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Des députés pour une amnistie fiscale

Des députés pour une amnistie fiscale

Plusieurs députés UMP ont déposé, en fin de semaine dernière, quelques jours à peine avant les aveux de Jérôme Cahuzac, une proposition de loi mettant en place un dispositif d’amnistie fiscale visant à rapatrier les capitaux placés illégalement à l’étranger. Prenant modèle sur l’amnistie fiscale mise en place en Italie, en 2009, par Silvio Berlusconi, les députés soulignent qu’un tel dispositif pourrait permettre de « rapatrier en quelques mois 130 à 150 milliards d’euros, avec à la clef des recettes fiscales pouvant atteindre 8 à 10 milliards d’euros ». Ces députés, parmi lesquels Dino Cinieri, Julien Aubert, Valérie Boyer, Nicolas Dhuicq, proposent de fixer une taxe forfaitaire « raisonnable », fixée à 5%, sur les capitaux rapatriés. Ils rappellent que ce taux avait été fixé sous Berlusconi également à 5% dans un premier temps – avant d’être remonté à 7% – et que cette amnistie fiscale avait permis le rapatriement de quelque 104 milliards d’euros, correspondant à 5,6 milliards de recettes fiscales supplémentaires. Ils mettent ces chiffres en regard des résultats obtenus en France où l’administration fiscale avait mis en place, sous le gouvernement précédent, une cellule d’accueil négociant, au cas par cas, avec les contribuables désireux de rapatrier des capitaux.

 

La BCE inquiète pour la reprise ! il est temps !

La  BCE inquiète pour la reprise ! il est temps !

La reprise en 2013, oui peut-être ou pas du tout pour la BCE « La faiblesse économique s’est poursuivie en début d’année. Une reprise graduelle est attendue dans la deuxième partie de l’année mais sujette à des risques à la baisse », a déclaré M. Draghi lors de sa conférence de presse mensuelle à Francfort, soulignant que la BCE poursuivrait sa politique monétaire accommodante aussi longtemps que nécessaire.  Parmi les risques en question, M. Draghi a mentionné « une demande intérieure plus faible qu’attendu » ou encore des réformes structurelles insuffisantes dans les pays de la zone euro.  La BCE est « prête à agir » et examine « divers instruments » grâce auxquels elle pourrait soutenir l’économie toujours chancelante de la zone euro. « Nous devons réfléchir intensément pour trouver quelque chose qui soit à la fois utile et compatible avec notre mandat », a précisé son président, et « prendre en compte l’expérience d’autres pays ».  Il a assuré chercher de l’inspiration « à 360 degrés », c’est-à-dire partout.  La Banque d’Angleterre rachète par exemple directement des titres d’entreprises, la Banque du Japon a décidé jeudi d’accélérer et d’amplifier ses mesures d’assouplissement monétaire et d’augmenter ses achats d’obligations d’Etat. La Fed américaine mène également actuellement une politique monétaire ultra-accommodante pour accompagner la reprise économique aux Etats-Unis.  De nouvelles mesures non-conventionnelles devront impliquer « d’autres acteurs », a-t-il encore dit, citant les gouvernements, et les banques centrales nationales.  M. Draghi en a profité pour exhorter une nouvelle fois les pays de l’union monétaire à continuer leurs efforts en matière de réformes et de redressement de leur budget.  Interrogé sur la difficulté des entreprises à accéder au crédit dans les pays en crise de la région, notamment pour leurs Petites et moyennes entreprises (PME), M. Draghi a encore averti que « la BCE ne (pouvait) pas remplacer le manque d’action des gouvernements » sur ce front, tout comme elle ne peut pas remplacer le « manque de capital dans le système bancaire ».   »L’une de nos mesures exceptionnelles permet déjà aux banques de prêter aux entreprises et d’utiliser ces titres de créances comme garanties pour se refinancer en liquidités auprès de la BCE. Cela fonctionne merveilleusement dans certains pays et pas du tout dans certains pays de la périphérie, nous devons comprendre pourquoi, suivre cela de près », a-t-il dit.  Egalement interrogé sur la crise chypriote et sur ses éventuelles conséquences pour l’ensemble de la zone euro, M. Draghi a souligné à plusieurs reprises que le cas chypriote n’était en aucun cas un modèle de résolution de crise applicable à d’autres pays.  La BCE avait précédemment annoncé le maintien de son principal taux directeur à 0,75%, son plus bas historique et le niveau qu’il occupe depuis juillet 2012.

 

 

