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Politique–Des élections départementales qui ne servent à rien

Politique–Des  élections départementales qui ne servent à rien

 

 

Des élections qui ne servent pas davantage que les départements concernés. En cause, le fait de l’empilage de nombre de structures administratives et politiques. À la base on trouve parfois des délégués de communes, partout des communes, souvent des structures intercommunales (communautés de communes), ensuite des départements, des régions et bien sûr l’Etat. Il y a au moins deux étages de trop.

De façon un peu arbitraire,  on se partage les compétences sans grande cohérence. Ainsi les départements sont surtout chargés des dépenses sociales (RSA, aide sociale à l’enfance, création et gestion de maisons de retraite), de la construction, l’entretien et l’équipement des collèges, de l’administration de la voirie départementale, ainsi que de la gestion des bibliothèques de prêt, des services d’archives et de musées.

Une sorte de bric-à-brac ou d’auberge espagnole. Cela d’autant plus la législation sociale est souvent du ressort de l’État. L’État décide par exemple l’augmentation des conditions du RSA et les départements financent. Même chose pour le financement et l’entretien des routes. L’État décide de la fiscalité et les départements entretiennent ce qui relève de leurs compétences avec ce que leur attribue l’État. Résultat dans les zones démographiques peu peuplées les infrastructures sont dans un attentat pitoyable.

Évidemment les électeurs sont bien incapables de dire quels sont les compétences et les responsables aussi bien des régions que des départements . N’empêche ses électeurs sont appelés aux urnes. Seule une minorité s’y rendra et il faudra encore compter près de 60 % d’abstention minimum  (Exactement 65 % au second tour ) qui pose un vrai problème de démocratie et de remise en cause  des structures politiques et administratives en France.

 

Élections régionales : les raisons

Élections régionales : les raisons 

 

Une analyse intéressante du Politologue Pierre Martin (CNRS) qui est l’un des meilleurs analystes français des élections.

Mais une analyse quand même un peu trop partielle qui ne pose pas la question du fonctionnement du système politique, de sa légitimité et de son efficacité. une  analyse qui ne montre pas assez l’énorme décalage entre la demande et l’offre politique. Quant au come-back de Wauquiez c’est un peu surréaliste.  Et cela discrédite une grande partie du papier !Pourquoi pas aussi Muselier futur président de la république !!! (Interview dans l’Opinion)

Comment expliquez-vous l’abstention historique observée aux élections régionales et départementales de juin, qui s’élève à 66 % au premier comme au second tour ?

Il y a trois raisons principales : tout d’abord le déclin du sens du devoir électoral. C’est un phénomène fort, qui se développe en liaison avec un individualisme narcissique analysé par de nombreux sociologues depuis la fin des années 1960. Il a joué d’autant plus que les Français ont le sentiment que ces élections touchent peu leur vie quotidienne. Donc beaucoup d’électeurs s’en désintéressent.

Le deuxième facteur, c’est la conjoncture politique. On a une conjoncture beaucoup moins mobilisatrice, car beaucoup moins dramatique, qu’en 2015. N’oublions pas toute la série d’attentats islamistes en France, Charlie Hebdo en janvier 2015 puis le Bataclan en novembre. C’était une conjoncture très politique, au sens où un certain nombre d’électeurs se sentaient mobilisés sur la politique. En même temps, il y avait un mécontentement très fort contre le pouvoir en place et contre François Hollande. Les électeurs qui ne s’intéressent pas aux enjeux de l’élection elle-même utilisent l’élection pour s’exprimer sur la politique nationale.

Le dernier facteur, c’est la position dans le calendrier électoral. Ces élections régionales et départementales sont arrivées après d’autres élections intermédiaires, les européennesles municipales, où les électeurs avaient déjà eu l’occasion de s’exprimer. Donc c’était là aussi une temporalité peu favorable. Car il ne faut jamais oublier une chose : c’est la participation qu’il faut expliquer, pas l’abstention. L’immense majorité des électeurs, que ce soit en France ou ailleurs, ont un rapport très distant avec la politique. Donc ce qu’il faut expliquer, c’est pourquoi ils viennent voter. On ne s’étonne pas que les gens qui ne s’intéressent pas au football ne vont pas assister à un match de football et ne regardent pas les matches à la télévision. Pourquoi s’étonner que les gens qui ne s’intéressent pas à la politique n’aillent pas voter ?

Est-ce qu’on peut tirer des enseignements nationaux de cette élection sans électeurs ?

Bien sûr, mais avec une très grande prudence. D’abord, est-ce qu’il ne va pas y avoir aussi une baisse de la participation à l’élection présidentielle de 2022 ? En 2002 déjà, on avait eu une participation qui était de l’ordre de 70 % seulement au premier tour. Elle s’était très fortement redressée en 2007, avec les campagnes de Nicolas Sarkozy, de François Bayrou, de Ségolène Royal, donc des têtes nouvelles très mobilisatrices au premier tour. Cette participation importante d’ailleurs n’avait pas été un succès pour le FN. Depuis, c’est vrai qu’en 2012 et en 2017, il y a eu un effritement de la participation à l’élection présidentielle. Donc on peut se poser la question de la participation en 2022.

Autre enseignement, cette faible participation confirme qu’aujourd’hui, il n’y a pas une vague de mécontentement importante contre le pouvoir en place. C’est ce qu’indiquent aussi les enquêtes sur la popularité du Président, mais aussi la réélection assez facile de la ministre Brigitte Bourguignon lors d’une législative partielle début juin dans le Pas-de-Calais. Enfin, l’évènement, au fond, de ces élections régionales, c’est le come-back spectaculaire de Laurent Wauquiez.

