Archive pour le Tag 'Elections'

Page 11 sur 13

Élections départementales : de 1500 à 5000 euros pour les élus

Élections départementales : de 1500 à 5000 euros pour les élus

Une fonction qui devrait être bénévole et temporaire. Pourtant les élus ( qui ne vont pas tous les jours au département loin s’en faut) toucheront de 1500 à 5000 euros ( plus les indemnités pour les autres fonctions).  À l’occasion des prochaines élections départementales, 4108 nouveaux conseillers vont être élus. Leurs indemnités dépendent notamment du nombre de leurs administrés.  D’un département à l’autre, les rétributions des élus ne sont pas les mêmes. Les indemnités maximales des conseillers départementaux qui seront élus ces 22 et 29 mars – tout comme celle des conseillers régionaux et municipaux – sont calculées en fonction du nombre d’administrés. Ces rémunérations sont ensuite votées par la collectivité territoriale concernée et peuvent donc être inférieures aux plafonds fixés. Seule limite, l’indemnité d’un élu ne peut être inférieure à la moitié de l’indemnité maximale pouvant lui être attribuée. En outre, le Conseil général peut, à tout moment par délibération, réduire le montant des indemnités qu’il alloue à ses membres. Des baisses de salaires qui peuvent être motivées par une moindre participation aux séances plénières, aux réunions des commissions dont ils sont membres ou aux réunions des organismes dans lesquels ils représentent le département.  Par ailleurs, ces indemnités ne profitent pas toujours intégralement à l’élu. Dans certains partis, les élus reversent une part importante de leur rémunération à leur parti.  Comme toutes les indemnités, celle du Conseiller général est fixée en fonction du nombre d’administrés. L’indemnité de chacun des vice-présidents ayant délégation de l’exécutif du Conseil général est égale à l’indemnité de conseiller général majorée de 40 %, comme mentionné. Enfin le président du conseil départemental reçoit lui une indemnité égale au barème de référence majoré de 45%, soit 5 512,13 euros brut par mois ou 4521,91 euros net par mois, et ce indépendamment de la taille département. Il peut aussi bénéficier de certains avantages en nature comme une voiture ou un appartement de fonction. Autre facteur qui peut influencer les indemnités des élus: le cumul des mandats. De fait, le non-cumul des mandats ne s’appliquera pas avant 2017 pour les sénateurs ou les députés. Or, aujourd’hui , 60% de ces élus exercent également des mandats d’élus locaux, que ce soit un mandat de maire ou de président du conseil départemental. Ainsi, il y a un grand écart de rémunération entre les conseillers généraux, les présidents et vice-présidents des conseils départementaux.

Sondage élections départementales : Hollande élu ( PIFOP)

Sondage départementales : Hollande élu ( PIFOP)

 

Comme les sondages sont interdits à la veille des élections, j’ai interrogé ma femme Germaine, ma concierge et un copain de bistrot ( sondage PIFOP sur minitel dans le semaine du 23 au 28 mars 2015). .Une sorte d’échantillon représentatif  de la population, en tout cas aussi représentatif que les sondages approximatifs des instituts reconnus. Il faut dire qu’en vérité les personnes interrogées ne paraissaient très informées de la nature et de l’enjeu des départementales. Pour Germaine,  ma femme, c’est certain en tout cas, Hollande va rester Président de la république. Ma concierge, elle, pencherait plutôt pour Valls, non pas ses idées mais son physique, son allure, son cité sexy. Albert mon copain  de bistrot qui suit la politique avec un décalage temporel soutient que c’est Chirac qui va être réélu. Evidemment ces réponses ont fait l’objet d’une  correction méthodologique pour donner des résultats crédibles. En fait le FN pourraiat être en tête  avec une  fourchette  de 25 à 70%, suivi de l’UMP avec uen fourchette de 18 à 60% enfin le PS avec une fourchette de   2 à  22%. Certains  spécialistes d’instituts d’opinion vont sans doute faire observer que ces chiffres sosnt incohérents et que les fourchettes additionnées dépassent ce qu’il est convenu de mettre dans un service politique classique. C’est pourquoi j’ai précisé dans la note méthodologique ( obligatoire au yeux de la loi) qu’il convenait de prendre en compte les marges d’erreur ( découlant des bais statistiques inévitables). Une marge d’erreur de 50%, enfin à peu près. Sur la question du deuxième tour,  les réponses de l’échantillon représentatif de la population sont encore plus floues. Germaine, ma femme, dit  que Hollande pourrait épouser Julie Gayet ou alors les thèses de Bayrou, à moins que ce dernier se désiste en faveur de Sarkozy ou bien du maire de Bordeaux. Ma concierge, elle, affirme  avec certitude que Marine Lepen sera élue Maire de Paris et présidente de la république dès le premier tour dimanche soir  Cela en, dépit de son vote amoureux pour Valls le ténébreux. Mon pote de boisson Albert déclare que le PMU ( Albert a tendance a inverser les lettres au bout du 5ème pastis) , pardon l’UMP va l’emporter mais d’une  courte tête (après photo truquée) . Conclusion ce sera une  victoire. Une victoire pour le FN avec un score très important, une victoire pour l’UMP pour ses succès au deuxième tour de piste, une victoire pour le PS qui fera mieux que le score encore plus catastrophique qui aurait pu être le sien enfin une victoire des écolos qui avec un score de 1.7% et qui vont pouvoir demander avec davantage de force uen alternance obligatoire de la circulation politique tous les cinq ans. Un coup la gauche, un coup, la droite, comme pour la bagnole. Bah oui pour la circulation automobile, il serait aussi pertinent d’autoriser la circulation aux voitures qui viennent  de droite un jour, et le lendemain celles qui viennent de gauche. Ce serait plus démocratique aussi. En fait ma concierge déclare de manière péremptoire que tout cela ne sert rien , qu’on va donc en baver  jusqu’en 2017, 2022 et les années suivantes. Ma concierge ne comprend décidemment rien à la problématique politique !

 

Elections départementales : c’est quoi et voter pourquoi ?

Elections départementales : c’est quoi et  voter pourquoi ?