Chypre: démission du ministre des Finances et enquête pour fraude

Chypre: démission du ministre des Finances et enquête pour fraude

Le gouvernement a mis en place mardi une commission chargée d’enquêter sur la façon dont l’île a été poussée au bord de la faillite, au point de devoir accepter un plan de sauvetage européen assorti de mesures draconiennes.  M. Sarris a indiqué à des journalistes avoir décidé de quitter son poste car l’enquête doit se pencher sur la période pendant laquelle il dirigeait en 2012 la deuxième banque du pays, Laïki, mise en faillite dans le cadre du plan de sauvetage.  Haris Georgiades, actuellement ministre du Travail, doit être investi en tant que nouveau ministre des Finances mercredi.  Le président Nicos Anastasiades a remercié M. Sarris pour sa participation au gouvernement, mis en place il y a à peine plus d’un mois, soulignant que « la décision de M. Sarris de donner sa démission (…) pour faciliter le travail de la commission d’enquête, constitue un phénomène culturel nouveau dans la vie politique chypriote ».  M. Sarris avait été nommé à la tête de la Laïki début 2012, avant de démissionner en août 2012, sur demande du gouverneur de la Banque centrale.  Le président Anastasiades a appelé les trois juges formant la commission d’enquête, qui ont trois mois pour rendre leurs conclusions, à se pencher « en priorité » sur sa propre personne et sur sa famille.  Les médias chypriotes bruissent ces derniers jours de rumeurs sur des transferts financiers effectués par des proches de M. Anastasiades, de son prédécesseur communiste, Demetris Christofias, ou d’autres personnalités politiques. Outre des accusations de transferts douteux, la commission doit aussi enquêter sur une liste de personnalités politiques et leurs proches qui auraient bénéficé d’effacements de dettes ces cinq dernières années auprès de banques chypriotes.  Le gouvernement chypriote et ses créanciers internationaux sont parvenus mardi à un protocole d’entente qui donne à Chypre jusqu’à 2018, soit deux années de plus qu’initialement prévu, pour atteindre les objectifs exigés en contrepartie du prêt de 10 milliards d’euros.  Le plan de sauvetage européen a été assoupli, en donnant notamment un peu plus de temps à l’île pour réduire son déficit, afin de « réduire la pression sur l’économie » chypriote, a indiqué le porte-parole du gouvernement, Christos Stylianides.  Chypre a désormais cinq ans pour atteindre un excédent primaire (hors service de le dette) de 4% du PIB.  Au bord de la faillite, Chypre a obtenu le 25 mars un plan de sauvetage international de 10 milliards d’euros, au prix d’une restructuration drastique de son système bancaire qui va mettre largement à contribution les gros clients des deux plus grandes banques de l’île.  Les comptes dépassant 100.000 euros sont gelés à la Laïki et la Bank of Cyprus. La première doit être liquidée, et les gros comptes de la seconde doivent subir une ponction qui pourrait aller jusqu’à 60%.  Les petits comptes de la Laïki ainsi que tous les prêts vont être transférés à la Bank of Cyprus où ils fonctionneront normalement.  Un cadre de la banque centrale chypriote, Yiangos Demetriou, a indiqué à la radio nationale que les clients de la Bank of Cyprus pourraient avoir accès à 10% de leurs dépôts au-delà de 100.000 euros, le reste restant immobilisé le temps que soit déterminée l’ampleur de la ponction nécessaire pour remplir les conditions du plan de sauvetage. Il est déjà acquis qu’au moins 37,5% de leurs fonds seront transformés en actions.  Parallèlement, la banque centrale continue d’assouplir peu à peu les restrictions sur les mouvements de fonds. Pour les entreprises, les transferts sont libres jusqu’à 25.000 euros, au lieu de 5.000 jusque là, et il est désormais possible d’émettre des chèques allant jusqu’à 9.000 euros. Pour les particuliers, les retraits sont limités à 300 euros par jour et par personne. Les virements bancaires restent impossibles vers l’étranger et limités vers Chypre même.  En attendant, la solidarité s’organise avec les victimes de la crise économique. Lundi soir une foule immense a assisté à Nicosie à un concert d’artistes grecs et chypriotes à l’initiative d’associations caritatives afin de collecter des denrées alimentaires.

 

370 CDD pour une postière et 60 000 euros d’indemnités

370 CDD pour une postière et 60 000 euros d’indemnités

 

L’Etat qui définit des normes pour le privé ne les respecte pas dans le public (cela vaut pour de nombreuses entreprises). La Poste va devoir verser 60 000 euros d’indemnités à l’une de ses employées. Une postière qui pendant 22 ans a cumulé… 370 CDD ! L’arrêt de la Cour d’appel de Toulouse (du 28 mars) condamne La Poste pour « exploitation abusive ». La Cour oblige également l’entreprise à employer désormais la victime, qui y travaille encore et veut y rester, en CDI à temps complet. Autre victoire pour cette postière : ses cotisations retraites seront régularisées. Après 3 ans de lutte devant la justice, Cathy a donc obtenu gain de cause. Certains de ses collègues, victimes également, n’ont pas encore osé parler. Aujourd’hui soulagée, elle explique ce qu’enchainer 370 CDD pendant 22 ans, signifiait concrètement : « On pouvait être appelés la veille pour le lendemain ou le matin même. C’était pas facile tous les jours, parce qu’un matin on pouvait être dans un coin et l’après-midi dans un autre, on allait dans tous les bureaux du département. Je n’osais rien dire puisque de toute façon je n’avais pas trop le choix. En tant qu’employés sous CDD, on nous disait « ne venez pas travailler, demain on se passe de vous ». C’est un genre d’exploitation, ils en ont bien profité, alors qu’ils auraient dû me passer à temps complet depuis x années ». Autre victoire pour cette postière : ses cotisations retraites seront régularisées et calculées comme si elle avait été employée en CDI à temps plein pendant ces 22 années. Une première là aussi dont se réjouit son avocat, Thomas Barba, délégué SUD PTT et auteur du Livre Noir de la Poste : « Jusqu’à maintenant on avait atteint 40-50 000 euros, et là on obtient 60 000, plus une régularisation de la retraite sur 22 ans. Cette dame aura donc une retraite particulièrement sereine, plutôt que la retraite de misère qu’elle aurait eu sans régularisation ». Pour Cathy, aucun doute, ça vaut le coup de se battre et elle encourage ses collègues : « Je sais qu’il y a beaucoup de gens dans mon cas, notamment sur le département où je travaille, en Ariège, et qui n’osent pas faire cette démarche. Même si c’est stressant et que ça demande beaucoup d’investissement, il faut le faire ».

