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La CGT appelle à une convergence entre agriculteurs et salariés

La CGT appelle à une convergence entre agriculteurs et salariés


« La CGT appelle ses militantes et militants, partout où c’est possible, à créer les conditions permettant de faire converger les revendications des salarié·es, des travailleuses et des travailleurs agricoles et des agricultrices et des agriculteurs », écrit la centrale de Montreuil.

« Nos échanges doivent permettre d’élargir la mobilisation et de créer des convergences sur les moyens de bien vivre de son travail, de bien manger, tout en protégeant notre santé et celle de la planète », estime la CGT, qui dit avoir pris attache avec la Confédération paysanne et le Mouvement de défense des exploitants familiaux (Modef).

Réarmement démographique : Une sémantique guerrière douteuse

Réarmement démographique : Une sémantique guerrière douteuse

L’expression employée par le président Emmanuel Macron pour décrire son plan de relance de la natalité et de lutte contre l’infertilité a suscité de vives réactions. Il ne s’agit pas ici de juger la pertinence de ce plan annoncé lors de sa conférence de presse du 16 janvier 2024. Notre objectif est d’analyser ce que cette formule révèle de la difficulté de décideurs, gouvernementaux notamment, à comprendre la psychologie des comportements (et changements comportementaux). Sans cette compréhension, ils s’avèrent incapables de déterminer quelles conditions et caractéristiques doivent être respectées pour qu’une communication à visée persuasive soit efficace.

par Marie-Laure Gavard-Perret
Professeure des universités en gestion, Grenoble IAE, laboratoire CERAG, spécialiste du marketing social et de la communication persuasive et préventive. Co-responsable de la chaire de recherche Marketing au Service de la Société (M2S) de Grenoble IAE., Grenoble IAE Graduate School of Management

Marie-Claire Wilhelm
Maître de conférences à l’Université Grenoble Alpes, Grenoble INP, CERAG, co-responsable de la Chaire Marketing au Service de la Société (M2S) de Grenoble IAE, Grenoble IAE Graduate School of Management dans
The Conversation

La phrase d’Emmanuel Macron au sujet du « réarmement démographique » pour permettre « une France plus forte » « par la relance de la natalité » a pu être perçue comme réactionnaire. Elle a provoqué la colère de nombreuses personnalités politiques, notamment à la gauche de l’échiquier politique, mais aussi plus largement de diverses associations féministes ou concernées par les droits des femmes et des familles. Ce parti pris de formulation a occulté certaines mesures qui auraient pu être accueillies plus favorablement (par exemple, le plan de lutte contre l’infertilité attendu par certains spécialistes de la reproduction) et a amoindri l’effet d’une perspective qui aurait pu avoir une connotation positive (la vie au travers de naissances à venir).
Indépendamment d’un jugement sur le fond, la terminologie adoptée explique en partie ces réactions et marques de résistance. Tout d’abord, du fait de la rhétorique guerrière. L’historienne Marine Rouch a ainsi repéré « une sémantique ‘viriliste et guerrière’ qui n’a rien d’anodin ».

Le caractère guerrier de la métaphore a suscité de nombreuses réactions

Déjà mobilisé lors du Covid, ce lexique guerrier, par ses références en France à la première et à la Seconde Guerre mondiale, avait alors frappé les esprits (« Nous sommes en guerre » avait martelé Emmanuel Macron). Implicitement et symboliquement également, l’idée de réarmement fait référence à la guerre et peut se révéler anxiogène, a fortiori dans le contexte actuel où guerres et conflits armés réactivent, partout dans le monde, et en particulier sur le continent européen, des angoisses qu’on croyait oubliées.

Ce choix est dommageable, car une rhétorique guerrière entraîne un imaginaire anxiogène. Or, lorsque les individus ont peur, leur réponse inconsciente est souvent un mécanisme de défense psychologique d’évitement ou de déni. Autrement dit, une réaction défensive destinée à diminuer l’inconfort psychologique ressenti, mais qui est à l’opposé de celle recherchée. En effet, faire face à une situation stressante nécessite de développer des efforts, cognitifs en particulier, et une stratégie dite d’adaptation. L’individu stressé peut préférer ne pas voir la réalité, la déformer ou encore discréditer la source de l’information pour se protéger psychologiquement. Ces réactions compromettent bien sûr l’efficacité persuasive.

Un discours infantilisant et moralisateur

Le message a aussi été perçu comme infantilisant. En filigrane, certaines et certains y ont entendu que les femmes ne seraient pas suffisamment matures pour décider par elles-mêmes de décisions relatives à la natalité. Cela a pu être vu comme une « tentative de contrôler le corps des femmes », une volonté de « mettre les ventres des femmes au service de l’État ». « Laissez nos utérus en paix ! » a lancé de son côté la présidente de la Fondation des femmes Anne-Cécile Mailfert.

Ce message était instillé par ailleurs dans une communication descendante, dont le caractère directif, voire autoritaire, apparait dans la qualification « d’injonctions natalistes » utilisée de nombreuses fois à son propos. De ce fait, le message, a priori incitatif, avait tout pour engendrer de la réactance (mécanisme de défense psychologique) en raison d’une liberté qui pouvait sembler menacée. Ainsi, la députée écologiste Sandrine Rousseau a réagi :

« Chaque femme est libre de choisir de faire des enfants ou de ne pas en faire » et

« Les femmes font absolument ce qu’elles veulent de leur corps ».

De plus, le discours émanait d’un représentant des pouvoirs publics envers lesquels la méfiance des Français est grandissante. Cette absence de confiance envers l’émetteur ne pouvait que renforcer la résistance par une diminution de la crédibilité perçue de la source du message.

