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Finances publiques : la France sous tutelle du FMI ?

Finances publiques : la France sous tutelle du FMI ?

L’hypothèse d’une mise sous tutelle de la France compte tenu du dérapage de sa dépense publique n’est plus totalement exclue par les experts à moyen ou long terme.(BFM)

Les alertes sur l’état des finances publiques françaises se suivent et se ressemblent. Pour la énième fois en février, la Cour des comptes a mis en garde le gouvernement contre une dépense publique « en roue libre » plaçant la France « au pied du mur ». Ce jeudi, c’est le Fonds monétaire international qui est revenu à la charge en insistant sur la nécessité de prendre des « décisions difficiles » pour redresser les comptes de l’État.

Le gouvernement promet pourtant de revenir sur la voie du sérieux budgétaire en ramenant le déficit public sous les fameux 3% en 2029, contre 5,8% en 2024. Le problème, c’est que personne n’y croit. Ni la Commission européenne, ni la Cour des comptes qui jugent l’exécutif trop « optimiste ». Ni même le FMI qui estime que sans nouvelles mesures « significatives », le déficit resterait autour des 6% du PIB et que la dette publique augmenterait jusqu’en 2030.

Mais la France peut-elle se payer le luxe de laisser ses comptes dériver encore longtemps ? Si oui, elle pourrait alors être un jour placé sous la tutelle du fonds monétaire international qui ,lui ,imposerait d’autorité les mesures de redressement financier drastiques que les responsables politiques actuels n’osent pas prendre par incompétence manque de courage.

Agriculture: les obstacles à la future loi éliminés

Agriculture: les obstacles à la future loi éliminés


L’Assemblée nationale est parvenu à rejeter les obstacles qui se posaient à l’examen du texte concernant l’agriculture et la levée de certaines contraintes. Un rejet en même temps des oppositions systématiques de la gauche et notamment des écolos et des insoumis qui avec cette affaire auront sans doute encore perdu du crédit auprès de l’opinion publique et pas seulement des agriculteurs.

Cela grâce à une motion de rejet sur une proposition de loi qu’ils défendaient pourtant. Le texte, qui vise à lever les contraintes qui pèsent sur l’exercice du métier d’agriculteur, est ainsi considéré comme retoqué par l’Assemblée nationale, après son adoption au Sénat il y a quelques semaines.

Cette loi aussi notamment la voie à la réintroduction dérogatoire de plusieurs insecticides pourtant interdits depuis quelques années, comme l’acétamipride, un produit de la famille des néonicotinoïdes, et révise le fonctionnement de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) sur l’évaluation des produits phytosanitaires. Un texte réclamé de longue date par les agriculteurs, qui manifestaient leur impatience lundi devant les grilles de l’Assemblée.

Un test sanguin pour diagnostiquer la maladie d’Alzheimer

Un test sanguin pour diagnostiquer la maladie d’Alzheimer

Les États-Unis viennent d’autoriser le tout premier test sanguin pour déceler cette maladie neurodégénérative. Il pourrait être disponible dès l’année prochaine en France.

Pouvoir diagnostiquer la maladie d’Alzheimer par une simple prise de sang : beaucoup de médecins et de patients l’ont espéré, c’est désormais possible aux États-Unis. Il y a quelques jours, l’Agence américaine du médicament a autorisé le tout premier test sanguin permettant de détecter cette maladie neurodégénérative qui touche près de deux personnes sur dix après 75 ans. Une demande de mise sur le marché a également été déposée auprès des autorités européennes, et une réponse est attendue à l’automne. Il pourrait donc être disponible en France dès l’année prochaine.

Élection législative partielle en Saône-et-Loire : Une victoire de la droite face au RN

Élection législative partielle en Saône-et-Loire : Une victoire de la droite face au RN

Le candidat divers droite Sébastien Martin (ex-LR) a revendiqué auprès de l’AFP sa victoire, ce dimanche à l’élection législative partielle de Saône-et-Loire, face au député RN Arnaud Sanvert, dont l’élection en 2024 avait été invalidée. il a recueilli environ 60% des voix, contre 40% à Arnaud Sanvert.

Sébastien Martin, 47 ans, a été attaché parlementaire, conseiller ministériel et consultant. Il avait recueilli 25,6% des suffrages au premier tour, se classant deuxième, bien mieux que les 19% obtenus par Gilles Platret, maire ex-LR de Chalon-sur-Saône qui avait mené la campagne des législatives en 2024 et qui, cette fois-ci, a laissé la place de tête de liste à Sébastien Martin tout en le soutenant.
N’ayant cette fois-ci pas réussi à faire l’union, à la différence de 2024, la gauche divisée a en effet échoué à se hisser au second tour : la candidate LFI Fatima Kouriche n’a recueilli que 8,2% au premier tour, très loin de ses 23% au premier tour de 2024, tandis que le PS Clément Mugnier est arrivé troisième avec 17%.

La faiblesse du niveau scolaire en France

La faiblesse du niveau scolaire en France

« Un système éducatif en situation d’échec » : le constat sévère de la Cour des comptes sur l’école primaire
Rythmes scolaires, attractivité du métier d’enseignant, niveau des élèves… Dans un rapport publié ce mardi 20 mai, la Cour des comptes établit un bilan général du fonctionnement de l’école primaire. Dans leur rapport, les Sages font état d’un « système éducatif en situation d’échec », d’inégalités croissantes entre les élèves et d’un manque d’attractivité du métier de professeur des écoles préjudiciable à la qualité d’enseignement.

