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Croissance France : confirmation du tassement

Croissance France  : confirmation du tassement

 

Selon le dernier bulletin de la Banque de France publié ce mardi 12 novembre, la croissance du produit intérieur brut (PIB) se limiterait  0,2% au quatrième trimestre selon une première estimation. Au final en 2019, , la croissance sera légèrement est supérieure à 1%. C’est-à-dire à peu près la moyenne de la zone euro mais mieux que l’Allemagne dont l’activité enregistrera une petite progression de 0,5 % 2019. Théoriquement la banque de France prévoit une croissance 2020 égale à 2019. Une prévision un peu optimiste compte tenu du tassement enregistré en fin d’année. 

L’enquête mensuelle de la Banque centrale montre que l’indice du climat des affaires dans le secteur industriel s’est établie à 98 au mois d’octobre contre 96 en septembre. Après cette légère embellie, la croissance de la production industrielle pourrait se tasser en novembre. Les chefs d’entreprise anticipent un coup de frein de l’activité dans l’automobile actuellement en proie à des difficultés.

Dans les bâtiment, les entreprises sont guère optimistes. Si l’activité est restée soutenue au mois d’octobre, dans le gros œuvre et le second œuvre notamment, l’activité serait moins forte en fin d’année selon les dirigeants interrogés par l’institution bancaire.

Dans les services, l’activité a progressé « modérément » au mois d’octobre. Les chefs d’entreprise interrogés anticipent une poursuite de la croissance au même rythme entre octobre et novembre. Cette stabilisation devrait permettre de limiter les dégâts alors que les deux premiers secteurs sont en perte de vitesse.

En dépit de cette légère révision à la baisse, la croissance de la richesse produite en France devrait s’établir à 1,3% cette année. Dans ses dernières perspectives macroéconomiques annuelles dévoilées fin septembre, l’établissement bancaire envisageait une stabilité de l’activité entre 2019 et 2020. Les investissements publics et privés ont particulièrement soutenu l’économie française en 2019. En période préélectorale, les collectivité ont tendance à multiplier les investissements, ce qui permet de soutenir la demande intérieure.

En revanche, si les mesures d’urgence économiques et sociales décidées à la suite de la crise des « gilets jaunes » et du grand débat ont permis de doper le pouvoir d’achat des Français, les effets sur la consommation tardent à se faire sentir. mais  les Français ont privilégié l’épargne cette année avec un taux supérieur à 15%, frôlant un record. Le directeur adjoint du département « analyse et prévision » de l’observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) Mathieu Plane déclarait récemment à La Tribune.

« La grande question est de savoir si les ménages vont reprendre des comportements plus en phase avec leurs revenus. Le troisième trimestre 2019 montre que la consommation a été encore assez peu dynamique par rapport au pouvoir d’achat. La question est de savoir si le cycle de consommation va être plus en lien avec les niveaux de revenus ».

Robotisation : la fin du travail ?

 Robotisation : la fin du travail ?

 

Une réflexion intéressante sur le développement de la robotisation qui menace le travail traditionnel. Une menace inquiétante comme  lors de chaque grand progrès technique. Dans l’histoire se sont  posées les mêmes questions mais sans doute de manière moins brutale. .Reste que la tertiarisation de  l’économie témoigne cependant de besoins toujours nouveaux de l’humain en amont comme en aval de la production et de façon plus  générale dans la société. le problème est de savoir si les progrès de productivité permis par l’IA ne seront as plus destructeurs que la dynamique de création d’emploi.

 

« Les progrès réalisés ces cinq dernières années dans l’intelligence artificielle vont permettre de construire des robots, capables d’exécuter quasiment toutes les tâches humaines, menaçant des dizaines de millions d’emplois au cours de 30 prochaines années, s’accordent à prédire des scientifiques. « Nous approchons du moment où les machines pourront surpasser les humains dans presque toutes les tâches », a prévenu Moshe Vardi, directeur de l’Institute for Information Technology à l’Université Rice au Texas. « La société doit se pencher sur cette question dès maintenant car si des robots font presque tout ce que nous faisons comme travail, qu’allons nous faire », s’est-il interrogé samedi aux côtés d’autres experts lors de la conférence annuelle de l’American Society for the Advancement of Science (AAAS) réunie à Washington. Pour le scientifique qui n’exclue pas la fin du travail humain, « la question est de savoir si l’économie mondiale peut s’adapter à un taux de chômage de plus de 50 % ». Aucune profession n’est à l’abri, pas même les travailleurs du sexe, a-t-il lancé. L’automatisation et la robotisation ont déjà bouleversé le secteur industriel ces 40 dernières années, dopant la productivité au détriment de l’emploi. Le nombre de création de postes dans le secteur manufacturier a atteint son pic en 1980 aux Etats-Unis et n’a cessé depuis de diminuer, s’accompagnant d’une stagnation des revenus de la classe moyenne, a expliqué Moshe Vardi. Aujourd’hui on compte plus de 200.000 robots industriels dans le pays et leur nombre continue à augmenter. La recherche se concentre actuellement sur la capacité de raisonnement des machines et les progrès ces vingt dernières années sont spectaculaires, selon cet expert. Selon lui, 10% des emplois qui nécessitent de conduire un véhicule aux Etats-Unis pourraient disparaitre en raison de l’automatisation de la conduite d’ici vingt-cinq ans. »On a toutes les raisons de penser que les progrès des 25 prochaines années seront tout aussi impressionnants », a-t-il ajouté. Bart Selman, professeur de sciences informatiques à l’Université Cornell prévoit quant à lui que « dans les deux ou trois ans (à venir) des machines autonomes (…) feront leur entrée dans la société permettant entre autres la conduite automatisée de voitures et camions mais aussi de contrôler des drones de surveillance ». Cet expert a expliqué que des progrès très importants ont été faits depuis cinq ans notamment dans la vision et l’ouïe artificielles permettant à des robots de voir et d’entendre comme les humains. Le professeur Selman a indiqué que les investissements dans l’intelligence artificielle aux Etats-Unis ont été de loin les plus élevés en 2015 depuis la naissance de ce domaine de recherche il y a cinquante ans, citant Google, Facebook, Microsoft et Tesla, du milliardaire Elon Musk, soulignant que le Pentagone a demandé 19 milliards de dollars pour développer des systèmes d’armement intelligents.  « On peut donc s’interroger sur le niveau d’intelligence que ces robots pourront atteindre et si les humains ne risquent pas un jour de perdre le contrôle », a pointé Bart Selman. Ce qui est inquiétant dans ces nouveaux logiciels, s’accordent à dire les experts, c’est leur capacité à synthétiser les données et à exécuter des tâches complexes. L’astrophysicien britannique Stephen Hawking avait notamment mis en garde contre ce danger expliquant que « les humains sont limités par une évolution biologique lente ». « L’intelligence artificielle pourrait se développer d’elle-même à un rythme de plus en plus rapide », avait-il expliqué. Ces questions ont conduit les scientifiques à envisager l’établissement de règles éthiques pour encadrer le développement de l’intelligence artificielle ainsi que de programmes centrés sur la sécurité. Elon Musk a lancé en 2014 une initiative de 10 millions de dollars à cette fin, estimant que l’intelligence artificielle était « potentiellement plus dangereuse que le nucléaire ». En 2015, un groupe de personnalités de haut vol, dont Stephen Hawking, Elon Musk et Steve Wozniak, cofondateur d’Apple, avait publié une lettre ouverte plaidant pour « l’interdiction des armes autonomes ». Ils expliquaient que « si une grande puissance développait des armes dotées d’une intelligence artificielle autonome, cela entraînerait une course dangereuse de ce type d’armement ». Pour Wendel Wallach, un éthicien de l’Université Yale, ces dangers nécessitent une mobilisation de la communauté internationale. L’idée, a-t-il résumé samedi, « est de s’assurer que la technologie demeure un bon serviteur et ne devienne pas un maître dangereux ».

(LNT avec Afp)

E-sport: du sport dans son lit !

E-sport: du sport dans son lit !

 

Les compétitions de jeux vidéo seraient devenues des sports au motif qu’elles  mobilisent  des foules incroyables de joueurs  et de spectateurs. De fait,  les jeux vidéo connaissent un succès assez exceptionnel et mettent  en jeu des chiffres d’affaires considérables. Le succès populaire est indéniable. Même il provoque de véritables addictions. Le montant du chiffre d’affaires avoisine au plan mondial 150 milliards. Une véritable activité économique mais l’importance financière de ces jeux n’autorise  pas pour autant le franchissement sémantique qui permet de  considérer cela comme du 10 sports. Une sorte de sport qu’on peut effectuer dans son fauteuil ou dans son lit. À ce titre, la belote ou les mots croisés sont  des sports.

 

Certes les jeux vidéo sollicitent les réflexes nerveux et malheureusement souvent l’agressivité mais on ne saurait les assimilé à des sports. Il y a une certaine tendance dans nos sociétés à entretenir une certaine confusion des genres en les classant  en fonction de leur poids économique. Une confusion sémantique, autant qu’une confusion des disciplines et des valeurs

 

L’AccorHotels Arena de Bercy a fait salle comble ce dimanche. Au programme ? La finale du championnat du monde du jeu vidéo League of Legends, ou LoL pour les initiés. Devant près de 20.000 spectateurs originaires du monde entier, l’e-sport a fait son show, rappelant à bien des égards que la discipline n’est plus à prendre à la légère.