Le délicat recours aux normes sociales

De même, une composante morale transparaît de ce discours incitatif. Délibérément ou involontairement convoquée, la responsabilité individuelle est ainsi associée à un devoir de reproduction de chaque Français(e). Ce « bon » comportement apparaît de façon plus ou moins explicite comme la clé pour revendiquer un statut de « bon » ou « bonne » citoyen(ne). Or, la stimulation d’un devoir de conformité à des normes sociales est indissociable de la responsabilité morale individuelle. Une communication incitative en faveur de la natalité cherche donc à amener les récepteurs et réceptrices à se conformer à ce qui est présenté comme la norme du groupe, de la communauté. Les cibles ressentent de ce fait une pression sociale. L’individu exposé à cette forme d’influence sociale cherchera donc à se soumettre pour obtenir l’approbation sociale ou éviter la désapprobation sociale.

Toutefois, le recours explicite ou implicite aux normes sociales exige d’être utilisé avec précaution. D’une part, certaines cibles ayant déjà internalisé une norme morale conforme à leurs valeurs, comme celle de faire des enfants, risquent finalement d’être rebutées par la volonté de persuasion – notamment si cette dernière est perçue comme manipulatrice. Elles peuvent aussi ressentir une menace sur leur liberté individuelle et développer de la réactance situationnelle.

De surcroît, en appeler à la responsabilité individuelle peut entrer en conflit avec la perception d’une nature infantilisante du message délivré. Il est en effet paradoxal de demander aux cibles de se conduire en adultes responsables et « en même temps » de leur délivrer un message perçu comme infantilisant. « nouveau, la contradiction dans les intentions perçues réduit la persuasion recherchée.

En outre, il existe deux types de normes. D’une part, les normes injonctives – fondées sur la perspective de récompenses ou sanctions sociales. D’autre part, les normes descriptives – qui résultent de ce que font les membres de la communauté et de ce qui est considéré comme le comportement « normal ». Ce second type de norme se base fortement sur l’exemple. Or sur ce point, Emmanuel Macron est dans l’impossibilité de se présenter comme l’exemple à suivre. Cela affaiblit l’effet de norme descriptive et peut sembler paradoxal, comme n’a pas manqué de le noter le collectif féministe Nous Toutes :

« Un homme cisgenre de 46 ans sans enfants qui vient nous donner des leçons sur la façon dont on doit utiliser nos utérus… »

De plus, la mobilisation de normes sociales ou morales risque d’activer des émotions négatives chez celles et ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas les suivre : culpabilité et honte notamment. Il est alors question de réponses affectives de valence négative, susceptibles de déclencher elles aussi des comportements de défense, d’évitement, de déni, voire le fameux effet « boomerang » consistant à prendre le contre-pied exact de ce qui est préconisé.

La confiance, pierre angulaire de la persuasion ?

En conséquence, et comme le précise la philosophe Cristina Bicchieri, pour espérer convaincre en recourant à toutes ces mécaniques d’influence sociale, il ne faut rien négliger. En particulier, Bicchieri pointe la nécessité de :

« prévoir comment les gens vont interpréter un contexte donné, quels indices ressortiront comme saillants et comment des indices particuliers sont liés à certaines normes ».

Comme le souligne le chercheur en philosophie de la santé, David Simard, les Français ont un rapport complexe et ambigu à l’autorité et à l’État. De tendance facilement contestataire, ils valorisent la liberté individuelle mais en oublient parfois son corollaire, la responsabilité individuelle. De même, ils ne supportent pas les injonctions mais reprochent facilement à l’État de ne pas définir et/ou de ne pas faire respecter des règles. Cela rend l’exercice de la communication incitative encore plus compliqué, surtout à une époque où la confiance dans les élites, dans les médias, dans la Science, dans les politiques semble sérieusement altérée.

Or, en matière de communication liée à la santé (natalité et infertilité s’y rattachent), les chercheurs en psychologie sociale Gabriele Prati, Luca Pietrantoni et Bruna Zani ont montré que cette confiance représente une clé essentielle de l’efficacité persuasive.

Pour espérer persuader les Français de faire plus d’enfants, il faudrait donc avant toute chose faire (re)naître la confiance… Cela semble passer tout d’abord par une meilleure maîtrise de la psychologie comportementale.

Croissance États-Unis : un bon résultat en 2023 avec une augmentation de 2,5 % du PIB

Croissance États-Unis : un bon résultat en 2023 avec une augmentation de 2,5 % du PIB


Finalement les États-Unis s’en sortent mieux qu’attendu et que beaucoup de pays du monde avec notamment une croissance relativement forte de 2,5 % alors par exemple que l’union européenne affiche seulement 0,6 % pour 2023. Par ailleurs l’inflation semble mieux maîtrisée aux États-Unis avec une augmentation de l’ordre de 3 % sur un an tandis que celle de l’union européenne est d’environ 3,4 %.

Sur l’ensemble de l’année 2023, l’économie américaine aura progressé de 2,5 %, selon les chiffres du Département du commerce publiés jeudi. Soit une croissance du PIB pratiquement deux fois plus élevée que les pronostics d’il y a un an. L’inflation, dont la flambée avait justifié le resserrement monétaire de la Fed qui risquait d’étouffer l’activité, est retombée autour de 2 à 3%.

Sur la fin de l’année, au quatrième trimestre, la croissance aux États-Unis dépasse aussi largement les prévisions qui tournaient autour de 2 %. Elle s’établit, selon la première estimation, à 3,3 % en rythme annuel.

Enseignement–une catastrophe en lecture !

Enseignement–

Ecole-  Une catastrophe en lecture

Un rapport parlementaire souligne à nouveau la nouvelle catastrophe qui caractérise les jeunes élèves à l’école 20 % des 16 à 24 ans ne sont pas capables d’une lecture efficace.

Au-delà de ces traditionnelles contestations de principe, la difficulté des enseignants vient de leur formation. Selon un rapport de l’inspection générale rendu en septembre 2022, seuls 34 % des professeurs des écoles français pensent être prêts à enseigner à l’issue de leur formation, contre 65 % et 85 % dans les autres pays. Dans cette formation, la lecture n’a pas la place qu’elle devrait avoir, martèlent les rapporteurs, avant de lister «l’éducation à la sécurité routière, à la santé et à la sécurité, au développement durable, à la vie affective et sexuelle, etc…», qui ont pris beaucoup de place à l’école primaire.

