Archive pour le Tag 'Elections'

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Elections: l’annonce d’une débâcle pour la gauche

Elections: l’annonce d’une débâcle pour la gauche

 

La débâcle est annoncée, elle sera sévère aux municipales et surtout aux européennes. En cause, l’échec total du gouvernement sur la croissance, l’emploi, les déficits, la justice sociale, l’insécurité. Avec Hollande à 22% de popularité, c’est la chute certaine, ce dont s’inquiète sérieusement maintenant la gauche du PS. Exemple, Dimanche soir à Brignoles, l’extrême droite – Front national, plus un dissident à 9,1% – a frôlé la barre des 50% et la gauche, divisée entre un candidat PCF et une candidate Europe Ecologie-Les Verts, a été éliminée du second tour. Depuis le début du quinquennat, la gauche a perdu 8 législatives partielles et 3 cantonales. Plusieurs responsables socialistes ont tenté de minimiser en soulignant que le résultat était dû à une forte mobilisation de l’électorat du Front national sur des terres déjà acquises à cette formation. « L’extrême droite ne progresse pas en nombre de voix depuis les cantonales de 2011 et la présidentielle de 2012″, soulignait un cadre socialiste. D’autres ont déploré, en creux, la désunion de la gauche, tandis que d’autres encore ont mis en avant le fort niveau d’abstention (66,65%), en hausse de dix points par rapport à l’an passé. Certes, certes, certes, mais pour la troisième fois la gauche est éliminée dès le 1er tour (…) Le cocktail abstention-mobilisation frontiste est redoutable », écrit ainsi sur son blog le député de Paris Jean-Christophe Cambadélis, en faisant référence à ces deux législatives partielles. « Cela indique que le seul problème, c’est la mobilisation des électeurs de gauche. Sinon il y a fort à parier que ces premiers tours préfigurent le futur premier tour des élections municipales » de mars prochain, estime-t-il. L’électorat de la gauche « est aux abonnés absents. Et c’est d’abord l’abstention des électeurs de gauche qui propulse le Front national au second tour », estime la sénatrice Laurence Rossignol, l’une des porte-parole du PS, qui n’en pense pas moins que « c’est inquiétant ». « Evoquer l’abstention pour expliquer les forts scores du FN, c’est de la langue de bois ! », expliquait-on lundi dans l’entourage du président de la République, où l’on s’inquiète depuis plusieurs mois des scores du FN. « La montée du FN ne s’explique pas seulement par la situation socio-économique. Les digues ont sauté mais on n’arrive pas à expliquer pourquoi », ajoutait-on, en citant malgré tout « le cocktail explosif des affaires et du chômage », une « dévalorisation de la parole politique » ou encore « le ressort identitaire ». « Que va-t-il se passer aux municipales et aux européennes ? », se demandait-on. Près d’un Français sur quatre (24%) déclare, dans un sondage LH2/Nouvel Observateur publié lundi, être « prêt à voter pour une liste présentée par le Front national » aux municipales. 69% des Français affirment toutefois qu’ils ne seraient pas prêts à le faire et 7% ne se prononcent pas. Un membre du gouvernement se disait, lundi, « choqué comme tout le monde » par les résultats de Brignoles, assurant que le risque Front national était « dans toutes les têtes, au gouvernement ». Face à ce constat, pour les prochaines échéances électorales, le patron du PS Harlem Désir, tout comme le chef de file des députés socialistes Bruno Le Roux insistent sur la nécessité d’ »union » à gauche, dès le premier tour. « A nous de déconstruire les idées présentées par le FN comme solutions et d’apporter des réponses concrètes, proches du quotidien », estime aussi le député Olivier Faure. Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls, s’il se défend de partir « en tournée » contre le FN, se rend mardi à Forbach (Moselle), où Florian Philippot, vice-président du FN, sera tête de liste aux municipales, pour prôner la politique de sécurité du gouvernement, et ainsi tenter d’enlever des arguments au FN dans des territoires « perméables » aux thèses de Marine le Pen. Pour Mme Rossignol, il ne faut « pas tourner autour du leitmotiv de la droite et de l’extrême droite +trop d’impôts, trop d’étrangers, trop de solidarité+. La gauche doit faire parler d’elle, de ses idées de justice et de progrès ».  Certains à l’aile gauche du PS demandent de « changer de cap » et de sortir de l’ »orthodoxie budgétaire ».