Par Théodore Azouze dans site du Sénat

Elle préconise une refonte en profondeur d’un « système éducatif en situation d’échec ». Dans un rapport publié ce mardi 20 mai, la Cour des comptes pointe une « situation paradoxale et inquiétante » prégnante au sein de l’école primaire en France. En cause ? Une stagnation à un niveau toujours très bas des compétences des élèves, malgré une hausse de la dépense publique allouée à l’enseignement du premier degré. « La France est ainsi confrontée à une dégradation continue du niveau moyen de ses élèves, tout en formant moins de très bons élèves que le reste des pays européens », regrette la Cour des comptes.

Dépenses en hausse… mais niveau scolaire stagnant

Ces dernières années, les différents ministres de l’Éducation nationale ont souvent fait le même constat : le niveau des élèves français n’est pas suffisant. Selon les données de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP), leurs capacités en matière de compréhension de l’écrit en CM1 stagnent depuis 2016, après une tendance à la baisse durant la précédente décennie. En mathématiques, la situation est encore pire : le niveau des Français, toujours en classe de CM1, se situe sous la moyenne de l’OCDE, selon l’enquête internationale Timss. La France ne se situe qu’à la 42e place des 58 pays étudiés.

Au-delà de ces chiffres, héritage d’une situation qui n’est pas nouvelle, un autre paramètre est mis en contraste par la Cour des comptes : en dix ans, la dépense consacrée au premier degré n’a cessé d’augmenter. Selon son estimation, celle-ci est passée de 41,3 milliards d’euros en 2013 à 52,1 milliards d’euros en 2022. Autrement dit, davantage de fonds ont donc été destinés à l’école primaire durant cette période, sans pour autant améliorer le niveau scolaire des élèves.

Autre facteur d’inquiétude : dans le même temps, les inégalités en milieu scolaire « s’aggravent », à plusieurs niveaux. Les différences à l’école entre filles et garçons se creusent. « Dès l’entrée à l’école élémentaire, et comme partout en Europe, les filles ont des résultats légèrement meilleurs que les garçons », souligne la Cour des comptes. Or, malgré cet avantage, confirmé par le fait que les filles sont ensuite moins en difficulté que les garçons durant la suite de leur apprentissage, elles restent convaincues d’être moins performantes qu’eux. « La situation en début de sixième est révélatrice : alors qu’elles sont plus nombreuses à réussir l’évaluation de français, les filles sont moins nombreuses que les garçons à éprouver un sentiment de réussite à son issue. »

Les inégalités sociales ne se résorbent pas davantage à l’école. Toujours d’après les données de la DEPP, la Cour des comptes remarque que plus l’indice de positionnement social des parents est élevé, plus les résultats scolaires de leurs enfants sont bons. Et ce, tant en français qu’en mathématiques. Ainsi, à l’issue de leur apprentissage au premier degré, « le groupe rassemblant les 20 % d’élèves les plus en difficulté aux évaluations nationales de 6e comprend 40 % des élèves avec l’indice de positionnement social le plus bas, contre seulement 6 % des élèves d’indice le plus élevé ». Des difficultés auxquelles il faut ajouter d’importantes disparités entre les élèves des différents territoires du pays, pas tous logés à la même enseigne en termes d’environnement éducatif.

Rappel de « l’effet néfaste » de la semaine de 4 jours

Passé ce constat, que critique plus précisément ce rapport ? Une longue partie est consacrée à la question des rythmes scolaires. La problématique est d’actualité : Emmanuel Macron vient d’annoncer le lancement le 20 juin prochain d’une convention citoyenne sur les « temps de l’enfant », qui sera organisée par le Conseil économique, social et environnemental (Cese). Outre le sujet des congés scolaires, les débats devraient aussi aborder de possibles évolutions d’horaires pour les élèves français.

Les rythmes ont beaucoup évolué dans le premier degré depuis 20 ans : Nicolas Sarkozy avait d’abord instauré la semaine de 4 jours durant son quinquennat. Élu en 2012, François Hollande avait fait de l’instauration d’une semaine de 4 jours et demi une des priorités de sa politique éducative. À l’époque, l’installation d’un temps d’activités périscolaires est aussi actée. Mais en pratique, sa concrétisation par les communes connaît alors moult difficultés. « Cette modification d’ampleur des rythmes scolaires s’est révélée très hétérogène dans sa mise en œuvre, avec des coûts très variables pour les collectivités. Elle n’a pas été évaluée, ni stabilisée dans le temps », pointe la Cour des comptes.

À son arrivée au pouvoir en 2017, Emmanuel Macron laisse finalement le soin aux maires de conserver ce système dans leurs écoles ou de repasser à quatre jours. Une seconde option choisie par la plupart des municipalités… et regrettée par le rapport des Sages. « L’organisation du temps scolaire (…) n’apparaît pas prioritairement conçue en fonction des élèves », déplorent-ils dans le document. La plupart des pays de l’OCDE ont fait le choix d’un système avec une semaine à 5 jours.

« Selon l’Académie nationale de médecine, l’aménagement du temps scolaire en France n’est pas en cohérence avec les connaissances de la chronobiologie de l’enfant ; et cela, à tous les niveaux de l’organisation : journée, semaine ou année scolaire », a ajouté le premier président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici, lors d’une conférence de presse ce mardi. Le responsable fait référence à un rapport de 2010 publié par l’institution. Il pointait le « le rôle néfaste » de la semaine de 4 jours « sur la vigilance et les performances des enfants les deux premiers jours de la semaine liées à une désynchronisation liée au week-end prolongé ».

Attractivité du métier d’enseignant et rôle des directeurs d’écoles
La qualité d’enseignement à l’école primaire passera par ailleurs par une plus grande attractivité de la profession, estime l’instance. La fonction de professeur des écoles pâtit aujourd’hui d’une image dégradée : en 2024, plus d’un millier de postes ouverts sont restés non pourvus dans le premier degré. Affectations géographiques non désirées, manque de perspectives de carrière, « niveau de stress » important… Plusieurs paramètres sont listés par la Cour des comptes pour expliquer ces difficultés à recruter suffisamment.

