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Trump-Poutine: échec total pour Trump et la paix

Trump-Poutine: échec total pour Trump et la paix

En dépit de l’habillage médiatique, la rencontre Trump Poutine n’a débouché sur strictement rien. Pas de paix, pas de cessez-le-feu en Ukraine et à peu près rien dans les autres domaines sinon de vagues intentions fondées surtout sur les positions russes. À tel point que lors de la conférence de presse commune aucune question n’a été autorisée aux journalistes.

Pour résumer, officiellement « la rencontre aurait progressé sur la plupart des points importants et il ne resterait que quelques aspects à approfondir ». Exactement la rhétorique habituelle car c’est exactement le contraire qui résulte de cette rencontre entre les deux chefs de l’État. Rien, strictement rien justifiant cette confrontation n’a pu être résolu tant sur l’Ukraine que d’une façon générale sur la paix dans le monde menacée par l’impérialisme russe. C’est évidemment un échec cuisant pour Trump qui en réalité s’est déplacé pour redonner du crédit international au plan politique à Poutine.

Inversement, c’est un succès pour Poutine qui peut ainsi continuer sa guerre en Ukraine- et ailleurs- en promettant des évolutions hypothétiques et floues pour un horizon non défini. À tel point qu’on voit mal comment pourrait se tenir dans des délais raisonnables une deuxième rencontre sans que Trump ne subisse une seconde humiliation encore plus cinglante, surtout si il répond favorablement à une réunion qui se tiendrait à Moscou !

Sitôt terminée, la rencontre a déjà fait immédiatement l’objet de critiques de la plupart des médias internationaux libres mais compte tenu de l’absence totale de résultat notamment concernant le cessez-le-feu en Ukraine, les critiques vont s’amplifier encore et confirmer que Trump s’est déculotté face à Poutine. Même aux États-Unis, la critique devrait monter progressivement comme ailleurs au point que le président américain pourrait désormais avoir à affronter ( y compris chez les Républicains) une situation politique se fragilisant dangereusement pour lui. La vérité c’est que Trump en dépit de ses déclarations fantaisistes et contradictoires se couche devant Poutine , le réhabilite au plan international voire donne une légitimité à la politique impérialiste de Poutine.

L’Ukraine est aussi prise au piège de la trahison de Trump comme l’Europe. Et cette rencontre au sommet a surtout permis de transformer le criminel Poutine en faiseur de paix ! Alors que les massacres vont continuer en Ukraine et que la paix en Europe va se trouver encore davantage menacée.

Ukraine–Poutine: Trump prêt pour une rencontre hypothétique

Trump prêt pour une rencontre qui n’aura pas lieu


On continue évidemment de jouer au chat et à la souris côté américain sur le dossier ukrainien. Trump aurait sans doute pu envisager une rencontre avec Poutine mais il complique la situation en se montrant ouvert à une réunion avec Poutine mais aussi Zelinsky. Or on sait que Poutine refusera cette proposition de réunion avec le dirigeant ukrainien. L’objectif américain est sans doute de mettre un peu en difficulté sur le plan diplomatique un Poutine campé sur ses positions de défaite complète de l’Ukraine et qui réclame aussi le départ Zelinsky. Actuellement, même une réunion entre Trump et Poutine paraît hypothétique.

Pourtant Donald Trump est «ouvert à une rencontre à la fois avec le président (russe Vladimir) Poutine et avec le président Zelensky», a déclaré sa porte-parole, Karoline Leavitt, interrogée sur ces informations. Elle a précisé que «les Russes (avaient) fait part de leur désir de rencontrer» le président américain, dans un contexte qui s’est nettement tendu récemment entre Moscou et Washington.

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a toutefois nuancé mercredi en affirmant qu’il y avait «encore beaucoup de travail» avant une éventuelle rencontre entre le président américain Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine.

Droits de douane US: 50 % pour l’Inde

Droits de douane US: 50 % pour l’Inde

Pour punir les achats indiens de produits pétroliers à la Russie, les États-Unis ajoutent une taxe supplémentaire ou 25 % déjà décidés. Soit en tout 50 %. Les pénalités supplémentaires de 25 % constituent des représailles vis-à-vis de l’achat de pétrole russe

En 2024, les exportations indiennes vers l’Amérique ont atteint 87,4 milliards de dollars, creusant un déficit de près de 46 milliards pour les biens américains, en hausse de 5 % sur un an.

Fiscalité–un rappel de près de 2000 € pour 13 millions de contribuables

Fiscalité–un rappel de près de 2000 € pour 13 millions de contribuables

Les écarts constatés entre le montant prélevé à la source et le montant dû donne lieu chaque année à des rectifications et en 2025, pas moins de 13,1 millions de foyers fiscaux devront s’acquitter d’un solde d’impôt sur le revenu pour l’année 2024, d’après une information du Parisien .

En moyenne, ce reliquat s’élève à 1901 euros. Ce cas de figure se présente lorsque le contribuable a bénéficié d’une avance de réduction ou crédit d’impôt trop importante en janvier 2025, ou bien lorsqu’il n’a pas modifié son taux de prélèvement à la source suite à une hausse de revenus.

Economie- Pour une souveraineté agricole

Economie- Pour une souveraineté agricole

La moisson 2025 est abondante, avec plus de 33 millions de tonnes de blé. Pourtant, les céréaliers français peinent à célébrer. Les cours s’effondrent, les coûts explosent, et la rentabilité s’effrite. Derrière des silos pleins, c’est un modèle agricole à bout de souffle.
Collectif dans La Tribune(*)

La moisson 2025 s’annonce généreuse. Après une campagne 2024 désastreuse, la France renoue avec des rendements honorables. La récolte de blé devrait dépasser les 33 millions de tonnes. Et pourtant, les agriculteurs n’ont pas le cœur à la fête. (1)

Le contrat blé sur Euronext est passé sous la barre des 200 euros/tonne. En un an, ce sont plus de 45 euros/t qui ont été perdus. L’euro s’est fortement apprécié face au dollar, laminant la compétitivité des exportations. La Russie et la Roumanie inondent les marchés. L’Ukraine reste présente malgré les quotas. L’Algérie, jadis premier débouché du blé français hors Union européenne, achète désormais russe. (2)

Les coûts, eux, ne baissent pas. Les engrais azotés, toujours chers, pèsent lourdement sur la rentabilité. Le prix de la solution azotée à Rouen a bondi de 280 euros/t à 330 euros/t en un mois. L’instabilité géopolitique, l’incertitude logistique au Moyen-Orient, les taxes européennes sur les engrais russes… tout cela entretient une tension chronique. (3)

Résultat : des volumes récoltés, mais une équation économique intenable. Même avec des rendements satisfaisants, les prix de vente restent inférieurs aux coûts de production. Le modèle craque.