 

30% des Français ignorent  tout de cette élection et pour cause ce sera sans doute l’une des pires caricatures de démocratie. On va donc voter pour des départementales ;  non !  pas des cantonales mais c’est la même chose puisque les élections sont organisées par canton ! ( faut suivre !). Pour des élus qui feront quoi ? Justement on ne sait pas puisque les textes législatifs et réglementaires ne sont pas élaborés définitivement. D’ailleurs les départements devaient disparaitre en 2020 d’après Hollande et Valls. Pour être fondus dans les régions. En outre il y a aussi les responsabilités des communes, des syndicats intercommunaux et autres communautés de communes, les métropoles qui ne sont pas mieux définis. Mais c’est pas une  raison pour ne pas assumer son devoir de citoyen.  Certes on ne sait pas pourquoi et ces élections sont illégales. Le conseil constitutionnel ( qui roupille,  forcément vu l’âge des anciens politiques qui y siègent) va sûrement se réveiller un jour et annuler ces élections. Conclusion ,on ne sait pas pourquoi on vote. D’autant qu’en réalité l’objectif initial était de simplifier le mille-feuilles administratifs et politiques, faire des économie quoi ! mais il ya a eu la révolte des barons de l’oligarchie ;  ces petits élus qui mangent dans la  gamelle politique ; ils sont 600 000 en France record du monde ( comme celui de la fiscalité)° ; Ils ont protesté pour qu’on maintienne les départements, les budgets, les administrations, les procédures, les projets fous qui vont avec ;  sans parler des petites indemnités, des petits avantages, des petites corruptions aussi ( exemple Sivens). Les petits copains qu’on fait embaucher dans la fonction publique locale ( dont les effectifs ont explosé comme les finances locales°. Il faut lire les professions de foi ( les promesses). C’est d’une  banalité affligeante. Pas un propos pertinent sur l’économie et l’emploi. Du bla-bla. Pas un mot sur les économies de gestion alors que les finances et donc la fiscalité vont flamber. Ah des projets dépenses, oui. Des dépenses encore des dépenses. Et les candidats, la plupart des candidats déjà maires, forcément ils ont une solide expérience de dépenses. Certains se retrouveront aussi élus à la région. Toujours cette expérience de dépenses ( normal  plus de 50% des candidats sont des fonctionnaires et assimilés). Parfois ils deviendront  aussi députés, sénateurs, ministres. Au nom de la connaissance du terrain … et des dépenses. ( voir Hollande). Sans doute honteux, la plupart ont même oublié de signaler leur appartenance politique sauf le FN . Un FN qui le plus souvent repend seulement  sur sa profession de foi un discours national de Marine Lepen. Avec des candidats qui dans nombre de cas n’ont pas fait la moindre campagne, la moindre réunion. C’est pas une  raison pour pas voter puisque la démocratie se résume à déposer un bout de papier dans une  urne. Bref la préhistoire de la démocratie. 50 à 60% des inscrits ne vont pas voter ( sans compter les non inscrits). Mais il faut voter au nom des valeurs républicaines. D’ailleurs les écolos et le PS ont même envisager de rendre le vote obligatoire . Quelques démocrates ultra  on même proposé que le seul bulletin à déposer soit celui de la gauche.  Une sorte de démocratie en forme de califat avec un guide  autoproclamé : Valls ;  mieux un prophète républicain. Qui pourraiat dès lundi faire entendre la colère de Dieu en prononçant uen fatwa contre ces abstentionnistes mécréants.

Air-France élections professionnelles- : baisse de la CGT

Air-France élections professionnelles- : baisse de la CGT

Effet sans doute de l’opposition aux réformes  d’Air France , la CGT  perd 4 points et le SNPL 6  (ce dernier restant majoritaire chez les pilotes).:la CFDT arrive en tête pour le personnel au sol.  Toutes catégories de personnel confondues, la CGT a atteint 14,26% des voix, ce qui représente un recul de près de 4 points par rapport au précédentes élections de 2011.  C’est la CFE-CGC, alliée à l’Unac, qui décroche la première place avec 18,11% des points. Arrive ensuite FO- SNPNC (15,94%) puis l’Unsa Aérien (15,18%). La CFDT occupe la quatrième place (13,19%).  «Tous ces syndicats réformateurs ont signé notre projet Transform», indique Air France qui souligne que le taux de participation a été exceptionnellement élevé à plus de 70%.  Dans chacune des catégories de personnels, les résultats sont plus nuancés: parmi les pilotes, le SNPL – à l’origine du mouvement de grève de deux semaines en septembre – reste largement en tête (65,37%) même s’il baisse de près de 6 points. Le Spaf en revanche progresse de près de 10 points (20,76%).  Chez les personnels au sol, la plus importante catégorie au sein de la compagnie, la CFDT arrive en tête. Parmi les hôtesses et les stewards, c’est l’Unsa qui occupe la première place.  La direction d’Air France ouvrira lundi une «conférence sociale» avec les différentes catégories de personnel et lancer les chantiers sociaux prévus ces prochaines mois dans le cadre du nouveau plan de restructuration, Perform 2020.

 

Punir l’ abstention ? ( François de Rugy )

Punir l’ abstention ? ( François de Rugy )