Copé : »1.300 chômeurs de plus par jour» ; Non 952.pour Hollande et 560 pour Sarkozy

Copé : »1.300 chômeurs de plus par jour» ; Non  952.pour Hollande et 560 pour Sarkozy

 

Pour parvenir à ce résultat, France-Info prend les données de Pôle Emploi et sur le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (les personnes qui n’ont pas du tout travaillé, NDLR).François Hollande étant arrivé au pouvoir en mai 2012, nous sommes partis de ce mois-là en notant le nombre de demandeurs d’emploi à cette époque (2.927.600). Ensuite, nous avons noté le dernier chiffre disponible, celui de février 2013 (3.187.700). Puis, nous avons fait la différence entre ces deux chiffres : 3.187.700 – 2.927.600 =  260.100 demandeurs d’emploi supplémentaires.  Enfin, nous avons divisé ce chiffre par le nombre de jours écoulés entre fin mai 2012 et fin février (273 jours).  260.100 chômeurs divisés par 273 jours = 952 chômeurs supplémentaires par jour.  Jean-François Copé a exagéré le bilan de ces neuf mois.   On peut se demander à présent quelle était la progression du nombre de demandeurs d’emploi sur les neuf mois qui ont précédé l’arrivée de François Hollande à l’Elysée, de septembre 2011 à mai 2012.  Le même calcul nous conduit à trouver qu’il y avait 560 demandeurs supplémentaires par jour sur cette période de la fin du mandat de Nicolas Sarkozy. Ce qui représente une progression moindre que celle que nous connaissons actuellement.  

Sondage : Hollande un bon président pour 22% seulement !

Sondage : Hollande un bon président pour 22% seulement !

 

Seuls 22% des Français estiment que François Hollande est un bon Président de la République, contre une majorité absolue, 51%, qui considèrent qu’il est un mauvais Président, 27% n’ayant pas souhaité se prononcer, selon un sondage CSA pour BFM-TV. Selon cette enquête, diffusée le jour d’une intervention télévisée du chef de l’Etat pour rassurer les Français, les cadres (63%), les personnes travaillant à leur compte (59%), et les retraités (55%), sont particulièrement sévères quant à sa capacité à remplir sa fonction. François Hollande est considéré comme un bon président de la République par 60% de ses électeurs de premier tour, proportion qui n’est que de 48% parmi ceux qui l’ont choisi au second tour, le 6 mai dernier. Ce sondage a été effectué les 26 et 27 mars auprès d’un échantillon national représentatif de 961 personnes âgées de 18 ans et plus. Selon un sondage LH2 pour Le Nouvel Observateur diffusé mercredi, moins d’un an après son élection à la présidence de la République, seuls 27% des Français sont satisfaits de François Hollande alors que 68% se déclarent déçus.

 

Un euro dévalué pour Chypre

Un euro dévalué pour Chypre

 

Nicosie envisagerait d’encadrer strictement les retraits bancaires et les transferts vers l’étranger pour éviter une fuite massive des capitaux à la réouverture, jeudi, des banques de l’île fermées depuis le 16 mars. Il s’agirait, selon les autorités chypriotes, d’une mesure de prudence après l’annonce de la taxation des comptes de dépôts dont le solde est supérieur à 100.000 euros dans le cadre du plan de sauvetage européen. Le ministre chypriote des Finances a assuré que ce contrôle ne s’appliquerait que pendant « quelques semaines », mais l’exemple d’autres pays confrontés par le passé à cette situation, comme l’Islande, laisse penser qu’il pourrait rester en vigueur plus longtemps. L’impact de ces mesures sur l’économie chypriote dépendra de plusieurs facteurs, dont leur durée et leur nature exacte. Si Chypre impose un plafonnement des paiements, cela aura en revanche une conséquence immédiate sur le fonctionnement du marché unique, puisque les euros détenus dans les banques chypriotes ne pourront plus servir à acheter des biens ou des services dans les autres pays de la zone euro. Les euros chypriotes deviendraient de facto moins liquides que les euros allemands et français et auraient donc moins de valeur. « Si des restrictions devaient être imposées aux transferts de capitaux et aux paiements, alors économiquement parlant, l’euro chypriote deviendrait une monnaie différente d’un euro non chypriote », souligne Kai Schaffelhuber, associé du cabinet d’avocats Allen & Overy à Francfort.

Plainte contre Valérie Trierweiler pour détournement de fonds publics

Plainte contre Valérie Trierweiler pour détournement de fonds publics

 

Xavier Kemlin « trouve absolument scandaleux que nos impôts servent à loger, nourrir, entretenir, payer le personnel et les déplacements d’une dame avec qui nous n’avons aucun lien juridique ». Comprenez Valérie Trierweiler, celle qu’il nomme délicatement « la maîtresse du président ». Cet héritier de la famille Guichard, arrière-petit-fils du fondateur de l’enseigne Casino, est donc allé déposer plainte le jeudi 14 mars au tribunal correctionnel de Saint-Etienne contre la première Dame pour « détournement de fonds publics ». Xavier Kemlin explique sa démarche dans une vidéo diffusée par le quotidien régional « Le Progrès ». En attendant de voir si la justice compte donner suite à sa plainte, ce qui est loin d’être acquis.  Pour celui qui s’était déjà distingué en 2011 en menant une grève de la faim devant le siège de Carrefour, il est ici « question de morale ». Selon lui, si François Hollande et sa compagne ne se marient pas, c’est pour éviter de payer l’ISF, Valérie Trierweiler venant « d’une famille de banquiers ». Remarque pertinente de la part de celui qui est domicilié en Suisse depuis 16 ans. Et d’ajouter, non sans humour : « Le mariage pour tous, c’est bien, alors qu’il le fasse ».

