Archive pour le Tag 'Une'

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Violence–Deux hommes masqués attaquent une professeure à l’école

Violence–Deux hommes masqués attaquent une professeure à l’école


Dans un lycée d’Angoulême jeudi 18 janvier deux hommes vêtus de noir, masque sur le visage, tentent de s’introduire dans une classe. Une enseignante les repère aussitôt et essaye de les repousser. L’un d’eux la frappe violemment sous le regard stupéfait des élèves, puis son complice asperge la classe de gaz lacrymogène. La professeure d’éducation physique réussit à faire fuir les agresseurs. « L’altercation conduit à ce qu’elle reçoive un coup de poing au visage », résume la procureure de la République de la Charente, Stéphanie Aouine.

Une candidature des « Républicains » contre Dati à la mairie de Paris ?

Une candidature des « Républicains » contre Dati à la mairie de Paris ?

Le président des républicain Éric Ciotti n’exclut pas désormais une candidature officielle du parti pour les élections municipales de Paris contre Richada Dati.

Invité de France 5 mercredi soir, le député des Alpes-Maritimes n’a pas «exclu» de désigner une figure estampillée LR face à la maire du 7e arrondissement de Paris. «Tout est possible, on n’est pas dans le temps des municipales, mais en tout cas, Les Républicains seront présents à Paris», a assuré Éric Ciotti.

Si le patron de la droite laisse la porte entrouverte, il s’est montré moins catégorique et tranché que le chef de file des députés LR Olivier Marleix. Devant l’Association des journalistes parlementaires (APJ) ce mercredi, l’élu d’Eure-et-Loir a tout simplement affirmé que «les Républicains auront leur candidat, qui ne sera pas Rachida Dati». Et ce, peu de temps après la démission de cette dernière de la présidence du groupe d’opposition «Changer Paris», comme l’avait révélé Le Figaro dès mardi.

Macron à la télé une seule vraie nouveauté: Le congé de naissance

Macron à la télé une seule vraie nouveauté: Le congé de naissance

La seule vraie nouveauté dans le récent exercice de bavardage de Macron à la télé concerne la création d’un congé parental de naissance. Une proposition qui pourrait s’inscrire d’après lui dans un grand plan de lutte contre le fléau de la fertilité qui reste pour le moins pour l’instant complètement flou.

Comme d’habitude, Macron a flirté avec tous les sujets qui sont évoqués dans les enquêtes d’opinion et à chaque fois il y a répondu avec des mesures très superficielles voire anecdotiques.

Le sujet de la démographie est effectivement celui qui inscrit le pays dans un déclassement progressif inéluctable et aurait évidemment mérité un développement autrement plus étoffé et des orientations plus précises et plus concrètes.

C’est un peu le même vague constaté sur d’autres sujets comme par exemple le réarmement civique avec l’apprentissage du chant de la marseillaise et peut-être vers 2026 ou à la saint-glinglin ou même pas du tout la tenu unique pour les élèves. Sans parler du réarmement judiciaire à peine évoquée pour ne pas fâcher la jeunesse.

Ces commentaires du chef de l’Etat sont intervenus après que l’Insee a publié plus tôt dans la journée son bilan démographique annuel qui montre que le niveau de naissances l’an dernier en France a été le plus faible depuis 1946.

« La France sera plus forte aussi par la relance de sa natalité », a dit Emmanuel Macron lors d’une grande conférence de presse organisée à l’Elysée, devant environ 200 journalistes, durant laquelle il a évoqué un éventail de sujets.

« Un grand plan de lutte contre le fléau de l’infertilité sera lancé », a-t-il fait savoir, sans davantage de précisions.

« Un nouveau congé de naissance, mieux rémunéré, permettra aux deux parents d’être présents au côté de leur enfant pendant six mois s’ils le souhaitent », a-t-il déclaré aussi.