L’abstention massive prévue aux départementales inquiètent sans d’abord parce qu’elle va bousculer les équilibres politiques . ( en particulier peser de manière très négative sur les résultats du PS dont les électeurs sont les moins motivés). Certains  s’interrogent et notamment François de Rugy ( verts, EELV). Comme dans certains pays le vote pourraiat alors être obligatoire. La question se pose cependant pour savoir si cette abstention, sans doute record aux prochaines municipales, n’est pas la conséquence d’une absence de résultat économique et social du pouvoir en place. Au-delà sil ne découle pas plus généralement dune absence d’offre politique crédible. Un vote obligatoire et voire uen sanction ne saurit pas forcément de nature à répondre à ces problématiques. Faut-il sanctionner l’absentéisme ? Pour François de Rugy, le droit de vote est surtout un devoir. « J’en ai un peu assez qu’à chaque élection on se lamente, qu’on se mette à pleurer sur l’abstention et qu’on ne fasse rien. » Le coprésident du groupe écologiste à l’Assemblée nationale a partagé son agacement face à l’absentéisme qui s’annonce lors des prochaines élections départementales.  »Je vais déposer une proposition de loi à l’Assemblée nationale cette semaine pour le vote obligatoire », a-t-il annoncé au micro de Sud Radio Mais alors, quelles sanctions contre les abstentionnistes ? François de Rugy mise sur une contravention. « Il s’exposerait à une petite amende, comme quand on se gare mal, qu’on comment des infractions mineures, une amende de 35 euros qui peut-être minorée à 22 euros. » Une amende donc pour lutter contre ce phénomène grandissant de l’abstention. « Sinon il faut arrêter de se lamenter et dire que finalement, l’abstention, c’est quasiment un vote comme un autre’, a-t-il commenté. La République ce sont des droits mais aussi des devoirs. Si l’abstention était sanctionnée, le député écologiste rappelle cependant que le vote blanc est une possibilité alors qu’une loi a été votée l’année dernière pour reconnaître ce choix. « Évidemment, si l’on n’est pas content par l’offre politique des partis et des candidats qui se présentent et bien on a la possibilité de voter blanc. Et ce vote est décompté de façon précise », a-t-il argumenté avant de conclure « la République ce sont des droits mais aussi des devoirs ». 

Elections départementales : l’UMP vainqueur au deuxième tour grâce au réflexe républicain

Elections départementales : l’UMP vainqueur au deuxième tour  grâce au réflexe républicain

 

C’est peut-être paradoxal mais  c’est le bon report des voix du PS sur l’UMP qui permettra à cette formation d’emporter la mise au second tour. En effet 50% des électeurs de gauche vont voter UMP au second tour ( en cas de duel FN-UMP) tandis que 27% seulement des lecteurs de l’UMP voteront pour le PS au second tour ( en cas de duel PS-FN). Par ailleurs 50% des électeurs du FN voteraient UMP( encas de duel PS-UMP) contre 5% pour le PS.  Du coup avec l’abstention record ( près de 60%).qui va surtout concerner en premier les électeurs de gauche et ce déséquilibre dans le report des voix entre Ps et UMP, la gauche risque de ne conserver qu’un dizaine de départements.  À un peu moins de deux semaines du premier tour des élections départementales, l’écart semble se resserrer entre le Front national et l’UMP ( il faut cependant  relativiser les sondages eu égard au record abstention).  »Toujours premier parti de France avec 31% des intentions de vote dans le sondage Odoxa pour RTL, le Front national aborde ce scrutin en position de force », analyse l’étude. Ainsi, l’UMP et l’UDI remporteraient 29% des voix, tandis que le Parti socialiste et ses alliés en obtiendraient 20%. Quant au Front de gauche et à Europe Écologie Les Verts, ils récupèrent respectivement 8% et 4% des voix. Cependant, il est important de préciser que par rapport à un sondage également établi par Odoxa le 2 mars dernier, le Front national recule de deux points, contrairement à l’UMP, qui en gagne deux. En ce qui concerne le second tour, les reports de voix « annoncent surtout un raz-de-marée pour l’UMP et une déroute historique pour le Parti socialiste », estime l’institut de sondage. Selon certaines estimations, le Parti socialiste pourrait perdre entre une trentaine et une quarantaine de départements. Seule consolation pour le parti de la majorité :  »De bonnes réserves de voix à gauche lui offriront des possibilités de ‘sauver les meubles’ au second tour, dans les cantons où il pourra se maintenir ». La vague bleue montrerait que le front républicain fonctionne très bien auprès des électeurs de gauche (52% voteraient UMP), mais pas du tout auprès de ceux de l’UMP. Les électeurs seraient même symboliquement un peu plus nombreux à préférer le Front national au Parti socialiste (28% à 27%). Mais ils seraient surtout 45% à s’abstenir. Dans le cas d’un duel « classique » entre le Parti socialiste et l’UMP, les électeurs du Front national pencheraient à 50% pour l’UMP, contre 5% pour le Parti socialiste. 45% choisiraient l’abstention.

Départementales : élections illégales et floues

Départementales : élections illégales et floues

 

Des élections départementales complètement floues et même illégales puisque l’assemblée vient seulement de voter le deuxième volet de la réforme territoriale. Avec des orientations très floues et dont les textes d’ application ne sont évidemment pas prêts. Du coup on ne sait pas très bien pourquoi on va voter. Cela  d’autant plus qu’initialement Hollande avait promis la suppression des départements pour 2020. Suppression qui n’est plus à l’ordre du jour . Pas plus qu’ est à l’ l’ordre du jour la réforme  constitutionnelle  par referendum. Des élections départementales qui d’une certaines manière sont illégales. Gérard Dumont ( Economiste et géographe) donne son point de vue très critique sur ces élections dans Atlantico.

 

Atlantico : Comment a-t-on pu arriver à un cas de figure où la loi sur les compétences des départements ne sera pas entièrement finalisée avant les élections départementales, amenant les électeurs à élire des représentants sans connaître leur pouvoir exact ?

Gérard-François Dumont : La France se retrouve dans cette situation pour deux rasions. D’une part, il n’y avait aucune proposition concrète sur la question des compétences des collectivités territoriales dans le programme du candidat François Hollande lors de la campagne en 2012. C’est donc avec surprise que les parlementaires, les conseillers généraux et les Français ont entendu l’annonce de la suppression des conseils départementaux dans le discours de politique générale du nouveau Premier ministre Manuel Valls du 8 avril 2014 : « Mon dernier objectif est d’engager le débat sur l’avenir des conseils départementaux.

Je vous propose leur suppression à l’horizon 2021″. Puis, le Président de la République, dans son texte à la presse régionale du 5 juin 2014, écrit : « L’objectif doit être une révision constitutionnelle prévoyant la suppression du conseil général en 2020″. D’autre part,  le gouvernement s’est lancé dans ces projets concernant les territoires sans aucune étude préalable et sans même consulter le Président de l’Association des départements de France, pourtant socialiste. Or l’objectif fixé par le Président aurait supposé préalablement un bilan précis de l’action conduite par les conseils généraux depuis la décentralisation.

