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Coronavirus : L’efficacité du Remdesivir contre le virus ou la féroce bataille de fric des labos

Coronavirus : L’efficacité du Remdesivir contre le virus ou la féroce bataille de fric  des labos

 

Indéniablement les chercheurs sont lancés dans une guerre de recherche à la fois pour traiter le Coronavirus et au-delà trouver un vaccin. Parallèlement,  une guerre est engagée  entre les industries pharmaceutiques qui souhaitent imposer que coûte leur remède y compris en faisant fi des études épidémiologiques et des procédures de validation. Ainsi en est-il du remdesivir produit de l’industrie américaine (Gilead) . Mais ce remède miracle revendiqué par l’industrie américaine ne semble pas plus efficace qu’un placebo.

Pour l’instant, pour les résultats positifs, il faut s’en remettre à un communiqué de Gilead. Les Instituts de santé américains ont indiqué à l’AFP qu’une « annonce » serait faite dans la journée de mercredi, peut-être lors d’un briefing sur le nouveau coronavirus à la Maison Blanche.

« Gilead Sciences a connaissance de données positives émanant de l’étude conduite par l’Institut national des allergies et maladies infectieuses sur son médicament antiviral remdesivir pour le traitement du Covid-19″, a indiqué la société.

« Positif » signifie que les malades traités se sont rétablis plus vite, selon les objectifs déclarés de l’étude, mais on ignore encore les chiffres.

Le directeur de l’Institut des maladies infectieuses, Anthony Fauci, s’est montré prudemment optimiste mercredi. Ce n’est pas une victoire par K.-O., a-t-il dit dans le Bureau ovale à côté du président Donald Trump, mais c’est une « importante preuve de concept ».

La mortalité du groupe témoin serait de 11%, contre 8% dans le groupe remdesivir, selon Anthony Fauci.

« C’est très positif », a résumé Donald Trump.

Cet essai clinique américain avait commencé le 21 février et devait inclure 800 malades du Covid-19 aux Etats-Unis et dans d’autres pays.

Ni les patients, ni les médecins ne savaient si la solution injectée par intraveineuse était le remdesivir ou le placebo, qui ressemblait au médicament mais ne contenait que des ingrédients inactifs.

De multiples essais cliniques sont en cours en Europe, en Asie et aux Etats-Unis pour trouver un traitement efficace contre le Covid-19. Le remdesivir est l’une des thérapies testées, aux côtés d’autres antiviraux ou encore de l’hydroxychloroquine.

Pour l’instant, seule l’étude chinoise, menée du 6 février au 12 mars dans dix hôpitaux de Wuhan, a été dûment évaluée et publiée. Ses résultats avaient fuité le 23 avril brièvement sur le site de l’Organisation mondiale de la Santé.

237 malades avaient participé, dont deux tiers traités par le remdesivir. Les médecins voulaient plus de 450 participants, mais la pandémie s’est arrêtée à Wuhan avant d’avoir pu atteindre ce nombre.

« Le traitement par remdesivir n’accélère pas la guérison ni ne réduit la mortalité liée au Covid-19 par rapport à un placebo », selon un résumé de l’étude, publiée par The Lancet.

« Malheureusement, notre essai a montré que bien que sûr et bien toléré, le remdesivir n’a pas montré de bénéfice significatif par rapport au placebo », a commenté l’auteur principal de l’étude, le professeur Bin Cao, cité dans un communiqué du Lancet.

Pour trouver une thérapie efficace, il faut aussi s’intéresser au dosage.

Gilead a à ce sujet rendu publics mercredi des résultats d’un essai clinique appelé SIMPLE, qui visait à comparer deux différentes doses de remdesivir.

Coronavirus : le remdesivir, premier traitement anti-Covid autorisé en Europe

 

Pour mieux comprendre la concurrence que se livre le traitement remdesivir de l’industriel pharmaceutique américain Gilead, il faut intégrer le prix. Le fameux   remdesivir  qui n’a pas fait davantage la preuve de son efficacité que la chloroquine a un prix d’environ 2200 $ alors que la chloroquine ( vieille molécule)  ne coûte que quelques dollars à peine . Après les autorités américaines, et un travail intensif lieu de lobbying de l’Américain Gilead( et des experts proches de Gilead,)    c’était au tour de la Commission européenne d’autoriser « la mise sur le marché conditionnelle » du remdesivir (nom commercial Veklury) pour traiter les patients de plus de 12 ans atteints de coronavirus nécessitant le recours à l’oxygène.

Le feu vert de la Commission intervient moins d’un mois après le dépôt de la demande et une semaine après la recommandation du CHMP (Comité évaluant les médicaments) et l’aval des Etats membres, contre 67 jours normalement. Le remdesivir est ainsi le « premier médicament autorisé dans l’Union européenne contre le Covid-19 », précise l’exécutif européen.

La mise sur le marché conditionnelle est un mécanisme réglementaire européen permettant la commercialisation accélérée de médicaments sur la base de données moins complètes, si les bénéfices l’emportent sur les risques dans un contexte de menace pour la santé publique, et lorsqu’il n’y a pas d’alternative. Le laboratoire n’est pas pour autant dispensé d’études complémentaires.

Le remdesivir devrait ainsi théoriquement être disponible dès samedi mais, dans la plupart des pays, un délai supplémentaire est nécessaire pour fixer le prix. Gilead a annoncé en début de semaine qu’il le mettait à disposition de tous les pays développés au même prix de 2.340 dollars, soit 2.081 euros.

En France, le remdesivir va être soumis à la procédure habituelle, qui comporte une évaluation du médicament par la Haute Autorité de Santé, puis une négociation avec le Comité Economique des Produits de Santé pour tenter d’obtenir un prix inférieur à celui affiché par Gilead.

 

Cette procédure, souvent longue (parfois plus d’un an) retarde l’arrivée sur le marché des médicaments dans l’Hexagone. Toutefois, compte tenu de la nature du besoin et de l’absence d’alternative, le processus pourrait être accéléré pour le remdesivir. Jusqu’à présent, les patients qui avaient pu être traités avec ce médicament l’ont été dans le cadre d’essai cliniques ou de protocole compassionnels (avant validation par un essai clinique, en cas d’urgence).

De son côté, Gilead veut exploiter tout le potentiel de sa molécule. Il vient d’obtenir le feu vert des autorités américaines pour commencer un essai clinique avec une version inhalée du médicament, jusque-là injectable. Si cette formulation se montrait efficace, cela permettrait une utilisation hors de l’hôpital et à des stades plus précoces de la maladie. Gilead prévoit ainsi de commencer en août un essai incluant 50 enfants et adolescents présentant des formes modérées à sévère de la maladie, dans plus de trente lieux aux Etats-Unis et en Europe.

