Archive pour le Tag 'du'

Comment faire de la France un grand du numérique

Comment faire de la France un grand du numérique

 

Par Laurent Gerin, Président des opérations de CGI pour l’Europe de l’Ouest et du Sud qui explique ses espoirs pour faire de la France un grand du numérique dans le journal la Tribune

Qui aurait pu par exemple imaginer avant cette crise que des millions de salariés – un sur cinq précisément en France et plus de deux sur cinq en Ile-de-France – puissent être mis en télétravail du jour au lendemain, permettant ainsi aux entreprises de maintenir leur activité et préserver des milliers d’emplois ? Comment aurions-nous pu permettre aux consommateurs de s’approvisionner pendant le confinement avec les contraintes sanitaires que nous connaissons, sans le e-commerce ? Et comment les administrations et les services de l’Etat auraient-ils pu continuer de fonctionner, assurant ainsi la continuité de leur mission de service public et d’éducation sans la technologie ? La France vient de vivre le plus grand moment de transformation numérique de son histoire et les usages numériques développés pendant la période de confinement viennent, hélas, confirmer la supériorité de solutions extra-européennes.

C’est un fait, le numérique va être un facteur déterminant pour assurer le rebond de notre économie et permettre, ensuite, sa reconstruction. Pourtant, notre pays n’a pas encore pris toute la mesure de cette nouvelle donne. Certes, le numérique est désormais enseigné – un peu – à l’école. Certes, le secteur a obtenu un plan de relance de sept milliards d’euros, et nous nous en réjouissons. Certes, le monde entier nous envie nos licornes, start-up, et nos talents – entrepreneurs, chercheurs, développeurs – sont recrutés par les géants du numérique mondial, GAFAM en tête. Même si les progrès sont réels, il va nous falloir faire beaucoup plus pour inciter, éduquer, former. Inciter nos entrepreneurs, nos collectivités et nos concitoyens à croire dans le potentiel du numérique et investir massivement dans ce secteur. Éduquer nos jeunes, filles et garçons, et les intéresser aux métiers de cette filière. Former les exclus du marché du travail, tels que les chômeurs ou encore les travailleurs en situation de handicap, en privilégiant la reconversion vers les métiers du digital.

Pour soutenir une politique ambitieuse en matière d’innovation et de digitalisation, il sera aussi indispensable de déployer une politique de démystification, pour en finir avec le vieux paradigme d’une « informatique destructrice d’emplois » et enfin envisager le numérique comme un moteur de l’évolution des métiers. L’histoire du 19ème siècle et sa révolution industrielle nous l’a déjà prouvé dans le secteur de l’agriculture. Des milliers d’emplois ont certes été détruits par l’industrialisation, mais cela ne nous a pas empêchés d’avoir aujourd’hui une des agricultures les plus performantes au monde. L’intelligence artificielle et les nouvelles technologies rendront probablement certains métiers obsolètes mais de nouveaux besoins en compétences émergeront rapidement. Charge à nous d’éduquer les jeunes générations et former aux emplois de demain.

 

En ce qui concerne l’éducation justement, le renforcement du programme d’éducation au numérique dès la maternelle ou la création d’un baccalauréat général « Humanités & Numérique » pourraient être des pistes intéressantes à explorer. En matière d’emploi, on pourrait imaginer le développement des filières de reconversion vers les métiers du numérique pour les demandeurs d’emploi ainsi que la création d’un bureau de prospective des métiers et des compétences du numérique avec pour mission de gérer cette tâche de reconversion et de réinsertion. Enfin, le développement d’outils numériques pour permettre aux personnes en situation de handicap d’accéder à l’emploi dans des conditions optimales, la défiscalisation des coûts liés à l’adaptation du poste de travail et la mise en place d’outils collaboratifs permettant le télétravail pourraient être des pistes pour améliorer l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap.

Il est temps que les entreprises, l’Etat, les collectivités territoriales et le monde éducatif s’unissent pour enfin changer de paradigme en lançant un véritable « Grenelle du Numérique » pour la France. Il est temps d’investir massivement pour doter notre économie des talents dont elle a besoin. Ils contribueront à faire de notre pays une grande Nation du numérique.

A l’heure où le monde s’interroge sur l’évolution du virus et sur l’hypothèse de futures vagues, il nous faut agir et vite. Nous avons l’immense chance d’avoir en France une économie solide et résiliente et de pouvoir compter sur les salariés et entrepreneurs parmi les plus engagés et talentueux au monde. L’innovation et notre capacité à nous adapter seront les clés qui nous permettront de trouver les alternatives, les solutions et les opportunités dont nous avons collectivement besoin pour surmonter les impacts de cette crise sans précédent. La France sait mobiliser ses forces vives pour atteindre les objectifs qu’elle se fixe. Elle l’a prouvé à de très nombreuses reprises dans sa longue histoire. Il nous faut retrouver non pas les mêmes méthodes – les temps ont changé – mais ces ingrédients indispensables à toute aventure humaine collective : l’ambition, la solidarité et l’enthousiasme. Nous pourrons alors aborder le monde d’après sereinement.

États-Unis : confirmation de l’interdiction du groupe chinois ZTE

États-Unis : confirmation de l’interdiction du groupe chinois ZTE

L’autorité américaine des télécommunications (FCC) a rejeté mardi un recours déposé par le groupe chinois ZTE lui demandant de réexaminer sa décision de le classer comme une menace pour la sécurité nationale des Etats-Unis.

La FCC a formellement désigné en juin dernier ZTE et Huawei comme des menaces à la sécurité nationale, ce qui interdit aux entreprises américaines de solliciter des fonds fédéraux pour acheter des produits aux deux équipementiers télécoms chinois.

La commission fédérale des communications doit fixer le 10 décembre prochain des règles pour aider les entreprises télécoms américaines à retirer ces équipements de leurs réseaux et à les remplacer.

Trump enfin OK pour une transition du pouvoir

Trump enfin OK pour une transition du pouvoir

 

Il aura fallu attendre plus de deux semaines pour que Trump à demi-mots reconnaissent la victoire de Biden et accepte la transition du pouvoir. En attendant , il s’est enfoncé dans des procédures juridiques pathétiques et a entretenu un climat délétère de division chez les Américains. Il a pris aussi quelques décisions irresponsables tant en matière d’économie qu’en matière de géopolitique.

Bref il a tout fait pour rendre difficile la tâche de Biden. Sous la pression cependant de républicains qui le lâchent les uns après les autres, Donald Trump a fini par ordonner à son administration de commencer la transition avec Joe Biden. Par un message tordu sur son compte Twitter, et sans reconnaître formellement sa défaite, le président américain a « recommandé » à la responsable de l’administration générale des services, Emily Murphy de «faire le nécessaire conformément aux protocoles initiaux», «dans l’intérêt de notre pays ». «J’ai dit à mes équipes de faire de même», a conclu Trump.

