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La position de Ciotti, une impasse pour les responsables LR

 La position de Ciotti, une impasse pour les responsables LR

 
Dimanche dernier, les Français ont sévèrement sanctionné le macronisme qui n’aura jamais réussi à sortir notre République de l’impuissance. Au fond, il n’aura jamais tenu sa promesse originelle de surmonter la crise d’efficacité qui plombe notre démocratie depuis des décennies. Le président de la République se présente comme rempart au «populisme», en oubliant qu’il s’agit du thermomètre électoral des problèmes réels des Français, au premier rang desquels figurent une immigration hors de contrôle ainsi qu’une croissante insécurité quotidienne, économique et culturelle, ou encore l’absence de juste valorisation du travail. Ce n’est pas en cultivant en même temps l’indécision et l’ambiguïté que l’on réglera ces problèmes. Ce n’est pas dans la continuité avec la politique à l’œuvre que les Républicains s’inscrivent, mais dans une ambition forte et sérieuse de rupture.

Oui, la France a besoin d’une autre politique, la France a besoin d’un profond changement, mais le pays ne sortira pas de l’impuissance en faisant le choix de l’incompétence. La France ne relèvera pas la tête en s’épuisant dans les divisions et les conflits permanents. Aussi légitimes que soient les motifs de colère, donner un blanc-seing au Rassemblement national serait une profonde erreur qui ajouterait au désordre alimenté depuis des mois par l’extrême-gauche et creuserait encore davantage les fractures au sein de notre nation. Cela exposerait notre pays à l’instabilité politique et financière, au moment où il doit faire face à des crises multiples. Les défis français ne se relèveront pas par des slogans simplistes, mais par un travail sérieux, rigoureux, courageux.

Température : une hausse sans précédent

Température : une hausse sans précédent

L’objectif pour limiter à 1,5° la température paraît désormais fortement compromis d’après une soixantaine de chercheurs. 

Le réchauffement climatique causé par les activités humaines a atteint un «rythme sans précédent» et la fenêtre pour limiter à 1,5°C la hausse des températures est déjà presque fermée, mettent en garde des dizaines de chercheurs renommés dans une étude parue mercredi 5 juin. «Le réchauffement causé par l’Homme a augmenté à un rythme sans précédent dans les mesures instrumentales, atteignant 0,26°C en 2014-2023», indiquent ces scientifiques. Ce constat, publié dans la revue Earth System Science Data, est le fruit du travail de près d’une soixantaine de chercheurs de renom qui s’appuient sur les méthodes du Giec, les experts climat mandatés par l’ONU. L’intérêt de l’étude est de fournir des indicateurs actualisés à partir du rapport de ces derniers, sans attendre le prochain cycle dans plusieurs années.

Par rapport à l’ère préindustrielle, ce réchauffement d’origine humaine a atteint 1,19°C sur cette décennie, ce qui témoigne d’une nette augmentation par rapport aux chiffres du dernier rapport publié il y a un an (+1,14°C sur 2013-2022). Pour la seule année 2023, le réchauffement attribuable à l’activité humaine a atteint 1,31°C. Le réchauffement total observé a lui touché 1,43°C – car la variabilité naturelle du climat a également joué, à commencer par le phénomène El Niño. L

  Malgré les niveaux records atteints, le rythme d’augmentation des émissions de CO2 a en effet ralenti cette décennie comparé aux années 2000. Le rapport contient «un peu d’optimisme», juge ainsi Piers Forster, de l’université de Leeds, auteur principal de l’étude. «Les émissions de gaz à effet de serre augmentent moins vite qu’en 2000, mais elles augmentent toujours», donc leurs «concentrations continuent à augmenter et le réchauffement aussi», explique à l’AFP Pierre Friedlingstein, de l’université d’Exeter. «Il faut qu’elles descendent à zéro émission nette», a-t-il souligné.

 

Fournir des Mirage à l’Ukraine : une nécessité

Fournir des  Mirage à l’Ukraine : une nécessité 

 Michel Goya, Historien militaire, et ancien colonel des troupes de marine, un des meilleurs spécialistes du conflit en Ukraine approuve l’envoi de Mirage en Ukraine.( dans la Tribune)

Que sait-on précisément de l’envoi de ces Mirage en Ukraine et du nombre de pilotes qui devront être formés ?