Pour pallier les manques, le recours à des contractuels est devenu essentiel dans certaines zones. Or, « les enfants qui bénéficient d’un enseignement structuré et de qualité, dès le plus jeune âge, sont les plus susceptibles d’avoir de bons résultats scolaires par la suite », rappelle la Cour des comptes.

Second point intéressant concernant le personnel éducatif : la place accordée au rôle des directeurs d’école. Le rapport mentionne « l’absence de statut » clair pour ces enseignants qui doivent concilier heures de cours et pilotage d’une école primaire. Pour améliorer la gouvernance des établissements scolaires et limiter ce problème de manque de temps, la Cour des comptes recommande d’« engager la réforme du statut de directeur d’école en généralisant progressivement la fonction de directeur à temps complet, en commençant par les écoles regroupées ».

Meilleure concertation avec les acteurs locaux pour allouer et flécher des fonds pour les écoles primaires, renforcement de la formation continue des enseignants, groupements d’établissements pour éviter les fermetures de classe… Les 120 pages du rapport de la Cour des comptes avancent de nombreuses autres propositions. La dernière partie est en partie consacrée à la transition écologique dans le premier degré, mais aussi à l’importance du recours aux ressources digitales utilisées à l’école primaire. Au moment où la ministre de l’Éducation nationale, Elisabeth Borne, vient d’annoncer des mesures pour favoriser le « droit à la déconnexion » des élèves, les Sages encouragent « une meilleure intégration du numérique comme outil au service de la pédagogie ».

Baisse de la lecture : la mort de la littérature ?

Baisse de la lecture : la mort de la littérature ?

La lecture de livres est en baisse lente depuis trente ans, mais celle-ci s’accélère, dans l’indifférence générale, constate dans sa chronique Michel Guerrin, rédacteur en chef au « Monde ». Ce n’est pas une préoccupation nationale, à la différence des mathématiques.

Alors comme ça, les Français lisent moins de livres. Et pas qu’un peu. Le décrochage serait violent, annonçant rien de moins que la mort de la littérature, nous apprend une étude publiée en avril, provoquant surprise et inquiétude. Mais voilà, ça fait trente ans qu’on lit moins de romans, de biographies ou d’essais, et pas seulement en France, et la réalité est que tout le monde s’en fiche – c’est ça qui est stupéfiant.

Ce baromètre « Les Français et la lecture », réalisé tous les deux ans par Ipsos pour le Centre national du livre, s’inscrit dans un rituel déprimant. Celui de quatre enquêtes en quarante ans (la dernière en 2018), du ministère de la culture, visant à cerner les pratiques culturelles des Français de 15 ans et plus. En 1988, 73 % des Français lisent au moins un livre par an en dehors de l’école et du travail. Ils sont 62 % en 2018 et 48 % aujourd’hui. Et puis cette bascule, qui ne sent pas bon : il y a trente ans, les gros lecteurs étaient jeunes ; aujourd’hui, ils sont vieux et, quand ils meurent, leurs successeurs n’ont pas la même soif de romans.

Trois facteurs tout frais dessinent même la fin d’un monde, constate Régine Hatchondo, directrice du Centre national du livre. Quand les 15-19 ans en arrivent à passer trente-cinq heures et plus par semaine sur leur écran en dehors de l’école, il n’y a plus vraiment de temps pour un roman. Les jeunes qui trouvent ce temps restent actifs sur leur smartphone, ce qui ne présage rien de bon.

Rugby : La victoire de Bordeaux

Rugby : La victoire logique de l’UBB Bordeaux

L’Union Bordeaux-Bègles a inscrit son nom au palmarès de la Coupe d’Europe de rugby, en s’imposant ce samedi face aux Anglais de Northampton (28-20) lors de la finale disputée au Principality Stadium (ex-Millennium) de Cardiff. La consécration de la montée en puissance du club girondin, créé en 2006 après la fusion des deux clubs de l’agglomération bordelaise et seulement promu en Top 14 en 2011. Avec ce premier titre dans sa courte histoire, l’UBB devient le cinquième club français à soulever la Champions Cup après Toulouse – à qui elle succède -, Brive, Toulon et La Rochelle. Le couronnement d’un rugby offensif porté par la génération dorée des Jalibert, Penaud et autres Bielle-Biarrey.

Santé et alimentation : la malbouffe surtout responsable aux États-Unis

Santé et alimentation : la malbouffe surtout responsable aux États-Unis

Aux États-Unis presque la moitié des adultes sont obèses en raison en particulier de la malbouffe mais aussi d’autres facteurs explicatifs. Un phénomène évidemment inquiétant pour l’avenir sanitaire du pays mais qui pourrait aussi concerner d’autres zones géographiques qui commencent à imiter ce qui caractérise la nourriture américaine.

Dans un rapport l’administration Trump désigne la «surmédicalisation» et la mauvaise alimentation comme des «facteurs potentiels» de risque.

Les conclusions de ce document de 68 pages mettent en avant «quatre facteurs potentiels» de risque pour des maladies chroniques telles que l’obésité, le diabète ou encore les troubles de la santé mentale : la «mauvaise alimentation», «l’accumulation de produits chimiques dans l’environnement», «le manque d’activité physique et le stress chronique» et la «surmédicalisation».

Economie-Finances publiques : la France sous tutelle du FMI ?

Economie-Finances publiques : la France sous tutelle du FMI ?

