touché des prêtres, des étudiants, des élèves, des jeunes à des concerts ou aux terrasses de cafés, des citoyens qui allaient voir le feu d’artifice à Nice… Que vous faut-il de plus?», interpelle celle qui milite pour la laïcité.

Jeannette Bougrab invite, à «s’inspirer» d’Israël, une société entière qui selon elle, «est préparée au quotidien à déjouer des actes terroristes».

«que le gouvernement fasse son travail» avec l’arsenal législatif à sa disposition: «expulser les gens qui sont une menace, pour ceux qui ont la double nationalité, il y a la déchéance de nationalité qui est envisageable». Elle ajoute d’ailleurs ne pas comprendre pourquoi «il faut un temps fou pour fermer des mosquées dont les imams prônent des propos antisémites et misogynes».«Ça n’est pas faute d’avoir alerté», ajoute la militante.

 

Climat et économie pas contradictoire (Jean Pisani-Ferry )

Climat et économie pas contradictoire (Jean Pisani-Ferry  )

 

L’économiste, Jean Pisani-Ferry  observe, dans une  chronique au monde, que la transition vers un modèle économique soutenable ne pourra se faire sans un investissement massif dans les technologies et l’amélioration de la productivité

 

Tribune

 

Qualifier d’« amish » les opposants à la 5G, comme l’a fait Emmanuel Macron, n’était ni judicieux ni habile. S’interroger sur les innovations techniques est en effet légitime, aussi prometteuses qu’elles paraissent. Mais la saillie présidentielle a eu le mérite de poser la question des voies de la transition écologique : sortirons-nous d’un modèle de développement insoutenable avec, ou contre, l’innovation et la « tech » ? Avec, ou contre, la croissance ? Débat urgent, fondamental et terriblement mal posé.

La pensée écologiste s’est construite contre la croissance et contre le capitalisme. C’est d’abord autour d’une opposition à la frénésie quantitative des « trente glorieuses » que se sont unis des militants venus d’horizons intellectuels et politiques hétéroclites. Très vite, cependant, cette opposition s’est doublée d’une hostilité au capitalisme, avec l’émergence d’une écologie politique.

En France, l’acte de naissance de cette dernière est sans doute un texte acéré et prescient, publié en 1974 par André Gorz. Dans cet article (« Leur écologie et la nôtre », republié par Le Monde diplomatique en avril 2010), Gorz avertissait que le capitalisme intégrerait la contrainte écologique comme il a intégré toutes les autres, et qu’il transformerait les consommations polluantes en biens de luxe. C’est contre cette logique inégalitaire qu’il appelait à s’élever parce que, concluait-il, « nous pouvons être plus heureux avec moins d’opulence, car, dans une société sans privilèges, il n’y a pas de pauvres ».

 

Près de cinquante ans plus tard, défiance envers le capitalisme et aversion à l’égard de la croissance persistent. Chaque épisode de greenwashing et chaque arbitrage gouvernemental en faveur de telle ou telle catégorie de producteurs renforcent la conviction de ceux dont la priorité est l’avenir de la planète : décidément, ce n’est pas comme cela qu’on va en sortir. Et, pourtant, on ne répondra à l’urgence climatique qu’en y enrôlant le capitalisme ; et on ne la rendra socialement tolérable qu’en misant sur la productivité – c’est-à-dire sur la croissance. 

Commençons par le capitalisme. Il est aujourd’hui divisé entre deux fractions, brune et verte, dont les intérêts divergent de plus en plus. D’un côté, on trouve les entreprises qui, comme Exxon, veulent perpétuer l’existant ; de l’autre, celles, comme Tesla, qui misent sur sa transformation. Comme jadis avec la lutte entre intérêts agraires et industriels, l’issue de l’affrontement entre ces deux capitalismes va définir notre avenir.