Ensuite, après les deux principales déclarations du Président et du Premier ministre que je viens de rappeler, les discours gouvernementaux, pendant plusieurs semaines, n’ont nullement permis d’y voir plus clair, de savoir qui allait assumer les tâches des conseils généraux. Les projets de loi présentés en juin 2014 se sont révélés imprécis, ne proposant pas d’argumentaire permettant d’expliquer les choix gouvernementaux. Enfin, le gouvernement a décidé de prononcer une « procédure accélérée » pour l’un des projets de loi, interdisant ainsi de prendre le temps d’une réflexion au fond, intégrant par exemple des éléments de comparaison avec l’organisation territoriale des autres pays de l’Union européenne.

Comment les candidats se positionnent-ils face à ce flou ? Cela sape-t-il complètement tout intérêt politique au scrutin ?

Le scrutin départemental de mars 2015 se transforme de facto en des élections à la proportionnelle, où les électeurs votent moins pour des candidats qu’ils connaissent et choisissent que pour un parti. En effet, dans les précédentes élections départementales, alors appelées élections cantonales, sur la majorité du territoire, les électeurs élisaient auparavant un homme ou une femme pour leurs compétences prouvées lors d’un précédent mandat ou ressenties au vu de leur programme et de leur campagne électorale. Ils votaient moins en fonction de l’étiquette politique du candidat que sur sa capacité de contribuer à la bonne gestion territoriale. Avec le redécoupage fondée sur un critère exclusivement démographique et rejetant tout critère géographique, et le système de binôme homme/femme, les conseillers généraux sortants se représentent sur des cantons au moins deux fois plus grands et souvent trois ou quatre fois plus vastes. Les sortants ne sont donc connus que d’une partie des électeurs du nouveau canton ; sur la majorité du territoire national, les électeurs ne retrouvent pas l’identité de leur canton, même si, il est vrai, cette identité était déjà moins perçue dans les centres urbains. Connaissant moins l’éventuel conseiller général sortant, ne comprenant pas le nouveau découpage, pouvant se demander quel sera la répartition des rôles au sein du binôme homme/felle, les électeurs se trouvent ou inciter à s’abstenir ou à exprimer une opinion moins sur les couples de candidats que sur leur parti politique. D’ailleurs, jamais les médias nationaux n’avaient autant couverts des élections départementales[2]. Les lois votées conduisent largement à politiser des élections locales qui reposaient auparavant beaucoup sur la personnalité des candidats et leur qualité de la gouvernance, et dans une mesure nettement moindre, sur leur appartenance politique.

 

Départementales : des élections inutiles et illégales

Départementales : des élections inutiles et illégales

 

 

 

 

L a France va voter alors qu’on ne connait pas le rôle des départements ce qui est parfaitement illégal. Inutile aussi car cela va perpétuer le gaspillage financier des collectivités locales. Car la France détient un autre record celui du nombre d’élus. Environ 600 000 dont beaucoup des départements et des communes. Chaque élu dispose d’uen administration, d’un budget. C’est existentiel. Chaque  élu peut engager des dépenses inutiles ( qui font souvent double emploi avec ceux d’autres élus). Du coup au record d’ élus ( en Europe) il faut ajouter le record d’administration, donc de fiscalités ( environ 400), de lois ( 10 500), de bureaucratie. C’est évidemment le paradoxe fondamental des élections départementales, on ne connait pas quelles seront les attributions ( pas étonnant que 30% ignorent tout de ces élections départementales qui ne sont que des cantonales rebaptisées). Au départ c’était clair:  l’économie aux régions, le social aux départements. Mais d’amendement en amendement on a  complètement détricoté le projet initial. Du coup ce sera comme avant le même empilage administratif et politique avec le communes, les communautés de communes, les syndicats intercommunaux, les métropoles ; les départements et les régions. Forcément dès lors qu’il y a des élus ils veulent des compétences, des budgets du personnel.  Le texte n’a cessé d’évoluer. Il a été quasi totalement détricoté par le Sénat. Pourtant Hollande avait annoncé la fin des départements d’ici 2020. Il n’en sera rien car le lobby des élus a obtenu gain de cause. Du coup la fameuse réforme territoriale est complètement dénaturée. Depuis son arrivée mi-février devant l’Assemblée nationale, le projet  continue de prendre des « coups » via les quelque 2.000 amendements déposés. Résultat, on s’éloigne de plus en plus de la cohérence de départ. Et le texte va davantage ressembler à un empilage de dérogations locales. Certes, comme prévu, dans un souci de clarification, la clause de compétence générale, qui permet à une collectivité d’intervenir dans tous les domaines, va disparaître pour les régions comme pour les départements. Mais, sous l’impulsion d’élus de tous bords, cet objectif est petit à petit rogné. « C’est une somme d’exceptions à la française que l’on surajoute. A un moment on s’occupe des élus de la montagne, à d’autres de ceux du littoral Tout cela aboutit à un maquis d’organisation territoriale qui sera probablement moins efficace qu’auparavant », constate le chef de file de l’UDI Philippe Vigier. « C’est une espèce d’imbroglio dans lequel personne ne se retrouve », renchérit son homologue de l’UMP Christian Jacob. Par exemple, alors que, initialement, il était prévu que la gestion des collèges soit transférée des départements aux régions, finalement, le Sénat en a décidé autrement en gardant la compétence des départements. Et les députés se sont ralliés à cette décision. En revanche les transports scolaires seront, eux, transférés aux régions… Difficile de comprendre. Idem pour la voirie urbaine qui va rester finalement de la compétence des départements alors qu’elle devait aller aux régions.  D’autres amendements votés par l’Assemblée ne vont pas simplifier les choses en accordant des dérogations aux départements sur le développement économique – notamment dans le domaine du tourisme -  au moins jusqu’en 2017… Alors que, initialement, ce sont les régions qui devaient piloter toute la politique économique. Mais, là aussi, la défense des intérêts locaux l’emporte… Il Hollande avait annoncé la fin des départements pour 2020 afin d’alléger le « mille-feuille » français. Résultat :  on maintient tout , on complique et en plus les élections sont illégales. Au fait ça sert à le conseil constitutionnel ? A reclasser les anciens présidents de la république qui s’ennuient ? Ils font la sieste ?

 

Candidats élections départementales :50% de fonctionnaires !

Candidats Élections départementales :50% de fonctionnaires !