Face à ce constat, il ne suffit plus de « demander des aides » ou de « réformer la PAC ». Il faut penser plus large, plus stratégique. Voici une série de propositions concrètes, articulées autour d’un objectif : reconquérir notre souveraineté agricole, énergétique et industrielle.

La France consomme chaque année environ 3 millions de tonnes d’engrais azotés (urée, ammonitrate, solution azotée). Aujourd’hui, elle dépend quasi intégralement de l’étranger pour ces intrants agricoles essentiels. Dans un monde instable, c’est une vulnérabilité. (4)

Nous proposons de créer une filière nationale d’ammoniac et d’engrais azoté, décarbonée, compétitive et tournée vers l’exportation.

Produire une tonne d’engrais azoté par électrolyse (hydrogène vert) nécessite environ 6 à 9 MWh d’électricité. Pour produire 5 millions de tonnes par an (3 Mt pour la consommation française, 2 Mt pour l’export), il faudrait entre 30 et 45 TWh d’électricité par an — soit 6 à 9 % de la production électrique nationale. (5)

Ce chiffre peut sembler élevé… mais il ne l’est pas. La consommation électrique française a baissé de 15 % depuis 2005 du fait de la désindustrialisation (soit environ 60 TWh en moins). Nous disposons donc d’un gisement de consommation disponible pour produire localement ce que nous importons à prix fort. (6)

Avec de l’électricité à bas coût (20 €/MWh ou moins, comme c’est souvent le cas lors des pics de production renouvelable), le coût de production d’une tonne d’engrais azoté décarboné est estimé entre 150 et 250 €, incluant amortissement et fonctionnement des installations. Ce prix est compétitif avec les niveaux actuels du marché (330 à 450 €/t selon le type et l’origine). (7)

Dans un premier temps, cette nouvelle filière pourrait s’appuyer sur : nos gisements de gaz de houille (anciens bassins miniers du Nord et de Lorraine), nos gisements d’hydrogène natif, récemment redécouverts dans plusieurs régions (Massif central, Pyrénées), nos installations solaires et éoliennes existantes, souvent implantées en milieu rural, dont la production intermittente est peu valorisée. (8)

Il ne s’agit pas de construire des éoliennes supplémentaires. Il s’agit de donner une utilité agricole et stratégique à celles qui sont déjà là, en les connectant à des électrolyseurs capables de produire de l’hydrogène quand l’électricité est excédentaire.

Ce serait un juste retour pour les campagnes françaises, qui ont accepté ces installations, mais n’en retirent souvent que peu de bénéfices directs.

Nous proposons de créer un compte d’épargne d’exploitation agricole : Lors des bonnes années, l’agriculteur pourrait y verser une partie de son bénéfice, en tant que charge déductible. Lors des années difficiles, il pourrait retirer les sommes, requalifiées en produit d’exploitation.

Ce mécanisme, simple, responsabilisant, permettrait aux agriculteurs de lisser leur revenu sur plusieurs années, sans dépendre des aides ponctuelles.

Aujourd’hui, l’amortissement est linéaire et rigide. Il faut permettre aux exploitants d’amortir davantage lors des bonnes années, et moins en période difficile.

Cette souplesse fiscale donnerait plus d’autonomie à l’agriculture, sans coûter un euro de plus à l’État.

Nous proposons de (re) bâtir une diplomatie du blé. Depuis 25 ans, c’est un effet de nos propres embargos, la Russie a bâti une diplomatie du blé. Elle vend du blé… mais aussi du lien politique, du crédit diplomatique, du levier stratégique. Aujourd’hui, c’est la Russie qui nourrit l’Algérie. Pas la France. (10)

L’agriculture est un instrument de puissance. Il est temps que la France se dote d’une stratégie céréalière à l’international. Nos relations avec le Maghreb, l’Afrique de l’Ouest, le Proche-Orient devraient intégrer une logique d’approvisionnement et de coopération agricole à long terme.

La souveraineté alimentaire ne s’arrête pas à la moisson. Elle doit se poursuivre jusqu’à l’assiette.

Aujourd’hui, une part significative de notre production est transformée à l’étranger. Les céréales, les pommes, la viande, le lait… quittent nos fermes pour être découpés, emballés, reconditionnés ailleurs. (11)

Il faut réimplanter des unités de transformation en France : conserveries, meuneries, laiteries, légumeries, usines de protéines végétales. Cela créera de l’emploi, de la valeur ajoutée, de l’autonomie. Cela se fera, d’une part, en baissant le coût du travail par un basculant vers l’impôt des charges sociales non contributives qui sont actuellement payées par les travailleurs et les employeurs, d’autre part en faisant des économies drastiques dans le fonctionnement de l’État [cf programme general de Nouvelle-Energie]

Nous souhaitons plus de bons sens dans les décisions nationales. Aujourd’hui, un agriculteur peut obtenir un revenu garanti pendant vingt ans en installant des panneaux photovoltaïques sur ses terres, ou des éoliennes. Mais s’il veut produire du blé, on lui explique qu’il n’y a pas de solution face à la volatilité des marchés. (12)

Ce système est absurde. Il encourage la rente au détriment de la production, l’artificialisation au détriment du vivant, l’importation alimentaire au détriment de la souveraineté.

Il est temps d’inverser la logique.

Relocalisons la production d’engrais azotés, transformons nos matières premières sur notre sol, valorisons nos surplus d’électricité, stabilisons les revenus agricoles, menons une diplomatie du blé : c’est le programme que nous proposons.