Seulement 55 % de la formation consacrée aux savoirs fondamentaux

À l’arrivée, seule 55 % de la formation des enseignants est consacrée aux savoirs fondamentaux, parmi lesquels la lecture est « noyée » dans la formation plus large à l’enseignement du français. « En l’absence de formation, certains enseignants adoptent des pédagogies à départ global totalement inacceptables au regard des connaissances scientifiques actuelles», soulignait le Conseil scientifique de l’Éducation nationale dans une note d’alerte publiée en octobre 2022.

Pour les rapporteurs, il est aussi urgent de renforcer l’accompagnement des élèves en difficulté, à commencer par les «dys», en faisant appel à des enseignants retraités de la réserve citoyenne de l’Éducation nationale, qui existe depuis 2015 au sein de chaque académie. Car, selon l’enquête internationale Pirls 2021, seuls 16 % des enseignants français mettent en place des mesures de différenciation pédagogique, contre 36 % dans les autres pays. Enfin, alors que Gabriel Attal a prôné le retour du redoublement, les rapporteurs appellent de leurs vœux la mise en place de cette mesure à la fin du CP. Chaque année, si 98 % des élèves passent en CE1, 15 % ne maîtrisent pas la compréhension des textes à l’oral et 8 % ne lisent pas correctement des nombres entiers.

 

Entreprises et Relocalisation  en France: une illusion

Entreprises et Relocalisation  en France: une illusion

D’une certaine manière, la crise du Covid avait fait émerger la problématique de la relocalisation des activités de production mais l’inflation a refroidi les ardeurs dans son domaine compte tenu du renchérissement des coûts de production. 90% des entreprises estiment que «ce n’est pas à l’ordre du jour», selon la troisième édition du baromètre de la souveraineté réalisé par OpinionWay pour la société de conseil en achats, By.O. Group, dévoilé par Les Echos .

 

La confirmation sans doute que la France paye la facture de son manque de productivité, son poids des charges financières et la lourdeur des procédures administratives NDLR

Sur les 506 dirigeants interrogés entre 9 octobre et le 3 novembre derniers, près d’un patron de grand groupe sur deux juge ne pas être «souverain». Un chiffre en hausse de 5 points par rapport à 2022 et 9 points par rapport à 2021. C’est dans le secteur de l’industrie que ce «regain de dépendance à l’égard de l’étranger est le plus fort». «La souveraineté reste une illusion pour les grandes entreprises», abonde Marc Debets, président de By.O. Group.

Si les dirigeants de grands groupes n’envisagent pas de relocaliser leur activité dans l’Hexagone, ils sont toutefois plus ouverts qu’il y a un an pour rapatrier leur activité en Europe. Un peu plus d’un quart d’entre eux (28%) souhaitent revenir sur le Vieux continent, contre 3% en 2022 et 43% réfléchissent à un projet (contre 15% l’an dernier). «La compétitivité prix reste le principal obstacle. Les grandes entreprises qui relocalisent cherchent des coûts de main-d’œuvre bas», souligne Marc Debets.

Ecole-  Une catastrophe en lecture

Ecole-  Une catastrophe en lecture

Un rapport parlementaire souligne à nouveau la nouvelle catastrophe qui caractérise les jeunes élèves à l’école 20 % des 16 à 24 ans ne sont pas capables d’une lecture efficace.

Au-delà de ces traditionnelles contestations de principe, la difficulté des enseignants vient de leur formation. Selon un rapport de l’inspection générale rendu en septembre 2022, seuls 34 % des professeurs des écoles français pensent être prêts à enseigner à l’issue de leur formation, contre 65 % et 85 % dans les autres pays. Dans cette formation, la lecture n’a pas la place qu’elle devrait avoir, martèlent les rapporteurs, avant de lister «l’éducation à la sécurité routière, à la santé et à la sécurité, au développement durable, à la vie affective et sexuelle, etc…», qui ont pris beaucoup de place à l’école primaire.

Seulement 55 % de la formation consacrée aux savoirs fondamentaux

À l’arrivée, seule 55 % de la formation des enseignants est consacrée aux savoirs fondamentaux, parmi lesquels la lecture est « noyée » dans la formation plus large à l’enseignement du français. « En l’absence de formation, certains enseignants adoptent des pédagogies à départ global totalement inacceptables au regard des connaissances scientifiques actuelles», soulignait le Conseil scientifique de l’Éducation nationale dans une note d’alerte publiée en octobre 2022.

Pour les rapporteurs, il est aussi urgent de renforcer l’accompagnement des élèves en difficulté, à commencer par les «dys», en faisant appel à des enseignants retraités de la réserve citoyenne de l’Éducation nationale, qui existe depuis 2015 au sein de chaque académie. Car, selon l’enquête internationale Pirls 2021, seuls 16 % des enseignants français mettent en place des mesures de différenciation pédagogique, contre 36 % dans les autres pays. Enfin, alors que Gabriel Attal a prôné le retour du redoublement, les rapporteurs appellent de leurs vœux la mise en place de cette mesure à la fin du CP. Chaque année, si 98 % des élèves passent en CE1, 15 % ne maîtrisent pas la compréhension des textes à l’oral et 8 % ne lisent pas correctement des nombres entiers.

 

Ecole- Une catastrophe en lecture

Ecole-  Une catastrophe en lecture

Un rapport parlementaire souligne à nouveau la nouvelle catastrophe qui caractérise les jeunes élèves à l’école 20 % des 16 à 24 ans ne sont pas capables d’une lecture efficace.

Au-delà de ces traditionnelles contestations de principe, la difficulté des enseignants vient de leur formation. Selon un rapport de l’inspection générale rendu en septembre 2022, seuls 34 % des professeurs des écoles français pensent être prêts à enseigner à l’issue de leur formation, contre 65 % et 85 % dans les autres pays. Dans cette formation, la lecture n’a pas la place qu’elle devrait avoir, martèlent les rapporteurs, avant de lister «l’éducation à la sécurité routière, à la santé et à la sécurité, au développement durable, à la vie affective et sexuelle, etc…», qui ont pris beaucoup de place à l’école primaire.