 

Un sondage de Harris analyse le profil des candidats. Il faut surtout retenir qu’environ 50% des candidats sont des fonctionnaires actifs (35%)   ou retraités (15%).. Un proportion toutefois qui a été atténuée par la contrainte de légalité home-femme.  Pas étonnant que les finances locales soient à la dérive et ça ne risque pas de s’améliorer. On observe cependant  un certain renouveau générationnel parmi les candidats. L’âge moyen est passé de 53 ans, en 2008-2011, à 51 ans pour 2015 (51,7 pour les hommes, 50,6 pour les femmes). Une moyenne hétérogène, proche de celle de la population française majeure (49.,5 ans). La plus jeune candidate (FN) a à peine 18 ans et la plus âgée (FN), 91 ans.  En moyenne, 13 ans d’âge séparent les deux membres d’un binôme. Debout la France, le Front national et Europe Ecologie-Les Verts ont les moyennes d’âge les plus jeunes avec respectivement 47,5 ans, 49,4  ans et 49,5 ans. À l’inverse, les candidats du Front de Gauche (52,7 ans), du Parti socialiste (52,2 ans) et de l’UMP (51,6 ans) présentent les profils les plus âgés.  Les cadres et professions libérales sont largement représentés (28%) alors que cette dernière catégorie socioprofessionnelle ne représente que 9% de la population française, précise Harris Interactive. Les candidats sont également composés à 23% de retraités, 18% d’employés, 16% de professions intermédiaires.   Parmi les candidats aux élections départementales, 35% des personnes actives sont issues du secteur public alors qu’au niveau national, ce secteur représente 22% de la population active. La proportion des candidats évoluant dans le secteur public est même proche de 50% à gauche (52% au FG, 49% au PS) alors qu’elle est de 27% à l’UMP et très minoritaire (15%) au FN. Les candidats du FN sont majoritairement des employés (26%) ou des retraités (26%), plus que des cadres et professions libérales (14%). En revanche, les effectifs de l’UMP, du PS, du Centre et d’EELV sont composés pour plus d’un tiers de cadres et professions libérales, mais de peu d’employés (15% ou moins) et encore moins d’ouvriers (1% ou moins). Du fait de la forte réduction du nombre de cantons, passés de 4.046 à 2.054, le nombre de candidatures suit la même évolution et passe de 18.881 à 9.096. Mais au-delà de l’effet mécanique, on assiste à une légère baisse du nombre moyen de candidatures par canton : 4,7 en 2008-2011 contre 4,4 en 2015. Parmi les 9.096 binômes candidats, 2% seulement sont composés de deux candidats sortants. Pour 20% ils sont composés d’un candidat sortant et d’une personne ne faisant pas parti du précédent mandat. 78% des binômes présentent deux personnes n’ayant pas exercé la fonction de conseiller général lors de la dernière mandature.

 

Un tiers des Français ignorent les départementales

Un tiers des Français ignorent les  départementales

Nombre de français se désintéressent des départementales puisqu’on prévoit une abstention proche de 6%. Un record. Un tiers n’ont jamais entendu parler de cette élection et pour cause. D’abord c’est une élection appelée précédemment  cantonale déjà bien peu connue. A vec la réformette des structures , on a changé le nom des cantonales transformée en départementales. Second élément d’explication, on ne connait pas avec précision quel sera le rôle des départements avec les nouvelles fonctions de régions. Normalement la réformes des régions aurait dû faire disparaitre les départements mais le lobby des élus a fortement freiné des quatre fers pour maintenir ce niveau qui procure autant de mandants ( et de dépenses inutiles). Selon un sondage Odoxa pour i-Télé  un tiers des Français ignore cette élection. Cette proportion évolue nettement en fonction de l’âge des personnes interrogées. Ainsi, les jeunes âgés de 18 à 24 ans sont 56% à ignorer l’existence de ce scrutin. Ils ne sont plus que 29% chez les 50-64 ans et 9% chez les plus de 65 ans. Une précédente enquête de l’Ifop pour le JDD montrait à la mi-février le relatif désintérêt des Français pour ces départementales, puisque 58% prévoyaient de s’abstenir le mois prochain. Le sondage Odoxa calcule également le « potentiel de vote » en faveur du Front national. Un tiers des Français (33%) envisagent de voter pour le parti de Marine Le Pen : 17% en sont même « certains » et 16% assurent que c’est « probable ». La porosité entre la droite et le FN est particulièrement élevée : 32% des électeurs de Nicolas Sarkozy lors de la présidentielle de 2012 envisagent de voter en faveur de candidats frontistes le mois prochain. Ils ne sont que 15% des électeurs de François Hollande à penser ainsi. Dans les autres enquêtes, les intentions de vote en faveur du FN se situent entre 26 et 30% à un niveau national, mais cela ne permet pas de savoir quels départements pourraient basculer vers le FN.

 

Elections-Doubs: représentatives de 2017

Elections-Doubs:  représentatives de 2017

 

Cette élection risque de constituer un avant goût de 2017 avec un FN qui pourrait bien arriver en tête grâce notamment à la très forte abstention (nettement des électeurs de gauche) et une UMP gagnante au second tour. Il ne faut guère compter sur l’esprit du 11 janvier pour modifier la donne. Certes la popularité de Hollnde et des ministres du PS  est remontée après l’union nationale pour autant les Français n’ont pas modifié leurs intentions de vote ni sur le plan local, ni sur le pan national;  Pour le PS, il s’agit de défendre un siège capital à l’Assemblée nationale. Les socialistes ont en effet perdu leur majorité absolue, avec le départ du député Jean-Pierre Maggi, qui a rejoint le groupe des radicaux, début 2015. Avec 288 députés (la majorité absolue est fixée à 289 sièges), le PS sait désormais que chaque voix compte. Le premier ministre Manuel Valls s’est déplacé lui-même pour soutenir le candidat socialiste dans le Doubs.  Le PS veut également croire en ses chances d’inverser la tendance dans les législatives partielles, qui tournent mal depuis 2012. Alors que le chef de l’Etat et le premier ministre bénéficient d’un regain de popularité depuis leur gestion des attaques terroristes, la gauche espère que son électorat se mobilisera davantage que lors des municipales et des européennes. A l’inverse, l’UMP espère qu’il n’y aura pas d’effet post 11 janvier sur l’électorat et qu’elle pourra récupérer cette circonscription qu’elle avait tenue entre 2002 et 2007. Le FN, qui devrait arriver en première position au premier tour, semble mal engagé pour gagner au deuxième tour, quel que soit l’adversaire. Marine Le Pen, veut tout de même croire aux chances du parti d’extrême droite d’obtenir un troisième député à l’Assemblée nationale.