Une trêve entre L’Armenie et l’Azebaïdjan

Une trêve entre L’Armenie et l’Azebaïdjan

«La République d’Arménie et la République d’Azerbaïdjan sont convenues d’une trêve humanitaire à partir du 18 octobre à 00H00 heure locale», a déclaré le ministère arménien des Affaires étrangères, le ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères confirmant dans une déclaration identique.

Dans la soirée, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s’est entretenu au téléphone avec ses homologues arménien et azerbaïdjanais et insisté sur «la nécessité d’un respect strict» du cessez-le-feu conclu samedi dernier à Moscou, selon le ministère russe des Affaires étrangères.

Outre une potentielle crise humanitaire, la communauté internationale craint une internationalisation du conflit, la Turquie soutenant l’Azerbaïdjan. L’Arménie, qui soutient financièrement et militairement les séparatistes, est elle dans une alliance militaire avec la Russie.

Meurtrier du professeur décapité: Russe , tchéchène, délinquant, et manipulé

Meurtrier du  professeur décapité:  Russe , tchéchène, délinquant, et manipulé

 

Le meurtrier du professeur de collège coche toutes les cases qui définissent le portrait moyen du terroriste. Il s’agit d’abord d’un étranger russe , au statut trouble de réfugié tchétchène, un petit délinquant et surtout un gamin de 18 ans manipulé évidemment. Ce qui n’est pas très compliqué compte tenu de son niveau scolaire et de son quotient intellectuel.

 

Bref toujours à peu près le même profil, un abruti, un primaire, un ignorant du concept de démocratie, un manipulable.  En outre il ne s’agit sans doute pas d’un acte isolé mais préparé si l’on en juge par les pressions dont a été victime de manière scandaleuse le professeur de la part de certains parents.

 

Des parents qui confondent sans doute la laïcité et les principes religieux pour intervenir et protester contre des programmes scolaires;  des parents qui sans doute se sont trompés de pays, doivent retourner chez eux s’ils sont étrangers ou se plier aux lois républicaines. D’une certaine manière, l’intéressé n’a pas pu agir seul dans la mesure où il ne fréquentait pas l’établissement scolaire et où il a bénéficié d’appuis de complices pour accomplir son crime vis-à-vis d’un professeur dont il ignorait tout.

Neuf gardes à vue sont en cours, parmi lesquelles deux concernent un parent d’élève et un autre homme s’étant plaints “avec virulence”, dans des vidéos et auprès du collège, de la présentation par le professeur de deux caricatures de Mahomet lors d’un cours sur la liberté d’expression quelques jours plus tôt, dans le cadre d’un débat sur leur publication par Charlie Hebdo, a précisé le procureur.

La demi-sœur de ce parent d’élève a rejoint l’organisation Etat islamique en 2014 en Syrie et elle est recherchée par la justice antiterroriste tandis que le deuxième homme est connu des services de renseignement, contrairement à l’auteur des faits, a souligné Jean-François Ricard.

“Ce qui s’est passé a des racines. Ces racines, c’est la haine et c’est la haine de la République. Il y a clairement des ennemis de la République, contre la République et donc contre l’école parce que l’école c’est la colonne vertébrale de la République”, a dit le ministre de l’Education.

Face à ce constat, il a annoncé que, outre l’hommage national au professeur tué, “il y aura un cadrage national strict, puissant, fort pour le travail éducatif et pédagogique que nous devrons faire avec tous nos élèves” à partir de la rentrée, lors de laquelle une minute de silence devrait être observée en hommage à la victime.

Il s’agira de faire en sorte “que chaque enfant comprenne qu’il a de la chance d’être un enfant de France, la chance d’être à l’école de la République, la chance aussi de pouvoir vivre en démocratie et en République”.

S’adressant aux parents, Jean-Michel Blanquer a lancé un appel à “l’unité du monde adulte” pour la défense des valeurs de la République, notamment la “laïcité qui est synonyme de liberté, parce que c’est la laïcité qui est le socle de nos valeurs et qui nous permet de faire valoir l’ensemble des autres principes de liberté, d’égalité et de fraternité”.