Un programme de bon sens. Un programme de production. Un programme de souveraineté.

Une France agricole, énergétique, industrielle. Voilà ce que nous devons reconstruire.

Références :

(1) Chiffres de récolte de blé : FranceAgriMer, « Bilan de la récolte 2025′, juillet 2025.
(2) Prix du contrat blé sur Euronext : Argus Media, Note de conjoncture des marchés, juillet 2025.
(3) Prix de la solution azotée : Argus Media, idem.
(4) Données de consommation d’engrais azotés en France : Ministère de l’Agriculture, Agreste, « Utilisation des fertilisants », édition 2023.
(5) Énergie nécessaire à la production d’engrais par électrolyse : IEA, « Ammonia Technology Roadmap », 2021 ; Fertilizers Europe, « Carbon Footprint of Fertilizers », 2021.
(6) Consommation électrique française et baisse depuis 2005 : RTE, « Bilan électrique 2023′, janvier 2024.
(7) Prix de l’électricité en période de surproduction : EPEX SPOT, données marché France 2023-2024.
(8) Gisements de gaz de houille : BRGM, « Ressources énergétiques du sous-sol français », 2020.
(9) Hydrogène natif en France : IFPEN et Engie, « Hydrogène naturel : potentiel français », 2023.
(10) Diplomatie du blé russe : FAO, « Wheat Trade and Geopolitics », 2022.
(11) Transformation agricole hors de France : INSEE, Agreste, « Commerce agroalimentaire et transformation », 2022.
(12) Rentabilité des panneaux photovoltaïques agricoles : CRE, « Rémunération des installations photovoltaïques », 2024.

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(*) Signataires :

Angélique Delahaye, maraichère, ancienne députée européenne.
Thierry Moisy, agriculteur, Conseiller municipal à Saint-Paterne-Racan (Indre-et-Loire). Président d’une organisation de producteurs de pommes et de poires.
Arthur Portier, agriculteur dans l’Oise. Consultant sur les marchés de matières premières.
Thomas Danrée, ingénieur agronome.
Yves d’Amécourt, ingénieur de l’école des mines d’Alès, viticulteur, ancien élu local de Gironde (conseiller général, maire, Président d’EPCI, conseiller régional). Référent agriculture, forêt, pêche, ruralité, de Nouvelle-Energie et Porte-Voix de Nouvelle-Energie, le parti présidé par David Lisnard.
Théo Legrand, consultant et auteur.

Environnement-Loi Duplomb : pour une critique rationnelle

Environnement: Loi Duplomb : pour une critique rationnelle » Rubio

Face au débat soulevé par la loi Duplomb, Christophe Madrolle, président de l’UCE et conseiller régional Sud, et Raphaël Rubio, secrétaire général de l’association Egali-terre, proposent de redéfinir les cadres d’expression démocratique par la création d’un Défenseur de l’environnement.

par Christophe Madrolle, président de l’UCE et conseiller régional Sud, et Raphaël Rubio, secrétaire général de l’association Egali-terre.
Christophe Madrolle, président de l’UCE et conseiller régional Sud, et Raphaël Rubio, secrétaire général de l’association Egali-terre dans La Tribune.

« La démocratie ne peut fonctionner que si elle est soutenue par la raison », avertissait, il y a 20 ans, Jürgen Habermas, dans son ouvrage « Entre naturalisme et religion ». En ce sens, le philosophe posait un objectif, ou plutôt une exigence : « dépasser, écrivait-il, les passions partisanes pour construire un débat public éclairé et équitable.»

La récente loi Duplomb cristallise ces mêmes passions. Il est vrai que l’adoption assez expéditive du texte a pu être assimilée à un véritable « hold-up ». Son rapporteur, probablement mû par une frilosité excessive, est allé jusqu’à déposer une motion de rejet préalable. La volonté était claire : contourner le millier d’amendements déposés par les opposants. Dans cette perspective, le peuple passe à l’action. Une étudiante de 23 ans — presque une enfant — prend des airs de « Jeanne d’Arc » et rétablit, d’un trait, la légitimité de la parole démocratique. Une pétition circule, la discussion s’ouvre, la France s’engage sur le chemin d’une sorte de « guerre juste ». Le narratif paraît parfait. Une nation adulte, vent debout, réinvente sous nos yeux l’exercice de la liberté.

Et pourtant. Une analyse attentive permet de mesurer combien une série de mythes structure cette « belle histoire ». Le plus dangereux d’entre eux semble être celui de l’empoisonnement. Ce dernier est marqué par des accusations contre des groupes marginalisés ou plus récemment contre des élites perçues comme intrinsèquement malveillantes. Dans ce contexte, une angoisse similaire traverse les anti-vax et les adversaires les plus acharnés de la loi Duplomb. Tandis que les premiers assimilent les vaccins à des vecteurs de maladies ou de contrôle, les autres accusent les autorités de promouvoir des pesticides pour intoxiquer les « honnêtes gens ». Ces mouvements, bien que distincts, traduisent une crainte commune : celle de la dégénérescence. La chair du peuple, à savoir son corps symbolique, devient alors un objet politique à part entière.

Le phénomène est inquiétant. Le mélange entre « grande peur », mythe invérifiable et menace existentielle peut conduire au pire. À cet égard, il est pour nous hors de question de participer à la dévalorisation du débat public. Depuis trop longtemps, une espèce d’irrationalité colle à la peau des écologistes : méfiants envers la science, technophobes, tenants d’un naturalisme vaguement romantique, les Verts alimentent à plus soif un discours factieux, qui, in fine, se retournera contre eux !

Le mélange entre « grande peur », mythe invérifiable et menace existentielle peut conduire au pire.
La loi Duplomb, certes, est critiquable. Sa remise en cause doit toutefois être réalisée sur des bases rationnelles. Nous refusons ainsi le déploiement d’une agriculture intensive. Écologistes pragmatiques, nous désirons un système neuf, susceptible de garantir un revenu décent aux exploitants tout en préservant les sols, les ressources hydriques et la santé des consommateurs. Par ailleurs, la facilitation des mégabassines ou encore l’assouplissement des normes environnementales sont inacceptables.