«Les chances du bloc populaire contre Macron» (Jérôme Sainte-Marie)

«les chances  du bloc populaire contre  Macron» (Jérôme Sainte-Marie)

Jérôme Ste marie est un des rares prévisionnistes à ne plus exclure la victoire d’un bloc populiste en raison de la détestation de Macron. ( interview le Figaro)

Dans votre nouvel essai, «Bloc contre bloc», vous appliquez une grille de lecture marxiste au clivage politique français. Même la gauche n’ose plus se référer à Marx. En quoi est-il pertinent pour comprendre notre époque? Le marxisme doit-il être confondu avec le léninisme?

Jérôme SAINTE-MARIE. - Je suis depuis longtemps passionné par le Karl Marx sociologue et historien, même si, bien entendu, toute référence à son œuvre est compliquée par l’usage qui en a été fait par des régimes politiques disparus en Europe depuis une trentaine d’années. Le léninisme ne fut pourtant qu’une des interprétations possibles, et il existe une autre tradition marxiste de respect du suffrage universel et des libertés individuelles, par exemple chez les sociaux-démocrates allemands. Je crois très utile à la compréhension de notre époque tout ce que dit Marx sur l’articulation entre forces sociales et représentations politiques.

Selon un ­sondage IFOP pour le JDD,  Macron est crédité de 27 à 28% d’intentions de vote et Marine Le Pen en réunirait 28 %, en hausse de près de 7 points. »Cette enquête sacre la nouvelle bipartition du champ ­politique », souligne ­Frédéric ­Dabi, directeur général adjoint de ­l’IFOP. Les partisans de Mélenchon soutiendraient massivement Le Pen au second tour.   Élu avec  66 % en 2017, Macron ne l’emporterait cette fois qu’avec  55 %. « Cela sonne comme un avertissement pour ceux qui considèrent qu’en 2022, ce ­serait automatiquement gagné pour le ­président sortant face à ­Marine Le Pen », souligne Dabi.

Selon ce sondage, la candidate RN ­bénéficierait au second tour d’un soutien massif des partisans de ­Jean-Luc ­Mélenchon : 63 % des électeurs LFI aux européennes voteraient Le Pen.

 

Curieusement la dynamique qui a toujours permis aux candidat de triompher du Front national semble s’inverser. Jusque là on votait moins pour le projet du candidat opposé au FN que par rejet des Le Pen; cette fois, pourrait bien voter  front national moins par adhésion aux thèse du RN-FN que par rejet de Macron.

Perspective Nucléaire-EPR : un faux recul du gouvernement ?

Perspective  Nucléaire-EPR : un  faux recul du gouvernement ?

 

 

Une vraie bataille de communication est engagée entre le gouvernement et EDF. En fait,  une fausse bataille qui vise surtout à ne pas prendre trop de front les écolos. Pour résumer l’affaire, le gouvernement a adressé une lettre à EDF pour étudier le projet de construction de 6 EPR. Evidemment EDF a répondu avec enthousiasme à cette demande considérant même le projet comme une décision. Et même récemment de préciser le coût: 7,5 milliards par EPR , soit 45 milliards.  Du coup, le gouvernement fait semblant de remettre EDF à sa place en indiquant que la responsabilité de la politique énergétique n’est pas de la compétence d’EDF. Une fausse polémique évidemment car gouvernement et EDF sont d’accord sur la perspective de développement des EPR en France mais aussi pour l’exportation. Il suffit pour s’en persuader de relire les documents préparatoires au PPE (programmation énergétique). Les 6 réacteurs refont surface parce que c’est la vraie stratégie énergétique.

 

Théoriquement, on devrait supprimer 14 réacteurs anciens, or avec 6 réacteurs EPR nouveaux et Flamanville, le niveau de production nucléaire sera largement assuré et la part du nucléaire pourra demeurer entre 70 à 75% pour la production d’électricité. Notons par ailleurs que la perspective de réduction de la consommation d’électricité est une chimère, par ailleurs que sur les 14 réacteurs qui devraient être supprimés seul Fessenheim est pour l’instant concerné. . C’est donc une fausse querelle qui est engagée entre EDF et le gouvernement juste pour faire semblant de ne pas trop déplaire aux écolos. La question de la réduction du nucléaire peut cependant se poser avec l’hypothèse du développement de la filière hydrogène.

 

Interrogée sur Europe 1, Elisabeth Borne a fait semblant de contredire les  propos du PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, qui assurait dernière dans une interview au Monde: “Il est clair que la France se prépare à construire de nouvelles centrales nucléaires. EDF exploite les 58 réacteurs nucléaires français qui assurent 75% des besoins en électricité du pays. Ce n’est pas EDF ni son PDG qui fixent la politique énergétique du pays”, a déclaré Elisabeth Borne. “L’enjeu est de proposer une électricité décarbonée, à prix abordable, pour tous les Français. Il y a différents scénarios, avec des nouveaux réacteurs. C’est un scénario parmi d’autres”, a-t-elle ajouté. “On a également à l’étude des scénarios 100% énergie renouvelable.” Une hypothèse cependant fort peu vraisemblable.

 

Les objectif de la programmation (PPE) jusqu’en 2028 ;

 

« 4 à 6 réacteurs nucléaires fermés d’ici 2028 dont ceux de Fessenheim. Fermeture de 14 réacteurs nucléaires d’ici 2035, date d’atteinte d’une part de 50 % d’électricité nucléaire dans le mix électrique. Croissance économique Hausse de 1,3 point de PIB en 2023 par rapport au scénario tendanciel, et de 1,9 point en 2028 »

 