Si les cas graves de la maladie chez les moins de 21 ans sont rares, ils peuvent entraîner chez 2 pour 100.000 d’entre eux, une maladie inflammatoire appelée « syndrome multi-inflammatoire chez les enfants » ou « Kawasaki like ». D’où l’intérêt de prévenir les formes graves. Enfin, Gilead prévoit également de tester le remdesivir en combinaison avec des médicaments anti inflammatoires tels que l’Olumiant de Lilly ou l’Actemra de Roche, mais aussi la dexamethasone.

 

«Macron: la stratégie du sauve qui peut ?

«Macron: la stratégie du sauve qui peut ?

 

Chloé Morin, analyste de l’opinion, est experte associée à la Fondation Jean-Jaurès analyse les risques que prend Macron en se nommant de fait à Matignon.

 » Les heures qui ont suivi la nomination de notre nouveau Premier ministre se sont muées en chasse au trésor pour les commentateurs : quel sens pouvait avoir ce remaniement ? Pourquoi remplacer un Premier ministre populaire, somme toute efficace, et qui a toujours dit sa loyauté au Président ?

A ce stade, il faut avouer que cela n’est pas encore très clair.

Parmi les hypothèses qui semblent se dégager, il en est une qui intrigue : l’idée serait de nommer un « gaulliste » certes, mais « social » et proche des territoires. L’accent, ici, n’est pas une anecdote, c’est même un personnage central de l’histoire qui va s’écrire : il vient mettre du soleil et de la couleur sur le costume gris, conférer une certaine bonhomie au « technicien ». On imagine déjà l’homme bon vivant, « proche des gens », « enraciné » comme on dit. Ayant « l’esprit ouvert », comme l’a dit son prédécesseur dans un hommage appuyé, le sens du dialogue.

Bref, l’inverse de nombreux traits de caractère prêtés au Président depuis plusieurs mois : « déconnecté » du quotidien, et surtout de celui des « provinciaux », appartenant à une élite parisienne et intellectuelle un peu trop arrogante, et séducteur – mais le problème des séducteurs c’est qu’ils s’aiment davantage que ceux qu’ils cherchent à séduire…

Ici, le pari semble être celui de la complémentarité. Une complémentarité bénéfique au Président, s’entend.

C’est un pari qui, dans un passé qui commence à s’éloigner, a pu fonctionner. Surtout en période de cohabitation. En réalité, compte tenu de la configuration institutionnelle imposée par les réformes des années 2000 – passage du septennat au quinquennat, et inversion du calendrier électoral, qui font que tout découle du Président et que plus aucune cohabitation n’est possible -, il est fort probable que ce pari de la complémentarité soit illusoire.

Illusoire, car tout procède, aux yeux des Français, du Président. Ils ont, de ce point de vue, parfaitement intégré que le Premier ministre et le gouvernement rendent des comptes au Président, décideur en dernier ressort. Et que les députés de la majorité sont des « obligés », car élus dans la foulée de l’élection du Président, sur son nom plus que sur l’étiquette de leur parti (c’est encore plus vrai de Macron, évidemment, que du PS et de LR), et lui devant leurs perspectives de réélections.

Il y a donc de grands risques que, au lieu de « rééquilibrer » les perceptions, le Jean Castex décrit plus haut – si telle devait être l’image qu’en adopteront les Français – ne vienne simplement confirmer, en creux, les critiques préexistantes adressées à Emmanuel Macron. Et rien n’empêche même que, comme son prédécesseur, il en vienne à être populaire. Justement par contraste.

Parce qu’il serait stable, là où Macron est considéré comme flottant ou zigzaguant.

Parce qu’il serait proche, là où Macron semble parfois planer loin des contingences du quotidien, humble là où l’audace Présidentielle passe de plus en plus souvent pour de l’arrogance.

Mais surtout, parce que les Français continueront à se dire que le Président décide de tout, et qu’il est donc responsable, seul, de tous les maux du pays.

En réalité, si c’était réellement la complémentarité que le Président recherchait, alors il eût mieux fait d’engager une réforme institutionnelle permettant un meilleur partage des pouvoirs – notamment en faveur d’un Parlement qui perd chaque jour un peu plus de son utilité aux yeux des Français, alors même que nous n’avons jamais tant eu besoin de dialogue, de compromis, d’inscription dans le temps long. Au lieu de cela, le Président va au bout de la logique présidentialiste.

Il faut donc sans doute lire ce choix comme un pari à pile ou face sur les 18 mois qui viennent : s’il gagne, il sera seul à emporter la mise ; s’il perd, il sera vu comme seul et unique responsable. »

 

Information judiciaire demandée contre Philippe, Buzyn et Véran : du vent

Information judiciaire demandée contre Philippe, Buzyn et Véran : du vent

La plupart des médias reprennent  en chœur l’information relative au lancement d’une information judiciaire contre Édouard Philippe, Buzyn et Véran à propos de la gestion de la crise sanitaire. Mais évidemment cette information judiciaire a été confiée à la cour de justice de la république, institution particulièrement bienveillante à l’égard de membres du gouvernement et qui n’a jamais pris la moindre sanction significative et pour cause. C’est une justice d’exception puisque la cour est composée de neuf politiques et de trois magistrats.

 

Au pire ( comme pour la présidente actuelle de la BC, Christine Lagarde dans l’affaire tapie) , la cour de justice de la république fera les gros yeux aux intéressés si des fautes y compris graves leur étaient imputées. La commission des requêtes de la Cour de justice de la République a donc annoncé vendredi avoir transmis au procureur général près la Cour de cassation neuf plaintes contre Edouard Philippe, Agnès Buzyn et Olivier Véran en vue de l’ouverture d’une information judiciaire pour leur gestion de l’épidémie provoquée par le nouveau coronavirus en France.

Edouard Philippe, Premier ministre jusque ce vendredi, Agnès Buzyn et Olivier Véran, qui se sont succédé au ministère de la Santé, sont visés par des plaintes pour “abstention de combattre un sinistre”.

“Il appartient désormais au procureur général – lié par les termes de cette décision – d’ouvrir une information judiciaire à l’encontre de M. Edouard Philippe, de Mme Agnès Buzyn et de M. Olivier Véran”, écrit la Cour de justice de la République dans un communiqué.

La Cour de justice de la République précise que le délit cité est passible de deux ans d’emprisonnement et de 30.000 euros d’amende. Une précision qui s’impose car la cour de justice n’a pratiquement jamais puni personne.

