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Valls : Une nouvelle fois les retraités vont trinquer

 

Valls : Une nouvelle fois les retraités vont trinquer

 

Déjà touchés à plusieurs reprises, en particulier par le matraquage fiscal,  les retraités vont à nouveau trinquer surtout ceux aux pensions modeste (pension de réversion notamment). Nombre de pensions ne dépassent pas 800 euros et la moyenne est de 1256 euros par mois. Le traitement le plus dur a donc été réservé aux seniors dont les retraites resteront figées pendant un an et demi. Une première! En effet, le gel de six mois des pensions de base – du 1er avril au 1er octobre 2014 -, déjà acté lors de la réforme 2013 des retraites, se trouve prolongé d’un an. D’autre part, l’exécutif compte sur les partenaires sociaux pour continuer de geler les retraites complémentaires des salariés et des cadres. Seul rescapé, le minimum vieillesse (Aspa) sera revalorisé comme prévu au 1er octobre. Mais ce gel ne suffira pas. Il ne fournira que 4 milliards d’économies sur les 11 qui doivent être dégagés par la Sécu. La politique familiale, déjà sabrée l’année passée, sera remise à contribution à hauteur de 800 millions d’euros. Par conséquent, des mesures qui avaient été écartées l’année dernière se retrouvent à nouveau au centre des arbitrages. La prime à la naissance à partir du deuxième enfant et la dernière tranche du complément mode de garde pourraient être supprimées. D’autre part, le congé de libre choix d’activité pourrait être rééquilibré afin d’en faire bénéficier le père autant que la mère. Or, le gouvernement espère que les hommes l’utiliseront moins que les femmes et que cela diminuera d’autant le coût du dispositif. Par ailleurs, le plan pauvreté, présenté en janvier 2013, est reporté d’un an. Pour boucler l’équation, les caisses de la Sécu devront réduire leurs coûts de gestion de 1,2 milliard «grâce à la dématérialisation et à une meilleure articulation», a expliqué le premier ministre. Problème, la mise en place du «compte pénibilité», usine à gaz visant à prendre en compte la pénibilité du travail dans le calcul de la retraite, promet de faire exploser la charge de travail des caisses d’assurance vieillesse!  Enfin, le gouvernement compte sur les effets des réformes des retraites et de la famille de 2013 (2,9 milliards d’euros). Qu’il revienne à la charge à peine un an après en gelant pensions et prestations prouve au passage à quel point ces mesures étaient insuffisantes.

 

Une vignette pour remplacer l’écotaxe (Ségolène Royal)

Une vignette pour remplacer l’écotaxe (Ségolène Royal)

 