Il était pourtant très attendu…

Peut-être, mais ça change très fortement la donne à LR. C’est lui qui a fait le meilleur résultat. Sa victoire, dans une région tenue par le PS jusqu’en 2015, a entraîné, dans un effet d’amplification, deux conseils départementaux, le puy de Dôme et l’Ardèche. Cela rebat les cartes à droite pour la présidentielle, c’est une évidence. D’autant plus que Laurent Wauquiez est membre de LR, contrairement à Xavier Bertrand. C’est ce dernier qui va être en difficulté. Il est hors de question désormais que la direction de LR impose un candidat sans procédure d’arbitrage ; or Xavier Bertrand a toujours refusé cette procédure. Il va donc être en porte à faux.

Marine Le Pen sort-elle fragilisée de ces élections ?

Oui. Déjà qu’un certain nombre de leaders de la droite radicale et de militants doutaient de sa capacité à gagner l’élection présidentielle, maintenant il n’y a plus vraiment de doute… Cela va donc être difficile pour elle de mobiliser son parti dans la perspective d’une élection où, au fond, sa crédibilité est profondément affaiblie. Si même Mariani n’a pas réussi à l’emporter en Provence-Alpes-Côte d’Azur, comment imaginer que Marine Le Pen puisse gagner à l’élection présidentielle ?

Cette fragilisation ouvre-t-elle la voie à Eric Zemmour ?

Elle peut ouvrir une perspective pour ceux qui chercheraient une autre candidature, c’est évident. Maintenant, il n’est pas certain que Zemmour ait suffisamment de crédibilité.

Ces élections changent-elles quelque chose pour la gauche ?

Les résultats ne règlent rien à gauche. Les Verts peuvent dire qu’ils sont les plus dynamiques, dans la mesure où ils ont gagné toutes les primaires avec le PS, là où le PS n’avait pas de président sortant. Et en même temps, le PS dit que c’est lui qui est la principale force de gauche, puisqu’il n’y a que lui qui a fait gagner la gauche. Mélenchon ne s’était pas impliqué dans ces élections locales, et Roussel a eu une stratégie plus identitaire, mais il est lui aussi affaibli, car le Val-de-Marne est passé à droite. La probable candidature d’Anne Hidalgo ne sort pas non plus renforcée, tout simplement parce que la candidate qu’elle a soutenue a échoué au premier tour en Ile-de-France et a lourdement échoué à Paris. Donc là encore, c’est touché mais pas coulé.

Et pour Emmanuel Macron ?

Eh bien, malgré le lourd échec des listes gouvernementales et la confirmation de l’incapacité de LREM à s’implanter à des élections locales, finalement, le Président peut quand même enjamber ces élections. Il y a au moins une candidature qui ne sera pas remise en cause à l’intérieur de son camp, c’est la sienne. Sans lui, les autres n’existent pas beaucoup à LREM…

La jeunesse de LREM suffit-elle à expliquer son défaut d’enracinement ?

Non, ce n’est pas cela qui explique cette difficulté d’enracinement. Si Emmanuel Macron l’a emporté lors de l’élection présidentielle de 2017, c’est parce que beaucoup d’électeurs considéraient que les partis traditionnels de gouvernement, le PS et LR, avaient échoué au niveau national. Mais les mêmes électeurs ne considèrent pas du tout que les élus locaux de ces partis traditionnels de gouvernement ont échoué, tout au contraire. C’est là la raison profonde de l’échec de LREM. Emmanuel Macron a dit qu’il voulait prendre le meilleur de la droite et de la gauche. Du coup, il est logique que les électeurs votent pour les sortants de gauche ou de droite dont ils sont satisfaits. C’est déjà ce que l’on a vu aux municipales en 2020. C’est d’ailleurs une situation qui n’est pas sans évoquer les débuts de la Ve République. L’arrivée au pouvoir du général De Gaulle en 1958 était aussi un phénomène de politique nationale. Beaucoup de Français considéraient que les partis traditionnels de la IVe n’étaient pas capables de résoudre les problèmes nationaux du pays, et en particulier la crise algérienne. Mais cela ne signifiait pas du tout que ces mêmes électeurs étaient mécontents de leurs maires et de leurs conseillers généraux, qu’ils soient indépendants, MRP, socialistes ou radicaux. Les gaullistes ont mis très longtemps à s’insérer dans des élections locales.

Les résultats de dimanche disent-ils que la droite pourrait figurer au second tour de la présidentielle ?

Non, ils ne disent pas cela, ils ne disent pas le contraire non plus. Vous inférez sur le comportement des électeurs à la présidentielle, dont ces élections ne nous disent rien. Par contre, ces élections ont un impact sur ce qu’il se passe à l’intérieur des équipes politiques. Ces élections vont inciter les partisans de LR à croire qu’ils peuvent gagner l’élection présidentielle. Cela va rendre encore plus âpre la bataille pour la candidature. C’est la raison pour laquelle, de mon point de vue, le principal événement de ces élections, c’est le résultat de Laurent Wauquiez, car il relance spectaculairement le match à droite.

Elections départementales: Un niveau bas de la gauche

Elections départementales: Un niveau bas de la gauche 

 

L’étude fine des résultats des élections régionales et départementales montre qu’à l’intérieur d’un bloc de gauche affaibli, les différentes forces le composant connaissent des trajectoires contrastées, analyse le chercheur en science politique Simon Persico dans une tribune au « Monde ».

 

Tribune.