Sans élégance ni cérémonie, le président a reconnu dans les faits, à défaut d’y mettre les formes, que son adversaire démocrate pourrait bien être son successeur en janvier prochain. «Notre lutte continue » tout de même écrit Trump, «nous continuons à faire valoir nos droits, et je pense que nous l’emporterons» .

La pression s’était accrue ces derniers jours sur Emily Murphy, un nombre croissant de républicains, d’experts en sécurité nationale et de chefs d’entreprise ayant déclaré qu’il était temps que le processus de transition commence.

Le retour de Montebourg et du slip français !

Le retour de Montebourg et du slip français !

Le champion du made in France revient et se positionne même dans la bataille des candidats pour 2022. Pour gauchir un peu sa position Montebourg reprend à peu près les thèmes souverainistes de Mélenchon. Pour le reste,  il demeure dans le flou qui caractérise le personnage dont l’éloquence mondaine parvient parfois à dissimuler le vide du contenu.

Faute de projet précis, Montebourg reprend donc les thèses de Mélenchon et de Marine Le Pen. Interrogé sur la nécessité de durcir les conditions d’entrée dans l’espace Schengen, Arnaud Montebourg est allé plus loin encore sur le thème des frontières. «Je crois qu’un État ne peut pas faire l’économie de contrôler ses propres frontières, à la fois sur les entrées de biens et services ou pour toute personne qui cogne à sa porte. Pour moi, c’est la base de la reconstitution de notre indépendance : des frontières nationales, a expliqué l’ancien ministre reconverti dans l’entrepreneuriat. Moi, je suis favorable à ce que les États européens reprennent le contrôle de leurs frontières parce que c’est l’exercice de leur souveraineté et de leur liberté (…) Et ce n’est pas pour moi une position antieuropéenne, c’est une position d’avenir où les États reprennent le contrôle sur leur destin».

Le théoricien de la «démondialisation» semble donc adopter un discours souverainiste plus marqué qu’à l’accoutumée, même s’il a toujours défendu des thèses assez proches du souverainisme. Semblant tendre la main à la droite, il a salué le travail de certains élus, notamment Xavier Bertrand, le président de la région des Hauts-de-France, par ailleurs candidat pour la présidentielle de 2022

«Le sujet, ce n’est pas la gauche, ce n’est pas la droite, c’est la France», a-t-il conclu….. de manière théâtrale comme d’habitude.

 

Guatemala: nouvelle manif pour le départ du président

Guatemala: nouvelle manif pour le départ du président

 

Une nouvelle manifestation Guatemala pour demander le départ du président  conservateur Alejandro Giammattei, auquel il reproche notamment de consacrer trop peu de ressources étatiques à la lutte contre la pauvreté et les inégalités. «Je préfère mourir en tant que rebelle plutôt que vivre en tant qu’esclave» et «Giammattei, dehors», pouvait-on lire sur des banderoles de manifestants, réunis sur la place centrale, en face de l’ancien siège du gouvernement, dans le centre historique de la capitale. Les protestataires réclament le départ du président Giammattei, un médecin de 64 ans, au pouvoir depuis janvier, en rejetant le budget 2021.

Le Congrès, composé pour la plupart de membres du parti au pouvoir et de formations apparentées, a adopté cette semaine un budget pour 2021 de près de 12,8 milliards de dollars, supérieur de 25% à celui de 2020. Cependant, la majorité des fonds sont destinés à des chantiers d’infrastructures confiés au secteur privé et le budget ne prévoit pas d’augmenter les crédits alloués à la santé et à l’éducation, ni à la lutte contre la pauvreté et la malnutrition infantile, qui touche près de la moitié des enfants de moins de cinq ans.

Après le report du « Black Friday » , le report de Noël en juillet ?

Après le report du « Black Friday » , le report de Noël en juillet ?

 

 

La France évidemment n’a pas pu résister à la mode du Black Friday. Un phénomène tout à fait bidon qui  annonce des réductions jusqu’à 80 % et qui constitue en fait un jour de solde. Un phénomène médiatique fait croire à des rabais insensés alors qu’en moyenne les prix ne vont évoluer que de 1 à 2 % à la baisse-

Bien entendu,  comme pour toutes les soldes il y a des produits d’appel, d’ailleurs vite épuisés pour inciter le consommateur à se reporter sur l’achat de biens financièrement moins intéressants. Ce report du Black Friday en France demeure tout à fait virtuel dans la mesure les autorités françaises n’ont aucun pouvoir sur les plates-formes numériques des grands distributeurs et sur les Market place. Ce qui ne sera pas acheté sur Amazon le 24 novembre pourra par exemple l’être sur la plate-forme du chinois Alibaba.

De toute manière ces opérations seules ont de moins en moins d’intérêt. Pratiquement, on constate des opérations rabais est aussi plus ou moins bidon sur l’ensemble de l’année. Pour attirer les gogos, certains commerçants distribuent des produits à très bas coûts mais de très mauvaise qualité. Ce ne sont pas à proprement parler des soldes mais les opérations promotion. Amazon aurait donc annoncé jeudi soir le report au 4 décembre du “Black Friday” en France, une semaine avant le coup d’envoi de cette opération promotionnelle m la promotion bidon mondiale à succès, alors que le confinement décrété pour enrayer l’épidémie de coronavirus oblige une partie des commerces à rester fermés dans l’Hexagone.

Frédéric Duval, directeur général d’Amazon France. Amazon a annoncé jeudi soir le report au 4 décembre du « Black Friday » en France, une semaine avant le coup d’envoi de cette opération promotionnelle mondiale à succès, alors que le confinement décrété pour enrayer l’épidémie de coronavirus oblige une partie des commerces à rester fermés dans l’Hexagone.

La pression était montée d’un cran sur le géant de commerce en ligne après que les principaux distributeurs français, Carrefour et Leclerc, se sont dits ouverts à un report d’une semaine à la condition que tous les commerces puissent rouvrir d’ici-là.

L’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir a réagi sur Twitter aux discussions sur le Black Friday en estimant que le gouvernement devrait avant tout chercher à “encadrer ce genre de promotions bidon”.