L’hypothèse d’une mise sous tutelle de la France compte tenu du dérapage de sa dépense publique n’est plus totalement exclue par les experts à moyen ou long terme.(BFM)

Les alertes sur l’état des finances publiques françaises se suivent et se ressemblent. Pour la énième fois en février, la Cour des comptes a mis en garde le gouvernement contre une dépense publique « en roue libre » plaçant la France « au pied du mur ». Ce jeudi, c’est le Fonds monétaire international qui est revenu à la charge en insistant sur la nécessité de prendre des « décisions difficiles » pour redresser les comptes de l’État.

Le gouvernement promet pourtant de revenir sur la voie du sérieux budgétaire en ramenant le déficit public sous les fameux 3% en 2029, contre 5,8% en 2024. Le problème, c’est que personne n’y croit. Ni la Commission européenne, ni la Cour des comptes qui jugent l’exécutif trop « optimiste ». Ni même le FMI qui estime que sans nouvelles mesures « significatives », le déficit resterait autour des 6% du PIB et que la dette publique augmenterait jusqu’en 2030.

Mais la France peut-elle se payer le luxe de laisser ses comptes dériver encore longtemps ? Si oui, elle pourrait alors être un jour placé sous la tutelle du fonds monétaire international qui ,lui ,imposerait d’autorité les mesures de redressement financier drastiques que les responsables politiques actuels n’osent pas prendre par incompétence manque de courage.

Âge de la retraite en Europe : autour de 65 ans

Âge de la retraite en Europe : autour de 65 ans

Compte tenu du vieillissement démographique, plusieurs pays européens ont déjà repoussé l’âge légal bien au-delà de 64 ans.

Alors que le report de l’âge de départ à la retraite au-delà de 62 ans en France fait encore débat, le Danemark a décidé de passer l’âge légal de départ à la retraite à 70 ans d’ici 2040. De nombreux pays européens ont déjà franchi la barre des 64 ans… et parfois bien au-delà.

L’Allemagne, par exemple, a fixé l’âge légal à 66 ans et deux mois, qui sera progressivement repoussé à 67 ans pour les générations nées entre 1947 et 1964. Une exception concerne les salariés ayant cotisé 45 années, qui peuvent partir plus tôt. En Italie, l’âge légal est actuellement à 67 ans, sans distinction de sexe, tandis qu’aux Pays-Bas, il est également fixé à 67 ans et devrait encore augmenter progressivement, avec une hausse de trois mois prévue en 2028 puis en 2029.

En moyenne en Europe l’âge départ à la retraite tourne autour de 65 ans.

Au Royaume-Uni, l’âge légal de départ est actuellement fixé à 66 ans, et doit grimper à 67 ans entre 2026 et 2028.

Finances publiques : la France sous tutelle du FMI ?

Finances publiques : la France sous tutelle du FMI ?

L’hypothèse d’une mise sous tutelle de la France compte tenu du dérapage de sa dépense publique n’est plus totalement exclue par les experts à moyen ou long terme.(BFM)

Les alertes sur l’état des finances publiques françaises se suivent et se ressemblent. Pour la énième fois en février, la Cour des comptes a mis en garde le gouvernement contre une dépense publique « en roue libre » plaçant la France « au pied du mur ». Ce jeudi, c’est le Fonds monétaire internationaI qui est revenu à la charge en insistant sur la nécessité de prendre des « décisions difficiles » pour redresser les comptes de l’État.

Le gouvernement promet pourtant de revenir sur la voie du sérieux budgétaire en ramenant le déficit public sous les fameux 3% en 2029, contre 5,8% en 2024. Le problème, c’est que personne n’y croit. Ni la Commission européenne, ni la Cour des comptes qui jugent l’exécutif trop « optimiste ». Ni même le FMI qui estime que sans nouvelles mesures « significatives », le déficit resterait autour des 6% du PIB et que la dette publique augmenterait jusqu’en 2030.

Mais la France peut-elle se payer le luxe de laisser ses comptes dériver encore longtemps?

« Dès que les investisseurs arrivent à la conclusion que le contrôle du budget n’est pas évident, ils se disent: on ne va peut-être pas être payés. Ils demandent alors une augmentation des taux d’intérêts », ce qui peut déclencher un mouvement de panique sur les marchés, avait mis en garde sur BFM Business Olivier Blanchard, ancien chef économiste du FMI.

L’ancien ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, agitait déjà ce spectre en 2024 en faisant planer la menace d’une possible « mise sous tutelle » de la France en cas d’arrivée au pouvoir du RN ou du NFP dont il jugeait les programmes trop dispendieux.

Ukraine : quelles visions de la paix

Ukraine : quelles visions de la paix

Trois visions s’affrontent pour engager les négociations de paix sur l’Ukraine. Pour les Européens, la paix est l’aboutissement désirable d’un processus aux étapes bien définies (comme un ascenseur permettant de s’élever de l’étage le plus bas, la guerre, au plus haut, la paix) ; les Russes, eux, voient la paix comme un moment transitoire dans une dynamique où les rapports de force évoluent en permanence (à l’instar d’un rond-point sur lequel plusieurs parties peuvent s’engager simultanément avant de repartir soit dans la même direction, soit dans des voies opposées) ; l’administration Trump, enfin, après avoir d’abord prôné un « deal » introuvable, opte désormais pour un « duel », à savoir une négociation directe entre les deux chefs d’État dont devrait selon elle naître une nouvelle donne. Seule la méthode européenne est susceptible de garantir durablement la paix du pays et du continent


par Cyrille Bret
Géopoliticien, Sciences Po dans The Conversation

Les discussions avortées entre Russie et Ukraine à Istanbul la semaine dernière ont buté sur un obstacle classique : le cessez-le-feu. Pour les Européens et les Ukrainiens, le cessez-le-feu est un préalable à la négociation.