Axa et restaurateurs : les tribunaux de commerce dans le potage

Axa et restaurateurs : les tribunaux de commerce dans le potage

Sur la question de l’indemnisation des restaurateurs, les décisions des tribunaux de commerce sont pour le moins contradictoires. Ce n’est pas la première fois que ces tribunaux émettent des jugements très approximatifs en fonction des pressions des uns et des autres.

 

À plusieurs reprises ces tribunaux se sont prononcés pour l’indemnisation des restaurateurs victimes des conséquences du Coronavirus et se sont contredits ailleurs. À Marseille par exemple cette fois le tribunal s’est prononcé pour l’indemnisation.

L’assureur Axa a été condamné à garantir les pertes financières provoquées par le confinement de deux restaurateurs marseillais, selon une décision du tribunal de commerce consultée vendredi par l’AFP que l’assureur estime «incompréhensible» au vu de décisions récentes.

En revanche au moins trois de ses confrères dont le chef étoilé Michel Sarran à Toulouse avaient été déboutés dans des dossiers similaires. Mardi, le tribunal de Bordeaux avait donné raison à Axa, estimant que le commerçant qui l’attaquait n’était «assuré qu’en cas d’épidémie au sein du restaurant».

Le ministre de l’économie qui commence enfin à s’intéresser à l’affaire a prudemment déclaré que les restaurateurs seraient indemnisés mais dans le futur, sous-entendu pas pour cette crise du Corona virus.

 

Biocarburants et huile de palme: les députés votent contre l’utilisation des résidus

Biocarburants et huile de palme: les députés votent contre l’utilisation des résidus

L’Assemblée nationale s’est un peu révoltée pour refuser que l’huile  des résidus  de palme puisse être considérée comme des bio carburants. Pas étonnant,  le développement de l’ huile de palme constitue une véritable opération de destruction des forêts et des écosystèmes. Contre l’avis du gouvernement, les députés ont donc voté vendredi soir pour exclure les résidus d’huile de palme et les produits à base d’huile de soja des biocarburants bénéficiant d’incitations fiscales. Il ne s’agit toutefois que d’un vote en première lecture lors du projet de loi de finances 2021, qui doit encore être examiné par le Sénat et faire l’objet d’une navette parlementaire.

Le recours à l’huile de palme importée est dénoncé par les ONG environnementales car sa culture extensive alimente la déforestation. Concernant les résidus, le rapporteur du budget, Laurent Saint-Martin (LREM), a souligné qu’il n’y avait pas «d’action supplémentaire de déforestation. De toute façon, la production d’huile de palme alimentaire est la même. Que ce soit utilisé pour du biocarburant ne devrait pas nous poser problème». Une affirmation totalement irresponsable de la part du très mondain Laurent Saint-Martin qui évidemment n’y connaît rien.

. L’amendement voté propose aussi d’exclure les produits à base d’huile de soja de la liste des biocarburants. «Il va falloir accompagner la filière et expliquer comment ça va se passer» ! a mis en garde Laurent Saint-Martin (LREM).

Stopper l’urbanisme étouffant

Stopper l’urbanisme étouffant

 

 

Pour lutter contre la vulnérabilité des sociétés industrielles mise en évidence par la pandémie de Covid-19, l’essayiste, Agnès Sinaï,   propose,dans une tribune au « Monde », d’endiguer la course à la démesure engagée par les métropoles, et de permettre une « déconcentration démographique ».

 

Tribune.

