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Un bus visé par des coups de feu !

Un bus visé par des coups de feu ! 

Un bus a été touché par sept coups de feu lundi 22 avril vers 23h45, à Échirolles, au sud de Grenoble, en Isère, rapporte France Bleu Isère. L’incident s’est produit lorsque le bus, qui ne transportait pas de voyageurs, arrivait au terminus de la ligne C7 Comboire. Le conducteur s’est réfugié derrière le local conducteur du terminal de bus et n’a pas été blessé mais est choqué, d’après un rapport de l’incident du réseau Mtag.

La police scientifique est toujours sur place ce mardi matin pour inspecter le bus et les impacts de balles. Une enquête est ouverte. En réaction, le syndicat FO affirme à France Bleu que  »tous les conducteurs et conductrices ainsi que les contrôleurs et les salariés » du réseau de transport de la métropole grenobloise « appliquent leur droit de retrait »  » L’ensemble du réseau M TAG est très fortement perturbé pour la journée du mardi 23 avril 2024″, indique le réseau sur son site internet.

Mardi soir, le réseau indique que la circulation des bus et tramways reprendra normalement ce mercredi matin. En revanche, contacté par France Bleu Isère, Georges Garcia, représentant Force Ouvrière au M’Tag, indique que la ligne C7, sur laquelle le bus a été la cible de tir d’arme à feu dans la nuit de lundi à mardi, ne circulera pas normalement. Le terminus, Échirolles Comboire, où l’agression a eu lieu, ne sera plus desservi pendant plusieurs jours.

Société-Préoccupations des Français : en tête la délinquance

Société-Préoccupations des Français : en tête la délinquance

 

La vague d’avril du baromètre politique Ipsos-La Tribune est marquée par une montée des préoccupations sur le niveau de la délinquance 

Pour cette vague d’avril, la part des Français qui citent le pouvoir d’achat comme une de leurs principales préoccupations est en baisse (43% citent ce sujet, -8 points depuis mars) bien que ce sujet reste en tête des préoccupations des Français.

Dans le détail, le pouvoir d’achat obtient 43 %, la délinquance 35 %, le système social 35 %, l’immigration 27 %, l’environnement 26 %, les crises internationales 25 %, le terrorisme 25 %.

Dans le contexte de médiatisation de meurtres et d’agression de mineurs, cette nouvelle vague du baromètre politique est marquée par la montée de la préoccupation pour le niveau de la délinquance : 35% citent désormais ce sujet, soit 7 points de plus qu’en mars. Ce sujet est désormais à égalité avec l’avenir du système social (35%). Le niveau de la délinquance est la première préoccupation parmi les sympathisants LR-UDI (47%) et ceux du Rassemblement national (56%).

Société-Violence des mineurs : L’excuse de minorité enfin remise en cause ?

Société-Violence des mineurs : L’excuse de minorité enfin remise en cause ?

 De nombreuses réactions évidemment certains considérant que les mesures vis-à-vis de la violence des mineurs ne sont pas assez dures et concrètes. D’autres, plutôt à gauche, qui défendent une position de bisous nounours en opposant sanction, prévention et accompagnement.

Face à la multiplication des faits divers de délinquance impliquants des mineurs, « on ne peut pas rester les bras ballants », a assuré Eric Dupond-Moretti, vendredi 19 avril sur RTL, défendant les annonces faites la veille par le Premier ministre. Jeudi, Gabriel Attal a annoncé l’ouverture d’une série de chantiers pour réformer la justice des mineurs, lors d’une visite à Viry-Châtillon, où un adolescent de 15 ans est mort après avoir été agressé à la sortie de son collège. Dans cette affaire, quatre jeunes hommes, dont trois mineurs, ont été mis en examen pour « assassinat »

Pour répondre à ce type de violence, le Premier ministre a promis de « réinstaurer l’autorité, partout et pour tous ». Il a évoqué plusieurs pistes sur le plan judiciaire, et notamment la possibilité d’atténuer le principe d’excuse de minorité, qui implique des sanctions moins sévères pour les moins de 18 ans que pour les majeurs.  Emmanuel Macron a demandé à Gabriel Attal, lors du Conseil des ministres du mercredi 17 avril, de lancer une concertation pour trouver des solutions au  »surgissement de l’ultraviolence », en particulier parmi les plus jeunes, avec l’objectif d’aboutir à un projet de loi avant l’été.