Allocations familiales : divisées par deux pour les plus aisés

Allocations familiales : divisées par deux  pour les plus aisés

 

Réduire les allocations familiales de moitié pour les ménages qui gagnent plus de 4.500 euros par mois : c’est la suggestion du député socialiste Gérard Bapt pour renflouer les comptes de la Sécurité sociale. « Diviser par deux les allocations familiales au delà d’un certain niveau de revenus » : voilà l’idée avancée par Gérard Bapt dans une interview accordée au quotidien « Les Echos » (daté du 19 mars 2013). Selon le député socialiste de la Haute-Garonne, médecin cardiologue, cette mesure permettrait à l’Etat d’économiser trois milliards d’euros dans le cadre de la réforme visant à redresser les comptes de la branche famille de la Sécurité sociale. « Nous proposons de fixer ce plafond au niveau de celui de l’allocation de base de la prestation d’accueil du jeune enfant (Paje) », soit environ 53.000 euros par an pour un couple avec deux enfants, et un peu plus de 61.000 euros pour une famille avec trois enfants, indique-t-il. Gérard Bapt préconise également de supprimer pour ces mêmes foyers le complément d’aide au mode de garde, un dispositif qui prend en charge la garde d’enfants à domicile ou chez une assistante maternelle.  Ces deux mesures ne remettent pas en cause le principe d’universalité des allocations familiales, assure l’élu. « Aujourd’hui, plus les revenus sont élevés, plus les aides à la garde d’enfants sont importantes », souligne-t-il. « Les 10% de familles les plus pauvres ne bénéficient que d’une centaine de millions d’euros au titre du complément mode de garde, contre plus de un milliard pour les 10% de familles les plus aisées », ajoute Gérard Bapt. « Dans une période où tout le monde est appelé à faire un effort, il nous semble juste de solliciter les foyers les plus aisés. » Marisol Touraine « pas favorable à une fiscalisation » des allocations familiales Lundi, la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, a déclaré qu’elle n’était personnellement « pas favorable à une fiscalisation des allocations familiales », qui conduirait à soumettre à l’impôt des ménages modestes, estimant que d’autres pistes de réforme étaient envisageables.  Les allocations familiales sont actuellement versées à tous les foyers à partir de deux enfants sans condition. Le gouvernement doit annoncer prochainement des économies pour la branche famille de la sécurité sociale, pour la faire revenir à l’équilibre en 2016.

 

Medef: le comité statutaire pour Parisot

Medef: le comité statutaire pour Parisot

Le comité, saisi par Mme Parisot, propose des mandats de cinq ans auxquels pourraient se porter candidats les présidents sortants sans limitation du nombre de mandats, réforme applicable dès la prochaine élection, a précisé son président Georges Drouin lors d’une conférence de presse.  Les propositions du comité doivent à présent être votées le 28 mars à la majorité simple par le conseil exécutif du Medef composé de 45 membres avant d’être soumises à une assemblée générale extraordinaire (AGE) qui ne peut se réunir avant les 15 jours suivant le vote du conseil exécutif.   »Nous avons considéré que nous souhaitions une vraie élection démocratique tous les cinq ans », a déclaré M. Drouin, ajoutant: « Tous les cinq ans on remet à plat le candidat: s’il est bon et qu’il est réélu il reste, s’il n’est pas bon il est viré ».   »Cette élection doit être ouverte à toute candidature, y compris à celle du président sortant », a-t-il précisé. Une seule limitation demeure: l’âge du candidat, qui ne doit pas dépasser 67 ans contre une limite de 65 ans dans les statuts actuels.   »Les statuts proposés par le conseil exécutifs et votés par l’AGE seront applicables dès la prochaine élection qui suivra cette AGE », a précisé M. Drouin en réponse à une question sur le sort de Mme Parisot.  Le second mandat de la patronne des patrons s’achève le 1er juillet et les statuts actuels lui interdisent d’en briguer un troisième. A la surprise générale, elle a saisi mi-janvier le comité statutaire du Mouvement des entreprises de France (Medef) pour examiner une révision des règles internes.

 

Suppression apprentissage à 14 ans par Peillon : une idéologie dépassée pour S. Royal

Suppression apprentissage à 14 ans par Peillon : une idéologie dépassée  pour S. Royal

 

Royal a raison de critiquer la suppression de l’apprentissage (en alternance) e dès 14 ans ; le « philosophe » Peillon (comme Hollande) ignore sans doute que prolonger la scolarité classique des élèves en difficulté ne peut qu’enfoncer les élèves dans la marginalité et le chômage. Peillon comme Hollande retarde sans doute de 50 ans dans leur vision de la société. L’Assemblée nationale a abrogé, vendredi, dans le cadre du projet de loi sur la refondation de l’école, une disposition qui autorisait l’apprentissage pour les jeunes à partir de 14 ans. Cette abrogation s’explique par la volonté affirmée de Vincent Peillon, le ministre de l’Éducation, de mettre un terme à l’apprentissage précoce. Rien de surprenant: François Hollande en avait fait la promesse avant de devenir président de la  République. Lors de la campagne, il avait même parlé d’une «vieille thèse de la droite française depuis des années, finalement son refrain», concernant l’apprentissage dès 14 ans pour les élèves en difficulté. La mesure abrogée à l’Assemblée a pourtant été attaquée par Ségolène Royal. Sur son compte Twitter, la présidente de la région Poitou-Charentes a évoqué une «regrettable suppression du droit pour des jeunes de 14 à 15 ans de se former par alternance». ­Elle n’a pas, non plus, hésité à parler d’une «idéologie dépassée, vu la gravité de l’échec scolaire». À droite, l’UMP dénonce la «suppression sèche d’un dispositif» qui a «fait ses preuves» par «vision idéologique d’un collège unique». Cette mesure, qui avait été mise en place en 2011 par le député UMP Gérard Cherpion, rendait possible l’apprentissage dès la classe de quatrième pour des jeunes entrant dans le dispositif d’initiation aux métiers de l’alternance (Dima). À l’Assemblée nationale, Vincent Peillon a toutefois minimisé l’impact de ce dispositif, expliquant qu’«à peine quelques centaines» d’élèves l’avaient déjà utilisé. «Lorsque les choses n’ont pas d’utilité, il vient un moment où il faut les supprimer», s’est-il justifié, en insistant sur