Présidentielle américaine : Une victoire déjà inquiétante Trump dans l’Iowa

Présidentielle américaine : Une victoire déjà inquiétante Trump dans l’Iowa

L’ancien président américain a remporté, lundi 15 janvier, dans l’Iowa la première des primaires républicaines, ont annoncé les médias américains à peine une demi-heure après le début du vote, consolidant son statut de grand favori de la droite pour la présidentielle de novembre. Le magnat de 77 ans, quatre fois inculpé au pénal, laisse loin derrière lui ses principaux rivaux Nikki Haley et Ron DeSantis, même si les résultats sont encore provisoires et que les estimations continuent d’évoluer.

Une première victoire forcément inquiétante compte tenu du profil très caractériel de l’intéressé à la fois inculte, provocateur et imprévisible.

Moins de ministres mais une armée de secrétaires d’Etat

Moins de ministres mais une armée de secrétaires d’Etat

Très provisoirement, le président de la république a limité sa liste de ministres à 14. Du coup, il a dû étendre le champ du portefeuille de beaucoup. Justement des champs d’intervention beaucoup trop larges pour être gouvernés de manière sérieuse comme par exemple l’éducation nationale, la santé, le travail sans parler du logement en pleine crise et complètement oublié.

Et pour bien faire comprendre aux Français sa volonté de resserrement ministériel, Macron a a réuni ses ministres la première fois dans un tout petit salon où les ministres étaient serrés comme des sardines.

Mais il est clair que dans les jours qui viennent on va nommer une armée de secrétaires d’État pour réellement mieux se partager les responsabilités et suivre les nombreux dossiers chauds en cours. Les secrétaires d’État seront au moins aussi nombreux et même davantage que les ministres. Peu importe, le symbole du resserrement aura été affiché pendant quelques jours !

L’opinion publique évidemment ne peut pas être dupe de ce petit jeu de construction politique.

Pourtant l’Élysée insiste lourdement auprès des gogos qui n’auraient pas compris le geste historique du resserrement:
« L’endroit est beaucoup plus exigu, et la table présente des dimensions bien moins grandes que celle autour de laquelle les ministres se retrouvent habituellement. Il s’agit d’une première en salon vert qui est rendue possible par la composition historiquement resserrée de ce gouvernement », communique la présidence de la République.

De quoi se demander si véritablement Macron n’est pas complètement hors sol. Peu de Français auront en effet observé cette révolution du « salon vert ».

Amélie Oudéa-Castéra à l’école Littré: Une seconde erreur fatale ?

Amélie Oudéa-Castéra à l’école Littré: Une seconde erreur fatale ?

La nouvelle ministre de l’éducation ( et des JO !) N’en finit pas de s’enfoncer dans ses explications pour justifier son choix de mettre ces enfants dans une école privée. Elle multiplie les explications un peu bâtarde signalant notamment une autre famille ayant fait aussi le choix de quitter l’établissement public de l’école Littré qui se caractériserait par l’absence de nombreux professeurs. En fait, la famille en question n’a pas du tout quitter l’établissement public pour cette raison.

Invitée de France Inter lundi matin, la porte-parole du gouvernement Prisca Thevenot a indiqué ne pas «savoir si elle (la ministre, NDLR) a menti» : «Je dis simplement qu’elle a expliqué pourquoi son fils a été scolarisé dans le privé». Une défense sans grande vigueur qui n’a pas eu de quoi convaincre les oppositions. «C’est un mensonge qui la disqualifie pour continuer à occuper cette fonction», avait attaqué le député Insoumis Manuel Bompard sur FranceInfo. Son collègue communiste Fabien Roussel avait, lui aussi, considéré sur X qu’«il était temps de démissionner».

Le problème c’est que d’une manière générale la ministre a sans doute raison à propos de la médiocrité du système scolaire mais quel acteur de s’appuyer sur son cas personnel au demeurant inexact.

Il est certain que désormais la nouvelle ministre de l’éducation n’est pas placée dans les meilleures conditions pour assumer la responsabilité de son immense portefeuille. Au départ elle n’avait déjà pas forcément les compétences voulues mais maintenant avec cette affaire son avenir de ministre risque d’être hypothéqué bien au-delà des JO donc par parenthèse on voit mal le lien avec l’éducation nationale.