Bien évidemment, la réintroduction dérogatoire de l’acétamipride, un néonicotinoïde interdit depuis 2018, constitue, à nos yeux, une menace contre les pollinisateurs.

En réalité, les questions du partage de l’eau ou de l’élevage industriel sont trop sérieuses pour être traitées au détour d’une proposition parlementaire dont les débats ont été réduits à portion congrue.

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Des champignons pour en finir avec les pesticides

Plus profondément, la loi Duplomb devrait être l’occasion de redéfinir les cadres d’expression démocratique. Comment dépasser les crispations partisanes et établir un équilibre entre science, société civile et travail des élus ? Une piste devrait être envisagée : la création d’un Défenseur de l’environnement.

Proposée dès 2018 par Cécile Muschotti, ancienne députée LREM du Var, cette initiative répond à l’urgence d’une écologie rationnelle.

Un Défenseur de l’environnement serait pertinent, et ce pour plusieurs raisons : il permettrait, tout d’abord, d’éteindre les fantasmes complotistes et de favoriser un dialogue factuel entre élus, scientifiques et société civile.

Il pourrait ensuite, en s’appuyant sur la Charte de l’environnement de 2005, arbitrer les conflits entre productivité agricole et préservation écologique. Nous imaginons de plus une mutualisation des instances existantes (Commission nationale du débat public, Médiateur de l’énergie), de façon à offrir un guichet unique capable de garantir la concertation.

Écologie et démocratie sont indissociables. La valeur de la parole rationnelle, libre, et structurée dans des espaces de citoyenneté apaisées doit, coûte que coûte, être renforcée.

Tel est, précisément, le sens de notre combat.

Une part croissante de la dépense publique pour soutenir l’activité marchande

Une part croissante de la dépense publique pour soutenir l’activité marchande ?


« Une part croissante de la dépense publique soutient l’activité marchande plutôt que l’éducation, la santé, le logement ou l’environnement »; par Anne-Laure Delatte,Directrice de recherche au CNRS dans Le Monde

En France, les aides publiques aux entreprises ont triplé depuis 1979. A l’heure où le gouvernement cherche désespérément 40 milliards d’euros, elles sont l’angle mort du débat budgétaire, affirme l’économiste Anne-Laure Delatte, dans une tribune au « Monde ».

Alors que la commission d’enquête sénatoriale sur les aides publiques aux grandes entreprises a rendu ses conclusions mardi 8 juillet, la question de leur ampleur, de leur efficacité et de leur pilotage est loin d’occuper la place qu’elle devrait dans le débat budgétaire. Et pourtant, les auditions menées ces derniers mois ont confirmé un constat largement partagé par les chercheurs comme par les administrations : ces aides sont nombreuses, peu lisibles et rarement évaluées. Leur poids dans les finances publiques, comme leur rôle dans les orientations économiques du pays justifieraient un examen bien plus soutenu.

L’une des raisons tient à leur nature. Une grande partie des aides publiques aux grandes entreprises ne prend pas la forme de subventions directes, mais passe par des avantages fiscaux (comme les allègements d’impôt) ou des exonérations de cotisations sociales. Ces dispositifs ne donnent pas lieu à des versements : ce sont des recettes que l’Etat ou la Sécurité sociale choisissent de ne pas percevoir. Résultat : ils n’apparaissent pas comme des dépenses dans les documents budgétaires, et échappent en grande partie au débat public – alors même qu’ils représentent une forme de dépense à part entière.

Notre étude, publiée cette semaine dans la Revue d’économie politique (Abdelsalam, Delatte, Guillaume, 2025), propose pour la première fois une estimation globale et historique de ces aides indirectes. Elles n’avaient jusqu’ici jamais été rassemblées en un seul endroit, dans une perspective historique permettant d’en suivre l’évolution et d’en apprécier les tendances de long terme. En exploitant quarante-cinq ans d’archives économiques et financières, nous mettons en lumière trois faits marquants.

D’abord, leur ampleur : en moyenne, plus de 90 milliards d’euros d’avantages fiscaux et d’exonérations sociales sont accordés chaque année aux entreprises. En 2022, cela représentait plus de 110 milliards d’euros de recettes non perçues. Pour 100 euros d’impôt sur les sociétés théoriquement dus, seuls 70 sont effectivement collectés. Pour 100 euros de cotisations sociales dues, la Sécurité sociale n’en reçoit que 84. Ces soutiens indirects représentent désormais près de 60 % de l’ensemble des aides.

Financement politique : Bayrou pour une “banque de la démocratie”

Financement politique : Bayrou pour une “banque de la démocratie”

Interrogé à propos de l’enquête concernant le financement du rassemblement national, François Bayrou a réitéré sa proposition de création d’une banque pour financer les partis politiques.

Sur LCI, François Bayrou s’est dit jeudi «déterminé à proposer la banque de la démocratie», qui pourrait selon lui être «adossée à la Caisse des dépôts et consignations». Une initiative qui doit permettre aux partis politiques de se financer. Cette banque, l’un des chevaux de bataille du premier ministre depuis longtemps, devra «prendre en charge le prêt que vous auriez obtenu autrement auprès de banques privées», a-t-il affirmé.

Budget 2026 : les pistes pour sortir des déficits

Budget 2026 : les pistes pour sortir des déficits

Après deux années noires en 2023 et 2024, le Premier ministre exhorte les Français à faire des efforts. Comment le pays en est-il arrivé là ? Face à une multitude de défis et d’idées divergentes, la France peine à trouver une direction claire. Par Gabriel Gaspard, Chef d’entreprise à la retraite, spécialiste en économie financière. dans la Tribune

Certains soutiennent que les 40 milliards d’économies recherchés par le gouvernement pourraient être obtenus par une réduction des dépenses, sans toujours mesurer les conséquences récessives. D’autres estiment que taxer les plus aisés ou les retraités est la solution, sans se préoccuper du rendement réel de ces mesures. D’autres encore menacent de censurer le gouvernement en cas d’instauration d’une TVA sociale ou de nouvelles taxes, sans prendre en compte l’impact sur le pouvoir d’achat. Le Premier ministre appelle tous les Français à contribuer à l’effort de redressement des finances publiques, un engagement potentiellement durable, sans entrer dans les détails. En examinant l’évolution des dépenses par mission et en proposant quelques pistes pour aider le gouvernement à sortir de l’impasse, quelle peut être la réponse ?

Comprendre les missions de l’État
« Les missions correspondent aux grandes politiques de l’État…Une mission est créée à l’initiative du Gouvernement et peut être ministérielle ou interministérielle. La mission regroupe un ensemble de programmes concourant à une même politique publique…Les parlementaires ne peuvent pas proposer des amendements se traduisant par la création ou l’aggravation du niveau global des dépenses au niveau des missions, ou par une diminution des ressources de l’État. De même, seul le Gouvernement a la faculté de créer une mission ou de redéployer des crédits entre des programmes de missions différentes ».

Sur 844 milliards d’euros, les six missions les plus importantes : 148,31 milliards d’euros pour les remboursements et les dégrèvements, 134,29 milliards d’euros d’avances aux collectivités territoriales, 93,5 milliards d’euros pour la défense, 87,8 milliards d’euros pour l’enseignement scolaire, 69,34 milliards d’euros pour les pensions et 56 milliards d’euros pour l’engagement financier de l’État.

La mission remboursement et dégrèvements (148,31 milliards d’euros) est la mission la plus importante du budget général. Ce ne sont pas réellement des dépenses mais ce sont des restitutions d’excédents d’impôts ou taxes qui s’analysent comme des recettes en moins. De même cette mission enregistre des opérations « pour ordre ». Les opérations d’ordre budgétaires se caractérisent par le fait qu’elles concernent toujours à la fois une opération de dépense obligatoire et une opération de recette budgétaire pour un montant identique. Ce qui est criant c’est l’évolution de cette mission. Les remboursements et dégrèvements d’impôts d’État se sont établis à 99,91 milliards d’euros en 2017. Pour 2025 le total est de 148,31 milliards d’euros. Depuis 2001, les crédits de la mission ont une hausse de 142%. Depuis 2017 cette hausse est de 49,04% alors que l’évolution de la TVA est de -32,21% et les impôts sociétés de 28,77%. La faiblesse de la TVA s’explique en grande partie par la chute de l’industrie, de la consommation et par l’ampleur des demandes de remboursement. En France, sans industrie, la croissance se fait uniquement par la consommation. En ce qui concerne les demandes de remboursement de TVA, il est nécessaire d’accentuer la présence de l’Administration sur le terrain afin d’accroître l’effet dissuasif vis-à-vis des fraudeurs potentiels.

La mission avance aux collectivités territoriales (134,29 milliards d’euros). C’est le plus important des comptes de concours financiers, en plus des recouvrements des impôts locaux … cette mission est constituée par les transferts de charges et fractions de TVA attribuées aux collectivités afin de compenser les pertes de recettes liées à la suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales (23,4 milliards d’euros de recettes en 2016 pour les collectivités locales) et de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises.

La mission défense (93,5 milliards d’euros). Avec le soutien de la politique de défense, préparation et emploi des forces et de leurs équipements des forces, cette mission dépasse la mission enseignement scolaire (87,8 milliards d’euros).

La mission pension (69,34 Md€). Les pensions civiles et militaires de retraite … sont au sixième rang dans les missions de l’État. Les dépenses de personnel de l’État dans le budget 2025 s’élèvent plutôt à 226,57 milliards d’euros. Ils se ventilent ainsi : 91,62 milliards d’euros pour rémunérer l’activité, 65 milliards d’euros pour payer les cotisations et contributions sociales et 67,3 milliards d’euros (comptes d’affectation spéciales) pour couvrir les subventions d’équilibre aux régimes de la fonction publique.

La mission engagement financier de l’État (56 Md€). Cette mission est composée de plusieurs programmes hétérogènes dont le plus important est la charge de la dette qui représente 54,21 Md€. Au 31 mars 2024, la part des non-résidents dans la détention de titres de dette de long terme s’est établie à 58,2%. En d’autres termes c’est une détérioration de la balance de paiement de la France de 31,55 Md€.

Pour les missions qui préoccupent les Français. Solidarités et insertion 30,31 milliards d’euros, criminalité et violences 26,10 milliards d’euros, écologie 22,93 milliards d’euros, travail et emploi 19,86 milliards d’euros, la justice 12,20 milliards d’euros et la santé 1,49 milliards d’euros.

La mission non apparente de la politique de l’offre. Avec 156,88 milliards d’euros versés en 2019 et près de 200 milliards d’euros en 2023, les subventions aux entreprises sont devenues le premier poste de dépenses de l’État français. Cette aide s’est élevée à près de 260,4 milliards d’euros d’après la cour des comptes avec le déploiement massif des aides en réponse à la pandémie. Cette somme vient de plusieurs missions de l’État : subvention, garantie financière, prise de participation, exonérations fiscales et sociales, réparties sur plusieurs ministères, collectivités et les comptes la Sécurité sociale.

« Un problème sans solution est un problème mal posé ». Albert Einstein. Notre Premier ministre a un problème de budget pour 2026. Il va présenter ses choix au début du mois de juillet : une année blanche, une TVA sociale, etc. Il y a peut-être d’autres solutions :

Investir pour la croissance.

En 2017, la TVA nette s’élevait à 149,27 milliards d’euros, elle chute à 101,44 milliards d’euros en 2025 alors que les autres contributions fiscales nettes passent de 30,1 à 84,14 milliards d’euros. Cette chute de TVA s’explique par le manque de croissance. Le gouvernement peut créer une TVA sociale additionnelle, mais cette augmentation de TVA ne pourra être considérée comme une nouvelle recette. Ce qu’on appelle TVA sociale c’est l’augmentation du taux de TVA en affectant les recettes fiscales correspondantes au budget de la Sécurité sociale tout en diminuant les cotisations de la même valeur. Mais si les entreprises utilisent cette baisse pour rémunérer les actionnaires sans baisser les prix hors TVA il y a perte de pouvoirs d’achat. In fine c’est une nouvelle aide pour les entreprises dans le cadre de la politique de l’offre payée par tous les Français. Le déficit public s’élève à 5,8 % du PIB, la dette publique à 113,0 % du PIB. L’endettement extérieur de la France s’est fortement accru à la suite des crises majeures. Il faudrait de nouveaux Livrets réglementés pour investir, stimuler la croissance et prévoir de nouveaux budgets. En 2024, le taux d’épargne des ménages a atteint 18,2 % de leur revenu disponible brut, marquant une progression de 1,3 point par rapport à 2023. L’État français devrait créer immédiatement des Livrets réglementés et spécialisés gérés par des établissements de crédit publics et paritaires pour les missions qui préoccupent les Français : sécurité, santé, écologie, etc. Chaque citoyen doit décider de la destination de son argent. Avec des plafonds de versement, ces livrets seraient garantis et rémunérés. Les nouveaux contrats devraient présenter plusieurs atouts pour les consommateurs : flexibilité, frais de gestion nuls, pas de frais de transfert, avantages fiscaux, stabilité du contrat, etc. À titre d’exemple, pour un investissement de 47 milliards d’euros par an, le multiplicateur budgétaire étant évalué à 1% sur 1 an (OFCE). Le PIB sera dynamisé de 47 milliards d’euros. Dans une économie comme la France, caractérisée par une pression fiscale de 43,2%, la recette fiscale additionnelle serait de 20 milliards d’euros sur la première année.

Renforcer les budgets des collectivités.
Les constats de financement de la Cour des comptes du 12 octobre 2022 : « l’autonomie financière progresse mais ne rend pas compte de la perception des élus locaux d’une perte de maîtrise de leurs ressources, en raison de la part croissante de la fiscalité nationale au sein de leurs ressources propres… Les modalités de compensation des transferts de compétences ont conduit à rigidifier et émietter les transferts de fiscalité, au risque d’altérer la lisibilité d’ensemble de la fiscalité nationale partagée ». Pour compenser la perte des recettes liée à la suppression de la taxe d’habitation, les collectivités locales touchent l’intégralité de la taxe foncière, qui a énormément augmentée depuis 2017. Les départements, qui recevaient jusqu’à présent une partie de cette taxe foncière, se voient affecter une partie de la TVA. Avec les recettes de TVA en chutent il est nécessaire de revoir les modalités de compensation. La France devrait créer immédiatement un fonds de décentralisation rural de 20 milliards d’euros par an et réduire la moitié de cette somme de l’affectation de la TVA aux collectivités soit 10 milliards d’euros. La Banque centrale Européenne BCE doit accorder des découverts à un nouvel établissement public de crédit ou à la Caisse des dépôts et consignations aux mêmes taux que ceux pratiqués pour les banques commerciales. Ces mêmes établissements publics pourraient ensuite prêter aux collectivités directement aux mêmes taux plus une très faible rémunération sur le long terme. La BCE créerait de la liquidité qui serait utilisée à développer des fonds qui serviraient à accompagner le développement rural. Du point de vue des Traités européens, il n’existe aucune barrière juridique à un prêt de la BCE à un établissement public de crédit Français. Voir l’article 123-2 traité de Lisbonne : « Le paragraphe 1 ne s’applique pas aux établissements publics de crédit qui, dans le cadre de la mise à disposition de liquidités par les banques centrales, bénéficient, de la part des banques centrales nationales et de la Banque centrale européenne, du même traitement que les établissements privés de crédit ».

Provisionner les pensions.
L’idée, comme au Québec ou chez nos sénateurs, est de provisionner les pensions de l’État. Il faudrait redimensionner le Fonds de réserve pour les retraites (FRR) via des bons du Trésor à long terme à un taux fixe et intérêts annuels avantageux, gérés par le Trésor public. Leurs revenus devraient être exonérés de l’impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux et garantis par l’État. Cette somme devrait être placée dans un nouvel établissement public de crédit ou à la Caisse des Dépôts et Consignation pour contribuer au développement économique. Le but serait que d’ici 2060, petit à petit, l’État puisse accumuler des fonds français et se libérer de cette dépense par la création d’une richesse nette (rendement financier – rémunération des bons du trésor). Exemple si l’État emprunte à 30 ans à un taux d’environ 4%, et la rémunération des bons du trésor est égale aux taux de rémunération du Livret A (2,4%), il faut un concours citoyen d’environ 600 milliards d’euros (égal à l’encours du Livret A et LDDS), pour générer une richesse nette d’environ 10 milliards d’euros.

Réduire l’engagement financier de l’État.
Le programme de financement pour 2025 prévoit des émissions à moyen et long terme nettes des rachats à hauteur de 300 milliards d’euros. Solliciter l’épargne des Français en créant de Livrets réglementés et des bons du Trésor pour investir ; emprunter directement à la BCE ; c’est réduire l’endettement extérieur et diminuer l’engagement financier.

Reconsidérer la politique de l’offre.
En France les aides aux entreprises deviennent irraisonnables au regard du droit européen. Malgré toutes les aides, la productivité s’effondre. Entre les années 2000 et 2022 la croissance du PIB par heure travaillée en Europe a été uniquement de 1,2%. De 1990 à 2022, la France a gagné en 33 ans en moyenne 0,85% par an. Ajuster cette politique serait une approche équitable. Réduire de 10 milliards d’euros par an sur 5 ans, c’est possible :

Attribuer mieux les aides en améliorant les subventions pour la recherche, le développement et l’investissement immatériel en capital. Les subventions doivent être accordées en proportion du chiffre d’affaires réalisé en France, par des sociétés ayant leurs sièges sociaux en France ;
Financer les fonds propres des entreprises de tailles intermédiaire ETI par la Bourse ;
Centraliser toutes les aides disponibles dans un fonds de développement des PME PMI pour participer à la création de 700 000 entreprises innovantes et régionales par an. Ce fonds attribuera des prêts en franchise de remboursement à taux zéro.
2026 une « année blanche » ou « quatrième année noire » ?
L’idée d’un gel total des dépenses, y compris celles ajustées à l’inflation, circule dans la presse. Dans un contexte où le gouvernement est sans majorité, les partis politiques scrutent les faux pas du Premier ministre, tandis que les agences de notation attendent des mesures concrètes pour être rassurées. L’Europe, quant à elle, surveille la France de près, notamment après le rejet symbolique des réformes structurelles à l’Assemblée. Cette hypothèse explosive d’un gel des prestations sociales, des retraites et des dotations aux collectivités locales intervient alors que l’inflation moyenne prévue pour 2025 devrait rester sous les 1 %. Ainsi, après deux années difficiles en 2023 et 2024, 2025 et 2026 pourraient-elles aussi être marquées par une conjoncture économique préoccupante ?