 Plusieurs raisons obligent à nuancer tout enseignement que l’on peut tirer des élections régionales et départementales de 2021. D’abord, ce double scrutin constituait le troisième rendez-vous électoral depuis 2017. Les électeurs, qui avaient déjà pu profiter des deux élections intermédiaires précédentes – européennes de 2019 et municipales de 2020 – pour envoyer un message politique, se sont très peu mobilisés.

L’abstention massive, renforcée par l’impossibilité de sanctionner un pouvoir national qui n’était à la tête d’aucune région, aboutit à une participation dominée par les générations les plus âgées et les catégories sociales les plus favorisées, au détriment des jeunes notamment. Cela n’est pas sans conséquences sur les équilibres politiques, les catégories les plus mobilisées étant aussi les plus favorables à la droite et, au sein de la gauche, au Parti socialiste (PS).

Ce contexte de très faible participation a bénéficié massivement aux exécutifs sortants. La surparticipation des électeurs les plus légitimistes explique ainsi la grande stabilité qui ressort de ces deux élections : si la gauche compte deux conquêtes à La Réunion et à la Martinique, on ne dénombre, en France métropolitaine, aucune alternance au niveau régional, et moins d’une dizaine au niveau départemental : cinq exécutifs départementaux passent de gauche à droite, deux basculent de droite à gauche.


Cette stabilité explique le sentiment de satisfaction affiché par les responsables socialistes au soir du 27 juin. Il paraîtrait toutefois hasardeux de considérer que ces élections marquent le retour du PS au premier plan de la vie politique française. En effet, et c’est la troisième raison qui oblige à nuancer les enseignements tirés de ces deux élections, ils illustrent la profonde déconnexion entre vie politique nationale et vie politique locale, un phénomène qui apparaissait déjà lors des élections municipales de 2020.

L’étude fine des résultats offre pourtant quelques enseignements pour les forces de gauche. D’abord, indépendamment de la résistance des socialistes dans les régions et les départements qu’ils dirigeaient, le niveau total de la gauche et des écologistes se maintient à un niveau total bas. A l’échelle nationale, l’ensemble des forces de gauche obtient environ 36 % des suffrages exprimés lors du premier tour des régionales ; elles retrouvent ainsi leur niveau de 2015, qui constituait déjà un point bas pour des élections régionales, dans un contexte de forte sanction à l’encontre du gouvernement socialiste.

Elections régionales : « Dimanche, tous aux urnes! » : Un appel idiot aux jeunes !

Elections régionales : « Dimanche, tous aux urnes! » : Un appel idiot aux jeunes   !

 

Des médias relayent un appel à la mobilisation des jeunes  pour les sélections locales. Un appel inutile, au surplus idiot. D’abord tous les sondages montrent que l’abstention sera au moins aussi importante au second tour qu’au premier en raison du climat politique général tout autant en raison de l’inutilité de ces structures locales qui font double emploi avec les autres.

Surtout cet appel ne traite surtout que de la forme. Il se réfère essentiellement à l’obligation citoyenne en oubliant de traiter les facteurs explicatifs fondamentaux de la distanciation du peuple et de ses représentants politiques.Et l’utilisation de la vieille dialectique usée des boutiques politiques.

On comprend que la diversité de ceux qui appellent les jeunes à se rendre aux urnes ait contraint à gommer les différences d’appréciation au point de ne rien traiter de la crise démocratique sur le fond. Cet appel aurait sans doute été réellement intéressant et historique s’il avait proposé la mise en débat des conditions de pratique de la démocratie, notamment de sa représentativité, de son efficacité et de sa légitimité. Un appel qui aurait été utile s’il avait aussi dénoncé cette caste de clercs du système qui se partage mandat et rémunération. Autour de 2 à 3000 € pour des élus départementaux complètement incompétents et qui pour la plupart se contentent de participer à des réunions dirigés par les technos. Sans parler évidemment des rémunérations accessoires dans différentes institutions et organisations.

 

Département de moins de 250 000 habitants : 1 555,76 € bruts par mois et 1 858,67 € bruts par mois s’il est membre de la commission permanente.

Département de 250 000 à 500 000 habitants : 1 944,70 € bruts par mois et 2 139,17 € bruts par mois s’il est membre de la commission permanente.

Département de 500 000 à 1 million d’habitants : 2 333,64 € bruts par mois et 2 567 € bruts par mois s’il est membre de la commission permanente.

Département de 1 à 1,25 million d’habitants : 2 528,11 € bruts par mois et 2 780,92 € bruts par mois s’il est membre de la commission permanente.

Département de plus de 1,25 million d’habitants : 2 722,58 € bruts par mois et 2 994,84 € bruts par mois s’il est membre de la commission permanente.

 

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Le même phénomène qu’on rencontre d’ailleurs au plan des communes et des intercommunalités( exemple 20 vice-présidents pour la communauté de Saumur Val de Loire, 100 000 rémunérés chacun 3000 € !).

 

Tout est à remettre en cause les conditions d’émergence des candidats, leur mode d’élection, la nature des soutiens, le financement des campagnes sans parler du problèmes fondamentaux de la compétence de la gestion démocratique

 

Bref un appel qui aurait pu être utile s’il avait été centré sur le cœur de la problématique.

 

 

La tribune :

 

« Dimanche, le ciel nous est tombé sur la tête : 82% des électeurs de moins de 35 ans se sont abstenus, et même 84% des moins de 24 ans. Un record sous la Cinquième République, une déflagration démocratique totale, un cinglant aveu d’échec pour nos représentants.