 

Des tarifs pour le co-voituarge

Des tarifs pour le co-voituarge

Coup dur pour le covoiturage. Ce mode de transports en commun, en pleine expansion, vient de subir un rappel à l’ordre de la justice. Dans un arrêt, la cour de cassation vient d’encadrer cette pratique fort répandue sur tout le territoire.  Non, la cour de cassation n’interdit pas le covoiturage, mais lui fixe des limites. Une entreprise de transports publics ne peut pas critiquer le covoiturage, « dès lors que le service est gratuit et que l’argent échangé correspond exclusivement aux frais », dit le texte cité par l’AFP. Les intermédiaires sont aussi autorisés par la justice. Selon elle, le covoiturage « peut être organisé entre personnes qui se connaissent ou entre étrangers et que ces personnes peuvent même être légalement démarchées pour participer ou se rencontrer par l’intermédiaire d’une association ou d’une entreprise, comme une plate-forme de mise en relation ». Dans les faits, cela ne devrait pas changer grand-chose à ce qu’il se pratique actuellement. Car si la justice estime que le conducteur ne peut demander que ce qui correspond à ses frais, ceux-ci sont difficiles à quantifier. Outre l’essence et les péages, les frais d’assurance, de dépréciation, d’entretien et de réparation de la voiture peuvent être réclamés par le conducteur. Pour calculer le juste prix à réclamer à ses passagers, le site de référence covoiturage.fr a mis en place une calculatrice. Et pour les trajets de moins de 20 kilomètres, le site suggère de fixer un tarif fixe de un euro.  Ces conseils ne sont évidemment pas suivis par tout le monde. Imaginé à l’origine pour rentabiliser économiquement et écologiquement ses déplacements, le covoiturage a été récupéré par certains pour en faire un business, comme le montre ce reportage d’Europe 1 à la gare du Nord, à Paris. Le même manège a lieu à Bruxelles, gare du Midi. Sous couvert de covoiturage, des petits malins ont mis en place des allers-retours « plusieurs fois par jour » avec Paris, selon les propos d’un conducteur interrogé par Le Soir. Une mode née de la crise. Un ancien agent immobilier espagnol propose lui aussi des Barcelone-Toulouse chaque jour pour 25 à 30 euros par tête, soit deux fois moins cher que le bus et trois fois moins que le train, selon le reportage de Mediapart. Avec ces 4.000 kilomètres hebdomadaires, José-Antonio dit gagner 1.000 euros par mois. Mais il n’y a pas que les particuliers, qui ont cédé à l’appel du transport collectif. Les taxis aussi, se sont mis au covoiturage, proposant notamment des voyages groupés vers les aéroports. Outre-Atlantique, le covoiturage semble aussi être victime de son succès. Le ministère des Transports « étudie la possibilité de mieux encadrer le covoiturage (…) conscient qu’il y a une problématique alors que certaines personnes effectuent du transport rémunéré sans détenir les permis appropriés », selon Guillaume Paradis, le porte-parole du ministère interrogé par Lapresse.ca. Le site prend l’exemple du trajet entre Montréal et Sherbrooke. « La tendance est autour de 10 dollars par place, mais certains facturent 25 dollars ».

 

Montebourg : Un train pour faire oublier les plans sociaux

Montebourg :  Un train pour faire oublier les plans sociaux

Si Montebourg est à peu près inefficace en matière de chômage, il occupe au moins les médias ; cette fois avec un train ! Depuis son arrivée à Bercy, le ministre du Redressement productif ne cesse de promouvoir « ces entreprises qui produisent en France et qui importent ». C’est dans cet esprit que « ce train doit faire oublier les plans sociaux surmédiatisés », « pour lesquels nous continuerons à nous battre par ailleurs », ajoute prestement Arnaud Montebourg. Ce dernier prend d’ailleurs le temps de remercier chaque partenaire du « train industrie et innovation », dont chacun a « la fibre patriotique », y compris IBM (entreprise française mais de capitaux américains) ou Toyota (constructeur automobile japonais salué par le ministre pour avoir augmenté sa production de véhicules sur son usine de Valenciennes). Ce train n’est-il toutefois qu’une simple opération de communication? « Près de 20.600 offres d’emplois ont été recensées par Pôle emploi qu’il les présentera dans chaque ville-étape », explique Arnaud Montebourg, avant d’ajouter : « De nombreux entrepreneurs concernés seront aussi présents. Ils rencontreront directement les demandeurs d’emploi et à défaut d’entretiens d’embauche, des prises de rendez-vous seront effectuées. » Guillaume Pépy résume : « Ce train, c’est un catalyseur qui provoque des rencontre entre élus locaux, structures d’éducation et de formation, entrepreneurs, chômeurs et jeunes diplômés. » L’idée n’est pas nouvelle. « Le train (lancé mardi prochain) sera même le 271e du genre », reconnaît volontiers Guillaume Pépy. Il faut remonter à 2001 pour voir apparaître le premier « train pour l’emploi ». Proposée par le gouvernement Jospin, cette opération s’est rapidement imposée comme un rendez-vous annuel de la lutte contre le chômage. « Sur quelques trains (pour l’emploi), on a entre 10.000 et 20.000 visiteurs par jours », précise Guillaume Pépy. Près de 200 à 300.000 personnes peuvent être ainsi touchées. « Autant dire que, parmi les 20.000 offres d’emploi que nous allons proposer, certaines devraient trouver preneurs », glisse Arnaud Montebourg aux journalistes. Mais l’emploi industriel reste très technique. Les postes à pourvoir – robinetiers, fraiseurs, stratifieurs ou autres tourneurs -, demandent des formations poussées auxquelles les demandeurs d’emploi n’ont pas toujours accès. « C’est pour ça que nous faisons une réforme de la formation professionnelle« , note Arnaud Montebourg qui veut « créer des ponts » entre les secteurs en crise et ceux qui embauchent. Un dispositif qui suppose toutefois une certaine mobilité géographique et une flexibilité des travailleurs. « C’est pour ça que la bataille contre le chômage se joue aussi dans les têtes », lance le ministre, qui regrette : « Je voudrais qu’on accepte le changement de vie en France. » Et de se faire plus philosophe : « Perdre son emploi est un malheur, mais cela peut permettre de rebondir, de se découvrir une passion pour un autre métier et de tourner la page. » Lutter contre la morosité ambiante, tel est l’autre message que tentera donc de véhiculer le « train industrie et innovation ».