Pour les Russes, au contraire, le cessez-le-feu doit faire partie de la négociation. Selon le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, les combats et les discussions ne sont pas exclusives les uns des autres : ils se conduisent en parallèle, comme l’a rappelé le chef de la délégation russe à Istanbul, Vladimir Medinski, en invoquant – sans souci de vérité historique – la figure, pourtant honnie en Russie, de Napoléon Ier.

Cette pierre d’achoppement est loin d’être accidentelle ou mineure : c’est un enjeu essentiel pour l’avancée des discussions en Ukraine et un problème qui doit mobiliser l’attention des Ukrainiens, des Européens… et des Américains. Dans cette amorce de discussion se jouent en effet non seulement un rapport de force (combattre ou discuter/combattre et discuter), mais aussi une vision de la paix et de la méthode pour l’atteindre.

Les pouvoirs publics russes (et avant eux soviétiques) ont développé une conception spécifique de la guerre, de la paix et du processus conduisant du conflit à la cessation des opérations militaires. Si, pour les Européens, un processus de paix s’apparente à une ascension régulière – un escalier ou un ascenseur –, pour les Russes, la relation entre guerre et paix est bien plus poreuse. À leurs yeux, une discussion de paix ressemble moins à un escalier très raide qu’à un carrefour ou à un rond-point où les réorientations sont possibles à chaque instant entre guerre et paix. Quant aux États-Unis de Trump, lequel avait au départ promis d’obtenir un deal en 24 heures, ils donnent l’impression d’avoir renoncé au paradigme européen, celui d’une marche progressive vers la paix. Mais adoptent-ils pour autant la vision russe des processus de paix ? Dans « l’art du deal » vanté par le président américain, quelle méthode de discussion de paix est proposée ?

Le processus de paix selon les Européens : un ascenseur à débloquer
Les Européens ont forgé une vision graduelle et linéaire du processus de paix. Ils l’ont tirée de la pratique des grandes négociations ayant clos les conflits continentaux et mondiaux des XIXe et XXe siècles. Et ils l’ont théorisée notamment à travers Kant, pour lequel la guerre est l’expression d’un différend par la violence physique alors que la paix est la résolution de ce différend par le contrat. Ils estiment donc que la paix est le résultat d’un long travail ascensionnel qui part du bas (le conflit armé) pour atteindre le sommet (le traité de paix).

L’itinéraire de la paix est sans doute semé d’embûches, d’échauffourées et de chausse-trappes – les éviter est l’objet des articles du projet de Paix perpétuelle élaboré par Kant. Cet itinéraire franchit des jalons identifiés et même codifiés : accord de cessez-le-feu ; gel de la ligne de front ; convention d’armistice ; négociations diplomatiques ; élaboration du traité de paix ; puis signatures, ratification et entrée en vigueur.

Cet itinéraire de paix est le chemin a été historiquement tracé par le Congrès de Vienne (1815) et suivi notamment par la Conférence de la Paix ayant abouti aux traités de Versailles (1919), de Sèvres (1920) et de Trianon (1921). Ce paradigme de la paix est profondément binaire et contractuel : soit les ennemis se trouvent dans « l’enfer de la guerre » (Michael Walzer paraphrasant le général Sherman), soit ils concluent la paix véritable qui règle juridiquement tous les différends pour organiser la coexistence puis, à terme, la coopération entre ennemis.

C’est pour cela que le cessez-le-feu est, pour les Européens, une condition nécessaire de la négociation sur l’Ukraine. Ce qui se joue ici pour les chancelleries européennes, c’est le métier même de diplomate : franchir les étapes est toute la difficulté. Et les concessions mutuelles sont destinées à faciliter le processus : échanges de prisonniers, interdiction des survols aériens, cessation des hostilités en mer, recul des pièces d’artillerie lourde, contrôle de la ligne de front, mesures de réassurance, interdiction des frappes sur les infrastructures, etc. Toutes ces discussions sont essentielles car ce sont elles qui permettent de tester la bonne foi de l’ennemi et d’en faire un partenaire de discussion. L’art de la diplomatie est d’élever le différend de sa forme militaire à sa forme juridique.

En somme, le processus de paix « à l’européenne » est semblable à un ascenseur bloqué par la guerre : les diplomates s’y enferment pour faire franchir les étages de la paix à leurs états-majors, à leurs gouvernements et à leurs opinions publiques. La cage d’ascenseur n’a qu’une direction, même si la cabine peut durablement rester bloqué au premier étage, voire redescendre au sous-sol de la guerre. Comme la guerre est un différend non réglé, le traité de paix vient y mettre un terme.

Les discussions de paix, un ensemble de ronds-points toujours ouverts pour la Russie
Les Russes ont une fois encore, la semaine dernière à Istanbul, assumé une conception différente des discussions de paix : le cessez-le-feu est à négocier, il n’est pas la condition de possibilité de la négociation. Plus largement, les combats avec l’Ukraine sont une partie seulement d’un rapport de force multiforme et qui a d’autres expressions, comme la « guerre hybride », les opérations « asymétriques », les luttes d’influence, etc. La paix elle-même peut exprimer le rapport de force – c’est ce que Kant appellerait une simple trêve.

La conception de la guerre et de la paix qui se manifeste ici n’est plus binaire (ou bien l’état de guerre, ou bien la consécration de la paix) : guerre et paix ne sont pas mutuellement exclusives mais constamment entremêlées. C’est l’idée promue par le célèbre – en Russie du moins – appendice donné par Tolstoï à son roman Guerre et Paix. En comparant guerre et paix à des phases d’un même processus historico-biologique, Tolstoï récuse toutes les philosophies contractualistes et rationalistes des relations internationales, dans un réquisitoire qui marque la pensée stratégique russe : l’ennemi n’est pas un adversaire qui peut devenir partie à un contrat futur, à savoir le traité de paix. C’est une puissance avec laquelle le rapport de force, constant, passe par des phases de coopération et des phases de tension. Il a une approche résolument vitaliste des processus de paix… et des spirales de la guerre.