Derrière ces chiffres sidérants et dramatiques, des explications et réalités multiples évidemment, mais au moins un constat, implacable : l’abstention, grande gagnante de cette élection, est plus que jamais le premier parti de France. Le phénomène abstentionniste n’est pas nouveau et ne cesse de grandir, élection après élection, depuis les années 1980. En 1986, au premier tour des élections régionales, l’abstention n’était que de 21,8%. Son accélération soudaine et historique dimanche doit nous interroger de toute urgence sur l’état de santé de notre démocratie électorale.

Comment expliquer, en effet, une telle érosion du vote, en particulier auprès des plus jeunes? Sans doute en grande partie par une évolution profonde des comportements électoraux de notre génération. Les jeunes s’expriment désormais à travers d’autres outils et canaux qu’ils estiment plus efficaces pour faire avancer la société. Ils s’engagent dans la rue, au sein des associations, ou encore pour des causes ponctuelles sur les réseaux sociaux, plutôt qu’en déposant un bulletin dans l’urne. Face à l’incapacité de la classe politique à rétablir un lien de confiance avec les citoyens, le vote n’apparaît plus comme un vecteur de changement puissant.

« A quoi bon voter, si rien ne change? ». Derrière ce renoncement, ce sont les fondements mêmes de la démocratie qui s’en trouvent désormais ébranlés. Aucune démocratie ne peut survivre durablement sans et contre ses électeurs. Or, quelle légitimité à long-terme pour des élus seulement plébiscités, en réalité, par une infime minorité des Français, et rejetés ou ignorés par tous les autres? Face à ce péril démocratique, nous avons décidé d’engager une initiative historique. Nous lançons un grand appel au vote transpartisan, d’une ampleur inédite.

Militants associatifs, syndicaux ou politiques, nous sommes plus de mille jeunes citoyens engagés de moins de 30 ans, aux quatre coins du pays, à faire le choix du rassemblement derrière une bannière commune, celle de la lutte contre l’abstention. Par delà nos engagements, nos parcours, nos idées, nos étiquettes partisanes, nous sommes animés par la même volonté d’agir. Par cette union symbolique, nous voulons provoquer un électrochoc : si l’abstention a remporté une bataille, il est encore temps de lui donner tort!

Nous voulons adresser un message simple à la jeunesse : dimanche, votez. Ne laissez personne d’autre décider, à votre place, de votre avenir. Reprenez le chemin des urnes pour faire entendre votre voix et défendre votre vision du monde. L’abstention est une tentation séduisante lorsque la classe politique donne le sentiment d’être hors-sol, déconnectée de nos réalités et aveugle aux aspirations de la jeunesse. Confrontés à une perte de repères et de perspectives d’avenir, et pour certains à une détresse financière et psychologique de plus en plus insoutenable, de nombreux jeunes ne se sentent plus concernés par l’offre politique qui leur est proposée. Mais s’abstenir, pourtant, n’est jamais la solution. Seulement une chimère qui ne fait qu’aggraver toujours davantage les maux de notre démocratie malade.

Les élections départementales et régionales ne sont certes pas les plus spectaculaires ou médiatiques, mais elles n’en demeurent pas moins primordiales et incontournables. Action sociale, transports, lycées, culture, tourisme, sport, développement économique, environnement, formation professionnelle : les départements et les régions jouent un rôle actif et décisif au cœur de nos vies quotidiennes. Alors, dimanche, faisons le pari du sursaut citoyen. En retournant aux urnes, nous pouvons saisir une opportunité immense : celle de déjouer les pronostics et les sondages fatalistes, de faire mentir ceux qui se satisfont d’une jeunesse mise de côté, de raviver, enfin, l’espoir d’une démocratie plus saine, au sein de laquelle chacun pourra faire entendre sa voix et porter ses convictions en harmonie.

Dimanche, nous avons la possibilité de faire reculer cet adversaire sans visage, et pourtant omniprésent, qu’est l’abstention. Ne laissons pas passer notre chance. Faisons, tous ensemble, le choix du vote. »

Elections régionales : nouveau record d’abstention avec au maximum 36% de participation

Elections régionales : nouveau record d’abstention avec au maximum 36% de participation

A quelques jours du second tour des élections régionales, l’indicateur de participation Ifop pour le JDD vient confirmer le phénomène abstentionniste que connaît notre pays. En effet, 64% des électeurs n’envisagent pas de voter dimanche prochain, soit 30,5 millions de Français inscrits sur les listes électorales. Comparée à l’abstention historique mesurée dimanche 20 juin au premier tour, on observe un léger regain d’à peine trois points, bien inférieur à la progression de la participation de l’ordre de huit points enregistrée entre les deux tours du précédent scrutin régional.

Dans le détail des réponses, on retrouve d’ailleurs les mêmes clivages observés au premier tour : 13% seulement des moins de 25 ans envisagent de voter contre 50% des plus de 65 ans. S’agissant des électorats présidentiels, l’électorat de François Fillon (61% de votants) semble, comme le 20 juin, nettement plus mobilisé que celui de Marine Le Pen (39%).

Parmi les sympathisants de gauche, 38% disent avoir l’intention d’aller voter (50% pour les sympathisants du PS, 40% pour ceux de EELV, 23% pour ceux de LFI). Par ailleurs 39% des proches de la majorité présidentielle ont l’intention d’aller voter, tout comme 59% des sympathisants des Républicains et 43% de ceux du Rassemblement national.