MICHEL GOYA - À ce stade, personne ne connaît le nombre exact de Mirage qui seront envoyés en Ukraine. Mais une chose est sûre, c’est qu’il y en aura un nombre limité. Si la France peut en fournir une dizaine, ce sera déjà très bien, et donc il faudra former au moins 15 ou 20 pilotes pour pouvoir utiliser ces appareils au mieux. Mais il faudra aussi former des maintenanciers et des mécaniciens, cela peut être long et compliqué.

Les Mirage sont des avions de chasse assez anciens, est-ce que cela va poser problème ?

L’élément important, ce sera surtout de cerner la rusticité des Mirage 2000. Est-ce qu’ils seront capables de se poser sur des autoroutes par exemple ? Auquel cas il serait possible d’avoir un certain nombre de bases assez discrètes. Ou alors il faudra avoir de grandes pistes avec de grandes bases qui doivent être plus protégées et qui nécessitent davantage de moyens.

Sur le plan tactique, que vont-ils apporter concrètement sur le front ukrainien ?

Le Mirage 2000 est un pur chasseur et un intercepteur, c’est-à-dire qu’il ne fait que de la défense du ciel. Il ne fait pas de frappes au sol. Sa seule mission est de défendre le ciel, notamment avec des missiles Mica, qui ont une portée de 80 kilomètres. Et l’avantage de ces avions est qu’ils sont mobiles par rapport à des batteries sol-air.

Ces avions faisaient partie des besoins prioritaires de l’armée ukrainienne ?

Absolument. La défense antiaérienne est un élément critique de l’armée ukrainienne, qui manque cruellement de batteries et surtout de missiles. Cette livraison va apporter l’équivalent d’une ou deux batteries sol-air dans le ciel. Cela écartera donc une menace aérienne importante puisque ces Mirage pourront intercepter des missiles balistiques et peut-être des drones. Mais ces avions restent tout de même insuffisants pour complètement contrôler l’espace aérien en Ukraine. Il faut donc espérer qu’à ces Mirage s’ajouteront rapidement les F-16, par exemple.

Comment ces appareils pourront-ils être protégés ?

C’est sûr qu’ils seront la cible des avions de combat et des défenses antiaériennes russes, mais l’armée ukrainienne peut s’en préserver en faisant des patrouilles au ras du sol, en passant sous les radars, et n’intervenir en altitude qu’au dernier moment. Les missiles d’interception russes ont une longue portée, qui va jusqu’à 400 kilomètres, mais ils sont très lourds et inadaptés pour abattre des chasseurs, donc les Mirage peuvent y échapper. Mais même avec cela, les batailles aériennes sont presque inévitables et il reste probable que certains des appareils envoyés par la France seront abattus, puisque l’armée russe a les moyens de les combattre grâce à sa défense antiaérienne solide.

Emmanuel Macron a aussi annoncé la formation et l’équipement de 4 500 soldats. Qu’est-ce que cela représente ?

Depuis le début de la guerre, la France a déjà formé plus de 10 000 soldats. Donc former une nouvelle brigade complète reste un point secondaire puisque l’armée ukrainienne, c’est 1 100 000 hommes. Dans cette formation, il y aura de tout, des novices et des cadres expérimentés. Ce n’est pas un défi majeur.

Ces annonces constituent-elles une escalade dans le conflit ?

Quand on augmente significativement les capacités de l’armée ukrainienne, c’est une forme d’escalade de notre part, et alors ? On est encore très très loin de la guerre, et la France répond simplement à une escalade russe.

Luca de Meo ( Renault) : Pour une politique industrielle européenne

Luca de Meo ( Renault) : Pour une politique industrielle européenne

Luca de Meo,  passé par Toyota, Fiat, Audi et Seat qui a réussi depuis 2020 à redresser un groupe éprouvé par de multiples crises souhaite une politique industrielle à l’échelle de l’Europe dans le domaine de l’automobile ( dans La Tribune)

 Les élections européennes ont lieu aujourd’hui. L’interdiction de ventes des voitures thermiques neuves en 2035 suscite des interrogations à Bruxelles. Qu’en pensez-vous  ?