 

Hollande : des ordonnances pour soigner quoi ?

Hollande : des ordonnances pour soigner quoi ?

Hollande veuet accélérer mais il ne sait pas trop quoi. . La «lenteur» et la «lourdeur» de l’administration sont parmi les raisons du blocage des réformes dans le pays, estime-t-il. Depuis plusieurs semaines déjà, le chef de l’État s’en préoccupe. «Il est attentif à ce que cela aille vite», racontait un proche il y a quelques jours. Dans son discours de mardi, François Hollande a donc annoncé qu’il s’attaquerait au chantier de la simplification administrative. «Je proposerai une loi qui permette par des moyens exceptionnels, prévus d’ailleurs par la Constitution, d’alléger des normes et de raccourcir les délais», a-t-il lancé. Aurait-il pris tout le monde de court? Une certaine confusion régnait mercredi sur la traduction pratique de cette annonce. Tout commence avec François Rebsamen, le sénateur maire de Dijon. «Les ordonnances sont un moyen» pour parvenir à cet objectif, explique-t-il sur LCP le matin. Très proche du président, sa parole semble autorisée. Interrogée à l’issue du Conseil des ministres, la porte-parole, Najat Vallaud-Belkacem, ne dément pas: «Ce n’est pas exclu», déclare-t-elle. Mais la procédure des ordonnances affole. Certains parlementaires, dans les rangs de l’opposition, protestent contre leurs droits bafoués. Une telle procédure «court-circuite le débat», s’offusque l’ancien président UMP de l’Assemblée Bernard Accoyer. Au même moment, à Matignon, on n’a pas l’air au courant. «Najat Vallaud-Belkacem a voulu dire que les ordonnances existent dans l’arsenal juridique», tempère-t-on, en renvoyant avec ironie les journalistes à un autre interlocuteur: «Vous interrogerez François Rebsamen.» Le malaise persiste quand, à l’Élysée, on botte en touche de la même manière: «Très bien. François Rebsamen est président du groupe PS au Sénat, il doit avoir des idées», soupire-t-on.  En réalité, Rebsamen a parlé trop vite. «Il a mangé la consigne», lâche un responsable de la majorité. Seuls quelques-uns étaient au courant. Pas même le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies. La bataille des ordonnances n’aura pas lieu, en réalité. «S’agissant de simplifier le droit et les procédures administratives, c’est une bonne idée. Mais il ne s’agit évidemment pas de priver le Parlement des grands débats législatifs», corrige un ministre important. «L’idée est de travailler dans le domaine des simplifications en général, explique-t-on à l’Élysée. Certaines sont d’ordre législatif, d’autres pas.» La question du support pour faire adopter ces simplifications est annexe, relativise-t-on. «Le président a dit qu’il y aurait une loi en 2013», dit-on sans écarter le recours aux ordonnances qui permettraient un toilettage rapide. «Parfois, on est dans des sujets très techniques», souligne-t-on en sous-entendant qu’ils n’appellent pas de longs débats. La clarification arrive d’un autre conseiller: «Le champ d’application des ordonnances sera double: la simplification des normes dans une perspective de soutien à l’activité économique et dans le domaine du logement».

Hollande découvre la lourdeur des procédures ; raison de plus pour ne pas en rajouter !

Hollande découvre la lourdeur des procédures ; raison de plus pour ne pas en rajouter !

 

 Le président a également évoqué les « blocages » et les « lourdeurs » qui freinent la croissance en France. « Le premier blocage, c’est la lenteur à laquelle trop de monde s’habitue partout. Nous devons aller beaucoup plus vite dans la mise en oeuvre de toutes les décisions et cela vaut pour tous les secteurs : l’administration, les banques, les décideurs publics », a-t-il énuméré avant de lancer : « la bataille contre la lenteur, c’est une bataille pour la croissance« . « Le second blocage, c’est la lourdeur, la lourdeur des procédures« , a poursuivi le président, expliquant : « nous sommes champions en France de la norme, du contrôle« . « Il doit y avoir, sans remettre en cause la qualité du service public et la protection de nos concitoyens, possibilité de réduire, d’alléger et de faire en sorte que nous puissions être plus efficaces« , a-t-il jugé. « C’est pourquoi, je proposerai une loi qui permette par des moyens exceptionnels, prévus d’ailleurs par la Constitution, d’alléger les normes et de raccourcir les délais« . Il a enfin évoqué un troisième blocage, plus psychologique : « la torpeur » face à la crise qui saisit un certain nombre de nos concitoyens qui pensent que ça devient trop dur, que c’est trop difficile« .