Élections Régionales: une autre claque pour Macron

Élections Régionales: une autre claque pour Macron

Le chef de l’État a tout fait pour tenter de brouiller l’enjeu des élections départementales et régionales. Il a en effet multiplié les déplacements de sorte que les préoccupations locales se sont effacées derrière les grandes questions nationales. Le problème c’est que l’activisme du président de la république ne pourra pas être relayé sur le terrain faute de candidats de la république en marche. D’une part des candidats peu nombreux faute d’implantation du parti, d’autre part des candidats qui vont payer l’addition du mécontentement de la politique du gouvernement. Au total la république en marche    va recueillir moins  10 % des voix aux élections locales ( 13 % avec le MoDem !) . Une véritable claque pour le président de la république après celle reçue par un opposant.

 

Emmanuel Macron l’a répété en Conseil des ministres, mercredi. Alors que l’opposition jubile à l’idée de le voir encaisser une nouvelle bérézina dans les urnes - après la catastrophe des municipales - le chef de l’État fait savoir qu’il compte bien banaliser les résultats des élections départementales et régionales«Je ne tirerai aucune conclusion nationale de ces élections qui sont des élections locales», a-t-il prévenu, excluant par principe de remanier son dispositif gouvernemental au lendemain des scrutins. Pourtant, quinze de ses ministres sont candidats sur les listes.

Des élections régionales inutiles

Des  élections régionales inutiles

 

 

Des élections régionales et départementales inutiles et dont la plupart des Français ignorent le rôle. Résultat sans doute un taux d’abstention sans doute le record d’autant qu’il est certain qu’il faudra dans la quasi-totalité des régions voter à nouveau la semaine prochaine. En cause, le fait de l’empilage de nombre de structures administratives et politiques. À la base on trouve parfois des délégués de communes, partout des communes, souvent des structures intercommunales (communautés de communes), ensuite des départements, des régions et bien sûr l’Etat. Il y a au moins deux étages de trop.

u coup de façon un peu arbitraire on se partage les compétences sans grande cohérence. Ainsi les départements sont surtout chargés des dépenses sociales (RSA, aide sociale à l’enfance, création et gestion de maisons de retraite), de la construction, l’entretien et l’équipement des collèges, de l’administration de la voirie départementale, ainsi que de la gestion des bibliothèques de prêt, des services d’archives et de musées.

Une sorte de bric-à-brac ou d’auberge espagnole. Cela d’autant plus la législation sociale est souvent du ressort de l’État. L’État décide par exemple l’augmentation des conditions du RSA et les départements financent. Même chose pour le financement et l’entretien des routes. L’État décide de la fiscalité et les départements entretiennent ce qui relève de leurs compétences avec ce que leur attribue l’État. Résultat dans les zones démographiques peu peuplées les infrastructures sont dans un attentat pitoyable.

Évidemment les électeurs sont bien incapables de dire qu’elles sont en général les responsables du département et la responsable. N’empêche ses électeurs sont appelés aux urnes. Seule une minorité s’y rendra et il faudra encore compter près de 60 % d’abstention qui pose un vrai problème de démocratie et de remise en cause  des structures politiques et administratives en France.

Sondages résultats des élections régionales

Sondages résultats des élections régionales ?

Un sondage Opinion Way pour Les Echos, effectué du 16 au 22 mars 2021, donne des intentions de vote à l’échelle nationale, par formation politique. Les résultats sont les suivants : LR et alliés : 23% ; RN : 21% ; LREM / MoDem : 16% ; EELV : 13% ; PS et alliés : 12% ; LFI : 7% ; DLF : 3% ; LO : 2% ; Autre : 3%.

  • Selon cette enquête, le Parti socialiste est donné favori en Bretagne, en Nouvelle Aquitaine, dans la région Occitanie, en Bourgogne-Franche-Comté.
  • Le parti Les Républicains est donné favori en Île-de-France, en Normandie, dans les Hauts-de-France, dans la région Grand-Est, en Auvergne-Rhône-Alpes, en Centre-Val-de-Loire et en Loire-Atlantique.
  • Le Rassemblement national est donné favori dans la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur.

Élections- 60% d’abstention aux régionales ?

Élections- 60% d’abstention aux régionales ? 

L’abstention pourrait atteindre 60% ce dimanche 20 juin pour le premier tour des élections régionales et départementales, selon un sondage Ifop/Fiducial pour Sud radio publié ce vendredi 18 juin. Soit un record.

« Il n’y a pas une abstention mais plusieurs », analyse Frédéric Dabi, directeur Opinion de l’Ifop, auprès de LCI : « Les gens qui ne votent jamais, les gens désaffiliés, les personnes qui trouvent des excuses, les mécontents de l’offre qu’on leur propose.

La logique de vanité de vote a fortement émergé ; c’est-à-dire penser que voter c’est vain, inutile, car ça ne respecte pas la promesse du politique qui est de changer la vie, transformer le quotidien. »

SONDAGE rassemblement national: 51% des Français pas inquiets d’une victoire RN dans une Région

SONDAGE rassemblement national: 51 % des Français pas inquiets d’une victoire RN dans une Région

D’après une enquête IFOP pour le JDD, 49% des personnes interrogées par l’Ifop pour le JDD considèrent que la victoire d’une liste RN dans telle ou telle Région constituerait un danger pour la démocratie (26% pour la réponse « oui, tout à fait ») tandis que 51% expriment l’opinion inverse.

Derrière cet équilibre des réponses se font jour de profonds clivages. Ainsi, la perception d’un danger pour la démocratie est la plus élevée aux deux extrêmes du spectre générationnel (18-24 ans et 65 ans et plus), parmi les cadres (68% vs 38% chez les ouvriers) et les diplômés du supérieur (69%).

La question  posée : « Le Rassemblement National est en mesure de remporter une ou plusieurs régions à l’issue des élections régionales des 20 et 27 juin. Considéreriez-vous cela comme un danger pour la démocratie? » Enquête réalisée par l’Ifop pour le JDD les 15 et 16 juin 2021 auprès d’un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas, questionnaire autoadministré en ligne. La marge d’erreur se situe entre 1,4 et 3,1 points.