 

Elections : la raclée en perspective pour le PS

Elections : la raclée en perspective pour le PS

Les élus du PS commencent sérieusement  à s’inquiéter de la popularité de leur parti. Ils ont certainement raison car le processus de défaite est maintenant engagée et devrait se traduire par des reculs voire une raclée aux municipales et surtout aux européennes. « Si on continue comme ça, on va dans le mur ». Ce cri d’alarme commence à faire tâche d’huile dans les rangs du PS. La défaite dimanche dernier, dès le premier tour de la législative partielle de Villeneuve sur-Lot, la huitième en huit législatives partielles, a des effets collatéraux sur le moral des troupes socialistes. Et les arguments avancés pour expliquer la défaite, à savoir l’effet Cahuzac et la division de la gauche, n’ont pas convaincu. A moins d’un an des municipales, certains députés PS craignent que la machine à perdre soit enclenchée. Cette inquiétude est surtout perceptible chez des élus de l’aile gauche du Parti socialiste, et qui sont aussi des élus locaux. Pour eux, le « mini-21 avril » de Villeneuve-sur-Lot confirme que le gouvernement est en train de désespérer une partie de son électorat. « Il est clair que le résultat de Villeneuve-sur-Lot sonne un peu l’urgence », juge ainsi Laurent Baumel, député PS d’Indre-et-Loire, interrogé par Europe 1. « Il est temps véritablement qu’on réfléchisse non pas à un changement radical de politique, mais à des inflexions substantielles qui pourraient être apportées d’ici les municipales. Il faut que le gouvernement de gauche, sur les retraites, le budget, les impôts, montrent aux couches populaires et moyennes qu’il gouverne aussi en pesant à eux », insiste l’élu. Son camarade Pascal Cherki abonde. « Il y a une désaffection très importante de notre électorat par rapport à une politique dont il ne perçoit pas le sens et surtout dont il ne voit pas pour l’instant les résultats », assure le député de Paris. « Ça se traduit par un ras-le-bol et une vraie menace en France d’un basculement important verts l’extrême droite », craint-il. Du côté de l’exécutif, la réponse est claire : « il n’y a pas lieu de réviser l’orientation politique suivie depuis un an », explique une source gouvernementale. « Les élus crient avant d’avoir mal, c’est normal, mais aux municipales, les équations locales pèseront plus lourd qu’un éventuel vote sanction », veut croire de son côté un conseiller ministériel. Sauf que ça ne suffit pas à rassurer les plus inquiets. « Hollande dit qu’il sera jugé à la fin de son mandat, mais attention à ne pas faire l’impasse sur les municipales, c’est vital pour le PS », confiait un député mardi. Un autre affirme craindre , pour sa part, que le PS prenne tout bonnement « une raclée » aux municipales.

 

Elections Allemagne : Merkel vire à gauche !!

Elections Allemagne : Merkel vire à gauche !!