LUCA DE MEO - Un retour en arrière se traduirait par un refus du progrès. Car la voiture électrique est un meilleur choix pour l’environnement. C’est une certitude. En outre, l’industrie automobile, qui repose sur des choix technologiques de temps long, s’accommode mal de brusques mouvements de balancier. Beaucoup d’interlocuteurs nous expliquaient il y a trois ans que ne pas opter pour l’électrique entraînerait la disparition du groupe. Les mêmes nous demandent aujourd’hui si notre stratégie dans ce domaine est pertinente. Or des entreprises telles que Renault ne peuvent pas virer de bord en un clin d’œil. Nous sommes un paquebot, pas un hors-bord. Nous avons besoin de perspectives cohérentes et de mécanismes d’ajustement, si nécessaire.

À quels obstacles vous heurtez-vous  ?

Le débat en cours part dans toutes les directions, ce qui n’est pas rassurant. L’écosystème tout entier doit nous aider à atteindre nos objectifs. Si on n’installe pas des superchargeurs sur les autoroutes, il est difficile de vendre de voitures électriques. Si le prix de l’électricité ne peut être garanti, nos clients remettront en question leur décision d’achat. Les infrastructures de recharge sont pour l’instant concentrées à 80 % aux Pays-Bas, en Allemagne et en France. En Italie, ou en Espagne, entre autres, elles demeurent inexistantes. La transition énergétique est un sport d’équipe. Elle exige une coordination des différents secteurs industriels.

 

Climat : une hausse sans précédent

 

Climat : une hausse sans précédent

L’objectif pour limiter à 1,5° la température paraît désormais fortement compromis d’après une soixantaine de chercheurs. 

Le réchauffement climatique causé par les activités humaines a atteint un «rythme sans précédent» et la fenêtre pour limiter à 1,5°C la hausse des températures est déjà presque fermée, mettent en garde des dizaines de chercheurs renommés dans une étude parue mercredi 5 juin. «Le réchauffement causé par l’Homme a augmenté à un rythme sans précédent dans les mesures instrumentales, atteignant 0,26°C en 2014-2023», indiquent ces scientifiques. Ce constat, publié dans la revue Earth System Science Data, est le fruit du travail de près d’une soixantaine de chercheurs de renom qui s’appuient sur les méthodes du Giec, les experts climat mandatés par l’ONU. L’intérêt de l’étude est de fournir des indicateurs actualisés à partir du rapport de ces derniers, sans attendre le prochain cycle dans plusieurs années.

Par rapport à l’ère préindustrielle, ce réchauffement d’origine humaine a atteint 1,19°C sur cette décennie, ce qui témoigne d’une nette augmentation par rapport aux chiffres du dernier rapport publié il y a un an (+1,14°C sur 2013-2022). Pour la seule année 2023, le réchauffement attribuable à l’activité humaine a atteint 1,31°C. Le réchauffement total observé a lui touché 1,43°C – car la variabilité naturelle du climat a également joué, à commencer par le phénomène El Niño. L

  Malgré les niveaux records atteints, le rythme d’augmentation des émissions de CO2 a en effet ralenti cette décennie comparé aux années 2000. Le rapport contient «un peu d’optimisme», juge ainsi Piers Forster, de l’université de Leeds, auteur principal de l’étude. «Les émissions de gaz à effet de serre augmentent moins vite qu’en 2000, mais elles augmentent toujours», donc leurs «concentrations continuent à augmenter et le réchauffement aussi», explique à l’AFP Pierre Friedlingstein, de l’université d’Exeter. «Il faut qu’elles descendent à zéro émission nette», a-t-il souligné.

 

Une place Samuel Patty à Strasbourg

Une place Samuel Patty à Strasbourg

La mairie de Strasbourg souhaite baptiser le parvis devant son centre administratif du nom de Samuel Paty, enseignant assassiné en 2020.

En cas d’accord de la famille, le Conseil municipal pourra alors entériner formellement cette décision, en septembre si tout va bien. «Baptiser le parvis devant le centre administratif a beaucoup de sens pour nous, c’est un endroit fréquenté par l’ensemble de la population», a encore noté Anne Mistler, Conseillère municipale évoquant une réflexion en cours pour ériger «un objet mémoriel»«et pas juste une plaque» avec son nom.

 

Une conscience animale ?

Une conscience animale ?

 

Le 19 avril était publiée la « déclaration de New York sur la conscience animale », signée depuis par 287 chercheurs. Celle-ci appelle à réfléchir sur la façon dont nous traitons les animaux, vertébrés et invertébrés, qu’il s’agisse de recherche expérimentale ou d’élevage. Entretien dans Le Monde  avec Martin Giurfa, neuroéthologiste, et Athanassia Sotiropoulos, directrice de recherche à l’Inserm, sur la portée de cet événement.
Il existe une « possibilité réaliste » que tous les animaux vertébrés, mais aussi de nombreux invertébrés, dont les céphalopodes, certains crustacés et même des insectes, possèdent une forme de conscience. En conséquence, il serait « irresponsable d’ignorer cette possibilité » dans la façon dont nous traitons ces animaux, qu’il s’agisse notamment d’élevage ou d’expérimentation animale. C’est le cœur du message de la « déclaration de New York », un texte publié le 19 avril et signé à ce jour par 287 philosophes, éthiciens, éthologistes et neurobiologistes spécialistes de la conscience animale.

Martin Giurfa (Sorbonne Université) étudie les abeilles et a signé cette déclaration. Athanassia Sotiropoulos de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) dirige le groupement d’intérêt scientifique FC3R, créé en 2021, dont la mission est d’encourager l’adoption par les laboratoires français de méthodes de remplacement, de réduction et de raffinement (les 3R) − au sens de recherche du bien-être − concernant les animaux de laboratoire. Nous les avons réunis pour évoquer la portée et les implications de cette déclaration de New York.

Martin Giurfa, pourquoi avez-vous signé cette déclaration ?
Martin Giurfa : Cela fait un moment que je participe à des discussions sur ce sujet, notamment avec un des initiateurs du texte, le philosophe Jonathan Birch [London School of Economics], très intéressé par la cognition chez les insectes. Et cela fait des années que j’étudie leurs capacités cognitives absolument surprenantes, comme l’apprentissage de concepts et de règles, la catégorisation et la transitivité, le fait de compter et de manipuler des notions numériques abstraites telles que le zéro, chez les abeilles notamment… suite dans Le Monde.

Trop de listes européennes: Larrouturou votera pour une autre liste que la sienne !

Trop de listes européennes: Larrouturou  votera pour une autre liste que la sienne !

 

Avec  35 listes on touche le ridicule démocratique pour les élections européennes surtout compte tenu de l’objet ésotérique de certains courants de pensée. Pierre Larrouturou,  lui,  va jusqu’à demander à ses éventuelles électeurs ( moins de 1 %) de voter utile en faveur d’Europe écologie les Verts menacé de ne pas atteindre les 5 % de voix nécessaires pour obtenir des députés. Dommage évidemment qu’il n’est pas réfléchi avant et qu’il n’est pas été possible de procéder à un filtrage pour ne retenir que les listes réellement représentatives .

. Estimée à 0,5% d’intentions de vote dans le dernier «rolling» Ifop-Fiducial pour Le Figaro , LCI et Sud Radio, la tête de liste «Changer l’Europe» Pierre Larrouturou a annoncé qu’il ne sera «pas réélu dimanche», dans une vidéo publiée jeudi sur ses réseaux sociaux. Député européen depuis 2019, il considère que sa «campagne a été très difficile». En cause ? Les «grands médias où il a été très difficile de se faire entendre». Il est «évident qu’on ne passera pas la barre des 5%, qu’on ne pourra pas être élus».

«On risque aussi de perdre cinq députés écolos au Parlement européen et d’en donner trois élus de plus pour l’extrême droite et la droite.» Raisons pour lesquelles il va voter pour sa concurrente EELV, «le seul vote utile», «sans aucun plaisir, mais sans aucune hésitation» !

Banque centrale européenne: Une baisse des taux, de 4% à 3,75% ?

Banque centrale européenne: Une baisse des taux, de 4% à 3,75% ?