Le texte introductif au PPE

Le danger immédiat qui guette notre civilisation, le réchauffement climatique, trouve sa cause dans la production de gaz à effet de serre dont environ 70% résulte de notre consommation d’énergies fossiles. C’est l’utilisation de charbon, de pétrole et de gaz qui rend la croissance non soutenable et c’est pour cela que les pays du monde se sont engagés à réduire drastiquement leurs émissions de gaz à effet de serre dans le cadre de l’accord de Paris. La Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC) décrit la feuille de route de la France pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050. Pour atteindre cet objectif, il sera nécessaire de réduire les consommations d’énergie, en priorisant la baisse de consommation des énergies les plus carbonées, et de substituer aux énergies fossiles des énergies décarbonées. Ainsi, il va falloir mobiliser de nouvelles technologies dans le secteur des transports, comme le véhicule électrique, mais également des modifications de comportement : adopter des mobilités actives, faire du covoiturage et apporter des alternatives à l’usage individuel de la voiture lorsque cela est possible… La maîtrise des consommations d’énergie dans le bâtiment nécessite également de mobiliser des leviers technologiques et comportementaux. Dans l’industrie, la transition énergétique doit préserver la compétitivité tout en assurant la durabilité des activités sur le sol national. La production d’énergie va également changer : plus renouvelable et décentralisée, elle va se rapprocher des citoyens et être de plus en plus respectueuse de l’environnement. La part du nucléaire sera progressivement réduite pour diversifier nos sources de production d’électricité. La biomasse devra être produite de manière durable pour répondre aux besoins de l’ensemble des chaînes de valeur de la bioéconomie (alimentation, matériaux, énergie, etc.), et notamment utilisée de manière optimale pour produire des biocombustibles L’électricité renouvelable sera produite partout sur les territoires et pilotée par des réseaux intelligents. La réduction des consommations et l’évolution vers des énergies plus durables permettra d’améliorer la qualité de l’air et plus globalement de réduire les impacts du secteur de l’énergie sur l’environnement et la santé. Mais elle présente également un intérêt économique, en réduisant notre dépendance aux importations et donc aux cours mondiaux des énergies fossiles. Ces évolutions doivent naturellement être menées en continuant à garantir le niveau de sécurité d’approvisionnement qu’attendent les Français et à un coût collectif maitrisé, nécessaire à l’acceptabilité de cette transition énergétique par tous. Elles doivent donc être conduites avec prudence et progressivité en capitalisant sur les acquis. Ce vaste mouvement devra être accompagné au plan social, pour garantir qu’il profite à tous, y compris les ménages les plus modestes, souvent les plus impactés par la pollution de l’air et le coût de l’énergie. Il nécessitera également de préparer et d’accompagner les mutations professionnelles pour s’adapter aux nouveaux emplois, anticiper et accompagner la reconversion des entreprises et territoires impactés. La transition énergétique française s’inscrit dans un mouvement plus vaste qui est celui du développement du marché intérieur européen et de la transition énergétique européenne. Les pays européens se sont collectivement donné des objectifs ambitieux sur l’énergie et le climat que la PPE permettra d’atteindre. Par ailleurs, le renforcement des interconnexions et des échanges avec les pays voisins contribue à transformer et renforcer notre sécurité d’approvisionnement en électricité et en gaz. Sur certains sujets, comme les batteries, c’est la création d’une industrie européenne qui permettra à nos entreprises de peser à l’échelle mondiale. Plus globalement, le déploiement d’un vaste marché européen pour les solutions d’énergie décarbonée offre des perspectives accrues de baisse des coûts ainsi que de croissance et d’emploi dans tous les pays, dont la matérialisation devra notamment s’appuyer sur des efforts importants dans la R&D. Cette transition doit être réalisée sans rupture, en donnant une trajectoire claire, argumentée, allant irréversiblement dans le sens du respect de l’environnement et du climat tout en étant inclusive. Cette programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) dessine le chemin que le gouvernement va emprunter au cours des 10 prochaines années, et au-delà pour certaines thématiques. 4 1. Programmation pluriannuelle de l’énergie : une dynamique d’action cohérente pour la transition énergétique La PPE fixe les priorités d’actions des pouvoirs publics dans le domaine de l’énergie afin d’atteindre les objectifs de politique énergétique définis par la loi. L’ensemble des piliers de la politique énergétique et l’ensemble des énergies sont traités dans une même stratégie : maîtrise de la demande en énergie, maîtrise des coûts des énergies, promotion des énergies renouvelables, garantie de sécurité d’approvisionnement et indépendance énergétique, etc. Cela permet de construire une vision cohérente et complète de la place des énergies et de leur évolution souhaitable dans la société française. La PPE est un outil opérationnel engageant pour les pouvoirs publics. Elle décrit les mesures qui permettront à la France de décarboner l’énergie afin d’atteindre la neutralité carbone en 2050. Les 10 prochaines années permettront de prendre le virage qui rendra faisable cette ambition nécessaire. Le scénario énergétique de la PPE est le même que celui de la SNBC (stratégie nationale bas carbone) pour la période qu’elle couvre. La PPE en quelques chiffres Consommation finale d’énergie Baisse de 7% en 2023 et de 14% en 2028 par rapport à 2012 Consommation primaire des énergies fossiles Baisse de 20% de la consommation primaire d’énergies fossiles en 2023 et de 35% en 2028 par rapport à 2012 Émissions de gaz à effet de serre issues de la combustion d’énergie 277 MtCO2 en 2023 227 MtCO2 en 2028 Soit une réduction de 14% en 2023 et de 30% en 2028 par rapport à 2016 (322MtCO2) Consommation de chaleur renouvelable Consommation de 196 TWh en 2023 Entre 218 et 247 TWh en 2028 Soit une augmentation de 25% en 2023 et entre 40 et 60% en 2028 de la consommation de chaleur renouvelable de 2016 (155TWh) Production de gaz renouvelables Production de biogaz injecté à hauteur de 14 à 22TWh en 2028 sous l’hypothèse d’une forte baisse des coûts (35 à 55 fois la production de 2017) Capacités de production d’électricité renouvelables installées 74 GW en 2023, soit +50% par rapport à 2017 102 à 113 GW en 2028, doublement par rapport à 2017 Un projet élaboré de manière concertée La programmation pluriannuelle de l’énergie a été élaborée à partir de juin 2017 en associant de très nombreux acteurs : • Juin 2017 : préparation à l’élaboration de la révision de la PPE pour l’année 2018, en associant de nombreux acteurs (comité de suivi constitué du Conseil national de la transition écologique et du Conseil supérieur de l’énergie) ; • D’octobre 2017 à janvier 2018 : 24 ateliers de travail ont été organisés pour l’élaboration de la révision de la PPE ; • De mars à juin 2018 : un débat public a été organisé par la Commission nationale du Débat public. 5 Capacités de production d’électricité nucléaire 4 à 6 réacteurs nucléaires fermés d’ici 2028 dont ceux de Fessenheim. Fermeture de 14 réacteurs nucléaires d’ici 2035, date d’atteinte d’une part de 50 % d’électricité nucléaire dans le mix électrique. Croissance économique Hausse de 1,3 point de PIB en 2023 par rapport au scénario tendanciel, et de 1,9 point en 2028 Emplois Création d’environ 246 000 emplois en 2023 par rapport au scénario tendanciel et de 413 000 emplois en 2028 Revenu disponible brut des ménages Hausse du pouvoir d’achat des ménages de 1,1 point en 2023, par rapport au scénario tendanciel et de 2,2 points en 2028 Afin de tenir compte des incertitudes et de garantir l’approvisionnement en énergie de la France,

Label «Made in France» : souvent du pipeau

Label «Made in France» : souvent du pipeau

 

Les produits made in France ont le vent en poupe  auprès des consommateurs. Reste qu’il est difficile de déterminer avec précision l’origine réelle de ces produits en raison notamment de la complexification des processus de production et des conditions d’attribution des labels. Des labels qui prévoient qu’un produit peut être considéré made in France s’il a subi sa dernière transformation dans le pays. Parfois une transformation assez symbolique juste pour obtenir le certificat d’origine sans parler de ceux qui fraudent  carrément. « Pour le label le plus contraignant  » origine France garanti » créé en 2010 il est nécessaire que 50 % du prix de revient soit réalisés en France. Mais l’augmentation du prix de revient peut-être partiellement fictive, en clair si elle  ne correspond pas à une véritable transformation. En outre pour nombre de produits,  il faudrait prendre en compte les intrants ( matières premières et outils de production importés). Un peu comme pour les produits biologiques,  une certaine prudence peut donc être observée quant à la nature du label. À mesure que la demande pour les produits «fabriqués en France» augmente, les cas de fraudes à la «francisation» se multiplient. Les fruits et légumes, l’huile d’olive ou le miel sont particulièrement concernés par le phénomène, bien d’autres produits aussi. Faut-il rappeler par exemple que certaines voitures de marque française sont fabriquées essentiellement à l’étranger et qu’inversement des voitures de marque étrangère sont produites pour l’essentiel en France. La question est donc plus complexe qu’on peut le penser. Selon un sondage IFOP réalisé en janvier dernier, 93% des Français voient dans le développement du «Made in France» une manière de préserver l’emploi et 86% d’entre eux associent désormais l’achat d’un produit fabriqué en France à un «acte citoyen». Ce «frenchwashing» n’a pas échappé aux entrepreneurs et producteurs. Du «Slip français» à «La Petite Française», ils sont de plus en plus nombreux à exploiter l’intérêt croissant des Français pour l’origine de leurs achats. Et certains n’hésitent pas à jouer avec la réalité lorsque la provenance des produits ne colle pas tout à fait aux attentes du consommateur. Depuis trois ans, les fraudes à la «francisation» connaissent une augmentation proportionnelle à l’engouement suscité par les produits «made in France». Une situation qui touche particulièrement la filière agroalimentaire. En 2015, sur les 8600 points de vente de fruits légumes contrôlés par la Répression des fraudes (DGCCRF) , un sur cinq était en infraction sur l’origine et la provenance de leurs produits.

Taxe carbone : l’arnaque fiscale qui revient à l’ordre du jour !

Taxe carbone : l’arnaque fiscale qui revient  à l’ordre du jour !

 

Plus ou moins discrètement plusieurs voix se sont déjà élevées dans les milieux du pouvoir  et les écolos-bobos pour rétablir la taxe carbone sur le carburant.. Une manière de remettre le couvert pas tellement dans une optique environnementale mais plutôt pour boucher les trous du budget. Bref la transition écologique version fiscaliste. L’ingénierie fiscale française est en effet sans limite, une pathologie qui touche toutes les sensibilités politiques, tous les technocrates, tous les écolos. Pour résumer, il s’agit de soigner le monde carboné par la saignée fiscale. Le remède radical des médecins de Molière qui guérissaient les malades, lesquels  mourraient de la thérapie de choc. Il est évident qu’en tuant l’économie française, on aura aussi fait disparaître le carbone,  à un détail près : on aura reporté les émissions polluantes sur d’autres pays car il faudra bien toujours consommer… (Et accessoirement payer mais avec quelle richesse ?).  En mal de reconnaissance, les économistes qui ont été presque tous nourris au lait du néo libéralisme ont donné une légitimité pseudo scientifique à la taxe carbone. Il s’agit d’abord d’une récupération indécente d’une question sociétale qui ne peut évidemment être seulement et prioritairement régulée  par la fiscalité et les prix. Le signal prix cher aux économistes ultra libéraux constitue une sorte de récupération par les mécanismes de marché de la problématique environnementale. L’argumentation consiste à affirmer qu’il convient de limiter les émissions polluantes en leur donnant un prix afin de favoriser la seule régulation marchande. Si l’économie de marché est encore la meilleure chose (ou la moins pire) pour équilibrer l’offre et la demande,  il en va différemment lorsqu’il s’agit des champs sociétaux environnementaux. Certes on peut comprendre l’absolue nécessité d’une transition écologique notamment dans le domaine du transport. Encore faudrait-il qu’il existe une alternative pour permettre le changement de comportement. Or une politique des transports ne peut se conduire que sur le long terme pour  développer à la fois les transports collectifs, le concept du véhicule individuel et son utilisation. En l’absence de ces conditions,  la fiscalité dite écologique se réduit à un impôt classique qui au demeurant vient en plus affecter  le pouvoir d’achat, donc la croissance et l’emploi. Notons aussi que ces mesures carburant touchent surtout les moins favorisés qui ne peuvent pas disposer d’une liberté d’horaire pour prendre un autre moyen de transport que leur véhicule individuel. Il y a évidemment d’autres moyens de réguler que l’arme de la fiscalité et des prix : la régulation par les normes et le développement système alternatif. Mais dans le contexte actuel des transports,  la fiscalité écologique constitue une fumisterie environnementale qui n’a d’autre objet que de donner une fausse légitimité scientifique à un impôt qui va se perdre dans le trou du budget. Faudrait-il rappeler aux économistes que leur science, certes utile,  n’est pas très exacte, qu’elle est même souvent approximative. Pour preuve, la majorité des grandes ruptures n’ont pas été prévues par la plupart  de ces experts. Par exemple, la prochaine chute de la croissance française assommée par la fiscalité ou encore  l’éclatement de la bulle immobilière.