 

Des élections départementales qui ne servent à rien

Des  élections départementales qui ne servent à rien

 

 

Des élections qui ne servent pas davantage que les départements concernés. En cause, le fait de l’empilage de nombre de structures administratives et politiques. À la base on trouve parfois des délégués de communes, partout des communes, souvent des structures intercommunales (communautés de communes), ensuite des départements, des régions et bien sûr l’Etat. Il y a au moins deux étages de trop.

u coup de façon un peu arbitraire on se partage les compétences sans grande cohérence. Ainsi les départements sont surtout chargés des dépenses sociales (RSA, aide sociale à l’enfance, création et gestion de maisons de retraite), de la construction, l’entretien et l’équipement des collèges, de l’administration de la voirie départementale, ainsi que de la gestion des bibliothèques de prêt, des services d’archives et de musées.

Une sorte de bric-à-brac ou d’auberge espagnole. Cela d’autant plus la législation sociale est souvent du ressort de l’État. L’État décide par exemple l’augmentation des conditions du RSA et les départements financent. Même chose pour le financement et l’entretien des routes. L’État décide de la fiscalité et les départements entretiennent ce qui relève de leurs compétences avec ce que leur attribue l’État. Résultat dans les zones démographiques peu peuplées les infrastructures sont dans un attentat pitoyable.

Évidemment les électeurs sont bien incapables de dire qu’elles sont en général les responsables du département et la responsable. N’empêche ses électeurs sont appelés aux urnes. Seule une minorité s’y rendra et il faudra encore compter près de 60 % d’abstention qui pose un vrai problème de démocratie et de remise en cause  des structures politiques et administratives en France.

 

Sondage élections région parisienne : Pécresse nettement en tête

Sondage élections région parisienne : Pécresse nettement en tête

.Selon une étude Ifop-Fiducial réalisée pour Le Figaro et LCI, la présidente sortante ex-LR, Valérie Pécresse obtiendrait 34% des voix au premier tour, puis 38% au second

 

C’est d’abord sur son bilan que Valérie Pécresse peut se reposer. 68% des Franciliens se disent ainsi satisfaits de son travail mené à la tête de la région depuis 2015. «Avec Laurent Wauquiez en Auvergne-Rhône-Alpes et Xavier Bertrand  dans les Hauts-de-France, c’est la sortante qui obtient le socle électoral le plus fort», note Frédéric Dabi, directeur général de l’Ifop. «Elle surperforme chez les personnes qui veulent le plus voter : les personnes âgées, les actifs et les diplômés.»

Face à elle, le candidat du Rassemblement national, Jordan Bardella, occupe la deuxième position avec 17% des voix . À gauche, Audrey Pulvar (PS) et Clémentine Autain (LFI) sont à 11%, et Julien Bayou (EELV) à 10%. «On est dans la marge d’erreur, il y a un risque sérieux pour qu’une ou deux listes soient en dessous de la barre symbolique des 10%. C’est une gauche éclatée sans leadership apparent, ce qui est la pire des situations», commente le directeur de l’Ifop. Au second tour, l’union des trois partis pourrait hisser la gauche à 30% des voix. Sans pour autant être en capacité d’affaiblir Valérie Pécresse.

 Avec 13% des intentions de vote au premier tour et 15% au second, la tête de liste LREM ne bénéficie d’aucune dynamique. Pas même celle d’Emmanuel Macron, puisque seuls 39% des électeurs du chef de l’État en 2017 donnent leur voix au candidat. «81% des électeurs de Laurent Saint-Martin sont satisfaits du bilan de Valérie Pécresse», relève aussi Frédéric Dabi.

Elections législatives à Paris : le réflexe républicain… contre les insoumis

Elections législatives à Paris : le réflexe républicain… contre les insoumis

 

 

D’une certaine manière le réflexe a changé de camp dans la mesure où globalement les insoumis font désormais largement aussi peur que l’ancien Front National. Pour preuve, même les communistes n’ont pas voulu se rallier au parti néocommuniste des insoumis. Il est clair aujourd’hui que ce qui avait constitué un atout pour les insoumis à savoir la personnalité de Mélenchon constitue aujourd’hui un véritable handicap.

Ce dernier en effet n’est contrôlé par personne dans le parti d’où la multiplication les sorties de route. L’intéressé ne s’est jamais remis de sa défaite de 2017 et il constate sans doute qu’il risque de faire moitié moins en 2022.

Ce qui explique cette radicalisation classique des désorganisations qui se ratatinent. Le fameux réflexe républicain contre l’extrême droite est en train de voler en éclats. Et cela d’autant plus que les sondages démontrent qu’une partie des électeurs voterait pour le rassemblement national au deuxième tour. Une contradiction de plus pour les insoumis avec des néo révolutionnaires à la tête et beaucoup de populiste parmi les électeurs.

Faire une fausse réforme des retraites avant les élections !

Faire une fausse réforme des retraites avant les élections !

 

 

La réforme des retraites refait surface dans les médias et dans l’opinion. Globalement, une majorité de Français se dégage en faveur d’une réforme. Le problème est cependant de savoir quel contenu et quel calendrier. Le ministre de l’économie milite depuis déjà des semaines que cette question émerge à nouveau. Du coup, le président de la république serait à la recherche du meilleur calendrier.

