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Futur- automobile « Le logiciel va tout changer » !!! (Roland Berger)

Futur-  automobile « Le logiciel va tout changer » !!!  (Roland Berger)

Éric Kirstetter, associé senior chez Roland Berger et spécialiste de l’automobile explique que le logiciel va tout changer dans la voiture du futur. Une stratégie qui peut largement se discuter dans la mesure où l’automobile se bourre  surtout d’informatique pour justifier le maintien de prix à un très haut niveau. En effet ,nombre de ces éléments de l’architecture logicielle sont inutiles et poseront de graves difficultés d’entretien au garagiste du coin. D’où aussi l’accroissement des dépenses d’entretien.En outre l’objectif devrait être de déshabiller l’automobile de tous les gadgets inutiles qui alourdit son poids et son prix et contribuent un bilan carbone encore plus négatif.

 

Extrait de l’interview d’Éric Kirstetter à la Tribune

 

Depuis plusieurs mois, l’actualité automobile est émaillée d’annonces autour des logiciels. En début d’année, Volkswagen a annoncé un plan d’envergure pour reprendre la main sur cette technologie. On a du mal à imaginer l’ampleur de la thématique…

ÉRIC KIRSTETTER - Ce qui est en jeu, c’est l’architecture logicielle de la voiture du futur. C’est une fusée à quatre étages. Le premier étage, c’est ce qu’on appelle le hardware, également appelés les calculateurs. Ce sont eux qui font fonctionner les équipements de la voiture. Le deuxième étage, c’est le middleware, autrement intitulé operating system [le système d'exploitation, Ndlr]. Si on devait comparer une voiture à un ordinateur, c’est ce qui équivaudrait à Windows. Il est nécessaire pour faire fonctionner tous les équipements d’une voiture, du moteur au châssis, en passant par la partie digitale des commandes de bord, ou le GPS. Le troisième étage, ce sont les applications. Elles gèrent tous les équipements de la voiture pour la faire fonctionner et créer « l’expérience utilisateur » (donner une expérience de conduite propre à la marque, proposer une interface utilisateur intuitive et agréable à utiliser…). Enfin, le quatrième étage, c’est le cloud. Cette technologie va s’imposer demain lorsque tous les véhicules seront connectés.

Le cloud est une technologie récente. Que va-t-il changer dans le modèle de l’architecture logicielle d’un véhicule ?

Il va tout changer. Demain, les voitures connectées auront accès à des données qui seront extérieures à la voiture, laquelle pourra consolider ces données pour définir des fonctionnalités spécifiques, en fonction du profil du conducteur, ou des réglages particuliers d’un véhicule. Typiquement, si vous entrez l’adresse d’un restaurant sur votre GPS, la voiture sera capable de vérifier si le temps de trajet, mis à jour en temps réel via les données livrées par le cloud, vous permettra d’arriver à l’heure avant la fermeture du restaurant; dans le cas contraire, le système pourra alors vous proposer des solutions alternatives. L’autre rupture que va apporter le cloud, c’est qu’il va permettre d’externaliser la puissance de calcul nécessaire au fonctionnement de la voiture. Cela va totalement changer la place des calculateurs présents dans une voiture. Aujourd’hui, on compte, en fonction des modèles, entre 50 et 70 calculateurs. Chaque fonction est réalisée avec un calculateur spécifique, celui-ci est vendu par un tier-one [le plus souvent un équipementier, Ndlr] avec des capteurs et des actionneurs. Demain, les calculs seront davantage centralisés dans de plus gros calculateurs de plus haute performance, qui couvriront plusieurs fonctions. Ces calculateurs vont se répartir aux quatre coins de la voiture pour centraliser les fonctionnalités et réduire le câblage des voitures.

Tout sera donc géré de l’extérieur ?

Non. Le middleware restera un élément stratégique majeur pour l’automobile de demain. Là aussi, le secteur s’apprête à basculer dans une nouvelle ère. Pour schématiser le monde d’avant: il y avait autant d’operating system que de modèles disponibles sur le marché. Ainsi, un constructeur devait reconstruire un système d’exploitation depuis le début à chaque fois qu’il mettait sur le marché un nouveau modèle. Mais avec le cockpit de plus en plus digital, le cloud, les assistants de conduite de plus en plus gourmands en données, ces systèmes d’exploitation s’avèrent de plus en plus complexes et coûteux à mettre en œuvre, et il est très difficile de réutiliser les applications déjà développées pour la version antérieure du véhicule. La voie générale que semblent suivre les constructeurs, c’est donc de créer un système d’exploitation en propre qui va pouvoir être réutilisé d’un véhicule à l’autre et qui va permettre de réutiliser et d’améliorer facilement les applications qui avaient été développées pour le véhicule précédent. Si on veut une comparaison, on peut dire que les constructeurs développent leur propre système Windows qui leur permet d’améliorer facilement Word et Excel entre chaque véhicule.

Avenir automobile « Le logiciel va tout changer » !

Avenir  automobile « Le logiciel va tout changer » !!! (Roland Berger)

Éric Kirstetter, associé senior chez Roland Berger et spécialiste de l’automobile explique que le logiciel va tout changer dans la voiture du futur. Une stratégie qui peut largement se discuter dans la mesure où l’automobile se bourre  surtout d’informatique pour justifier le maintien de prix à un très haut niveau. En effet ,nombre de ces éléments de l’architecture logicielle sont inutiles et poseront de graves difficultés d’entretien au garagiste du coin. D’où aussi l’accroissement des dépenses d’entretien.En outre l’objectif devrait être de déshabiller l’automobile de tous les gadgets inutiles qui alourdit son poids et son prix et contribuent un bilan carbone encore plus négatif.

 

Extrait de l’interview d’Éric Kirstetter à la Tribune

 

Depuis plusieurs mois, l’actualité automobile est émaillée d’annonces autour des logiciels. En début d’année, Volkswagen a annoncé un plan d’envergure pour reprendre la main sur cette technologie. On a du mal à imaginer l’ampleur de la thématique…

ÉRIC KIRSTETTER - Ce qui est en jeu, c’est l’architecture logicielle de la voiture du futur. C’est une fusée à quatre étages. Le premier étage, c’est ce qu’on appelle le hardware, également appelés les calculateurs. Ce sont eux qui font fonctionner les équipements de la voiture. Le deuxième étage, c’est le middleware, autrement intitulé operating system [le système d'exploitation, Ndlr]. Si on devait comparer une voiture à un ordinateur, c’est ce qui équivaudrait à Windows. Il est nécessaire pour faire fonctionner tous les équipements d’une voiture, du moteur au châssis, en passant par la partie digitale des commandes de bord, ou le GPS. Le troisième étage, ce sont les applications. Elles gèrent tous les équipements de la voiture pour la faire fonctionner et créer « l’expérience utilisateur » (donner une expérience de conduite propre à la marque, proposer une interface utilisateur intuitive et agréable à utiliser…). Enfin, le quatrième étage, c’est le cloud. Cette technologie va s’imposer demain lorsque tous les véhicules seront connectés.

Le cloud est une technologie récente. Que va-t-il changer dans le modèle de l’architecture logicielle d’un véhicule ?

Il va tout changer. Demain, les voitures connectées auront accès à des données qui seront extérieures à la voiture, laquelle pourra consolider ces données pour définir des fonctionnalités spécifiques, en fonction du profil du conducteur, ou des réglages particuliers d’un véhicule. Typiquement, si vous entrez l’adresse d’un restaurant sur votre GPS, la voiture sera capable de vérifier si le temps de trajet, mis à jour en temps réel via les données livrées par le cloud, vous permettra d’arriver à l’heure avant la fermeture du restaurant; dans le cas contraire, le système pourra alors vous proposer des solutions alternatives. L’autre rupture que va apporter le cloud, c’est qu’il va permettre d’externaliser la puissance de calcul nécessaire au fonctionnement de la voiture. Cela va totalement changer la place des calculateurs présents dans une voiture. Aujourd’hui, on compte, en fonction des modèles, entre 50 et 70 calculateurs. Chaque fonction est réalisée avec un calculateur spécifique, celui-ci est vendu par un tier-one [le plus souvent un équipementier, Ndlr] avec des capteurs et des actionneurs. Demain, les calculs seront davantage centralisés dans de plus gros calculateurs de plus haute performance, qui couvriront plusieurs fonctions. Ces calculateurs vont se répartir aux quatre coins de la voiture pour centraliser les fonctionnalités et réduire le câblage des voitures.