Nucléaire-EPR : un faux recul du gouvernement ?

Nucléaire-EPR : un  faux recul du gouvernement ?

 

 

Une vraie bataille de communication est engagée entre le gouvernement et EDF. En fait,  une fausse bataille qui vise surtout à ne pas prendre trop de front les écolos. Pour résumer l’affaire, le gouvernement a adressé une lettre à EDF pour étudier le projet de construction de 6 EPR. Evidemment EDF a répondu avec enthousiasme à cette demande considérant même le projet comme une décision. Et même récemment de préciser le coût: 7,5 milliards par EPR , soit 45 milliards.  Du coup, le gouvernement fait semblant de remettre EDF à sa place en indiquant que la responsabilité de la politique énergétique n’est pas de la compétence d’EDF. Une fausse polémique évidemment car gouvernement et EDF sont d’accord sur la perspective de développement des EPR en France mais aussi pour l’exportation. Il suffit pour s’en persuader de relire les documents préparatoires au PPE (programmation énergétique). Les 6 réacteurs refont surface parce que c’est la vraie stratégie énergétique.

 

Théoriquement, on devrait supprimer 14 réacteurs anciens, or avec 6 réacteurs EPR nouveaux et Flamanville, le niveau de production nucléaire sera largement assuré et la part du nucléaire pourra demeurer entre 70 à 75% pour la production d’électricité. Notons par ailleurs que la perspective de réduction de la consommation d’électricité est une chimère, par ailleurs que sur les 14 réacteurs qui devraient être supprimés seul Fessenheim est pour l’instant concerné. . C’est donc une fausse querelle qui est engagée entre EDF et le gouvernement juste pour faire semblant de ne pas trop déplaire aux écolos. La question de la réduction du nucléaire peut cependant se poser avec l’hypothèse du développement de la filière hydrogène.

 

Interrogée sur Europe 1, Elisabeth Borne a fait semblant de contredire les  propos du PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, qui assurait dernière dans une interview au Monde: “Il est clair que la France se prépare à construire de nouvelles centrales nucléaires. EDF exploite les 58 réacteurs nucléaires français qui assurent 75% des besoins en électricité du pays. Ce n’est pas EDF ni son PDG qui fixent la politique énergétique du pays”, a déclaré Elisabeth Borne. “L’enjeu est de proposer une électricité décarbonée, à prix abordable, pour tous les Français. Il y a différents scénarios, avec des nouveaux réacteurs. C’est un scénario parmi d’autres”, a-t-elle ajouté. “On a également à l’étude des scénarios 100% énergie renouvelable.” Une hypothèse cependant fort peu vraisemblable.

 

Les objectif de la programmation (PPE) jusqu’en 2028 ;

 

« 4 à 6 réacteurs nucléaires fermés d’ici 2028 dont ceux de Fessenheim. Fermeture de 14 réacteurs nucléaires d’ici 2035, date d’atteinte d’une part de 50 % d’électricité nucléaire dans le mix électrique. Croissance économique Hausse de 1,3 point de PIB en 2023 par rapport au scénario tendanciel, et de 1,9 point en 2028 »

 

Le texte introductif au PPE

Le danger immédiat qui guette notre civilisation, le réchauffement climatique, trouve sa cause dans la production de gaz à effet de serre dont environ 70% résulte de notre consommation d’énergies fossiles. C’est l’utilisation de charbon, de pétrole et de gaz qui rend la croissance non soutenable et c’est pour cela que les pays du monde se sont engagés à réduire drastiquement leurs émissions de gaz à effet de serre dans le cadre de l’accord de Paris. La Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC) décrit la feuille de route de la France pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050. Pour atteindre cet objectif, il sera nécessaire de réduire les consommations d’énergie, en priorisant la baisse de consommation des énergies les plus carbonées, et de substituer aux énergies fossiles des énergies décarbonées. Ainsi, il va falloir mobiliser de nouvelles technologies dans le secteur des transports, comme le véhicule électrique, mais également des modifications de comportement : adopter des mobilités actives, faire du covoiturage et apporter des alternatives à l’usage individuel de la voiture lorsque cela est possible… La maîtrise des consommations d’énergie dans le bâtiment nécessite également de mobiliser des leviers technologiques et comportementaux. Dans l’industrie, la transition énergétique doit préserver la compétitivité tout en assurant la durabilité des activités sur le sol national. La production d’énergie va également changer : plus renouvelable et décentralisée, elle va se rapprocher des citoyens et être de plus en plus respectueuse de l’environnement. La part du nucléaire sera progressivement réduite pour diversifier nos sources de production d’électricité. La biomasse devra être produite de manière durable pour répondre aux besoins de l’ensemble des chaînes de valeur de la bioéconomie (alimentation, matériaux, énergie, etc.), et notamment utilisée de manière optimale pour produire des biocombustibles L’électricité renouvelable sera produite partout sur les territoires et pilotée par des réseaux intelligents. La réduction des consommations et l’évolution vers des énergies plus durables permettra d’améliorer la qualité de l’air et plus globalement de réduire les impacts du secteur de l’énergie sur l’environnement et la santé. Mais elle présente également un intérêt économique, en réduisant notre dépendance aux importations et donc aux cours mondiaux des énergies fossiles. Ces évolutions doivent naturellement être menées en continuant à garantir le niveau de sécurité d’approvisionnement qu’attendent les Français et à un coût collectif maitrisé, nécessaire à l’acceptabilité de cette transition énergétique par tous. Elles doivent donc être conduites avec prudence et progressivité en capitalisant sur les acquis. Ce vaste mouvement devra être accompagné au plan social, pour garantir qu’il profite à tous, y compris les ménages les plus modestes, souvent les plus impactés par la pollution de l’air et le coût de l’énergie. Il nécessitera également de préparer et d’accompagner les mutations professionnelles pour s’adapter aux nouveaux emplois, anticiper et accompagner la reconversion des entreprises et territoires impactés. La transition énergétique française s’inscrit dans un mouvement plus vaste qui est celui du développement du marché intérieur européen et de la transition énergétique européenne. Les pays européens se sont collectivement donné des objectifs ambitieux sur l’énergie et le climat que la PPE permettra d’atteindre. Par ailleurs, le renforcement des interconnexions et des échanges avec les pays voisins contribue à transformer et renforcer notre sécurité d’approvisionnement en électricité et en gaz. Sur certains sujets, comme les batteries, c’est la création d’une industrie européenne qui permettra à nos entreprises de peser à l’échelle mondiale. Plus globalement, le déploiement d’un vaste marché européen pour les solutions d’énergie décarbonée offre des perspectives accrues de baisse des coûts ainsi que de croissance et d’emploi dans tous les pays, dont la matérialisation devra notamment s’appuyer sur des efforts importants dans la R&D. Cette transition doit être réalisée sans rupture, en donnant une trajectoire claire, argumentée, allant irréversiblement dans le sens du respect de l’environnement et du climat tout en étant inclusive. Cette programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) dessine le chemin que le gouvernement va emprunter au cours des 10 prochaines années, et au-delà pour certaines thématiques. 4 1. Programmation pluriannuelle de l’énergie : une dynamique d’action cohérente pour la transition énergétique La PPE fixe les priorités d’actions des pouvoirs publics dans le domaine de l’énergie afin d’atteindre les objectifs de politique énergétique définis par la loi. L’ensemble des piliers de la politique énergétique et l’ensemble des énergies sont traités dans une même stratégie : maîtrise de la demande en énergie, maîtrise des coûts des énergies, promotion des énergies renouvelables, garantie de sécurité d’approvisionnement et indépendance énergétique, etc. Cela permet de construire une vision cohérente et complète de la place des énergies et de leur évolution souhaitable dans la société française. La PPE est un outil opérationnel engageant pour les pouvoirs publics. Elle décrit les mesures qui permettront à la France de décarboner l’énergie afin d’atteindre la neutralité carbone en 2050. Les 10 prochaines années permettront de prendre le virage qui rendra faisable cette ambition nécessaire. Le scénario énergétique de la PPE est le même que celui de la SNBC (stratégie nationale bas carbone) pour la période qu’elle couvre. La PPE en quelques chiffres Consommation finale d’énergie Baisse de 7% en 2023 et de 14% en 2028 par rapport à 2012 Consommation primaire des énergies fossiles Baisse de 20% de la consommation primaire d’énergies fossiles en 2023 et de 35% en 2028 par rapport à 2012 Émissions de gaz à effet de serre issues de la combustion d’énergie 277 MtCO2 en 2023 227 MtCO2 en 2028 Soit une réduction de 14% en 2023 et de 30% en 2028 par rapport à 2016 (322MtCO2) Consommation de chaleur renouvelable Consommation de 196 TWh en 2023 Entre 218 et 247 TWh en 2028 Soit une augmentation de 25% en 2023 et entre 40 et 60% en 2028 de la consommation de chaleur renouvelable de 2016 (155TWh) Production de gaz renouvelables Production de biogaz injecté à hauteur de 14 à 22TWh en 2028 sous l’hypothèse d’une forte baisse des coûts (35 à 55 fois la production de 2017) Capacités de production d’électricité renouvelables installées 74 GW en 2023, soit +50% par rapport à 2017 102 à 113 GW en 2028, doublement par rapport à 2017 Un projet élaboré de manière concertée La programmation pluriannuelle de l’énergie a été élaborée à partir de juin 2017 en associant de très nombreux acteurs : • Juin 2017 : préparation à l’élaboration de la révision de la PPE pour l’année 2018, en associant de nombreux acteurs (comité de suivi constitué du Conseil national de la transition écologique et du Conseil supérieur de l’énergie) ; • D’octobre 2017 à janvier 2018 : 24 ateliers de travail ont été organisés pour l’élaboration de la révision de la PPE ; • De mars à juin 2018 : un débat public a été organisé par la Commission nationale du Débat public. 5 Capacités de production d’électricité nucléaire 4 à 6 réacteurs nucléaires fermés d’ici 2028 dont ceux de Fessenheim. Fermeture de 14 réacteurs nucléaires d’ici 2035, date d’atteinte d’une part de 50 % d’électricité nucléaire dans le mix électrique. Croissance économique Hausse de 1,3 point de PIB en 2023 par rapport au scénario tendanciel, et de 1,9 point en 2028 Emplois Création d’environ 246 000 emplois en 2023 par rapport au scénario tendanciel et de 413 000 emplois en 2028 Revenu disponible brut des ménages Hausse du pouvoir d’achat des ménages de 1,1 point en 2023, par rapport au scénario tendanciel et de 2,2 points en 2028 Afin de tenir compte des incertitudes et de garantir l’approvisionnement en énergie de la France,