Seulement 55 % de la formation consacrée aux savoirs fondamentaux

À l’arrivée, seule 55 % de la formation des enseignants est consacrée aux savoirs fondamentaux, parmi lesquels la lecture est « noyée » dans la formation plus large à l’enseignement du français. « En l’absence de formation, certains enseignants adoptent des pédagogies à départ global totalement inacceptables au regard des connaissances scientifiques actuelles», soulignait le Conseil scientifique de l’Éducation nationale dans une note d’alerte publiée en octobre 2022.

Pour les rapporteurs, il est aussi urgent de renforcer l’accompagnement des élèves en difficulté, à commencer par les «dys», en faisant appel à des enseignants retraités de la réserve citoyenne de l’Éducation nationale, qui existe depuis 2015 au sein de chaque académie. Car, selon l’enquête internationale Pirls 2021, seuls 16 % des enseignants français mettent en place des mesures de différenciation pédagogique, contre 36 % dans les autres pays. Enfin, alors que Gabriel Attal a prôné le retour du redoublement, les rapporteurs appellent de leurs vœux la mise en place de cette mesure à la fin du CP. Chaque année, si 98 % des élèves passent en CE1, 15 % ne maîtrisent pas la compréhension des textes à l’oral et 8 % ne lisent pas correctement des nombres entiers.

 

Economie-Immobilier : une crise mortifère durable

Economie-Immobilier : une crise  mortifère durable

OPINION. Des professionnels du BTP jusqu’à ceux du financement, des consommateurs jusqu’aux parlementaires, tout le monde s’accorde à reconnaître que le logement traverse une crise historique en France. Par Didier Kling, Président du Groupe CNCEF ; Stéphane Fantuz, Président CNCEF Assurance et Patrimoine ; Côme Robet, Président CNCEF Crédit ; Jean-Paul Serrato, Président CNCEF Immobilier et Marc Sabate, Président CNCEF France M&A
Didier Kling, Stéphane Fantuz, Côme Robet, Jean-Paul Serrato et Marc Sabate
dans la Tribune


Un cri d’alerte justifié qui va sans doute couvrir une période longue tellement le pouvoir d’achat logement des ménages est amputé. Par exemple en matière d’accession à la propriété, presque 90 % des ménages sont maintenant exclus. Un exemple dans les grandes métropoles il faut compter un prix de l’ordre de 400 000 € pour un logement alors que le revenu moyen est de 3000 €. Par un prêt de 400 000 € sur 20 ans, on exige un revenu de 6000 € par mois. Une acquisition impossible pour celui qui ne dispose pas d’apport personnel. Si on s’éloigne du centre de la métropole on trouvera un bien à 300 000 € voir à 200 000 € à 25 km ou 30kms. La crise du logement est donc structurelle et conjoncturelle. Conjoncturelle à cause de la hausse des taux d’intérêt actuellement supérieur à 4 % , structurelle à cause de la folie des prix depuis 20 ans. NDLR

La fermeture d’agences immobilières et d’études notariales est annoncée, et que la baisse des prix des biens ne changera pas la donne pour 2024. Location, achat, investissement…Tous les segments sont bloqués, marqués par l’attentisme et l’inflation. Mais surtout par une crise de confiance entre les Français et les pouvoirs publics, alimentée, s’agissant de l’offre et de la demande, par une ambivalence entre les déclarations et la réalité.

Rien qu’à l’Assemblée nationale, plus de huit propositions de loi sont en attente pour juguler les tensions du marché locatif, relancer la construction, ou encore faciliter la rénovation… Ces initiatives parlementaires sont louables, mais risquent d’être hors-sol, le temps du Parlement n’étant pas celui de la société.

Alors que le marché de l’immobilier est bien malade, le gouvernement tarde à se pencher à son chevet. Pourtant, le diagnostic est grave : il n’y a plus de ministre de plein exercice dédié au Logement et le remaniement a emporté avec lui le projet de loi sur l’immobilier-logement pourtant promis pour ce printemps. Les Français comme les professionnels du secteur ne pourront plus se contenter d’une énième déclaration de bonne intention, ni attendre un retournement de conjoncture. Ils souhaitent une loi d’urgence, concertée et collective pour déclencher des actions salutaires.

Nous pouvons, pour justifier cette impérieuse nécessité, livrer une masse de données chiffrées, mais elles sont déjà connues de tous et n’ont pas suffi jusqu’ici à faire réagir la classe politique. Ce que nous constatons sur le terrain, en revanche, c’est que la volonté de nos compatriotes s’émousse. Nos intermédiaires en crédit, qui traitent la moitié des demandes de financement, confirment que les projets immobiliers sont reportés ou abandonnés par 1 Français sur 5 depuis deux ans, principalement pour des raisons économiques. Trouver un bien immobilier qui leur plaît, et surtout financer un achat, apparaît beaucoup plus difficile.

Les pouvoirs publics ont beau jeu de nous opposer que l’offre n’est pas en adéquation avec la conjoncture et que le nombre de biens disponibles n’est pas suffisant. Ce sont pourtant les mêmes qui, quelques mois en arrière, promettaient de construire « plus vite, plus facilement, plus simplement ». Ou qui appelaient à la fois à financer l’immobilier tout en rappelant les règles de prudence. Ces antagonismes étouffent le marché !

La réalité est que la pénurie de logements abordables dans les grandes villes est criante et que les normes énergétiques alourdissent, voire empêchent, la mise à disposition de biens sur le marché. Et surtout que la demande reste forte et qu’elle ne se concrétise pas.

Tout d’abord chez les primo-accédants qui ont des revenus et un reste à vivre suffisants, mais peu ou pas d’apport personnel et une épargne de précaution relativement modeste. Ils constituent la part la plus importante des dossiers de financement refusés par les banques.

Ensuite, chez les investisseurs privés qui souhaitent se constituer un patrimoine et le mettre en location (logements étudiants, revenus locatifs en prévision de la retraite, etc.) qui sont bloqués par le taux d’endettement. Pourtant, la pierre reste majoritairement perçue comme un bon investissement, même si l’accès à la propriété se durcit.