Tout sera donc géré de l’extérieur ?

Non. Le middleware restera un élément stratégique majeur pour l’automobile de demain. Là aussi, le secteur s’apprête à basculer dans une nouvelle ère. Pour schématiser le monde d’avant: il y avait autant d’operating system que de modèles disponibles sur le marché. Ainsi, un constructeur devait reconstruire un système d’exploitation depuis le début à chaque fois qu’il mettait sur le marché un nouveau modèle. Mais avec le cockpit de plus en plus digital, le cloud, les assistants de conduite de plus en plus gourmands en données, ces systèmes d’exploitation s’avèrent de plus en plus complexes et coûteux à mettre en œuvre, et il est très difficile de réutiliser les applications déjà développées pour la version antérieure du véhicule. La voie générale que semblent suivre les constructeurs, c’est donc de créer un système d’exploitation en propre qui va pouvoir être réutilisé d’un véhicule à l’autre et qui va permettre de réutiliser et d’améliorer facilement les applications qui avaient été développées pour le véhicule précédent. Si on veut une comparaison, on peut dire que les constructeurs développent leur propre système Windows qui leur permet d’améliorer facilement Word et Excel entre chaque véhicule.

SONDAGE présidentielle 2022. Xavier Bertrand en tête mais Sarkozy peut tout casser

SONDAGE présidentielle 2022. Xavier Bertrand en tête mais Sarkozy peut tout casser

Xavier Bertrand est toujours relativement en tête dans les sondages relatifs à l’ensemble du corps électoral et même dans ceux relatifs aux sympathisants des républicains.

Selon un sondage Ifop*du JDD, 39% des Français et 72% des sympathisants Les Républicains se disent prêts à voter pour le président de la Région Hauts-de-France en 2022 s’il est le candidat choisi par les adhérents LR lors de leur congrès du 4 décembre. Il devance son homologue d’Île-de-France, Valérie Pécresse (31% des Français se disent prêts à voter pour elle et 64% des sympathisants LR) et l’ex-commissaire européen Michel Barnier (29% et 59%).

 

Le problème , c’est que les républicains ont pris aussi la sale habitude de ne pas forcément désigner le meilleur candidat. On se souvient que des mois avant l’élection Juppé était pronostiqué comme le futur grand vainqueur. Ensuite ce fut Fillon. Deux candidatures qui ont été largement torpillées par Sarkozy tellement content de jouer les parrains puisqu’il ne peut plus se présenter du fait de ses nombreuses gamelles politico-financières.

 

Le scénario pourrait bien se reproduire car curieusement le porte flingue Hortefeux vient de se prononcer pour Valérie Pécresse., de même que d’autres proches de Sarkosy. On sait que Hortefeux ne fait rien, ne dit rien sans l’avis préalable de Sarkozy.

 

La vérité est sans doute plus lamentable à savoir que Sarkozy ne souhaite pas que le candidat de sa famille politique puisse envisager une victoire. Sarkozy dans la coulisse soutient depuis longtemps Macron et espère d’ailleurs en retour un peu d’indulgence des tribunaux pour ses nombreuses affaires. Bref tout cela respire le règlement de comptes et la posture de parrain.

 

Dans le détail, Xavier Bertrand devance ses challengers dans toutes les catégories traditionnellement favorables à la droite : les plus de 65 ans (49% sont prêts à voter pour lui), les catégories supérieures (44%) et les électeurs de François Fillon à la présidentielle de 2017 (72%). « En termes de potentiel électoral, Xavier Bertrand est nettement devant », constate Frédéric Dabi, directeur général de l’Ifop. Et, si les scores de Xavier Bertrand et de Valérie Pécresse sont en recul, de respectivement 3 et 5 points pour l’ensemble des Français depuis septembre dernier, Frédéric Dabi l’impute à l’impact du lancement de la campagne interne : « Ils ont un peu disparu de la scène politique nationale pour aller faire la tournée des fédérations. »

Les seuls sympathisants choisissent Bertrand devant Barnier et Pécresse.

Alors que Xavier Bertrand caracole à la première place, Michel Barnier marque des points et « devance quasi systématiquement Valérie Pécresse » dans les différentes catégories de population, selon Dabi, notamment chez les plus de 65 ans (42% voteraient pour lui, contre 37%) et les catégories supérieures (36% contre 34%). En revanche, la candidate séduit davantage les jeunes que Barnier : 37% des 18-24 ans contre 32%. Et pourtant Hortefeux soutient Valérie Pécresse !

.

* L’enquête a été réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 28 au 29 octobre 2021 auprès d’un échantillon de 1.507 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, permettant d’obtenir un sous-échantillon de 173 sympathisants des Républicains et un sous-échantillon de 799 Français s’auto-positionnant à droite. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. La marge d’erreur pour un échantillon de 1.000 personne est de 1,4 à 3,1 points selon le pourcentage mesuré.

Modèle automobile « Le logiciel va tout changer » !!! (Roland Berger)

Modèle automobile « Le logiciel va tout changer » !!! (Roland Berger)

Éric Kirstetter, associé senior chez Roland Berger et spécialiste de l’automobile explique que le logiciel va tout changer dans la voiture du futur. Une stratégie qui peut largement se discuter dans la mesure où l’automobile se bourre  surtout d’informatique pour justifier le maintien de prix à un très haut niveau. En effet ,nombre de ces éléments de l’architecture logicielle sont inutiles et poseront de graves difficultés d’entretien au garagiste du coin. D’où aussi l’accroissement des dépenses d’entretien.En outre l’objectif devrait être de déshabiller l’automobile de tous les gadgets inutiles qui alourdit son poids et son prix et contribuent un bilan carbone encore plus négatif.

 

Extrait de l’interview d’Éric Kirstetter à la Tribune

 

Depuis plusieurs mois, l’actualité automobile est émaillée d’annonces autour des logiciels. En début d’année, Volkswagen a annoncé un plan d’envergure pour reprendre la main sur cette technologie. On a du mal à imaginer l’ampleur de la thématique…

ÉRIC KIRSTETTER - Ce qui est en jeu, c’est l’architecture logicielle de la voiture du futur. C’est une fusée à quatre étages. Le premier étage, c’est ce qu’on appelle le hardware, également appelés les calculateurs. Ce sont eux qui font fonctionner les équipements de la voiture. Le deuxième étage, c’est le middleware, autrement intitulé operating system [le système d'exploitation, Ndlr]. Si on devait comparer une voiture à un ordinateur, c’est ce qui équivaudrait à Windows. Il est nécessaire pour faire fonctionner tous les équipements d’une voiture, du moteur au châssis, en passant par la partie digitale des commandes de bord, ou le GPS. Le troisième étage, ce sont les applications. Elles gèrent tous les équipements de la voiture pour la faire fonctionner et créer « l’expérience utilisateur » (donner une expérience de conduite propre à la marque, proposer une interface utilisateur intuitive et agréable à utiliser…). Enfin, le quatrième étage, c’est le cloud. Cette technologie va s’imposer demain lorsque tous les véhicules seront connectés.

Le cloud est une technologie récente. Que va-t-il changer dans le modèle de l’architecture logicielle d’un véhicule ?

Il va tout changer. Demain, les voitures connectées auront accès à des données qui seront extérieures à la voiture, laquelle pourra consolider ces données pour définir des fonctionnalités spécifiques, en fonction du profil du conducteur, ou des réglages particuliers d’un véhicule. Typiquement, si vous entrez l’adresse d’un restaurant sur votre GPS, la voiture sera capable de vérifier si le temps de trajet, mis à jour en temps réel via les données livrées par le cloud, vous permettra d’arriver à l’heure avant la fermeture du restaurant; dans le cas contraire, le système pourra alors vous proposer des solutions alternatives. L’autre rupture que va apporter le cloud, c’est qu’il va permettre d’externaliser la puissance de calcul nécessaire au fonctionnement de la voiture. Cela va totalement changer la place des calculateurs présents dans une voiture. Aujourd’hui, on compte, en fonction des modèles, entre 50 et 70 calculateurs. Chaque fonction est réalisée avec un calculateur spécifique, celui-ci est vendu par un tier-one [le plus souvent un équipementier, Ndlr] avec des capteurs et des actionneurs. Demain, les calculs seront davantage centralisés dans de plus gros calculateurs de plus haute performance, qui couvriront plusieurs fonctions. Ces calculateurs vont se répartir aux quatre coins de la voiture pour centraliser les fonctionnalités et réduire le câblage des voitures.