Le ciel des idées est évidemment bien loin de la terre des conflits et il est évident que la présidence russe cherche à gagner du temps, du terrain et l’avantage en incluant le cessez-le-feu dans l’agenda des discussions. Mais il faut aussi prendre en compte la vision des conflits et des processus de paix qui s’exprime régulièrement dans la pensée russe.

Les alliances sont nécessairement provisoires et précaires, comme celles qui ont réuni Napoléon et Alexandre Ier dans la « paix de Tilsit » (1807), Staline et les Alliés contre l’Allemagne nazie (à partir de 1941) ou encore la Fédération de Russie et l’OTAN durant les années 2000 dans le format Conseil OTAN-Russie. Ces alliances sont réversibles comme l’a montré, par exemple, le rapprochement avec la République populaire de Chine dans les années 1990 après trois décennies d’affrontements locaux, régionaux et même mondiaux. L’hésitation russe traditionnelle entre l’occidentalisme de Berdiaev, l’eurasisme de Tchaadaev et Douguine et l’alliance sino-russe prônée par l’idéologue nationaliste actuel Nikolaï Starikov exprime une fluidité stratégique et conceptuelle sur la nature des alliances, en perpétuelle configuration.

Les guerres ne sont jamais définitivement closes par la paix, comme en attestent la dynamique même de la guerre froide durant l’URSS et les « conflits gelés » après sa dissolution : coexistence et tensions, coopérations et affrontements se combinent dans un rapport de force évolutif. La guerre froide organise avec l’Ouest un affrontement réel mais non directement militaire : les fronts périphériques, l’utilisation de proxies, la subversion, etc. sont des procédés de guerre en temps de paix. Quant aux conflits gelés (qu’on devrait qualifier de pourris selon l’expression de Florent Parmentier) en Moldavie, en Géorgie, etc., ils relèvent de l’installation dans une conflictualité réelle mais diffuse sur le plan militaire mais aussi politique, ethnique, linguistique, etc.

Selon cette conception, les conflits ne sont pas non plus uniquement militaires : les rapports avec l’Occident ne se jouent pas seulement sur les champs de bataille ukrainiens mais aussi au Conseil de sécurité de l’ONU, dans les médias, en Afrique, dans les cathédrales orthodoxes des Balkans, en Syrie…

Les discussions de paix d’Istanbul ne sont donc à envisager que comme l’une des expressions évolutives d’un rapport de force continu et durable. Rappelons-nous que Vladimir Poutine a prononcé son discours le plus offensif contre l’Europe et l’OTAN en 2007 à Munich au milieu d’une décennie de partenariat stratégique avec eux au sein du Conseil Russie-OTAN et du G8. Selon cette vision, une discussion de paix ne rompt pas essentiellement avec la logique de la guerre et le cessez-le-feu est un enjeu de rapport de force. Loin d’être une cage d’ascenseur, une négociation de paix est l’un des ronds-points des relations internationales où les ennemis convergent un temps pour ensuite diverger et reprendre des trajectoires différentes, voire opposées.

Deux paradigmes de la paix s’opposent ici clairement. Si elle veut réussir, la président Trump 2 doit désormais choisir son propre paradigme, notamment sur l’obstacle préliminaire du cessez-le-feu.

En claironnant sa vision de « la paix en 24h » en Ukraine, le candidat puis président américain a toujours semblé privilégier une voie transactionnelle sur le conflit, assez proche en somme du paradigme européen.

Dans les discours du candidat, la paix était aisée à conclure en Ukraine car elle procéderait de concessions mutuelles des ennemis, sous la pression de Washington, pour obtenir les gains essentiels. Trouver l’intérêt particulier de chaque partie et la forcer à embrasser cet intérêt essentiel est la mécanique principale de cette vision des pourparlers. Un peu moins qu’un traité de paix mais bien plus qu’une simple trêve, le « deal » ukrainien proposé par le broker trumpien est un troc. Les Ukrainiens céderaient des territoires (Crimée et régions orientales) contre la cessation de l’invasion. Les Russes, eux, obtiendraient des avantages économiques en contrepartie de la renonciation à l’extension de la Russie à toute l’Ukraine. Et, dans cette paix en 24 heure, le cessez-le-feu devait intervenir très rapidement afin de laisser la voie libre aux transactions.

Pour la Russie, Trump voulait faire apparaître la fin des hostilités comme plus profitable que la poursuite des combats. Les concessions massives accordées à Moscou avant même d’entrer en négociation n’avaient que cet objectif : changer le calcul coût/bénéfice de la partie russe. Ne plus exporter d’équipements militaires américains vers l’Ukraine, ne plus lui fournir de renseignements militaires, proposer ouvertement un démantèlement des sanctions visant la Russie, régler le sort de l’Ukraine entre superpuissances sans convier Kiev, etc. : tous ces procédés visaient à rendre la paix séduisante aux yeux d’une présidence russe considérée comme bloquée dans son effort de guerre. En somme, Donald Trump voulait faire miroiter les « dividendes de la paix » à la Russie pour la faire sortir de sa posture belliqueuse considérée comme payante à Moscou.

À l’inverse, à l’égard de l’Ukraine, le président américain souhaitait décourager la poursuite de la guerre en la rendant onéreuse, humainement, politiquement et économiquement. Toutes les brimades, les humiliations, les traités inégaux sur les terres rares, etc. imposés à l’Ukraine avaient comme but de signaler la fin du « chèque en blanc américain » à l’effort de guerre ukrainien. Comme si le pays était victime d’un aléa moral qui le conduirait à une « guerre à outrance » car il ne supporterait pas le coût réel de la guerre, grâce aux subventions américaines.