Il s’agit pour lui de montrer sa volonté réformatrice mais tout en même temps ne pas prendre trop de risques politiques qui pourraient hypothéquer un peu plus sa candidature en 2022. Du coup, on pourrait scinder la réforme en deux avec un débat préalable avant les élections présidentielles histoire d’alimenter les médias et l’opinion .

Les décisions finales -forcément difficiles- ne seraient adoptées qu’après les élections présidentielles. Bref le nouveau macronisme  qui se révèle: faire en même temps tout et rien. Dernier exemple récent : les états généraux de la justice mais sans parler du fond c’est-à-dire de l’objet social qui justifie l’existence du système judiciaire.

Élections législatives dans l’Oise. : le neveu d’Olivier Dassault va hériter du titre

  • Élections législatives dans l’Oise. : le neveu d’Olivier Dassault va hériter du titre
  • C’est un peu une tradition quasi aristocratique chez les Dassault, on  se passe le titre de député entre générations. On peut évidemment comprendre les électeurs qui préfèrent une personnalité bien implantée politiquement et surtout économiquement pour défendre leurs intérêts. Cela ne constitue pas pour autant une grande forme de démocratie. Dans cet esprit ,on pourrait ainsi substituer aux élections démocratiques un système de désignation du plus influent économiquement et ou politiquement. Bref la nouvelle démocratie du pouvoir en place.

Élections régionales Paca : une manœuvre politicienne de Macron pour 60 % des Français

Élections régionales Paca : une manœuvre politicienne de Macron pour 60 % des Français 

Selon un sondage Odoxa-Backbone consulting réalisé pour Le Figaro et France info 6 Français sur 10 (59%), le soutien de la majorité gouvernementale à la liste LR est vu comme «une manœuvre électorale du gouvernement pour diviser la droite». Le constat est encore plus dur chez les sympathisants LR, parmi lesquels 74% estiment que «l’intention politicienne» est «évidente». Même son de cloche à gauche (51%) et plus encore au Rassemblement national (91%).

 

Seule une minorité des Français voient ce soutien comme une «bonne chose» permettant de «faire barrage au RN dans la région». La stratégie est la plus saluée au sein des sympathisants LREM (82%).

Dans ce sondage, 62% des Français pensent que Macron profite de ces élections pour appliquer une stratégie de division de la droite en vue de la présidentielle. Ce sentiment est très fort chez les sympathisants de droite, tant RN (84%) que LR (73%), mais aussi à gauche, chez les socialistes (72%) et les Insoumis (73%). Cette fois-ci, même un tiers des partisans du macronisme prête au président cette intention.

En revanche, à la question «qui pour représenter la droite en 2022 ?», les Français peinent à dégager clairement un candidat naturel. Le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand est désigné favori à la fois par l’opinion publique et les sympathisants LR (34% et 33%). Mais il est suivi de près par la présidente de l’Île-de-France Valérie Pécresse (24% et 27%), et le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez (20% et 27%). Le dernier en lice est le discret Michel Barnier, aussi négociateur du Brexit (16 à 17%).

Elections régionales Espagne : grave échec des socialistes

Elections régionales Espagne : grave échec des socialistes

La droite espagnole et sa figure montante, Isabel Díaz Ayuso, ont triomphé mardi aux élections régionales à Madrid, infligeant un revers cinglant au Parti socialiste du premier ministre Pedro Sánchez, selon des résultats partiels.

Un grave échec aux élections régionales de Madrid pour le parti socialiste du premier ministre Pedro Sánchez. La droite remporte 64 sièges sur 136 au parlement régional et totalisant plus de 43% des voix. Le PP ne disposant pas de la majorité absolue, fixée à 69 sièges, il sera contraint de nouer une alliance avec le parti d’extrême droite Vox (13 sièges), qui soutenait déjà Isabel Díaz Ayuso, la présidente du PP, depuis deux ans. Le parti socialiste gagne seulement 25 sièges avec 18 % des voix

A noter la très forte participation de 75% des électeurs, soit une hausse de 10 points par rapport au précédent scrutin. Cette très forte mobilisation reflétait la portée nationale de ce scrutin.

Politique: un risque de télescopage des élections locales et présidentielle

Politique: un risque de  télescopage des élections locales et présidentielle 

 

 

La juriste Géraldine Chavrier explique, dans une tribune au « Monde », qu’il existe en France une longue tradition constitutionnelle pour éviter la confusion des temps de campagne et, surtout, pour préserver le principe de sincérité du scrutin.

 

Tribune.

Le feuilleton concernant le report des élections départementales et régionales a fait l’objet de nombreuses analyses de constitutionnalité des motifs le justifiant et de la durée des mandats locaux prolongés. En revanche, une question est demeurée discrète : celle relative aux conséquences, sur la régularité des scrutins, du télescopage d’élections locales avec le tout début de la campagne présidentielle.

L’exécutif y avait songé puisque le report des élections locales en juin 2021 l’avait conduit à réduire, de douze à neuf mois, la période au cours de laquelle le mandataire financier d’un candidat à la présidentielle peut recueillir les fonds destinés au financement de la campagne et régler les dépenses correspondantes : cela permettait de faire débuter ces opérations après les élections locales concernées. En revanche, des élections repoussées en octobre auraient conduit à faire chevaucher cette période ouverte en juillet avec la campagne pour les élections locales, sans que le délai concerné puisse être davantage réduit.

 

Cela n’aurait pas été sans conséquences lorsque l’on sait que certains seront candidats à la fois aux élections régionales et présidentielle. Le Conseil constitutionnel a, certes, déjà admis l’existence de campagnes simultanées, mais lorsqu’elles concernaient des élections locales. Il a ainsi jugé que « si la dualité de candidatures à ces élections est susceptible d’exercer une influence sur le libre choix des électeurs concernés par chaque consultation, elle n’est en rien contraire à la Constitution » (décision n° 90-280 DC).