Tout sera donc géré de l’extérieur ?

Non. Le middleware restera un élément stratégique majeur pour l’automobile de demain. Là aussi, le secteur s’apprête à basculer dans une nouvelle ère. Pour schématiser le monde d’avant: il y avait autant d’operating system que de modèles disponibles sur le marché. Ainsi, un constructeur devait reconstruire un système d’exploitation depuis le début à chaque fois qu’il mettait sur le marché un nouveau modèle. Mais avec le cockpit de plus en plus digital, le cloud, les assistants de conduite de plus en plus gourmands en données, ces systèmes d’exploitation s’avèrent de plus en plus complexes et coûteux à mettre en œuvre, et il est très difficile de réutiliser les applications déjà développées pour la version antérieure du véhicule. La voie générale que semblent suivre les constructeurs, c’est donc de créer un système d’exploitation en propre qui va pouvoir être réutilisé d’un véhicule à l’autre et qui va permettre de réutiliser et d’améliorer facilement les applications qui avaient été développées pour le véhicule précédent. Si on veut une comparaison, on peut dire que les constructeurs développent leur propre système Windows qui leur permet d’améliorer facilement Word et Excel entre chaque véhicule.

SONDAGE Présidentielle 2022: Bertrand en tête mais Sarkozy peut tout casser

SONDAGE 2022. Xavier Bertrand en tête mais Sarkozy peut tout casser

Xavier Bertrand est toujours relativement en tête dans les sondages relatifs à l’ensemble du corps électoral et même dans ceux relatifs aux sympathisants des républicains.

Selon un sondage Ifop*du JDD, 39% des Français et 72% des sympathisants Les Républicains se disent prêts à voter pour le président de la Région Hauts-de-France en 2022 s’il est le candidat choisi par les adhérents LR lors de leur congrès du 4 décembre. Il devance son homologue d’Île-de-France, Valérie Pécresse (31% des Français se disent prêts à voter pour elle et 64% des sympathisants LR) et l’ex-commissaire européen Michel Barnier (29% et 59%).

 

Le problème , c’est que les républicains ont pris aussi la sale habitude de ne pas forcément désigner le meilleur candidat. On se souvient que des mois avant l’élection Juppé était pronostiqué comme le futur grand vainqueur. Ensuite ce fut Fillon. Deux candidatures qui ont été largement torpillées par Sarkozy tellement content de jouer les parrains puisqu’il ne peut plus se présenter du fait de ses nombreuses gamelles politico-financières.

 

Le scénario pourrait bien se reproduire car curieusement le porte flingue Hortefeux vient de se prononcer pour Valérie Pécresse., de même que d’autres proches de Sarkosy. On sait que Hortefeux ne fait rien, ne dit rien sans l’avis préalable de Sarkozy.

 

La vérité est sans doute plus lamentable à savoir que Sarkozy ne souhaite pas que le candidat de sa famille politique puisse envisager une victoire. Sarkozy dans la coulisse soutient depuis longtemps Macron et espère d’ailleurs en retour un peu d’indulgence des tribunaux pour ses nombreuses affaires. Bref tout cela respire le règlement de comptes et la posture de parrain.

 

Dans le détail, Xavier Bertrand devance ses challengers dans toutes les catégories traditionnellement favorables à la droite : les plus de 65 ans (49% sont prêts à voter pour lui), les catégories supérieures (44%) et les électeurs de François Fillon à la présidentielle de 2017 (72%). « En termes de potentiel électoral, Xavier Bertrand est nettement devant », constate Frédéric Dabi, directeur général de l’Ifop. Et, si les scores de Xavier Bertrand et de Valérie Pécresse sont en recul, de respectivement 3 et 5 points pour l’ensemble des Français depuis septembre dernier, Frédéric Dabi l’impute à l’impact du lancement de la campagne interne : « Ils ont un peu disparu de la scène politique nationale pour aller faire la tournée des fédérations. »

Les seuls sympathisants choisissent Bertrand devant Barnier et Pécresse.

Alors que Xavier Bertrand caracole à la première place, Michel Barnier marque des points et « devance quasi systématiquement Valérie Pécresse » dans les différentes catégories de population, selon Dabi, notamment chez les plus de 65 ans (42% voteraient pour lui, contre 37%) et les catégories supérieures (36% contre 34%). En revanche, la candidate séduit davantage les jeunes que Barnier : 37% des 18-24 ans contre 32%. Et pourtant Hortefeux soutient Valérie Pécresse !

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* L’enquête a été réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 28 au 29 octobre 2021 auprès d’un échantillon de 1.507 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, permettant d’obtenir un sous-échantillon de 173 sympathisants des Républicains et un sous-échantillon de 799 Français s’auto-positionnant à droite. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. La marge d’erreur pour un échantillon de 1.000 personne est de 1,4 à 3,1 points selon le pourcentage mesuré.

SONDAGE 2022. Xavier Bertrand en tête mais Sarkozy peut tout casser

SONDAGE 2022. Xavier Bertrand en tête mais Sarkozy peut tout casser

Xavier Bertrand est toujours relativement en tête dans les sondages relatifs à l’ensemble du corps électoral et même dans ceux relatifs aux sympathisants des républicains.

Selon un sondage Ifop*du JDD, 39% des Français et 72% des sympathisants Les Républicains se disent prêts à voter pour le président de la Région Hauts-de-France en 2022 s’il est le candidat choisi par les adhérents LR lors de leur congrès du 4 décembre. Il devance son homologue d’Île-de-France, Valérie Pécresse (31% des Français se disent prêts à voter pour elle et 64% des sympathisants LR) et l’ex-commissaire européen Michel Barnier (29% et 59%).

 

Le problème , c’est que les républicains ont pris aussi la sale habitude de ne pas forcément désigner le meilleur candidat. On se souvient que des mois avant l’élection Juppé était pronostiqué comme le futur grand vainqueur. Ensuite ce fut Fillon. Deux candidatures qui ont été largement torpillées par Sarkozy tellement content de jouer les parrains puisqu’il ne peut plus se présenter du fait de ses nombreuses gamelles politico-financières.

 

Le scénario pourrait bien se reproduire car curieusement le porte flingue Hortefeux vient de se prononcer pour Valérie Pécresse. On sait que Hortefeux ne fait rien, ne dit rien sans l’avis préalable de Sarkozy.

 

La vérité est sans doute plus lamentable à savoir que Sarkozy ne souhaite pas que le candidat de sa famille politique puisse envisager une victoire. Sarkozy dans la coulisse soutient depuis longtemps Macron et espère d’ailleurs en retour un peu d’indulgence des tribunaux pour ses nombreuses affaires. Bref tout cela respire le règlement de comptes et la posture de parrain.

 

Dans le détail, Xavier Bertrand devance ses challengers dans toutes les catégories traditionnellement favorables à la droite : les plus de 65 ans (49% sont prêts à voter pour lui), les catégories supérieures (44%) et les électeurs de François Fillon à la présidentielle de 2017 (72%). « En termes de potentiel électoral, Xavier Bertrand est nettement devant », constate Frédéric Dabi, directeur général de l’Ifop. Et, si les scores de Xavier Bertrand et de Valérie Pécresse sont en recul, de respectivement 3 et 5 points pour l’ensemble des Français depuis septembre dernier, Frédéric Dabi l’impute à l’impact du lancement de la campagne interne : « Ils ont un peu disparu de la scène politique nationale pour aller faire la tournée des fédérations. »

Les seuls sympathisants choisissent Bertrand devant Barnier et Pécresse.

Alors que Xavier Bertrand caracole à la première place, Michel Barnier marque des points et « devance quasi systématiquement Valérie Pécresse » dans les différentes catégories de population, selon Dabi, notamment chez les plus de 65 ans (42% voteraient pour lui, contre 37%) et les catégories supérieures (36% contre 34%). En revanche, la candidate séduit davantage les jeunes que Barnier : 37% des 18-24 ans contre 32%. Et pourtant Hortefeux soutient Valérie Pécresse !