Ségolène a raison de vouloir mettre un terme au système de l’écotaxe coûteux et complexe mais elle a tort en pensant qu’on pourrait la remplacer par une vignette sur les seuls camions étrangers ; Si vignette il y a ce sera pour les camions français comme étrangers au nom de l’égalité de traitement voulue par Bruxelles ; Ségolène devra potasser une peu plus un dossier qui risque encore de faire du bruit. D’autant que Ségolène semble défavorable au report de la taxe sur le client du transporteur, ce qui est pourtant logique si on veut réduire les flux de transport. Visiblement Ségolène sur ce dossier patauge encore dans la semoule.   «Je ne veux pas que l’écologie soit punitive», a martelé la nouvelle ministre de l’Écologie, Ségolène Royal, mardi matin sur RMC («Bourdin Direct»). Celle qui avait déclaré, sitôt nommée, qu’elle souhaitait remettre à plat l’écotaxe a donné hier un grand coup de pied dans la fourmilière et porté l’estocade à l’écotaxe: exit les portiques trop coûteux, et donc exit Écomouv‘? «Ce serait tout à fait légitime qu’un camion étranger qui traverse tout le pays contribue et paie pour l’entretien des routes qu’il utilise. Est-ce que l’écotaxe permet cela, aujourd’hui, telle qu’elle est conçue? Non. Elle fait payer à la fois les camions français et étrangers (…), a déploré Ségolène Royal. Je cherche un système qui va faire payer les camions étrangers. Si tout le monde passe sous les portiques, tout le monde paie. Ce système est d’autant plus absurde aujourd’hui que l’on a répercuté l’éventuelle future écotaxe sur les producteurs. On n’atteindra donc pas l’objectif puisqu’il faut que ce soient les camions qui paient pour l’entretien des routes.» Et de lancer deux pistes: obliger les camions étrangers à prendre l’autoroute avec une taxe sur les sociétés d’autoroute et faire payer aux camions étrangers une vignette à la frontière. Par ailleurs, la ministre de l’Écologie a estimé que les portiques commandés par l’État à Écomouv’, le consortium contrôlé à 70 % par l’italien Autostrade, filiale de Benetton qui exploite des autoroutes de l’autre côté des Alpes, «coûtent très cher». Nul besoin donc d’attendre la fin des missions parlementaires pour se prononcer sur la suite à donner à l’écotaxe. Son sort semble déjà scellé. Du côté d’Écomouv’, on est assez échaudé par les déclarations politiques qui se succèdent depuis des mois. Et finalement, avec la tournure que prennent les événements, si l’État prenait la décision de se désengager, Écomouv’ ne serait pas mécontente, selon nos informations. Mais cette solution a un coût pour l’État: entre 500 et 800 millions d’euros. En contrepartie de la rupture du contrat, l’État devrait alors également s’engager à reconnaître que le dispositif mis en place (portiques, bornes, etc.) est conforme. C’est un point auquel tient la société pour défendre son image internationale et ses marchés à venir. En cas de refus de la part de l’État français, l’affaire ferait l’objet d’un contentieux et l’addition pourrait grimper à plus de 1 milliard d’euros. «En résumé, la France a acheté un système qui coûte entre 500 et 800 millions et elle va le jeter alors qu’il aurait dû rapporter 1,2 milliard par an», analyse un bon connaisseur du dossier. Sans compter que la mise en place d’une vignette destinée uniquement aux camions étrangers risque de ne pas être simple. «Les transporteurs étrangers ne manqueront pas d’attaquer la France pour discrimination, estime un juriste. N’oubliez pas que l’écotaxe était faite pour tout le monde dès lors que l’on empruntait des réseaux routiers non payants. Le but était de pousser à des transports moins polluants. Avec la vignette, on vise uniquement les étrangers.» Le 7 avril dernier, la première rencontre de Ségolène Royal avec les hauts fonctionnaires des différents ministères qui travaillent depuis des mois sur le projet de l’écotaxe s’était déroulée dans un climat de grande tension. Un avant-goût, sans doute, des suivantes.

 

Chine : l’environnement une priorité avant le développement économique

Chine : l’environnement une priorité avant le développement économique

La révision de la loi de 1989 sur la protection de l’environnement, dont les derniers détails sont en cours de discussion, fera passer l’environnement avant le développement économique, a-t-il dit. « Le fait d’ériger la protection de l’environnement au rang de principe fondamental est un changement considérable qui montre que l’environnement est une priorité », a dit Cao Mingde, un professeur de droit qui a participé à la rédaction du texte. La nouvelle loi permettra aux autorités de Pékin de mener avec davantage d’efficacité la « guerre » contre la pollution qu’elles ont décrétée après des décennies de négligence au profit d’une croissance économique échevelée. Elle les autorisera notamment à fermer des usines et à les confisquer alors qu’elles ne pouvaient jusqu’à présent imposer que des amendes, a précisé Cao Mingde. L’éventail des sanctions sera élargi grâce à l’abandon du système « d’amende maximale » qui permettait aux usines de continuer à polluer en s’acquittant d’une somme nettement inférieure au coût d’une mise aux normes. Selon Cao Mingde, la loi devrait fixer une « ligne rouge écologique » qui permettra d’interdire l’implantation d’industries polluantes à proximité des zones protégées et généraliser les nouvelles règles de transparence qui imposent aux entreprises de fournir des chiffres d’émissions de polluants atmosphériques en temps réel. Le projet de loi fait l’objet d’intenses débats depuis plus de deux ans. Un des articles les plus contestés de sa première mouture était l’interdiction faite aux organisations non gouvernementales d’attaquer les pollueurs en justice, un droit réservé à une agence gouvernementale. Ce droit a depuis été étendu aux ONG environnementales enregistrées depuis au moins cinq ans en dépit, selon Cao Mingde, qui a participé à de nombreuses discussions sur le sujet, des pressions des industries polluantes sur les responsables gouvernementaux.