À la différence des soldes qui restent réglementées avec deux périodes de quatre semaines en hiver et en été, «les promotions sont des offres commerciales qui ne bénéficient pas d’un encadrement spécifique», précise le site officiel de l’administration française service-public.fr. Selon le texte réglementaire, «le commerçant est libre de les proposer quand il le souhaite et pour les produits qu’il souhaite. (…) Le commerçant détermine librement la durée de ces opérations. Elles doivent néanmoins rester marginales par rapport aux périodes de vente normales. Si la réduction et la promotion sont valables pour une durée précise, celles-ci doivent être clairement indiquées par le commerçant»De fait, le gouvernement a les poings liés si les e-commerçants refusent de renoncer à l’une de leurs plus grosses périodes de vente annuelle.

 

Commerce- Amazon reporte au 4 décembre la promotion bidon du « Black Friday » en France

Commerce- Amazon reporte au 4 décembre la promotion bidon du « Black Friday » en France

 

 

La France évidemment n’a pas pu résister à la mode du Black Friday. Un phénomène tout à fait bidon qui  annonce des réductions jusqu’à 80 % et qui constitue en fait un jour de solde. Un phénomène médiatique fait croire à des rabais insensés alors qu’en moyenne les prix ne vont évoluer que de 1 à 2 % à la baisse-

Bien entendu,  comme pour toutes les soldes il y a des produits d’appel, d’ailleurs vite épuisés pour inciter le consommateur à se reporter sur l’achat de biens financièrement moins intéressants. Ce report du Black Friday en France demeure tout à fait virtuel dans la mesure les autorités françaises n’ont aucun pouvoir sur les plates-formes numériques des grands distributeurs et sur les Market place. Ce qui ne sera pas acheté sur Amazon le 24 novembre pourra par exemple l’être sur la plate-forme du chinois Alibaba.

De toute manière ces opérations seules ont de moins en moins d’intérêt. Pratiquement, on constate des opérations rabais est aussi plus ou moins bidon sur l’ensemble de l’année. Pour attirer les gogos, certains commerçants distribuent des produits à très bas coûts mais de très mauvaise qualité. Ce ne sont pas à proprement parler des soldes mais les opérations promotion. Amazon aurait donc annoncé jeudi soir le report au 4 décembre du “Black Friday” en France, une semaine avant le coup d’envoi de cette opération promotionnelle m la promotion bidon mondiale à succès, alors que le confinement décrété pour enrayer l’épidémie de coronavirus oblige une partie des commerces à rester fermés dans l’Hexagone.

Frédéric Duval, directeur général d’Amazon France. Amazon a annoncé jeudi soir le report au 4 décembre du « Black Friday » en France, une semaine avant le coup d’envoi de cette opération promotionnelle mondiale à succès, alors que le confinement décrété pour enrayer l’épidémie de coronavirus oblige une partie des commerces à rester fermés dans l’Hexagone.

La pression était montée d’un cran sur le géant de commerce en ligne après que les principaux distributeurs français, Carrefour et Leclerc, se sont dits ouverts à un report d’une semaine à la condition que tous les commerces puissent rouvrir d’ici-là.

L’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir a réagi sur Twitter aux discussions sur le Black Friday en estimant que le gouvernement devrait avant tout chercher à “encadrer ce genre de promotions bidon”.

À la différence des soldes qui restent réglementées avec deux périodes de quatre semaines en hiver et en été, «les promotions sont des offres commerciales qui ne bénéficient pas d’un encadrement spécifique», précise le site officiel de l’administration française service-public.fr. Selon le texte réglementaire, «le commerçant est libre de les proposer quand il le souhaite et pour les produits qu’il souhaite. (…) Le commerçant détermine librement la durée de ces opérations. Elles doivent néanmoins rester marginales par rapport aux périodes de vente normales. Si la réduction et la promotion sont valables pour une durée précise, celles-ci doivent être clairement indiquées par le commerçant»De fait, le gouvernement a les poings liés si les e-commerçants refusent de renoncer à l’une de leurs plus grosses périodes de vente annuelle.

 

France Coronavirus: « la sortie du tunnel » ?

France Coronavirus: « la sortie du tunnel » ?

 

Il y a sans doute une amélioration concernant les conséquences du Coronavirus en France. Ceci étant  les autorités ont aussi changé de discours. Après des propos particulièrement anxiogènes qui par ailleurs ont affecté y compris la santé psychologique, le pouvoir choisi de diffuser des messages d’optimisme.

Ce fut d’abord le cas avec le ministre de la santé cette semaine. Le cas maintenant du très triste  président du conseil scientifique Jean-Paul Delfraissy. Il faut dire que le moral des Français est au plus bas non seulement du fait des conséquences objectives de la crise sanitaire mais en raison des interrogations sur les suites qui seront données au processus de déconfinement et peut-être encore davantage en raison des conséquences économiques, sociales et financières. Sans parler des questions sécuritaires alimentées par des actes terroristes de plus en plus fréquents. Bref, une façon générale les Français ont l’impression que le pouvoir navigue à vue ,que l’État est relativement paralysé et qu’il a plus de prise sur la situation

 

Le ministre de la santé avait beaucoup insisté sur l’état mental des Français aujourd’hui en dépression. Le diagnostic n’était pas faux mais le ministre de la santé n’a guère été éclairant sur les perspectives de sortie de la crise que nous vivons actuellement. Du coup, Jean-François Delfraissy se met aussi à la mode de l’optimisme : “Avec des vaccins dont la sécurité aura été établie, et une stratégie vaccinale bien conduite, on devrait être en mesure de protéger les plus fragiles dès fin février-mars. Ensuite, en population générale, on pourra, en fonction de l’arrivée des vaccins en quantité suffisante, réaliser une campagne de vaccination volontaire du reste de la population à l’été, voire en septembre”, détaille l’infectiologue.

Une vaccination d’ici l’été voir en septembre signifie clairement qu’il faudra vivre avec le virus encore pendant une année est sans doute supporter des mesures restrictives concernant la mobilité.

“Même si le vaccin ne réglera pas tout, et que l’année 2021 ne sera pas une année comme les autres, je vois la sortie de tunnel”, assure Jean-François Delfraissy.

Dans l’immédiat, souligne-t-il cependant, “on ne pourra sans doute pas atteindre une situation ‘normale’ au moment des fêtes de fin d’année”. Conclusion les fêtes de fin d’année ne pourront pas se dérouler dans les conditions habituelles !

Les PGE auraient dû être accordés avec des contreparties

Les PGE auraient dû être accordés avec des contreparties

Vincent Méquinion et Alexandra Blanch  administrateurs judiciaires , estime que les PGE n’auraient pas dû être accordée sans contrepartie notamment de business plan ( interview la Tribune). Le risque est effectivement certaines entreprises en manque de solvabilité ne puissent  pas rembourser les prêts consentis et qu’elle n’anticipent  pas leurs problèmes  à venir

 

 

- Que constatez-vous actuellement sur le plan de votre activité auprès des entreprises en difficultés ? Sommes-nous toujours dans le calme avant la tempête, comme l’indiquait le président du tribunal de commerce de Bordeaux mi- octobre ?