 

Départementales : le PS en recherche de candidats

 

Départementales : le PS en recherche de candidats

Avec la débâcle prévue aux départementales on ne se presse pas au portillon du PS pour compléter certaines listes. Du coup au PS on a décidé d’élargir aux autres familles de la gauche. Pas étonnant l’abstention devrait être supérieure à 50% et devrait surtout affecter le PS (qui se retrouverait à autour de 16%). Le PS se veut cependant rassurant. Pourtant, il peine en ce moment à trouver des candidats pour boucler certaines listes avant les élections départementales de mars prochain.  Y aura-t-il des candidats socialistes partout pour les élections départementales de mars prochain ? Oui, assure le Parti socialiste. Pourtant, en région, certaines fédérations connaissent des difficultés pour boucler leurs listes dans les quelques 2074 cantons français.  Plusieurs fédérations, comme le Loir-et-Cher, les Hautes-Alpes, le Loiret, les Vosges ou encore la Moselle peinent à trouver leurs candidats. Jean Pierre Liouville, le patron du PS en Moselle, a même dû envoyer une lettre de relance à ses adhérents pour trouver –  au dernier moment – des volontaires. « C’est la première fois que j’envoie une lettre de relance mais il y avait cinq cantons où je n’avais pas de candidats« , explique-t-il Assiste-t-on à une crise de vocation ou à la crainte d’une défaite ? Au Parti socialiste, on reconnait des difficultés à trouver des candidats tout en minimisant. Ce n’est ni la première fois, ce n’est pas non plus lié à la politique de François Hollande assure Christophe Borgel, le secrétaire national PS chargé des élections. « Les difficultés sont plus liées à des territoires où la droite est très forte et la gauche faible qu’à une réalité nationale. Mais, avec la mobilisation que nous avons, on arrive à trouver des candidats. Ce seront majoritairement des candidats socialistes, mais aussi d’autres formations de gauche ou des candidats divers gauches comme on l’a à chaque élection cantonale« , précise-t-il.

Elections 2015 : de 0 à 3 régions pour le PS et au moins 40 départements perdus

Elections 2015 : de 0 à 3 régions pour le PS et au moins 40 départements perdus

 

Pour l’instant d’après les sondages le PS serait en troisième position aux départementales avec autour de 15%, mais ces sondages couvrent les sympathisants y compris les abstentionnistes (sans doute au moins 50% d’abstentionnistes dont une majorité de sympathisants à gauche). En termes de représentativité le PS pourrait ne représenter que de l’ordre de 7% des électeurs.  Un véritable massacre électoral pur le PS qui aura du mal à justifier la légitimité du gouvernement. Le PS pourrait ne conserver qu’une quinzaine de département et 3 régions au mieux  (sur 21 détenues par le PS aujourd’hui).  Le responsable des élections au PS, Christophe Borgel, prévient : « Le seuil de 12,5 % des inscrits nécessaire pour se maintenir ainsi que le tripartisme peuvent conduire à l’élimination de la gauche si elle est divisée. Pour le moment – sans effet. « Le PS est un répulsif si c’est lui qui est le leader d’une coalition. Il faut voir si des alliances alternatives créent une attractivité », lance David Cormand, le « Monsieur Élections » d’Europe Écologie-Les Verts, en pensant à des alliances écolos-Front de gauche. Une ligne loin d’être partagée par tous dans son parti. « Aux dernières cantonales, il n’y avait que deux cas de figure. Soit l’alliance avec le PS, soit l’autonomie. Là, il y aura des alliances alternatives à gauche, c’est une nouveauté en soi. Ce ne sera pas massif mais significatif », estime-t-il. « C’est un pari irresponsable », rétorque Borgel. Mais  le PS envisage le pire. Aujourd’hui, il détient 21 des 22 régions métropolitaines. Dans la toute nouvelle carte de 13 grandes régions, peu semblent conservables. prédit un dirigeant socialiste. … « Au mieux, on gardera trois régions », poursuit ce socialiste en pensant à la grande région Midi-Pyrénées – Languedoc-Roussillon, à la région Aquitaine – Limousin – Poitou-Charentes et à la Bretagne. « En Bretagne, c’est un vrai dilemme. Il n’y a que Le Drian qui peut la conserver. En même temps, c’est un vrai pilier du gouvernement », souffle un hollandais. « Le Drian veut y aller et aimerait démissionner pour pouvoir faire campagne », croit savoir un membre du gouvernement. Quant à la région Midi-Pyrénées – Languedoc-Roussillon, le Parti radical voudrait qu’elle échoie à l’actuelle ministre du logement, la radicale Sylvia Pinel.

 

Régionales 2015 : élections avancées pour cause de déroute annoncée du PS

Régionales 2015 : élections avancées pour cause de déroute annoncée du PS

 

Hollande veut éviter que la déroute annoncée aux régionales vienne polluer la conférence mondiale sur le climat. Il est évident qu’un score de 6à 8% des inscrits ne donnerait pas une image très reluisante du gouvernement français. Du coup, il faut les avancer car Hollande qui s’est recentré sur les questions de société veut tirer profit de cette conférence environnementale pour redorer son blason.  D’après « Le Journal du Dimanche », le président de la République ne veut pas que les élections régionales tombent pendant la conférence sur le climat, en décembre. Les électeurs français vont être sollicités à plusieurs reprises en 2015. D’abord pour les élections départementales (ex-cantonales) puis pour les régionales. Les premières se dérouleront au mois de mars, tandis que les secondes sont annoncées  pour le mois de décembre.  Comme lors des récents scrutins, la gauche s’attend à une sévère défaite. Or, François Hollande ne souhaite pas que ces revers électoraux parasitent la conférence sur le climat, qui se déroulera à Paris du 30 novembre au 13 décembre. Pour cette raison, il souhaiterait avancer la date des élections, croit savoir Le Journal du Dimanche. « Elles pourraient avoir lieu en octobre », aurait confié à nos confrères un proche du chef de l’État.