Nomination Rachida Dati : un gag ou une provocation de Macron ?

Nomination Rachida Dati : un gag ou une provocation de Macron ?

À la culture, Macron consciemment ou inconsciemment, règle encore un peu plus ses comptes avec la gauche. Observateurs, experts et monde politique ont tous étés surpris de cette nomination pour le moins inattendue au profil davantage de boxeur que d’intello.

La plupart des interventions de l’intéressée sont en effet marqué par la provocation, l’attaque gratuite, le mensonge sans parler des contradictions. Il y a encore à peine quelques mois Rachida Dati considérait le gouvernement de Macron comme un rassemblement de traîtres de gauche et de droite tout juste bons à débaucher.

On la retrouvera évidemment en pointe–ce qui ne va pas faciliter le travail d’Attal pour dire exactement le contraire et dans les mêmes formes. On se demande bien qui a inspiré ce coup politique à la Sarkozy ; un coup vraiment tordu car il est connu que le monde de la culture est aux antipodes des positions droitières et provocatrices de Rachida Dati.

Une nomination particulièrement irresponsable non seulement parce que l’intéressée est relativement inculte, parce qu’elle traîne des gamelles judiciaires mais plus encore parce qu’elle va constituer un véritable boulet pour le premier ministre.

Faute de pouvoir s’exprimer sur la culture on la retrouvera sur tous les autres sujets objets de punching ball. C’est sa grande spécialité, sa marque de fabrique et son combat. En fait, un combat surtout pour elle-même qu’elle a gagnée souvent avec ses amitiés particulières des plus grands responsables économiques et politiques.

Sur le fond, elle est d’un vide sidéral, une sorte de Nadine Morano mais mondaine. On pourrait même reprendre la formule de Napoléon à l’égard de Talleyrand.. mais dans un bas de soie de chez Dior !.

Economie France : Une petite croissance à 0,2% pour la fin 2023

Economie France : Une petite croissance à 0,2% pour la fin 2023

Le produit intérieur brut (PIB) de la France devrait croître de 0,2% au dernier trimestre de l’année 2023, a indiqué mercredi 10 janvier la Banque de France, révisant en hausse sa précédente estimation de croissance (0,1%). Si jamais les 0,2% attendus par la Banque de France au quatrième trimestre se confirmaient et que le chiffre de croissance des trois autres trimestres de l’année 2023 n’était pas révisé, la croissance française pour l’ensemble de l’année atteindrait alors 0,9%, a expliqué Olivier Garnier, le chef économiste de la banque centrale.

Le gouvernement parie, lui, sur une croissance d’1% en 2023, après 2,5% en 2022. La révision à la hausse de la croissance du 4e trimestre résulte d’une «bonne surprise sur l’activité en décembre», qui a progressé à une vitesse «un peu plus soutenue que ce qui était anticipé» par les chefs d’entreprise, selon Olivier Garnier. L’industrie a ainsi connu une expansion de son activité, en particulier dans la chimie, la pharmacie, l’automobile et la métallurgie, là où les patrons s’attendaient plutôt à un tassement.

Dans les services, la croissance de l’activité a été plus forte que prévu en décembre. Enfin, dans le bâtiment, l’activité a continué de progresser dans le second œuvre et s’est stabilisée dans le gros œuvre.

Pour le mois de janvier» 2024, l’activité progresserait, mais moins vite qu’en décembre, dans l’industrie et les services, tandis que celle du bâtiment se contracterait. Le pessimisme règne sur les carnets de commandes: dans le gros œuvre, ils ont atteint en décembre leur plus bas niveau depuis septembre 2014.

Une «brigade de l’espace public» pour soulager la police municipale à Nantes

Une «brigade de l’espace public» pour soulager la police municipale à Nantes

C’est pour suppléer la police nationale qu’avait été créée la police municipale aujourd’hui présente un peu partout dans les villes. Une manière de suppléer les carences de l’État. Mais cette fois la maire de Nantes décide d’annoncer la création d’une brigade de l’espace public, ce qui correspond déjà au champ d’action de la police municipale.