Haro sur Raoult du Conseil scientifique et de l’HAS

Haro sur Raoult  du Conseil scientifique et de l’HAS

 

Un guerre de gros sous ! On comprend évidemment que certaines institutions et certains mandarins réagissent avec vigueur après les propos du professeur Raoult de Marseille concernant la crise sanitaire. Ce dernier a en effet nettement dénoncé l’incompétence de nombre de responsables, voir leurs liens de consanguinité avec des industries pharmaceutiques qui les financent. Le professeur Raoult a même parlé de liens financiers entre ces industries pharmaceutiques et certains de ces experts. En clair il a mis en cause les conflits d’intérêts qui expliquent d’ailleurs l’ampleur des controverses et même la haine qu’a suscité  le professeur Raoult chez certains de ses confrères.

Il faut dire qu’il s’agit sans doute de questions d’ego et de lutte entre des mandarins en recherche de poste prestigieux mais aussi et surtout de questions économiques. Que peut peser en effet l’IHU du professeur Raoult ? Quelques dizaines de millions pas plus face à la déferlante de la puissante industrie américaine Gilead qui s’en étude pourtant probante vient d’obtenir de leur la diffusion de son médicament remdesivir même si aucune étude n’a démontré la plus grande efficacité que la chloroquine ( voir sur WIKI).  Mais Gilead, c’est 100 milliards de chiffres d’affaires et des milliards de dividendes. Nombre de labos et d’experts mangent dans cette gamelle de financement par les industries pharmaceutiques. Et les querelles méthodologiques, souvent incompréhensibles, sont aussi là pour rendre  encore plus opaque les évaluations. Témoin le fait que plus grande revue scientifique the Lancet a avoué s’être complètement plantée à propos de ces évaluations.

Affaire Fillon: «aucune instruction du pouvoir exécutif», ( procureure générale de Paris)

Affaire Fillon: «aucune instruction du pouvoir exécutif», ( procureure générale de Paris)

Catherine Champrenault , interrogée tant dans le cadre de la commission d’enquête parlementaire,sur les informations qu’elle a reçu de la part du parquet national financier, la procureure générale tient à préciser qu’elle n’a reçu « dans l’affaire Fillon comme dans tous les autres dossiers relevant de mon contrôle hiérarchique aucune instruction de la direction des affaires criminelles et des grâces (DACG) ». Et d’insister : elle n’a reçu « aucune instruction du pouvoir exécutif » et qu’elle n’a « jamais, jamais relayé une demande du garde des Sceaux (…) pour influer sur le traitement des procédures ».

Exercices militaires chinois : critique du Pentagone

Exercices militaires chinois : critique du Pentagone

 «Le ministère de la Défense est préoccupé par la décision de la Chine de mener des exercices militaires autour de l’archipel des Paracels, en mer de Chine méridionale, du 1er au 5 juillet», a indiqué le Pentagone dans un communiqué. Ces activités «déstabiliseront encore davantage la situation» dans cette zone revendiquée par la Chine mais aussi par le Vietnam et Taïwan.

«Ces exercices violent en outre les engagements pris par la Chine dans la Déclaration sur la conduite des parties en mer de Chine méridionale de 2002», rappelle Washington. Ce texte signé par les pays de l’Asean (l’Association des nations d’Asie du sud-est) prévoyait que toutes les parties «éviteraient des activités susceptibles de compliquer ou d’aggraver les différends et de menacer la paix et la sécurité», note l’armée américaine. Ce n’est que «le dernier d’une longue série d’agissements de la Chine pour faire valoir des revendications maritimes illégales et désavantager ses voisins asiatiques en mer de Chine méridionale», poursuit le communiqué.

. Les Paracels sont des îles situées au large de la Chine et du Vietnam, revendiquées par ces deux pays et par Taïwan. Elles sont contrôlées depuis plus de 40 ans par Pékin, qui les a militarisées en y installant notamment des missiles. L’US Navy patrouille régulièrement à proximité de cet archipel et de celui des Spratleys, plus au sud, pour affirmer la liberté de navigation dans les eaux internationales, au grand dam de la Chine qui proteste régulièrement.

Remaniement: Macron à la pêche aux personnalités du parti républicain

 

Les municipales ont confirmé le désastre du parti de Macron qui a subi une véritable catastrophe électorale (Édouard Philippe excepté !). Il se confirme que Macron ne dispose pas dans son parti de personnalités susceptibles d’ouvrir le champ des sensibilités. De ce point de vue, le recours à des personnalités dites du monde civil (pourquoi ce terme on se demande pourquoi ?) se solde par un échec global assez retentissant.

Le dernier en date étant  celui sans doute de l’ancienne ministre de la santé Agnès Buzyn visiblement complètement perdue dans ses responsabilités de ministre tout autant que dans sa campagne électorale municipale à Paris. Macron va être tenté d’aller piocher dans les effectifs des républicains d’autant que certains piaffent déjà d’impatience d’être enfin ministre. Le président de la république sera bien contraint de prendre quelques responsables de la république en marche mais il manque sérieusement d’épaisseur politique chez les candidats potentiels. En outre et surtout, le véritable soutien politique de Macron se situe désormais au sein des électeurs du parti républicain.

Macron a perdu définitivement les électeurs de gauche et il n’est plus soutenu en réalité que par le parti républicain et ses proches. Faute de parti présidentiel, Macron va continuer donc de déshabiller les républicains, devenant même sans doute leur candidat officiel en 2022 à moins que d’ici là sa perte de crédibilité n’hypothèque cette possibilité. Auquel cas évidemment Édouard Philippe pourrait se tenir en embuscade lui qui fait officiellement le lien aussi bien entre les partisans d’En marche que les partisans des républicains.

Trois ans après le départ d’élus LR pour rejoindre Emmanuel Macron, Les Républicains se surveillent: d’autres parlementaires ou maires pourraient-ils rejoindre un prochain gouvernement? Le séisme serait-il le même qu’en pleine campagne présidentielle? 

«Il y a toujours des hommes et des femmes qui peuvent être impressionnés par le pouvoir, expliquait lundi soir Bruno Retailleau sur le plateau d’“Audition publique”.

Moral des ménages américains : du mieux mais moins bien qu’attendu

Moral des ménages américains :  du mieux mais moins bien qu’attendu

 

Le moral des ménages américains s’est amélioré un peu moins fortement qu’estimé initialement en juin, montrent vendredi les résultats définitifs de l’enquête mensuelle de l’Université du Michigan.

Son indice de confiance est remonté à 78,1 après 72,3 en mai et une première estimation publiée il y a deux semaines à 78,9.

Les économistes et analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre définitif de 79,0.

Le sous-indice mesurant le jugement des consommateurs sur leur situation actuelle s’établit à 87,1 en juin après 82,3 le mois précédent et 87,8 en première estimation.