Suisse : une consultation pour limiter les écarts de salaires

Suisse : une consultation pour limiter les écarts de salaires

L’initiative dite « 1:12 – Pour des salaires équitables », vise à limiter les écarts de rémunérations au sein d’une entreprise, l’objectif étant que le salaire le plus haut ne dépasse pas douze fois le salaire le plus bas.  Cette initiative a été déposée auprès des autorités de Berne en mars 2011 par les jeunes socialistes suisses (Juso) et est soutenue par le parti socialiste suisse.   »Si l’initiative 1:12 du Juso et du PS était votée aujourd’hui, elle récolterait une relative majorité de 49,5% de Oui contre 40,5% de Non », indique le journal dominical suisse alémanique.  Le sondage a été réalisé par l’Institut Isopublic auprès de 1.152 électeurs de Suisse romande et alémanique entre le 20 février et le 7 mars. 10% des sondés se disent indécis.  La chambre haute du Parlement suisse doit se prononcer le 21 mars sur ce texte, qui a déjà été examiné par le Conseil fédéral ainsi que par le Conseil national, sa chambre basse.  La date à laquelle l’initiative sera soumise à votation n’a pas encore été fixée.  Cette initiative se distingue de l’initiative Minder sur les rémunérations abusives, qui a été adopté dimanche dernier par les électeurs helvètes à 67,9% des voix.

 

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Nucléaire: inquiétudes pour 42% des Français

Nucléaire: inquiétudes pour  42% des Français

, 42% se disent inquiets à propos des centrales nucléaires de notre territoire, dans un sondage IFOP pour Sud-Ouest Dimanche. Tout en restant relativement élevé, le niveau d’inquiétude suscitée par les centrales nucléaires françaises a néanmoins sensiblement reflué depuis deux ans, constate le journal. Ainsi quand en avril 2011, soit deux semaines après l’accident de Fukushima (Japon), 56% des Français se déclaraient inquiets à l’égard des centrales situées dans notre pays, ils ne sont plus aujourd’hui que 42%, soit 14 points de moins. L’essentiel du recul de l’inquiétude a été enregistré dès l’été 2011, date à laquelle 45% des personnes interrogées se disaient inquiètes, soit une baisse de 11 points en quelques mois seulement, précise Sud-Ouest Dimanche. Dans le détail, le niveau d’inquiétude varie assez peu selon les tranches d’âge ou la catégorie socioprofessionnelle (45% parmi les CSP+ et dans les milieux populaires). En revanche, comme sur la plupart des sujets ayant trait à la santé et à la technologie, le clivage homme/femme est très net: si seulement 33% des hommes ressentent de l’inquiétude, cette proportion atteint 50% parmi les femmes. On observe également une sensibilité à ce risque potentiel très variable selon l’orientation politique. C’est dans les rangs des sympathisants d’Europe Ecologie Les Verts que l’inquiétude est la plus forte (66%), quand elle est partagée par près d’un sympathisant du PS ou du Front de Gauche sur deux (48% et 49%) et largement minoritaire à droite: 28% à l’UMP et 35% au FN. Sur l’évolution de la part du nucléaire dans la production énergétique du pays, les Français apparaissent divisés, même si une courte majorité (54%) pense qu’il faut la maintenir, contre 46% qui souhaitent qu’on la réduise car le nucléaire est dangereux.

Budget: 4 milliards d’économies pour 2014

Budget: 4 milliards d’économies pour 2014

Le ministère de l’Economie et des Finances aurait inscrit dans la lettre de cadrage qui sera adressée cette semaine aux ministères « un effort de quatre milliards d’euros économies », affirme Le Monde mardi, sans préciser s’il s’agit d’économies supplémentaires.   »L’effort d’économies en 2014 pourrait même être de l’ordre de 4 milliards d’euros », écrit le Monde qui y voit une manière de « rassurer la Commission européenne sur la détermination » de la France de ramener le déficit à 3% du produit intérieur brut fin 2014.  Quatre milliards d’euros représentent notamment le montant de crédits que le gouvernement a déjà prévu de redéployer en diminuant l’argent alloué à certaines missions pour financer la politique de l’emploi et celles liées à la lutte contre la pauvreté.  Le gouvernement doit trouver ce même montant pour financer le crédit d’impôt compétitivité (Cice) en 2014.  Le journal n’identifie pas sa source. Interrogé par l’AFP, Bercy s’est refusé à tout commentaire, mais la semaine dernière avait reconnu qu’il y aurait des efforts supplémentaires à faire en 2014.  A Matignon mardi, on a expliqué que « le Premier ministre réserve la primeur de ces lettres aux ministres » qui les recevront vendredi.  La lettre annuelle de cadrage adressée aux ministères lance la préparation du budget de l’année 2014. C’est la même pour tous les ministres qui y découvrent le montant de la dépense de l’Etat pour l’année à venir. Cette année, leur élaboration a été accélérée par rapport au calendrier traditionnel.  Le gouvernement a maintes fois répété ces dernières semaines que l’essentiel de l’effort porterait sur des économies de dépenses de l’Etat mais aussi de ses opérateurs, de la Sécurité sociale et des collectivités territoriales.  Outre les quatre milliards prévus pour financer l’emploi et la lutte contre la pauvreté, et ceux nécessaires à financer le Cice, le gouvernement a promis 10 milliards d’euros d’économies par an.  Pour financer le Cice, le gouvernement va notamment durcir la règle d’évolution de la dépense de l’Etat, qui hors dette et pensions, diminuera l’an prochain, en valeur absolue, au lieu d’être seulement gelée.  Cette baisse pourrait, selon une source gouvernementale, avoisiner 1,5 milliard d’euros, ce qui comprend une diminution déjà annoncée de 750 millions de la dotation aux collectivités locales, et un effort identique des ministères eux-mêmes qui devra a priori être au moins du même montant.  Les 2,5 milliards d’euros restant viendront de la Sécurité sociale.