L’opposition considère qu’il s’agit d’une opération de communication puisque ce sont les personnels administratifs de la commune police municipale qui seront affectés à cette tâche.

À moins que des effectifs supplémentaires significatifs soient désormais uniquement spécialisés sur le maintien de l’ordre dans la rue. Une rue bousculée par les nombreuses manifestations surtout à Nantes, par la délinquance quotidienne et les trafics de toutes sortes.

La maire socialiste de Nantes, Johanna Rolland, a annoncé, jeudi, la création à venir d’une «brigade de l’espace public» pour «muscler les effectifs» dédiés à la tranquillité publique au sein de l’agglomération. Présentée succinctement par l’édile lors de ses vœux institutionnels, après un long point sur la métamorphose verte de la cité des Ducs et sur son combat contre «la montée inédite des idées d’extrême droite », cette unité sera chargée de la surveillance du stationnement gênant, de la lutte contre les incivilités ainsi que du contrôle des marchés alimentaires et de divers chantiers.

Mais la quarantaine de personnes que devrait comporter cette unité correspond peu ou prou aux effectifs des Agents de surveillance de la voie publique (ASVP), sur le point d’être remplacés dans leur traditionnelle mission de contrôle du stationnement payant à Nantes par des voitures radars dotées du système Lapi (pour «lecture automatique des plaques d’immatriculation»).

Johanna Rolland a par ailleurs été à l’initiative de la création, ces dernières années, de la Police métropolitaine des transports et d’une brigade canine. La maire de la 6ᵉ ville de France a profité de ses vœux annuels pour rappeler avoir consacré depuis le début de son mandat «des moyens sans précédents» dans la lutte contre l’insécurité, notamment grâce à «une présence humaine renforcée» et à l’installation de 250 caméras de vidéosurveillance. L’élue s’est enfin félicitée de la baisse de plusieurs indicateurs clés depuis un an, à l’instar du nombre de cambriolages (-18%) et des vols avec violences dans les transports en commun (-25%).

Economie: Une petite croissance à 0,2% pour la fin 2023

Economie: Une petite croissance à 0,2% pour la fin 2023

Le produit intérieur brut (PIB) de la France devrait croître de 0,2% au dernier trimestre de l’année 2023, a indiqué mercredi 10 janvier la Banque de France, révisant en hausse sa précédente estimation de croissance (0,1%). Si jamais les 0,2% attendus par la Banque de France au quatrième trimestre se confirmaient et que le chiffre de croissance des trois autres trimestres de l’année 2023 n’était pas révisé, la croissance française pour l’ensemble de l’année atteindrait alors 0,9%, a expliqué Olivier Garnier, le chef économiste de la banque centrale.

Le gouvernement parie, lui, sur une croissance d’1% en 2023, après 2,5% en 2022. La révision à la hausse de la croissance du 4e trimestre résulte d’une «bonne surprise sur l’activité en décembre», qui a progressé à une vitesse «un peu plus soutenue que ce qui était anticipé» par les chefs d’entreprise, selon Olivier Garnier. L’industrie a ainsi connu une expansion de son activité, en particulier dans la chimie, la pharmacie, l’automobile et la métallurgie, là où les patrons s’attendaient plutôt à un tassement.

Dans les services, la croissance de l’activité a été plus forte que prévu en décembre. Enfin, dans le bâtiment, l’activité a continué de progresser dans le second œuvre et s’est stabilisée dans le gros œuvre.

Pour le mois de janvier» 2024, l’activité progresserait, mais moins vite qu’en décembre, dans l’industrie et les services, tandis que celle du bâtiment se contracterait. Le pessimisme règne sur les carnets de commandes: dans le gros œuvre, ils ont atteint en décembre leur plus bas niveau depuis septembre 2014.

Nomination Rachida Dati : un gag ou une provocation de Macron ?

Nomination Rachida Dati : un gag ou une provocation de Macron ?