Angela Merkel, qui brigue un troisième mandat, avait déjà réussi à persuader son parti de sacrifier des dogmes conservateurs sur l’autel du pragmatisme électoral, comme la conscription, ou le nucléaire. Elle veut maintenant que la CDU propose la création d’un salaire minimum. Et ce week-end, elle a fait savoir par un de ses alliés les plus proches que son parti pourrait accorder aux couples homosexuels les mêmes avantages fiscaux qu’aux couples mariés hétérosexuels.  La CDU n’est plus ce qu’elle était», résume Gerd Langguth, qui enseigne les sciences politiques à l’université de Bonn. «Elle sacrifie de plus en plus le coeur de ses valeurs conservatrices. Cela pourrait la couper d’une partie de son électorat mais aussi aider Merkel à gagner les élections.» L’Union chrétienne démocrate (CDU) d’Angela Merkel et ses alliés bavarois de l’Union chrétienne sociale (CSU) disposent d’une avance confortable sur le Parti social-démocrate (SPD) dans les intentions de vote, mais le Parti libéral-démocrate (FDP), partenaire de la CDU-CSU au pouvoir, est tombé sous la barre des 5% dans les sondages, et pourrait ne pas avoir de représentants au Bundestag. Cela pourrait permettre au SPD allié aux Verts de former un gouvernement de coalition, même si chacune des deux formations finissait derrière la CDU-CSU. Les observateurs privilégient toutefois le scénario d’un gouvernement de grande coalition droite-gauche entre la CDU-CSU et le SPD. La perte de terrain des conservateurs dans les centres urbains souligne la nécessité d’un repositionnement aux yeux des stratèges de la CDU. Le parti ne dirige plus aucune des dix plus grandes villes d’Allemagne. Il a notamment perdu ces dernières années le contrôle de Hambourg, Francfort et Cologne. Nombre des positions adoptées par la CDU sont défendues par le SPD et les Verts. Elles visent, soulignent les analystes, à priver le centre gauche d’une part de ses thèmes de campagne. D’autant que la gauche, soulignent-ils, contrôle le Bundesrat, la chambre haute du Parlement qui représente les Länder. En quelque sorte, Angela Merkel fait preuve de pragmatisme en opérant volontairement un virage au centre plutôt que d’être contrainte de le faire ultérieurement. «Merkel est en train d’enlever tous leurs thèmes à ses opposants de façon à ce qu’ils n’aient plus aucun sujet pour mobiliser leurs propres électeurs», explique Thomas Jäger, professeur de sciences politiques à l’université de Cologne. «Elle sait que ses propres partisans avaleront tout cela à contrecoeur, la fin de la conscription et les centrales nucléaires, l’introduction d’un salaire minimum et même des droits pour les couples gays.» «Avec cette percée au centre, la CDU a décidé de sacrifier ses principes pour conserver la chancellerie.»

 

Elections Italie : gauche en tête

Elections Italie : gauche en tête

Deux élections avaient lieu en Italie dimanche et lundi. Les législatives d’une part et les sénatoriales d’autre part. Selon des premiers sondages, la gauche sortirait vainqueur des deux élections. La coalition était emmenée par Pier Luigi Bersani et battrait la droite de Silvio Berlusconi. L’humoriste Beppe Grillo et son parti protestaire obtiendraient entre 16 et 19%. Le grand perdant serait le sortant Mario Monti. Tout ces chiffres sont des sondages. Les premières estimations sont attendues dans les prochaines heures. Pour un chiffre précis, il faudra attendre 20h. Selon les médias italiens, la gauche serait largement en tête des législatives italiennes. Emmenée par Pier Luigi Bersani, la coalition obtiendrait 34,5% des votes selon un sondage de sortie d’urnes. Silvio Berlusconi serait à 29%. A noter la percée du parti protestataire de Beppo Grillo qui rassemblerait près de 20 % des voix. La coalition du sortant centriste Mario Monti se retrouverait en quatrième place avec près de 10% des suffrages exprimés.La chaîne de télévision Skyla gauche devance de six points la droite de Berlusconi : 37% contre 31%. Selon le même sondage, le Mouvement Cinq étoiles de l’humoriste Beppe Grillo arrive en troisième position à 16,5% et la coalition centriste du président du Conseil sortant Mario Monti est à 9%. Des chiffres donnés également par le site de la Repubblica D’après les médias italiens, la coalition de gauche serait créditée de 163 sièges au Sénat, soit cinq de plus que la majorité absolue. Ces premiers résultats proviennent des médias italiens. Les bureaux de vote ont fermé lundi à 15h. Le dépouillement sera long.