Parce que sans logement, nos concitoyens ne peuvent s’ancrer dans le quotidien, envisager l’avenir et concrétiser le projet d’une vie, notre pays mérite mieux qu’un énième « Grenelle », qu’une énième loi parcellaire sur l’immobilier. Nous n’en avons plus le temps. Convaincus que nous pouvons agir collectivement, nous demandons à dialoguer rapidement avec les responsables politiques pour trouver l’issue d’une crise qui réside dans la volonté du Gouvernement. Et non dans un empilement de discours, de normes et de règles. Il y a bien péril en la demeure !

Trop d’ écrans : une drogue

Trop d’ écrans : une drogue

Réagissant aux propos d’Emmanuel Macron, la politologue Chloé Morin estime que les portables, tablettes et autres consoles suscitent des conduites addictives, qui doivent être combattues par la puissance publique au même titre que l’alcoolisme, le tabagisme ou la toxicomanie.( dans la Tribune)

Parmi les ambitions affichées par le président de la République lors de sa conférence de presse, celle qui consiste à « reprendre le contrôle de nos écrans » a trouvé un écho très large dans les médias et chez les Français. Dans les médias, parce que nombre de commentateurs et responsables politiques y ont à tort vu le signe d’un virage réactionnaire. Et à l’inverse, l’écho est très positif dans la société, parce que l’usage excessif des écrans est un fléau reconnu comme dangereux par l’immense majorité des parents ou grands-parents, démunis face à des adolescents qu’ils ne savent plus comment inciter à dompter leurs téléphones portables. 93 % des Français considèrent en effet, selon un sondage que j’ai commandé à OpinionWay, que passer trop de temps sur les mobiles, tablettes et consoles portables est nocif pour les enfants. Cette unanimité transcende les clivages sociaux, géographiques mais aussi générationnels, preuve que les jeunes ont également conscience du problème.

 

Lire aussiSmartphones : les dessous d’une addiction

 

Le contrôle des écrans n’est pas un sujet réactionnaire, c’est un sujet qui préoccupe tout le monde. Il ne procède pas d’une forme de résistance au progrès apporté par l’innovation et la technologie. Et il n’est pas non plus la traduction d’une volonté de limiter les libertés individuelles. Ces arguments, trop souvent invoqués aujourd’hui, passent à côté du cœur du sujet : s’il est urgent d’encadrer l’utilisation des écrans, pour la rendre raisonnable et raisonnée, c’est parce que l’intempérance générale a des conséquences graves sur notre santé, mais aussi sur notre capacité à fabriquer des citoyens libres et éclairés. Et l’impact se ressent particulièrement chez les plus modestes. La gauche, soucieuse de promouvoir la justice sociale et l’émancipation de chacun, devrait donc porter fortement l’ambition de lutter contre cette addiction moderne. Sur le sujet, les politiques de tous bords sont plutôt en retard sur la société : seulement 9 % des Français pensent qu’il ne faut pas restreindre l’usage des écrans par les enfants. En moyenne, ils considèrent que le temps passé face à ce miroir électronique ne devrait pas excéder 1,7 heure par jour.

 

L’intempérance générale a des conséquences graves sur notre santé, mais aussi sur notre capacité à fabriquer des citoyens libres et éclairés

 

Cet objectif peut-il seulement se traduire dans les faits ? La légitimité d’une action publique dans ce domaine fait encore débat. L’idée que seuls les parents pourraient agir face à ce fléau est très présente dans la société. 87 % des Français considèrent que l’éducation des enfants sur ce sujet est avant tout leur rôle, et 12 % l’attribuent à l’école. Mais qui informe les parents ? Tout se passe comme si nous n’arrivions pas à intégrer l’idée que ces derniers n’ont pas tous la même capacité à connaître les méfaits des écrans, et à agir pour contraindre leurs ados. Que peut une mère élevant ses enfants seule, ou travaillant de nuit ? Tous les parents savent par ailleurs qu’à partir de 10 ou 11 ans la pression sociale subie est extrêmement forte, et priver un jeune de téléphone portable, c’est risquer de lui enlever un outil de socialisation devenu central pour sa génération. Faudrait-il donc laisser chacun seul face à son désarroi ?

Afin de passer du constat à l’acceptation de solutions émanant de la puissance publique, il nous faut changer de regard sur le phénomène. Car, à bien des égards, l’usage excessif des écrans peut être assimilé à une addiction. Or, il ne viendrait plus à l’idée de personne de laisser aux seuls individus la responsabilité de combattre leur toxicomanie. Si nous nous sommes dotés d’une politique nationale de lutte contre l’alcoolisme, le tabagisme, et plus encore contre les drogues dites dures, c’est bien parce que nous considérons que l’État et la Sécurité sociale doivent épauler ceux qui en sont victimes, et que lutter contre ces substances n’est pas seulement dans leur intérêt mais bénéficie plus largement à toute la collectivité.

Les écrans sont nocifs de multiples manières : moindre performance scolaire, moindre compréhension et maîtrise des valeurs qui font le ciment de notre société, sédentarité et donc obésité accrue, ou encore troubles dépressifs liés à l’image que nous renvoient les réseaux ou au harcèlement auquel ils permettent de se déployer impunément… Ils doivent donc être considérés comme un fléau sanitaire justifiant une intervention de la puissance publique, pour éduquer et épauler des adultes désemparés et, au besoin, contraindre certains usages si cela était jugé nécessaire au terme d’un débat démocratique et ouvert.

Les Français ne sont pas par principe hostiles à toute forme d’autorité dans ce champ jusqu’ici supposé relever de leur vie privée. L’interdiction de tous les téléphones dans les lieux publics accueillant des enfants (école, crèche, activité périscolaire…) est par exemple approuvée par 73 % d’entre eux – y compris par 51 % des 18-25 ans. En matière de solutions, tout reste à inventer. Et puisque l’État n’est pas connu pour sa capacité à innover, rien ne serait pire que de laisser la question à quelques fonctionnaires enfermés dans un bureau. C’est pourquoi la prochaine étape du travail gouvernemental pourrait être de faire travailler ensemble une multiplicité d’acteurs : parents, enfants, professeurs, chercheurs, mais aussi codeurs, gamers, et plateformes, car aucune solution efficace ne sera trouvée sans ou contre eux.