À la culture, Macron consciemment ou inconsciemment, règle encore un peu plus ses comptes avec la gauche. Observateurs, experts et monde politique ont tous étés surpris de cette nomination pour le moins inattendue au profil davantage de boxeur que d’intello.

La plupart des interventions de l’intéressée sont en effet marqué par la provocation, l’attaque gratuite, le mensonge sans parler des contradictions. Il y a encore à peine quelques mois Rachida Dati considérait le gouvernement de Macron comme un rassemblement de traîtres de gauche et de droite tout juste bons à débaucher.

On la retrouvera évidemment en pointe–ce qui ne va pas faciliter le travail d’Attal pour dire exactement le contraire et dans les mêmes formes. On se demande bien qui a inspiré ce coup politique à la Sarkozy ; un coup vraiment tordu car il est connu que le monde de la culture est aux antipodes des positions droitières et provocatrices de Rachida Dati.

Une nomination particulièrement irresponsable non seulement parce que l’intéressée est relativement inculte, parce qu’elle traîne des gamelles judiciaires mais plus encore parce qu’elle va constituer un véritable boulet pour le premier ministre.

Faute de pouvoir s’exprimer sur la culture on la retrouvera sur tous les autres sujets objets de punching ball. C’est sa grande spécialité, sa marque de fabrique et son combat. En fait, un combat surtout pour elle-même qu’elle a gagnée souvent avec ses amitiés particulières des plus grands responsables économiques et politiques.

Sur le fond, elle est d’un vide sidéral, une sorte de Nadine Morano mais mondaine. On pourrait même reprendre la formule de Napoléon à l’égard de Talleyrand.. mais dans un bas de soie de chez Dior !.

Société- Réseaux sociaux : une chance ou une catastrophe pour la démocratie ?

Société- Réseaux sociaux : une chance ou une catastrophe pour la démocratie ?

Alors que le président libertarien Javier Milei, récemment élu en Argentine, a largement profité des réseaux sociaux lors de sa campagne présidentielle, notamment pour séduire les plus jeunes générations, d’autres personnalités politiques envisagent au contraire de quitter ces mêmes réseaux. En France, c’est la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui a initié ce mouvement, déclarant en novembre dernier que X (ex-Twitter) constituait « une arme de destruction massive de nos démocraties ». Force est de constater que depuis de nombreuses années, les réseaux sociaux dominants, dont le modèle d’affaires repose sur l’économie de l’attention favorise structurellement le clash et la polarisation des opinions.

par Anne Alombert
Chercheuse associée à l’IRePh (Institut de Recherches Philosophiques), Université Paris Nanterre – Université Paris Lumières

Jean Cattan
Secrétaire général du Conseil national du numérique, Sciences Po dans The Conversation.

Selon ce modèle économique, il s’agit de « maximiser l’engagement » des utilisateurs afin de vendre leur « temps de cerveau » et leurs données personnelles à des entreprises susceptibles de les cibler avec leurs publicités. Dès lors, tout ce qui compte pour gagner en visibilité sur ce type de réseau, est de trouver la ligne de fracture – chez chaque utilisateur ou dans la société – et d’enfoncer le coin, afin d’obtenir plus de clics et plus de vues, alimentant ainsi le « business de la haine » des géants du numérique, qui tirent profit de cette cacophonie.

Le résultat, tel que décrypté par l’écrivain et politologue italien Giuliano da Empoli, est le suivant : tandis qu’hier la politique était « centripète » – il fallait rallier autour d’un point d’équilibre –, elle est devenue aujourd’hui centrifuge. L’expression d’« ingénieurs du chaos » trouve alors tout son sens : pour conquérir le pouvoir, la politique consiste désormais à exploiter au mieux les dynamiques d’infrastructures, ici de communication, pour éclater la société en tous points.

Comment changer la donne ? Il parait difficile d’imaginer l’ensemble des démocrates pratiquer la politique de la terre brûlée et quitter les réseaux sociaux dominants tant que l’espoir est encore à leur régulation. De même, nous ne pouvons uniquement nous en remettre à la bonne volonté de quelques autres réseaux dominants faisant pour l’instant office de refuge, tant que leur modèle demeure fondé sur la captation de l’attention.