 

Deux élections avaient lieu en Italie dimanche et lundi. Les législatives d’une part et les sénatoriales d’autre part. Selon des premiers sondages, la gauche sortirait vainqueur des deux élections. La coalition était emmenée par Pier Luigi Bersani et battrait la droite de Silvio Berlusconi. L’humoriste Beppe Grillo et son parti protestaire obtiendraient entre 16 et 19%. Le grand perdant serait le sortant Mario Monti. Tout ces chiffres sont des sondages. Les premières estimations sont attendues dans les prochaines heures. Pour un chiffre précis, il faudra attendre 20h. Selon les médias italiens, la gauche serait largement en tête des législatives italiennes. Emmenée par Pier Luigi Bersani, la coalition obtiendrait 34,5% des votes selon un sondage de sortie d’urnes. Silvio Berlusconi serait à 29%. A noter la percée du parti protestataire de Beppo Grillo qui rassemblerait près de 20 % des voix. La coalition du sortant centriste Mario Monti se retrouverait en quatrième place avec près de 10% des suffrages exprimés.La chaîne de télévision Skyla gauche devance de six points la droite de Berlusconi : 37% contre 31%. Selon le même sondage, le Mouvement Cinq étoiles de l’humoriste Beppe Grillo arrive en troisième position à 16,5% et la coalition centriste du président du Conseil sortant Mario Monti est à 9%. Des chiffres donnés également par le site de la Repubblica D’après les médias italiens, la coalition de gauche serait créditée de 163 sièges au Sénat, soit cinq de plus que la majorité absolue. Ces premiers résultats proviennent des médias italiens. Les bureaux de vote ont fermé lundi à 15h. Le dépouillement sera long.

 

UMP-élections : les députés vont voter

UMP-élections : les députés vont voter

 

L’ancien président de l’Assemblée nationale l’annonce à l’AFP. Bernard Accoyer organisera mardi prochain une consultation de tous les parlementaires « élus sous l’étiquette UMP », « pour ou contre la tenue avant l’été 2013″ d’une nouvelle élection du président du parti. La proposition a reçu un accueil favorable des fillonistes et des non-alignés, mais plus circonspect de la part des copéistes, « Le jour-même où le calendrier de ce nouveau vote aura été acté irrévocablement, le groupe filloniste R-UMP devra disparaître et aucun recours en justice ne devra être engagé », stipulera la question posée aux parlementaires lors de ce « référendum à bulletins secrets », a expliqué Bernard Accoyer.  Ce référendum, qui sera ouvert à « tous les députés, sénateurs et députés européens élus sous l’étiquette UMP », y compris ceux appartenant au groupe filloniste Rassemblement-UMP, se tiendra à midi mardi prochain, dans un lieu qui n’a pas encore été fixé, a indiqué le député de Haute-Savoie. Celui qui figure parmi les parlementaires « non alignés » ne choisissant ni le camp de François Fillon ni celui de Jean-François Copé, a précisé qu’il prenait cette « initiative personnelle » en accord avec le sénateur UMP Gérard Larcher, qui présidait le Sénat lorsque lui-même présidait l’Assemblée. Cette consultation a déjà reçu le soutien d’une trentaine de parlementaires qui ont signé une motion en ce sens, a-t-il ajouté. Des consultations menées auprès des militants et des parlementaires, en particulier « avec les non-alignés autour de Bruno Lemaire et Nathalie Kosciusko-Morizet, et aussi avec Benoist Apparu, Jacques Myard et Philippe Briand », montrent « un avis clairement majoritaire » en faveur de la solution consistant à « redonner la parole aux militants », a fait valoir Bernard Accoyer.  Avant un cinquième tête-à-tête avec Jean-François Copé, François Fillon a remis mardi matin la pression sur son rival en réaffirmant son exigence d’un nouveau vote, avec de « nouvelles candidatures » mais pas forcément la sienne et une nouvelle date-butoir, « l’été » 2013.

Copé : des élections, oui mais pas avant 2014 !

 

Copé : des élections, oui mais pas avant 2014 !