Retraites- Enjeux des droits du grand-père : la réforme en 2070 ou en 2025 !

Retraites- Enjeux des  droits du grand-père : la réforme en 2070 ou en 2025 !

 

 

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que c’est le grand flou quant à l’orientation générale de la réforme des retraites. La grande question est de savoir si cette réforme concernera  seulement les nouveaux entrants  auquel cas les effets changements de système ne se feraient sentir que dans 45 ans environ vers 2070 ! L’ hypothèse a en effet été évoquée par Macron lui-même qui commence à être inquiet de la mobilisation à propos de cette réforme. Par ailleurs, il regarde sans doute avec une certaine attention les sondages qui le mettent  à égalité avec Marine Le Pen dans la perspective des présidentielles de 2022. En outre, sa popularité ne cesse de s’éroder et 80 % de l’opinion estiment que la politique de Macron n’apportera pas d’amélioration sur le plan socioéconomique. De quoi faire réfléchir l’intéressé sur la nécessité d’engager une réforme pleine de risques et dont les éventuels effets bénéfiques seront pour ses successeurs. De toute manière la réforme ne sera pas mise en œuvre avant 2025 2035. Le début de mise en œuvre bien entendu. Il semble qu’on est retenu la date de 2025 des motifs financiers. De son côté, Macron s’interroge:  Faut-il appliquer la réforme aux seuls nouveaux entrants ? Le haut-commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye, n’y  est pas favorable. Contrairement à ce qu’avait laissé entendre macron à propos des droits du grand-père. Des droits concernant la retraite qui ne seraient pas remis en cause pour  les salariés actuels. D’une certaine manière, Jean-Paul Delevoye a sans doute raison car cela va constituer une sorte de rupture d’égalité  entre deux catégories de population. En effet, l’application des droits du grand-père opère une discrimination nette et brutale. Sans doute serait-il souhaitable de mettre en œuvre un processus de transition progressif sur des bases plus égalitaires. Ajoutons aussi que c’est aussi le grand flou concernant les régimes spéciaux dont on ne sait pas vraiment s’ils vont  rejoindre le régime universel et quand. En attendant, la réforme ne concernerait alors  que les salariés du régime général. Le caractère d’universalité serait gravement remis en cause. Il semble bien que Jean-Paul Delevoye  essaie de ramer pour ne pas avoir enterrée sa réforme après les propos de Macron :

 

« Je comprends tout à fait quelqu’un qui est à EDF, à la RATP ou à la SNCF, qui a 48 ou 50 ans, et qui proteste. Et donc il faut qu’on trouve une solution intelligente. Il est rentré avec un pacte avec la Nation, on lui a dit vous allez travailler dans cette entreprise voilà vos droits. Sans doute il ne faut pas tout bousculer pour lui », avait déclaré le chef de l’État à l’antenne de RTL.

Retraites- Enjeux des droits du grand-père : la réforme en 2070 ou en 2025 !

Retraites- Enjeux des  droits du grand-père : la réforme en 2070 ou en 2025 !

 

 

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que c’est le grand flou quant à l’orientation générale de la réforme des retraites. La grande question est de savoir si cette réforme concernera  seulement les nouveaux entrants  auquel cas les effets changements de système ne se feraient sentir que dans 45 ans environ vers 2070 ! L’ hypothèse a en effet été évoquée par Macron lui-même qui commence à être inquiet de la mobilisation à propos de cette réforme. Par ailleurs, il regarde sans doute avec une certaine attention les sondages qui le mettent  à égalité avec Marine Le Pen dans la perspective des présidentielles de 2022. En outre, sa popularité ne cesse de s’éroder et 80 % de l’opinion estiment que la politique de Macron n’apportera pas d’amélioration sur le plan socioéconomique. De quoi faire réfléchir l’intéressé sur la nécessité d’engager une réforme pleine de risques et dont les éventuels effets bénéfiques seront pour ses successeurs. De toute manière la réforme ne sera pas mise en œuvre avant 2025 2035. Le début de mise en œuvre bien entendu. Il semble qu’on est retenu la date de 2025 des motifs financiers. De son côté, Macron s’interroge:  Faut-il appliquer la réforme aux seuls nouveaux entrants ? Le haut-commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye, n’y  est pas favorable. Contrairement à ce qu’avait laissé entendre macron à propos des droits du grand-père. Des droits concernant la retraite qui ne seraient pas remis en cause pour  les salariés actuels. D’une certaine manière, Jean-Paul Delevoye a sans doute raison car cela va constituer une sorte de rupture d’égalité  entre deux catégories de population. En effet, l’application des droits du grand-père opère une discrimination nette et brutale. Sans doute serait-il souhaitable de mettre en œuvre un processus de transition progressif sur des bases plus égalitaires. Ajoutons aussi que c’est aussi le grand flou concernant les régimes spéciaux dont on ne sait pas vraiment s’ils vont  rejoindre le régime universel et quand. En attendant, la réforme ne concernerait alors  que les salariés du régime général. Le caractère d’universalité serait gravement remis en cause. Il semble bien que Jean-Paul Delevoye  essaie de ramer pour ne pas avoir enterrée sa réforme après les propos de Macron :

 

« Je comprends tout à fait quelqu’un qui est à EDF, à la RATP ou à la SNCF, qui a 48 ou 50 ans, et qui proteste. Et donc il faut qu’on trouve une solution intelligente. Il est rentré avec un pacte avec la Nation, on lui a dit vous allez travailler dans cette entreprise voilà vos droits. Sans doute il ne faut pas tout bousculer pour lui », avait déclaré le chef de l’État à l’antenne de RTL.

Déficit public: la règle des 3% du PIB «un débat d’un autre siècle», Macron ou l’apprenti sorcier

 

Il se  confirme que Macron manque sérieusement de compétences et d’expériences. D’une certaine manière, il se comporte en apprentis sorcier  en déclarant que la règle des 3 % de déficit public par rapport au PIB  relève d’un «débat d’un autre siècle». Une sorte de manière de justifier les dérives budgétaires de la France et son incapacité à réformer l’appareil budgétivore de l’État. Macron peut apparaître comme transgressif voire provocateur par rapport aux règles de gestion pourtant évidentes  qui veulent qu’on ne dépense pas davantage que les recettes. Une règle assouplie qui autorise, on se demande pourquoi, une tolérance de 3 % de dépenses supplémentaires. Certes aujourd’hui , les taux d’intérêt sont très bas voir même négatifs. Reste que si la charge financière diminue, le capital, lui, devra être remboursé. La déclaration de Macron est complètement irresponsable, elle est de la même teneur que celle de l’extrême gauche. Bref Macron renoue avec les affres tourmentés de l’adolescence politique . Il est clair que le moyen le plus classique de faire face à une impossible dette publique consiste à renouer avec la maladie de l’inflation. Le moment venu avec le déversement incontrôlé de liquidité par les banques centrales, avec les dérives irresponsables des budgets, les monnaies  vont perdre de la crédibilité et l’inflation viendra sanctionner le décalage entre la richesse réelle et la masse monétaire.

Chine, le capitalisme mafieux du parti communiste

Chine, le capitalisme mafieux du parti communiste

 

 

Lun Zhang, Professeur de civilisation chinoise, dénonce  la collusion entre argent et pouvoir qui constitue un obstacle au progrès économique . De fait, l’économie est confisquée par les amis du parti communiste qui regroupe 100 millions d’adhérents dont 10 millions de cadres qui se partagent le gâteau économique. La plupart des dirigeants communiste possèdent d’énormes fortunes. Un milliard chacun pour les 70 députés communistes les plus riches. Certains en profitent pour partir avec leur fortune, 50 milliards auraient ainsi quitté la chine. Le parti repose sur une  organisation complètement centralisée et cadenassée.  . Le congrès, organe politique ,  nomme les membres du comité central, de celui-ci est issu le bureau politique qui désigne enfin les membres du comité permanent.  mais c’est le congrès qui désigne d’en haut les représentants  qui devraient être élus. Un vaste système mafieux qui freine maintenant le dynamisme de la concurrence des compétences et de l’innovation.