Si nous devons poursuivre nos efforts pour « trouver des réponses politiques à la colère », nous ne pouvons pas non plus nous aveugler sur les velléités autoritaires ou nationalistes exploitant les failles des réseaux sociaux les plus utilisés. Néanmoins, nous pouvons les priver de l’infrastructure qui les fait émerger comme forces politiques de premier plan partout dans le monde. Pour cela, nous devons faire évoluer le modèle économique et l’architecture des réseaux sociaux. Car il faut bien se rendre compte, dans la lignée de la pensée du professeur de droit Lawrence Lessig, que l’architecture numérique est normative : de même que l’architecture de nos rues détermine nos comportements, l’architecture des réseaux sociaux détermine la façon dont nous nous y exprimons et dont nous y interagissons.

De manière générale et par définition, le principe des « followers », qui consiste à suivre des personnalités en particulier, ne favorise pas l’expression de points de vue diversifiés, mais plutôt les comportements mimétiques, la concurrence, la rivalité et in fine la dévalorisation de soi comme des autres.

Plus spécifiquement, X/Twitter et Thread sont construits pour faire se rencontrer absolument tous les sujets, points de vue et personnes d’opinions très diverses sur un flux unique et assurer des interactions directes au vu et au su de tous.

Le modèle des réseaux sociaux les plus populaires repose sur la captation de l’attention et la recherche de profits en vendant du temps de cerveau disponibles à des annonceurs publicitaires.

Autre architecture, autre ambiance, il en va autrement si l’on se rassemble autour d’un sujet, que ce soit pour en débattre ou seulement pour échanger. Sans qu’ils soient exempts de très nombreux défauts, TrustCafé, Reddit, Twitch, Discord donnent l’opportunité de créer des salons de discussion thématiques ou de regrouper des communautés en un espace et in fine d’avoir un débat plus approfondi. Mastodon repose quant à lui sur une structure décentralisée, c’est-à-dire que « chaque serveur Mastodon est totalement indépendant, mais capable d’interagir avec les autres pour former un réseau social mondial ». Cela permet d’éviter de cultiver l’animosité sociale. Des communautés irréconciliables n’ont pas à se côtoyer, ce qui permet d’éviter de propager le conflit de manière inopportune.

C’est pour orienter les réseaux sociaux vers des architectures permettant de créer des espaces de débat, d’apprentissage, d’échanges et de coopération que nous devons agir en premier lieu, avant même de nous intéresser à la modération des contenus qui y circulent. Le règlement européen sur les services numériques le permet en théorie, mais il faudra que la Commission européenne se mobilise en ce sens. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Jusqu’à présent, le débat a bien plus porté sur le nombre de modérateurs de tel ou tel réseau ou le nombre de contenus retirés que sur la structure des réseaux sociaux en elle-même. Ce qui risque surtout de nous épuiser pour un résultat très relatif.

Pour nous assurer que les réseaux servent une société démocratique où le débat, la construction collective et l’écoute sont privilégiés, nous devrions nous préoccuper de la manière dont les infrastructures numériques sont conçues, développées et financées. Comme les réseaux sociaux dominants sont structurellement fondés sur l’économie de l’attention, l’enfermement de leurs utilisateurs et l’amplification des contenus polémiques et choquants, nous devrions aussi décider de ne plus laisser aux mains du seul réseau social, c’est-à-dire d’une entreprise privée, le monopole de déterminer le flux algorithmique, soit le choix des contenus apparaissant sur nos fils d’actualités.

Une telle proposition est une exigence minimale pour tendre vers une plus grande réappropriation des réseaux sociaux par les utilisateurs. Elle a d’ailleurs déjà été faite sous diverses formes, que ce soit par des spécialistes du numérique, la Comission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), des journalistes ou des chercheurs. Ainsi, il s’agit non plus seulement de forcer la plate-forme à accentuer tel ou tel paramètre de leur algorithme mais de contester le fait que la recommandation soit le seul fait de la plate-forme.