Celui qui mesure l’évolution de leurs anticipations a également moins augmenté qu’en première lecture, à 72,3. La première estimation le donnait à 73,1 après 65,9 pour le mois de mai.

La science face à la complexité du vivant

La science est balbutiante face à la complexité du vivant

La philosophe, Isabelle Stengers ,  considère, dans un entretien au « Monde », que la crise sanitaire a révélé l’incapacité du pouvoir politique et des « experts » à sortir de l’idéalisme de la croissance et à penser la réalité qui nous attend.

Isabelle Stengers est professeure de philosophie des sciences, retraitée de l’Université libre de Bruxelles. Après avoir longtemps étudié la construction des discours et des concepts scientifiques et les relations entre sciences et pouvoirs (L’Invention des sciences modernes, La Découverte, 1993), elle analyse les risques que l’idéal scientifico-capitaliste fait courir au vivant (Au temps des catastrophes. Résister à la barbarie qui vient, La Découverte, 2008) et s’engage dans un combat intellectuel pour une refondation des rapports sociaux et biologiques (Réactiver le sens commun. Lecture de Whitehead en temps de débâcle, La Découverte, 208 pages, 18 euros) à partir de la pensée du mathématicien britannique Alfred North Whitehead (1861-1947).

Que nous montre le coup d’arrêt provoqué par le virus sur la fragilité du système global de croissance ?

Le premier trait de l’événement pandémique est le rapport étonnant qu’il établit entre le local et le global. Bien qu’il ait partie liée avec les désordres écologiques que provoque l’exploitation tous azimuts du vivant et de son milieu, cet événement a pour point de départ une affaire hyper-locale : un être, qui n’existe que pour cette éventualité rare, rencontre un hôte accueillant, avec lequel, grâce auquel, il pourra participer à l’aventure de la vie.

Une telle rencontre est parfaitement contingente, même si les virus ne cessent de muter, c’est-à-dire d’en augmenter la probabilité. Mais elle a ouvert à celui-ci un destin étonnant, bien différent de celui de ses cousins, qui participent de manière plus ou moins pacifique à la vie de chauve-souris ou de pangolins. Ce qui, pour le virus, est l’accomplissement de sa vocation première et dernière, a réussi à susciter ce qu’a été incapable de provoquer une menace qui, elle, est globale et prévisible : celle du désastre climatique dont les signes avant-coureurs se multiplient aujourd’hui. Certes, des catastrophes se succèdent désormais, imposant le fait qu’il y a « comme un problème », mais il semble entendu que celui-ci devra se résoudre dans le respect de l’impératif de croissance. Quoi que ce soit d’autre est inconcevable. La réussite virale a pourtant provoqué l’inconcevable.

Il y a un contraste assez sidérant entre le désordre climatique, explicable, implacable et indifférent à ses conséquences, et le virus, prince de l’opportunisme, qui n’existe que grâce aux conséquences qu’il provoque, mais sans les expliquer. Car le virus n’explique pas les effets de la rencontre, et encore moins l’« arrêt » sinon du monde, en tout cas de tout ce que ce monde fait circuler. C’est bien plutôt ce monde qui s’est bloqué à son épreuve. Panique générale, sauf en Afrique, où les épidémies, on connaît.

 

La fin du PIB (Joseph Stiglitz) ?

La  fin du  PIB (Joseph Stiglitz)

Le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz estime que le coronavirus a révélé au grand jour que l’économie mondiale tournait sans roue de secours et plaidé pour une meilleure mesure de la santé économique d’un pays que le PIB, dans un entretien avec l’AFP. Or dans le pipe classique une voiture sans roue de secours est plus efficace qu’une voiture avec. Le prix Nobel d’économie aurait pu ajouter une autre contradiction à savoir justement dans le domaine des accidents de circulation que plus l’accidentologie augmente et plus le pipe progresse aussi du faite des réparations notamment matérielles qu’elle provoque

 

Le discours des politiques étant imprégné par l’idée de relance «verte», Joseph Stiglitz affirme qu’il faudrait «réfléchir au type d’économie dont nous voulons après cette pandémie». «Et il ne faudrait pas se contenter de revenir là où nous étions. Nous savions alors et nous savons d’autant plus aujourd’hui que cet équilibre comportait beaucoup d’iniquités et d’inégalités. Ce qu’il nous faut donc faire, c’est mener l’économie dans une direction qui reflète toutes ces préoccupations. Le PIB n’est pas une bonne mesure. Le PIB ne prend pas en compte les inégalités, le manque de résilience, le manque de durabilité.»

Joseph Stiglitz ajoute que «l’indicateur le plus important est l’impact des émissions de gaz à effet de serre. Pas seulement le CO2, mais aussi le méthane. Ils ont chacun des dimensions différentes, comme leur durée de vie et leur puissance. Ces dernières années, nous en avons appris davantage sur les multiples manifestations du changement climatique, par exemple sur la manière dont il va affecter les événements météorologiques extrêmes. Ce que nous avons appris, c’est la complexité du changement climatique lui-même.»

 

Cependant, le PIB reste l’indicateur clé pour évaluer le succès de toute politique, et il se pourrait que l’évolution vers un nouveau modèle de croissance soit influencée par les outils que nous utilisons pour la mesurer. Le Prix Nobel de l’économie pense en effet que «les indicateurs sont importants à deux égards. Dans notre nouveau rapport (pour l’OCDE), nous avons souligné que si nous avions eu de meilleures mesures, nous aurions eu une meilleure idée des dommages que la crise de 2008 était en train de causer. Plus largement, nous devrions travailler à une meilleure mesure de la santé de l’économie, pour savoir dans quelle mesure nos politiques de relance améliorent réellement nos sociétés.»

Selon Joseph Stiglitz, l’accent mis sur le PIB n’a pas permis de réaliser le manque de résilience de la société. «Il ne nous a pas permis de calculer la force de notre économie», dit-il. «Pour faire simple, il y a une grande différence entre le fait qu’une voiture ait une roue de secours ou non. Mais dans la façon dont nous mesurons le PIB, une voiture sans roue de secours est plus efficace qu’une voiture avec une roue de secours: elle coûte moins cher.»

«Nous avons créé une économie sans roue de secours, sans lits d’hôpitaux supplémentaires, nous ne nous sommes pas préparés à la pandémie, nous n’avons pas fait beaucoup de choses qui nous auraient permis de répondre à la pandémie. Ce n’est pas que nous aurions pu l’empêcher, mais nous aurions pu avoir une économie beaucoup plus résiliente, plus apte à réagir, et cela, je crois que nos statistiques ne nous le disent pas.», ajoute-t-il.