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* L’enquête a été réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 28 au 29 octobre 2021 auprès d’un échantillon de 1.507 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, permettant d’obtenir un sous-échantillon de 173 sympathisants des Républicains et un sous-échantillon de 799 Français s’auto-positionnant à droite. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. La marge d’erreur pour un échantillon de 1.000 personne est de 1,4 à 3,1 points selon le pourcentage mesuré.

Résister quand tout s’effondre

 Résister quand tout s’effondre

Pour l’autrice de « La Langue géniale », invitée du prochain Forum philo « Le Monde » Le Mans, l’Enée de Virgile est le héros vers qui se tourner en période de crise.

 

 

Elle est passée, presque du jour au lendemain, de l’ombre à la lumière. L’immense succès mondial de La Langue géniale (Les Belles Lettres, 2018), traduit en vingt-sept langues, a fait d’Andrea Marcolongo une star inattendue. La jeune professeure de grec ancien a montré depuis que cette révélation n’était pas un feu de paille. De livre en livre, explorant de grandes œuvres de l’Antiquité, elle a imposé un style très personnel, alliant érudition sans faille et sensibilité à fleur de peau. Son nouvel essai, L’Art de résister, scrute l’Enéide, de Virgile (70-19 av. J.-C.), en l’éclairant d’une lumière contemporaine.

Ce poème épique, il faut le rappeler, enseigne à endurer les crises : sortant de Troie en flammes avec son jeune fils et son père impotent, Enée doit traverser la Méditerranée à la recherche d’une nouvelle patrie. Après sept années d’épreuves, il fait naufrage à Carthage, où il s’éprend de la reine Didon. Elle se suicide quand Enée la quitte pour poursuivre sa mission. Arrivé en Italie, il mène une longue guerre ouvrant la voie à la fondation de Rome.

Virgile est célèbre, mais pas populaire. Pour quelles raisons ?

Comme presque tout le monde, j’ai rencontré Virgile pour la première fois au lycée. Et je l’ai retrouvé évidemment à l’université au cours de mes études de lettres classiques. Mais je n’avais jamais véritablement ressenti ce qu’Enée et l’Enéide avaient d’admirable. C’est toujours Homère que l’on aime, c’est à Ulysse, ou Achille que l’on s’attache. Jamais, autour de moi, je n’ai entendu personne dire qu’Enée était son héros préféré ! Même s’il a fondé l’Italie, et préparé l’essor de l’Empire romain, il n’est pas vraiment admiré, ne suscite aucune ferveur.

Alors, comment l’avez-vous redécouvert, et lu avec d’autres yeux ?

Je travaillais déjà à ce livre quand la pandémie et le confinement m’ont fait comprendre que le poème de Virgile, qui évoque avant tout une histoire collective, la vie d’un peuple, et pas simplement celle d’un héros, se perçoit très différemment dans une période de crise. Quand tout va bien, que le monde est stable et que le bien-être et la sécurité règnent, on préfère Homère. Quand des malheurs s’annoncent et que la peur s’installe, c’est vers Virgile qu’on peut se tourner, parce qu’Enée est le héros qui enseigne à se tenir debout malgré tout, à résister quand tout s’effondre.


Cet « art de résister » dont Enée constitue selon vous le modèle, en quoi consiste-t-il ?

Etre sérieux, faire ce qui doit être fait, sans céder à l’abattement, à la douleur, au désespoir. C’est pourquoi ce n’est pas un héros spectaculaire ni éclatant. Il remplit sa mission, quoi qu’il advienne. Si on le lit dans une période où tout va bien, on pourra lui reprocher d’être terne, austère, et même plutôt triste, incapable par exemple de vivre sa passion amoureuse. En revanche, quand tout va mal, on admire sa grandeur, qui consiste avant tout à ne pas agir pour lui-même mais pour les siens – son vieux père, son fils, son peuple – et pour leur avenir. Il traverse toutes les souffrances du présent pour préserver un futur différent. C’est un héros pour temps de crise. Virgile l’a conçu à un tournant de l’histoire de Rome, le déclin de la République et la naissance de l’Empire. Dante l’a magnifié à un moment où les cités italiennes traversaient une crise politique majeure. Nous le retrouvons dans les effondrements qui nous menacent.

Algérie: Macron dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas

Algérie: Macron dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas

 

 

La réaction virulente du régime algérien aux propos tenus par le chef de l’Etat français le 30 septembre tient à ce qu’il n’assume pas que sa démocratie est « juste formelle » puisque sa souveraineté est dans les mains de la hiérarchie militaire, analyse le politiste, Lahouari Addi,Professeur émérite à Sciences Po Lyon,  dans une tribune au « Monde ».(extrait)

 

Tribune.

 Les propos d’Emmanuel Macron critiquant, le 30 septembre, le « système politico-militaire » de l’Algérie et l’accusant d’entretenir une « rente mémorielle » ont créé la surprise auprès des autorités à Alger, qui ont réagi avec un communiqué sévère de la présidence. Il est vrai que c’est la première fois qu’un président français dit publiquement ce que ses prédécesseurs, de droite comme de gauche, disaient en privé.

Les officiels français sont exaspérés de ne pas avoir des interlocuteurs algériens dotés de l’autorité que leurs fonctions supposent. C’est ce que veut dire Emmanuel Macron quand il parle du président Abdelmadjid Tebboune, qu’il décrit comme étant l’otage d’un « système politico-militaire dur ». Venant de la France, pays à travers lequel beaucoup de gouvernements étrangers perçoivent l’Algérie, cette déclaration est considérée comme un coup de poignard dans le dos par des généraux qui font tout pour apparaître sous les ordres du président.

Priorité à la lutte contre l’opposition

Il n’est pas à écarter que Macron ait été contrarié par le peu d’empressement que montre l’Algérie à accepter l’expulsion de ses ressortissants en situation irrégulière, en cette période préélectorale où Eric Zemmour presse gauche et droite sur la question sensible de l’immigration clandestine. Alger veut-il monnayer en contrepartie de cette expulsion l’extradition d’opposants sur le sol français ? Cela est probable, surtout que les services de sécurité algériens ont été encouragés à cette fin par l’extradition d’Espagne d’un ex-gendarme réfugié à Barcelone obtenue à la suite de négociations confidentielles. Mais l’Algérie a moins de moyens de pression sur la France que sur l’Espagne qui pourrait, du jour au lendemain, ne plus recevoir de gaz algérien [l’Algérie fournit à la péninsule Ibérique 50 % de son gaz ].

Si cela se confirme à l’avenir, cela signifierait que la diplomatie algérienne donne la priorité à la lutte contre l’opposition au détriment d’autres aspects de la coopération avec les pays d’Europe, portant notamment sur les échanges économiques et culturels. Les services de sécurité, qui décident de la politique étrangère, ont juste oublié que ce qu’ils obtenaient hier de [l’ancien ministre de l’intérieur de 1986 à 1988 et de 1993 à 1995] Charles Pasqua, ils ne peuvent l’obtenir aujourd’hui d’Emmanuel Macron.

Pour les officiels algériens, la déclaration du président français est inadmissible de la part d’un chef d’Etat étranger. La réaction sera d’autant plus brutale que le régime algérien n’assume pas sa caractéristique essentielle, à savoir que la souveraineté appartient à la hiérarchie militaire en lieu et place de l’électorat, sous un habillage institutionnel qui ne traduit pas la réalité des rapports d’autorité au sommet de l’Etat.

« Immigration » : il faut tout revoir d’après Manuel Valls

  »Immigration » : il faut tout revoir d’après Manuel Valls

 

 

À son tour Manuel Valls met les pieds dans le plat de la problématique migratoire. Il est clair que désormais Zemmour  notamment a installé le thème dans la campagne électorale de 2022. «Les républicains des deux rives» doivent proposer une réforme drastique de l’immigration, notamment la suspension du regroupement familial et du droit à l’admission sur le territoire pour les conjoints étrangers, s’ils ne veulent pas que les Français se détournent d’eux à l’élection présidentielle de 2022, argumente l’ancien premier ministre.

L’ennui c’est que cette question est largement instrumentalisée par notamment les extrêmes. À gauche on fait valoir les droits de l’homme et les principes de liberté quand au contraire à l’extrême droite on multiplie à l’excès les conséquences néfastes d’une immigration non contrôlée.

Du coup la question prend surtout une dimension idéologique et s’éloigne des vraies réalités que connaissent nombre de Français. On notera quand même que sur cette question Macron lui-même a opéré un virage avec une réduction assez sensible du nombre de visas accordés pour le Maghreb. Entre l(hystérisation   du phénomène et son ignorance il y a sans doute un chemin que les partis politiques devront emprunter pour ne pas se discréditer.

Automobile « Le logiciel va tout changer » !…..surtout le prix .

Automobile « Le logiciel va tout changer » !…..surtout le prix . 

Éric Kirstetter, associé senior chez Roland Berger et spécialiste de l’automobile explique que le logiciel va tout changer dans la voiture du futur. Une stratégie qui peut largement se discuter dans la mesure où l’automobile se bourre  surtout d’informatique pour justifier le maintien de prix à un très haut niveau. En effet nombre de ces éléments de l’architecture logicielle sont inutiles et poseront de graves difficultés d’entretien au garagiste du coin. D’où aussi l’accroissement des dépenses d’entretien.

 

Extrait de l’interview d’Éric Kirstetter à la Tribune

 

Depuis plusieurs mois, l’actualité automobile est émaillée d’annonces autour des logiciels. En début d’année, Volkswagen a annoncé un plan d’envergure pour reprendre la main sur cette technologie. On a du mal à imaginer l’ampleur de la thématique…

ÉRIC KIRSTETTER - Ce qui est en jeu, c’est l’architecture logicielle de la voiture du futur. C’est une fusée à quatre étages. Le premier étage, c’est ce qu’on appelle le hardware, également appelés les calculateurs. Ce sont eux qui font fonctionner les équipements de la voiture. Le deuxième étage, c’est le middleware, autrement intitulé operating system [le système d'exploitation, Ndlr]. Si on devait comparer une voiture à un ordinateur, c’est ce qui équivaudrait à Windows. Il est nécessaire pour faire fonctionner tous les équipements d’une voiture, du moteur au châssis, en passant par la partie digitale des commandes de bord, ou le GPS. Le troisième étage, ce sont les applications. Elles gèrent tous les équipements de la voiture pour la faire fonctionner et créer « l’expérience utilisateur » (donner une expérience de conduite propre à la marque, proposer une interface utilisateur intuitive et agréable à utiliser…). Enfin, le quatrième étage, c’est le cloud. Cette technologie va s’imposer demain lorsque tous les véhicules seront connectés.

Le cloud est une technologie récente. Que va-t-il changer dans le modèle de l’architecture logicielle d’un véhicule ?

Il va tout changer. Demain, les voitures connectées auront accès à des données qui seront extérieures à la voiture, laquelle pourra consolider ces données pour définir des fonctionnalités spécifiques, en fonction du profil du conducteur, ou des réglages particuliers d’un véhicule. Typiquement, si vous entrez l’adresse d’un restaurant sur votre GPS, la voiture sera capable de vérifier si le temps de trajet, mis à jour en temps réel via les données livrées par le cloud, vous permettra d’arriver à l’heure avant la fermeture du restaurant; dans le cas contraire, le système pourra alors vous proposer des solutions alternatives. L’autre rupture que va apporter le cloud, c’est qu’il va permettre d’externaliser la puissance de calcul nécessaire au fonctionnement de la voiture. Cela va totalement changer la place des calculateurs présents dans une voiture. Aujourd’hui, on compte, en fonction des modèles, entre 50 et 70 calculateurs. Chaque fonction est réalisée avec un calculateur spécifique, celui-ci est vendu par un tier-one [le plus souvent un équipementier, Ndlr] avec des capteurs et des actionneurs. Demain, les calculs seront davantage centralisés dans de plus gros calculateurs de plus haute performance, qui couvriront plusieurs fonctions. Ces calculateurs vont se répartir aux quatre coins de la voiture pour centraliser les fonctionnalités et réduire le câblage des voitures.

Tout sera donc géré de l’extérieur ?

Non. Le middleware restera un élément stratégique majeur pour l’automobile de demain. Là aussi, le secteur s’apprête à basculer dans une nouvelle ère. Pour schématiser le monde d’avant: il y avait autant d’operating system que de modèles disponibles sur le marché. Ainsi, un constructeur devait reconstruire un système d’exploitation depuis le début à chaque fois qu’il mettait sur le marché un nouveau modèle. Mais avec le cockpit de plus en plus digital, le cloud, les assistants de conduite de plus en plus gourmands en données, ces systèmes d’exploitation s’avèrent de plus en plus complexes et coûteux à mettre en œuvre, et il est très difficile de réutiliser les applications déjà développées pour la version antérieure du véhicule. La voie générale que semblent suivre les constructeurs, c’est donc de créer un système d’exploitation en propre qui va pouvoir être réutilisé d’un véhicule à l’autre et qui va permettre de réutiliser et d’améliorer facilement les applications qui avaient été développées pour le véhicule précédent. Si on veut une comparaison, on peut dire que les constructeurs développent leur propre système Windows qui leur permet d’améliorer facilement Word et Excel entre chaque véhicule.

Automobile « Le logiciel va tout changer » ? (Roland Berger)

Automobile « Le logiciel va tout changer » ? (Roland Berger)

Éric Kirstetter, associé senior chez Roland Berger et spécialiste de l’automobile explique que le logiciel va tout changer dans la voiture du futur. Une stratégie qui peut largement se discuter dans la mesure où l’automobile se bourre  surtout d’informatique pour justifier le maintien de prix à un très haut niveau. En effet nombre de ces éléments de l’architecture logicielle sont inutiles et poseront de graves difficultés d’entretien au garagiste du coin. D’où aussi l’accroissement des dépenses d’entretien.

 

Extrait de l’interview d’Éric Kirstetter à la Tribune

 

Depuis plusieurs mois, l’actualité automobile est émaillée d’annonces autour des logiciels. En début d’année, Volkswagen a annoncé un plan d’envergure pour reprendre la main sur cette technologie. On a du mal à imaginer l’ampleur de la thématique…

ÉRIC KIRSTETTER - Ce qui est en jeu, c’est l’architecture logicielle de la voiture du futur. C’est une fusée à quatre étages. Le premier étage, c’est ce qu’on appelle le hardware, également appelés les calculateurs. Ce sont eux qui font fonctionner les équipements de la voiture. Le deuxième étage, c’est le middleware, autrement intitulé operating system [le système d'exploitation, Ndlr]. Si on devait comparer une voiture à un ordinateur, c’est ce qui équivaudrait à Windows. Il est nécessaire pour faire fonctionner tous les équipements d’une voiture, du moteur au châssis, en passant par la partie digitale des commandes de bord, ou le GPS. Le troisième étage, ce sont les applications. Elles gèrent tous les équipements de la voiture pour la faire fonctionner et créer « l’expérience utilisateur » (donner une expérience de conduite propre à la marque, proposer une interface utilisateur intuitive et agréable à utiliser…). Enfin, le quatrième étage, c’est le cloud. Cette technologie va s’imposer demain lorsque tous les véhicules seront connectés.

Le cloud est une technologie récente. Que va-t-il changer dans le modèle de l’architecture logicielle d’un véhicule ?

Il va tout changer. Demain, les voitures connectées auront accès à des données qui seront extérieures à la voiture, laquelle pourra consolider ces données pour définir des fonctionnalités spécifiques, en fonction du profil du conducteur, ou des réglages particuliers d’un véhicule. Typiquement, si vous entrez l’adresse d’un restaurant sur votre GPS, la voiture sera capable de vérifier si le temps de trajet, mis à jour en temps réel via les données livrées par le cloud, vous permettra d’arriver à l’heure avant la fermeture du restaurant; dans le cas contraire, le système pourra alors vous proposer des solutions alternatives. L’autre rupture que va apporter le cloud, c’est qu’il va permettre d’externaliser la puissance de calcul nécessaire au fonctionnement de la voiture. Cela va totalement changer la place des calculateurs présents dans une voiture. Aujourd’hui, on compte, en fonction des modèles, entre 50 et 70 calculateurs. Chaque fonction est réalisée avec un calculateur spécifique, celui-ci est vendu par un tier-one [le plus souvent un équipementier, Ndlr] avec des capteurs et des actionneurs. Demain, les calculs seront davantage centralisés dans de plus gros calculateurs de plus haute performance, qui couvriront plusieurs fonctions. Ces calculateurs vont se répartir aux quatre coins de la voiture pour centraliser les fonctionnalités et réduire le câblage des voitures.