 

Sondages élections départements : FN à 28%, PS à 17%

Sondages élections départements : FN à 28%, PS à 17%

 

Selon un sondage Odoxa-Orange/Presse régionale/France inter/L’Express publié ce mardi le FN est en tête avec 28%. . L’UMP obtiendrait 25%, « le PS et ses alliés » 17%. Le Front de gauche est crédité de 9%, l’UDI et Europe Ecologie-Les Verts de 7% chacun, le MoDem de 5%, l’extrême gauche de 2%. 27% des sondés de l’échantillon ne se sont pas prononcés. Si un second tour devait mettre aux prises le PS, l’UMP et le Front national, ces partis obtiendraient respectivement 32%, 39% et 29% (là encore, 27% ne se prononcent pas). Odoxa souligne toutefois que cette hypothèse d’une triangulaire n’est « sans doute pas la plus probable » car il faut obtenir 12,5% des inscrits pour figurer au second tour. D’autre part, 58% des personnes interrogées (contre 42% en septembre 2010 et 53% en mars 2014) sont d’accord avec l’idée que « le Front national devrait être à présent considéré comme un parti comme les autres ». 41% ne sont pas d’accord avec cette proposition. 1% n’a pas d’opinion. 77% des sympathisants de droite (incluant ceux du FN, donc) pensent que le FN doit désormais être considéré comme un parti comme les autres, contre 31% des sympathisants de gauche. Enfin, Marine Le Pen et sa nièce Marion Maréchal-Le Pen sont les personnalités les plus rejetées par les Français, en l’occurrence par 54% d’entre eux. Cette enquête a été réalisée par internet les 11 et 12 décembre auprès d’un échantillon de 1.002 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

 

Elections fonction publique : CGT en tête mais ….

Elections fonction publique : CGT en tête mais ….

, le taux de participation était de 52,3% dans la fonction publique d’Etat, 51,2% dans la fonction publique hospitalière et 54,5% dans la fonction publique territoriale. La participation globale estimée (52,9%) est inférieure de 1,7 point à celle des élections de 2011 (54,6%). Un enjeu du scrutin est l’évolution du poids respectif des principaux syndicats dans la fonction publique. La CGT, arrivée en tête avec 25,4% des voix dans l’ensemble des trois fonctions publiques en 2011, risque fort de souffrir de la crise interne suscitée par les révélations sur les dépenses dont a profité son secrétaire général. Dans une vidéo diffusée vendredi sur le site de la CGT, Thierry Lepaon n’en a pas moins déclaré que son organisation restait « la première force syndicale dans la fonction publique », avant même que les résultats définitifs ne soient connus. A La Poste, où la direction fait état d’un taux de participation de 75,63% et où le vote s’est entièrement effectué par la voie électronique, la CGT a effectivement réussi à garder sa première place, avec 26,54% des suffrages, mais recule de près de trois points par rapport à 2011 (29,33%). Suit la CFDT (22,51%), qui fait une percée par rapport à 2011 (18,14%) et devance désormais Sud (20,17%), FO (19,97%), l’alliance CFTC-CGC-Unsa (9,71%) et la CNT (1,10%). Des résultats dont Sud a aussitôt contesté la « fiabilité ». La CFDT a pour sa part expliqué dans un communiqué sa percée par le fait que « le langage de vérité » avait été « entendu par les postiers » et a salué le recul des « organisations porteuses de messages démagogiques ». Dans l’éducation, le SNUipp-FSU reste largement en tête chez les enseignants des écoles avec 44,28%, devant l’Unsa (25,06%), Force ouvrière (13,40%) et le Sgen CFDT (6,20%). Il recule toutefois de quatre points par rapport à 2011. Dans le second degré, c’est le Snes, qui a revendiqué la victoire, avec 44% des suffrages exprimés. Les syndicats Alliance ont fait de même dans la police nationale et au ministère de l’Intérieur.  Les résultats définitifs seront annoncés mardi par la ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu.

 

Elections Etats-Unis : Obama battu

Elections Etats-Unis : Obama battu

 

 

La charme Obama n’opère plus depuis longtemps déjà, il est le loin le temps où il avait reçu le prix Nobel de la Paix avant d’ailleurs d’avoir fait quoi que ce soit (en fait pas vraimenet un cadeau pour l’intéressé). Obama se trouve sans majorité au sénat (heureusement il n’y a que 100 sénateurs pour 343 en France !). Mais aussi sans majorité à la chambre des représentant s (l’équivalent de l’assemblée). Comme la plupart  des politiques dans le monde Obama est une surtout une « grande gueule », un acteur qui parle bien mais agit peu. Il a peu fait sur le plan international et pas grand chose au niveau intérieur notamment là où on l’attendait :  la réduction des inégalités. Il a su cependant privilégier la relance de la croissance avec une  politique accommodante de la banque centrale américaine mais la croissance demeure fragile (2% en 2014) comme dans le monde entier.  La fin de mandat d’Obama pourrait donc être compliquée. Les Républicains se sont emparés, mardi 4 novembre, de la majorité au Sénat américain lors des élections de mi-mandat, annoncent les médias américains. Infligeant un sérieux revers aux Démocrates, le camp républicain détient désormais au moins 51 des 100 sièges du Sénat et conserve par ailleurs le contrôle de la Chambre des représentants, scellant sa mainmise sur le Congrès des Etats-Unis. Les républicains ont bâti leur victoire en arrachant les six sièges nets qui leur étaient nécessaires pour prendre le contrôle du Sénat, dominé par les démocrates depuis 2006. Leur victoire s’est notamment dessinée dans le Colorado, l’Arkansas ou dans le Dakota du Sud où les candidats républicains ont fait tomber des sénateurs démocrates sortants. A 72 ans, Mitch McConnell, qui a facilement conservé mardi son siège de sénateur dans le Kentucky, va incarner l’opposition au président Obama. Selon certaines projections, les Républicains pourraient par ailleurs renforcer leur mainmise sur la Chambre des représentants qu’ils contrôlent depuis 2010 et où ils détenaient jusqu’à présent 233 des 435 sièges.