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Sur la relance «verte», Joseph Stiglitz se dit «plein d’espoir, surtout en Europe». Mais il précise : «nous devons continuer à travailler. Le monde a pris l’engagement d’être neutre en carbone d’ici à 2050. Je pense que c’est réalisable. C’est une étape très positive, mais ce n’est pas suffisant d’avoir cette aspiration, il faut commencer à dépenser l’argent. Et évidemment la pandémie nous incite à commencer à dépenser cet argent.»

«Nous devons aider les gens à se reconvertir, les diriger vers d’autres emplois, comme vendeur de panneaux solaires», explique l’économiste américain. «Ne pas faire cette transition aurait un coût extrêmement élevé pour le monde. Nous devons donc reconnaître que certains individus seront plus mal lotis. Nous devrons absolument veiller à ce qu’ils soient correctement protégés et à les aider à se diriger vers d’autres secteurs de production.»

Sarkozy : les révélations du parquet financier vont encore enfumer les dossiers Sarkozy

Sarkozy: les révélations du parquet financier vont encore enfumer les dossiers Sarkozy

Il est clair que la révélation d’enquête menée auprès d’avocats par le parquet national financier va complexifier le dossiers Sarkozy. En droit en effet,  l’institution juridique, parquet national financier ou non, ne peut en effet faire des investigations dans le dossier des avocats. Du coup, cette affaire va plutôt arranger Sarkozy qui pourra se prévaloir d’un délit d’illégalité dans  des affaires dans lesquelles il est impliqué. Les avocats ne vont pas manquer médiatiquement d’étouffer le fond par cette erreur d’investigation judiciaire.

Du coup le parquet financier national pourrait même mais être mis en cause avoir échappé aux règles de droit concernant la défense Un péché originel que le parquet national financier (PNF) n’a pas fini d’expier. Il en est finalement du parquet national financier comme de la cour de justice de la république réservée aux membres du gouvernement. Ces institutions judiciaires n’échappent pas en faite aux pressions politiques au financières qu’elles sont pourtant en charge de juger. Six ans après sa création, le voici englué par les deux affaires politico-financières qui ont fait sa gloire médiatique et désormais le marquent au fer rouge : celles des écoutes de l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy et des emplois fictifs concernant son ancien premier ministre François Fillon. L’une, à quelques mois de son procès, l’autre à quelques jours d’un verdict très attendu.

Après les déclarations de son ex-dirigeante, Éliane Houlette, sur des pressions de sa hiérarchie lors de la dernière présidentielle, Le Point révèle que lors de l’affaire Sarkozy, le PNF a exploité les fadettes des ­cabinets des plus grands pénalistes, à savoir Hervé Temime, Éric Dupond-Moretti - qui annonce porter plainte -, Jean Veil, Pierre Haïk, Jacqueline Laffont.

BFM/RMC : du flottement aussi dans la ligne éditoriale

BFM/RMC : du flottement aussi dans la ligne éditoriale

 

On comprend évidemment que les salariés de BFM (BFM et station( next radio -TV–Altice) soient particulièrement remontés contre la perspective de supprimer jusqu’à presque 400 CDI auxquels il faudrait ajouter 200 intermittents. Une ponction de l’ordre de 30 % des effectifs. En cause sans doute comme pour la plupart des médias, la perspective de bénéfices en très nette réduction avec l’écroulement de la recette publicitaire qui constitue pour l’essentiel la ressource principale. D’une certaine manière, BFM et autres radios télé Altice est victime de la chute d’activité liée au Coronavirus. En outre ces médias ont été particulièrement affectés aussi par une certaine crise de confiance. Ainsi pendant la crise sanitaire, c’est surtout France Info a été le plus consulté. Ceci étant la marge de confiance des médias classiques demeure faible par rapport au potentiel. (25% des Franais  préfèrent internet). D’après plusieurs enquêtes, les Français ne seraient qu’environ 1 % à croire dans la parole des institutions politiques à propos des informations de la crise sanitaire. Le problème, c’est qu’il ne serait pas plus de 7 % à croire dans la parole des médias classiques. BFM a assez longtemps bénéficié d’une certaine cote reposant notamment sur l’approfondissement de ses informations. Reste que pendant la crise sanitaire la ligne éditoriale a nettement évolué BFM et autres ont largement servi la soupe au pouvoir en justifiant à chaque fois les mesures officielles. Il faut voir par exemple comment hier sur BFM le procès a été conduit contre le professeur Raoult par des différents intervenants véritables représentants de cet écosystème médiatique qui répète à peu près dans les salons comme sur les chaînes à peu près les mêmes approximations et les mêmes contrevérités.

 Ne parlons pas des pseudos experts journalistes spécialisés provisoirement qui ont additionné les contradictions et les contrevérités ne comprenant strictement rien par exemple aux méthodologies, il est vrai un peu complexe et exposées par exemple par le professeur Raoult mais pas seulement. Des journalistes comme d’habitude restent à la surface des choses, ils approfondissent peu. Ils fondent leur opinion  sur  la mode du moment. Sans parler de la tendance à tout politiser y compris quand il s’agit de questions éloignées des préoccupations non politiciennes. Chez BFM il y a aussi cette tentative permanente d’articuler une sorte de ligne éditoriale faite d’intervention sérieuse, mais aussi de populisme, voire de people  et de soutien au pouvoirs  économiques et politiques.

Sarkozy : les révélations du parquet financier vont compliquer le dossier

Sarkozy : les révélations du parquet financier vont compliquer le dossier

Il est clair que la révélation d’enquête menée auprès d’avocats par le parquet national financier va complexifier le dossiers Sarkozy. En droit en effet,  l’institution juridique, parquet national financier ou non, ne peut en effet faire des investigations dans le dossier des avocats. Du coup, cette affaire va plutôt arranger Sarkozy qui pourra se prévaloir d’un délit d’illégalité dans  des affaires dans lesquelles il est impliqué. Les avocats ne vont pas manquer médiatiquement d’étouffer le fond par cette erreur d’investigation judiciaire.

Du coup le parquet financier national pourrait même mais être mis en cause avoir échappé aux règles de droit concernant la défense Un péché originel que le parquet national financier (PNF) n’a pas fini d’expier. Il en est finalement du parquet national financier comme de la cour de justice de la république réservée aux membres du gouvernement. Ces institutions judiciaires n’échappent pas en faite aux pressions politiques au financières qu’elles sont pourtant en charge de juger. Six ans après sa création, le voici englué par les deux affaires politico-financières qui ont fait sa gloire médiatique et désormais le marquent au fer rouge : celles des écoutes de l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy et des emplois fictifs concernant son ancien premier ministre François Fillon. L’une, à quelques mois de son procès, l’autre à quelques jours d’un verdict très attendu.