Nouveau capitalisme vert : une mystification

Nouveau capitalisme vert : une mystification

Dans un entretien au « Monde », J ean-Baptiste Fressoz , auteur de « Sans transition. Une nouvelle histoire de l’énergie » souligne que décarboner nos sociétés en ayant recours à l’idéologie du nouveau capitalisme vert est une mystification ( dans » Le Monde »).

Historien des sciences, des techniques et de l’environnement, Jean-Baptiste Fressoz est chercheur au Centre national de la recherche scientifique et enseignant à l’Ecole des hautes études en sciences sociales et à l’Ecole des ponts ParisTech. Il a notamment publié L’Evénement anthropocène. La Terre, l’histoire et nous (avec Christophe Bonneuil, Seuil, 2013), et Les Révoltes du ciel. Une histoire du changement climatique XVe-XXe siècle (avec Fabien Locher, Seuil, 2020). Il tient une chronique mensuelle pour Le Monde. Dans Sans transition. Une nouvelle histoire de l’énergie (Seuil, 416 pages, 24 euros), il remet en cause l’histoire linéaire et « phasiste » de la transition énergétique, qui incarne, selon lui, « l’idéologie du capital au XXIe siècle ».

Pourquoi la transition énergétique, tant annoncée et souhaitée, n’aura-t-elle, selon vous, pas lieu ?

Je suis un historien et je ne suis pas payé pour prédire le futur. L’argument de mon livre n’est pas de dire que la transition est impossible car elle n’a pas eu lieu par le passé. Je propose un regard nouveau sur l’histoire des énergies qui permet d’identifier des facteurs conduisant à leur accumulation. Je constate aussi que l’idée de transition énergétique est récente. Personne ou presque n’en parle avant les années 1970. Et elle ne part pas d’un constat empirique. Elle apparaît dans la futurologie avant d’être reprise par les historiens sans trop de recul critique.

L’histoire a joué un rôle idéologique discret mais central dans la construction de ce futur réconfortant. Si vous y prêtez attention, vous verrez que de nombreux politiciens, et même des experts, font souvent cette analogie : face au changement climatique, il nous faudrait réaliser une nouvelle transition énergétique, voire une troisième révolution industrielle – après la première du charbon et la deuxième du pétrole – fondée cette fois-ci sur les renouvelables et, ou, le nucléaire.

Ce genre de récit « phasiste » du monde matériel ne mène nulle part. L’industrialisation des XIXe et XXe siècles ne peut se prévaloir d’aucune transition. On ne passe pas du bois au charbon et encore moins, bien évidemment, du charbon au pétrole. Non seulement les énergies s’accumulent, ce qui est une évidence statistique, mais cette accumulation est symbiotique.

Immobilier : une crise durable mortifère

Immobilier : une crise durable mortifère

OPINION. Des professionnels du BTP jusqu’à ceux du financement, des consommateurs jusqu’aux parlementaires, tout le monde s’accorde à reconnaître que le logement traverse une crise historique en France. Par Didier Kling, Président du Groupe CNCEF ; Stéphane Fantuz, Président CNCEF Assurance et Patrimoine ; Côme Robet, Président CNCEF Crédit ; Jean-Paul Serrato, Président CNCEF Immobilier et Marc Sabate, Président CNCEF France M&A
Didier Kling, Stéphane Fantuz, Côme Robet, Jean-Paul Serrato et Marc Sabate
dans la Tribune


Un cri d’alerte justifié qui va sans doute couvrir une période longue tellement le pouvoir d’achat logement des ménages est amputé. Par exemple en matière d’accession à la propriété, presque 90 % des ménages sont maintenant exclus. Un exemple dans les grandes métropoles il faut compter un prix de l’ordre de 400 000 € pour un logement alors que le revenu moyen est de 3000 €. Par un prêt de 400 000 € sur 20 ans, on exige un revenu de 6000 € par mois. Une acquisition impossible pour celui qui ne dispose pas d’apport personnel. Si on s’éloigne du centre de la métropole on trouvera un bien à 300 000 € voir à 200 000 € à 25 km ou 30kms. La crise du logement est donc structurelle et conjoncturelle. Conjoncturelle à cause de la hausse des taux d’intérêt actuellement supérieur à 4 % Hurel, structurelle à cause de la folie des prix depuis 20 ans. NDLR

La fermeture d’agences immobilières et d’études notariales est annoncée, et que la baisse des prix des biens ne changera pas la donne pour 2024. Location, achat, investissement…Tous les segments sont bloqués, marqués par l’attentisme et l’inflation. Mais surtout par une crise de confiance entre les Français et les pouvoirs publics, alimentée, s’agissant de l’offre et de la demande, par une ambivalence entre les déclarations et la réalité.

Rien qu’à l’Assemblée nationale, plus de huit propositions de loi sont en attente pour juguler les tensions du marché locatif, relancer la construction, ou encore faciliter la rénovation… Ces initiatives parlementaires sont louables, mais risquent d’être hors-sol, le temps du Parlement n’étant pas celui de la société.

Alors que le marché de l’immobilier est bien malade, le gouvernement tarde à se pencher à son chevet. Pourtant, le diagnostic est grave : il n’y a plus de ministre de plein exercice dédié au Logement et le remaniement a emporté avec lui le projet de loi sur l’immobilier-logement pourtant promis pour ce printemps. Les Français comme les professionnels du secteur ne pourront plus se contenter d’une énième déclaration de bonne intention, ni attendre un retournement de conjoncture. Ils souhaitent une loi d’urgence, concertée et collective pour déclencher des actions salutaires.

Nous pouvons, pour justifier cette impérieuse nécessité, livrer une masse de données chiffrées, mais elles sont déjà connues de tous et n’ont pas suffi jusqu’ici à faire réagir la classe politique. Ce que nous constatons sur le terrain, en revanche, c’est que la volonté de nos compatriotes s’émousse. Nos intermédiaires en crédit, qui traitent la moitié des demandes de financement, confirment que les projets immobiliers sont reportés ou abandonnés par 1 Français sur 5 depuis deux ans, principalement pour des raisons économiques. Trouver un bien immobilier qui leur plaît, et surtout financer un achat, apparaît beaucoup plus difficile.

Les pouvoirs publics ont beau jeu de nous opposer que l’offre n’est pas en adéquation avec la conjoncture et que le nombre de biens disponibles n’est pas suffisant. Ce sont pourtant les mêmes qui, quelques mois en arrière, promettaient de construire « plus vite, plus facilement, plus simplement ». Ou qui appelaient à la fois à financer l’immobilier tout en rappelant les règles de prudence. Ces antagonismes étouffent le marché !

La réalité est que la pénurie de logements abordables dans les grandes villes est criante et que les normes énergétiques alourdissent, voire empêchent, la mise à disposition de biens sur le marché. Et surtout que la demande reste forte et qu’elle ne se concrétise pas.

Tout d’abord chez les primo-accédants qui ont des revenus et un reste à vivre suffisants, mais peu ou pas d’apport personnel et une épargne de précaution relativement modeste. Ils constituent la part la plus importante des dossiers de financement refusés par les banques.

Ensuite, chez les investisseurs privés qui souhaitent se constituer un patrimoine et le mettre en location (logements étudiants, revenus locatifs en prévision de la retraite, etc.) qui sont bloqués par le taux d’endettement. Pourtant, la pierre reste majoritairement perçue comme un bon investissement, même si l’accès à la propriété se durcit.

Parce que sans logement, nos concitoyens ne peuvent s’ancrer dans le quotidien, envisager l’avenir et concrétiser le projet d’une vie, notre pays mérite mieux qu’un énième « Grenelle », qu’une énième loi parcellaire sur l’immobilier. Nous n’en avons plus le temps. Convaincus que nous pouvons agir collectivement, nous demandons à dialoguer rapidement avec les responsables politiques pour trouver l’issue d’une crise qui réside dans la volonté du Gouvernement. Et non dans un empilement de discours, de normes et de règles. Il y a bien péril en la demeure !

Relocaliser en France: une illusion pour beaucoup de patrons

Relocaliser en France: une illusion pour beaucoup de patrons

D’une certaine manière, la crise du Covid avait fait émerger la problématique de la relocalisation des activités de production mais l’inflation a refroidi les ardeurs dans son domaine compte tenu du renchérissement des coûts de production. 90% des entreprises estiment que «ce n’est pas à l’ordre du jour», selon la troisième édition du baromètre de la souveraineté réalisé par OpinionWay pour la société de conseil en achats, By.O. Group, dévoilé par Les Echos .

Sur les 506 dirigeants interrogés entre 9 octobre et le 3 novembre derniers, près d’un patron de grand groupe sur deux juge ne pas être «souverain». Un chiffre en hausse de 5 points par rapport à 2022 et 9 points par rapport à 2021. C’est dans le secteur de l’industrie que ce «regain de dépendance à l’égard de l’étranger est le plus fort». «La souveraineté reste une illusion pour les grandes entreprises», abonde Marc Debets, président de By.O. Group.

Si les dirigeants de grands groupes n’envisagent pas de relocaliser leur activité dans l’Hexagone, ils sont toutefois plus ouverts qu’il y a un an pour rapatrier leur activité en Europe. Un peu plus d’un quart d’entre eux (28%) souhaitent revenir sur le Vieux continent, contre 3% en 2022 et 43% réfléchissent à un projet (contre 15% l’an dernier). «La compétitivité prix reste le principal obstacle. Les grandes entreprises qui relocalisent cherchent des coûts de main-d’œuvre bas», souligne Marc Debets.

Politique– Moins de ministres mais une armée de secrétaires d’Etat le 30 janvier

Politique– Moins de ministres mais une armée de secrétaires d’Etat le 30 janvier

C’est le 30 janvier jour de la déclaration générale du Premier ministre qu’on connaîtra les noms de l’armée de secrétaires d’État. Très provisoirement, le président de la république a limité sa liste de ministres à 14. Du coup, il a dû étendre le champ du portefeuille de beaucoup. Justement des champs d’intervention beaucoup trop larges pour être gouvernés de manière sérieuse comme par exemple l’éducation nationale, la santé, le travail sans parler du logement en pleine crise et complètement oublié.

Et pour bien faire comprendre aux Français sa volonté de resserrement ministériel, Macron a a réuni ses ministres la première fois dans un tout petit salon où les ministres étaient serrés comme des sardines.

Mais il est clair que dans les jours qui viennent on va nommer une armée de secrétaires d’État pour réellement mieux se partager les responsabilités et suivre les nombreux dossiers chauds en cours. Les secrétaires d’État seront au moins aussi nombreux et même davantage que les ministres. Peu importe, le symbole du resserrement aura été affiché pendant quelques jours !

L’opinion publique évidemment ne peut pas être dupe de ce petit jeu de construction politique.

Pourtant l’Élysée insiste lourdement auprès des gogos qui n’auraient pas compris le geste historique du resserrement:
« L’endroit est beaucoup plus exigu, et la table présente des dimensions bien moins grandes que celle autour de laquelle les ministres se retrouvent habituellement. Il s’agit d’une première en salon vert qui est rendue possible par la composition historiquement resserrée de ce gouvernement », communique la présidence de la République.

De quoi se demander si véritablement Macron n’est pas complètement hors sol. Peu de Français auront en effet observé cette révolution du « salon vert ».

Immobilier : une crise mortifère

Immobilier : une crise mortifère

OPINION. Des professionnels du BTP jusqu’à ceux du financement, des consommateurs jusqu’aux parlementaires, tout le monde s’accorde à reconnaître que le logement traverse une crise historique en France. Par Didier Kling, Président du Groupe CNCEF ; Stéphane Fantuz, Président CNCEF Assurance et Patrimoine ; Côme Robet, Président CNCEF Crédit ; Jean-Paul Serrato, Président CNCEF Immobilier et Marc Sabate, Président CNCEF France M&A
Didier Kling, Stéphane Fantuz, Côme Robet, Jean-Paul Serrato et Marc Sabate
dans la Tribune


Un cri d’alerte justifié qui va sans doute couvrir une période longue tellement le pouvoir d’achat logement des ménages est amputé. Par exemple en matière d’accession à la propriété, presque 90 % des ménages sont maintenant exclus. Un exemple dans les grandes métropoles il faut compter un prix de l’ordre de 400 000 € pour un logement alors que le revenu moyen est de 3000 €. Par un prêt de 400 000 € sur 20 ans, on exige un revenu de 6000 € par mois. Une acquisition impossible pour celui qui ne dispose pas d’apport personnel. Si on s’éloigne du centre de la métropole on trouvera un bien à 300 000 € voir à 200 000 € à 25 km ou 30kms. La crise du logement est donc structurelle et conjoncturelle. Conjoncturelle à cause de la hausse des taux d’intérêt actuellement supérieur à 4 % Hurel, structurelle à cause de la folie des prix depuis 20 ans. NDLR

La fermeture d’agences immobilières et d’études notariales est annoncée, et que la baisse des prix des biens ne changera pas la donne pour 2024. Location, achat, investissement…Tous les segments sont bloqués, marqués par l’attentisme et l’inflation. Mais surtout par une crise de confiance entre les Français et les pouvoirs publics, alimentée, s’agissant de l’offre et de la demande, par une ambivalence entre les déclarations et la réalité.

Rien qu’à l’Assemblée nationale, plus de huit propositions de loi sont en attente pour juguler les tensions du marché locatif, relancer la construction, ou encore faciliter la rénovation… Ces initiatives parlementaires sont louables, mais risquent d’être hors-sol, le temps du Parlement n’étant pas celui de la société.

Alors que le marché de l’immobilier est bien malade, le gouvernement tarde à se pencher à son chevet. Pourtant, le diagnostic est grave : il n’y a plus de ministre de plein exercice dédié au Logement et le remaniement a emporté avec lui le projet de loi sur l’immobilier-logement pourtant promis pour ce printemps. Les Français comme les professionnels du secteur ne pourront plus se contenter d’une énième déclaration de bonne intention, ni attendre un retournement de conjoncture. Ils souhaitent une loi d’urgence, concertée et collective pour déclencher des actions salutaires.

Nous pouvons, pour justifier cette impérieuse nécessité, livrer une masse de données chiffrées, mais elles sont déjà connues de tous et n’ont pas suffi jusqu’ici à faire réagir la classe politique. Ce que nous constatons sur le terrain, en revanche, c’est que la volonté de nos compatriotes s’émousse. Nos intermédiaires en crédit, qui traitent la moitié des demandes de financement, confirment que les projets immobiliers sont reportés ou abandonnés par 1 Français sur 5 depuis deux ans, principalement pour des raisons économiques. Trouver un bien immobilier qui leur plaît, et surtout financer un achat, apparaît beaucoup plus difficile.

Les pouvoirs publics ont beau jeu de nous opposer que l’offre n’est pas en adéquation avec la conjoncture et que le nombre de biens disponibles n’est pas suffisant. Ce sont pourtant les mêmes qui, quelques mois en arrière, promettaient de construire « plus vite, plus facilement, plus simplement ». Ou qui appelaient à la fois à financer l’immobilier tout en rappelant les règles de prudence. Ces antagonismes étouffent le marché !

La réalité est que la pénurie de logements abordables dans les grandes villes est criante et que les normes énergétiques alourdissent, voire empêchent, la mise à disposition de biens sur le marché. Et surtout que la demande reste forte et qu’elle ne se concrétise pas.

Tout d’abord chez les primo-accédants qui ont des revenus et un reste à vivre suffisants, mais peu ou pas d’apport personnel et une épargne de précaution relativement modeste. Ils constituent la part la plus importante des dossiers de financement refusés par les banques.

Ensuite, chez les investisseurs privés qui souhaitent se constituer un patrimoine et le mettre en location (logements étudiants, revenus locatifs en prévision de la retraite, etc.) qui sont bloqués par le taux d’endettement. Pourtant, la pierre reste majoritairement perçue comme un bon investissement, même si l’accès à la propriété se durcit.

Parce que sans logement, nos concitoyens ne peuvent s’ancrer dans le quotidien, envisager l’avenir et concrétiser le projet d’une vie, notre pays mérite mieux qu’un énième « Grenelle », qu’une énième loi parcellaire sur l’immobilier. Nous n’en avons plus le temps. Convaincus que nous pouvons agir collectivement, nous demandons à dialoguer rapidement avec les responsables politiques pour trouver l’issue d’une crise qui réside dans la volonté du Gouvernement. Et non dans un empilement de discours, de normes et de règles. Il y a bien péril en la demeure !

« Polluants éternels » : Vers une interdiction européenne des emballages alimentaires

« Polluants éternels » : Vers une interdiction européenne des emballages alimentaires concernés

La commission de l’environnement du Parlement européen s’est prononcée mardi 24 octobre pour une proposition de règlement visant à réduire les emballages. Cette proposition prévoit l’interdiction des composés perfluoroalkylés et polyfluoroalkylés (PFAS) dans les contenants alimentaires, ces substances dites « polluants éternels » et nocives pour la santé.

Dotées de propriétés antiadhésives et imperméables, elles sont massivement présentes dans la vie courante : poêles en Teflon, emballages alimentaires, textiles, automobiles.
Les eurodéputés se sont également prononcés en commission de l’environnement sur la réduction des déchets, alors que les Européens n’ont jamais produit autant de déchets d’emballages. En 2021, l’Union européenne (UE) en a généré 188,7 kg par habitant, soit 10,8 kg de plus par personne par rapport à 2020, selon un bilan publié par Eurostat.

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