VINCENT MÉQUINION - D’ordinaire déjà, les chefs d’entreprise ne sont pas bien informés sur les démarches à suivre en cas de difficulté. C’est une donnée structurelle. Si bien qu’ils arrivent en procédure collective où il faut mettre en œuvre un traitement de choc qui ne donne pas toujours les effets espérés. Avec la crise Covid-19, cela se vérifie puisqu’ils ne viennent pas chercher des solutions en amont avec des procédures comme la conciliation ou le mandat ad hoc. Donc ce qu’on constate aujourd’hui, c’est un attentisme très prégnant de la part des chefs d’entreprise. L’activité de notre cabinet, qui est spécialisé dans les procédures de conciliation, est inférieure de -40 à -50 % par rapport à l’an dernier.

ALEXANDRA BLANCH - Ce sont autant d’entreprises qui risquent de se rendre compte trop tard de leurs difficultés quand il n’y aura plus tout de trésorerie. Cela aboutira alors quasiment à des situations de liquidations judiciaires. A titre de comparaison, pour les dossiers qu’on prend en conciliation ou en mandat ad hoc, les entreprises sont sauvées dans 85 % des cas ! Le problème c’est qu’actuellement, beaucoup de chefs d’entreprises considèrent le PGE [prêt garanti par l'Etat] comme de la trésorerie à consommer jusqu’à ce que l’orage passe.

Amazon reporte au 4 décembre la promotion bidon du « Black Friday » en France

Amazon reporte au 4 décembre la promotion bidon du « Black Friday » en France

 

 

La France évidemment n’a pas pu résister à la mode du Black Friday. Un phénomène tout à fait bidon qui  annonce des réductions jusqu’à 80 % et qui constitue en fait un jour de solde. Un phénomène médiatique fait croire à des rabais insensés alors qu’en moyenne les prix ne vont évoluer que de 1 à 2 % à la baisse-

Bien entendu,  comme pour toutes les soldes il y a des produits d’appel, d’ailleurs vite épuisés pour inciter le consommateur à se reporter sur l’achat de biens financièrement moins intéressants. Ce report du Black Friday en France demeure tout à fait virtuel dans la mesure les autorités françaises n’ont aucun pouvoir sur les plates-formes numériques des grands distributeurs et sur les Market place. Ce qui ne sera pas acheté sur Amazon le 24 novembre pourra par exemple l’être sur la plate-forme du chinois Alibaba.

De toute manière ces opérations seules ont de moins en moins d’intérêt. Pratiquement, on constate des opérations rabais est aussi plus ou moins bidon sur l’ensemble de l’année. Pour attirer les gogos, certains commerçants distribuent des produits à très bas coûts mais de très mauvaise qualité. Ce ne sont pas à proprement parler des soldes mais les opérations promotion. Amazon aurait donc annoncé jeudi soir le report au 4 décembre du “Black Friday” en France, une semaine avant le coup d’envoi de cette opération promotionnelle m la promotion bidon mondiale à succès, alors que le confinement décrété pour enrayer l’épidémie de coronavirus oblige une partie des commerces à rester fermés dans l’Hexagone.

Frédéric Duval, directeur général d’Amazon France. Amazon a annoncé jeudi soir le report au 4 décembre du « Black Friday » en France, une semaine avant le coup d’envoi de cette opération promotionnelle mondiale à succès, alors que le confinement décrété pour enrayer l’épidémie de coronavirus oblige une partie des commerces à rester fermés dans l’Hexagone.

La pression était montée d’un cran sur le géant de commerce en ligne après que les principaux distributeurs français, Carrefour et Leclerc, se sont dits ouverts à un report d’une semaine à la condition que tous les commerces puissent rouvrir d’ici-là.

L’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir a réagi sur Twitter aux discussions sur le Black Friday en estimant que le gouvernement devrait avant tout chercher à “encadrer ce genre de promotions bidon”.

À la différence des soldes qui restent réglementées avec deux périodes de quatre semaines en hiver et en été, «les promotions sont des offres commerciales qui ne bénéficient pas d’un encadrement spécifique», précise le site officiel de l’administration française service-public.fr. Selon le texte réglementaire, «le commerçant est libre de les proposer quand il le souhaite et pour les produits qu’il souhaite. (…) Le commerçant détermine librement la durée de ces opérations. Elles doivent néanmoins rester marginales par rapport aux périodes de vente normales. Si la réduction et la promotion sont valables pour une durée précise, celles-ci doivent être clairement indiquées par le commerçant»De fait, le gouvernement a les poings liés si les e-commerçants refusent de renoncer à l’une de leurs plus grosses périodes de vente annuelle.

 

Un soutien financier du sport ……..en Grande-Bretagne

Un soutien financier du sport ……..en Grande-Bretagne

Le gouvernement britannique a annoncé jeudi l’allocation de 300 millions de livres (335,6 millions d’euros) destinés à soutenir les sports impactés par l’absence de spectateurs en pleine pandémie de coronavirus.

“Un soutien sera apporté au rugby à XV, aux courses de chevaux, au football féminin et aux échelons inférieurs de la Ligue nationale de football”, a indiqué le Département du Numérique, de la Culture, des Médias et des Sports (DCMS).

“La ligue de rugby, le sport automobile, le tennis, le netball, le basket-ball, le hockey sur glace, le badminton et les courses de lévriers devraient également en bénéficier.”

L’injection de liquidités, en grande partie constituée de prêts, exclut néanmoins la Premier League et le cricket.

En septembre dernier, plus de cent organismes sportifs avaient écrit à Boris Johnson pour demander un financement d’urgence par crainte d’une “génération d’activité perdue”.

Nigel Huddleston, ministre britannique des Sports, a déclaré qu’il était juste d’intervenir maintenant pour protéger des sports entiers et leurs communautés.

“Ce gouvernement fera tout ce qui est en son pouvoir pour aider nos précieux sports et clubs à passer (la crise du) coronavirus”, a ajouté le ministre du DCMS Oliver Dowden.

On attend évidemment avec impatience le plan de soutien français car nombre de clubs professionnels et même de clubs amateurs risquent  d’être condamnés à la faillite.