 

De Wuhan au Grand Paris, les métropoles sont engagées dans une course à la démesure. Cette fuite en avant s’apparente à l’image de la Reine rouge, dans Alice au pays des merveilles, qui court pour rester à la même place : produire toujours plus d’algorithmes pour actionner des véhicules autonomes gorgés de data plutôt qu’organiser des transports low-tech ; construire des villes dites « intelligentes », irriguées par la 5G, au prix d’une surveillance de masse orwellienne ; dépenser toujours plus d’énergie pour servir les actionnaires de l’économie financière plutôt qu’investir dans les services publics et la culture ; maintenir à tout prix une croissance absurde quitte à dévaster le socle du vivant.

Signal d’alarme

C’est cette course folle – que l’épidémie mondiale de Covid-19 remet profondément en question – qu’il faut interrompre. La propagation du virus est un marqueur du dépassement des limites et des seuils écologiques, mais aussi de l’imbrication des établissements humains dans la chaîne du vivant. Nos cités gigantesques reposent, pour leur approvisionnement, sur un vaste système de transport mondial de marchandises, créé grâce à des carburants bon marché. Il s’agit là d’un urbanisme de la congestion.

La vision d’un Grand Paris toujours plus étendu au nom de la compétitivité, aux proportions inhumaines et aux réseaux saturés, va se heurter à des vulnérabilités croissantes. Car la pandémie actuelle est la manifestation inquiétante d’une rétroaction, le signal d’alarme d’un dysfonctionnement plus vaste et plus sourd qui pourrait emporter dans le chaos nos sociétés industrielles aussi assoiffées d’énergie qu’inégalitaires. Certaines dépendances fortes – comme la dépendance au pétrole pour l’automobile et le transport de marchandises – sont susceptibles de provoquer un effondrement futur du système. Il faudrait réduire, par anticipation, ces vulnérabilités.

Mettre fin à la démesure

L’imaginaire métropolitain doit donc être relayé par un nouveau paradigme, fondé sur la déconcentration démographique et sur le développement de réseaux de production locaux. Il est impératif de redimensionner les échelles, de mettre fin à la démesure par de nouvelles formes de politiques territoriales ancrées dans le soin des paysages et œuvrant au retour de la diversité du vivant, en prévision des bouleversements climatiques à venir. L’urbanisation a atteint son seuil maximal de contre-productivité – comme en témoigne, avec le confinement du printemps, la proportion non négligeable d’habitants de la région francilienne qui en est partie de sa propre initiative. Il s’agit du début d’un phénomène de contre-exode urbain qui pourrait se poursuivre et s’accentuer au cours de la seconde moitié du XXIe siècle. Une révolution anthropologique posturbaine est en train d’émerger.

Droits de douane augmentés sur Boeing 737 et le ketchup ?

Droits de douane augmentés sur Boeing 737 et le ketchup ?

 

 

 

En réplique aux mesures américaines prises pour augmenter les droits de douane des produits importés d’Europe notamment récemment sur l’aluminium, l’Union économique propose des taxes douanières supplémentaires sur les Boeing-737 et le ketchup américain.

Les mesures de rétorsion de leur porteraient sur un volume de l’ordre de 4 milliards de produits tandis que les Américains, eux, ont taxé  pour 7 milliards de produits. Parmi les sujets de conflit, il y a notamment les aides au secteur aéronautique. Les américains confortés d’ailleurs par l’OMC considèrent qui’Airbus a bénéficié de soutiens indus de la part des Etats.

La France, comme l’Europe, espèrent arriver à une désescalade de ce conflit qui dure depuis 14 ans et qui avait été une première fois tranché par l’OMC, le 2 octobre dernier. L’organisation avait estimé que certains pays membres de l’UE, en particulier l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Espagne et la France, avaient attribué des subventions à l’avionneur européen Airbus, faussant la concurrence avec l’américain Boeing. En guise de sanction, elle avait autorisé les États-Unis à imposer des droits de douane supplémentaires. L’Europe avait appelé outre-Atlantique à mettre fin à ces surtaxes et ne pas les alourdir, en vain. Elle avait donc promis une revanche si elle obtenait le feu vert de l’OMC, ce qui semble en passe d’être le cas.