Pour justifier ce principe, nous pouvons nous demander si une fois une taille critique et une certaine concentration du marché atteintes, il est bien légitime de laisser uniquement à des entreprises privées le soin de décider ce qui doit être vu ou ce qui doit être invisibilisé dans l’espace médiatique numérique. Quand bien même certains d’entre nous souhaiteraient s’abandonner aux algorithmes de TikTok ou de Twitter, pourquoi tout un chacun devrait-il s’y plier ? Est-ce à un acteur unique de déterminer les critères en fonction desquels les contenus apparaissent ou disparaissent de nos écrans ?

La chose doit encore être affirmée : oui les réseaux sociaux dominants sont des espaces publics. Ce ne sont plus seulement des cafés que l’on est libre ou non de fréquenter. L’analogie ne fonctionne plus. Ils ont un impact structurant sur nos sociétés, que l’on y soit ou non.

De plus, si tout le monde peut virtuellement s’exprimer sur les réseaux, ceux qui auront le plus de vues sont ceux qui joueront les codes du réseau et sponsoriseront leurs comptes ou publications. Ce qui laisse sur le bas-côté ceux qui ne peuvent pas ou refusent de jouer à ce jeu malsain de la mésestime de soi, des autres et du clash constant.

La prétendue liberté d’expression masque le sévère contrôle qui s’exerce sur la recommandation et la hiérarchie qu’elle recèle : l’apparence d’horizontalité (celle de tous les usagers exprimant leurs opinions ou leurs avis publiquement) masque une extrême verticalité (celle des entreprises décidant des critères de ce qui sera vu ou non).

Pour restaurer les libertés d’expression et de pensée, il nous faut donc décorréler l’intérêt du réseau social à voir promu tel ou tel contenu et l’intérêt social ou personnel à s’informer ou échanger sur tel ou tel sujet.

Cela n’est désormais plus une seule affaire d’imagination ou de prospective. Regardons Bluesky (le réseau social alternatif créé par Jack Dorsey, l’un des fondateurs de Twitter) ou Mastodon : les flux algorithmiques y sont à la main des utilisateurs.

Sur Bluesky, les utilisateurs les plus chevronnés, des médias ou autres tiers de confiance peuvent proposer à l’ensemble des utilisateurs des algorithmes de leur cru. Et le choix est particulièrement simple à opérer pour un effet immédiat. Sur Mastodon, le classement chronologique reste la clef d’entrée vers les contenus publiés, mais le principe même du logiciel libre permet à l’administrateur comme à l’utilisateur de développer les fonctionnalités de curation de contenus qu’il souhaite. Cela ne veut pas dire que tout le monde doit savoir coder, mais que nous pouvons avoir le choix entre de nombreux algorithmes, paramètres ou critères de recommandations qui ne sont pas seulement le fait de la plate-forme.

Comment bien débuter sur Mastodon, le réseau social qui attire les déçus de Twitter (BFMTV).
Regardons aussi des projets comme Tournesol : cette plate-forme de recommandation collaborative de contenus permet à de nombreux citoyens de participer en évaluant les contenus en fonction de leur utilité publique (et non en fonction d’intérêts privés ou d’agendas politiques déterminés). Grâce à de telles initiatives, il devient possible de découvrir des vidéos pertinentes et pédagogiques que des réseaux sociaux dominants ou une plate-forme comme YouTube n’auraient probablement pas recommandées.

Toutes ces initiatives nous montrent qu’il est possible d’œuvrer pour des infrastructures numériques démocratiques. Nous ne sommes qu’à un pas politique de les valoriser. Et entendons-nous bien, l’objectif n’est pas de nous anesthésier en empêchant le désaccord. Bien au contraire ! Le but est de vivifier la démocratie et renforcer l’intelligence collective en exploitant tout le potentiel des réseaux sociaux.