Après les déclarations de son ex-dirigeante, Éliane Houlette, sur des pressions de sa hiérarchie lors de la dernière présidentielle, Le Point révèle que lors de l’affaire Sarkozy, le PNF a exploité les fadettes des ­cabinets des plus grands pénalistes, à savoir Hervé Temime, Éric Dupond-Moretti - qui annonce porter plainte -, Jean Veil, Pierre Haïk, Jacqueline Laffont, Marie-Alix Canu-Bernard. Des avocats couverts par le secret professionnel. Il s’agissait de trouver à l’époque « la taupe » qui aurait renseigné Nicolas Sarkozy et Thierry Herzog, son avocat, sur les écoutes dont ils faisaient l’objet en janvier 2014. L’enquête préliminaire menée à grands frais a été clôturée six ans plus tard sans avoir rien donné. Réagissant sur Twitter, l’ex-président a demandé à ce que « toute la vérité soit établie sur les circonstances qui ont permis cette invraisemblable accumulation de manquements et de dysfonctionnements ».

Malgré les protestations à l’époque des syndicats de magistrats. « Comment rassurer les Français sur une justice indépendante, quand les procureurs sont nommés sur proposition du garde des Sceaux, en sachant que l’Élysée n’est jamais trop loin, et qu’en plus ce parquet a une compétence exclusive pour choisir et traiter les affaires les plus sensibles », s’insurge encore Céline Parisot, présidente de l’Union syndicale des magistrats qui, à la création du PNF, avait mis en garde contre ce cocktail explosif. Car à la question de la nomination s’ajoute celle du champ de compétence de ce parquet. Par une circulaire du 31 janvier 2014, il peut revendiquer les affaires les plus complexes – ce qui se comprend pour un parquet spécialisé – mais aussi et surtout… les plus sensibles au plan médiatique, comme l’affaire Fillon justement.

 

À cela s’ajoute la personnalité d’Éliane Houlette, premier procureur financier et très proche de Jean-Louis Nadal qui dirige à l’époque la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Autant dire que tout politique passe par les fourches caudines de ce duo de choc. Dès sa nomination, elle s’entoure d’une équipe de jeunes magistrats dévouée à la cause et qu’elle fait à sa main avec autoritarisme. État dans l’État judiciaire, claquemuré d’abord boulevard des Italiens puis dans les hauts étages du tribunal de Paris, avec comme credo celui de l’efficacité judiciaire, le PNF s’enferme dans le culte de l’enquête préliminaire, secrète, discrétionnaire et sans contradictoire et un système de cour qui finira par craquer.

Deux dérives que paie cher le parquet national financier aujourd’hui en termes de crédibilité et de réputation. Les affinités électives et les désaffections violentes de la haute magistrate pour ses subordonnés participeront à la montée des tensions. Quelques mois avant son départ, au printemps 2019, l’un de ses adjoints fera un signalement au parquet général contre sa patronne pour dénoncer un conflit d’intérêts dans une affaire de délit d’initié. Puis elle sera soupçonnée de violation du secret de l’instruction dans une affaire d’emplois fictifs à Marseille sur fond… d’écoutes. À cela se rajoute une sombre affaire de harcèlement sexuel parmi les dix-huit magistrats de l’équipe. À son départ, le climat est si délétère que le parquet général assure la régence pour éviter une guerre de succession sanglante entre favoris et disgraciés, le temps de la nomination de Jean-François ­Bonhert.

À son arrivée, il devait penser que son premier enjeu serait celui d’une réorganisation pacifiée. Aujourd’hui, il s’agit surtout d’affirmer la légitimité d’une institution qui s’est par ailleurs imposée dans le club très fermé de la justice financière internationale. À l’actif de sa jeune histoire, des succès qui lui valent le respect de ses alter ego étrangers : comme les affaires HSBC, Société générale, ­Carmignac ou Google. « Enfin, rappellent en substance des avocats d’affaires aussi différents que Christophe Ingrain du cabinet Darrois ou Kami Haeri de Quinn Emanuel, la France est prise judiciairement au sérieux à l’international. C’est une protection pour nos clients français de pouvoir affirmer l’action du parquet financier et de ne pas être poursuivis à l’aveugle par la justice britannique ou américaine. »

« Si on m’avait écouté, il y aurait eu deux fois moins de morts” du coronavirus (Didier Raoult:)

 

 

 

« Si on m’avait écouté, il y aurait eu deux fois moins de morts” du coronavirus (Didier Raoult:)Le controversé professeur marseillais revient dans une interview dans La Provence sur la gestion de la crise épidémique en France. Didier Raoult estime qu’on n’ »a pas soigné les gens » provoquant « une surmortalité ».

« Depuis le début, je le dis, j’ai peur de la peur ». Didier Raoult revient dans une interview accordée au journal quotidien La Provence sur la gestion de la crise du coronavirus en France. Pour le professeur marseillais, l’épidémie a été gérée par la « peur » plus que par une « mauvaise gestion médicale ».

« Parmi ces morts, plus de la moitié l’ont été, non pas en raison de la mauvaise gestion médicale, ni du Covid, mais du bordel qu’on a foutu dans la santé, car en pratique on n’a pas soigné les gens », tranche Didier Raoult.

« Deux fois moins de morts »

Le professeur marseillais poursuit en expliquant que les autorités sanitaires n’étaient pas prêtes à l’arrivée d’une telle vague et ont été « terrifiées parce que la moyenne d’âge est importante ». « À force d’avoir peur des risques, on n’arrive plus à les gérer », estime-t-il, engendrant alors « une surmortalité ».

« Si on n’avait pas eu peur, on aurait eu deux fois moins de morts, si on m’avait écouté, on aurait eu deux fois moins de morts » pour Didier Raoult qui pense que son discours a été “inaudible”, et rappelant que la surmortalité a été “quatre fois plus à Paris que dans les Bouches-du-Rhône”.

Cette mauvaise préparation est liée également, selon Didier Raoult, à l’absence d’un « véritable programme réfléchi sur le devenir de la recherche hospitalière et médicale ».

 

“Alors que les maladies infectieuses, cela devrait être un domaine régalien, martèle encore Didier Raoult. C’est de la défense nationale. » Il appelle à la création de « sept infectiopoles en France ».

Didier Raoult s’en prend également au conseil scientifique qui selon lui n’a pas fait les bons choix dans la gestion de cette crise. « Si cela avait été un vrai conseil scientifique, on aurait fait des sondages dans quatre ou cinq endroits pour mesurer la cinétique de l’épidémie. On aurait eu des chiffres plutôt que des fantasmes », lance-t-il expliquant avoir été l’un des premiers à définir, grâce à des dépistages, que l’épidémie serait en forme « de cloche ».