Ce modèle transactionnel du processus de paix est fondé sur la modification du calcul coût/bénéfice pour les ennemis. Si le gain espéré à la guerre est inférieur au gain promis par la paix, alors les ennemis peuvent devenir des partenaires de deal et conclure la paix. Dans cette vision, la paix n’est ni en haut de la cage d’ascenseur ni une des issues provisoires d’un rond-point ; elle est le résultat d’un calcul économique. D’où la nécessité d’exclure les diplomates de métier du processus : ils sont régulièrement accusés par la Maison Blanche de bureaucratiser les relations internationales en général et le processus de paix en Ukraine en particulier. D’où la nécessité également de suspendre les hostilités rapidement afin de stabiliser le calcul de chacun des ennemis. En effet, si la Russie continuait à gagner du terrain durant les discussions, le calcul coût/bénéfice de la paix changerait pour Moscou.

On le voit : le « deal » ukrainien pour Trump est moins qu’un contrat, c’est un pur troc, avec tout ce que cela comporte de précarité. Le « contrat » de paix inspiré par les philosophes des Lumières dépasse le différend en l’exprimant de façon juridique. Le « troc », lui organise une transaction qui reflète le rapport de force militaire. Il peut donc être remis en question lorsque le rapport de force est structurellement modifié.

Les limites de cette vision sont en train de se manifester à leur avocat lui-même : Donald Trump revient à une vision « western » du processus de paix en appelant à des discussions directes entre les chefs des deux États. En somme, au vu de l’impossibilité de conclure un « deal », il semble se diriger vers un « duel » où les patrons des camps en présence soldent leur différend. Les pourparlers de paix ne sont, dans cette optique, qu’une affaire de préparation des deux champions : la rencontre entre les « hommes forts », intense et rapide, permettrait de solder la situation pour l’ensemble du continent. La paix ne prendrait pas plus l’ascenseur européen qu’elle ne naviguerait dans le rond-point russe ; elle surviendrait, comme une étincelle, du frottement direct entre les « grands hommes ».

Des GPS différents
Un Européen averti en vaut deux : dans les rapports de force durables avec la Russie et les États-Unis, il ne faut pas compter sur une grammaire commune des relations internationales. Un ascenseur ne peut qu’aller vers le haut. Un rond-point conduit à de multiples destinations.

Quant au duel suivi d’un deal, il a la fragilité des rapports de force transitoirement stabilisés par la volonté des hommes forts. Ce qui manque aujourd’hui aux parties en présence, c’est un chemin de négociation commun ; or leurs GPS respectifs ne sont pas réglés sur les mêmes algorithmes.

Crise économique et culturelle : pour un retour de la philosophie

Crise économique et culturelle : pour un retour de la philosophie

Dans un monde ébranlé par les limites planétaires et les ruptures technologiques, les modèles économiques vacillent. Entre vieillissement des dirigeants, essoufflement productiviste et quête de sens, l’entreprise française est sommée de se réinventer. Clara Schisler (*) et Sébastien Rouichi-Gallot (*) appellent à inviter des philosophes à la table des décisions.
(dans La Tribune)

Dans un monde incertain, les priorités des organisations, comme celles des individus qui les composent, changent. Le capitalisme moderne prend des traits futiles quand il est mis à mal par le repli identitaire d’un côté, par les limites aux ressources planétaires de l’autre, à l’heure où la prospective de l’intelligence artificielle remet en cause la valeur associée à la notion de travail.

Les angoisses existentielles des salariés et des consommateurs, comme des dirigeants et des gouvernants, rejaillissent sur les modèles économiques. Alors même que nous observons un point de bascule civilisationnel, comment nos fleurons français pourraient-ils répondre aux grands enjeux de l’époque ?

Repenser le productivisme à l’aune de l’intelligence artificielle

Treize des patrons du CAC 40 ont plus de 60 ans. Le vieillissement des dirigeants de PME s’accentue également avec un quart des patrons concernés. Sans rejet de l’expérience des patrons français, une nouvelle génération d’apports stratégiques et intellectuels, mais aussi de méthode, se fait urgente.

Alors que la croissance est en berne, pour ne pas dire récessive, nous touchons du doigt les limites des ressources planétaires. Ces ressources ont permis 70 ans de prospérité, quand une quatrième révolution industrielle, celle de l’intelligence artificielle générative, rebat les cartes de l’économie mondiale. Comme toute révolution industrielle, c’est aussi une évolution darwinienne, qui laissera de côté nombre d’organisations qui n’auront pas su s’adapter à temps.

Charge à nos champions tricolores, avec leurs procédures éprouvées, de se transformer, comme ils ont su le faire pour survivre à l’économie numérique. Le scénario d’une vague d’extinction d’entreprises, des TPE aux multinationales, est encore à éviter. Quand les géants du numérique ont recruté des poètes pour entraîner leurs intelligences artificielles, quelles disciplines les entreprises françaises peuvent-elles encore mobiliser ?

Changer d’époque : de la raison d’être à la raison de continuer

Les historiens contemporains amènent à penser que la civilisation qui nous a vu naître était un bis repetita de l’antiquité et de son idéal démocratique. Sa démarche était scientifique, ses organisations étaient mythologiques.

C’est pourquoi les raisons d’être des entreprises relevaient tant d’un religieux païen, sur l’autel de la consommation. Mais, désormais à un point de bascule, la civilisation que nous voyons éclore et sa prospective semblent quant à elles répondre à un autre corps. La démarche, pour anticiper et agir en conséquence, est celle de la philosophie. Il semble dès lors nécessaire de repartir non plus simplement du pourquoi les entreprises et organisations existent, mais aussi du comment elles s’adapteront.