Copé ne lâche rien surtout pas sa mainmise sur l’appareil de l’UMP. Donc pas d’élection avant 2014. Lundi, l’UMP entrera dans sa quatrième semaine de crise. François Fillon et Jean-François Copé doivent d’ailleurs se rencontrer une nouvelle fois pour tenter de trouver une solution au marasme dans lequel est plongé leur parti. En attendant, dans un entretien au Parisien, dimanche, le président proclamé a d’ores et déjà fermé la porte à un nouveau vote anticipé. C’est le dernier point d’achoppement entre les deux parties. Jean-François Copé a certes accepté l’idée d’un nouveau vote, réclamé par le camp Fillon, mais pas avant les municipales de 2014. Et il ne risque pas de changer d’avis : « nous ne pouvons pas nous permettre de repartir dans une campagne interne qui amènerait son nouveau lot de divisions alors que notre famille est déjà fragilisée. Il nous reste quinze mois avant les municipales. Une grande vague bleue est possible. L’urgence est donc au rassemblement et cela doit emporter sur tout le reste », fait-il valoir.

Elections UMP : devant la justice

Elections UMP : devant la justice

 

Suspicion, discrédit et éclatement, le processus est irrémédiable Copé continue son coup de force au risque d’une explosion de son parti. Il refuse en faiat la médiation de Hupé par peur de perdre le contrôle de l’appareil. De son coté Fillon va saisir la justice. Un grand déballage qui aboutira à l’éclatement. La médiation d’Alain Juppé dans la crise déclenchée à l’UMP par l’élection contestée à la présidence du parti a donc échoué dimanche et le conflit entre Jean-François Copé et François Fillon menace de s’aggraver lourdement en arrivant devant les tribunaux. François Fillon, ancien Premier ministre, a en effet annoncé qu’il allait demander aux tribunaux de « rétablir la vérité des résultats », un litige judiciaire concernant un grand parti de gouvernement sans précédent en France et qui pourrait préluder à un éclatement du principal parti d’opposition français. Président-fondateur de l’UMP en 2002, Alain Juppé a annoncé peu après le début d’une réunion avec les deux rivaux à l’Assemblée nationale vers 19h00 que les conditions de sa médiation n’étaient pas réunies et que sa mission était terminée. Jean-François Copé a annoncé à la presse ensuite qu’il s’en tenait à l’examen du litige par la commission des recours internes à l’UMP, une instance dont François Fillon conteste la légitimité. « Il n’y a à ce stade pas de médiation en tant que telle, la médiation viendrait plutôt ultérieurement, après la proclamation des résultats par la commission », a-t-il dit. François Fillon a répliqué par un communiqué au ton très dur dans lequel il estime que son rival « porte seul la responsabilité d’un échec qui touche (le) parti et compromet au-delà, l’image de l’action politique ». « Soucieux de sortir de l’impasse dans laquelle les coups de force successifs de Jean-François Copé ont plongé notre parti, je saisirai la justice pour rétablir la vérité des résultats et rendre la parole aux militants », ajoute François Fillon. Nicolas Sarkozy était auparavant intervenu pour la première fois en faisant savoir qu’il s’était entretenu par téléphone avec Alain Juppé et qu’il était « favorable à toute initiative qui peut permettre de régler la situation », a dit son entourage à l’Agence France-Presse.

Elections : la tragédie démocratique, exemple la chute de Hollande

Elections : la tragédie démocratique,  exemple  la chute de Hollande

 