Mobilité des Français : une baisse de l’ordre de 30 % pour environ 60 à 70 % lors du premier confinement

Mobilité des Français : une baisse de l’ordre de 30 % pour environ 60 à 70 % lors du premier confinement

 

 

 

 

La baisse de mobilité est notoirement moins importante que lors du premier confinement. Elle atteint en moyenne de l’ordre de 30 % alors qu’elle concernait de 60 à 70 % lors du premier confinement. Il s’agit évidemment de moyenne avec de fortes disparités selon les zones géographiques. France Info fait état d’un rapport de l’Inserm, publié le 12 novembre, qui constate également que la baisse des déplacements est beaucoup moins forte entre le deuxième et le premier confinement : -33% du 2 au 6 novembre contre -67% du 23 au 27 mars. Or, les auteurs de ce rapport, qui s’appuient sur des données de téléphonie fournies par l’opérateur Orange, notent également que la baisse de la mobilité est encore plus faible aux heures de pointe du matin, autrement dit au moment de partir au travail ou d’emmener les enfants à l’école. « Les données sur lesquelles nous nous appuyons ne permettent pas de savoir pourquoi les gens se déplacent. Mais on peut estimer que les baisses plus modestes, constatées entre 7 heures et 9 heures du matin, sont probablement liées au maintien de l’ouverture des écoles et de plusieurs secteurs d’activité », précise à franceinfo l’épidémiologiste Eugenio Valdano, co-auteur du rapport de  l’Inserm.

 

Si les Français continuent de se déplacer sur leur lieu de travail, du lundi au vendredi, ils semblent au contraire rester chez eux le week-end. Les mesures du trafic routier, publiées par le Cerema, montrent que, pendant le deuxième week-end du confinement, la circulation est redescendue à un niveau quasi équivalent à ceux observés en mars et en avril. Alors que la circulation sur les routes, les samedis et dimanches, avait subi une baisse de plus de 80% au printemps, le week-end des 7 et 8 novembre a vu une baisse du trafic de plus de 70%, d’après les données du Cerema.

Apologie du terrorisme d’une lycéenne, l’ avocat saisit l’ONU , pourquoi pas le pape !

Apologie du terrorisme d’une lycéenne, l’ avocat saisit l’ONU , pourquoi pas le pape !

L’heure de l’hommage en milieu scolaire à Samuel Paty on a constaté pas moins de 400 infractions, sorte de protestation contre cette cérémonie. Un avocat n’a pas trouvé mieux que de saisir l’ONU pour assurer la défense d’une jeune lycéenne qui avait refusé de participer à la cérémonie d’hommage.

De quoi sourire si l’affaire n’était pas aussi grave ou la déviation du système de défense des libertés de ceux  qui contestent  cette liberté avec l’islamisme. Sept heures de garde à vue pour « apologie du terrorisme », et une convocation devant le juge des enfants en vue d’une mise en examen pour une lycéenne, qui apparaissent aux yeux de Me Boudi comme une « dérive », une « réponse pénale inadaptée » quant au traitement pénal des mineurs lorsqu’il s’agit d’anti-terrorisme. On se demande en quoi une mise en examen d’une mineure serait inadaptée à un acte de contestation de l’antiterrorisme islamique.

Et de saisir l’ONU !

 

Ethiopie: nouvelles menaces de guerre avec l’Érythrée du fait du Tigré

Ethiopie: nouvelles menaces de guerre avec l’Érythrée du fait du Tigré  

Dans une des zones les plus pauvres du monde et qui a déjà connu les pires guerres recommence un conflit initié par la région éthiopienne du Tigré qui réclame son indépendance. Une guerre complètement irresponsable qui va encore répandre une fois de plus la mort et la misère dans ces régions qui ont déjà été dévastées pendant des dizaines d’années.

Il y a d’abord eu la guerre d’indépendance de l’Érythrée qui a duré une trentaine d’années .

Une nouvelle guerre entre l’Érythrée et l’Éthiopie s’est développée de mai 1998 à juin 2000. Pour les questions de découpages frontaliers relativement d’ailleurs mineur puisque désertiques. Les deux pays ont engagé des forces considérables et subit d’énormes pertes.

Maintenant c’est donc la région éthiopienne du Tigré qui a déclaré dimanche que ses forces avaient bombardé samedi soir l’aéroport d’Asmara, la capitale de l’Érythrée, confirmant des informations rapportées par des diplomates.

Debretsion Gebremichael, président de l’exécutif régional du Tigré, a ajouté que ses forces étaient engagées depuis plusieurs jours dans un conflit contre l’Érythrée “sur plusieurs fronts”, sans plus de précisions, en plus des combats contre les troupes gouvernementales éthiopiennes.

Le bombardement de l’aéroport d’Asmara marque une escalade majeure dans le conflit qui secoue depuis 12 jours le Tigré, à la suite d’une offensive militaire lancée par le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed.

Le problème c’est que la guerre pourrait s’étendre dans la région avec une éventuelle reprise des hostilités sur la question des frontières.

Vaccin Covid-19 : une distribution en janvier 2021….. ou 2022 (agence européenne du médicament)

  • Vaccin Covid-19 : une distribution en janvier 2021….. ou 2022  (agence européenne du médicament)

     

    En ces temps de crise, les institutions de santé, d’ailleurs comme les experts, instrumentalisent la situation pour se rappeler à l’opinion avec des déclarations souvent assez fantaisistes et ou contradictoires dans les médias. Cela a déjà été le cas pour l’organisation mondiale de la santé OMS)  très contestée pour son alignement un peu trop docile vis-à-vis des autorités chinoises. C’est maintenant le cas de l’agence européenne des médicaments qui promet une distribution du vaccin début janvier.

    Une agence européenne évidemment composée essentiellement de bureaucrates et d’experts de la santé qui n’ont pas pratiqué depuis des années et des années. On sait en effet que s’il y a en plus du vaccin Pfizer , d’autres candidats, une dizaine actuellement en phase trois

     

    Le traitement ne sera pas disponible avant des mois d’abord pour en vérifier l’efficacité, sa durabilité et ses contre-indications. Les promesses de l’agence européenne du médicament sont sans doute destinées  à revaloriser une institution qui évidemment fait doublon avec de nombreuses autres

    «Si les données sont solides, nous pourrons donner le feu vert au premier vaccin d’ici la fin de l’année et commencer la distribution à partir de janvier», déclare Guido Rasi, directeur de l’EMA, dans un entretien publié samedi dans le journal italien Il Sole 24 Ore. Une sorte de déclaration type Trump qui ne parlait qui ne paraît ni réaliste ni pertinente.

    Cet organisme a pour mission d’autoriser et contrôler les médicaments dans l’UE. Le feu vert final, donné par la Commission européenne, permet à des laboratoires de commercialiser leur médicament dans toute l’UE.

    L’EMA, qui table sur «6 ou 7» vaccins différents à disposition en 2021, a reçu vendredi «les premières données cliniques de Pfizer pour son vaccin», précise Guido Rasi. «Nous avons reçu d’AstraZeneca les données précliniques, celles des essais sur les animaux qui sont déjà en cours d’évaluation et enfin nous avons eu plusieurs discussions avec Moderna», énumère-t-il. En mettant un vaccin sur le marché en janvier, ses premiers effets sur la propagation du virus «seront visibles dans cinq à six mois, essentiellement l’été prochain», explique-t-il. «Il est évident qu’il ne sera pas possible de vacciner tout le monde, mais nous commencerons par les catégories les plus exposées, comme les personnes âgées et les travailleurs de la santé, ce qui commencera à bloquer les ponts de transmission», note le responsable.

Une photo du tueur de Samuel Paty dans le téléphone du tueur de Nice

Une photo du tueur de Samuel Paty dans le téléphone du tueur de Nice

Le tueur de Nice, auteur de l’attentat qui a fait trois morts 29 octobre à la basilique de Nice avait une photo d’Abdoullakh Anzorov , l’auteur du crime de Conflans Sainte Honorine. De là à penser qu’il y a un lien entre les deux affaires mais qui reste à vérifier.

Rappelons que le tueur de Nice est venu spécialement de Tunisie pour commettre son crime. Il n’a pu réaliser sa macabre opération sans certaines complicités qui font aujourd’hui l’objet d’enquêtes.

Royaume-Uni : départ du brexiter Cummings, un signe ?

Royaume-Uni : départ du brexiter  Cummings, un signe ?

Le départ du brexiter Cummings  , prévu pour mi-décembre, pourrait être un signe en faveur d’un accord entre l’union économique et la Grande-Bretagne. Ce conseiller de Boris Johnson était en effet considéré comme l’un des plus grands partisans de la rupture avec l’union européenne. Il était le conseiller spécial de Boris Johnson concernant le brexit.

L’hypothèse d’un accord entre l’union économique et le Royaume-Uni n’est pas totalement exclu. En effet, le monde économique et les conservateurs eux-mêmes s’inquiètent de la dégradation économique actuelle et encore davantage des perspectives en cas de rupture sans accord avec l’union économique. Du coup, plusieurs responsables de l’entourage du premier ministre ont dû être changés pour faire plaisir au camp des conservateurs critiques de la politique de Boris Johnson.

Dans la coulisse aussi il faut prendre en compte le fait que si la France milite toujours pour une rupture claire et nette avec le Royaume-Uni par contre  l’Allemagne discrètement mise sur l’hypothèse d’un accord de dernière minute qui sauverait les échanges réciproques notamment entre l’Allemagne et le Royaume-Uni.

Par ailleurs Boris Johnson est aussi affaibli par une crise sanitaire encore plus grave que dans la plupart des autres pays et pour faire taire les critiques sur ce terrain, il est sans doute contraint à lâcher sur certains aspects économiques.

L’odieuse mise en accusation du professeur Didier Raoult par le très réactionnaire ordre des médecins

L’odieuse mise en accusation du professeur Didier Raoult  par le très réactionnaire ordre des médecins

 

Le professeur Didier Raoult fait évidemment l’objet d’odieuses poursuites de la part de certains confrères locaux mais aussi de tout un milieu parisien qui ne tolèrent  pas l’impact médiatique et scientifique de l’intéressé. En plus une attaque de mandarins en plein conflit d’intérêt avec les laboratoires pharmaceutiques qu’ils conseillent contre rémunération ; ce qu’avait précisément dénoncé le professeur Didier Raoult à propos de certains participants du conseil scientifique. Le pire c’est qu’on va traduire le professeur Didier Raoult devant le très réactionnaire ordre des médecins.

On rêve évidemment d’être une petite souris quand le professeur paraîtra devant la commission de discipline ad hoc pour s’expliquer sur les aspects scientifiques de son traitement thérapeutique. En effet, la plupart des participants de l’ordre des médecins ne sont plus praticiens depuis longtemps, ils ont au moins 20 ou 30 ans de retard sur la science médicale et en plus se caractérisent  par des positionnements très réactionnaires sur à peu près tous les sujets. Ne parlons pas du caractère vichyste de l’ordre. Un  ordre très corporatiste même critiqué par la Cour des Comptes. Un rappel de wikipédia:

L’Ordre a fait et fait toujours face à un certain nombre de critiques, portant notamment sur le fonctionnement de ses instances disciplinaires tout autant que sur les diverses prises de position que le Conseil a été amené à prendre ou qu’il s’est abstenu de prendre. Ces débats, suscités par des individus, médecins ou non, relayés éventuellement par des groupes constitués, ont même parfois pu atteindre une dimension politique nationale comme en 1981 où la suppression de l’Ordre était la 85e des 110 propositions de l’engagement du candidat Mitterrand à la Présidence de la République, qui qualifiait l’institution ordinale comme « une offense pour la démocratie ».

Le code de déontologie faisant interdiction aux médecins d’attenter à l’honneur de la profession médicale, la critique de l’Ordre par les médecins eux-mêmes est un exercice délicat.

De façon récurrente, les circonstances historiques ayant présidé à la création de l’Ordre dans sa première forme, ont été mobilisées de part et d’autre dans ces débats. Ainsi l’Ordre fut longtemps – et est parfois encore – vilipendé pour n’être qu’une création du régime autoritaire et rétrograde de Vichy, ce à quoi il a longtemps simplement objecté que, recréé en 1945 sur des bases nouvelles, il ne pouvait aucunement être tenu responsable des errements précédents34. Cette dernière objection n’a de valeur que formelle, car, outre une étonnante stabilité du personnel médical dans ses instances avant et après 1945, l’Ordre, probablement fort occupé à la reconstruction d’un système de santé délabré, n’a pendant longtemps pas concouru à la manifestation de la vérité, participant ainsi passivement à l’omerta sur l’exclusion des médecins juifs sous l’Occupation35. C’est peut-être particulièrement vrai pour la section dentaire de l’Ordre36.

En septembre, Le Figaro avait révélé l’existence de cette plainte contre le populaire médecin, dans laquelle les signataires estimaient que le scientifique avait enfreint neuf articles du code de déontologie médicale. Selon Le Parisien, la société savante reprocherait notamment au professeur Raoult d’avoir délivré son traitement basé sur l’hydroxychloroquine sans donnée scientifique «clairement établie à ce sujet, et en infraction avec les recommandations des autorités de santé», évoquant la prescription par le professeur de «thérapeutiques et associations médicamenteuses non éprouvées, au minimum inefficaces, au pire dangereuses».

Les plaignants reprochent à Didier Raoult d’avoir utilisé la le recours à l’euro vaccinent également à Didier Raoult ses prises de position «très tranchées», qui auraient nui «au message de prévention et de santé publique». Parmi les accusations, une «violation de la confraternité», la diffusion d’informations «erronées» au public, exposé «à un risque injustifié». Toujours selon Le Parisien , le dossier accuse le professeur de «charlatanisme». La plainte a été transmise par le Conseil départemental de l’ordre dans les Bouches-du-Rhône à la section disciplinaire régionale de PACA. Celle-ci dispose de six mois pour statuer.

Joint par Le Figaro, Me Di Vizio, avocat de Didier Raoult, se déclare serein devant une plainte lancée «par une frange radicale de la profession, qui s’acharne sur lui». «Tout cela a dépassé le champ du rationnel. Nous allons nous battre en droit, pour expliquer le comportement du professeur depuis le début de la crise», projette l’avocat, pour qui «le respect des règles du code de déontologie par Didier Raoult est évidemment total».

Le spécialiste de droit médical défend l’activisme et la résolution de son client. «Didier Raoult a obtenu des résultats extraordinaires. Il s’est démené, sur son traitement mais aussi sur les tests, au moment où d’autres médecins entretenaient la psychose, ne recevaient pas les patients… Ce qu’ils ne supportent pas, c’est son attitude calme dans ce moment difficile», souligne Fabrice Di Vizio, qui se dit par ailleurs «stupéfait, en tant qu’avocat de médecin, de voir la frilosité, la nervosité de certains. Didier Raoult subit des menaces de mort, des injures tous les jours de la part de médecins. J’en reçois également. C’est le fait de minoritaires, mais pourquoi l’Ordre n’agit-il pas contre ces gens?», s’interroge-t-il.

Concernant les critiques sur l’attitude médiatique du célèbre professeur (qui font partie des motifs de la plainte), l’avocat contre-attaque : «Faisons le compte des plateaux télé qui ont accueilli scientifiques et médecins violemment opposés à Raoult!». L’action traduirait-elle alors une forme de jalousie professionnelle? «Nous sommes en France», ironise l’avocat : «Je vois depuis de nombreuses années des médecins brillants s’expatrier, disant combien la situation est insupportable en France, avec ces poursuites pour tout et n’importe quoi», en lieu et place de débats scientifiques constructifs.

Le landerneau médical français connaît de profondes divisions sur la question du traitement délivré par le professeur, et son action globale dans la crise du Covid-19. Dans une tribune publiée par Le Figaro , près de 200 médecins et scientifiques avaient ainsi pris la défense du Docteur Raoult en réponse à la plainte de la SPILF. «Rien ne justifie cette obstination à démolir, pour le principe, ce chercheur», déclaraient notamment les signataires.

BCE : augmentation du programme d’achat d’obligations ?

BCE : augmentation du programme d’achat d’obligations ?

La BCE et Christine Lagarde en particulier préparent  l’opinion à une politique encore plus accommodante passant notamment par une augmentation du programme de rachat d’obligations. En fait ,un transfert de la dette  d’État sur la banque centrale. À juste titre, Christine Lagarde a attiré l’attention sur l’excès d’euphorie suite à l’annonce d’un possible vaccin très rapidement. De fait, ce vaccin ne sera pas aussi opérationnel qu’espéré et au mieux il ne pourra avoir d’effet qu’à partir du second semestre 2021. D’ici là, la conjoncture économique européenne aura du mal à ce redresser. Il faudra sans doute encaisser des vagues de faillite et de chômage.

La mission de la BCE consiste à maintenir les coûts de financement des ménages, des entreprises et des Etats suffisamment bas tout en soutenant le secteur bancaire afin d’éviter un assèchement du crédit, a donc  expliqué en mettant en avant le programme d’achats d’urgence face à la pandémie (PEPP) et les opérations de refinancement à plus long terme ciblées (plus connues sous l’acronyme TLTRO).

“Si toutes les options sont sur la table, le PEPP et les TLTRO ont prouvé leur efficacité dans le contexte actuel et peuvent être ajustés de manière dynamique pour réagir à l’évolution de la pandémie”, a-t-elle dit.

“Ils resteront donc probablement les principaux instruments d’ajustement de notre politique monétaire.”

Ses propos confirment les informations obtenues par Reuters de plusieurs sources depuis la réunion de politique monétaire du 10 octobre.

Christine Lagarde a aussi insisté sur l’importance de “la durée du soutien de la politique monétaire” afin d’assurer que tous les pans de l’économie puissent compter sur le maintien de conditions de financement “exceptionnellement favorables”, des propos qui suggère que le PEPP et les TLTRO pourraient être prolongés.

Sur les marchés, le rendement du Bund allemand à dix ans, référence pour les marchés obligataires de la zone euro, et la monnaie unique ont amplifié leur recul après ces propos, l’euro revenant autour de 1,1750 dollar.

Dans son discours, la présidente de la BCE a mis en garde contre un optimisme excessif lié à la perspective d’un vaccin contre le COVID-19, deux jours après les annonces spectaculaires de Pfizer et BioNTech sur l’efficacité de leur candidat vaccin.

“Si les dernières informations en date sur un vaccin semblent encourageantes, nous pouvons encore connaître des cycles récurrents d’accélération virale et de durcissement des restrictions jusqu’à ce qu’une large immunité soit atteinte”, a-t-elle dit.

Christine Lagarde s’exprimait à l’occasion de l’ouverture du Forum des banques centrales organisé par la BCE, qui se tient en ligne cette année à cause de la pandémie.

Le mythe du handicap de l’ euro fort ( Ken Fisher)

Le mythe du handicap de l’ euro fort  ( Ken Fisher)

Ken Fisher est président et directeur de Fisher Investments Europe, déconstruit dans l’Opinion le mythe du handicap de l’euro fort. Sans doute aussi pour s’opposer aux partisans du bon vieux temps qui permettait des dévaluations régulières du franc suivies  d’une forte inflation qui faisait payer au plus défavorisés la manœuvre monétaire.

 

Tribune

 

Tandis que le dollar baisse, l’euro augmente, et avec lui les craintes que sa vigueur ne pénalise les exportations françaises et européennes, mettant un coup d’arrêt à la reprise économique et faisant plonger les actions. Mais pas de quoi s’alarmer. En réalité, l’appréciation récente de la monnaie unique est modeste. Et, même si elle gagnait en importance, la force d’une devise n’a jamais sonné le glas des exportations et de la croissance. Voici pourquoi.