Groenland : Macron pour le partage du gâteau en Europe

Groenland : Macron pour le partage du gâteau en Europe

Le territoire danois autonome n’est pas «à vendre ou à prendre», a déclaré le président de la République, en référence aux déclarations du président américain, qui ambitionne de mettre la main sur cette île, la plus grande du monde.

Macron pour le partage des ressources en minéraux du Groenland en Europe. Le président français s’oppose donc aux velléités de mainmise du président américain sur le Groenland. le président français a affirmé que les Européens voulaient «accélérer la mise en œuvre» du partenariat avec le Groenland sur les métaux stratégiques. Vingt-cinq minéraux considérés par l’Union européenne comme des matières premières critiques, notamment les terres rares et le graphite, se trouvent au Groenland.

Présidentielle 2027 : Olivier Faure pour une primaire

Présidentielle 2027 : Olivier Faure pour une primaire


En dépit de toutes les contradictions, de toutes les oppositions, Olivier Faure renouvelé comme patron du PS veut relancer l’union de la gauche avec une primaire ouvrant le spectre politique de Glucksmann à Ruffin ( donc sans LFI).

Le patron du PS, Olivier Faure, a assuré samedi qu’«il y aura un candidat commun de la gauche et des écologistes» pour la présidentielle de 2027, en affirmant que sa désignation par une primaire était l’«une des possibilités», dans un entretien à La Tribune dimanche .

«Nous devons parvenir à un processus de désignation commun», ajoute le député de Seine-et-Marne, selon qui «cela doit passer préalablement par une plateforme programmatique commune».

Une sorte de programme commun sans doute vite enterré après les élections comme ce fut le cas un an après la victoire de Mitterrand. La gauche n’aura pas cependant l’exclusivité de l’incompétence et du manque de courage face au risque de déclassement dans tous les domaines du pays

Foot-Ligue des nations : Un deuxième titre pour le Portugal

Foot-Ligue des nations : Un deuxième tyitre pour le Portugal .

Le Portugal première nation à remporter à deux reprises la Ligue des nations jeune compétition disputée une fois toutes les deux saisons depuis 2018/19. La Seleçao avait décroché l’édition inaugurale en 2019. La France en 2021 et l’Espagne en 2023 avaient également inscrit leur nom au palmarès. Une victoire du Portugal après une séance de tirs au but

Tennis- Roland-Garros :Finale historique pour Alcaraz

Tennis- Roland-Garros : Finale historique pour Alcaraz

À l’issue la finale la plus longue de Roland-Garros restera historique sans doute par sa durée, son intensité et sa qualité. Victoire finale pour la finale la plus longue de Roland-Garros restera historique sans doute par sa durée, son intensité et sa qualité. Victoire finale pour Alcaraz , le tenant du titre qui a renversé Jannik Sinner (4-6, 6-7, 6-4, 7-6, 7-6) et doublé la mise Porte d’Auteuil.

Finances-Banques 100 % numériques : quel risque pour la stabilité financière ? 

Finances-Banques 100 % numériques : quel risque pour la stabilité financière ? 

Le spécialiste de la sécurité informatique Charles Cuvelliez et le banquier François-Valéry Lecomte estiment, dans une tribune au « Monde », que l’essor des banques en ligne au sein de l’Union européenne ne présente pas de risques majeurs, malgré les réserves émises par la Banque centrale européenne, dans un rapport en mai.

En Europe, 60 banques sont totalement en ligne et n’ont aucune accroche physique, ni réseau, ni humains à qui parler. Sept d’entre elles sont filiales de banques traditionnelles. Elles ne représentent que 3,9 % des actifs bancaires en 2024, contre 3,1 % en 2019. La structure de leur financement est quasiment exclusivement orientée vers les petits dépôts des particuliers, à hauteur de 80 %. L’absence de succursales physiques réduit en effet leur ancrage local, ce qui conduit à des dépôts plus volatils qui peuvent sauter les frontières.

Pourtant, 90 % de ces dépôts de particuliers sont couverts par des systèmes de garantie, mais au niveau du pays où ils sont établis, alors que le client ne l’est pas forcément. La taille moyenne des dépôts est plus petite que dans les banques traditionnelles : c’est une preuve que peu de clients utilisent les banques numériques pour leur compte bancaire principal, constate la Banque centrale européenne (BCE), dans son rapport sur la stabilité financière de mai 2025, qui s’interroge sur le risque qu’elles représentent pour la stabilité financière.

De fait, les dépôts des entreprises et la banque dite « de gros » – c’est-à-dire envers les institutions financières, les fonds d’investissement, les compagnies d’assurances, les organismes publics ainsi que les autres banques – jouent un rôle beaucoup moins important pour les banques numériques. Or, selon la BCE, ce manque de diversification de leur clientèle constitue une faiblesse pour les banques numériques.

Leur structure de financement repose pour l’essentiel sur des particuliers, qui ne sont pas liés à leur banque numérique, qui leur offre juste de meilleurs rendements. Qui plus est, le comportement de la clientèle est souvent plus moutonnier. Mais la BCE exagère, car il est réducteur de penser qu’on souscrit à une banque en ligne uniquement pour ses taux d’intérêt. Son application mobile fait aussi la différence, comme l’a montré l’application financière Revolut. Il est vrai, en revanche, que la dépendance de ces banques aux canaux de distribution en ligne augmente leur vulnérabilité.