La gestion de la crise a été selon lui parasitée par « les pieds nickelés » qui ont travaillé sur le Remdesivir, un antiviral envisagé comme traitement du Covid-19. “Il n’y en avait que pour le Remdesivir, s’insurge-t-il. Je n’ai jamais vu ça. La puissance de Gilead!” Didier Raoult réagit également à la polémique autour de l’étude controversée sur l’hydroxychloroquine publiée dans The Lancet. Cette publication avait entraîné l’interdiction de l’utilisation de la molécule contre le covid-19.

 

“La plus grande faute gouvernementale ne concerne pas les décisions sur la chloroquine. Ils ont été embarqués dans une histoire dont ils n’arrivaient plus à se sortir, dans l’émotion, ils étaient dans la surréaction. En revanche, on a fait tout l’inverse de ce que l’on doit faire dans le traitement des maladies infectieuses”, conclut Didier Raoult.

Retour du coronavirus à l’automne ? d’après le conseil scientifique

Retour du  coronavirus à l’automne ?  d’après le conseil scientifique

Le Conseil scientifique chargé d’éclairer le gouvernement sur le Covid-19 juge «extrêmement probable» une augmentation de la circulation du coronavirus à l’automne, et préconise donc de conserver les données de santé recueillies pendant l’épidémie.

Selon le Conseil scientifique, «une intensification de la circulation du SARS-CoV-2 dans l’hémisphère nord à une échéance plus ou moins lointaine (quelques mois, et notamment à l’approche de l’hiver) est extrêmement probable». «Dans ce contexte, il nous paraît essentiel de conserver les données à des fins de recherche et de suivi épidémiologique», insiste le Conseil scientifique. Elles sont selon lui «une source d’information unique (…) afin de comprendre la dynamique de propagation du virus, et d’apprécier l’impact des différentes mesures de contrôle de (sa) circulation».

Au niveau mondial, la pandémie ne recule pas mais «continue de s’accélérer», a prévenu lundi l’Organisation mondiale de la santé. «Il a fallu plus de trois mois pour que le premier million de cas soit signalé. Le dernier million de cas a été signalé en seulement huit jours», a-t-il dit. Cela démontre que la pandémie «continue de s’accélérer». «Nous savons qu’elle est bien plus qu’une crise sanitaire, c’est une crise économique, sociale et, dans de nombreux pays, politique. Ses effets se feront sentir sur des décennies», a-t-il ajouté.

 

En Chine, deuxième vague du coronavirus : Xi Jinping mis en cause ?

En Chine, deuxième vague du coronavirus : Xi Jinping mis en cause ?

Il n’y a pas encore mis en cause directe du président X à propos de l’émergence de cette deuxième vague de Coronavirus à Pékin. Il faut dire que les processus démocratiques en Chine diffèrent un peu des pays développés;  du jour au lendemain en Chine, , un responsable peut se retrouver privé de ses titres et même jeté en prison au nom du parti évidemment et de l’intérêt général. La question est cependant posée sans doute discrètement chez certains dignitaires du parti qui constate que la Chine ne parvient pas à sortir de ses difficultés économiques même si la situation s’améliore tout doucement. Le point noir est surtout celui du chômage heureusement dissimulé avec le renvoi des populations dans leur zone rurale d’origine il y a aussi ses difficultés récurrentes concernant l’évolution de la diplomatie avec Trump bien décidé à ne rien lâcher tant que sa campagne électorale tant que sa camapgne ne sera pas terminée. À la demande sans doute des industriels eux-mêmes, la Chine et les États-Unis ont quand m^me fini par  s’entendre sur l’ouverture de la technologie 5G chinoise; le  le processus de production est tellement complexe que pour le futur mieux vaut collaborer que de se voir imposer un jour une norme internationale qui d’ailleurs pourrait être dominée par les Chinois compte tenu de leur avance. « de Xi Jinping n’est pas dans une situation confortable, décrypte une source diplomatique, il fait face à une situation internationale très difficile avec les États-Unis mais aussi avec l’Australie, l’Europe, la Grande-Bretagne avec Hongkong et maintenant l’Inde. Le pays traverse une crise économique inédite avec des centaines de millions de chômeurs. L’image de Pékin confinée et les risques que fait peser une deuxième vague sont trop importants pour que le président n’agisse pas avec force. » Mais selon Yu Song, le chef économiste du desk Chine chez Goldman Sachs, « ces actions vont affaiblir encore l’économie, mais surtout la confiance de la population ».

La science est balbutiante face à la complexité du vivant

La science est balbutiante face à la complexité du vivant

La philosophe, Isabelle Stengers ,  considère, dans un entretien au « Monde », que la crise sanitaire a révélé l’incapacité du pouvoir politique et des « experts » à sortir de l’idéalisme de la croissance et à penser la réalité qui nous attend.

Isabelle Stengers est professeure de philosophie des sciences, retraitée de l’Université libre de Bruxelles. Après avoir longtemps étudié la construction des discours et des concepts scientifiques et les relations entre sciences et pouvoirs (L’Invention des sciences modernes, La Découverte, 1993), elle analyse les risques que l’idéal scientifico-capitaliste fait courir au vivant (Au temps des catastrophes. Résister à la barbarie qui vient, La Découverte, 2008) et s’engage dans un combat intellectuel pour une refondation des rapports sociaux et biologiques (Réactiver le sens commun. Lecture de Whitehead en temps de débâcle, La Découverte, 208 pages, 18 euros) à partir de la pensée du mathématicien britannique Alfred North Whitehead (1861-1947).

Que nous montre le coup d’arrêt provoqué par le virus sur la fragilité du système global de croissance ?

Le premier trait de l’événement pandémique est le rapport étonnant qu’il établit entre le local et le global. Bien qu’il ait partie liée avec les désordres écologiques que provoque l’exploitation tous azimuts du vivant et de son milieu, cet événement a pour point de départ une affaire hyper-locale : un être, qui n’existe que pour cette éventualité rare, rencontre un hôte accueillant, avec lequel, grâce auquel, il pourra participer à l’aventure de la vie.

Une telle rencontre est parfaitement contingente, même si les virus ne cessent de muter, c’est-à-dire d’en augmenter la probabilité. Mais elle a ouvert à celui-ci un destin étonnant, bien différent de celui de ses cousins, qui participent de manière plus ou moins pacifique à la vie de chauve-souris ou de pangolins. Ce qui, pour le virus, est l’accomplissement de sa vocation première et dernière, a réussi à susciter ce qu’a été incapable de provoquer une menace qui, elle, est globale et prévisible : celle du désastre climatique dont les signes avant-coureurs se multiplient aujourd’hui. Certes, des catastrophes se succèdent désormais, imposant le fait qu’il y a « comme un problème », mais il semble entendu que celui-ci devra se résoudre dans le respect de l’impératif de croissance. Quoi que ce soit d’autre est inconcevable. La réussite virale a pourtant provoqué l’inconcevable.