 

( tribune au Monde)

 

Tribune.

 

« Dès sa naissance, le capitalisme a suscité de véhémentes critiques et du rejet. Le XXe siècle a d’ailleurs été marqué par une tentative de remplacement par un nouveau système caractérisé par une planification étatique, une collectivisation des moyens de production et même des biens des citoyens. Mais celle-ci a incontestablement échoué, malgré les regrets de ses partisans. Par souci de légitimation de leur pouvoir, certains pays ont conservé le mot « socialiste » dans leur dénomination, mais ils l’ont abandonné dans la pratique.

Les autorités chinoises se vantent sans cesse de pratiquer un « socialisme aux caractéristiques chinoises ». En réalité, au nom de la réforme, ces dernières décennies, nous assistons plutôt à la mise en pratique progressive d’un « capitalisme aux caractéristiques chinoises ». L’accumulation du capital se substitue à l’objectif idéologique ; le marché remplace l’organisation administrative planifiée. C’est ce qui explique la réussite de la Chine en termes de croissance.

Cette confusion autour de l’appellation et des pratiques, entre « socialisme » et « capitalisme », ainsi que l’opacité du fonctionnement et des institutions économiques et politiques accentuent la difficulté, d’un point de vue épistémologique, pour qualifier la nature du régime actuel en Chine. Ce régime est différent de ce que nous avons connu au XXe siècle. Il possède à la fois certains traits des régimes totalitaires de droite comme de gauche et des similitudes frappantes avec le modèle asiatique, où le capitalisme a accompagné le développement. Dans le monde, il suscite de l’admiration à droite pour son efficacité économique et sa capacité à maintenir l’ordre, et à gauche pour ses discours populistes au nom de l’intérêt du peuple, le rôle prédominant de l’Etat et la critique des systèmes occidentaux.

Mais un point est clair : l’Etat y est à la fois joueur et arbitre du champ économique ; la collusion entre les élites au pouvoir et le monde des affaires, phénomène que le politologue américain Minxin Pei décrit sous le nom de « Crony Capitalism », capitalisme de copinage. Si l’avidité et l’ambition de ces « copains » ont construit le moteur de la machine économique chinoise durant une période, elles bloquent désormais l’ascenseur social et sont des obstacles à la croissance chinoise du fait de l’inégalité qu’elles engendrent, réduisant la capacité du marché interne. La corruption est ainsi structurelle et généralisée à cause du monopole étatique dans de nombreux secteurs. »

 

 

Revenus des dirigeants du CAC 40 : plus de 12 % et 5,77 millions par an

Revenus  des dirigeants du CAC 40 : plus de 12 % et 5,77 millions par an 

Non seulement les rémunérations des grands patrons paraissent évidemment excessives au regard de l’équité mais aussi par rapport aux résultats des entreprises. Si ces rémunérations sont déjà scandaleuses, il ne faut pas oublier non plus que la plupart des patrons du CAC 40 se gavent  aussi d’actions qui ne leur coûtent pas un sou et qui le plus souvent leur rapportent davantage que leur rémunération annuelle.

Si l’on rentre dans le détail des rémunérations versées aux patrons du CAC 40 l’an dernier, 21,6% des émoluments moyens ont été attribués sous forme de salaire fixe, 27,4% en variable, 42,6% en stock-options et actions de performance et 8,4% via d’autres instruments (jetons de présence).  Pour le seul salaire, la rémunération moyenne des premiers dirigeants des sociétés du CAC 40 a ainsi augmenté de 12% en 2018 à 5,77 millions d’euros, selon une étude publiée mercredi par le cabinet de conseil de vote aux investisseurs Proxinvest.

Ce niveau de revenu correspond à 277 Smic en base 39 heures ou à 152 fois le salaire brut moyen des Français.

Les dirigeants des sociétés de l’indice phare de la Bourse de Paris gagnent aussi en moyenne 90 fois plus que les salariés de ces mêmes sociétés, contre seulement 73 fois en 2014.

« La hausse de la rémunération des dirigeants du CAC40 est trois plus rapide que celle des salariés », a déclaré lors d’une présentation à la presse Loïc Dessaint, directeur général de Proxinvest.

La rémunération de ces numéros un exécutifs, qui comprend une part fixe, variable et actionnariale, atteint « un nouveau record sur les dix dernières années, [...] une dérive qui s’explique principalement par les hausses du Top 4″, explique le cabinet.

Les émoluments de l’ensemble des numéros un des 120 plus grosses sociétés cotées françaises (SBF 120) se sont en revanche en moyenne tassés en moyenne de 4% par rapport à 2017, à 3,6 millions d’euros.

Une bonne partie de la hausse de la moyenne du CAC 40 est due à l’intégration en 2018 dans l’indice phare de la Bourse de Paris de Dassault Systèmes, dont le directeur général Bernard Charlès a perçu 33,1 millions d’euros, dont 30,2 millions d’euros d’actions l’an dernier, selon Proxinvest.

L’acquisition définitive de ces actions est liée à la réalisation de critères de performances, lesquels restent toutefois secrets. Proxinvest estime que M. Charlès a 90% de chances de les atteindre, alors que Dassault n’évalue ces chances qu’à 55%, d’où une rémunération déclarée par l’entreprise de – seulement – 22,9 millions.

Deuxième patron le mieux rémunéré de France, François-Henri Pinault a perçu 17,3 millions d’euros, d’après le calcul de Proxinvest qui inclut 5,07 millions facturés au groupe Kering par Artémis, une société d’investissement appartenant à M. Pinault.

Proxinvest, qui émet des recommandations de vote aux actionnaires pour les assemblées générales, déplore une prime exceptionnelle d’un montant de 5,8 millions versée à M. Pinault « sans condition de performance ».

Carlos Ghosn, numéro un de Renault-Nissan avant d’être démis de ses fonctions à la suite de son arrestation au Japon, est parvenu à se hisser à la troisième marche du podium avec 14,3 millions d’euros – et ce même s’il a été privé d’actions gratuites et de retraite. La hausse de sa rémunération, décidée par lui-même, avait atteint 137,5% sur un an à 13,3 millions d’euros pour le seul constructeur Nissan.

 

Retraites: droits du grand-père ou pas ? réforme ou pas ?

Retraites: droits du grand-père ou pas ? réforme ou pas ?

 

 

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que c’est le grand flou quant à l’orientation générale de la réforme des retraites. La grande question est de savoir si cette réforme concernera  seulement les nouveaux entrants  auquel cas les effets changements de système ne se feraient sentir que dans 45 ans environ vers 2070 ! L’ hypothèse a en effet été évoquée par Macron lui-même qui commence à être inquiet de la mobilisation à propos de cette réforme. Par ailleurs, il regarde sans doute avec une certaine attention les sondages qui le mettent  à égalité avec Marine Le Pen dans la perspective des présidentielles de 2022. En outre, sa popularité ne cesse de s’éroder et 80 % de l’opinion estiment que la politique de Macron n’apportera pas d’amélioration sur le plan socioéconomique. De quoi faire réfléchir l’intéressé sur la nécessité d’engager une réforme pleine de risques et dont les éventuels effets bénéfiques seront pour ses successeurs. De toute manière la réforme ne sera pas mise en œuvre avant 2025 2035. Le début de mise en œuvre bien entendu. Il semble qu’on est retenu la date de 2025 des motifs financiers. De son côté, Macron s’interroge:  Faut-il appliquer la réforme aux seuls nouveaux entrants ? Le haut-commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye, n’y  est pas favorable. Contrairement à ce qu’il avait laissé à propos des droits du grand-père. Des droits concernant la retraite qui ne serait pas remise en cause pour  les salariés actuels. D’une certaine manière Jean-Paul Delevoye a sans doute raison car cela va constituer une sorte de rupture d’égalité  entre deux catégories de population. En effet l’application des droits du grand-père opère une discrimination nette et brutale. Sans doute serait-il souhaitable de mettre en œuvre un processus de transition progressif sur des bases plus égalitaires. Ajoutons aussi que c’est aussi le grand flou concernant les régimes spéciaux dont on ne sait pas vraiment s’ils vont  rejoindre le régime universel et quand. En attendant la réforme ne concernerait à leur que les salariés du régime général. Le caractère d’universalité serait valeur gravement remis en cause. Il semble bien que Jean-Paul Delevoye  essaie de ramer pour ne pas avoir enterrée sa réforme après les propos de Macron :

 

« Je comprends tout à fait quelqu’un qui est à EDF, à la RATP ou à la SNCF, qui a 48 ou 50 ans, et qui proteste. Et donc il faut qu’on trouve une solution intelligente. Il est rentré avec un pacte avec la Nation, on lui a dit vous allez travailler dans cette entreprise voilà vos droits. Sans doute il ne faut pas tout bousculer pour lui », avait déclaré lundi le chef de l’État à l’antenne de RTL.