Le lendemain, devant le parvis de l’hôtel de ville de Viry-Châtillon, le Premier ministre a souligné l’urgence de réformer la justice des mineurs. « Il y a deux fois plus d’adolescents impliqués pour coups et blessures, quatre fois plus pour trafic de drogue, et sept fois plus dans les vols avec armes que dans la population générale », a-t-il énuméré jeudi, en ciblant également « l’entrisme islamiste qui va croissant ».

« L’autorité et la règle commune sont trop souvent défiées par certains jeunes », a estimé Gabriel Attal. Une situation qui découle, selon lui, de la différence entre les peines appliquées selon l’âge des mis en cause. « Aujourd’hui si deux jeunes, l’un de 17 ans et l’autre de 18 ans, commettent un vol (…) et qu’ils sont arrêtés en même temps, celui de 18 ans pourra être jugé et sanctionné le jour même, a rappelé le Premier ministre. Alors que pour celui de 17 ans, (…) s’ensuivra une procédure plus longue et différenciée. » Cela renforce « le sentiment d’impunité chez les jeunes », juge le Premier ministre.

De nombreuses réactions évidemment certains considérant que les mesures ne sont pas assez dures et concrètes. D’autres, plutôt à gauche, qui défendent une position de bisous nounours en opposant sanctions, prévention et accompagnement.

Retraite des cheminots : remise en cause de la réforme des retraites de 2023

Retraite des cheminots : remise en cause de la réforme des retraites de 2023La direction a signé lundi avec les syndicats un compromis qui efface une partie de la réforme des retraites de 2023.. La réforme des retraites de 2023 a décalé de deux ans l’âge légal de départ à la retraite en France pour les salariés du privé et les fonctionnaires (le plus souvent de 62 à 64 ans), ainsi que pour les bénéficiaires des régimes spéciaux.

À la SNCF, cet âge est donc passé de 52 à 54 ans pour les agents de conduite, et de 57 à 59 ans pour les autres personnels au statut. Mais, en pratique, les personnels de la vieille dame ferroviaire, déjà avantagés, vont avoir la possibilité de partir encore plus tôt.

La SNCF  a signé lundi un accord avec ses quatre syndicats représentatifs sur les fins de carrière, qui annule une partie des efforts demandés par la réforme de 2023.

Violence des mineurs : L’excuse de minorité enfin remise en cause ?

Violence des mineurs : L’excuse de minorité enfin remise en cause ?

 De nombreuses réactions évidemment certains considérant que les mesures vis-à-vis de la violence des mineurs ne sont pas assez dures et concrètes. D’autres, plutôt à gauche, qui défendent une position de bisous nounours en opposant sanction, prévention et accompagnement.

Face à la multiplication des faits divers de délinquance impliquants des mineurs, « on ne peut pas rester les bras ballants », a assuré Eric Dupond-Moretti, vendredi 19 avril sur RTL, défendant les annonces faites la veille par le Premier ministre. Jeudi, Gabriel Attal a annoncé l’ouverture d’une série de chantiers pour réformer la justice des mineurs, lors d’une visite à Viry-Châtillon, où un adolescent de 15 ans est mort après avoir été agressé à la sortie de son collège. Dans cette affaire, quatre jeunes hommes, dont trois mineurs, ont été mis en examen pour « assassinat »

Pour répondre à ce type de violence, le Premier ministre a promis de « réinstaurer l’autorité, partout et pour tous ». Il a évoqué plusieurs pistes sur le plan judiciaire, et notamment la possibilité d’atténuer le principe d’excuse de minorité, qui implique des sanctions moins sévères pour les moins de 18 ans que pour les majeurs.  Emmanuel Macron a demandé à Gabriel Attal, lors du Conseil des ministres du mercredi 17 avril, de lancer une concertation pour trouver des solutions au  »surgissement de l’ultraviolence », en particulier parmi les plus jeunes, avec l’objectif d’aboutir à un projet de loi avant l’été.

Le lendemain, devant le parvis de l’hôtel de ville de Viry-Châtillon, le Premier ministre a souligné l’urgence de réformer la justice des mineurs. « Il y a deux fois plus d’adolescents impliqués pour coups et blessures, quatre fois plus pour trafic de drogue, et sept fois plus dans les vols avec armes que dans la population générale », a-t-il énuméré jeudi, en ciblant également « l’entrisme islamiste qui va croissant ».

« L’autorité et la règle commune sont trop souvent défiées par certains jeunes », a estimé Gabriel Attal. Une situation qui découle, selon lui, de la différence entre les peines appliquées selon l’âge des mis en cause. « Aujourd’hui si deux jeunes, l’un de 17 ans et l’autre de 18 ans, commettent un vol (…) et qu’ils sont arrêtés en même temps, celui de 18 ans pourra être jugé et sanctionné le jour même, a rappelé le Premier ministre. Alors que pour celui de 17 ans, (…) s’ensuivra une procédure plus longue et différenciée. » Cela renforce « le sentiment d’impunité chez les jeunes », juge le Premier ministre.

De nombreuses réactions évidemment certains considérant que les mesures ne sont pas assez dures et concrètes. D’autres, plutôt à gauche, qui défendent une position de bisous nounours en opposant sanctions, prévention et accompagnement.

 

 

Enquête Préoccupations des Français : en tête la délinquance

Enquête Préoccupations des Français : en tête la délinquance

 

La vague d’avril du baromètre politique Ipsos-La Tribune est marquée par une montée des préoccupations sur le niveau de la délinquance 

Pour cette vague d’avril, la part des Français qui citent le pouvoir d’achat comme une de leurs principales préoccupations est en baisse (43% citent ce sujet, -8 points depuis mars) bien que ce sujet reste en tête des préoccupations des Français.

Dans le détail, le pouvoir d’achat obtient 43 %, la délinquance 35 %, le système social 35 %, l’immigration 27 %, l’environnement 26 %, les crises internationales 25 %, le terrorisme 25 %.

Dans le contexte de médiatisation de meurtres et d’agression de mineurs, cette nouvelle vague du baromètre politique est marquée par la montée de la préoccupation pour le niveau de la délinquance : 35% citent désormais ce sujet, soit 7 points de plus qu’en mars. Ce sujet est désormais à égalité avec l’avenir du système social (35%). Le niveau de la délinquance est la première préoccupation parmi les sympathisants LR-UDI (47%) et ceux du Rassemblement national (56%).

Hausse des jeux d’argent qui témoigne surtout de la pauvreté

Hausse des jeux d’argent qui témoigne surtout de la pauvreté

Contrairement aux apparences la hausse des jeux d’argent ne traduit pas une progression de la richesse dans un pays. Ce serait plutôt le contraire quand on examine en particulier la sociologie des parieurs. En général des classes moyennes, très moyennes et même beaucoup de défavorisés qui espèrent un jour gagner le gros lot.

C’est évidemment aussi un loisir mais peut-être encore davantage un système de fiscalité volontaire car les jeux rapportent beaucoup aux sociétés organisatrices et à l’Etat.
En France, les jeux d’argent ont le vent en poupe. Le chiffre d’affaires de ce secteur lucratif a atteint 13,4 milliards d’euros en France en 2023. Cela équivaut à une hausse de 3,5% par rapport à 2022, où le secteur avait déjà enregistré un record, selon les données publiées lundi par l’Autorité nationale des jeux (ANJ).

Tous les types de jeux voient leur produit brut des jeux (PBJ) – la différence entre les mises des joueurs et les gains reversés par les opérateurs – progresser, avec une hausse particulièrement marquée pour les casinos et les jeux en ligne, notamment le poker. Par ailleurs, la France se situe légèrement en-deçà de la croissance du marché européen qui s’établit à 5,5% (soit 134 milliards d’euros de PBJ).

Justice -Samara Montpellier :Encore des mesures disciplinaires symboliques ?

Justice  -Samara Montpellier :Encore des mesures disciplinaires symboliques

Après la tentative deux meurtres sur la jeune élève de 13 ans à Montpellier, il ne faut guère s’attendre à des mesures disciplinaires très significatives. Les responsables de cette tentative de meurtre qui ont agi au nom de l’intégrisme musulman se verront sans doute sous le coup de mesures symboliques. Tout simplement parce que le dispositif juridique est complètement inadapté pour les mineurs et que de toute façon la justice est systématiquement complaisante en plus d’être encombrée.

Pour cette tentative de meurtre pour des motifs religieux il n’y a pourtant que la prison qui peut constituer une sanction à la hauteur de l’enjeu.

Samara, une adolescente de 13 ans frappée début avril devant son collège de Montpellier, va reprendre les cours à distance et les élèves mis en cause dans son agression vont eux passer devant un conseil disciplinaire, a indiqué dimanche le rectorat de cette académie.

 Afin «de faire toute la lumière sur les faits»l’enquête administrative lancée par la ministre de l’Éducation Nicole Belloubet, qui avait déjà été prolongée d’une semaine mi-avril, va, elle, se poursuivre, tout comme l’enquête judiciaire menée sous l’autorité du parquet, selon la même source.

La cellule d’écoute qui avait été mise en place le lendemain de l’agression, survenue le 2 avril, afin de recueillir la parole des élèves mais aussi des personnels va rester active «au moins la première semaine de la reprise des cours». Il en est de même pour les équipes mobiles académiques de sécurité (EMAS) qui resteront mobilisées au moins la première semaine de la reprise dans ce collège.

 

Allocations -chômage : un durcissement des règles au 1er juillet

Allocations -chômage : un durcissement des règles au 1er juillet

 L ‘accord trouvé quelques mois auparavant sur l’avenir de l’assurance-chômage est devenu caduque. Constatant l’incapacité des partenaires sociaux à trouver un consensus, l’État reprend donc la main sur le régime pour les trois prochaines années. C’est la seconde fois d’affilée que la situation se produit après la période 2019-2023.

Il s’agira de  durcir les conditions pour pouvoir être couvert. Aujourd’hui il faut avoir travaillé six mois lors des 24 mois précédents. Le chef du gouvernement y voit «un système qui s’est organisé pour des multiplications de petits contrats, des contrats courts, entre lesquels on bénéficie du chômage : “Je travaille quelques mois, je touche le chômage quelques mois, je retravaille quelques mois, je touche le chômage”»

Interrogé sur le plateau de TF1, le premier ministre n’avait toutefois pas écarté d’autres pistes, comme la réduction de la durée maximum d’indemnité. Celle-ci est aujourd’hui de 18 mois, contre deux ans auparavant. L’idée pourrait être de l’amener progressivement à 12 mois.

 

Montpellier -Samara :Encore des mesures disciplinaires symboliques ?

Montpellier -Samara :Encore des mesures disciplinaires symboliques

Après la tentative deux meurtres sur la jeune élève de 13 ans à Montpellier, il ne faut guère s’attendre à des mesures disciplinaires très significatives. Les responsables de cette tentative de meurtre qui ont agi au nom de l’intégrisme musulman se verront sans doute sous le coup de mesures symboliques. Tout simplement parce que le dispositif juridique est complètement inadapté pour les mineurs et que de toute façon la justice est systématiquement complaisante en plus d’être encombrée.

Pour cette tentative de meurtre pour des motifs religieux il n’y a pourtant que la prison qui peut constituer une sanction à la hauteur de l’enjeu.

Samara, une adolescente de 13 ans frappée début avril devant son collège de Montpellier, va reprendre les cours à distance et les élèves mis en cause dans son agression vont eux passer devant un conseil disciplinaire, a indiqué dimanche le rectorat de cette académie.

 Afin «de faire toute la lumière sur les faits»l’enquête administrative lancée par la ministre de l’Éducation Nicole Belloubet, qui avait déjà été prolongée d’une semaine mi-avril, va, elle, se poursuivre, tout comme l’enquête judiciaire menée sous l’autorité du parquet, selon la même source.

La cellule d’écoute qui avait été mise en place le lendemain de l’agression, survenue le 2 avril, afin de recueillir la parole des élèves mais aussi des personnels va rester active «au moins la première semaine de la reprise des cours». Il en est de même pour les équipes mobiles académiques de sécurité (EMAS) qui resteront mobilisées au moins la première semaine de la reprise dans ce collège.

 

Société-Sondage préoccupations des Français : en tête la délinquance

Société-Sondage préoccupations des Français : en tête la délinquance

 

La vague d’avril du baromètre politique Ipsos-La Tribune est marquée par une montée des préoccupations sur le niveau de la délinquance 

Pour cette vague d’avril, la part des Français qui citent le pouvoir d’achat comme une de leurs principales préoccupations est en baisse (43% citent ce sujet, -8 points depuis mars) bien que ce sujet reste en tête des préoccupations des Français.

Dans le détail, le pouvoir d’achat obtient 43 %, la délinquance 35 %, le système social 35 %, l’immigration 27 %, l’environnement 26 %, les crises internationales 25 %, le terrorisme 25 %.

Dans le contexte de médiatisation de meurtres et d’agression de mineurs, cette nouvelle vague du baromètre politique est marquée par la montée de la préoccupation pour le niveau de la délinquance : 35% citent désormais ce sujet, soit 7 points de plus qu’en mars. Ce sujet est désormais à égalité avec l’avenir du système social (35%). Le niveau de la délinquance est la première préoccupation parmi les sympathisants LR-UDI (47%) et ceux du Rassemblement national (56%).

Rémunération des Grands patrons : Pourquoi de tels niveaux ?

Rémunération des Grands patrons : Pourquoi de tels niveaux  ?

Comme chaque printemps, avec la publication des documents de référence des entreprises cotées, la rémunération des grands patrons suscite des réactions indignées. Cette année, comme les précédentes, un nom retient en particulier l’attention de la presse française : celui de Carlos Tavares, le directeur général du groupe automobile Stellantis. Ce dernier devrait toucher 36,5 millions d’euros pour 2023, soit 56 % de plus qu’en 2022. Cette rémunération se compose de plusieurs éléments distincts : un salaire fixe de 2 millions d’euros, un bonus de performance de 11,4 millions, des bonus en actions de 13 millions, ainsi qu’une prime exceptionnelle de 10 millions d’euros liée à la transformation du groupe.e parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.
par  ,Professeur de stratégie, ESCP Business School et CentraleSupélec, ESCP Business School dans The Conversation 

Si la valorisation de Stellantis était de 39 milliards d’euros lors de la constitution du groupe né de la fusion de PSA et de Fiat Chrysler début 2021, elle est passée à 45 milliards en janvier 2023, pour atteindre les 80 milliards en avril 2024, soit plus que BMW (70 milliards) ou Volkswagen (68 milliards). Le cours de l’action s’est ainsi accru de 47 % sur un an. Les résultats 2023 du groupe sont éclatants, avec un bénéfice de 18,6 milliards pour un chiffre d’affaires de 189,5 milliards, et une marge opérationnelle de 12,8 %, au même niveau que Mercedes, dont les véhicules sont pourtant vendus beaucoup plus cher.

Reste qu’en 2023, avec 36,5 millions d’euros, Carlos Tavares a gagné 518 fois plus qu’un salarié moyen de Stellantis (70 404 euros) et qu’en plus cet écart s’accroît : c’était 365 fois en 2022 et 298 fois en 2021. Le cas de Carlos Tavares apparaît d’autant plus polémique que, sous le mandat de François Hollande, une loi avait été adoptée pour que la rémunération patronale soit soumise à l’approbation des actionnaires lors de l’assemblée générale annuelle. De fait, en avril 2023, les actionnaires de Stellantis ont bien validé la rémunération 2022 de Carlos Tavares à près de 80 %, mais ce vote a eu lieu au siège du groupe, situé aux Pays-Bas, où il n’a qu’une fonction consultative. Cette année, bien que trois agences de conseil spécialisées dans les votes en assemblée générale, ISS, Proxinvest et Glass Lewis, aient recommandé aux actionnaires du groupe de voter contre la rémunération de Carlos Tavares, celle-ci a été approuvée à 70,21 % lors de l’assemblée générale du 16 avril.

Si l’on peut légitimement s’interroger sur la pertinence des récompenses financières en général, notamment depuis les travaux fondateurs d’Edward Deci, ce qui choque ici, c’est bien le niveau de ces récompenses. Aux États-Unis, les dirigeants ont en moyenne gagné 272 fois plus que leurs salariés en 2022, contre 254 fois en 2021, et 238 fois en 2020. L’évolution de cet écart au cours des dernières décennies constitue d’ailleurs le phénomène le plus perturbant.

En effet, il n’était que de 1 à 20 aux États-Unis en 1965. C’était d’ailleurs l’écart maximal de rémunération que recommandait au début du XXe siècle le célèbre banquier J.P. Morgan, peu réputé pour son militantisme égalitaire, ou celui évoqué en avril 2023 par le député socialiste Boris Vallaud. Toujours en 2023, un rapport d’Oxfam a souligné qu’entre 2011 et 2021, les PDG des grandes entreprises françaises avaient augmenté leur rémunération de 66 % en moyenne, alors que celle des salariés n’avait crû que de 21 %. Ce rapport préconisait de limiter le salaire des dirigeants à 20 fois le salaire médian – et non minimal – de l’entreprise.

 

Si des projets de loi visant à encadrer l’écart des rémunérations au sein des entreprises existent en effet, ils achoppent sur des techniques de contournement faciles à mettre en place : il suffit pour les entreprises de délocaliser leur siège dans un pays qui n’impose pas de limites de salaires, ou encore plus simplement de couper l’entreprise en deux (le siège devenant une société spécifique, le reste une autre).

Dans tous les cas, qu’est-ce qui peut expliquer l’inflation des rémunérations des dirigeants des grandes entreprises ? Ce n’est certainement pas un accroissement proportionnel du talent et des responsabilités des grands patrons : quel que soit l’indicateur choisi, rien n’indique que la performance des dirigeants (et des entreprises qu’ils dirigent) a été multipliée par 15 depuis les années 1960.

Comme souvent, peut-être faut-il chercher une explication dans les structures et les processus mis en place pour fixer le niveau de rémunération des dirigeants.

Depuis une dizaine d’années, dans la plupart des grands pays industrialisés, la loi ou les codes de bonnes pratiques de gouvernement d’entreprise imposent que soit créé au sein de chaque conseil d’administration des grandes entreprises un comité des rémunérations, qui regroupe généralement 3 à 5 administrateurs. En France, selon l’Institut français des administrateurs, qui cite l’article 18.3 du code Afep-Medef, le comité des rémunérations « s’assure que les rémunérations et leur évolution sont en cohérence avec les intérêts des actionnaires et la performance de la société, notamment par rapport à ses concurrents.

Les rémunérations doivent permettre de recruter, motiver et conserver les meilleurs dirigeants. » Pour justifier la rémunération de Carlos Tavares, Wan Ling Martello, vice-présidente exécutive de Nestlé de 2011 à 2018 et présidente du comité des rémunérations au sein du conseil d’administration de Stellantis, a ainsi souligné : « Le besoin stratégique de retenir et attirer des dirigeants de classe mondiale, dans un contexte de compétition internationale ».

Reste que le rôle de ces comités des rémunérations pose des questions complexes en termes de gouvernement d’entreprise, et que leur action peut se révéler ambiguë. En effet, veiller aux intérêts des actionnaires n’est pas nécessairement cohérent avec le maintien de l’avantage concurrentiel de l’entreprise. Par exemple, réduire les dépenses d’innovation ou de formation peut temporairement profiter aux actionnaires, mais entamer durablement le succès de l’entreprise. De même, l’argent versé aux dirigeants vient mécaniquement réduire les dividendes pour les actionnaires.

Par ailleurs, quels intérêts le conseil d’administration est-il supposé défendre, et lesquels défend-il en réalité ? Ceux de l’entreprise, ceux des actionnaires, voire ceux des administrateurs ou ceux des dirigeants ? S’il s’agit des actionnaires, de quelle catégorie d’actionnaires parle-t-on ? On constate fréquemment des conflits d’intérêts entre les actionnaires majoritaires et les minoritaires. Quand, par exemple, les premiers peuvent avoir intérêt à vendre à bas prix l’entreprise à un groupe dont ils sont aussi actionnaires, cela ne satisfera certainement pas les seconds.

La doctrine sous-jacente à la réflexion sur la rémunération des dirigeants (mais aussi à celle sur la composition des conseils d’administration et des comités des rémunérations) est la théorie de l’agence, issue notamment des travaux des économistes américains Michael C. Jensen et William H. Meckling, qui étudie les situations dans lesquelles un acteur (le principal) mandate un autre acteur (l’agent) pour agir en son nom. C’est le cas des administrateurs par rapport aux actionnaires, ou des dirigeants par rapport aux administrateurs. Or, la théorie postule que les agents peuvent chercher à privilégier leur propre intérêt aux dépens de celui des principaux : ils sont opportunistes.

Pour pallier cet opportunisme, les entreprises doivent mettre en place des systèmes de contrôle, mais aussi des systèmes d’incitation, qui permettent de réaligner les intérêts des agents avec ceux des principaux. C’est en vertu de ce principe que les dirigeants sont rémunérés de plus en plus souvent sous forme d’actions gratuites ou d’options d’achat d’actions à un prix fixé à l’avance, comme dans le cas de Carlos Tavares.

Cependant, l’existence de ces comités et leur doctrine ne permettent pas à elles seules d’expliquer l’explosion des rémunérations des dirigeants des sociétés cotées. Pour cela, il faut invoquer la conjonction de deux effets pervers que nous avons détaillés dans un article publié l’année dernière : la consanguinité des conseils d’administration et la publication des rémunérations.

Les conseils d’administration des groupes cotés sont le plus souvent composés d’individus qui sont eux-mêmes dirigeants, et qui siègent la plupart du temps dans plusieurs autres conseils. Ils sont généralement issus des mêmes grandes écoles, voire des mêmes grands corps. Il existe donc des pratiques plus ou moins conscientes de « renvoi d’ascenseur » entre dirigeants et administrateurs, qui n’est d’ailleurs pas spécifique au capitalisme français, puisqu’on la retrouve par exemple aux États-Unis. Cela dit, la collusion au sein des cercles de pouvoir existait bien avant les années 1960, et si elle permet d’expliquer le montant de la rémunération des dirigeants, elle n’explique pas leur explosion.

La véritable raison de l’explosion des rémunérations des dirigeants est plutôt à rechercher du côté de leur publication. À partir des années 1990, les grands pays industrialisés ont obligé les entreprises cotées à publier la rémunération de leurs dirigeants. Or, si ces lois visaient à plus de transparence, voire à plus de retenue, elles ont paradoxalement provoqué l’effet inverse. Une fois publique, la rémunération est devenue un étalon de la valeur des dirigeants.

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Environnement :  » 70 % des forêts primaires du globe ont disparu « 

Environnement : «  70 % des forêts primaires du globe ont disparu « 

 Le professeur en botanique, FRANCIS HALLE ,  dresse un état des lieux alarmant des menaces qui pèsent sur ces poumons de la planète ( dans La Tribune).

 Aujourd’hui, quelles sont les forêts les plus mal en point dans le monde ?

FRANCIS HALLE - L’Europe est dans la pire situation. La principale raison est que, sur notre continent, nous n’avons presque plus de forêts primaires, sources essentielles de biodiversité. La dernière du type est la forêt de Bialowieza, à cheval sur la Pologne et la Biélorussie. Elle a été formée il y a un peu plus de dix mille ans, lors de la dernière période de glaciation. L’activité humaine est en train de la menacer. En Asie du Sud-Est, la situation n’est pas très bonne non plus. L’extension des plantations de palmiers à huile a détruit de très larges zones de forêts. Il y a aussi un cas particulièrement alarmant : celui de la Chine, pays où il n’y en a quasiment plus. C’est dramatique. En Amérique du Sud, et notamment au Brésil, là où se situe la majeure partie de l’immense forêt amazonienne, la situation s’est dégradée ces dernières années. En cause, l’action de l’ancien président brésilien d’extrême droite Jair Bolsonaro, grand soutien de l’agro-industrie. Pendant son mandat, la déforestation a augmenté d’environ 75 % par rapport à la décennie précédente. Le Chili et l’Argentine sont aussi dans une situation comparable.

À l’inverse, quelles sont les zones forestières qui se portent le mieux ?

À ce jour, c’est l’Afrique qui abrite les plus belles forêts tropicales. Il y a là-bas des massifs intacts et notamment de nature primaire. Ces espaces-là se situent surtout en Afrique centrale. Du côté de l’Amérique du Nord, tout particulièrement aux États-Unis, la situation est positive. Les Américains ont bien conservé leurs forêts, dont certaines sont encore primaires. Les forêts boréales, situées dans l’hémisphère Nord [au Canada, en Scandinavie et en Russie], se portent bien aussi. Par contre, ces dernières ne sont pas riches en biodiversité animale.

Vous alertez surtout sur la destruction des forêts « primaires ». Pourquoi sont-elles si importantes ?

Les forêts dites « primaires » [en langage courant, des « forêts vierges »] existent depuis des centaines de millions d’années et n’ont pas été exploitées par l’homme. Elles accueillent l’essentiel de la biodiversité planétaire, c’est énorme, et elles sont aussi d’immenses puits de carbone. Voilà pourquoi il est absolument crucial de les préserver. Aujourd’hui, 70 % des forêts primaires du globe ont disparu. C’est un vrai problème pour la biodiversité de la planète.

Quelle est la menace principale pour les forêts dans le monde ?

Principalement l’être humain. La déforestation pour des activités économiques est l’exemple le plus frappant. En Asie, c’est particulièrement inquiétant. D’autres pratiques humaines dégradent également les forêts. Par exemple, en France, une partie de leur mortalité est liée à la plantation d’arbres qui ne respectent pas leur écologie d’origine. Je pense aux nombreux épicéas, une espèce de montagne, plantés ces dernières années en plaine. Résultat : ils poussent vite, certes, mais beaucoup sont infestés par des parasites, les scolytes, et meurent… Le dérèglement climatique favorise aussi les feux de forêt. Le monde entier est aujourd’hui touché, notamment le nord de l’Europe, qui était auparavant épargné en comparaison avec l’Europe du Sud.

En France, le gouvernement dit que le volume de forêts augmente, mais vous n’êtes pas d’accord. Pourquoi ?

En fait, ce qui augmente en France, ce sont les plantations d’arbres, qui, je le rappelle, ne sont pas des forêts ! Dans celles-ci, tous les arbres sont de la même espèce et ont le même âge. Elles ont uniquement une finalité économique, notamment la fourniture de bois. Mais niveau biodiversité, on est très bas.

Pourquoi préserver les forêts est-il si important pour l’équilibre écologique de la planète ?

Il y a plusieurs raisons. Sous une forêt en bon état, qu’elle soit primaire ou secondaire, les sols sont de bonne qualité. Mais l’agriculture productiviste, lorsqu’elle prend la place d’une partie de forêt, introduit des intrants chimiques dans les sols. Un processus qui, au fil des années, les appauvrit et les rend infertiles. L’autre point important est bien sûr la biodiversité : plus une forêt est vieille, plus elle est riche en faune et en flore. Enfin, c’est une évidence, les forêts captent des quantités astronomiques de carbone et sont notre seule réelle source d’oxygène.

Sondage système Santé: une majorité des Français pour une part plus importante du privé

Sondage système  Santé:  une majorité des Français pour une part plus importante du privé

Selon un sondage  santé  ( CSA-Havas Red Health révélé par La Tribune), ce sont aujourd’hui 63 % des Français qui jugent que notre système de santé fonctionne mal, voire très mal.ils sont  59 % à juger possible, à plus ou moins long terme, que le gouvernement puisse tout simplement se décharger de la gestion de la santé au profit de la sphère du privé . 

Sans changement majeur du système, l’avenir ne semble guère meilleur. Loin s’en faut même. 71 % des Français considèrent que l’organisation de la santé hexagonale n’évolue pas dans le bon sens. « Nous sommes sur un degré de pessimisme très fort et très installé, analyse Julie Gaillot, directrice du pôle society chez CSA. Un tel degré de pessimisme montre que nous avons atteint une logique de fracture, les Français ne croient plus une amélioration possible sans une rupture majeure. »

Mis bout à bout, ces différents constats placent d’ailleurs la santé dans une zone d’anxiété collective. La santé caracole loin devant des sujets tout aussi anxiogènes que sont l’insécurité, l’environnement ou encore le terrorisme, et s’affirme comme le deuxième sujet de préoccupation des Français, juste derrière le pouvoir d’achat. Ce sont aujourd’hui 36 % des Français qui se disent préoccupés par la santé.

Au-delà de ce sombre tableau, l’étude décortique les zones de fragilité du système de santé. Dans ce domaine, un aspect est clairement pointé du doigt : les moyens humains, qui représentent la toute première faiblesse pour 66 % des Français qui jugent le système dangereusement bancal. Manque de médecins et de soignants, délais à rallonge pour obtenir un rendez-vous, déserts médicaux : les effectifs du système ne seraient tout simplement plus en capacité de répondre à la demande. Autre lacune pointée du doigt, et largement imbriquée dans la première : l’organisation des soins, citée à 30 % comme problématique.

59 % à juger possible, à plus ou moins long terme, que le gouvernement puisse tout simplement se décharger de la gestion de la santé au profit de la sphère du privé.  Les Français jugent aussi que l’amélioration du système de santé, victime d’une thrombose en matière de soins, passera aussi par une stratégie réelle de prévention.

Sondage préoccupations des Français : en tête la délinquance

Sondage préoccupations des Français : en tête la délinquance

 

La vague d’avril du baromètre politique Ipsos-La Tribune est marquée par une montée des préoccupations sur le niveau de la délinquance 

Pour cette vague d’avril, la part des Français qui citent le pouvoir d’achat comme une de leurs principales préoccupations est en baisse (43% citent ce sujet, -8 points depuis mars) bien que ce sujet reste en tête des préoccupations des Français.

Dans le détail, le pouvoir d’achat obtient 43 %, la délinquance 35 %, le système social 35 %, l’immigration 27 %, l’environnement 26 %, les crises internationales 25 %, le terrorisme 25 %.

Dans le contexte de médiatisation de meurtres et d’agression de mineurs, cette nouvelle vague du baromètre politique est marquée par la montée de la préoccupation pour le niveau de la délinquance : 35% citent désormais ce sujet, soit 7 points de plus qu’en mars. Ce sujet est désormais à égalité avec l’avenir du système social (35%). Le niveau de la délinquance est la première préoccupation parmi les sympathisants LR-UDI (47%) et ceux du Rassemblement national (56%).

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