Il y a un contraste assez sidérant entre le désordre climatique, explicable, implacable et indifférent à ses conséquences, et le virus, prince de l’opportunisme, qui n’existe que grâce aux conséquences qu’il provoque, mais sans les expliquer. Car le virus n’explique pas les effets de la rencontre, et encore moins l’« arrêt » sinon du monde, en tout cas de tout ce que ce monde fait circuler. C’est bien plutôt ce monde qui s’est bloqué à son épreuve. Panique générale, sauf en Afrique, où les épidémies, on connaît.

 

Aménagement du territoire: La ville demain….. à la campagne !

Aménagement du territoire:  La ville demain….. à la campagne !

 

« On devrait construire les villes à la campagne car l’air y est plus pur » avait déclaré le célèbre humoriste Alphonse Allais. Une boutade évidemment mais pourtant qui devrait être pris en compte pour rééquilibrer de manière plus humaine et plus environnementale des villes devenues impossibles vivre . Des villes à la croissance dite endogène, c’est-à-dire qui rendent marchands produits et services, contraignent  à travailler pour se payer y compris des prestations plus ou moins utiles et ainsi contribuer à l’augmentation du PIB  : la croissance endogène . À l’inverse dans des villes moins importantes, les besoins sont plus réduits et les échanges également moins marchands.

Certes une ville doit pouvoir disposer d’un minimum d’équipement, d’infrastructures dans le domaine économique, social, culturel, sociétal ou de la santé. Pour autant, cela ne doit pas déboucher sur la nécessité par exemple de supprimer la totalité des établissements hospitaliers pour  les concentrer sur un seul lieu du département. On comprend qu’avec les  sciences et les nouvelles thérapies,  il soit nécessaire de disposer d’équipements de plus en plus sophistiqués mais toutes les pathologies ne nécessitent  pas ces  équipement aussi lourds, aussi coûteux également.

De la même manière rien ne condamne les villes à une extension économique incontrôlée avec multiplication des bureaux, des usines, des ateliers, des services au même endroit . Là aussi tout est question d’équilibre , la cité  a besoin d’un équipement minimum et non d’une concurrence effrénée de marques qui n’ont d’autre but que d’inciter à la dépense des ménages. Au plan culturel, d’énormes efforts ont été réalisé, par beaucoup de villes, reste que le lieu central de production et de promotion demeure Paris.

Même s’il y a quelques contre-exemples, la réussite se concrétise à Paris. Le modèle culturel peut-être évidemment différent en volume, en nature et en fréquence selon les localités mais la culture peut exister aussi ailleurs qu’à Paris ou dans les grandes métropoles. Il n’y a sans doute pas de taille idéale pour la ville mais ce qui est certain c’est qu’à partir de 50 à 100 1000 habitants la vie en général devient complexe , génère des coûts, des pertes de temps, dégrade l’environnement et d’une façon plus générale le cadre de vie. Comment comprendre qu’avec les moyens de liaison existants aujourd’hui il ne soit pas possible d’envisager un retournement complet de cette mode de la sur urbanisation source par ailleurs d’un endettement mortel puisqu’il faut compter en moyenne à Paris pour le même logement qu’en province un cout quatre fois supérieur. Du capital mort qui n’alimente que la spéculation (pour preuve la percée d’RNB). Peut-être pas des villes à la campagne mais des villes et campagnes qui  rétablissent des liens de bio diversité et de façon générale d’équilibre favorable au développement de la vie de tous et de tous. Avec aussi des villages en réseaux non condamnés à devenir des réserves d’Indiens.

Retour du paracétamol d’ici trois ans

Retour du paracétamol d’ici trois ans

L’antalgique le plus utilisé au monde pourrait revenir en France où il a d’ailleurs des origines en Alsace. C’est la molécule la plus répandue qui n’est d’ailleurs pas sans danger à trop forte dose. La France maîtrisait la production de cette molécule, elle  l’a  délocalisée à peu près à 90 % en Asie. A

Désormais la France veut contrôler sur son sol l’ensemble de la chaîne de production du paracétamol d’ici trois ans, ont annoncé jeudi les ministères de l’Économie et de la Santé, deux jours après l’appel du président Macron pour relocaliser certains médicaments. «Des travaux sont ainsi engagés avec Seqens, Upsa et Sanofi pour que, d’ici 3 ans, la France soit en mesure de reproduire, conditionner et distribuer du paracétamol», précise un communiqué conjoint de la secrétaire d’Etat auprès du ministère de l’Économie Agnès Pannier-Runacher et du ministre de la Santé Olivier Véran.

«Dès jeudi, nous lancerons une initiative de relocalisation de certaines productions critiques», avait annoncé mardi le président de la République à l’issue de la visite d’une usine Sanofi à Marcy-l’Étoile, dans le Rhône. «Nul ne peut concevoir que la France soit un jour dans l’incapacité de permettre à chacun d’accéder à des soins, à des traitements et à des médicaments», développe jeudi Olivier Véran.

En février, un rapport commandé par le gouvernement faisait ainsi plusieurs recommandations sur d’éventuelles pénuries de médicaments essentiels. «Sur cette base, le CSF (Comité stratégique de filière des Industries et Technologies de Santé, ndlr) élaborera un plan d’actions qui reposera sur le recensement de projets industriels pouvant faire l’objet de relocalisations, en tenant compte de leur faisabilité socio-économique, des externalités environnementales et sociales, ainsi que des critères d’éligibilité aux mesures de soutien nationales et européennes», poursuit le communiqué. «La relocalisation de la production de principes actifs de paracétamol sur le territoire national constituera un premier exemple de cette démarche», conclut-il.

Affaires Fillon : pression du parquet en France ? Impossible !

Affaires Fillon : pression  du parquet en France ? Impossible !

 

Devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale consacrée à «l’indépendance du pouvoir judiciaire», le 10 juin, Éliane Houlette a révélé avoir subi «la pression du parquet général» au début de l’affaire Fillon, en février 2017, selon des propos rapportés par Le Point. Aussitôt l’article paru, mardi dernier, François Fillon l’a envoyé par SMS à plusieurs soutiens, voyant là, «la confirmation des accusations qu’il avait portées à l’époque contre le pouvoir mais qu’il n’avait pas pu prouver», explique un proche. Des pressions du parquet sur des affaires politico-financières en France  mais quelle mauvaise foi ! ( certaines durent depuis 25 ans!)

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