La démocratie est une valeur trop précieuse pour être remise en cause. Pour autant, on se saurait s’interdire de critiquer certaine de ses modalités notamment relatives aux élections. Une sorte de tragédie démocratique, tragi-comique parfois ; lors de l’élection présidentielle par exemple, les candidats se persuadent qu’ils sont élus pour leur programme ; c’est en parti vrai mais la majorité des électeurs sanctionnent en réalité la gestion précédente ; C’est le cas en France depuis notamment Giscard d’Estaing. En cette période crise, peu de gens croient d’ailleurs dans ces promesses. Du coup une fois au pouvoir, les heureux élus sont tout étonnés de voir l’opinion se retourner contre eux. C’est le cas de Hollande dont la chute de popularité est d’une  brutalité sans doute liée à la crise mais aussi à ses reniements (pacte budgétaire européen, TVA, compétitivité etc.).  Une opinion qui n’a pas non plus toujours raison.  La classe politique est maintenant tellement discréditée qu’on peut s’interroger sur l’évolution de la démocratie. Certes,  il ne s’agit pas tomber dans l’anti parlementarisme ou dans le piège des bienfaits des dictatures ; des représentant des citoyens sont nécessaires en tant que moyens de médiation. Sinon, c’est le populisme qui précisément conduit à différentes formes de pouvoirs totalitaires. Le phénomène n’est pas simplement français, il touche la plupart des pays qui se défoulent en systématisant (et en ridiculisant)  l’alternance sans que cela change grand-chose. Handicap supplémentaire de la France : la financiarisation (bien sûr) de la politique mais surtout   la professionnalisation des élus. Une confusion totale entre mandat et carrière ; confusion qui permet à l’ENA de placer ses diplômés dont on saurait quoi faire ailleurs (sauf à la tête des banques quand ils sont passés par les cabinets ministériels et avec les catastrophes financières que l’on sait). Du coup, le rééquilibrage peut se faire par le biais de la société civile. Non pas qu’il s’agisse de transférer le pouvoir politique, ce qui serait irresponsable et démagogique. Mais simplement de faire en sorte qu’une fois élus, les responsables soient contraints d’écouter ce que veut la société civile. Ce que propose par exemple Gallois dans le domaine économique et social. C’est possible notamment avec les nouveaux moyens de communication et en particulier internet. A l’écoute  du  journal de 20 heures à la télé, on se rend compte combien l’info  traditionnelle est devenue désuète, formatée par le pouvoir, les appareils et les forces économiques dominantes. Ce ne sont plus que des lecteurs de dépêches d’agences. La presse  écrite, elle, est en pleine décomposition économique. Des millions d’informations sont désormais disponibles sur le net ; certes contradictoires, encore confuses et surtout disparates. La structuration des mouvements d’idées sur le net serait une nette avancée de la démocratie. C’est elle qui, y compris en Chine (et ailleurs en dépit des  dictatures politiques),  a permis des avancées considérables. Encore une fois, les outils de médiation sont nécessaires, les élus notamment. Il faut cependant que ces élus mettent leurs programmes bidon dans leur poche et se mettent réellement au service de l’intérêt général. Cela vaut pour le niveau national comme local. Un maire y compris d’une très petite commune se croit mandaté  pour lancer des projets complètement surréalistes et ruineux ; On ne peut pas trop stigmatiser la fonction d’élu car la société est devenue complexe, mobile, fragile aussi du fait de son caractère systémique. Les adhérents et militants des partis représentent moins de 1% de la population  (10 fois moins que les syndicats pourtant bien faibles, hélas); ils sont nécessaires mais très insuffisants pour être porteurs des aspirations de la population ; trop politisés, trop sectaires, trop intéressés parfois. Incompétents surtout pour prendre en compte la complexité des problématiques contemporaines. La compétence est désormais partout et le pouvoir nulle part ; une compétence cependant trop éparpillée, non structurée ; La problématique de la démocratie est simple, les citoyens de convictions refusent le pouvoir et les politiciens, eux, pour la plupart n’en ont aucune. Dès lors, il faut imposer aux élus ce que souhaitent les porteurs d’intérêt général, de compétence et de cohérence. Bref, la démocratie, en ces temps de crise systémique reste encore davantage à réinventer.