Afrique : un environnement favorable pour développer la coopération

Afrique : un environnement favorable pour développer la coopération

Alors que l’attention géopolitique mondiale se focalise sur l’Europe, l’Ukraine ou la Chine, un continent reste en marge des débats : l’Afrique. Pourtant, les décisions américaines, les reculs russes, les enjeux migratoires et les partenariats avec l’Union européenne révèlent une réalité stratégique incontournable. Par Jean-Michel Huet, associé chez BearingPoint dans La Tribune

Le début d’année 2025 focalise l’attention sur les États-Unis, l’Europe, l’Ukraine, la Chine et la Russie, mais les effets de bord sont aussi notables avec un continent peu évoqué qu’est l’Afrique. L’annonce en ce début mai de l’arrêt de la contribution des États-Unis aux fonds de la Banque africaine de Développement (BAD) pour 500 millions de dollars, vise pour la première fois directement le continent, l’arrêt brutal de l’USAID avait un impact plus large : le premier pays concerné par l’USAID était l’Ukraine même si financière cela représente plus de 15 milliards de dollars impactés pour une quinzaine de pays africains dont le Congo RDC, le soudan, l’Égypte sur des préoccupations alimentaires et de santé (paludisme, Sida).

Dès le début de l’invasion par la Russie de l’Ukraine, les impacts ont été lourds en Afrique. Deux exemples illustrent cela : l’impact sur le coup de la vie sur des produits de base tel le pain, beaucoup de pays africains dépendants des approvisionnements ukrainiens et russes ; les actions dans un grand nombre de pays du continent des agents russes au premier rang desquels Wagner.

La donne nouvelle continue d’avoir des impacts sur le continent. Le désengagement de Wagner (mobilisé sur d’autres terrains), l’échec russe en Syrie font vaciller des certitudes sur « l’allié russe » tandis que les choix de la nouvelle administration américaine ont aussi un impact fort.

Il s’agit peut-être là du moment de revoir aussi les liens entre l’Union européenne (UE) et l’Union africaine (UA) dans le cadre de ces bouleversements. Les sujets économiques, de défense et migratoire sont au cœur de ce partenariat à renouveler.

L’Union européenne est le premier partenaire commercial de l’Afrique devant la Chine et les États-Unis, représentant près de quatre dixièmes de son commerce extérieur. Elle représente la même proportion des investissements directs à l’étranger (IDE) en Afrique. Ces échanges sont favorisés par la proximité géographique des marchés, par la croissance observée en Afrique bien supérieure à celle de l’Europe, par la démographie qui fait de l’Afrique un marché jeune.

Des négociations entre l’Union européenne et l’Afrique pourraient se concevoir comme un laboratoire sur de nouveaux principes que les deux continents souhaiteraient voir adopter au niveau mondial : soutenabilité des secteurs économiques, mécanismes de compensation repensés, mise en avant d’un « mieux-disant » environnemental et social. Les deux continents, filières par filières, pourraient convenir d’un « protectionnisme » bilatéral intelligent au bénéfice des deux ensembles. Ainsi valoriser les ressources naturelles de l’Afrique (le continent est bien plus riche en cela que l’Ukraine ce que les Chinois ont bien compris) tout en permettant une partie d’industrialisation du continent. L’enjeu pour l’Europe de réindustrialiser certaines industries (pharmacie, défense) pourrait passer par un mixte avec l’Afrique comme l’industrie automobile a su le faire.

Le partenariat de l’UE et de l’UA en matière de sécurité et de défense devrait permettre de répondre à deux principaux enjeux : renforcer l’autonomie financière de l’Afrique en matière militaire et garantir la capacité institutionnelle et militaire africaine à répondre aux crises. Les moyens de l’Union africaine restent en effet à ce jour limités : l’Architecture africaine de paix et de sécurité (AAPS) dépend presque entièrement de financements extérieurs (dont l’Union européenne, Nations unies, mais aussi États-Unis, Russie, Chine) tandis que la Force africaine en attente, composante militaire de l’AAPS, rencontre des difficultés opérationnelles à répondre aux menaces sur le continent. Si la paix sur le continent africain est en premier lieu de la responsabilité des Africains, le soutien européen est indispensable pour mettre les pays africains en mesure de la garantir. Dans le cadre d’un renforcement de la défense européenne, l’Afrique doit être intégré dans les réflexions, car abandonné le continent à d’autres influences peut à terme se révéler une catastrophe. Dans les scénarios de l’armée française (Alexandra Saviana, Robert Lafont, 2024) l’Afrique concerne 4 des 11 scénarios soit autant que la Russie !

Le troisième domaine clé est celui des migrations. Même si l’essentiel des migrations en Afrique sont intra-africaines le contexte peut aller dans le développement des migrations africaines vers l’Europe. Contrairement aux idées reçues, aucune d’étude sérieuse n’a pu mesurer de manière systémique la corrélation directe entre croissance économique, dynamique démographique et émigration (Base bilatérale des migrations utilisée pour établir les statistiques de l’OCDE, la Banque Mondiale, le FMI…). Cependant les événements récents peuvent sous-tendre que si n’ait rien fait l’immigration venant d’Afrique va augmenter non pas uniquement pour les raisons « classiques » (doublement de la population africaine, proximité avec l’Europe, proximité linguistique avec l’anglais, le français et dans une moindre mesure le portugais), mais bien deux raisons liées notamment aux décisions de la nouvelle administration américaine. D’une part l’impact négatif sur l’aide humanitaire et d’autre part le déni de risque climatique alors que le continent est celui qui souffre le plus avec le phénomène de migration climatique. Là encore, une logique de travail en commun UE-UA sur ce sujet fait sens pour éviter que la mer méditerranée ne devienne encore plus la « frontière » la plus mortelle du monde.

Ces sujets ne sont pas les seuls (financement de l’économie africaine, formation des jeunes, etc.), mais ils montrent que dans l’analyse holistique de la crise actuelle, l’Afrique ne doit pas être sortie de l’équation

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