Salaire des dirigeants du CAC 40 : plus de 12 % et 5,77 millions par an

Salaire des dirigeants du CAC 40 : plus de 12 % et 5,77 millions par an 

Non seulement les rémunérations des grands patrons paraissent évidemment excessives au regard de l’équité mais aussi par rapport aux résultats des entreprises. Si ces rémunérations sont déjà scandaleuses il ne faut pas oublier non plus que la plupart des patrons du CAC 40 se gave aussi d’actions qui ne leur coûtent pas un sou et qui le plus souvent leur rapportent davantage que leur rémunération annuelle. La rémunération moyenne des premiers dirigeants des sociétés du CAC 40 a ainsi augmenté de 12% en 2018 à 5,77 millions d’euros, selon une étude publiée mercredi par le cabinet de conseil de vote aux investisseurs Proxinvest.

Ce niveau de revenu correspond à 277 Smic en base 39 heures ou à 152 fois le salaire brut moyen des Français.

Les dirigeants des sociétés de l’indice phare de la Bourse de Paris gagnent aussi en moyenne 90 fois plus que les salariés de ces mêmes sociétés, contre seulement 73 fois en 2014.

« La hausse de la rémunération des dirigeants du CAC40 est trois plus rapide que celle des salariés », a déclaré lors d’une présentation à la presse Loïc Dessaint, directeur général de Proxinvest.

La rémunération de ces numéros un exécutifs, qui comprend une part fixe, variable et actionnariale, atteint « un nouveau record sur les dix dernières années, [...] une dérive qui s’explique principalement par les hausses du Top 4″, explique le cabinet.

Les émoluments de l’ensemble des numéros un des 120 plus grosses sociétés cotées françaises (SBF 120) se sont en revanche en moyenne tassés en moyenne de 4% par rapport à 2017, à 3,6 millions d’euros.

Une bonne partie de la hausse de la moyenne du CAC 40 est due à l’intégration en 2018 dans l’indice phare de la Bourse de Paris de Dassault Systèmes, dont le directeur général Bernard Charlès a perçu 33,1 millions d’euros, dont 30,2 millions d’euros d’actions l’an dernier, selon Proxinvest.

L’acquisition définitive de ces actions est liée à la réalisation de critères de performances, lesquels restent toutefois secrets. Proxinvest estime que M. Charlès a 90% de chances de les atteindre, alors que Dassault n’évalue ces chances qu’à 55%, d’où une rémunération déclarée par l’entreprise de – seulement – 22,9 millions.

Deuxième patron le mieux rémunéré de France, François-Henri Pinault a perçu 17,3 millions d’euros, d’après le calcul de Proxinvest qui inclut 5,07 millions facturés au groupe Kering par Artémis, une société d’investissement appartenant à M. Pinault.

Proxinvest, qui émet des recommandations de vote aux actionnaires pour les assemblées générales, déplore une prime exceptionnelle d’un montant de 5,8 millions versée à M. Pinault « sans condition de performance ».

Carlos Ghosn, numéro un de Renault-Nissan avant d’être démis de ses fonctions à la suite de son arrestation au Japon, est parvenu à se hisser à la troisième marche du podium avec 14,3 millions d’euros – et ce même s’il a été privé d’actions gratuites et de retraite. La hausse de sa rémunération, décidée par lui-même, avait atteint 137,5% sur un an à 13,3 millions d’euros pour le seul constructeur Nissan.

 

Burkina : Compaoré officiellement accusé du meurtre de Sankara

Burkina : Compaoré officiellement accusé du meurtre de Sankara

 

Ce que tout le monde ou presque savait au Burkina a pris une tournure officielle  avec la mise en accusation de Compaoré pour le meurtre de l’ancien président Sankara alors considéré comme le Che africain. L’heure est aux règlements de comptes car Compaoré  à bénéficier d’une grande bienveillance en Afrique durant les 27 ans qu’il a occupés pouvoir. Il a même été considéré comme un sage notamment dans le conflit ivoirien. Le Burkina Faso a émis un mandat d’arrêt international à l’encontre du dirigeant déchu, Blaise Compaoré, pour l’assassinat de l’ancien président Thomas Sankara il y a près de 30 ans, ont annoncé lundi à Reuters des sources judiciaires. Le problème c’est que cette affaire risque de diviser encore davantage une population déjà très éclatée et qui se trouve de plus en plus sous la menace de dèche. Et ce n’est pas la présence de la force française arcane rassure, elle est même de plus en plus contestée.

L’assassinat du dirigeant populaire en 1987 est l’un des assassins les plus infâmes de la période agitée qui a suivi l’indépendance de l’Afrique, et le gouvernement intérimaire du Burkina Faso s’est engagé à le résoudre.

Un corps soupçonné d’être celui de Sankara a été exhumé plus tôt cette année et une autopsie a révélé qu’il était criblé de balles, renforçant ainsi les affirmations selon lesquelles il aurait été exécuté lors du coup d’État de 1987 qui avait porté Compaoré au pouvoir.

Compaoré lui-même a été chassé du pouvoir en octobre dernier par une foule s’opposant à sa tentative de changer la constitution du pays d’Afrique de l’Ouest et de prolonger son règne de 27 ans. Il s’est enfui en Côte d’Ivoire voisine, où il serait maintenant basé.

« Je confirme qu’un mandat d’arrêt international a été émis par le juge d’instruction contre (l’ex) président Blaise Compaoré », a déclaré à Reuters Prosper Farama, avocat de la famille de Sankara. Il a déclaré que les accusations étaient entre autres du meurtre et de la complicité d’assassinat.

Deux autres sources judiciaires qui ont requis l’anonymat ont confirmé le mandat, qui aurait été émis le 4 décembre. Un porte-parole du gouvernement burkinabé n’était pas disponible pour commenter.

Bruno Kone, porte-parole du gouvernement ivoirien, a déclaré: «Le gouvernement n’a pas été averti. Nous n’avons rien d’officiel et aucun commentaire à faire.  »

Les accusations contre Compaoré constituent une étape majeure dans cette affaire, les autorités par intérim se préparant à passer le pouvoir à l’ancien Premier ministre Roch Marc Kabore, vainqueur de l’élection présidentielle de novembre.

Sankara a pris le pouvoir lors d’un coup d’État en 1983 et a poursuivi une philosophie du marxisme et du panafricanisme qui l’a conduit à s’appeler «Che Guevara en Afrique». De nombreux intellectuels africains le considèrent comme un visionnaire.

Au moins 10 autres personnes ont déjà été accusées de meurtre. Parmi eux, le général Gilbert Diendere, qui a dirigé un coup d’Etat manqué en septembre.

Environnement : Prendre en compte l’impact global du transport

Environnement : Prendre en compte l’impact global du transport

Ce que propose Olivier Appert, Conseiller au centre Energie de l’Institut français des relations internationales (IFRI) et membre de l’Académie des technologies. Olivier Appert estime à juste titre qu’il convient de prendre en compte l’impact global du transport y compris notamment la construction et pas seulement les polluants émis lors de l’utilisation des véhicules.

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Tribune.

 

« La réduction des émissions de CO₂ devient une nécessité absolue, notamment dans le secteur des transports, qui reste à l’origine de près de 30 % des émissions de gaz à effet de serre en France. Pourtant, la réglementation européenne ne prend que partiellement en compte les émissions de CO₂ des automobiles puisqu’elle ne concerne que les émissions en sortie du pot d’échappement, approche dite « tank to wheel ».

Etonnamment, les émissions liées à la production du véhicule, sa fin de vie, et celles liées à la production de la source d’énergie, qu’il s’agisse des produits pétroliers, de l’électricité ou du gaz, sont exclues de la méthode retenue par Bruxelles.

 

Ainsi, la réglementation considère de la même façon les émissions d’un véhicule électrique en France où le mix électrique basé sur le nucléaire émet très peu de CO₂ et en Allemagne ou en Pologne dont une part majeure de l’électricité est produite par des centrales charbon très émettrices de CO₂. Dès 2021, les constructeurs devront respecter le seuil maximum de 95 grammes de CO₂ par kilomètre sous peine d’amendes de plusieurs centaines de millions d’euros. Un mode de calcul qui favorise de facto les véhicules électriques. 

Avec le développement des carburants alternatifs au pétrole, cette réglementation n’est plus adaptée. Il ne s’agit plus seulement de mesurer les rejets de CO₂ à l’instant T, en sortie du pot d’échappement. Il faut estimer les rejets en intégrant, au-delà de la seule combustion du carburant, la production du véhicule, leur fin de vie, la production du carburant, approche dite « well to wheel ». Il est donc indispensable de retenir la méthode dite en analyse du cycle de vie (ACV) qui s’impose de plus en plus dans les analyses de l’impact environnemental. »

Cette approche est illustrée par une étude rendue publique récemment par IFP Energies nouvelles (Ifpen), organisme public reconnu et indépendant : elle analyse l’empreinte carbone en cycle de vie complet des véhicules bioGNV (gaz naturel pour véhicule) comparativement aux véhicules diesel, essence et électrique. L’étude montre que, même avec une électricité bas carbone comme c’est le cas en France, dans tous les cas examinés, les véhicules bioGNV émettent, en ACV, moins de CO₂ que les véhicules électriques alimentés. Que dire d’un véhicule électrique roulant à Munich ?

FDJ: la manipulation du gouvernement qui désigne les administrateurs avant la privatisation.

FDJ: la manipulation du gouvernement qui désigne les administrateurs avant la privatisation.