« Une Europe des idées, pas seulement des banques » (Renzi)

« Une Europe des idées, pas seulement des banques » (Renzi)

 Il a raison Renzi, Président du conseil italien)  l’Europe va dans le mur avec pour seule doctrine l’austérité, l’intérêt des banques et la concurrence anarchique. Le chef du gouvernement italien a officiellement lancé la campagne de sa formation politique, le Parti démocrate (centre gauche), pour les élections européennes du 25 mai. Matteo Renzi en a profité pour plaider en faveur d’une « Europe des idées, pas seulement des banques ». « L’Italie a contribué à créer l’Europe. Maintenant nous allons en Europe pour changer l’Europe », a ajouté le Premier ministre, l’un des plus jeunes d’Europe, en jeans, chemise blanche et veste décontractée. Il a répété son « non » à une politique européenne uniquement axée sur l’austérité. « Une Europe basée sur la rigueur et guidée par une vision étroite n’a pas d’avenir. » Une Europe basée sur la rigueur et guidée par une vision étroite n’a pas d’avenir. Matteo Renzi ; Il  a toutefois critiqué les formations contestataires qui font campagne contre l’Union européenne ou l’euro, en référence au Mouvement Cinq Etoiles de l’ex-humoriste Beppe Grillo ou à la Ligue du nord.  »Ceux qui disent qu’il faut sortir de l’euro et qu’on ira mieux, cherchent simplement à faire croire qu’il est impossible de réformer les institutions. En gros ils appellent à abandonner la partie », a-t-il estimé. Le président du Conseil des ministres a défendu avec

 » Taubira est une catastrophe » (Philippe Bilger)

 » Taubira est une catastrophe » (Philippe Bilger)

C’est un portrait au vitriol que dessine Philippe Bilger (qui a été l’un des premiers magistrats de France) de Christiane Taubira. Concernant sa politique, son constat est lapidaire : « Elle n’a rien fait » ajoutant, pour expliquer sa reconduction à son poste : « la compétence n’est pas une chance mais souvent un handicap pour les ministres… plus ils sont attaqués, plus ils sont défendus et plus ils sont maintenus. » Philippe Bilger se défend aussi de toute arrière-pensée partisane. Il admet avoir été sous le charme du candidat Sarkozy en 2007 mais, très vite déçu, il a voté Hollande en 2012 et rend aussi hommage à Elisabeth Guigou, une Garde des Sceaux qui fut une « ministre digne de ce nom« .  Comprendre les criminels, c’est aussi s’intéresser au rôle de la prison. Le magistrat avance, à contrecourant du gouvernement, que « la prison n’est pas la responsable exclusive de la récidive« . Des raisons qui entourent le problème mais ne suffisent pas selon lui. Christiane Taubira veut vider les prisons. Il n’est pas en désaccord total en ce qui concerne les courtes peines : « Je serais prêt à reconsidérer la nécessité d’enfermement pour cette majorité-là. » Depuis mai 2012 la marge de liberté du juge est « considérable« . Ce qui n’empêche pas Philippe Bilger de confier qu’il est « effaré par le degré d’ignorance judiciaire des politiques qui votent des lois qui concernent la justice« .

 

Dictée à l’école : « une évaluation positive » pour améliorer les notes…. On rêve !

Dictée à l’école : « une évaluation positive » pour améliorer les notes…. On rêve !

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Il fallait y penser. Pour améliorer les notes en orthographe on va changer le barème : « l’évaluation positive » ; Encore une idée « pédagogique » géniale pour masquer la situation catastrophique dans le domaine de l’écriture. En bref, on change le thermomètre. À peine installé, le nouveau ministre de l’Education nationale Benoît Hamon devra s’attaquer à un chantier de taille : l’orthographe. François Hollande en a fait une priorité pour l’Ecole, inscrite dans la loi pour sa refondation : faire évoluer les évaluations.  Pour ce faire, le gouvernement souhaite bouleverser la méthode éducative. « Privilégier une évaluation positive, simple et lisible, valorisant les progrès, encourageant les initiatives et compréhensible par les familles », dit l’article de la loi du 8 juillet 2013. Selon nos informations, un pas vient d’être fait en ce sens pour un exercice emblématique : la dictée. L’Education vient de mettre à disposition des professeurs un outil pour revoir la notation de cet exercice si cher à Bernard Pivot. Il s’agit d’un barème, pour une « évaluation positive ». Le ministère écrit que « la dictée fait le plus souvent l’objet d’une évaluation descendante : par rapport au texte source, l’enseignant décompte, en négatif, les erreurs commises. Cette pratique, décourageante pour l’élève, ne permet pas pour autant de bien cerner quelles sont ses difficultés orthographiques et quels remèdes y apporter. » Ce barème graduel a déjà été expérimenté sur 1.500 copies du dernier brevet des collèges, dans les académies de Poitiers et Créteil. Trois groupes d’erreurs ont été constitués : accord groupe nominal, accord groupe verbal, et orthographe lexicale.  En corrigeant, le professeur repère les réussites comme les erreurs, et peut ainsi mieux cibler les difficultés de l’élève. Les enfants pourront ainsi être encouragés sur certains points positifs de leur copie.  L’expérimentation n’a pas – pour l’instant – vocation à être généralisée et imposée mais les professeurs du primaire et du collège sont incités à utiliser ce barème. Les premiers résultats ont par ailleurs montré que l’augmentation des notes était toute relative.

 

Sécu : une économie de 20 milliards avec de nombreux médicaments non remboursés

Sécu : une économie de 20 milliards avec de nombreux médicaments non remboursés  

 

20 milliards à économiser pour la sécu, un pari presqu’’impossible sans une réduction drastique du remboursement des médicaments et sans réforme de l’hôpital. Sur les 50 milliards d’économies annoncés, le Premier ministre a précisé mercredi qu’au total plus de 20 incomberont à la Sécurité sociale, de nouveaux efforts en vue à la fois sur les dépenses maladie et le système de prestations sociales. A elle seule, l’assurance maladie, branche la plus déficitaire de la Sécu (6,1 milliards en 2014), devra supporter 10 des 50 milliards d’économies promis d’ici 2017 pour financer le Pacte de responsabilité.  Or, les efforts engagés par l’assurance maladie sont déjà très lourds. Pour 2014, 2,9 milliards d’économies sont ainsi escomptés, avec un nouveau tour de vis sur les médicaments. Les dépenses de santé ne devront pas progresser de plus de 2,4%.  Réduire cet objectif de progression des dépenses à moins de 2% permettrait de dégager près d’un milliard par an. « C’est sans doute très difficile, mais pas impossible à terme « , analyse Didier Tabuteau, responsable de la chaire santé de Sciences Po qui cite comme autres mesures possibles la réorganisation du panier de soins pris en charge par la Sécu, le développement des génériques ou encore la lutte contre le gaspillage.  Tabuteau, « si on abaisse mécaniquement le taux de dépenses, le système va exploser. Si on veut gagner des milliards, il faut restructurer le système pour que ce qui se faisait à l’hôpital se fasse en ville » et cela suppose « de vraies réformes de structure ». « C’est un défi redoutable » mais « c’est fondamental », dit-il.  Du côté des professionnels de santé, l’objectif des « 10 milliards d’euros est jugé « réalisable ». « Il faut investir davantage dans les soins de ville, soigner en ville avant d’aller à l’hôpital », plaide Claude Leicher président du premier syndicat de médecins généralistes, MG France.   »Vu les niveaux auxquels Valls veut arriver, on ne peut plus uniquement impliquer la médecine de ville et jouer sur les génériques. Il faut impliquer l’hôpital (…) », renchérit Jean-Paul Ortiz, président du 1er syndicat de médecins libéraux (CSMF). Selon lui, l’impact d’une réforme serait « très rapide et très lourd ».  La fédération hospitalière de France se dit également prête « à accompagner les pouvoirs publics dans leur volonté de réforme ». Se sachant dans le collimateur, la FHF va dévoiler jeudi un plan de 5 milliards d’économies.  Ces orientations devraient être au coeur de la stratégie nationale de santé que la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine doit présenter à l’été.  Si les efforts de l’assurance maladie semblent identifiés, où trouver les 11 milliards dans « d’autres dépenses de Sécurité sociale » évoqués mercredi matin par M. Valls?  La tache s’annonce ardue, d’autant plus que les baisses de cotisations prévues dans le cadre du pacte de responsabilité et de solidarité sont synonymes de recettes en moins. Sur ce point, Marisol Touraine s’est voulue rassurante mercredi en précisant que « la totalité » de ces baisses « seront intégralement compensées pour la Sécurité sociale ».  Selon M. Valls, « on peut trouver des pistes sur la gestion des caisses de Sécurité sociale ». La veille, il avait déclaré qu’une partie des économies viendrait « d’une plus grande justice, d’une mise en cohérence et d’une meilleure lisibilité de notre système de prestations ».  Concernant les prestations, les marges de manœuvre semblent limitées pour le gouvernement, qui a annoncé il y a quelques mois un plan pauvreté, a déjà réformé les retraites et la politique familiale (baisse du plafond du quotient familial notamment).  D’où l’inquiétude des associations du collectif Alerte face « aux économies annoncées, en particulier sur les dotations aux collectivités territoriales qui font de l’action sociale ». Le collectif demande « que le Plan de lutte contre la pauvreté soit financièrement sanctuarisé », notamment l’engagement d’augmenter le RSA socle de 10% d’ici 2017.   »Hors de question de toucher aux politiques de solidarité », a prévenu le numéro un de la CFDT Laurent Berger.   »S’agit-il d’un effet d’annonce? Dans les 11 milliards, faut-il compter les 7 milliards d’économies prévus d’ici 2020 par la dernière réforme des retraites? », s’interrogeait pour sa part Philippe Pihet de Force ouvrière.

 

Valls : une vraie réforme administrative mais trop tardive

Valls : une vraie réforme administrative mais trop tardive

 

Le redécoupage administratif constitue la véritable annonce nouvelle de Valls. C’est effectivement une impérative nécessité à la fois pour simplifier les procédures mais aussi pour réaliser des économies. Pour résumer moins de communes, plus de départements et réduction à 10 du nombre de régions. De quoi bousculer beaucoup de mondes, d’abord les partis qui sont essentiellement des partis d’élus, d’anciens élus ou de candidats potentiels aux élections ( notamment le PS). Bref de quoi secouer l’oligarchie qui va tout faire pour saboter le projet ; Un projet par ailleurs beaucoup trio tardif : entre 2017 et 2021 ; A un moment où sans doute le PS ne disposera plus d’une majorité suffisante. Manuel Valls a en effet annoncé mardi son intention de diviser par deux le nombre de régions puis de supprimer les conseils généraux dans le cadre d’un programme radical de rationalisation du « millefeuille territorial » français à des fins d’économies. Le Premier ministre a proposé en outre de supprimer la « clause générale de compétence » qui permet aux régions, départements et communes d’intervenir dans tous les domaines qu’elles jugent nécessaires. Il a indiqué enfin, lors de son discours de politique générale, que les collectivités territoriales contribueraient à hauteur de 10 milliards à l’effort de réduction de 50 milliards d’euros des dépenses publiques prévu sur la période 2015-2017. Dans un communiqué, le président de l’Association des départements de France, le socialiste Claudy Lebreton, a dénoncé la « brutalité » des annonces de Manuel Valls, en déplorant son absence de concertation préalable. « Les départements de France mettront tout en œuvre dans les jours qui viennent pour démontrer la pertinence de leur existence pour nos concitoyens. Ils prouveront également que leur disparition n’engendrera pour la dépense publique aucune économie substantielle », dit-il. Sur la méthode, Manuel Valls a proposé aux 22 régions de France métropolitaine de « fusionner par délibérations concordantes », avec pour objectif de disposer d’une « taille critique », faute de quoi le gouvernement proposera début 2017 une nouvelle carte divisant leur nombre par deux. S’agissant des conseils généraux, leur suppression interviendrait à l’horizon 2021. Le gouvernement entend agir aussi sur les regroupements de communes en présentant une nouvelle carte intercommunale « fondée sur les bassins de vie », qui entrera en vigueur en 2018. Ces propositions vont au-delà des décisions de la majorité précédente, qui avait voté une fusion des conseillers régionaux et départementaux sur laquelle le gouvernement socialiste s’est empressé de revenir dès son retour au pouvoir en 2012. Il a rétabli de même la « clause générale de compétence » supprimée par la droite avant sa défaite à la présidentielle.

 

«L’échec, une responsabilité de la majorité et de Hollande » Cosse (EELV)

 «L’échec,  une responsabilité de la majorité et de  Hollande » Cosse (EELV)  

 

 

 

 

La secrétaire nationale d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Emmanuelle Cosse, justifie dans un entretien au Monde le refus de son parti de participer au gouvernement de Manuel Valls. « Ce que m’a dit Manuel Valls, c’est qu’il ne souhaitait pas débaucher des gens qui ne seraient pas soutenus par leur parti », explique notamment Mme Cosse.

Pourquoi la direction d’EELV a-t-elle voté contre la participation des écologistes au gouvernement ?

Emmanuelle Cosse : Au-delà de ce que Manuel Valls a pu nous proposer, il y a une inquiétude très forte sur la volonté de François Hollande de faire bouger sa ligne après le signal envoyé par les Français dimanche dernier. Les gens sont très interrogatifs sur la réponse au désenchantement de la gauche par la nomination de Manuel Valls. Tous ceux qui veulent le changement sont sceptiques de par ses positions passées, et on ne peut balayer d’un revers de la main les positions de Cécile Duflot et de Pascal Canfin.

Il n’y a pas de reprise en main du parti par Cécile Duflot ?

Il n’y a pas de mainmise de Cécile Duflot sur le parti. Mais sa décision est importante. Elle est à la hauteur de son poids politique et de ses réalisations. Quand la ministre qui a mis en place la loi ALUR [accès au logement et à un urbanisme rénové] explique pourquoi elle ne veut pas participer à ce gouvernement, ce n’est pas anodin.

L’offre de M. Valls était pourtant ambitieuse et vous réservait notamment un ministère de l’écologie élargi à l’énergie ?

Sa proposition était solide et correcte. Il a fait la proposition que François Hollande ne nous a pas faite en 2012. Manuel Valls veut réussir comme premier ministre et il souhaitait que l’on entre dans ce gouvernement. Mais ce que nous disons aujourd’hui, c’est qu’avant de prendre des postes nous attendons des actes. Sur les questions de transition énergétique, il nous a dit ce matin des choses très fortes, mais on ne peut pas oublier les deux ans passés d’une expérience gouvernementale qui a eu des hauts et des bas.

 

 

Prix electricité : une hausse de 10%

Prix electricité : une hausse de 10%

Le Conseil d’Etat se penche lundi sur un recours datant de 2012 et devrait imposer d’ici deux semaines une augmentation des tarifs. Pour 2015, une autre hausse des tarifs se dessine.  Les nettes hausses pour 2013 et 2014 contrastent avec les évolutions des années passées, qui ont souvent davantage traduit la frilosité des différents gouvernements à se saisir d’une question toujours très sensible dans l’opinion publique. Depuis 2006, après deux années de prix inchangés en 2004 et 2005, le tarif réglementé de l’électricité a certes augmenté chaque année, mais dans des proportions comprises entre 1,1% et 3%. Au total, en sept ans, le prix de l’électricité a augmenté de 14,1%. Les hausses annoncées par le gouvernement  ne seront toutefois pas suffisantes. La CRE a, à de nombreuses reprises, averti d’une augmentation prévisible de 30% des prix de l’électricité entre 2012 et 2017. De telles hausses, d’après le régulateur, sont nécessaires pour couvrir la progression nettement supérieure à l’inflation des charges d’EDF, et notamment ses dépenses croissantes pour entretenir et renforcer la sûreté du parc nucléaire français. Lundi, le Conseil d’Etat analysera un recours de Direct Energie contre l’augmentation des prix de l’électricité de 2% décidée en juillet 2012 par Jean-Marc Ayrault. Pour respecter la loi, les Sages devraient procéder à un rattrapage d’environ 5% d’ici un an. Cela se traduira par un coût supplémentaire de 40 euros pour chacun des 30 millions de foyers français. Autre mauvaise nouvelle, les tarifs devraient encore progresser de 5% l’an prochain. La troisième hausse en trois ans.

Fiscalité ménages : une sucrerie électorale de 2 à 3 milliards pour remonter le PS

Fiscalité ménages : une sucrerie électorale de  2 à 3 milliards pour remonter le PS

Une petite sucrerie fiscale juste avant les élections européennes, en clair une baisse de la fiscalité sur les ménages en 2015  après les hausses de 2013 et 2014 ; une sucrerie pour adoucir le doux amer du matraquage fiscal qui a touché les couches populaires et moyennes. Et espérer ainsi limiter la débâcle prévue du PS aux européennes. La mesure fiscale pour les ménages, évoquée depuis quelques jours dans les couloirs de l’Elysée, se précise, selon Les Echos du vendredi 28 mars. « L’exécutif envisage un geste fiscal pour les ménages modestes en 2015″, écrit le quotidien économique. François Hollande « veut montrer qu’il a entendu le message » du premier tour des élections municipales. Alors que l’Etat cherche encore à réduire sa dépense publique de 50 milliards d’euros, « entre deux et trois milliards d’euros » pourraient être consacrés à une baisse d’impôt des ménages. « Les entreprises ne peuvent pas apparaître comme les seules gagnantes », se dit-il à l’Elysée au sujet du pacte de responsabilité, qu’un gouvernement probablement remanié après le second tour des élections municipales devra mettre en œuvre. Ce pacte prévoit des baisses de charges pour les entreprises et, toujours selon Les Echos, la suppression de la Contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S), que réclame le Medef.

 

Fiscalité ménages : une sucrerie électorale pour les ménages avant les européennes

Fiscalité ménages : une sucrerie électorale pour les ménages avant les européennes  

Pour reconquérir un peu de popularité et sauver le PS avant les élections européennes de mai, Hollande envisage un allégement de fiscalité pour les ménages. Une sorte de sucrerie qui ne prendrait effet qu’en 2015 et qui ne pourrait être de grande ampleur. « La difficulté pour François Hollande est qu’il ne lui est pas possible de changer de politique, vu les exigences européennes, alors que notre électorat attend une politique de relance », résume un député socialiste. L’information vient de France Info mercredi. « Le Président pourrait faire une intervention dans la semaine qui suivra le vote » du second tour, écrit le site d’information. L’agence de presse Reuters parle, elle, d’une baisse d’impôts et indique que cette piste pourrait se concrétiser d’ici avril, au moment où le « pacte de responsabilité » et le programme de stabilité de la France doivent être présentés. « Les Français réclament plus de justice, ils veulent que les efforts soient mieux répartis », explique un conseiller du Premier ministre à France Info. Il s’agirait pour le – nouveau – gouvernement d’envoyer un message fort aux Français après la déconvenue annoncée des municipales. Jusqu’à présent, l’exécutif prévoyait de ne baisser les prélèvements des ménages qu’en 2016 et peut-être même en 2017 seulement. Mais dans la période actuelle, il souhaite lutter contre le sentiment d’une partie de son électorat que seules les entreprises bénéficient de gestes fiscaux, après la promesse de baisser le coût du travail de 10 milliards d’euros supplémentaires dans le cadre du « pacte de responsabilité ». Une fusion du RSA et de la prime pour l’emploi est d’actualité, comme d’autres éléments de « simplification ». « C’est un des éléments préparés pour fournir des réponses à ce qui s’exprime dans les urnes », explique un conseiller de Jean-Marc Ayrault à l’AFP. « Il y a un besoin de justice sociale. Etre à gauche, c’est vouloir changer la vie des Français », indique-t-on aussi dans l’entourage du Président. Mercredi, lors du Conseil des ministres, François Hollande a indiqué avoir « entendu le message » des urnes. Pour lui, la « leçon » à tirer est de « travailler au redressement du pays avec plus de force, plus de cohérence et plus de justice sociale ». Concernant cette mesure, qui en serait encore au stade de l’ébauche, le ministère de l’Economie s’est refusé à tout commentaire. Mais interrogée lors du compte rendu du Conseil des ministres, Najat Vallaud-Belkacem est allée en ce sens. « L’objectif à terme est d’aller vers une baisse de la fiscalité des ménages », a déclaré la porte-parole du gouvernement. « Le groupe de travail sur la fiscalité des ménages doit remettre ses conclusions la semaine prochaine. On y verra alors plus clair », a-t-elle précisé, refusant de « répondre à l’heure qu’il est » sur une baisse des impôts des ménages en 2014. La confirmation d’une éventuelle mesure est également venue du chef de file des députés socialistes, Bruno Le Roux. Des mesures fiscales « à destination des plus modestes » seront annoncées « dans les prochains jours » par le gouvernement, a assuré ce dernier qui était l’invité de Questions d’info sur LCP. Il a de son côté cité la réforme de la protection sociale, en affirmant que « la maîtrise de la dépense ne peut se faire au détriment des plus modestes ».

 

Après les municipales, une grande mesure fiscale pour les ménages !

Après les municipales, une grande  mesure fiscale pour les ménages !

Avant les élections européennes, Hollande pourrait annoncer (avec un remaniement) une grande mesure fiscale pour les ménages. Cela pour limiter la casse lors de cette échéance C’est la conséquence de la débâcle aux municipales où le PS n’a été soutenu que par 20% des électeurs (comme Hollande dans les sondages de popularité). ). Un message à tous les électeurs qui l’ont sanctionné. L’idée est encore au stade de l’ébauche, mais dans les ministères, les spécialistes planchent sur une grande mesure fiscale en faveur des ménages. « Le message est assez clair« , constate un conseiller du Premier ministre : « Les Français réclament plus de justice, ils veulent que les efforts soient mieux répartis«  Ainsi, les candidats aux municipales racontent que sur le terrain personne ne leur parle du Pacte de responsabilité. Ou alors ils ne retiennent que les cadeaux faits aux entreprises. Il faut donc faire un geste. C’est aussi une demande pressante de bon nombre d’élus socialistes. Un responsable de l’aile gauche du PS se réjouit déjà à l’idée d’une telle mesure fiscale pour les ménages. « Un peu de justice sociale, ça serait bien« , lâche-t-il.  Et il ne peut s’empêcher d’ajouter : « Après tout on est socialistes !«  À l’Elysée, pas de confirmation, mais des conseillers très nerveux à l’idée que la mesure soit éventée. 

 

Grande–Bretagne : un Britannique sur deux favorable à une sortie de l’UE

Grande–Bretagne : un Britannique sur deux favorable à une sortie de l’UE

Selon un sondage publié ce dimanche 23 mars par le journal Sun on Sunday, seuls 41% des Britanniques estiment que la Grande-Bretagne doit rester dans l’Union européenne. A l’inverse, 41% des sondés se déclarent favorables à sa sortie. Un autre sondage réalisé pour le journal Mail on Sunday révèle lui que 48% de Britanniques voteraient pour sortir de l’UE dans le cas d’un référendum et 39% se prononceraient pour y rester contre 13% d’indécis. Par ailleurs seuls 20% des sondés estiment que David Cameron peut ménager un meilleur sort à la Grande-Bretagne au sein de l’UE alors que le Premier ministre a promis un référendum sur la question en 2017 s’il est réélu en 2015. Celui-ci promet depuis des mois de tenir un référendum d’ici la fin 2017 s’il est réélu l’année prochaine et se targue d’être le seul grand dirigeant de parti à vouloir demander leur avis au peuple britannique. Sur une échelle de préférence de 27 pays et institutions, le parlement européen – pour le renouvellement duquel des élections vont avoir lieu en mai – n’arrive en outre qu’à la 21e place et l’Union européenne seulement à la 23e place. Dans le classement des préférences, seuls l’Arabie saoudite, l’Iran et la Corée du Nord arrivent derrière le parlement européen.

 

La France n’est pas une dictature (Hollande)

La France n’est pas une dictature (Hollande)

La France n’est pas une dictature d’après Hollande qui réagit aux propos de Sarkozy dans le Figaro. Des propos forcément excessifs mais qui posent quand même la question fondamentale de l’indépendance de la justice et de son instrumentalisation par le pouvoir en place. Nul doute que les faits reprochés à Sarkozy sont très graves pour autant on ne peut que s’étonner de la violation permanente du secret des instructions dont la presse est informé presque chaque jour. De toute évidence le mélange sulfureux de la justice et de la politique ne renforce pas le crédit de nos institutions et de la classe politique.  François Hollande a affirmé jeudi à Bruxelles que « toute comparaison avec des dictatures (était) forcément insupportable », en réponse à la tribune de Nicolas Sarkozy comparant les écoutes le visant aux méthodes de la Stasi (la police politique de l’ex-RDA). Il ne voulait répondre à aucune « polémique ». Interrogé à Bruxelles en conférence de presse, le chef de l’Etat a tout de même jugé « insupportable » la comparaison avec la Stasi faite par son prédécesseur dans une tribune dans le Figaro publiée vendredi. « Laisser penser que notre pays, notre République puissent ne pas être fondés sur les libertés, c’est introduire un doute qui n’a pas sa place, et toute comparaison avec des dictatures est forcément insupportable », a également répliqué le chef de l’État à Nicolas Sarkozy. L’ex-président juge dans sa tribune que les principes fondamentaux de la République ont été « foulés au pied » dans les procédures judiciaires le visant. « Mon devoir comme tout président de la République, a également fait valoir François Hollande, c’est d’assurer l’indépendance de la justice, la séparation des pouvoirs, l’exercice des droits de la défense, la présomption d’innocence, le respect des décisions de la chose jugée qui s’imposent à tous ». C’est « de faire en sorte que les magistrats puissent faire leur travail dans notre pays, non pas comme ils le pensent individuellement, mais comme le droit leur fait obligation d’agir » et « c’est aussi de veiller à ce que les avocats puissent assurer la tâche qui est la leur », a-t-il poursuivi.

 

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