Tout sera donc géré de l’extérieur ?

Non. Le middleware restera un élément stratégique majeur pour l’automobile de demain. Là aussi, le secteur s’apprête à basculer dans une nouvelle ère. Pour schématiser le monde d’avant: il y avait autant d’operating system que de modèles disponibles sur le marché. Ainsi, un constructeur devait reconstruire un système d’exploitation depuis le début à chaque fois qu’il mettait sur le marché un nouveau modèle. Mais avec le cockpit de plus en plus digital, le cloud, les assistants de conduite de plus en plus gourmands en données, ces systèmes d’exploitation s’avèrent de plus en plus complexes et coûteux à mettre en œuvre, et il est très difficile de réutiliser les applications déjà développées pour la version antérieure du véhicule. La voie générale que semblent suivre les constructeurs, c’est donc de créer un système d’exploitation en propre qui va pouvoir être réutilisé d’un véhicule à l’autre et qui va permettre de réutiliser et d’améliorer facilement les applications qui avaient été développées pour le véhicule précédent. Si on veut une comparaison, on peut dire que les constructeurs développent leur propre système Windows qui leur permet d’améliorer facilement Word et Excel entre chaque véhicule.

Dépenses budgétaires : Macron lâche tout alors que les caisses sont vides

Dépenses budgétaires : Macron lâche tout alors que les caisses sont vides

 

La campagne électorale du chéquier par Macron est de plus en plus critiquée par l’opposition. Ainsi la vice-présidente des Républicains, députée du Doubs et vice-présidente de l’Assemblée nationale, estime que le chef de l’État poursuit la politique du «quoi qu’il en coûte» à des fins électorales.

 » - Nous allons observer sérieusement les lignes et voir comment celles-ci sont financées. Ce sera un travail d’opposition et de propositions, mais nous dénoncerons avec force tout ce qui apparaîtra comme une instrumentalisation des finances à des fins électorales.

 

Dépenser n’est pas réformer. Par exemple, augmenter les dépenses de santé n’est pas réformer le système de santé. Emmanuel Macron et sa majorité placent cette rentrée parlementaire sous le signe d’une monumentale hypocrisie! Il promet des lois, des plans, des mesures… dont une large part ne verra jamais le jour. Et il le sait, car soit le temps parlementaire »

Hausse SMIC: 2 %….. ou rien du tout

Hausse SMIC: 2 %….. ou rien du tout

Au 1er octobre, il y aura peut-être une augmentation du SMIC ou rien du tout si l’indice des prix est inférieur à 2 %. Pour une hausse automatique du SMIC, ll faut  que l’indice des prix à la consommation dépasse d’au moins 2 % celui pris en compte lors du dernier établissement du salaire minimum, c’est-à-dire l’indice de novembre 2020 qui a servi lors de la dernière revalorisation annuelle du 1er janvier 2021 .Auquel cas le SMIC horaire brut mensuel augmentera d’autant, soit 31 euros de plus a minima, pour le porter à un peu moins de 1.586 euros bruts (sur la base de 35 heures) . Actuellement le SMIC est de  1231 € nets., Soit une augmentation de l’ordre de 25 € nets). Rien n’est sûr car l’augmentation des prix à la consommation est actuellement de 1,9 % ( mais sur un indice largement obsolète).

Météo août: pourrie tout le mois

Météo août:  pourrie tout le mois 

 

 

 

Les grands médias ont tendance à nettement sous-estimer le caractère particulièrement pourri de la météo de cet été. Une période avec des épisodes particulièrement inhabituels  concernant aussi bien les précipitations que les températures. Les jardiniers et les agriculteurs eux-mêmes constatent que la saison est catastrophique pour les fruits et légumes.

Une grande partie du pays a entamé l’été sous de nombreuses précipitations, non sans conséquences sur les cultures, à l’opposé de ce que prévoyait Météo France

En mai, l’institut de prévision tablait ainsi sur trois mois chauds et secs, plus que la normale, excepté pour la Bretagne et les régions proches de la Manche. Météo France une nouvelle fois s’est encore complètement planté.

Dans nombre de régions la température est inférieure à celle du mois de mai qui il est vrai a été plus proche de celle d’un mois de juillet que d’un mois de printemps ! À noter qu’il est aussi tombé environ 10 fois plus de pluie que d’ordinaire.

A l’échelle de la France métropolitaine du 16 juin au 15 juillet, il est tombé 144 mm de pluie, un record sur cette période depuis le début de ce type de mesure (1959). Sur cette même période, les années les plus sèches sont 2015 avec 15 mm et 2019 avec 25 mm. Et Météo-France d’annoncer encore du mauvais temps pour le mois d’août.

L e temps ne devrait pas s’améliorer au mois d’août malgré quelques embellies la semaine prochaine. Il n’y aura pas de tendances de beau temps durable. Un pic de chaleur pourrait être atteint pour le 15 août.

Politique énergétique : tout et son contraire

 Politique énergétique : tout et son contraire

 

«  Financer les énergies renouvelables coûte très cher aux consommateurs et c’est le plus souvent de l’argent jeté par les fenêtres. Alors, si le Président pense réellement, comme nous, que “le nucléaire est une chance”, il doit changer sa politique, devenir cohérent dans les mots et dans les actes et stopper tout de suite le plan pluriannuel de démantèlement de nos centrales nucléaires  » estiment David Lisnard et Yves d’Amécourt .

 

Tribune Dans l’opinion (extrait)

Décidément, rien n’est clair dans la politique énergétique de la France.

Le 21 avril 2020, la feuille de route énergétique à l’horizon 2028 était adoptée par décret gouvernemental. La programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) pour 2019-2028 affichait une volonté de réduire la part du nucléaire dans la production d’électricité, et de développer sur notre territoire les énergies renouvelables, tout particulièrement l’éolien.

La France compte actuellement 8 000 éoliennes sur son territoire. En 2028, selon cette feuille de route, elles seraient près de 20 000, la PPE prévoyant la multiplication par 2,25 de la puissance installée de l’éolien terrestre. Pour accélérer l’installation des éoliennes, l’Etat a nationalisé le processus de décision de l’implantation de champs d’éoliennes, retirant aux communes l’instruction des permis de construire pour les confier aux Préfets.

C’est dire à quel point l’État a manifesté son volontarisme pour les éoliennes ces derniers mois. C’était sans compter sur le « en même temps » présidentiel.

En effet, ce jeudi, dans un entretien à France Info depuis la Polynésie française, après avoir expliqué qu’il « fallait un cap clair », Emmanuel Macron a pris le contre-pied de sa propre politique énergétique et défendu le nucléaire, en parlant de notre « chance » et prônant le « cas par cas » pour l’éolien !

Le lendemain, sur BFM Business, le ministre des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, expliquait qu’en 2035 « on aura besoin de quatre fois plus d’énergie qu’aujourd’hui, 18 fois en 2050 ».

Ni clair, ni sérieux. Du Président de la République à ses ministres, rien n’est décidément clair ni très sérieux dans cet exécutif. Il s’agit pourtant de l’avenir de la France.

Oui, la demande en électricité va augmenter. En 2019, l’électricité représentait 25 % de l’énergie consommée en France. En remplaçant les énergies fossiles par de l’électricité à chaque fois que c’est possible (chauffage, véhicules…) la demande va évidemment augmenter. Il est fort probable qu’elle sera de 900 TWh en 2050, contre 470 TWh aujourd’hui. C’est-à-dire qu’elle va doubler. Il convient de s’y préparer.

On ne pourra pas fournir cette énergie en 2050 en fermant des réacteurs nucléaires aujourd’hui. C’est pourtant le projet du gouvernement qui a déjà fermé Fessenheim et confirmait en 2020 l’objectif de fermer 14 réacteurs d’ici à 2035. Ce « en même temps » devient la politique du « tout et son contraire » !

Si le Président de la République veut que l’installation d’éoliennes fasse l’objet de plus de concertation locale, il existe une solution très simple : soumettre l’installation d’éoliennes au code de l’urbanisme comme n’importe quelle autre installation industrielle.

Si le Président veut des projets éoliens qui participent réellement à la production d’énergie décarbonée, il y a un chemin très simple : cesser de racheter l’électricité que produisent les éoliennes au-dessus des conditions du marché. Ainsi ne verront le jour que les projets qui ont un sens économique et un réel intérêt énergétique, ceux qui répondent à un réel besoin de consommation : en quantité, en qualité, au bon moment et au bon endroit. Aujourd’hui, la bonne moitié des projets éoliens produisent surtout des subventions ! L’autre moitié produit effectivement de l’électricité mais pas forcément au bon moment, et pas forcément au bon endroit… Or, l’électricité ne se stocke pas.

Financer les énergies « renouvelables » (1) coûte très cher aux consommateurs et c’est le plus souvent de l’argent jeté par les fenêtres.

Alors, si le Président pense réellement, comme nous, que « le nucléaire est une chance », il doit changer sa politique, devenir cohérent dans les mots et dans les actes et stopper tout de suite le plan pluriannuel de démantèlement de nos centrales nucléaires :

- Prolonger la durée de vie des réacteurs jusqu’à 60 ans grâce à des investissements de maintenance et de sûreté, et engager une première série de construction de six EPR (réacteur pressurisé européen) de nouvelle génération

- Déployer les mini-réacteurs nucléaires (Small modular reactor – SMR) pour le renouvellement du parc de 1re génération

- Accélérer la R & D sur la 4e génération de réacteur nucléaire et de la fusion nucléaire pour anticiper les futurs renouvellements à moyen et long terme.

- Continuer la R & D sur le sujet du traitement des déchets, notamment grâce au laser, un savoir-faire Français

La production d’électricité en France est notre dernière source de compétitivité, il convient de la préserver et la développer.

Histoire française. L’énergie nucléaire est une histoire Française, de la découverte de la radioactivité par Henri Becquerel, celle du radium et du polonium par Pierre et Marie Curie, à la création du commissariat à l’énergie atomique en 1945 avec à sa tête Frédéric Joliot et Raoul Dautry ; de la définition du premier programme français de centrales nucléaires à uranium naturel par Pierre Ailleret, à la décision du Général de Gaulle en 1958 de construire à Pierrelatte une usine d’enrichissement d’uranium, et puis La Hague, Marcoule, Chinon, Saint Laurent, Bugey, Cadarache ; de la décision en 1969 par le Président Georges Pompidou d’investir dans des réacteurs à eau légère pressurisée à Fessenheim, à la première centrale à eau légère de Chooz en 1970 ; de la création à l’initiative de la France de la Société européenne Eurodif au plan Messmer (1974-1986), la création d’AREVA en 2001, etc.

Le nucléaire est chez lui en France. Oui, le nucléaire est une chance !

Grâce à l’énergie nucléaire, les émissions de CO2 en France (2) sont de 4,56 tonnes par habitant et par an, devant le Royaume-Uni (5,43), bien loin de la Chine (6,68), de l’Allemagne (8,70), du Japon (8,94), des Etats-Unis (14,61) u Canada (14,99), ou de l’Arabie saoudite (16,16) …

Grâce au nucléaire et à l’hydroélectricité, le secteur de l’électricité en France est aussi un contributeur à l’équilibre de la balance commerciale. La France était le dixième producteur mondial d’électricité en 2018 et le premier pays exportateur au monde ; En 2020, sa production nette s’est élevée à 500,1 TWh, elle était le premier pays exportateur d’Europe, avec un solde exportateur de 43,2 TWh.

Ne gâchons pas nos talents.

David Lisnard est maire de Cannes et président de Nouvelle Energie

Yves d’Amécourt est l’ancien Maire de Sauveterre-de-Guyenne, Porte-Parole du Mouvement de la Ruralité

Social : « Les deux 

Climat-GIEC : Le changement affectera tout le monde

Climat-GIEC : Le changement affectera tout le monde

Les conclusions du nouveau rapport du GIEC insistent sur l’incapacité de notre espèce à s’adapter à un changement climatique majeur. Mais, osons le dire clairement : un tel changement, s’il devait advenir, aura dévasté nos sociétés et économies bien plus tôt, écrivent  Julien Pillot (enseignant-chercheur en économie (Inseec Grande Ecole), Philippe Naccache (enseignant-chercheur à l’Inseec Grande Ecole) ( dans les Echos, extraits )

tribune

Prétendre que les pays occidentaux sont mieux armés pour faire face au changement climatique relève d’un strabisme qui pourrait insidieusement nous conduire à minorer l’ampleur de la catastrophe à venir.  Certes, nous connaissons le caractère inégalitaire du changement climatique. Certains territoires subissent un réchauffement plus rapide, et certaines populations sont plus exposées aux conséquences climatiques et économiques. En s’intéressant à la vulnérabilité relative des pays, un institut tel que «Notre Dame Global Adaptation» a ainsi établi une cartographie plutôt « rassurante » pour les pays riches, notamment ceux situés en Europe de l’Ouest.

Or, cette vision occulte largement le caractère systémique de la crise économique et sociale qui suivrait un changement climatique majeur. Pensons déjà à notre dépendance extérieure. Nous aurions tort de considérer que le problème ne réside que dans la désindustrialisation de la France, et qu’il suffirait de réimplanter des capacités de production pour retrouver une certaine « souveraineté ». Car, notre pays resterait dépendant de l’approvisionnement en matières premières dont il est faiblement doté. Or, ces dernières sont sous tension du fait de leur surexploitation et leur raréfaction, se traduit par une inflation déjà palpable et qui ira crescendo dans les années à venir. Et nul stock de sécurité ne pourra amortir le choc engendré par une demande mondiale largement supérieure à l’offre disponible.

Crise : tout va bien madame la marquise (banque de France)

Crise : tout va bien madame la marquise (banque de France)

 

les dernières restrictions annoncées avec le pass sanitaire dès août peuvent-elles changer la donne ? Non, répond  la Banque de France :  »L’extension du pass sanitaire, si elle entraîne une extension de la vaccination, devrait même plutôt consolider la croissance », a déclaré François Villeroy de Galhau, le gouverneur sur France Info.

La Banque de France toujours prompt à soutenir le gouvernement dans son optimisme et même à en rajouter sur les perspectives économiques.

Une Banque de France bien contrainte de jouer la voix de son maître puisque ne sert plus à grand-chose depuis la création de la banque centrale européenne et l’euro. Du coup, la Banque de France investit surtout dans la prospective lave déjà de nombreuses institutions se font concurrence sur le terrain de la météo économique.

Une météo économique décryptée dans le marc de café ou dans la tisane des évidences:

« Il y a des problèmes de formation – les compétences qui sont là ne sont pas forcément celles dont les entreprises ont besoin -, il y a des problèmes de travail qu’il faut rendre plus incitatif et il y a un sous-emploi des jeunes et des seniors », a indiqué le gouverneur de la Banque de France, lequel serait sans doute plus utile à donner  des perspectives pour l’évolution de la politique monétaire .

 

Climat-GIEC : Le changement affectera tout le monde

 

Les conclusions du nouveau rapport du GIEC insistent sur l’incapacité de notre espèce à s’adapter à un changement climatique majeur. Mais, osons le dire clairement : un tel changement, s’il devait advenir, aura dévasté nos sociétés et économies bien plus tôt, écrivent  Julien Pillot (enseignant-chercheur en économie (Inseec Grande Ecole), Philippe Naccache (enseignant-chercheur à l’Inseec Grande Ecole) ( dans les Echos, extraits )

 

Prétendre que les pays occidentaux sont mieux armés pour faire face au changement climatique relève d’un strabisme qui pourrait insidieusement nous conduire à minorer l’ampleur de la catastrophe à venir.  Certes, nous connaissons le caractère inégalitaire du changement climatique. Certains territoires subissent un réchauffement plus rapide, et certaines populations sont plus exposées aux conséquences climatiques et économiques. En s’intéressant à la vulnérabilité relative des pays, un institut tel que «Notre Dame Global Adaptation» a ainsi établi une cartographie plutôt « rassurante » pour les pays riches, notamment ceux situés en Europe de l’Ouest.