De la raison d’être à la raison de continuer, leur unicité actuelle survivra -t-elle à un monde en mouvement ? Et si nous revenions aux fonctions de la nature et de l’environnement, et de l’être humain en son sein : ses besoins primaires et aspirations sincères ? Se nourrir, se déplacer, se chauffer, se soigner, communiquer avec ses semblables : c’est en partant des fondements de la pyramide que la démonstration d’une raison d’être légitimera sa continuité dans un monde incertain comme celui qui s’annonce.

Réintroduire la pensée philosophique au cœur de l’économiefrançaise

Le capitalisme moderne vit sa crise de la cinquantaine, et c’est la responsabilité des dirigeants et des actionnaires de permettre à toutes et tous, des salariés aux cadres, des ouvriers aux donneurs d’ordre, une introspection qui aboutira sur de nouvelles solutions pour faire société en entreprise.

Et si, au sein de nos conseils d’administration, des philosophes répondaient aux spécialistes de l’intelligence artificielle générative ? Pour ne plus plonger dans un mal-être latent des millions de salariés inquiets, pris en étaux entre leur appréhension et incompréhension des mutations technologiques, et la perte de sens dans un monde qui court à sa fin, l’entreprise doit se réinventer.

Beaucoup questionnent la notion même de travail et de sa valeur associée, notamment sous le prisme de l’intelligence artificielle. Il ne s’agit pas de prêter à la philosophie une idéologie ou un courant choisi, mais de laisser aux philosophes le soin de contribuer à la stratégie des organisations avec une intention, une démarche : celle de la maïeutique. Les dirigeants et gouvernants feraient ainsi durer l’exception française et son « soft power » par d’autres attributs.

Invités à la table des décisions, les philosophes, en échangeant sur les notions de vérité, de morale, d’égalité, de liberté, permettraient à la société de redonner du sens et de l’adhésion en entreprise, au service de l’économie et de l’humanité.

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(*) Clara Schisler, Investisseur, Trust Consultant auprès de fonds de private equity et investisseur.
Sébastien Rouichi-Gallot, Entrepreneur et fondateur de l’agence de communication @Citizens.

Le paléo-libertarianisme: Doctrine de la cour de Trump

Le paléo-libertarianisme: Doctrine de la cour de Trump

Sébastien Caré, politiste : « C’est au paléo-libertarianisme que se sont ralliés différents techno-milliardaires proches de Trump comme Elon Musk ou Peter Thiel ». Dans un entretien au « Monde », le spécialiste des courants libéraux aux Etats-Unis retrace l’histoire de la pensée libertarienne, ses évolutions et la récupération de certaines de ses idées par différentes personnalités qui apportent aujourd’hui des justifications idéologiques à la Maison Blanche.

Maître de conférences à l’université Rennes-I, Sébastien Caré est un politiste, spécialiste des courants de pensée libéraux aux Etats-Unis. Il s’intéresse à la sociologie des think tanks et des intellectuels néolibéraux. Il a publié, en 2010, Les Libertariens aux Etats-Unis. Sociologie d’un mouvement asocial (Presses universitaires de Rennes). Il s’apprête à faire paraître, en juillet, « Le paléo-libertarianisme aux Etats-Unis. Genèse, doctrine et stratégie d’un hypo-libéralisme hyper-conservateur », dans la Revue française d’histoire des idées politiques.

Qu’est-ce que le libertarianisme et en quoi la nouvelle administration Trump s’en inspire-t-elle ?
Le libertarianisme se présente comme une version utopique et radicale du libéralisme qui étend la logique du marché à toutes les sphères d’activité humaine. Il fait de l’Etat le principal, sinon le seul, ennemi des libertés. Les libertariens plaident ainsi pour un retrait significatif de l’autorité publique.

La charte des Frères musulmans : retour au Moyen Âge

La charte des Frères musulmans : retour au Moyen Âge

Les Frères musulmans en toujours pour objet de détruire la démocratie, les libertés et le progrès humain pour y substituer leur charte qui renvoie au Moyen Âge en particulier sur le droit des femmes. La référence idéologique de base reste d’actualité comme le confirme le rapport choc du gouvernement sur des rapports entre frères musulmans et islamistes politiques ( à distinguer évidemment des musulmans français qui ont intégré les valeurs républicaines).

Rappel du texte de base :« Nous, les Frères musulmans, sommes comme un immense hall dans lequel n’importe quel musulman peut entrer par n’importe quelle porte pour partager ce qu’il souhaite. Rechercherait-il le soufisme, il le trouverait. Rechercherait-il la compréhension de la jurisprudence islamique, il la trouverait. Rechercherait-il du sport et du scoutisme, cela est ici. Rechercherait-il le combat et la lutte armée, il les trouverait. (…) Vous êtes venus à nous avec la préoccupation pour la “ nation ”. Ainsi je vous accueille. » Cette harangue a été proférée en 1928 par Hassan-Banna, fondateur des Frères musulmans à Ismalia, dans la banlieue du Caire.

Ce virulent prosélytisme, jamais démenti depuis lors, n’avait qu’un dessein : recruter pour instaurer à terme un état islamique et le joug de la charia. Près d’un siècle plus tard, force est de constater que la France est devenue une porte d’entrée, ouverte, béante. Le rapport choc du gouvernement intitulé « Les Frères musulmans et islamisme politique en France. Et cela d’autant plus que l’organisation « des Frères musulmans » a été chassée de la plupart des pays arabes.

Le document du gouvernement fait état d’une « menace pour la cohésion nationale » avec le développement d’un islamisme « par le bas » de la part des Frères musulmans.

Il pointe notamment la responsabilité des réseaux sociaux, « vecteur pour les islamistes qui surfent sur des éléments d’actualité et remettent en cause ce que la République défend en matière de laïcité, notamment pour essayer de démontrer que l’État est islamophobe ».

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