 

Elections présidence Brésil : Dilma Rousseff réélue de peu

Elections présidence  Brésil : Dilma Rousseff réélue de peu

La présidente sortante, Dilma Rousseff gagne mais de peu, elle donc réélu. Pour autant son mandat risque de ne pas être pas de tout repos tellement les problèmes s’accumulent : corruption, inégalités, croissance, violence. La présidente sortante gagne le droit d’entamer un deuxième mandat à la tête du pays, avec environ 51,6 % des voix et plus de trois millions de voix d’avance. Le Parti des Travailleurs (PT), personnifié des années par Lula, reste ainsi au pouvoir. Les quelque 142 millions d’électeurs brésiliens avaient donc le choix entre la continuité et la rupture. La poursuite des réformes sociales promises par Dilma Rousseff a davantage mobilisé que le dynamisme affiché de son rival de centre droit. Dans les dernières heures de la campagne, Aécio Neves avait insisté sur le scandale de corruption au sein du géant pétrolier Petrobras, touchant selon lui les cadres du PT. Mais son parti, le PSDB au pouvoir de 1995 à 2002, avant Lula, a lui-même été touché par des affaires de corruption, et la tentative de basculement de l’image n’a pas fonctionné. Le plus dur commence certainement pour Dilma Rousseff, pas épargnée pendant la campagne, et qui a connu une contestation sans précédent avant et pendant la dernière Coupe du Monde de football. Les Brésiliens ont de plus en plus de mal à supporter la corruption dans la classe politique et dans la société en général ; ce sera le chantier prioritaire du PT dans les mois qui viennent. Il lui faudra aussi affronter le ralentissement de la croissance économique du pays, touchant principalement les couches pauvres de la société, celles-là même qui lui ont apporté son plus grand réservoir de voix. Mais cette élection présidentielle l’a encore montré : le Brésil reste un pays divisé.

 

Elections Ukraine : victoire des antirusses

Elections Ukraine : victoire des antirusses

 

Victoire des antirusses au parlement en Ukraine (mais ces élections n’ont pu se dérouler en Crimée dans les zones de conflit de lest).  Le camp pro-occidental est arrivé en tête dimanche soir des élections législatives en Ukraine, avec la victoire du parti du président Petro Porochenko, selon des sondages de sortie des urnes. Tous deux glanent quasiment la moitié des suffrages, alors que cinq millions d’électeurs, en Crimée et à l’Est du pays, n’ont pas pu voter. Le résultat était attendu, et le suspense n’était pas immense, mais la conclusion est là ce dimanche soir en Ukraine : les pro-occidentaux sortent grands vainqueurs des élections législatives, selon différents sondages réalisés à la sortie des urnes. Une victoire pour le président Petro Porochenko, dont le parti arriverait en tête, avec près d’un quart des voix, mais talonné par le Front populaire de son Premier ministre Arseni Iatseniouk. Un résultat néanmoins inférieur aux 30 % que lui donnaient les sondages ces dernières semaines. Dans la soirée, le président Petro Porochenko a estimé à la télévision que les Ukrainiens avaient « voté pour un règlement pacifique du conflit armé dans l’est« . Derrière, on retrouve le Bloc d’Opposition composé d’anciens cadres du Parti des Régions de l’ancien président Viktor Ianoukovitch – une présence prorusse inédite – ou encore les nationalistes de Svoboda et le parti de l’ancienne Première ministre Ioulia Timochenko. Pour la première fois, le Parti communiste en revanche ne figurera pas au Parlement ukrainien. Ces élections législatives, convoquées par Petro Porochenko après son arrivée au pouvoir en pleine crise russo-ukrainienne, ont aussi été marquées par une absence de vote dans les régions de l’est tenues par les séparatistes prorusses, ainsi qu’en Crimée rattachée à la Russie depuis le mois de mars dernier. Les habitants de la grande ville de Donetsk ne se sont pas rendus aux urnes.  La situation dans l’est du pays sera le grand défi du nouveau parlement, alors qu’un cessez-le-feu est entré en vigueur le 5 septembre dernier, n’empêchant pas de nombreux accrochages. Les mesures urgentes à voter sont nombreuses – lutte contre la corruption, budget, dette, relations avec l’Union européenne – et les députés auront une lourde charge, alors que la tension reste vive dans le pays.

 

Élections européennes : vers la paralysie de l’UE

Élections européennes : vers la paralysie de l’UE

 

Il n’est pas certain du tout que le séisme attendu se traduise par une évolution dans le fonctionnement de l’Europe. Avec la montée des nationalismes, on pourrait au contraire s’orienter vers une paralysie avec encore moins de politiques communes notamment en matière de croissance et d’emploi. C’est le paradoxe, les votes expriment pour une partie la volonté de transformer le rôle des institutions et de les rendre plus dynamiques mais à 28 pays avec toutes les contradictions, on risque plutôt de geler l’existant ; En clair de garder la bureaucratie sans impulsion politique. Le gouvernement économique était une ambition politique très forte. Mais alors que se tiennent demain, dimanche 24 mai, les élections européennes en France, on n’entend plus rien, se désespère un expert européen, qui croyait en ce projet de gouvernement économique. Il en veut à la France qui selon lui, ne fait plus des dossiers européens sa priorité. Et c’est bien là le problème, nous confie un diplomate à Bruxelles. « Comme on est sorti de la crise aigüe, il y a moins d’urgence », observe-t-il. Du coup, des projets forts et symboliques comme la création d’un poste de ministre des finances européen sont mis en jachère. Cela ne veut pas dire qu’il ne s’est rien passé. Le rôle de la Commission s’est renforcé ces trois dernières années. Le tout nouveau schéma que l’on appelle semestre européen, est un nouvel outil qui permet de mieux coordonner les politiques budgétaires en Europe. Et puis il faut aussi attendre de voir quel visage aura l’Europe et la Commission après les élections. Mais clairement, aujourd’hui, on reste loin des ambitions initiales. « Le problème avec l’Europe », note un défenseur découragé du gouvernement économique, « c’est que si elle n’avance pas, elle recule. »

1...910111213



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol