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Evasion fiscale: une note très critique sur la DCRI

Evasion fiscale: une note très critique sur la DCRI

Un rapport rédigé par un « collectif d’officiers du renseignement intérieur » et remis confidentiellement au groupe de travail des députés PS sur l’exil fiscal critique sévèrement l’action des services de police et de renseignement en matière de délinquance financière, révèle le quotidien La Croix dans son édition de vendredi.   »Les auteurs de la note se livrent à un véritable réquisitoire, révélant d’une part la surveillance étroite opérée par le renseignement intérieur sur l’organisation de la fraude fiscale internationale, notamment celle qui fut organisée en France par la banque suisse UBS, et dénonçant d’autre part la non-transmission à la justice des informations considérables recueillies lors de cette surveillance », écrit le quotidien.  Le journal, qui a « consulté » cette note « de 14 pages en style parfois télégraphique », précise qu’elle concerne les services de renseignement (DCRI, direction centrale du renseignement intérieur) et les directions de la police compétentes en matière de police financière, et notamment Tracfin.  Interrogé par l’AFP, le député PS du Cher Yann Galut qui pilote le groupe de travail, a confirmé qu’il avait reçu cette note « très critique envers la DCRI » et a affirmé l’avoir « transmise au président de la commission des Lois, au rapporteur général du Budget et au président du groupe PS ». Il s’est voulu prudent sur son contenu: « Cette note doit être vérifiée, ce qui est écrit nous interpelle ».   »Le verdict de ces professionnels est radical », écrit la Croix, en citant la note : « Ces services se nourrissent des délits qu’ils ne souhaitent pas voir apparaître ou révéler à l’autorité judiciaire pour ne pas amoindrir leur influence, quand le besoin s’en fait sentir ».   »Il conviendrait de ne plus abusivement protéger le recueil de renseignements économiques et financiers par le +secret défense+, car ce type de renseignements ne menace pas la défense ou la sécurité nationale », selon cette note confidentielle citée par un journaliste spécialiste des sujets d’évasion fiscale. « Généraliser la classification des activités et des informations recueillies par la DCRI empêche la justice d’avoir à connaître des informations dont elle a rapidement besoin pour ses enquêtes », toujours selon cette note citée par le quotidien.

Ayrault, le prof inflexible, inflige une punition de 100 lignes à Cahuzac

Ayrault, le prof inflexible, inflige une punition de 100 lignes à Cahuzac

 

On peut dire qu’Ayrault ne plaisante pas puisqu’il veut punir Cahuzac en lui faisant renoncer à ses indemnités futures d’ancien ministre. Un peu comme s’il lui infligeait une punition de 100 lignes (recopier 100 fois : je ne frauderai plus le FISC). On mesure bien la sévérité et l’autorité d’Ayrault qui se croit encore prof à l’école. Curieux quand même ce monde politique puisque dans le privé quand un salarié fait une faute lourde, il est licencié sans aucune indemnité ; au gouvernement, le concept de faute lourde n’existe pas, un beau métier !  Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a écrit à l’ancien ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale, pour lui demander de « renoncer à ses indemnités » d’ancien ministre. Les anciens ministres touchent leur traitement pendant six mois après leur départ du gouvernement. C’est à ce traitement que doit renoncer Jérôme Cahuzac, selon le Premier ministre.  Les anciens ministres touchent des indemnités, équivalentes à leur traitement de ministre, pendant six mois après leur départ du gouvernement. C’est à ce traitement que doit renoncer Jérôme Cahuzac, selon le chef du gouvernement. La loi organique de 1958 prévoit que les ministres perçoivent leur traitement pendant six mois à compter de la fin de leur fonction, sauf s’ils retrouvent une activité rémunérée. Dans cette lettre à l’ancien ministre, Jean-Marc Ayrault relève que Jérôme Cahuzac a « juridiquement droit » à ces indemnités. Mais « compte tenu des circonstances », le chef du gouvernement lui demande d’y « renoncer ».

Des députés pour une amnistie fiscale

Des députés pour une amnistie fiscale

Plusieurs députés UMP ont déposé, en fin de semaine dernière, quelques jours à peine avant les aveux de Jérôme Cahuzac, une proposition de loi mettant en place un dispositif d’amnistie fiscale visant à rapatrier les capitaux placés illégalement à l’étranger. Prenant modèle sur l’amnistie fiscale mise en place en Italie, en 2009, par Silvio Berlusconi, les députés soulignent qu’un tel dispositif pourrait permettre de « rapatrier en quelques mois 130 à 150 milliards d’euros, avec à la clef des recettes fiscales pouvant atteindre 8 à 10 milliards d’euros ». Ces députés, parmi lesquels Dino Cinieri, Julien Aubert, Valérie Boyer, Nicolas Dhuicq, proposent de fixer une taxe forfaitaire « raisonnable », fixée à 5%, sur les capitaux rapatriés. Ils rappellent que ce taux avait été fixé sous Berlusconi également à 5% dans un premier temps – avant d’être remonté à 7% – et que cette amnistie fiscale avait permis le rapatriement de quelque 104 milliards d’euros, correspondant à 5,6 milliards de recettes fiscales supplémentaires. Ils mettent ces chiffres en regard des résultats obtenus en France où l’administration fiscale avait mis en place, sous le gouvernement précédent, une cellule d’accueil négociant, au cas par cas, avec les contribuables désireux de rapatrier des capitaux.

 

Taxe 75% : une petite taxe symbolique qui en épargne beaucoup

Taxe 75% : une petite taxe symbolique qui en épargne beaucoup

 

Décidemment la taxe dite 75% a du plomb dans l’aile. Décidée à la va vite le matin d’un meeting de Hollande, elle est maintenant encore davantage  bancale. Elle sera payée par les entreprises, épargnera donc les détenteurs de capital qui ne travaillent pas, les artistes, de nombreux sportifs, des indépendants ; finalemenet quelques centaines de personnes touchées pour un rendement de 200 millions peut-être (à condition que les salaires ne soient pas restructurés voire délocalisés). En fait une taxe très idéologique pour masquer a pression fiscale qui sera payée, elle, par tous les français. Du vrai bricolage.  La nouvelle version de la taxe à 75% fera environ 300 « victimes » parmi les sociétés cotées en France, estime Pierre-Henry Leroy, du cabinet Proxinvest. Le spécialiste des rémunérations estime à une centaine le nombre de patrons d’entreprises de ce type touchant plus d’un million d’euros par an. Mais il y a aussi certains membres des comités exécutifs et des dirigeants de filiales, qui parfois perçoivent aussi des salaires très élevés. « Au sein de grandes entreprises du CAC 40 comme GDF Suez ou L’Oréal, ils sont plusieurs à toucher plus d’un million », affirme-t-il. Cette estimation ne prend toutefois pas en compte les personnes rémunérées dans des sociétés non cotées : certaines grandes entreprises en dehors de la Bourse, des filiales de groupes étrangers, des banquiers d’affaires ultra rémunérés (Lazard, Rothschild etc.) ou encore des patrons de cliniques privées. Et les footballeurs, artistes et professions libérales ? « C’est un problème », reconnait Christian Eckert, le rapporteur général du Budget à la commission des finances de l’Assemblée nationale. Les détails du futur texte ne sont pas encore connus officiellement. Pour l’instant, l’exécutif laisse entendre que la philosophie de la nouvelle taxe reste la même. L’ancienne version, censurée par le Conseil constitutionnel, visait les revenus perçus en 2012 et en 2013 supérieurs à un million d’euros annuels par individu. Les artistes, les sportifs et les professions libérales devaient s’acquitter de cette contribution exceptionnelle au même titre que les dirigeants d’entreprises.  L’idée était de créer une contribution de 18%, qui additionnée à l’impôt sur le revenu (45%), les cotisations sociales (9%) et la taxe exceptionnelle créée sous Nicolas Sarkozy (4%), revenait à un taux global de 75%. Le gouvernement estimait que 1.500 personnes étaient concernées et que la taxe rapporterait 210 millions d’euros. La nouvelle version est un peu différente. L’idée cette fois est de prélever à l’entreprise 75% de la partie du salaire dépassant un million d’euros. Aujourd’hui, les prélèvements sociaux sont d’environ 25% pour ces niveaux de revenus. Il faut donc créer une nouvelle contribution de 50% pour que le pourcentage proposé par François Hollande lors de la campagne présidentielle soit atteint.  Sera-t-elle déductible du résultat au même titre que les cotisations sociales ? Ce n’est pas décidé, selon Christian Eckert, à l’origine de la nouvelle version. « Elle sera déductible », affirme toutefois un proche du président de la République qui a suivi le dossier de près. Même si elle épargne les footballers, les artistes et les professions libérales, la nouvelle taxe à 75% a donc en réalité un taux plus élevé que son ancêtre : 50% contre 18% auparavant. Rapportera-t-elle plus à l’Etat ? Les entreprises ont trois options : payer la taxe et maintenir au même niveau le salaire du dirigeant concerné, ce que certaines grandes sociétés peuvent se permettre. Baisser le salaire en question pendant deux ans, et ainsi ne pas avoir à s’acquitter de l’impôt. Ou enfin contourner la taxe. Pierre-Henry Leroy, le directeur de Proxinvest, est convaincu que les fiscalistes trouveront des parades : « Bien que l’Etat soit actionnaire de Renault, son patron, Carlos Ghosn, touche près de 10 millions d’euros au Japon de la part de Nissan » dit-il. Tout en tenant son engagement politique, François Hollande a tranché en faveur d’un moindre mal pour les patrons.

 

 

Chômage historique : une solution, embaucher tous les chômeurs à pôle emploi

Chômage historique  : une solution, embaucher tous les chômeurs à pôle emploi

 

Le record historique du chômage est donc atteint ; pour y faire face Ayrault a décidé d’embaucher 2000 personnes en CDI à pôle emploi après les 2000 de juillet soit plus de 50 000 salariés. Finalement peut-être la solution au chômage ; si par hypothèse on embauchait tous les chômeurs à pôle emploi, le chômage disparaîtrait. Bien sût les esprits chagrins vont considérer qu’il faudra financer cette dépense. Pas forcément, on pourrait considérer comme salarié de pôle emploi ceux qui touchent des allocation de chômage sans débourser un seul centime, ne resterait qu’environ 1 million de chômeurs et la promesse de Hollande d’inverser la courbe du chômage serait nettement dépassée. Une proposition saugrenue ? Pas plus que celle qui consiste à renforcer de effectifs de pôle emploi qui ne sert à rien et  qu’il faudrait mieux qualifier de « pôle chômage  ». Pour tenir la promesse de Hollande avec la stagnation ( au mieux) du PIB , il faudra d’autres propositions aussi saugrenues. Pourquoi pas une solution de type Chypriote, c’est à dire un prélèvement sur tous les comptes bancaires. Ce serait une vraie réforme fiscale, on supprime tous les autres impôts (dont le recouvrement coûte très cher :0.3% du PIB) et on instaure une taxe unique dont l’assiette et le taux pourrait varier en fonction des besoins de la puissance publique. Une mesure qui évidemment pourrait être considérée comme confiscatoire par le conseil constitutionnel mais pas plus que la multitude d’impôts qui tue la compétitivité et le pouvoir d’achat. Du coup, on pourrait aussi supprimer le parlement qui passe son temps à créer de nouvelles taxes ; nouvelles  économies ! Les grincheux vont sans doute considérer qu’il faudrait mieux créer des emplois durables dans le privé et soutenir vraiment la croissance. Bref, un changement de cap mais il faudra du temps pour en persuader nos responsables pour la plupart nourris au lait de la ressource fiscale.

Chypre: « une économie casino » (Moscovici)

Chypre: « une économie casino » (Moscovici)

« Il s’agit d’une économie-casino qui était au bord de la faillite, et il fallait, et il faut faire quelque chose parce que sinon c’est vous, c’est moi, c’est nous qui allons payer la facture », a dit M. Moscovici, en référence aux contribuables européens, lors de l’émission « Dimanche+ » sur Canal +. Le ministre n’a pas commenté les mesures envisagées par Chypre pour éviter la faillite, alors qu’une réunion des ministres des Finances de la zone euro était convoquée dimanche soir à Bruxelles. Il a toutefois affirmé qu’il ne fallait pas taxer les petits déposants sous 100.000 euros, ce qui avait été envisagé dans un premier temps. Les dirigeants chypriotes « ont préféré à un moment, c’est vrai, protéger cette économie-casino plutôt que de favoriser leur peuple, mais le peuple est dans la rue et il faut l’entendre », a dit M. Moscovici. Le ministre a rappelé qu’il ne pouvait pas y avoir en Europe de taxation des dépôts inférieurs à 100.000 euros. C’est « la garantie des dépôts », a-t-il dit. « Je conçois que ça a été mal compris, que ça a été mal expliqué », a-t-il affirmé à propos de Chypre. « Les dépôts des Français seront protégés quoi qu’il arrive et par ailleurs ça n’arrivera pas parce que nous ne sommes pas du tout dans une situation chypriote », ce pays ayant « quand même une économie totalement aberrante », selon lui.

 

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Sarkozy : une bataille juridique mortelle politiquement

Sarkozy : une  bataille juridique mortelle politiquement

 

 

Ce n’est pas tant le verdict qui va tuer politiquement Sarkozy que la durée de la procédure.  En effet pendant des mois voire sans doute des années (si on ajoute les autres affaires dans lesquelles il est impliqué), le soupçon va gangréner sa crédibilité. De ce point de vue il y a une grande hypocrisie a affirmer que la mise en examen garantit la présomption d’innocence ; dans une société médiatisée comme aujourd’hui le verdict moral est rendu bien avant la verdict des autorités juridiques. Exemple alors que Cahuzac n’est même pas mis en examen, un sondage démontre que 70% des français souhaitaient désormais sa démission, autant dire sa mort politique.  A cet égard, le fait de rendre publique une mise en examen est déjà une condamnation et il y aurait sans doute lieu de revoir des procédures qui ne sont plus adaptées au temps médiatique actuel . On peut penser que le durcissement des rapports entre Sarkozy et le juge gentil va de part et d’autre nécessiter de muscler le dossier  avec des éléments supplémentaires ; Du coup le bouclage du dossier par le juge d’instruction risque de s’étaler sur toute l’année 2013. Le procès pourrait ne pas débuter avant 2014 ; pourraient suivre les procédures d’appel et de cassation ; autant dire que Sarkozy est englué dans ce piège juridique pour des années. Une longue bataille juridique s’ouvre donc pour Nicolas Sarkozy après sa mise en examen pour « abus de faiblesse » au préjudice de la milliardaire Liliane Bettencourt en 2007. L’instruction concernant ce volet de l’enquête sur la fortune de l’héritière de L’Oréal devrait s’achever d’ici un à trois mois, selon une source proche de l’enquête. Mais l’appel annoncé par l’ancien chef de l’Etat pourrait retarder la fin de l’instruction des juges bordelais, et son issue pour Nicolas Sarkozy, à savoir un non-lieu ou un renvoi devant la justice. S’il est renvoyé en correctionnelle, un procès de Nicolas Sarkozy pourrait s’ouvrir, au plus tôt, au premier semestre 2014 dans la juridiction de Bordeaux, dit-on de source judiciaire. En cas de renvoi, seul le parquet peut faire appel de la décision des juges et ainsi suspendre la saisine des tribunaux. L’avocat de Nicolas Sarkozy, Me Thierry Herzog, a annoncé vendredi qu’il demanderait l’annulation de la mise en examen de son client, la jugeant non seulement « injuste » mais aussi « incohérente sur le plan juridique ». Il a six mois pour déposer ce recours en nullité. Si la chambre de l’instruction ne répond pas favorablement à sa demande, il pourra alors se pourvoir en cassation. Mais,devenu une stratégie de défense, le recours en nullité aboutit rarement, selon les spécialistes du droit. L’ancien directeur général du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn, mis en examen pour proxénétisme aggravé en bande organisée dans l’affaire dite du Carlton de Lille, et la maire socialiste de Lille, Martine Aubry, poursuivie pour homicides et blessures involontaires dans l’affaire de l’amiante, ont tous deux déposé des requêtes en annulation. « Ça devient une démarche classique, mais les juges supérieurs considèrent que le travail de l’instruction, c’est aux juges d’instruction de le mener, et qu’eux ne sont là que pour veiller à ce que le droit soit bien appliqué », explique Didier Rebut, professeur de droit et membre fondateur du Club des juristes. « C’est très rare que ça aboutisse », ajoute-t-il. Pour reconnaître la nullité d’un acte, les juges de la chambre de l’instruction doivent en effet mettre en évidence des irrégularités de procédure. Dans le cas d’une mise en examen, ils doivent prouver « l’impossibilité que les faits relevés correspondent à la qualification pénale envisagée », explique Didier Rebut. Mais en aucun cas ils n’ont « à se substituer aux juges d’instruction ». L’abus de faiblesse est défini dans le code pénal comme « l’abus frauduleux de l’état d’ignorance ou de la situation de faiblesse » d’une personne, due à une « particulière vulnérabilité » qui est « apparente ou connue de son auteur », pour la conduire à un acte qui lui est « gravement préjudiciable ». Il est puni de trois ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende.  Dans cette affaire, les juges soupçonnent Nicolas Sarkozy d’avoir abusivement bénéficié en 2007 de versements de la part de Liliane Bettencourt, qu’une expertise versée au dossier a jugée en état de démence sénile depuis 2006. L’enquête, qui a mis au jour de nombreux abus de la fortune de la milliardaire, a permis de découvrir des retraits en espèces de plusieurs millions d’euros sur ses comptes suisses en 2007-2009. Ces retraits, notamment deux de 400 000 euros en 2007, pourraient avoir servi à financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy cette année-là. Mais « ce n’est pas l’infraction la plus facile à caractériser », souligne Didier Rebut, qui voit dans ce délit « la roue de secours du délit électoral », à savoir le financement illégal d’une campagne, frappé d’une prescription de trois ans. « Il faut non seulement démontrer l’existence d’un abus, d’une faiblesse, et montrer la connaissance, par l’auteur, de la faiblesse de la victime », ajoute-t-il. Or, pour l’avocat de Nicolas Sarkozy, le dossier est « vide », l’ancien chef de l’Etat, qui nie toute malversation, n’ayant reconnu l’existence que d’une visite « de courtoisie » au domicile de la milliardaire en février 2007. « Tous les témoins décrivent le même rendez-vous, ce rendez-vous a eu lieu le 24 février 2007, il n’y en a eu aucun autre, et Monsieur Sarkozy avait rendez-vous avec Monsieur André Bettencourt », a répété vendredi Me Thierry Herzog. « Je mets au défi quiconque de dire que ce que je dis n’est pas l’exacte vérité », a-t-il ajouté.

 

Suppression apprentissage à 14 ans par Peillon : une idéologie dépassée pour S. Royal

Suppression apprentissage à 14 ans par Peillon : une idéologie dépassée  pour S. Royal

 

Royal a raison de critiquer la suppression de l’apprentissage (en alternance) e dès 14 ans ; le « philosophe » Peillon (comme Hollande) ignore sans doute que prolonger la scolarité classique des élèves en difficulté ne peut qu’enfoncer les élèves dans la marginalité et le chômage. Peillon comme Hollande retarde sans doute de 50 ans dans leur vision de la société. L’Assemblée nationale a abrogé, vendredi, dans le cadre du projet de loi sur la refondation de l’école, une disposition qui autorisait l’apprentissage pour les jeunes à partir de 14 ans. Cette abrogation s’explique par la volonté affirmée de Vincent Peillon, le ministre de l’Éducation, de mettre un terme à l’apprentissage précoce. Rien de surprenant: François Hollande en avait fait la promesse avant de devenir président de la  République. Lors de la campagne, il avait même parlé d’une «vieille thèse de la droite française depuis des années, finalement son refrain», concernant l’apprentissage dès 14 ans pour les élèves en difficulté. La mesure abrogée à l’Assemblée a pourtant été attaquée par Ségolène Royal. Sur son compte Twitter, la présidente de la région Poitou-Charentes a évoqué une «regrettable suppression du droit pour des jeunes de 14 à 15 ans de se former par alternance». ­Elle n’a pas, non plus, hésité à parler d’une «idéologie dépassée, vu la gravité de l’échec scolaire». À droite, l’UMP dénonce la «suppression sèche d’un dispositif» qui a «fait ses preuves» par «vision idéologique d’un collège unique». Cette mesure, qui avait été mise en place en 2011 par le député UMP Gérard Cherpion, rendait possible l’apprentissage dès la classe de quatrième pour des jeunes entrant dans le dispositif d’initiation aux métiers de l’alternance (Dima). À l’Assemblée nationale, Vincent Peillon a toutefois minimisé l’impact de ce dispositif, expliquant qu’«à peine quelques centaines» d’élèves l’avaient déjà utilisé. «Lorsque les choses n’ont pas d’utilité, il vient un moment où il faut les supprimer», s’est-il justifié, en insistant sur

 

Chypre : une taxe sur les dépôts bancaires

Chypre : une taxe sur les dépôts bancaires

 

 

On comprend que Bruxelles ait voulu mettre à contribution les chypriotes pour le plan de sauvetage de l’Ile. Toutefois, cette mesure brutale n’est pas nécessairement très juste dans la mesure où elle ne va pas peser de la même manière sur le patrimoine. Un mesure en forme de coup de serpe qui témoigne du caractère punitif que l’Europe veut infliger à Chypre et qui pourrait conduire dans d’autres pays aussi endettés à des retraits de précaution. Le sauvetage de Chypre est sur les rails. À l’issue d’une réunion extraordinaire des ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles, l’Eurogroup et le FMI ont trouvé tôt samedi matin un accord sur un plan d’aide de 10 milliards d’euros pour l’île, dont les besoins financiers sont estimés à 17 milliards d’euros, soit l’équivalent de son PIB. Pour réduire leur participation et ainsi éviter que la dette du pays ne s’envole à plus de 140% du PIB, les bailleurs de fonds ont en effet exigé de Nicosie un compromis inédit: instaurer une taxe exceptionnelle sur les dépôts bancaires.  Cette taxe sera de 6,75% sur les dépôts bancaires en-deçà de 100.000 euros et de 9,9% au-delà de ce seuil. Une retenue à la source sur les intérêts de ces dépôts sera également instaurée. Ces prélèvements devraient rapporter au total 5,8 milliards d’euros, selon le chef de file de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem. À ces taxes, s’ajoutent des privatisations et une hausse de l’impôt sur les sociétés qui passera de 10 à 12,5%. Enfin, Nicosie devrait également se tourner vers la Russie, dont la contribution devrait toutefois être limitée. «Le pays est prêt à prolonger le remboursement d’un prêt» de 2,5 milliards d’euros venant à échéance en 2016 «et à réduire les taux d’intérêt, mais il n’entend pas aller au-delà», a prévenu le commissaire européen en charge des Affaires économiques, Olli Rehn. Le ministre chypriote des Finances, Michalis Sarris, se rendra à Moscou dès lundi pour engager des discussions sur ce volet de l’aide internationale.  Chypre avait demandé en juin une aide financière pour notamment renflouer ses deux principales banques, plombées par la crise grecque. L’île devient ainsi le cinquième pays de la zone euro à bénéficier d’un programme d’aide internationale. Le montant de l’aide est toutefois inférieur aux centaines de milliards déboursées pour la Grèce et aux dizaines de milliards versées au Portugal, à l’Irlande et au secteur bancaire espagnol. Au terme du processus d’approbation par chaque État membre de l’euro, un accord définitif sur le sauvetage de Chypre devrait être entériné dans la seconde moitié du mois d’avril.  Au final, tous les épargnants seront touchés par les nouvelles taxes imposées par Nicosie, qu’ils soient chypriotes ou étrangers, en particulier russes. Un scenario qui pourrait faire craindre une ruée sur les guichets, avertissent certains analystes. «On ne pénalise pas Chypre», a insisté Jeroen Dijsselbloem. «C’est ce paquet qui permettra une restructuration du secteur bancaire et rendra la dette durable.» Un argument repris par Christine Lagarde, la directrice générale du FMI. «La solution présentée est durable, pérenne et dans l’intérêt de l’économie chypriote», a-t-elle rénchéri, alors que l’institution devrait participer au plan d’aide. Le montant de cette participation n’a pas été précisé, mais il pourrait atteindre 1 à 3 milliards d’euros, estime Michala Marcussen, économiste chez Société Générale CIB.  Enfin, le ministre chypriote Michalis Sarris a indiqué que les taxes sur le capital et les intérêts des dépôts seront entièrement compensées par la distribution d’actions. Selon lui, ces mesures ont surtout permis d’éviter «des coupes dans les salaires et les pensions». Il a toutefois reconnu que «les temps vont être durs et les ceintures vont devoir être serrées

Renault : une nouvelle voiture électrique, mais un peu chère !

Renault : une nouvelle voiture électrique, mais un peu chère !

 

Mais Zoé est la première Renault à avoir été entièrement conçue pour être électrique, ce qui se traduit pour cette cinq places par la présence d’une boîte automatique, l’absence de bruit, ou encore une jauge indiquant le niveau de charge de la batterie sur le tableau de bord.  Il s’agit du modèle emblématique du tournant pris dans l’électrique par Renault, un des pionniers en la matière avec son partenaire japonais Nissan.  Les deux constructeurs ont investi ensemble 4 milliards d’euros dans cette technologie, préférée à l’hybride et Carlos Ghosn a longtemps prédit que l’électrique devrait représenter 10% du marché mondial en 2020.  Mais sa commercialisation a pris du retard à cause de problèmes touchant la tablette multimédia qui l’équipe.  La Zoé sera vendue en France à partir de 13.700 euros une fois déduit le bonus gouvernemental de 7.000 euros, puis dans 10 autres pays en Europe cette année. En Allemagne par exemple, où il n’y a pas de bonus, son prix monte à 20.600 euros.  A cela s’ajoute le coût de location de la batterie lithium-ion (79 euros par mois) et l’achat d’un chargeur à installer dans son garage (« wall box ») car la Zoé ne se charge pas directement sur du 200 volts. Soit un surplus de 490 euros et 370 euros de frais d’installation.  Le constructeur vise des urbains roulant moins de 100 km/jour ou ceux ayant besoin d’une deuxième voiture.  Renault, qui prévoyait au départ de produire lui-même ses batteries, a fini par y renoncer et a confié cette tâche au sud-coréen LG Chem, qui pourrait implanter une usine en France. Une décision est attendue cette année.  Le constructeur reste muet sur ses objectifs de ventes. La presse avait parlé de 150.000 unités produites chaque année d’ici 2015, un chiffre non confirmé.  L’usine de Flins (Yvelines), unique centre de production à ce jour de la Zoé, en produit actuellement entre 60 et 80 par jour selon une source interne mais ce rythme va monter en cadence.  Ce modèle arrive au moment où l’enthousiasme pour l’électrique retombe. « Les grands effets d’annonces s’estompent et on prend conscience du temps qu’il faudra pour lancer ce marché », estime Bertrand Rakoto, analyste chez Polk. Carlos Ghosn lui-même s’est dit mi-février « déçu » par les ventes, même s’il réaffirmait croire « fortement au potentiel du véhicule électrique ».  En France, qui se revendique comme le premier marché européen pour ce type de motorisation, moins de 6.000 véhicules ont été immatriculés l’an dernier et 5.700 prises sont accessibles au public.  Et en Europe, les constructeurs présents sur ce créneau n’ont pas rempli leurs objectifs, que ce soit le japonais Nissan avec la Leaf ou encore le français PSA Peugeot Citroën.  Le prix et la peur de tomber en panne constituent toujours des freins importants à l’achat, explique M. Rakoto.  Pour autant, l’électrique « a de vrais atouts et les automobilistes sont rarement déçus quand ils la testent », tempère Flavien Neuvy de l’observatoire spécialisé Cetelem.

Anti-rides l’Oréal: une pub mensongère

Le numéro un mondial des cosmétiques, le français L’Oréal, a été condamné mercredi en Suède après des publicités pour des crèmes anti-rides jugées mensongères. L’Oréal risque une amende d’un million de couronnes (120.000 euros) s’il ne retire pas ces publicités, a annoncé dans un communiqué l’Autorité de défense des consommateurs, qui attaquait la filiale suédoise du groupe. Les affirmations litigieuses, mentionnés sur les sites internet vichyconsult.se et loreal-paris.se, concernaient six crèmes: Vichy Liftactive CxP, Vichy Liftactiv Retinol HA, L’Oréal Revitalift, Age Perfect et Garnier Ultra Lift. L’Oréal avait déjà été condamné en 2010 à ne plus faire ces affirmations, visibles dans des publicités publiées dans des magazines. La Justice a reproché au fabricant d’avoir continué de vanter la capacité de ces crèmes à réduire les rides du visage, avec des pourcentages, ou à redonner à la peau une capacité à se régénérer, sans une base scientifique suffisante.

 

Suisse : une consultation pour limiter les écarts de salaires

Suisse : une consultation pour limiter les écarts de salaires

L’initiative dite « 1:12 – Pour des salaires équitables », vise à limiter les écarts de rémunérations au sein d’une entreprise, l’objectif étant que le salaire le plus haut ne dépasse pas douze fois le salaire le plus bas.  Cette initiative a été déposée auprès des autorités de Berne en mars 2011 par les jeunes socialistes suisses (Juso) et est soutenue par le parti socialiste suisse.   »Si l’initiative 1:12 du Juso et du PS était votée aujourd’hui, elle récolterait une relative majorité de 49,5% de Oui contre 40,5% de Non », indique le journal dominical suisse alémanique.  Le sondage a été réalisé par l’Institut Isopublic auprès de 1.152 électeurs de Suisse romande et alémanique entre le 20 février et le 7 mars. 10% des sondés se disent indécis.  La chambre haute du Parlement suisse doit se prononcer le 21 mars sur ce texte, qui a déjà été examiné par le Conseil fédéral ainsi que par le Conseil national, sa chambre basse.  La date à laquelle l’initiative sera soumise à votation n’a pas encore été fixée.  Cette initiative se distingue de l’initiative Minder sur les rémunérations abusives, qui a été adopté dimanche dernier par les électeurs helvètes à 67,9% des voix.

 

chansons-poèmes de  g.bessay:

 

« Une nouvelle démocratie sociale » pour une centaine de députés

« Une nouvelle démocratie sociale » pour une centaine de députés

 

 

Un appel qui a du sens mais qui médiatiquement risque de passer sous la table. Dommage car c’est une des raisons du blocage de la société française. Il est clair que cette appel aurait obtenu davantage de résonance s’il avait été signé également pas es représentants de l’opposition. Une centaine de parlementaires socialistes appellent dans une tribune à favoriser l’avènement d’une « nouvelle démocratie sociale » en transcrivant notamment dans la loi, sans en modifier l’équilibre, l’accord sur l’emploi conclu entre les partenaires sociaux. « L’accord sur l’emploi conclu le 11 janvier entre les partenaires sociaux marque une nouvelle ère pour le dialogue social en France. Grâce à cette méthode, la démocratie s’enrichit de la participation des acteurs sociaux à notre objectif commun de lutte contre le chômage », écrivent les élus dans cette tribune du  JDD. « Parlementaires de la majorité, nous soutenons cette méthode parce qu’elle donne enfin une chance à la démocratie sociale dans notre pays », ajoutent les signataires parmi lesquels figurent les députés Patricia Adam, Patrick Bloche, François Brottes, Elisabeth Guigou, Christian Eckert, Catherine Lemorton ou Jean-Jacques Urvoas. « Cette méthode repose sur le dialogue, la concertation et la responsabilité. Nous sommes convaincus que c’est ainsi que peut être mise en mouvement la société toute entière », font-il valoir. « Aucune réforme économique ne peut s’inscrire dans la durée sans un dialogue social permanent » et « la qualité de ce dialogue est un élément essentiel de la compétitivité du pays », soulignent-ils également. « La méthode revendiquée de la négociation pose, certes, sans arrêt les questions sur le rythme des réformes et sur les concessions accordées ou les arbitrages rendus, mais elle permet de mobiliser toutes les forces et les énergies du pays pour ancrer le changement dans la durée. La culture du dialogue favorise l’accord, elle permet à chaque représentant, syndical ou patronal, de prendre ses responsabilités et de trouver des compromis », ajoutent ces parlementaires.

 

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Fillon « une confédération » franco-allemande « 

Fillon   »une  confédération » franco-allemande  »

« J’ai une idée qui m’est chère et que j’ai mûrie au cours des cinq années passées à Matignon. Je viens du souverainisme, j’avais voté non à Maastricht » mais « j’ai évolué. aujourd’hui, si on veut vraiment être patriote, il faut être très européen », a-t-il dit, « sinon, à terme, on risque de disparaitre », au profit des pays émergents.  Selon lui, d’autres pays possédant l’euro, comme le Benelux, l’Italie, l’Espagne, pourraient se joindre au duo franco-allemand pour faire vivre cette Europe.  A quelques semaines du référendum du 7 avril au cours duquel les Alsaciens sont appelés à se prononcer sur la fusion de leurs deux départements et de leur région, M. Fillon a tenu en soirée à Soufflenheim une conférence sur « la République décentralisée », suivie d’une séance de questions-réponses avec les quelque 300 personnes présentes.   »Je regarde cette expérience » de décentralisation en Alsace, « me disant que si ça marche, ça sera un formidable exemple » pour le pays, a-t-il lancé.  Tout au long de la journée, M. Fillon a plaidé pour « des réformes radicales » en France, seule possibilité selon lui pour remettre le pays en marche. « La situation est telle que ce qui nous menace, c’est la crise sociale, la violence », a-t-il pronostiqué.  Il a notamment proposé de réformer la durée du temps de travail, avec « la suppression des 35 heures et des négociations dans les entreprises » pour fixer le nombre d’heures travaillées la semaine. « J’ai proposé à deux reprises qu’on supprime les 35 heures. En 2002, lors de sa campagne, Jacques Chirac a refusé, disant que c’était un +acquis social+ et qu’on ne pouvait pas y toucher. La deuxième fois en 2007 mais Nicolas Sarkozy a préféré défiscaliser les heures supplémentaires ».  Autres réformes envisagées: baisse de la dépense publique, simplification administrative, organisation territoriale, éducation… « Ce sont des décisions qu’il faut prendre dans les trois premiers mois » d’un quinquennat, a-t-il dit.

 

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GoodYear : une Scop pneus agricoles serait créée par la CGT

GoodYear : une Scop  pneus agricoles serait créée par la CGT

 

Comme l’Américain Titan, qui a jeté définitivement l’éponge mi-février et accusé la CGT d’avoir fait capoter son projet de reprise, le syndicat ne souhaite reprendre que l’activité de production de pneus pour engins agricoles qui représente un peu moins de 600 emplois sur les 1173 du site. «Cette activité est parmi les plus rentables pour Goodyear, qui fait des profits colossaux», a affirmé Fiodor Rilov.  L’avocat espère que les salariés soutiendront largement ce projet.«Il ne pourra se mettre en place que si une immense majorité de salariés de cette usine décide de s’en emparer». Selon le représentant de la CGT à Amiens Nord, Mickaël Wamen, une réunion doit se tenir «la semaine prochaine ou dans quinze jours» pour en évoquer la teneur. Le syndicat exige de Goodyear qu’il accepte «de donner à une éventuelle scop tout ce qu’elle était prête à livrer gratuitement à Titan».  Les salariés du site d’Amiens-Nord de Goodyear qui ne travaillent pas dans la production des pneus pour engins agricoles ne sont cependant pas concernés par le projet. Goodyear a annoncé le 1er février dernier son intention de fermer l’ensemble du site, qui a perdu 61 millions d’euros en 2011. L’activité de production de pneus tourisme est en effet déficitaire, chaque pneu représentant pour le groupe une perte nette de 35 euros.

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