Elections : la tragédie démocratique, exemple la chute de Hollande

Elections : la tragédie démocratique,  exemple  la chute de Hollande

 

La démocratie est une valeur trop précieuse pour être remise en cause. Pour autant, on se saurait s’interdire de critiquer certaine de ses modalités notamment relatives aux élections. Une sorte de tragédie démocratique, tragi-comique parfois ; lors de l’élection présidentielle par exemple, les candidats se persuadent qu’ils sont élus pour leur programme ; c’est en parti vrai mais la majorité des électeurs sanctionnent en réalité la gestion précédente ; C’est le cas en France depuis notamment Giscard d’Estaing. En cette période crise, peu de gens croient d’ailleurs dans ces promesses. Du coup une fois au pouvoir, les heureux élus sont tout étonnés de voir l’opinion se retourner contre eux. C’est le cas de Hollande dont la chute de popularité est d’une  brutalité sans doute liée à la crise mais aussi à ses reniements (pacte budgétaire européen, TVA, compétitivité etc.).  Une opinion qui n’a pas non plus toujours raison.  La classe politique est maintenant tellement discréditée qu’on peut s’interroger sur l’évolution de la démocratie. Certes,  il ne s’agit pas tomber dans l’anti parlementarisme ou dans le piège des bienfaits des dictatures ; des représentant des citoyens sont nécessaires en tant que moyens de médiation. Sinon, c’est le populisme qui précisément conduit à différentes formes de pouvoirs totalitaires. Le phénomène n’est pas simplement français, il touche la plupart des pays qui se défoulent en systématisant (et en ridiculisant)  l’alternance sans que cela change grand-chose. Handicap supplémentaire de la France : la financiarisation (bien sûr) de la politique mais surtout   la professionnalisation des élus. Une confusion totale entre mandat et carrière ; confusion qui permet à l’ENA de placer ses diplômés dont on saurait quoi faire ailleurs (sauf à la tête des banques quand ils sont passés par les cabinets ministériels et avec les catastrophes financières que l’on sait). Du coup, le rééquilibrage peut se faire par le biais de la société civile. Non pas qu’il s’agisse de transférer le pouvoir politique, ce qui serait irresponsable et démagogique. Mais simplement de faire en sorte qu’une fois élus, les responsables soient contraints d’écouter ce que veut la société civile. Ce que propose par exemple Gallois dans le domaine économique et social. C’est possible notamment avec les nouveaux moyens de communication et en particulier internet. A l’écoute  du  journal de 20 heures à la télé, on se rend compte combien l’info  traditionnelle est devenue désuète, formatée par le pouvoir, les appareils et les forces économiques dominantes. Ce ne sont plus que des lecteurs de dépêches d’agences. La presse  écrite, elle, est en pleine décomposition économique. Des millions d’informations sont désormais disponibles sur le net ; certes contradictoires, encore confuses et surtout disparates. La structuration des mouvements d’idées sur le net serait une nette avancée de la démocratie. C’est elle qui, y compris en Chine (et ailleurs en dépit des  dictatures politiques),  a permis des avancées considérables. Encore une fois, les outils de médiation sont nécessaires, les élus notamment. Il faut cependant que ces élus mettent leurs programmes bidon dans leur poche et se mettent réellement au service de l’intérêt général. Cela vaut pour le niveau national comme local. Un maire y compris d’une très petite commune se croit mandaté  pour lancer des projets complètement surréalistes et ruineux ; On ne peut pas trop stigmatiser la fonction d’élu car la société est devenue complexe, mobile, fragile aussi du fait de son caractère systémique. Les adhérents et militants des partis représentent moins de 1% de la population  (10 fois moins que les syndicats pourtant bien faibles, hélas); ils sont nécessaires mais très insuffisants pour être porteurs des aspirations de la population ; trop politisés, trop sectaires, trop intéressés parfois. Incompétents surtout pour prendre en compte la complexité des problématiques contemporaines. La compétence est désormais partout et le pouvoir nulle part ; une compétence cependant trop éparpillée, non structurée ; La problématique de la démocratie est simple, les citoyens de convictions refusent le pouvoir et les politiciens, eux, pour la plupart n’en ont aucune. Dès lors, il faut imposer aux élus ce que souhaitent les porteurs d’intérêt général, de compétence et de cohérence. Bref, la démocratie, en ces temps de crise systémique reste encore davantage à réinventer.

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