Manifestation CGT-FO contre l’accord pour l’emploi

Manifestation CGT-FO contre l’accord pour l’emploi

 

De toute évidence la ligne de clivage entre le syndicalisme réformisme et le syndicalisme radical s’accroit. « Il y a des divergences, mais il n’y a pas de guerre syndicale ». Laurent Berger, leader de la CFDT, a pourtant tenté de relativiser lundi les tensions entre son propre syndicat, la CGT, et Force ouvrière, dans une interview aux Echos. Pourtant, le ton est bien monté d’un cran la semaine dernière. Vendredi, le même Laurent Berger avait accusé la CGT de parfois avoir des « positions dogmatiques » dans ses négociations avec le patronat. « Positions dogmatiques » qui seraient directement responsable de la fermeture de l’usine Goodyear d’Amiens nord. Simple « divergence » ? Les propos ont en tout cas suscité une vive indignation du côté de la CGT. Et Jean-Claude Mailly, leader de FO, a également exprimé son désaccord.  La fracture entre les syndicats se cristallise notamment autour de l’accord sur la sécurisation de l’emploi, conclu à la mi-janvier. CFDT, CFTC et CFE-CGC ont accepté de signer avec le Medef, tandis que CGT et FO le rejettent en bloc. Bernard Thibault, leader de la CGT, a même annoncé dimanche que sa confédération préparait une action commune avec FO. « On nous verra sans doute dans la rue dans les semaines qui viennent, avec Force ouvrière », a-t-il ainsi avancé. L’accord, qui prévoit notamment la possibilité pour une entreprise de baisser les salaires pendant deux ans en cas de difficulté économiques ou encore une simplification des procédures de licenciement, est jugé trop favorable au patronat par les deux syndicats. « Désormais la CFDT apparaît comme l’organisation grâce à qui – ou à cause de qui – cet accord a été signé », décryptait vendredi Bernard Vivier, directeur de l’Institut supérieur du Travail. « Elle conforte sa position de pilote du réformisme en France », expliquait-il. En face, FO et CGT se trouvent au contraire dans un contexte qui les pousse à se radicaliser. Selon le spécialiste, le débat autour de l’accord permet ainsi à la CGT d’affirmer « une ligne très dure et de rester unie dans le cadre de la préparation de son Congrès » de mars. Congrès lors duquel Bernard Thibault va passer le témoin à Thierry Lepaon, après une longue crise de succession. D’un autre côté, FO est « tentée de concurrencer », aux élections professionnelles, une CGT « avec laquelle elle partage, notamment dans l’industrie, un public assez comparable », relève Dominique Andolfatto, chercheur en sciences politiques, spécialiste du syndicalisme. « Cela semble être la course à celui qui sera le plus radical pour gagner les élections », résume le chercheur.  FO et CGT ne font d’ailleurs pas front commun sur tout. Jean-Claude Mailly a en effet exprimé vendredi son accord avec Laurent Berger pour critiquer le comportement de la CGT à l’usine PSA d’Aulnay. « Je ne suis pas d’accord avec ce qu’y fait la CGT. Il y a des menaces, y compris sur les délégués FO. C’est un comportement qui n’est pas normal », a dénoncé le responsable de FO. Et c’est entre la CGT et la CFDT que les tensions semblent les plus vives. Dans son interview aux Echos de lundi, Laurent Berger se montre ainsi bien plus critique à l’égard de centrale de Bernard Thibault. « L’accord a mis en lumière les différences profondes d’approche du syndicalisme entre la CGT et la CFDT. La CGT dénonce mais ne s’engage pas et demande à l’Etat d’agir », tacle ainsi le leader de la CFDT. « Il n’y a pas de guerre syndicale, a-t-il toutefois nuancé. Sur les négociations en cours sur la qualité de vie au travail par exemple, nous menons un travail en intersyndicale avec les autres organisations. »

 

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« Une nouvelle démocratie sociale » pour une centaine de députés

« Une nouvelle démocratie sociale » pour une centaine de députés

 

 

Un appel qui a du sens mais qui médiatiquement risque de passer sous la table. Dommage car c’est une des raisons du blocage de la société française. Il est clair que cette appel aurait obtenu davantage de résonance s’il avait été signé également pas es représentants de l’opposition. Une centaine de parlementaires socialistes appellent dans une tribune à favoriser l’avènement d’une « nouvelle démocratie sociale » en transcrivant notamment dans la loi, sans en modifier l’équilibre, l’accord sur l’emploi conclu entre les partenaires sociaux. « L’accord sur l’emploi conclu le 11 janvier entre les partenaires sociaux marque une nouvelle ère pour le dialogue social en France. Grâce à cette méthode, la démocratie s’enrichit de la participation des acteurs sociaux à notre objectif commun de lutte contre le chômage », écrivent les élus dans cette tribune du  JDD. « Parlementaires de la majorité, nous soutenons cette méthode parce qu’elle donne enfin une chance à la démocratie sociale dans notre pays », ajoutent les signataires parmi lesquels figurent les députés Patricia Adam, Patrick Bloche, François Brottes, Elisabeth Guigou, Christian Eckert, Catherine Lemorton ou Jean-Jacques Urvoas. « Cette méthode repose sur le dialogue, la concertation et la responsabilité. Nous sommes convaincus que c’est ainsi que peut être mise en mouvement la société toute entière », font-il valoir. « Aucune réforme économique ne peut s’inscrire dans la durée sans un dialogue social permanent » et « la qualité de ce dialogue est un élément essentiel de la compétitivité du pays », soulignent-ils également. « La méthode revendiquée de la négociation pose, certes, sans arrêt les questions sur le rythme des réformes et sur les concessions accordées ou les arbitrages rendus, mais elle permet de mobiliser toutes les forces et les énergies du pays pour ancrer le changement dans la durée. La culture du dialogue favorise l’accord, elle permet à chaque représentant, syndical ou patronal, de prendre ses responsabilités et de trouver des compromis », ajoutent ces parlementaires.

 

chansons-poèmes de  g.bessay:

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