Les pessimistes soutiennent que la vigueur de l’euro rend les exportations européennes plus onéreuses pour les consommateurs à l’étranger. Si tel était le cas, la France et l’Europe seraient effectivement menacées. Avant la crise de la Covid-19, les exportations représentaient 31,8 % du PIB annuel de la France, devant la moyenne mondiale de 30,6 %. Les exportations occupent une place encore plus importante dans l’économie de la zone euro, avec 45,8 % du PIB.

De plus, ces dernières sont déjà à des niveaux relativement faibles. En dépit d’un rebond en mai, en juin et en juillet, les exportations de la France et de la zone euro ont clôturé le mois d’août en retrait de respectivement 16,6 % et 11 % par rapport aux niveaux de février, avant l’instauration des mesures de confinement. Les plus inquiets s’empresseront d’affirmer que cela accentue d’autant la menace constituée par l’euro fort.

Rattrapage. Mais ne surestimons pas la vigueur de la devise européenne. Elle s’est certes appréciée d’environ 11 % par rapport au dollar depuis le creux du 20 mars, ce qui peut sembler considérable. Mais en réalité, il s’agit essentiellement d’un rattrapage par rapport à la contraction brutale qui s’était opérée entre le 9 et le 20 mars (-6,4 %). Cette chute de l’euro est un épisode classique, mais de courte durée, de « fuite vers la qualité » qui soutient le dollar lors des replis des marchés. Affolés, les investisseurs en actions se ruent alors sur les bons du Trésor américains, réputés plus sûrs, et que certains acquièrent en vendant d’autres devises pour acheter des dollars.

Prenons l’exemple de la crise financière mondiale : entre avril 2008 et le point bas du marché baissier des actions observé en mars 2009, le dollar s’est apprécié de pas moins de 27 % face à la monnaie européenne. Le calme est ensuite revenu et l’euro a bondi de 13,5 % face au billet vert entre mars et fin 2009. Pourtant, la reprise économique avait débuté en juin de cette même année. Les actions françaises et celles de la zone euro ont bondi respectivement de 62,9 % et 66,9 % entre le plancher de mars et la fin de l’année, surpassant la moyenne mondiale qui était alors de 52,3 %.

Les « euro-pessimistes » semblent donc oublier cet épisode de l’histoire. Le taux de change actuel est presque au même niveau qu’en 2017, année au cours de laquelle la monnaie unique a progressé de 13,8 % vis-à-vis du dollar, alors que les exportations depuis la France et la zone euro ont bondi respectivement de 5,0 % et 7,1 %. La croissance du PIB français cette année-là s’est établie à 2,4 %, et celle de la zone euro à 2,6 %. De son côté, le CAC 40 s’est adjugé 12,7 % et les marchés de la zone euro 12,5 %, devançant le reste du monde.

En 2013, l’euro s’est maintenu au-dessus du taux de change actuel pendant toute l’année. Son plancher a été atteint le 27 mars 2013, puis la monnaie unique s’est appréciée de 7,2 % jusqu’à la fin de l’année. Comme aujourd’hui, ce parcours a été précédé d’une récession, le ralentissement causé par la crise de la dette de la zone euro ayant pris fin au 1er trimestre 2013. La vigueur de l’euro n’a alors pas entravé la reprise de l’économie française, ni ses exportations, en hausse de 2,1 % en 2013. Le CAC 40 a bondi de 22,2 % cette même année et les actions de la zone euro de 19,6 %, devant le reste des marchés mondiaux.

Cela ne signifie pas que les marchés français vont forcément surperformer à la faveur d’un euro fort en 2020. Cela montre en revanche que les craintes entourant la vigueur de l’euro sont infondées.

Les investisseurs qui ont raté le rebond entamé en mars se raccrochent désespérément à toute preuve permettant d’étayer leur pessimisme, à l’instar de l’appréciation de l’euro. C’est un cas typique de biais de confirmation

Certains redoutent toutefois une poursuite de la hausse de la monnaie unique, mais ce raisonnement occulte le fait qu’une devise forte ne pénalise pas les économies, et ce pour plusieurs raisons. De nos jours, peu de produits européens proviennent exclusivement du pays qui les produit. Les matières premières, machines et composants sont souvent importés par les fabricants.

Prenons le cas d’Airbus, fleuron de l’aéronautique européenne. Son activité s’appuie sur 26000 fournisseurs basés dans 100 pays différents. Trois de ses six usines d’assemblage sont situées en dehors de la zone euro. Un euro fort réduit le coût des produits importés et des activités basées à l’étranger.

Mourir dans l’euphorie. Nous ne disons pas là qu’un euro fort n’a que des aspects positifs ; plus de 60 % des revenus d’Airbus proviennent d’Asie et du continent américain. Simplement, l’impact de la devise est bien moins préjudiciable que ne l’annoncent les experts, surtout si l’on considère que les équipes dirigeantes n’ont aucun mal à se couvrir contre les fluctuations de change. Les craintes liées aux devises fortes sont des réflexions mercantilistes d’un autre temps.

Les experts affirment presque toujours que les devises sont trop fortes, pénalisant les exportations, ou trop faibles, alimentant l’inflation et d’autres inquiétudes. En ce moment, les observateurs américains ne se réjouissent pas de la faiblesse du dollar ; au contraire, ils la redoutent, estimant que les marchés des changes anticipent les problèmes à venir alors que les marchés actions, tirés par les États-Unis, en font fi. Ce qui est absurde.

Les craintes nourries de part et d’autre reflètent toujours l’humeur des investisseurs et non les réalités économiques ou du marché. Les investisseurs qui ont raté le rebond entamé en mars se raccrochent désespérément à toute preuve permettant d’étayer leur pessimisme, à l’instar de l’appréciation de l’euro. C’est un cas typique de biais de confirmation. Les gens sont à l’affût de toute information allant dans le sens de leurs convictions et ignorent tout ce qui les contredit.

Le scepticisme des « euro-pessimistes » face à la solidité de la monnaie unique est votre allié. Comme l’affirmait jadis le légendaire investisseur Sir John Templeton,« les marchés haussiers naissent dans le pessimisme, grandissent dans le scepticisme, mûrissent dans l’optimisme et meurent dans l’euphorie. » Les craintes actuelles entourant la monnaie unique font partie du pessimisme qui prévaut habituellement au début d’un marché haussier. Ce qui laisse supposer que ce dernier a encore de beaux jours devant lui.

Ken Fisher est président et directeur de Fisher Investments Europe, président exécutif et co-directeur des investissements de Fisher Investments.

12345...116



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol