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BCE : encore une réunion pour pas grand-chose

 

BCE : encore une réunion pour pas grand-chose

 

Toujours tétanisée par la récession, la BCE ne devrait pas changer grand chose ; en fait on veut faire croire à une reprise d’ici la fin de l’année pour justifier l’immobilisme. Le grand rendez-vous européen des marchés se tiendra une nouvelle fois du côté de Francfort, ce jeudi 6 juin. La Banque centrale européenne (BCE) va, en effet, se réunir à l’occasion de sa conférence mensuelle de politique monétaire. Concrètement, l’institution européenne présidée par Mario Draghi, ne devrait pas toucher cette fois à ses taux directeurs. Lors de la dernière réunion, en mai, elle avait abaissé son taux de refinancement de 0,75% à 0,50% dans le but de donner un coup de pouce à l’économie de la zone euro, actuellement en berne. Dans leur grande majorité, les économistes ne s’attendent pas à nouveau coup de rabot de la part de la BCE, du moins pour cette conférence. Pour les suivantes, « si l’économie ne s’améliore pas et si l’inflation reste basse trop longtemps(…) une autre baisse de 0,25% du taux de refinancement pourrait être le premier de la BCE », explique ainsi Frédérik Ducrozet, économiste au Crédit Agricole CIB.  Or, justement, la BCE va, ce jeudi, mettre à jour ses prévisions de croissance et d’inflation pour la zone euro, ses dernières publications datant de mars dernier . Sur ce sujet, les économistes s’attendent à un abaissement de la part de l’institution, la Commission européenne, par exemple, l’ayant déjà fait le 3 mai dernier, en tablant sur -0,4% de croissance pour l’union monétaire, contre -0,3% auparavant. La véritable question, pour les marchés, va être de savoir si la BCE commence à douter de la reprise économique, car les indicateurs sont mauvais. Pour Jennifer McKeown, économiste chez Capital Economics, les récents indices PMI ainsi que la faiblesse de la croissance en zone euro (confirmée à -0,2% pour le premier trimestre, mercredi 5 juin) « ébranle les espoirs de la BCE quant à une reprise de l’économie vers le milieu de l’année ». Jusqu’ici, Mario Draghi a plusieurs fois répété que la reprise en zone euro surviendrait au second semestre 2013. Lors d’une conférence de presse à Shanghaï, lundi 3 juin, il a donné plus de précision: « la situation économique reste difficile dans la zone euro, mais il y a quelques signes d’une possible stabilisation, et notre scénario de base continue à prévoir une reprise très progressive à partir de la fin de l’année ».  Autrement dit, il va encore falloir prendre son mal en patience. Or, de cette lente reprise dépend l’avenir de la croissance française. Le 15 mai dernier, Pierre Moscovici estimait ainsi que la récession de l’économie hexagonale était « largement due à l’environnement de la zone euro ».  Deux jours plus tard il déclarait que la croissance « reviendra dans le courant du deuxième semestre 2013″, calquant ses propos sur ceux de Mario Draghi. Sauf qu’entre-temps ce dernier s’est montré un brin plus pessimiste…

 

Hollande : une conférence pour rien

Hollande : une conférence pour rien

Hollande a choisi le pire moment pour une conférence où il n’a rien à dire sinon que le pire est passé et que ça ira mieux demain.  Chômage record, impopularité historique, récession, déficits e hausse, dettes en augmentation, matraquage fiscal, investissements en berne, pouvoir d’achat en recul ; un bilan catastrophique. Même à gauche les critiques sont acerbes et pas seulement aux extrêmes. Résultats : come d’habitude une presse qui va d’abord retenir la forme et quelques jours après, le constat d’un nouvel échec de communication. On attendra prudemment les sondages pour confirmer.   Tombé à des niveaux d’impopularité jamais vus pour un président sous la Ve République, François Hollande est poussé par des voix de plus en plus nombreuses dans sa majorité à accélérer le rythme de son action pour sortir le pays de la crise.   »La présidence, c’est comme du ciment à prise rapide : plus on attend et plus il est difficile d’agir », explique ainsi l’ancien conseiller de François Mitterrand, Jacques Attali, dans une interview au Echos estimant que le chef de l’Etat a « déjà fait beaucoup de choses », mais qu’il aurait pu « aller plus vite ».  Lundi, Ségolène Royal, ex-compagne et rivale de François Hollande pour la présidentielle, l’a elle aussi invité à presser le pas jugeant ses mesures pour l’emploi « pas à la hauteur ».  Elle a par ailleurs mis en cause l’efficacité de l’équipe de Jean-Marc Ayrault en plaidant pour « une restructuration de la galaxie de Bercy » où sept ministres jouent des coudes, sapant l’autorité de Pierre Moscovici. Mardi le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius avait déploré qu’il n’y ait pas de « patron » à Bercy.  Ces prises de position alimentent l’idée d’un remaniement du gouvernement. François Hollande, qui a affirmé la semaine dernière que cette hypothèse n’était « pas d’actualité », devrait être amené à préciser sa pensée.  A Bruxelles, invité à s’expliquer devant la Commission européenne, François Hollande a réaffirmé mercredi son engagement à mener les réformes en faveur de la compétitivité mais il a dans le même temps jugé « probable » que la croissance serait « nulle » en 2013.  Selon Bernard Poignant, un de ses proches, il ne devrait annoncer ni changement de cap, ni changement de rythme, lors de sa conférence de presse.   »Je ne vois pas ce qu’il peut faire de différent, je ne vois pas pourquoi il changerait sans arrêt », a expliqué cet ami de longue date qui a l’oreille du chef de l’Etat.  François Hollande « ne sous-estime pas du tout » la crise mais « il connaît le peuple français et il sait qu’il faut faire les réformes progressivement, pas brutalement », a-t-il expliqué.  Alors que le Front de gauche a imputé l’entrée de la France en récession à la « politique d’austérité » menée par François Hollande, la droite attend du chef de l’Etat l’annonce d’un changement de cap radical.  Sur la forme, le grand oral du chef de l’Etat sera très similaire à celui du 13 novembre dernier: même scénographie, 400 journalistes réunis dans la salle des fêtes de l’Elysée, et même format, un propos liminaire d’une vingtaine de minutes suivi du jeu des questions-réponses, le tout ne devant pas excéder deux heures.  Hormis l’urgence de la crise, le chef de l’Etat devra affronter un feu roulant de questions sur d’autres sujets d’actualité immédiate comme les graves incidents en marge de la fête du PSG lundi soir au Trocadéro, qui ont mis à mal l’image du ministre de l’Intérieur Manuel Valls ( mais aussi malheureusement de la France). .

 

Une nouvelle taxe sur le vin (Sénat)

Une nouvelle taxe sur le vin (Sénat)

 

 

Faut-il supprimer la consommation de vin ou le sénat ? Question sans doute de santé publique et économique. Faute de pouvoir redresser l’économie, nos parlementaires inventent chaque jour de nouvelles taxes qui tenet un peu plus chaque jour croissance, consommation et emploi. Taxer le vin pourquoi pas ? Mais aussi le pain qui fait grossir, l’air qu’on respire par excès et qui donne de aérophagie, la viande qui augmente le mauvais cholestérol ; le champ des possibles fiscaux est immense comme la l’incurie économique de nos parlementaires qui se gavent (surtout au sénat) de ressources publiques (20 000 euros par mois pour un sénateur-maire d’une grande ville plus tous les avantages). Le vin, un alcool comme les autres ? Pour le Sénat, oui. Alors puisque les alcools forts one taxe spécifique depuis 2011, et la bière depuis 2012, pourquoi le vin ne passerait-il pas au même niveau ? Le vin est en effet l’alcool que les Français boivent le plus : 59% de leur consommation d’alcool, contre 16% pour la bière et 25% pour les spiritueux. Le but des sénateurs, qui demandent cette taxe, est de faire baisser la consommation des français en sucre, tabac, graisses, et surtout en alcool, qui cause toujours 49 000 morts par an. Pour l’instant, ce n’est qu’un projet, et une audition de la filière viticole est prévue dans les dix jours. Actuellement, le vin ne supporte que 4 centimes de taxe par bouteille contre 36 pour la bière et 1,90 euro pour les spiritueux. Si le vin était taxé en fonction de son degré d’alcool, comme la bière, la taxe atteindrait entre 30 et 60 centimes par bouteille et rapporterait entre 1,3 et 2,7 milliards d’euros à l’Etat. Pour les producteurs, évidemment, il s’agit là d’une très mauvaise idée. Marc Penaveyre, qui cultive dans la région de Toulouse, s’emporte : « On se fout de nous complètement. Franchement, c’est une honte d’imaginer récupérer quatre sous pour abonder un budget général sous prétexte de santé publique », s’exclame-t-il sur RMC. Et il désigne les coupables : « Je montre du doigt les ayatollahs de l’hygiénisme, ces messieurs je lave plus blanc que blanc ». Pour le président du Syndicat des viticulteurs Fréderic Ribes, « les sénateurs ne sont pas plus bêtes que les autres, ils vont vite comprendre que c’est inopérant si on veut résoudre le problème de la consommation ». En attendant, ils ont déjà promis de descendre dans la rue pour mettre la pression. Alain Baccino, viticulteur et président de la Chambre d’agriculture dans le Var, est du même avis. « Je suis contre parce que je trouve que les vins sont suffisamment taxés. C’est vrai que c’est une mesure facile, qui peut faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’Etat, mais c’est une fausse bonne solution ». Le producteur affirme que ce n’est pas à la profession de payer pour les problèmes des autres. « Parce que le problème de l’alcoolisme, c’est un problème de société, de santé publique, c’est au corps médical, à la société, de le régler. Mais ce n’est pas en taxant le produit qu’on va trouver une solution à la consommation excessive d’alcool. Pour moi, c’est une erreur ». Mais pour les professionnels de la santé, c’est enfin une bonne nouvelle. Michel Craplet, médecin psychiatre et alcoologue à l’hôpital de Saint-Cloud, dans les Hauts-de-Seine, est « pour taxer davantage le vin, très faiblement taxé en France. Il y a encore une trop grosse consommation, on a un problème sanitaire et de sécurité publique. Et on sait que quand on augmente les prix, la consommation baisse, et maintenant il faut en tenir compte. Je souhaiterais que le vin soit taxé selon la quantité d’alcool qu’il contient. En fait, ce n’est pas le vin ou les spiritueux qu’il faut taxer, c’est l’alcool ». Et même, pourquoi pas, ne pas hésiter à aller plus loin. C’est le souhait de Serge Karsenty, qui souhaite une augmentation franche des prix. Sociologue et président d’Alliance Prévention Alcool, il suit de près les travaux du Sénat. « Les augmentations du prix de l’alcool sont efficaces pour diminuer la consommation, mais pour que ça se voit, il faut que les augmentations soient conséquentes, au moins de l’ordre de 10%, sinon c’est pratiquement imperceptible ». En revanche, pas question de se presser, surtout en période de crise : « Evidemment, une taxe supplémentaire en ce moment n’est pas bien acceptée, reconnaît-il, c’est la raison pour laquelle il ne faut pas s’y prendre en une seule fois pour égaliser les taxes sur l’alcool ».

Mediator : une sénatrice UMP mise en examen

Mediator : une sénatrice UMP mise en examen

L’Ancienne -sénatrice UMP Marie-Thérèse Hermange et le N.2 de Servier, Jean-Philippe Seta, sont soupçonnés d’être intervenu dans la rédaction d’un rapport sénatorial sur le Médiator. Leurs mises en examen interviennent dans le cadre du volet des poursuites pour trafic d’influence, ouvert fin 2011 et visant les laboratoires Servier, soupçonnés d’être intervenus pour qu’un rapport sénatorial minimise leur responsabilité dans l’affaire du Mediator et insiste sur celle de l’Agence du médicament. L’information judiciaire pour trafic d’influence est conduite à Paris en parallèle avec plusieurs autres enquêtes : l’une pour tromperie et escroquerie dans laquelle le patron des Laboratoires Servier et six sociétés du groupe ont été mis en examen, l’autre pour « homicides et blessures involontaires » dans laquelle Jacques Servier, a été mis en examen. Un premier procès doit s’ouvrir sur le volet tromperie le mois prochain à Nanterre. En effet le 19 mars l’Agence du médicament elle même, ancienne Afssaps, est mise en examen pour homicides et blessures involontaires. Les juges se demandent si l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) n’aurait pas négligé la dangerosité du Mediator entre 1995 et 2009. Or ce rapport sénatorial de Marie-Thérèse Hermange, publié en juin 2011, épingle justement l’Afssaps de l’époque, soulignant qu’elle semblait « avoir redécouvert tardivement des travaux publiés pourtant dès les années 1970 » sur le Mediator. « L’infiltration tentaculaire des laboratoires Servier au sein de notre République est intolérable » (Dr Irène Frachon) Pour le docteur Irène Frachon, la pneumologue dont les travaux ont révélé la dangerosité du Mediator, ces nouvelles mises en examens vont dans le bon sens. Et le médecin n’est pas étonné des liens entre le laboratoire Servier et le monde politique : « Il y a eu une complaisance à l’égard des laboratoires Servier qui m’a scotchée quand j’ai lu le rapport sénatorial« , se souvient-elle. Le médicament aurait causé 220 à 300 décès à court terme, 1.300 à 1.800 à long terme selon un autre rapport des experts missionnés par les juges chargés de l’instruction de l’affaire. Ce même rapport dénonce par ailleurs la stratégie de dissimulation de Servier et estime que la commercialisation du médicament aurait dû être suspendue entre 1998 et 2003 au vu des premiers signalements de maladies.

 

 

Mélenchon à Matignon pour une autre politique ?

Mélenchon à Matignon pour une autre politique ?

 Je suis candidat à Matignon », a déclaré Jean-Luc Mélenchon qui estime que dans la majorité actuelle « pas un député PS n’avait été élu sans les voix du Front de gauche, et pas un des députés du Front de gauche ne l’avait été sans le PS ». « Cette majorité a été élue sur un programme et François Hollande a déplacé le curseur vers la droite, vers les solfériniens », a-t-il poursuivi.   »Je veux qu’on change le centre de gravité, qu’on applique une autre politique », a-t-il ajouté. Comme on lui demandait ce qu’il ferait s’il était nommé à Matignon, il a répondu: « Je sais quoi faire ».  D’abord « rassurer les nôtres: on passe à toute vitesse la loi contre les licenciements boursiers, répression de tous ceux qui ont truandé, moratoire sur la dette et après on commence à donner de la respiration au pays, des sous, de la thune…On titularise tous ceux qui sont en précarité dans la fonction publique (…) et après on convoque la constituante ».  Concernant la décision du gouvernement de s’opposer à la proposition de loi sur l’amnistie sociale, il s’est dit « consterné et, comme beaucoup, blessé » et a accusé le président François Hollande de « duplicité ». « Quelle duplicité parce qu’il m’a promis les yeux dans les yeux qu’il ferait l’amnistie », a-t-il dit précisant que cette promesse avait été faite « la première fois (qu’il) l’a rencontré après son élection ». « J’en donne ma parole d’honneur », a-t-il dit.  Face à l’économiste Jacques Attali, il a développé sa théorie, selon laquelle la France devrait refuser de rembourser sa dette, « la bombe nucléaire ». « J’ai besoin que l’on sache que je suis absolument déterminé (…) ce qui compte, c’est le rapport de force que l’on fait », a-t-il dit.   »Arrêtons de rembourser une dette que nous ne pourrons jamais rembourser », a-t-il poursuivi plaidant pour le recours à l’inflation.   »Si vous faites cela, vous condamnez la France à sortir de l’euro », lui a répliqué M. Attali, estimant que la politique prônée par M. Mélenchon n’était « pas possible à appliquer à l’échelle française » sinon ce serait « la Corée du Nord », mais elle le serait « à l’échelle européenne, pourquoi pas ».  Habitué au « parler dru et cru », Jean-Luc Mélenchon a également enchaîné les phrases qui claquent s’attirant les rires du public mais aussi des journalistes. Sur une question au sujet de sa présence au milieu d’acteurs et chefs d’entreprises, à la remise de prix du magazine GQ qui l’a élu comme homme de l’année, l’ancien candidat à l’Elysée a répondu: « Quand je prends du plaisir, je ne me coince pas, je me laisse aller ».   »Vous voudriez que je chemine la barbe hirsute dans des souterrains avec mon balai et restant avec mes amis à comploter, ils sont marrants comme tout, ces gens, ils invitent un type qui va leur faire le poches! », a-t-il ajouté tout sourire avant d’expliquer: « Le sujet pour moi est que je dois casser une image qui est donnée de moi. Là dedans il y a des gros capitalistes et il y a aussi des poissons qui m’intéressent , des grands décideurs, des types de très haut niveau qui sont dans des grandes administrations, des grandes entreprises et ça m’intéresse de les connaître, de savoir ce qu’ils savent. »   »Ne vous détendez jamais, Je peux faire une blague et à la fin je vous annonce que dans les entreprises il n’y aura pas de différence de salaire supérieur de 1 à 20″, a prévenu Jean-Luc Mélenchon en fin d’émission.

 

A Florange, une stèle érigée en mémoire de la «trahison» de Hollande

A Florange, une stèle érigée en mémoire de la «trahison» de Hollande

Une vingtaine de représentants syndicaux Force ouvrière d’ArcelorMittal ont déposé mercredi sur le site sidérurgique de Florange, où les hauts-fourneaux ont commencé à être éteints, une stèle en mémoire des «promesses non tenues» et de la «trahison» du président François Hollande. «Cette stèle est le symbole des promesses non tenues de Hollande et du manque de courage du gouvernement qui a capitulé face à Mittal», a déclaré à cette occasion Frédéric Weber, de FO.  Lorsqu’il était encore candidat socialiste à l’élection présidentielle, le chef de l’État s’était engagé face aux sidérurgistes mosellans à déposer un texte de loi obligeant les grandes entreprises à céder des unités de production à des repreneurs. Cette «loi Florange», qu’il a récemment confirmée, n’a pas encore été déposée au Parlement. «Notre usine, ici derrière nous, était maintenue dans un coma artificiel depuis des mois. Ce matin, ils ont coupé les machines et à partir de maintenant les hauts-fourneaux ne respirent plus», a ajouté Walter Broccoli, un autre délégué FO. En haut de la stèle déposée à l’une des entrées de l’usine, le mot trahison a été gravé en lettres capitales dans le marbre, suivi de la phrase: «Ici reposent les promesses de changement de François Hollande faites aux ouvriers et à leur famille».  Mercredi, l’alimentation en gaz des quatre tours de chauffe encore en état de marche sur les hauts fourneaux P3 et P6 a été coupée, marquant le lancement de la procédure de mise sous cocon de l’usine à chaud à Florange. Cette première étape, prévue sur deux jours, est une formalité puisque la mort des hauts-fourneaux était signée dans l’accord conclu en novembre entre le gouvernement et ArcelorMittal, mais elle constitue un symbole pour les 626 salariés du site, qui ont lutté pendant un an et demi pour tenter de sauver leur usine. En 2009, une stèle en mémoire des promesses non tenues de Nicolas Sarkozy avait été érigée après la fermeture de l’aciérie voisine de Gandrange. Cette fois, les syndicats CGT, CFDT et CFE-CGC n’ont pas participé à cette action symbolique, marquant une nouvelle fois les tensions au sein d’une intersyndicale devenue inexistante, à la veille de l’ouverture des négociations sociales.

 

Une nouvelle SNCF unifiée ou éclatée

Une nouvelle SNCF unifiée  ou éclatée

 

Deux  rapports remis ce matin au premier ministre Jean-Marc Ayrault prônent un retour à l’économie administrée. Celui de Jacques Auxiette, président de l’Association des régions de France (ARF), qui s’était déclaré partisan d’une réintégration de Réseau ferré de France (RFF) dans la SNCF, comporte ­­42 propositions. Selon nos informations, il recommande la création d’un pôle public unifié (PPU), qui réunirait la SNCF et un nouveau gestionnaire d’infrastructure regroupant RFF, la direction des circulations ferroviaires, la branche SNCF Infra, mais aussi Gares et Connexions. Ce PPU, au statut d’établissement public industriel et commercial, serait présidé par le ministre des Transports et piloté par un conseil d’administration composé de représentants de l’État, des régions, des salariés et des usagers. La mission du PPU serait dictée par une loi d’orientation et de programmation ferroviaire quinquennale, qui définirait les moyens alloués aux investissements, les dotations aux opérateurs ferroviaires, les évolutions tarifaires, les projets d’infrastructures… C’est aussi l’État qui devrait prendre la responsabilité des TGV. Le président de l’ARF estime qu’il faut «stopper la trop grande autonomie de gestion de la SNCF» et que l’Union européenne doit accepter le principe de subsidiarité de l’organisation du système ferroviaire national. De son côté, le rapport de Jean-Louis Bianco prône une gestion distincte des activités d’exploitation et de gestion des infrastructures. Guillaume Pepy, réduit à piloter l’opérateur ferroviaire, pourrait vite regretter d’avoir signé pour un nouveau quinquennat.

 

« Une situation politique explosive »

« Une situation politique explosive »

(INTERVIEW JDD- Erwan Lecœur, sociologue et politologue)
D’une certaine façon oui. Ces groupuscules à l’œuvre ont toujours existé, mais ils étaient en sommeil depuis des années. Ils se sont reconstitués à l’écart du Front national de Marine Le Pen, estimant que ce FN-là ne leur suffisait plus. Avec la contestation du mariage pour tous, ils ont d’abord occupé le terrain, en « passagers clandestins » au départ, juste parce qu’ils étaient utiles pour encadrer les manifs. Puis les manifs s’essoufflant, ils ont pris le leadership en radicalisant le mouvement. La radicalisation est leur stratégie et leur but. Ces groupuscules vivent aussi dans la mythologie de Mai-68. On l’a oublié, mais ils étaient déjà là, avec Occident, au début du printemps 1968. Ils voulaient à l’époque, exactement comme aujourd’hui, radicaliser la droite, et ils ont eu le sentiment, dans leur mythologie erronée, de s’être fait « voler » leur Mai-68. La nouveauté actuelle est que, pour la première fois depuis des années, ces groupuscules, de quelques centaines, peut-être de milliers de gens à peine, ont le sentiment qu’ils ont une partie de l’opinion derrière eux. Avec le mariage pour tous, ils pensent que la droite au sens large, catholique, traditionnelle, est avec eux. Ce vent en poupe leur donne des ailes, réveille leur dangerosité. C’est ce qui rend la situation potentiellement explosive.

Comment ont-ils pris le « contrôle » de la radicalisation?
La situation actuelle leur est favorable à plus d’un titre. D’abord parce que, comme en 1981, ils sont face à une gauche qui est au pouvoir. Ensuite parce que la droite française actuelle, de l’UMP au FN, est en déshérence, sans véritable leadership. Il y a une place à prendre et les radicaux l’ont bien compris et entendent peser sur le prochain leader. Autre situation dont ils profitent aujourd’hui, ils arrangent tout le monde : à l’UMP comme au FN, nombreux sont ceux qui se satisfont de leur capacité à radicaliser l’opinion. À droite, certains se disent qu’à terme ils profiteront de cette radicalisation dans les urnes.

D’où sortent-ils? On croyait disparus les vichystes, l’Action française et ces mouvements quasi paramilitaires
Ils n’ont jamais totalement disparu. Pendant longtemps, ils ont trouvé refuge dans les rangs du DPS, la direction protection sécurité de Jean-Marie Le Pen, qui a toujours été composée d’anciens gendarmes, de policiers et de militaires, voire de gens des services. Le DPS a frôlé la dissolution, mais ces groupuscules ont toujours été là et se sont toujours rendus utiles. Jean-Marie Le Pen avait besoin qu’ils se tiennent tranquilles, pour les besoins de sa propre légitimité. Dans les années 1990, le chef du FN avait bien compris que ces groupuscules devaient être encadrés pour être contrôlés. Aujourd’hui, Jean-Marie Le Pen, celui qu’ils appellent « le vieux » n’étant plus là, ils volent désormais de leurs propres ailes, aux marges du FN de Marine. Mais ils ne veulent pas voir leur héritage échoir à elle seule. Alors, ils se rappellent à son bon souvenir, occupant la rue pour affirmer qu’ils sont les gardiens du logiciel de l’extrême droite française. D’une certaine façon, ils viennent réclamer leur dû.

Pourquoi le FN est-il curieusement en retrait des manifs

Marine Le Pen fait le pari de ne pas montrer son visage le plus dur, pour pouvoir attirer à elle ensuite ceux qui seraient gênés par cette extrême droite-là, et pensant que, de toute façon, la radicalisation lui profitera dans les urnes. Elle a donc intérêt à rester en retrait. À l’inverse, pour l’UMP, Jean-François Copé doit faire les preuves de son engagement s’il veut ensuite récupérer les mécontents. Ces deux-là sont à front renversés, mais concurrents pour le leadership à terme de cette « nouvelle droite » qui sortira de tout cela.

Comment qualifiez-vous la situation?
Tendue. Le problème de ces groupuscules est qu’ils sont prêts à aller loin. Ils ont toujours eu besoin d’un martyr, ils ont cette culture-là. Le martyr leur permettra ensuite de peser sur la suite. Cela plaide pour une escalade dans la radicalisation. Si personne ne siffle la fin de la récréation, notamment à droite, cela peut se terminer en drame. Les groupuscules savent qu’ils y ont intérêt. On est, dans les jours qui viennent, dans une sorte de jeu dangereux.

 

France : une lente agonie économique, sociale et politique

France : une lente agonie économique, sociale et politique

 

La  glissade vers le déclin est irréversible ;  d’abord sur le plan économique, toutes les prévisions macro économiques sont remises en question par la réalité. Hollande qui voulait être jugé en 2017 renonce même à son objectif d’équilibre budgétaire de 2017. Ne parlons pas du chômage et de sa perspective de renversement de la courbe des chômeurs en 2013. Il n’y a aura pas de croissance en 2013, la France connaîtra même une récession autour de 0.4% Les déficits publics vont s’aggraver (budget général, sécurité sociale, retraites, Unedic etc.) et pour boucher certains trous la fiscalité va encore augmenter en 2013 comme en 2014. Bref un vrai cercle vicieux ;  plus les prélèvements obligatoires augmentent et plus en la compétitivité, la croissance, l’emploi et aussi les recettes fiscales  s’écroulent .  ; Du coup plus d’autres solutions que d’inventer encore et encore des impôts nouveaux. Les usines vont continuer de fermer au même rythme, il  ya aura au moins 1000 chômeurs de plus par jour. Le mécontentement va encore monter, la chienlit est proche car il faut s’attendre maintenant à des mouvements de révolte sociale. Politiquement la situation est bloquée. La majorité actuelle ne disposer plus d’aucune crédibilité, ce sera donc le ni-ni, ou plutôt le « un peu, un peu »; un peu d’impôt, un peu d’austérité, et très peu de résultats. Hollande est élu jusqu’en 2017, aura-t- le courage de dissoudre l’assemblée ? Pas sûr , encore moins de démissionner ! Encore moins  ; Coté Europe, rien ne bougera cette années, i faudra attendre les résultats des élections allemandes de septembre. Si des décsion de relance sont prose ce ne sera pas avant 2014 avec effet pas avant 2015-2016. La gauche va s’accrocher au pouvoir car elle n’est pas prête de revenir aux affaires. La France va s’enfoncer dans une agonie économique, sociale et politique. D’autant qu’aucune perspective politique ou économique crédible n’émarge pour l’instant de la part des décideurs potentiels.

G20 : une déclaration finale laborieuse

G20 : une déclaration finale laborieuse

 

Encore un G20 assez « vain » aussi bien sur la relance, que sur les déficits ou encore la fraude fiscale ; Finalemenet une déclaration finale très laborieuse qui témoigne des divergences de fond. Washington a imposé la disparition d’une phrase mentionnant que « les stratégies budgétaires devaient conduire à une baisse du ratio d’endettement public rapporté au Produit Intérieur Brut ». Et ces stratégies devaient être mise en place autour de 2016. Exit toute référence à une date précise et à un quelconque engagement de réduction effectif de la dette publique. « Washington ne veut en aucun cas entendre parler de contrainte et d’objectif chiffré sur ce plan et privilégie avant tout la croissance et le soutien à la croissance. Le reste suivra », indiquait un témoin. Au point de vue de la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale, les Chinois ont trainé les pieds. Pékin n’est guère en faveur d’une transparence totale concernant leur place financière et leurs banques de Hong Kong. C’est du moins l’impression qui en est ressortie. Si l’Allemagne n’a pas bronché sur l’aspect budgétaire, son ministre des Finances a quelque peu irrité ses confrères européens. Dans un entretien au magazine allemand WirtschaftsWoche à paraître lundi, mais dont des extraits ont été publiés dès vendredi, Wolfgang Schaüble dit qu’il verrait d’un bon oeil une action de la Banque Centrale Européenne (BCE) pour réduire les liquidités en circulation dans la zone euro. « Il y a beaucoup d’argent sur le marché, selon moi trop d’argent ». Or à l’heure où la zone euro est en plaine récession, comme le prévoit le Fonds Monétaire International dans ses perspectives, l’évocation d’un retournement de la politique monétaire de la BCE semble pour le moins prématuré. Quant aux pressions américaines sur les Européens pour qu’ils lâchent du lest dans leur stratégie d’austérité budgétaire, Olly Rehn, commissaire européen aux affaires économiques et monétaires s’est agacé. « Nous avons reçu beaucoup de conseils ces derniers jours sur le rythme de l’ajustement budgétaire en Europe. Eh bien, je vais vous livrer un secret: le rythme de l’ajustement budgétaire en Europe s’est déjà ralenti depuis l’an dernier », a-t-il assuré. Les efforts de réduction des déficits et de l’endettement représentent quelque 0,75% du Produit intérieur brut de la zone euro, a-t-il expliqué, soit la moitié de ce qu’ils étaient l’an dernier. Surtout, l’ajustement budgétaire aux Etats-Unis est bien plus important et devrait représenter quelque 1,75% du PIB du pays cette année, a-t-il encore expliqué.

 

Interdire certaines professions à l’assemblée nationale : une erreur d’après Bartolone

Interdire certaines professions à l’assemblée nationale : une erreur d’après Bartolone

 

 

« Ce serait une grave erreur » pour Claude Bartolone. Le président de l’Assemblée nationale a désapprouvé publiquement jeudi la volonté de François Hollande d’élargir le non-cumul des mandats à certaines professions pour prévenir les conflits d’intérêts. A droite aussi, l’idée fait des sceptiques. Le filloniste Jérôme Chartier prend un exemple : « Que dire d’un magistrat en disponibilité lorsqu’il a voté le budget de la Justice? Est-ce qu’on pense qu’il fait suffisamment la part des choses ou s’il le vote, on estime qu’il va avantager l’administration dont il est originaire? Ça n’a plus de sens! ». Selon le député du Val d’Oise. « Il y a tellement de cas différents… » soupire Jérôme Chartier. Les situations des députés sont variées. Certains cas semblent ne pas poser de problème de conflits d’intérêts, à l’instar du député UMP Bernard Debré, toujours médecin. L’exemple du sénateur Serge Dassault, patron du groupe Dassault et du Figaro est moins consensuel. L’Assemblée compte aussi 55 cadres supérieurs, 35 avocats, 39 enseignants, 24 médecins « Dire que des professions sont autorisées et des professions interdites fait courir le risque d’une annulation de la loi par le Conseil constitutionnel car cela serait une inégalité », assure déjà Yves Jégo, délégué général de l’UDI et lui-même avocat. Sur Twitter, Nadine Morano avance le même argument. « Empêcher certaines catégories professionnelles d’exercer un mandat de législateur est une rupture d’égalité des droits devant le suffrage. » Pour garantir la transparence, Hollande a-t-il présenté une mesure contraire à la Constitution? Non, à en croire le constitutionnaliste Didier Maus. »Il n’y a sûrement pas de difficultés pour ajouter de nouvelles restrictions à la liste qui existe déjà. Aujourd’hui, comme le prévoit la loi organique du 30 décembre 1985, plusieurs activités ne sont pas compatibles avec le mandat de parlementaire : fonctionnaire, magistrat, direction dans des entreprises nationales ou des établissements publics nationaux. D’autres mandats électifs (conseiller régional, conseiller général, conseiller de Paris…) ne peuvent pas non plus se cumuler au mandat parlementaire. « Mais on ne peut pas aller jusqu’à la restriction absolue de toute autre activité que le mandat parlementaire, ça serait contraire à la Constitution », assure Didier Maus. Le gouvernement ne semble toutefois pas se diriger vers un tel scénario. Mais entend tourner la page de l’affaire Cahuzac en répondant à une problématique ancienne. « La France était une république d’avocats, c’est un problème ancestral », rappelle Didier Maus. Le scandale dit de la Garantie foncière, en 1971, avait conduit à une nouvelle législation plus restrictive. 

 

Une administration fiscale pour les couches moyennes, pas pour les riches

Une administration fiscale pour les couches moyennes, pas pour les riches

 

 

Affaire Cahuzac, évasion fiscale évaluée à 50 milliards par an, etc de quoi s’interroger sur l’efficacité  des services fiscaux ; Un peu comme sur l’efficacité des gendarmeries rurales qui préfèrent plumer les conducteurs pour des infractions ridicules d’automobilistes que de s’attaquer au banditisme.  En réalité, le FISC s’attaque surtout aux couches moyennes, aux PME  et aux pauvres, un exemple on aurait pu s’apercevoir plus tôt que Total (la plus grande société française) n’avait pas payé d’impôts sur les bénéfices pendant des années. Ces faits  jettent en tout cas l’opprobre sur l’administration fiscale tout entière, déjà mise en difficulté par l’affaire Cahuzac. Devant les sénateurs jeudi, le ministre de l’Economie a regretté que l’affaire tourne à l’acharnement. « Dans cette affaire, l’administration fiscale a fait tout ce qu’elle pouvait. Prenons garde à ne pas salir cette administration, qui est une des plus capables du monde » a affirmé Pierre Moscovici.  Philippe Grasset, secrétaire général FO Finances Publiques, regrette « l’amalgame entre un mensonge d’Etat et le fait que les agents du fisc ne feraient pas bien leur travail de contrôle » avant de préciser : « les dossiers dits ‘sensibles’ de personnalités sont traités par des services à compétences spécialisées et pas dans un centre des impôts classiques ». Afin de redorer le blason du fisc, Vincent Drezet propose de « lever le secret fiscal afin de montrer le travail qui a été fait et d’en finir avec la remise en cause de l’administration et des agents qui font au mieux avec ce qu’ils peuvent ». Le secrétaire général du syndicat national Solidaires Finances publiques se dit « très inquiet » par la venue prochaine de « 12 millions de personnes sur un mois » aux guichets du fisc dans le cadre de la déclaration de revenus. « Il y a déjà une augmentation de la tension à l’accueil, et ce genre d’événement va constituer un facteur aggravant ». Certains adhérents « démunis » ont demandé des conseils afin de répondre à l’agressivité de certains contribuables. « On a envoyé un petit matériel pour leur dire ce qu’ils pouvaient faire »indique Vincent Drezet. Et de citer l’exemple d’un collègue « interpellé par un chef d’entreprise ». L’usager a lancé : « vous m’ennuyez avec quelques milliers d’euros et regardez ce qu’a fait votre ministre ! ». L’agent, qui travaille dans le cadre du service public, a invoqué son devoir de réserve. « Ça fait partie des réponses, quand un contribuable nous dit que c’est scandaleux, nous sommes tous d’accord. Simplement, dans l’exercice des missions, on a un devoir de réserve ».

 

Cahuzac exclu du PS : encore une injustice sociale

Cahuzac exclu du PS : encore une injustice sociale

 

 

Harmel désir s’est montré sans pitié, il à fait exclure Cahuzac du PS. Certes, il aura fallu attendre 4 mois pour prendre une décsion (‘encore plus qu’Hollande, c’est peu dire) mais c’est fait. Un acte de grand courage évidemment qu’il faut saluer. Harlem Désir n’a pas mâché ses mots puisqu’il a parlé « d’effronté »  à propos de Cahuzac ! Ce n’est donc pas une surprise, mais c’est désormais officiel. L’ancien ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, a été exclu mardi du Parti socialiste. Une décision prise à l’unanimité par le Bureau national (direction), a-t-on annoncé au siège du parti. « Au regard de ses actes inacceptables pour un élu de la République et un membre du gouvernement, la détention de compte dissimulé à l’étranger pour frauder le fisc, et de ses mensonges au président de la République, à la représentation nationale et aux Français, Jérôme Cahuzac a porté gravement préjudice au Parti socialiste, et à ses principes », a déclaré le PS dans un communiqué. Jérôme Cahuzac va avoir du mal à rebondir en politique, puisque ses demandes pour retrouver son siège de député ne devraient pas aboutir non plus. Le premier secrétaire du PS, Harlem Désir, avait estimé dès la semaine dernière, juste après les aveux de l’ancien ministre du Budget sur la possession d’un compte bancaire non déclaré à l’étranger, que Jérôme Cahuzac s’était « exclu de fait du Parti socialiste » et qu’il n’en était plus membre. L’affaire a ébranlé en profondeur les militants socialistes ainsi que la direction du PS. Elle devrait être largement abordée lors du prochain Conseil national (parlement) du PS, samedi prochain à Paris. Harlem Désir a également estimé lundi qu’il serait « totalement insensé » que Jérôme Cahuzac puisse revenir à l’Assemblée nationale. « Il ne peut pas revenir dans cette Assemblée devant laquelle il a menti de façon aussi effrontée, aussi cynique », a encore déclaré Harlem Désir sur i-Télé.

 

Patrimoine : une souscription nationale pour changer la vieille 407 de Montebourg

 

Patrimoine : une souscription nationale pour changer la vieille 407 de Montebourg

 

 

 Pendant les travaux de ravalement de la popularité du gouvernement, le cirque du patrimoine continue. Cette fois c’est Montebourg qui déclare 1 million d’euros mais avec combien de dettes ! L’émotion a été grande dans les usines fermées et menacées et on parle d’une souscription nationale pour aider Montebourg à changer sa 407 vieille de 7 ans. Montebourg signale aussi avoir acheté un fauteuil de style pour plus de 4000 euros, par contre pour son fauteuil de ministre de redressement économique, il n’aurait rien payé ; normal, il ne s’en sert pas et l’économie française non plus. A son tour, Arnaud Montebourg détaille donc son patrimoine mardi après-midi et la lecture attentive fera sans doute sourire…ou pleurer, autre exemple, par souci d’honnêteté Montebourg déclare même des biens qu’il ne possède plus ! Le ministre du Redressement productif est à la tête de biens immobiliers d’une valeur totale supérieure à 1 million d’euros, mais ne possède aucun placement, et a notamment contracté 200 000 euros d’emprunt.  Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, détaille à son tour son patrimoine, dans un entretien publié mardi sur le site internet du quotidien Le Monde. Dans la tourmente de l’affaire Cahuzac, le gouvernement présentera le 24 avril en conseil des ministres un projet de loi sur la moralisation de la vie politique en vue d’une adoption avant l’été, et les déclarations de patrimoine de tous les membres du gouvernement seront publiées d’ici le 15 avril. Arnaud Montebourg dit avoir été « nu-propriétaire d’une propriété à Fixin, en Côte-d’Or, d’une valeur de 670 000 euros, partagée avec ma mère et donc divisée par deux. Elle a été vendue depuis ». Il est aussi nu-propriétaire à 50% d’une place de parking souterrain à Dijon, « d’une valeur inconnue », et, avec 100% d’usufruit pour sa mère, d’un appartement de 55 m2 occupé par celle-ci à Paris. « Je suis propriétaire indivis, pour 40%, d’un appartement situé à Paris 2e, dont la valeur actuelle est estimée à 890 000 euros. Je suis propriétaire d’une maison à Montret [en Saône-et-Loire, NDLR] d’une valeur de 235 000 euros, ajoute-t-il. Je ne possède ni valeurs mobilières, ni placement, ni assurance-vie. Je détiens deux comptes bancaires à la Caisse d’épargne de Gevrey-Chambertin [en Côte-d'Or, NDLR], pour moins de 1 000 euros chacun, et un compte bancaire au Crédit du Nord (…). J’ai une 407 Peugeot de 2007 et un fauteuil Charles Eames que j’ai acheté pour 28 000 francs [environ 4 250 euros, NDLR]. Je n’ai pas de fonds de commerce, je ne détiens pas de compte à l’étranger et j’ai beaucoup de dettes, des prêts immobiliers et 200 000 euros d’emprunt ».

 

Scandale patrimoine : Cécile Duflot possède une 4L !

Scandale patrimoine : Cécile Duflot possède une 4L !

 

Non seulement Cécile Duflot,  la ministre du logement possède une Twingo d’une quinzaine d’années d’une valeur d’environ 300 euros mais en plus elle a déclaré détenir aussi une 4L datant d’après les historiens de la fin du 19ème siècle ou de la première moitié du 20 ème  qui vaut sans doute moins de 100 euros et quelques bricoles (dont une maison de 150 m2). Un vrai scandale car d’après des informateurs qui veulent conserver l’ anonymat, elle posséderait aussi un solex de 1965 et un vieux vélo acheté 10 euros dans une brocante. Deux biens non signalés qui en fait pourraient bien être garés en Suisse. Moscovici interrogé a déclaré n’avoir jamais été informé du scandale ; ému par cette affaire, le secours écologiste a lancé une souscription pour aider Cécile Duflot à changer sa 4L.

Hollande : scénario d’une agonie politique

Hollande : scénario d’une agonie politique

 

Sur le seul plan économique et social Hollande était déjà condamné par ses résultats (chômage, déficits, dette, croissance, justice fiscale), s’y ajoute évidemment maintenant l’affaire Cahuzac qui discrédite le gouvernement (mais aussi le système politique). Dernier élément et pas des moindres, l’  information concernant son trésorier de campagne qui détient des comptes dans des paradis fiscaux. Peut-être rien d’illégal mais en tout cas quelle contradiction avec celui qui disait avec tant de démagogie que son ennemi c’était la finance ! Pourquoi alors avoir choisi un financier pour le financement de sa campagne ? Jamais la chute d’un président n’ a été aussi brutale puisque de l’ ordre de 27% seulement des français le soutiennent désormais et l’effet de l’affaire Cahuzac n’a pas encore été mesuré. En fait il s’oriente tout droit vers les environ 20% de Jospin. Peut-il réagir ? Sans doute mais comme d’habitude en hésitant et à contre temps. Pas de remaniement pour l’instant mais il viendra, trop tard. En attendant des pseudos mesures d’assainissement du système politique complètement décalées par rapport aux enjeux actuels. Peut-être même un référendum bidon, qu’il risque de perdre même si la question est pertinente. Un remaniement interviendra de toute façon. Mais ce gouvernement ne tiendra pas non plus un an, six mois peut-être. Dès lors Hollande n’aura plus d’autre solution pour rester au pouvoir que de dissoudre l’assemblée. Le résultat sera un séisme politique avec une dispersion des voix sur les extrêmes rendant le pays difficilement gouvernable. Comme en Italie, on pourrait bien alors se rabattre sur un gouvernement d’union nationale et ou d’experts. Hollande sera renvoyé à l’inauguration des chrysanthèmes et terminera son mandat  dans des conditions pitoyables ;  s’il le termine ce qui n’est pas certain car il faut compter avec d’une part l’ amplification de la crise socio-économique et désormais aussi une succession de révélations sur les affaires politico financières. En cause,  l’incompétence généralisée du système politique oligarchique et des conflits intérêts qui vont ajouter au discrédit

Evasion fiscale: une note très critique sur la DCRI

Evasion fiscale: une note très critique sur la DCRI

Un rapport rédigé par un « collectif d’officiers du renseignement intérieur » et remis confidentiellement au groupe de travail des députés PS sur l’exil fiscal critique sévèrement l’action des services de police et de renseignement en matière de délinquance financière, révèle le quotidien La Croix dans son édition de vendredi.   »Les auteurs de la note se livrent à un véritable réquisitoire, révélant d’une part la surveillance étroite opérée par le renseignement intérieur sur l’organisation de la fraude fiscale internationale, notamment celle qui fut organisée en France par la banque suisse UBS, et dénonçant d’autre part la non-transmission à la justice des informations considérables recueillies lors de cette surveillance », écrit le quotidien.  Le journal, qui a « consulté » cette note « de 14 pages en style parfois télégraphique », précise qu’elle concerne les services de renseignement (DCRI, direction centrale du renseignement intérieur) et les directions de la police compétentes en matière de police financière, et notamment Tracfin.  Interrogé par l’AFP, le député PS du Cher Yann Galut qui pilote le groupe de travail, a confirmé qu’il avait reçu cette note « très critique envers la DCRI » et a affirmé l’avoir « transmise au président de la commission des Lois, au rapporteur général du Budget et au président du groupe PS ». Il s’est voulu prudent sur son contenu: « Cette note doit être vérifiée, ce qui est écrit nous interpelle ».   »Le verdict de ces professionnels est radical », écrit la Croix, en citant la note : « Ces services se nourrissent des délits qu’ils ne souhaitent pas voir apparaître ou révéler à l’autorité judiciaire pour ne pas amoindrir leur influence, quand le besoin s’en fait sentir ».   »Il conviendrait de ne plus abusivement protéger le recueil de renseignements économiques et financiers par le +secret défense+, car ce type de renseignements ne menace pas la défense ou la sécurité nationale », selon cette note confidentielle citée par un journaliste spécialiste des sujets d’évasion fiscale. « Généraliser la classification des activités et des informations recueillies par la DCRI empêche la justice d’avoir à connaître des informations dont elle a rapidement besoin pour ses enquêtes », toujours selon cette note citée par le quotidien.

Ayrault, le prof inflexible, inflige une punition de 100 lignes à Cahuzac

Ayrault, le prof inflexible, inflige une punition de 100 lignes à Cahuzac

 

On peut dire qu’Ayrault ne plaisante pas puisqu’il veut punir Cahuzac en lui faisant renoncer à ses indemnités futures d’ancien ministre. Un peu comme s’il lui infligeait une punition de 100 lignes (recopier 100 fois : je ne frauderai plus le FISC). On mesure bien la sévérité et l’autorité d’Ayrault qui se croit encore prof à l’école. Curieux quand même ce monde politique puisque dans le privé quand un salarié fait une faute lourde, il est licencié sans aucune indemnité ; au gouvernement, le concept de faute lourde n’existe pas, un beau métier !  Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a écrit à l’ancien ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale, pour lui demander de « renoncer à ses indemnités » d’ancien ministre. Les anciens ministres touchent leur traitement pendant six mois après leur départ du gouvernement. C’est à ce traitement que doit renoncer Jérôme Cahuzac, selon le Premier ministre.  Les anciens ministres touchent des indemnités, équivalentes à leur traitement de ministre, pendant six mois après leur départ du gouvernement. C’est à ce traitement que doit renoncer Jérôme Cahuzac, selon le chef du gouvernement. La loi organique de 1958 prévoit que les ministres perçoivent leur traitement pendant six mois à compter de la fin de leur fonction, sauf s’ils retrouvent une activité rémunérée. Dans cette lettre à l’ancien ministre, Jean-Marc Ayrault relève que Jérôme Cahuzac a « juridiquement droit » à ces indemnités. Mais « compte tenu des circonstances », le chef du gouvernement lui demande d’y « renoncer ».

Des députés pour une amnistie fiscale

Des députés pour une amnistie fiscale

Plusieurs députés UMP ont déposé, en fin de semaine dernière, quelques jours à peine avant les aveux de Jérôme Cahuzac, une proposition de loi mettant en place un dispositif d’amnistie fiscale visant à rapatrier les capitaux placés illégalement à l’étranger. Prenant modèle sur l’amnistie fiscale mise en place en Italie, en 2009, par Silvio Berlusconi, les députés soulignent qu’un tel dispositif pourrait permettre de « rapatrier en quelques mois 130 à 150 milliards d’euros, avec à la clef des recettes fiscales pouvant atteindre 8 à 10 milliards d’euros ». Ces députés, parmi lesquels Dino Cinieri, Julien Aubert, Valérie Boyer, Nicolas Dhuicq, proposent de fixer une taxe forfaitaire « raisonnable », fixée à 5%, sur les capitaux rapatriés. Ils rappellent que ce taux avait été fixé sous Berlusconi également à 5% dans un premier temps – avant d’être remonté à 7% – et que cette amnistie fiscale avait permis le rapatriement de quelque 104 milliards d’euros, correspondant à 5,6 milliards de recettes fiscales supplémentaires. Ils mettent ces chiffres en regard des résultats obtenus en France où l’administration fiscale avait mis en place, sous le gouvernement précédent, une cellule d’accueil négociant, au cas par cas, avec les contribuables désireux de rapatrier des capitaux.

 

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