Néanmoins, il ne l’accepte pas en toutes circonstances. Ainsi – fait rare –, en 2005, il a plaidé pour une réforme du calendrier électoral alors que venaient à échéance de trop nombreux mandats locaux et nationaux. Il y voyait « d’importants risques de dysfonctionnements, de confusion des campagnes et des enjeux » (commentaire de la décision du 7 juillet 2005) et s’inquiétait de ce que « les élections locales auraient lieu en plein recueil des présentations pour l’élection présidentielle, avec tous les risques que cela comporte tant pour la vérification de la validité des mandats que sur le nombre des candidats (deux générations de présentateurs pourraient être habilitées à parrainer) ».

Politique-Elections régionales : une échéance surréaliste

Politique-Elections régionales : une échéance surréaliste

de toute évidence les échéances d’élection départementales et régionales constituent un sujet qui mobilise surtout lesPROFESSIONNELS de la politique. En effet l’élection régionale n’a jamais été très  mobilisatrice dans l’opinion .

 

Ce désintérêt démocratique affecte la plupart des élections mais en particulier les élections européennes et les élections régionales dont la plupart des électeurs ignore à peu près tout, non seulement concernant les orientations des candidats mais même leur nom y compris lorsqu’ils sont élus . 

C’EST LE MILLE-FEUILLES ADMINISTRATIF ET POLITIQUE SPÉCIFIQUE À LA FRANCE QUI NOURRIT L’INTÉRÊT DE CES ÉLECTIONS POUR LE PETIT PERSONNEL POLITIQUE QUI TROUVE LA LES NOMBREUX POSTES À OCCUPER AVEC ACCESSOIRES DE RÉMUNÉRATION CORRESPONDANTS SANS QU’ON SACHE EXACTEMENT L’INTÉRÊT RÉEL DE CES STRUCTURES.

 

POUR LES ÉLECTIONS RÉGIONALES FUTURES DE JUIN, IL EST CLAIR QUE L’ABSTENTION DÉPASSERA ENCORE TRÈS LARGEMENT LES 50 %. ON AVAIT DÉJÀ CONSTATÉ UNE ABSTENTION RECORD AUX MUNICIPALES AVEC PRÈS DE 60 % D’ABSTENTION AU SECOND TOUR. IL SE POURRAIT BIEN QUE LE RECORD SOIT ENCORE BATTU TELLEMENT CETTE ÉLECTIONS PARAÎT SURRÉALISTE SURTOUT DANS UN CONTEXTE DE CRISE SANITAIRE MAIS AUSSI SOCIALE ET ÉCONOMIQUE QUI NOURRIT LES PLUS GRANDES INQUIÉTUDES PAR RAPPORT À L’AVENIR. OR SUR CE POINT ,ON VOIT MAL CE QUE PEUVENT APPORTER LES ÉLECTIONS DANS LES DÉPARTEMENTS ET LES RÉGIONS.

Élections régionales : une échéance surréaliste

Élections régionales : une échéance surréaliste

de toute évidence les échéances d’élection départementales et régionales constituent un sujet qui mobilise surtout LES PROFESSIONNELS DE LA POLITIQUE.

 

En effet l’élection régionale n’a jamais été très MOBILISATRICE DANS L’OPINION. D’UNE FAÇON GÉNÉRALE D’AILLEURS DÉMOCRATIQUE QUI AFFECTE LA PLUPART DES ÉLECTIONS MAIS EN PARTICULIER LES ÉLECTIONS EUROPÉENNES ET LES ÉLECTIONS RÉGIONALES Dont  LA PLUPART DES ÉLECTEURS IGNORENT À PEU PRÈS TOUT, NON SEULEMENT LES ORIENTATIONS DES CANDIDATS MAIS MÊME LEUR NOM COMPRIS LORSQU’ILS SONT ÉLUS.

 

C’EST LE MILLE-FEUILLES ADMINISTRATIF ET POLITIQUE SPÉCIFIQUE À LA FRANCE QUI NOURRIT L’INTÉRÊT DE CES ÉLECTIONS POUR LE PETIT PERSONNEL POLITIQUE QUI TROUVE LA LES NOMBREUX POSTES À OCCUPER AVEC ACCESSOIRES DE RÉMUNÉRATION CORRESPONDANTS SANS QU’ON SACHE EXACTEMENT L’INTÉRÊT RÉEL DE CES STRUCTURES.

 

POUR LES ÉLECTIONS RÉGIONALES FUTURES DE JUIN, IL EST CLAIR QUE L’ABSTENTION DÉPASSERA ENCORE TRÈS LARGEMENT LES 50 %. ON AVAIT DÉJÀ CONSTATÉ UNE ABSTENTION RECORD AUX MUNICIPALES AVEC PRÈS DE 60 % D’ABSTENTION AU SECOND TOUR. IL SE POURRAIT BIEN QUE LE RECORD SOIT ENCORE BATTU TELLEMENT CETTE ÉLECTIONS PARAÎT SURRÉALISTE SURTOUT DANS UN CONTEXTE DE CRISE SANITAIRE MAIS AUSSI SOCIALE ET ÉCONOMIQUE QUI NOURRIT LES PLUS GRANDES INQUIÉTUDES PAR RAPPORT À L’AVENIR. OR SUR CE POINT ,ON VOIT MAL CE QUE PEUVENT APPORTER LES ÉLECTIONS DANS LES DÉPARTEMENTS ET LES RÉGIONS.

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