La Banque centrale européenne (BCE) doit annoncer ce jeudi la baisse de ses taux d’intérêt. L’ampleur de cette première baisse des taux après le cycle de relèvement devrait être de 25 points de base, selon les experts. Une baisse équivalente devrait être décidée par la banque fédérale américaine. La question qui se pose maintenant pour les deux zones géographiques, c’est de savoir s’il s’agit de la seule baisse pour l’année en cours.

L’inflation est repartie à la hausse en mai dans la zone euro, à 2,6% sur un an après 2,4% en mars et avril, selon des chiffres publiés vendredi. Mais, cette remontée « est liée à des facteurs temporaires », a commenté Riccardo Marcelli Fabiani, analyste d’Oxford Economics.

Cette baisse des taux pourrait aussi coïncider avec celle qu’envisage la banque fédérale américaine. Une différence toutefois la croissance américaine se porte nettement mieux que celle de l’union européenne. En effet les États-Unis attendent une croissance de 2,1 % en 2024 d’après le fonds monétaire international. L’Union européenne devant se contenter de l’ordre de 0,9%. À noter que les taux d’inflation se rapprochent : 2,6 %  pour la zone euro et 2,7% pour les États-Unis

Une première victime de la grippe aviaire

Une première victime de la grippe aviaire

 

Un premier cas mondial de décès humain dû à la grippe aviaire de type H5N2 a été attesté au Mexique, a annoncé mercredi 5 juin l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). 

Âgée de 59 ans, la personne est décédée le 24 avril dans un institut spécialisé de la capitale mexicaine quelques heures après y avoir été hospitalisée, a indiqué cette source. Le ministère mexicain de la Santé a précisé qu’il s’agissait d’un homme. Le patient avait développé le 17 avril de la fièvre, un essoufflement, de la diarrhée, des nausées et un malaise général, a indiqué l’OMS, à qui le cas a été notifié le 23 mai. La personne n’avait eu «aucun contact» connu avec des volailles ou d’autres animaux mais souffrait déjà de multiples problèmes de santé, a souligné l’OMS.
Aucun autre cas humain de H5N2 n’a été rapporté à ce stade et «il n’y a pas de risque pour la population», a souligné le ministère de la Santé. L’OMS a jugé ce risque «faible». Ce décès intervient après la découverte en mars de cas de H5N2 chez des volailles d’élevage dans l’État du Michoacan, qui borde l’État de Mexico où vivait la victime. D’autres cas de H5N2 avaient ensuite été identifiés le même mois chez des volailles à Texcoco, dans l’État de Mexico, et en avril à Temascalapa, dans le même État.

Considéré comme moins pathogène que le H5N1, le virus H5N2 a été rapporté dans des élevages de différents pays à travers le monde au cours des dernières années. Aucune transmission à l’homme n’avait jusqu’à présent été attestée. Concernant le H5N1, il n’y a pour l’heure aucune preuve d’une transmission d’humain à humain mais l’OMS a fait part en avril de son «énorme inquiétude» face à la propagation de cette souche.

Libération de la France : une histoire « publique »

Libération de la France : une histoire publique

En cette période de célébration des 80 ans de la Libération de la France, c’est aussi un champ que l’on nomme l’« histoire publique » qui est remis en avant. Depuis que l’expression de « public history » a été élaborée en 1978 par Robert Kelley à l’université de Santa Barbara aux États-Unis, son cadre s’est considérablement étendu et enrichi. En France, il est enseigné et pratiqué depuis 2015, l’université Paris-Est Créteil (UPEC) ayant été pionnière en la matière.

par

Maîtresse de conférences HDR en Histoire moderne , Université Paris-Est Créteil Val de Marne (UPEC) dans The Conversation 

Mettre en œuvre l’histoire en dehors de l’université, décrypter les politiques de mémoire et les usages politiques du passé, élaborer des formes de récit historique adaptées au grand public… depuis les années 1970, l’histoire publique a multiplié ses visages et les espaces de son intervention. Ses pratiques et ses expérimentations nombreuses et hétérogènes forment un ensemble apparemment peu cohérent. Les réalisations en histoire publique partagent pourtant un point commun : elles résultent d’un processus de production de l’histoire, en relation avec des institutions publiques ou privées, dans le cadre de médias écrits, audiovisuels ou web et à destination de publics de nature différente.

Ces mises en récit ont contribué à combler le fossé entre le monde académique et le reste de la société et à décloisonner des champs, des méthodes et des engagements qui semblaient inconciliables, entre des choix épistémologiques obéissant à une méthode scientifique éprouvée et ceux répondant à une demande institutionnelle ou sociale. Au moment de son apparition, ce champ a aussi permis de répondre à une crise de débouchés professionnels en Amérique du Nord. Étudiantes et étudiants en histoire ont pu alors envisager des carrières dans des musées, des médias, des entreprises privées ou des institutions gouvernementales.

L’histoire publique s’est, depuis, institutionnalisée et connaît un succès grandissant comme en témoignent le dynamisme de la Fédération internationale pour l’histoire publique créée en 2011, les diplômes qui portent ses méthodes (14 pays européens proposent une soixantaine de formations dans ce champ et en France on en compte déjà cinq) ou les festivals qui en éprouvent les expérimentations. Le festival d’histoire populaire qui se tiendra à Créteil les 7 et 8 juin prochains en constitue un exemple supplémentaire. Spectacles, conférences, balades… Différentes manières de transmettre le passé y seront mobilisées comme cela sera le cas lors des commémorations de la bataille de Normandie. Dans cet objectif, « la Mission du 80e anniversaire des débarquements, de la Libération de la France et de la Victoire » a été mise en place par arrêté ministériel pour organiser les quelque 1 000 événements prévus.

Les cérémonies n’ont pas toujours suscité autant d’engouement. Pourtant, l’histoire de la commémoration du Débarquement remonte à la création du comité du Débarquement en 1947. Celui-ci est chargé de mettre en place les cérémonies d’hommages. Jusqu’en 1984, ces dernières étaient essentiellement animées par des militaires et d’anciens combattants. Les chefs d’État n’y ont été accueillis que de manière irrégulière. René Coty inaugure, par exemple, le musée du Débarquement d’Arromanches en 1954, le premier sur le thème, dix ans après les événements ; en revanche le général de Gaulle refuse d’y participer pour les vingt ans en 1964.

C’est à partir du premier septennat de François Mitterrand que ces célébrations décennales deviennent de hauts lieux de la mémoire nationale et de plus en plus internationale. En 2004, pour la première fois, le chancelier allemand, le président de la Fédération de Russie ainsi que le président de la République polonaise participent aux différentes cérémonies. Elles prennent de l’ampleur et reflètent de nouvelles préoccupations. Ainsi, en 2014, on y trouve 8 000 invités et 19 chefs d’État et de gouvernement tandis qu’on célèbre pour la première fois les 21 000 victimes civiles des bombardements et des combats de juin 1944.

La commémoration des événements passe également par un « tourisme de mémoire » très dynamique en Normandie depuis la mise en place du programme chargé de le promouvoir. Il s’appuie sur 94 sites et lieux de visites mémoriels, 44 musées, 21 mémoriaux et sites naturels et 29 cimetières en relation avec la Seconde Guerre mondiale. Il rassemble les acteurs institutionnels normands pour faire de cette région la destination la plus évidente sur la Seconde Guerre mondiale.

Ces sites mémoriels et ces musées-mémoriaux assurent plusieurs missions : transmission de savoirs, éducation aux valeurs de paix et de démocratie ou hommage à ceux qui sont morts. Deux musées normands, en particulier, témoignent de cette mémorialisation de la guerre. Le musée de la bataille d’Arromanches a accueilli quelque 20 millions de visiteurs depuis son ouverture en 1953. L’ancien bâtiment a été détruit, un nouveau inauguré le 6 juin prochain permettra d’accueillir davantage de curieux encore. Plus récent, le Mémorial de Caen, inauguré en 1988 dans un esprit de réconciliation et de paix, propose, pour célébrer ce 80e anniversaire, une exposition temporaire appelée « L’Aube du siècle américain, 1919-1944 » qui retrace l’histoire politique, sociale et culturelle de l’Amérique dans laquelle les soldats du débarquement ont été élevés.

Le succès de ces musées est à l’image de celui du tourisme de mémoire : entre 1994 et 2019, le nombre de visiteurs passe de 3 à 6,2 millions sur les sites normands. Une grande partie d’entre eux séjournent autour des plages du Débarquement et sont d’origine anglo-saxonne. Depuis 2018 une candidature a été déposée pour que les plages du Débarquement soient inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco.

En Normandie comme ailleurs, la multiplication des événements et des lieux mémoriels signale la grande importance d’une politique de mémoire. Elle cherche, depuis les années 1990, à reconnaître et à réparer des violences de l’histoire, selon Sébastien Ledoux, spécialiste des questions mémorielles.

Ces questionnements sur la mémoire ont suscité de nombreuses controverses opposant souvent celle-ci à l’histoire. Pourtant, la porosité entre le discours historique et la construction de la mémoire semble évidente et ouvre l’espace à de nouvelles interrogations qui sont celles de l’histoire publique. L’un de ses objectifs est d’observer les commémorations de différentes natures (cérémonies officielles, spectacles, bals, événements sportifs ou reconstitutions historiques) et de les interroger pour comprendre ce qui est montré du passé, quels en sont les buts, les procédés et les motivations politiques, leurs rapports à l’événement commémoré et les enjeux contemporains que les différents récits soulèvent. Quel aspect d’un événement est-il mis en lumière ou passé sous silence ? Quels en sont les effets sur les publics ?

Très populaires en France depuis les années 1970, les reconstitutions historiques cherchent à être authentiques dans leurs mises en scène du passé tout en étant ludiques ou festives. Ce succès conduit les historiens à s’interroger sur leur place dans les politiques de mémoire et plus généralement la société. Dans l’optique de la science partagée et dans le contexte des célébrations de juin 2024, un programme de science collaborative est ainsi proposé pour élaborer un contenu co-construit à partir d’observations faites par des volontaires universitaires ou non pendant les cérémonies.

Ces reconstitutions historiques du débarquement attirent les foules, de même que les immersions dans le passé proposées toute l’année par le Puy-du-fou. Cela fait écho à une notable passion française pour l’histoire. Ce goût pour mettre en scène le passé ne s’est jamais démenti depuis le succès commercial de Montaillou, village occitan d’Emmanuel Le Roy Ladurie écrit en 1975. Le succès de différents formats plus contemporains en témoigne : jeux vidéo fondés sur des scénarios historiques, émissions de télévision comme « Faire l’histoire » créée en 2020 par Patrick Boucheron, les podcasts de Philippe Collin sur France Inter, ou des séries télévisées historiques comme les sept saisons de « Un village français » de Frédéric Krivine, Philippe Triboit et Emmanuel Daucé. L’histoire suscite également d’innombrables débats autour de sa présence dans l’espace public : noms de rues, statues ou plaques commémoratives, qu’il faudrait enlever ou au contraire garder, sans parler de celles qu’il faudrait ajouter.

Ces multiples célébrations, ces goûts partagés et ces innombrables débats relèvent tous du déploiement de l’histoire dans l’espace public et suscitent de nécessaires questionnements.

Inde: Narendra Modi remporte une victoire mais moins forte

 

Inde: Narendra Modi remporte une victoire mais moins forte

 
Le premier ministre a remporté les élections législatives et reste aux commandes du pays pour un troisième mandat, mais avec une majorité moins forte qu’attendu.

 

Le premier ministre sortant, après dix ans de pouvoir ininterrompus, a emporté, mardi 4 juin, les élections législatives, avec une courte majorité, à l’issue d’un marathon de six semaines. Les résultats sont en cours de consolidation. Quelque 642 millions d’Indiens se sont déplacés, bravant la canicule qui s’est abattue sur le pays.

Il égale son illustre prédécesseur, Jawaharlal Nehru, le premier ministre de l’indépendance, élu à trois reprises. Mais sa victoire n’est pas à la hauteur de ses espérances. Narendra Modi avait demandé aux Indiens de lui accorder 370 sièges, 400 avec sa coalition, soit la majorité des deux tiers de la Lok Sabha, la Chambre basse du Parlement, requise pour modifier la Constitution. Il a échoué,.

Modi n’aura pas les moyens d’opérer de grands changements constitutionnels.
L’Etat de l’Uttar Pradesh, le plus peuplé d’Inde et l

Une « task force » européenne pour lutter contre les ingérences étrangères en ligne

Une « task force » européenne pour lutter contre les ingérences étrangères en ligne

Une  « task force » d’une quarantaine de personnes qui s’appelle Stratcom et opère au sein du service européen pour l’action extérieure, sorte de ministère des Affaires étrangères européen. Cette cellule a été créée en 2015, juste après l’annexion de la Crimée par la Russie car dès le départ, c’est de là que viennent la plupart des actions de désinformation malveillante.

Il s’agit par exemple de vidéos qui affirment que les citoyens fuient la « dictature » en Pologne et cherchent refuge en Biélorussie, que l’armée française recrute 200 000 volontaires pour aller combattre en Ukraine, qu’en Slovaquie, l’homme qui a tiré mi-mai sur le premier ministre Robert Fico est marié à une réfugiée ukrainienne ou encore, dans un autre registre, que l’Allemagne a décriminalisé l’exploitation sexuelle en ligne des enfants. L’objectif : semer la méfiance et conflictualiser le débat en inondant les réseaux de mensonges ainsi qu’en diffamant les dirigeants européens.

 

Macron envisage une coalition internationale de troupes en Ukraine

 Macron Envisage une coalition internationale de troupes en Ukraine

À l’avancée des troupes russes qui menacent maintenant tout le front ukrainien , renvisage avec d’autres pays la coalition d’une internationale de troupes destinées à entraîner les militaires ukrainiens; une action  ayant pour objet notamment la formation de l’armée ukrainienne aux armes fournies par l’Occident qui autorise désormais de frapper le sol russe.

Une menace qui évidemment inquiète fortement la Russie car de toute évidence le conflit prend désormais une tout autre dimension. Jusque-là en effet jamais il n’avait été envisagé ni n’envoyez des troupes en Ukraine ni de frapper le sol russe

Devant cette menace, Moscou a prévenu mardi que si la France envoyait des instructeurs militaires en Ukraine ceux-ci deviendraient des cibles légitimes. «Aucun instructeur s’occupant de la formation des militaires ukrainiens n’a d’immunité», a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. «Quel que soit leur statut : militaires de l’armée française ou mercenaires, ils représentent une cible tout à fait légitime pour nos forces armées», a ajouté le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. Pour les autorités françaises, c’est sans doute le meilleur signe que la Russie prend la proposition au sérieux. Pour l’état-major, les règles du jeu en Ukraine doivent changer pour peser sur le cours des événements.

La question des troupes occidentales en Ukraine est sur la table depuis des mois entre Européens. L’état-major a exploré l’option dans une note blanche partagée avec ses homologues, au moment où les forces ukrainiennes étaient…

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BCE: Une baisse des taux, de 4% à 3,75% ?

BCE: Une baisse des taux, de 4% à 3,75% ?

La Banque centrale européenne (BCE) doit annoncer ce jeudi la baisse de ses taux d’intérêt. L’ampleur de cette première baisse des taux après le cycle de relèvement devrait être de 25 points de base, selon les experts. Une baisse équivalente devrait être décidée par la banque fédérale américaine. La question qui se pose maintenant pour les deux zones géographiques, c’est de savoir s’il s’agit de la seule baisse pour l’année en cours.

L’inflation est repartie à la hausse en mai dans la zone euro, à 2,6% sur un an après 2,4% en mars et avril, selon des chiffres publiés vendredi. Mais, cette remontée « est liée à des facteurs temporaires », a commenté Riccardo Marcelli Fabiani, analyste d’Oxford Economics.

Cette baisse des taux pourrait aussi coïncider avec celle qu’envisage la banque fédérale américaine. Une différence toutefois la croissance américaine se porte nettement mieux que celle de l’union européenne. En effet les États-Unis attendent une croissance de 2,1 % en 2024 d’après le fonds monétaire international. L’Union européenne devant se contenter de l’ordre de 0,9%. À noter que les taux d’inflation se rapprochent : 2,6 %  pour la zone euro et 2,7% pour les États-Unis
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