Croissance : tassement en Europe et en France (BCE)

Croissance : tassement en Europe et en France (BCE)

“Les indicateurs suggèrent que (l’économie, ndlr) est en train de perdre de son élan”, a  dit dans un entretien réalisé par l’Institute for International Finance (IIF) le vice-président de la BCE, Luis de Guindos

“Notre réaction sera cohérente avec l’évolution de la situation”, a-t-il ajouté. “Nous aurons de nouvelles prévisions en décembre et nous évaluerons de quelle manière les mesures sont adaptées aux nouvelles prévisions mais nous n’avons pas de date concrète (…) et nous faisons cela en continu”, a-t-il expliqué.

Les indicateurs Markit avait déjà constaté que contrairement aux attentes du mois d’août, la reprise n’était pas au rendez-vous au niveau attendu en septembre et que le dernier trimestre risquait d’être mauvais. Après cette publication des indicateurs  Markit concernant les perspectives économiques de toute l’Europe y compris la France, l’INSEE a repris  à son compte la tendance baissière signalée en septembre et qui pourrait se poursuivre jusqu’à la fin de l’année. En clair, la croissance du quatrième trimestre pourrait être de zéro voire négative Contrairement à ce qui était affirmé au mois d’août il n’y a pas de véritable reprise et l’ensemble de l’année devrait accuser pour la France une baisse du PIB de 9 à 10 %. Le problème c’est que l’INSEE attribue quasi exclusivement cette inversion de tendance à la crise sanitaire

Comme depuis le début de la crise sanitaire, c’est l’évolution de l’épidémie qui devrait en grande partie conditionner celle de l’activité économique des tout prochains mois”, indique l’Institut national de la statistique dans sa note de conjoncture du mois d’octobre publiée mardi.

Or la crise sanitaire indiscutable n’est pas le seul facteur explicatif. Il y a d’une manière générale, en France surtout, un manque de confiance générale qui se traduit par un attentisme des consommateurs mais aussi en matière d’investissements dans les entreprises. Pour preuve,  comment expliquer que la baisse de la croissance de la France en 2020 sera à peu près le double de celle de l’Allemagne alors que dans le même temps jamais l’épargne n’aura connue un tel niveau. Environ 100 milliards auront été mis de côté par des épargnants qui diffèrent ou annulent leurs prévisions de dépenses notamment en matière d’équipement.

De leur côté les entreprises françaises ne distinguent pas clairement les objectifs du plan de relance dont on aura d’ailleurs beaucoup de mal à solliciter la totalité de l’enveloppe. En outre les effets immédiats de ce plan de relance seront très marginaux et il faudra attendre mi 2021 pour commencer à mesurer son influence..

Les enquêtes de conjoncture signalent une activité en retrait et certains autres indicateurs, comme les montants agrégés de transactions par carte bancaire, suggèrent un ralentissement de la consommation des ménages le mois dernier, signale l’INSEE.

“Dans un scénario où, au quatrième trimestre, les services les plus affectés (hôtellerie-restauration, services de transport, activités récréatives et de loisirs) reviendraient, après une embellie durant l’été, à leur niveau d’activité de juin dernier et où l’investissement resterait, par attentisme, à un niveau proche de celui du troisième trimestre, la croissance serait nulle en fin d’année”, estime l’Insee.

L’institut prévient toutefois qu’un “durcissement durable” des restrictions sanitaires pourrait provoquer une nouvelle contraction du PIB au quatrième trimestre.“Inversement, si la situation sanitaire se stabilisait, l’évolution du PIB pourrait être positive en fin d’année”, ajoute l’Insee.

L’institut prévoit un rebond de 16% du PIB au troisième trimestre après une chute de 13,8% au deuxième et un repli de 5,9% au premier.

Pour l’ensemble de l’année, sa prévision est inchangée avec une contraction attendue du PIB de l’ordre de 9%.

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