 

Une double manipulation, celle qui  veut faire croire que le rendement sera plus important avec la privatisation que les énormes retours financiers (3.5 milliards par an ). Ensuite le fait de designer des administrateurs avant même la privatisation.

 

La France manifeste une curieuse application du capitalisme, ainsi a-t-elle désigné les futurs administrateurs de la  FDJ avant même la privatisation. Le signe sans doute qu’il s’agit d’une privatisation sous la houlette étatique alors  que le ministre de l’économie avait annoncé une occasion de démocratiser le capital. Les actionnaires de l’entreprise ont désigné ce lundi de nouveaux membres du conseil d’administration, qui devront épauler la PDG Stéphane Pallez une fois la privatisation achevée. Parmi eux figurent l’ancien patron de Pernod Ricard ou la directrice générale adjointe d’Orange. Bref dans le capitalisme français on s’arrange entre amis pour se partager les postes et les jetons de présence des conseils d’administration. De fait,  la plupart des administrateurs se tiennent  par la barbichette et les conseils d’administration ne sont le plus souvent que des chambres d’enregistrement des décisions des directions générales. Il faut d’ailleurs avoir été administrateur de société pour se rendre compte à quel point ces conseils d’administration sont souvent formels. En deux heures tout au plus, parfois beaucoup moins, des décisions très stratégiques sont entérinées avec un débat bâclé. Évidemment chaque administrateur espère en retour que des collègues présents dans sa propre société se montreront également bienveillants. Le plus grave évidemment ,c’est que les assemblées générales n’ont également que très peu de pouvoirs sauf situation exceptionnelle. Elles aussi sont là pour entériner bilan et orientation d’un conseil d’administration lui-même  sous la tutelle de direction générale. Bref le capitalisme à la française présente des structures de pouvoir inversées.

La fin du capitalisme par la chute des taux

La fin du capitalisme par la chute des taux

 

un article de Xerfi Canal,  se demande si le capitalisme ne finira pas par s’autodétruire du faîte d la dégringolade des taux. (La Tribune)

 

« Jusqu’où peut aller la baisse des taux ? Nous sommes dans une situation inédite aujourd’hui. Jamais les taux d’intérêt n’ont été aussi faibles dans le monde développé. La faiblesse des niveaux atteints par les taux longs sans risque, en Europe comme aux États-Unis, n’ont pas de précédent depuis deux siècles. Mais surtout, cette configuration se produit alors même que s’amorce un ralentissement de l’économie mondiale. Autrement dit, les anticipations de croissance et d’inflation tirent les taux de marché vers le bas. Dès à présent les taux européens sont entrés en zone négative. Et les États-Unis s’en approchent.

 

C’est une situation extraordinaire dont il faut prendre toute la mesure. Des taux négatifs, c’est comme si tout un coup on inversait la polarité d’un circuit électrique. Et que la mécanique tournait en sens inversé. Cette mécanique, c’est tout le processus d’avance de fonds et d’accumulation qui sous-tend l’expansion du capitalisme. Les taux d’intérêt, c’est dans la représentation classique de l’économie, la récompense de l’acte d’épargne, de notre renonciation à la myopie de la satisfaction immédiate. Le niveau des taux nait de la tension entre ce désir de consommer tout de suite et celui de se projeter dans le futur à travers l’acte d’investissement. Et les taux seront d’autant plus élevés que l’appétence pour le futur est forte, et que les dépenses d’avenir contiennent de fortes promesses de retour sur investissement. Inverser la polarité de ce processus, c’est comme si les marchés se projetaient d’emblée dans un monde de baisse des prix et de décroissance. Où mille euros aujourd’hui valent moins que mille euros demain… autrement dit, un monde en attrition, en rétractation.

Dans ce monde sans désir de futur, c’est le passé que joue la finance, c’est la plus-value sur le capital ancien. Le marché du capital d’occasion devient le creuset de la création de valeur… on surenchérit sur la transmission des entreprises. On consolide l’existant, on renforce les économies d’échelle, les synergies, on bâtit des pouvoirs de réseau, de marché. Ce monde nous y sommes déjà. Il entre en étrange résonance avec ce que nous annoncent les prophètes du climat. Tout un pan de nos économies carbonées est condamné à disparaître. L’urgence climatique va disqualifier une masse considérable de capital accumulé. Les grands acteurs du transport, le l’énergie, de la construction entrent dans une phase d’attentisme, où investir as usual expose au risque de déclassement prématuré… mais où parier sur une technologie décarbonée, expose au risque de non adoption et de non solvabilité. Faute de coordination, faute de réglementations contraignantes, faute d’impulsion d’un grand état hégémonique pour donner le « la » technologique et bâtir rapidement des économies d’échelle, les investisseurs se regardent en chien de faïence, et ne se lancent pas. Le capitalisme financiarisé a poussé au plus haut la rentabilité du capital et les ressources d’autofinancement, les banques centrales ont poussé au plus haut la liquidité et face à l’abondance des fonds mobilisables, la demande de fonds pour bâtir un capitalisme durable reste paralysée. Les taux d’intérêt négatifs sonnent alors comme l’oraison funèbre d’un capitalisme financiarisé, où l’argent est surabondant, mais ne sait plus où s’investir pour porter la croissance de demain.

Je n’ignore bien sûr pas le fait que la baisse des taux de marché a été renforcée par les options radicales de politiques monétaires des années récentes. Les banques centrales sont à la manœuvre, en apparence dans le mouvement décrue des taux. Elles ont abreuvé le système financier en liquidités. Et elles ont ramené leurs taux directeurs à zéro dans nombre pays pour endiguer la grande dépression de 2007-2008. Et ce qu’elles ont fait, pourquoi ne pourrait-elle pas le défaire ? Eh bien, précisément, ce que nous disent les taux longs de marché, c’est que les investisseurs n’y croient pas, à horizon de 10 ou 30 ans. Et ce faisant, les banques centrales se retrouvent coincées. Remonter les taux, ce serait étrangler tout le système bancaire. Et maintenir les taux de refinancement à zéro, si les taux longs continuent à s’affaisser, risque aussi de rapidement s’avérer insuffisant. Si rien n’est fait, et que la dépression s’approfondit, elles n’auront d’autre choix que d’accompagner la baisse et de briser elles aussi le tabou des taux négatifs. Avec le risque d’enclencher un nouveau tour de baisse des taux longs.

La seule issue, tout le monde la connaît, mais personne ne sait la mettre politiquement en œuvre. Que les États se coordonnent et bâtissent les normes et les infrastructures pour arracher le capitalisme à sa crise du futur. »

« Le dangereux bourbier du Sahel» (Bruno Clément-Bollée)

« Le dangereux bourbier du Sahel» (Bruno Clément-Bollée)

Bruno Clément-Bollée, Ancien directeur de la coopération de sécurité et de défense au ministère des affaires étrangères plaide pour une autre implication des acteurs locaux dans le bourbier du Sahel (tribune le Monde)

 

 

« … Au Sahel, égrener les dramatiques événements qui s’enchaînent – à l’exemple de la toute dernière attaque du poste d’Indelimane, au Mali, au bilan humain effroyable –, et, parallèlement, constater le degré d’impuissance d’une communauté internationale pourtant massivement présente, est devenu, hélas, d’une désespérante banalité, tant ces malheurs sont aujourd’hui la triste réalité du quotidien sahélien.

Le constat est, il est vrai, sans appel. Sur le plan sécuritaire, la montée en force des djihadistes est une réalité qu’on ne peut plus nier. Aujourd’hui, ce sont eux qui, sur le terrain, ont l’initiative du moment, du lieu et de la forme des affrontements. Les forces nationales et internationales qui les combattent, pourtant en nombre, sont cantonnées dans une posture de réaction. Les communiqués officiels masquent mal la réalité d’une situation de terrain qui n’est plus maîtrisée. Or, perdre l’initiative est la pire chose qui soit pour une armée ; c’est le début du doute, qui s’insinue sournoisement dans les têtes.

Mais le pire est peut-être ailleurs. Le ras-le-bol des populations crève les yeux face au vide des Etats et à l’inefficacité de « l’action » internationale. Progressivement, l’incompréhension entre populations et dirigeants s’est installée. La décrédibilisation de la classe politique, jugée globalement irresponsable et corrompue, atteint des sommets. Conséquence : face à l’incurie d’un système sécuritaire censé les protéger, les communautés villageoises n’ont d’autres choix que de confier leur sort à des milices recrutées en leur sein, incontrôlées, surajoutant un problème à une situation déjà très compliquée.

 

Sur le sujet du Sahel, la France a de quoi s’inquiéter. L’opération « Barkhane » semble dans l’impasse. Sa discrétion, son silence même, étonnent. La superbe de 2013 a laissé place à une morosité surprenante. Le malaise tient surtout à la perception locale de sa présence. Aujourd’hui, chaque événement dramatique est l’occasion de conspuer « Barkhane », qu’elle soit liée ou non à l’affaire en cours. La force est taxée d’inefficacité, d’inutilité, voire, parfois, de complicité avec certains mouvements rebelles. A ce train, notre contingent ne sera-t-il pas obligé de quitter le théâtre un jour prochain sous une pression populaire, et non sécuritaire, simplement parce que l’idée même de sa présence au Sahel sera devenue insupportable ? » 

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