Prix alimentaires : une nouvelle augmentation supérieure à 2 %

Prix alimentaires : une nouvelle augmentation supérieure à 2 %

Contrairement aux déclarations du ministre de l’économie ou même des grands patrons de la distribution, il ne faut pas s’attendre à une diminution des prix dans l’alimentaire en 2024 mais plutôt à des augmentations qui forcément vont s’ajouter aux précédentes. À l’issue des négociations qui vont bientôt se terminer entre distributeurs et industriels non seulement l’alimentaire ne devrait pas afficher de baisse mais au contraire les prix pourraient enregistrer de nouvelles augmentations d’au moins 2 %

En effet, contrairement aux affirmations du ministre de l’économie, les industriels et les distributeurs semblent plutôt s’accorder sur la perspective que ces négociations aboutissent globalement à une « légère inflation » des tarifs alimentaires des fournisseurs payés aux producteurs.

« Je suis plutôt convaincu qu’on va partir sur une inflation tendancielle de 2-2,5% », estime notamment Richard Panquiault, directeur général de l’Institut de liaisons et d’études des industries de consommation (Ilec), interrogé par La Tribune.

Certes, entre 15% et 25% des produits verront leurs tarifs baisser, puisque les cours de certaines matières premières comme les céréales, les huiles végétales et la volaille ont effectivement reflué, détaille Richard Panquiault.

« Mais il y a quand même beaucoup plus de matières premières agricoles qui restent orientées à la hausse », observe-t-il.

Mais les industriels, tout en se montrant moins exigeants que l’année dernière, proposent des tarifs plutôt en hausse. L’augmentation moyenne est de 5% chez les adhérents de l’Ilec -contre une croissance des tarifs de 14% en 2023. La Feef enregistre pour sa part une hausse moyenne des tarifs demandés de 3%.

Alimentaire : une nouvelle augmentation supérieure à 2 %

Alimentaire : une nouvelle augmentation supérieure à 2 %

À l’issue des négociations qui vont bientôt se terminer entre distributeurs et industriels non seulement l’alimentaire ne devrait pas afficher de baisse mais au contraire les prix pourraient enregistrer de nouvelles augmentations d’au moins 2 %

En effet, contrairement aux affirmations du ministre de l’économie, les industriels et les distributeurs semblent plutôt s’accorder sur la perspective que ces négociations aboutissent globalement à une « légère inflation » des tarifs alimentaires des fournisseurs payés aux producteurs.

« Je suis plutôt convaincu qu’on va partir sur une inflation tendancielle de 2-2,5% », estime notamment Richard Panquiault, directeur général de l’Institut de liaisons et d’études des industries de consommation (Ilec), interrogé par La Tribune.

Certes, entre 15% et 25% des produits verront leurs tarifs baisser, puisque les cours de certaines matières premières comme les céréales, les huiles végétales et la volaille ont effectivement reflué, détaille Richard Panquiault.

« Mais il y a quand même beaucoup plus de matières premières agricoles qui restent orientées à la hausse », observe-t-il.

Mais les industriels, tout en se montrant moins exigeants que l’année dernière, proposent des tarifs plutôt en hausse. L’augmentation moyenne est de 5% chez les adhérents de l’Ilec -contre une croissance des tarifs de 14% en 2023. La Feef enregistre pour sa part une hausse moyenne des tarifs demandés de 3%.

Une monnaie numérique officielle en Angleterre et ailleurs ?

Une monnaie numérique en Angleterre et ailleurs ?


Les projets de monnaies numériques fleurissent partout dans le monde. La grande question est de savoir si ces monnaies seront complètement libres ou si elles seront sous le contrôle des banques centrales. Pour le reste une monnaie numérique jouera le même rôle que la monnaie actuelle mais sera destiné à être échangé uniquement via des ordinateurs et autres outils numériques donc avec suppression des billets et autres pièces.

La banque centrale européenne comme d’autres étudient cette possibilité. En la matière, le Royaume-Uni ne fait pas exception. L’actuel Premier ministre, Rishi Sunak, souhaite Que ce projet aboutisse des 2024.Si c’est le cas les autres banques centrales seront incitées à mettre rapidement en œuvre leurs propres projets

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