Or, cette vision occulte largement le caractère systémique de la crise économique et sociale qui suivrait un changement climatique majeur. Pensons déjà à notre dépendance extérieure. Nous aurions tort de considérer que le problème ne réside que dans la désindustrialisation de la France, et qu’il suffirait de réimplanter des capacités de production pour retrouver une certaine « souveraineté ». Car, notre pays resterait dépendant de l’approvisionnement en matières premières dont il est faiblement doté. Or, ces dernières sont sous tension du fait de leur surexploitation et leur raréfaction, se traduit par une inflation déjà palpable et qui ira crescendo dans les années à venir. Et nul stock de sécurité ne pourra amortir le choc engendré par une demande mondiale largement supérieure à l’offre disponible.

GIEC : Le changement climatique affectera tout le monde

 GIEC : Le changement climatique affectera tout le monde

Les conclusions du nouveau rapport du GIEC insistent sur l’incapacité de notre espèce à s’adapter à un changement climatique majeur. Mais, osons le dire clairement : un tel changement, s’il devait advenir, aura dévasté nos sociétés et économies bien plus tôt, écrivent  Julien Pillot (enseignant-chercheur en économie (Inseec Grande Ecole), Philippe Naccache (enseignant-chercheur à l’Inseec Grande Ecole) ( dans les Echos)

 

Prétendre que les pays occidentaux sont mieux armés pour faire face au changement climatique relève d’un strabisme qui pourrait insidieusement nous conduire à minorer l’ampleur de la catastrophe à venir.  Certes, nous connaissons le caractère inégalitaire du changement climatique. Certains territoires subissent un réchauffement plus rapide, et certaines populations sont plus exposées aux conséquences climatiques et économiques. En s’intéressant à la vulnérabilité relative des pays, un institut tel que «Notre Dame Global Adaptation» a ainsi établi une cartographie plutôt « rassurante » pour les pays riches, notamment ceux situés en Europe de l’Ouest.

Or, cette vision occulte largement le caractère systémique de la crise économique et sociale qui suivrait un changement climatique majeur. Pensons déjà à notre dépendance extérieure. Nous aurions tort de considérer que le problème ne réside que dans la désindustrialisation de la France, et qu’il suffirait de réimplanter des capacités de production pour retrouver une certaine « souveraineté ». Car, notre pays resterait dépendant de l’approvisionnement en matières premières dont il est faiblement doté. Or, ces dernières sont sous tension du fait de leur surexploitation et leur raréfaction, se traduit par une inflation déjà palpable et qui ira crescendo dans les années à venir. Et nul stock de sécurité ne pourra amortir le choc engendré par une demande mondiale largement supérieure à l’offre disponible.

Politique–Gifle à Macron : quand tout se réduit à la com

Politique–Gifle à Macron :  quand tout se réduit à la com

France Info revient sur l’événement en interrogeant Élodie Mielczareck, sémiolinguiste spécialisée dans le langage verbal et non verbal, conférencière et autrice.
Son prochain livre, « Anti-bullshit » paraîtra en octobre 2021 chez Eyrolles.

 

  • Avec cet événement, est-ce le corps sacré du président, par définition intouchable, qui tout à coup s’incarne physiquement sous nos yeux pour devenir, l’espace d’un instant, celui d’un semblable ?

C’est l’historien Enrst Kantorowicz qui nous rappelle la distinction entre les deux corps du Roi. Nous en avons souvent parlé. D’un côté le corps sacré du Roi, divin par essence : immortel, intouchable, infaillible. L’historien Patrick Boucheron le rappelle : « dans ce corps mortel du roi vient se loger le corps immortel du royaume que le roi transmet à son successeur ».(L’Histoire no 315, déc.2006). D’un autre côté, le corps communlambda, en un mot : humain, c’est-à-dire semblable à tous les autres. Aussi, qu’il s’agisse du corps du Roi, ou de nos représentants politiques actuels, il navigue toujours entre ces deux dimensions antinomiques : sacré et profane s’y superposent. Avec cette gifle, le corps commun se rappelle violemment aux yeux des caméras.

 

  • De François Fillon à Jean-Luc Mélenchon, la référence au sacré par les politiques est assez fréquente. À travers cette gifle, est-ce la République qui est visée ?

Souvent, la rhétorique politique consiste à (dé)montrer, rendre Sacré et « justifier » la fonction occupée, en un mot : légitimer. Cette légitimité du corps sacré-républicain était jusqu’ici évidente, admise et partagée. Mais ces dernières années, la multiplication des « petites phrases » des divers représentants politiques est symptomatique d’une difficulté à légitimer cette position. On se souvient du leitmotiv de François Fillon durant le « Penelope Gate » : « Au-delà de ma personne, c’est la démocratie qui est défiée » ; ou encore de la déclaration colérique de Jean-Luc Mélenchon : « Ma personne est sacrée [...] la République, c’est moi« , mais aussi celle de Benjamin Griveaux :« Ce n’est pas moi qui ai été attaqué, c’est la République ». En effet, symboliquement c’est bien la légitimité même des Institutions et de la Constitution qui sont visés. Étonnamment, après deux ans de crise Gilets Jaunes, un Grand Débat, des cahiers de doléances par milliers, peu de représentants politiques ou médiatiques interrogent le cadre républicain de cette Vème République, empêchant ainsi toute solution créative et expression collective. Dit autrement, vous ne pouvez pas convoquer en permanence la sacralité de votre corps pour échapper au réel.

 

  • En début de mandat, Emmanuel Macron a convoqué lui-même fréquemment cette symbolique sacrée. Comment analysez-vous le rapport au sacré du président et son évolution ? 

Avant même d’être élu président, Emmanuel Macron a cultivé la représentation d’un président-monarque. Il déclarait dès juillet 2015: « Dans la politique française, cet absent est la figure du roi, dont je pense fondamentalement que le peuple français n’a pas voulu la mort. » Ou bien encore « Je ne crois pas au président « normal » (…) Les Français n’attendent pas cela. Au contraire, un tel concept les déstabilise, les insécurise » (Challenges, octobre 2016). À l’opposé de laprésidence normale de Hollande, Emmanuel Macron décline à l’infini le schème de la « verticalité ». Souvenez-vous de sa marche solitaire devant la Pyramide du Louvre. Unpatternqui se retrouve bien évidemment dans les mots présidentiels : les premiers de cordées, versus les derniers ; ceux qui réussissent versus ceux qui ne sont rien. Comme nous le rappelle le sociologue Michel Maffesoli, la post-modernité dans laquelle nous glissons ces dernières années se définit par son horizontalité. Alors que les temps Modernes voient s’exprimer « la Loi des Pères », notre époque fait plus de place à « la Loi des Frères ». Or durant son quinquennat, Emmanuel Macron a montré une certaine réticence à sortir du « périmètre sacré », au sens propre (terme utilisé pour décrire le Palais de l’Elysée), et figuré (dynamiques relationnelles et chaleureuses). D’ailleurs, l’iconographie présidentielle met davantage en scène un président thaumaturge : les mains ont pour fonction de guérir par pouvoir divin, non pour réchauffer les coeurs ou embrasser…

 

  • Assiste-t-on à une remise en cause du caractère sacré de la fonction ? Le président est-il une star comme une autre ?

Ces dernières années, la fonction présidentielle s’est effritée. De manière symptomatique, corps sacré et profane se mélangent. Cela s’amplifie avec la presse people où l’intimité se donne à lire : elle est accessible à tous. Phénomène fortement visible sous la présidence de Nicolas Sarkozy : « Avec Carla, c’est du sérieux ». Ces communications-montages sous la forme de roman-photo jouent l’équilibre entre l’accessibilité du président-comme-tout-le-monde et le président-monarque. De même, le bain de foule joue sur les codes de lastarification. Le président y est mis en scène comme un rock-star, applaudit et photographié par la foule (dans le meilleur des cas). Mais l’équilibre est ténu. Et l’épisode de la gifle nous rappelle que la politique ne saurait impunément se réduire à de  » la com’ « . Lasacralitéconvoque l’univers de l’Etre (non du paraître) et du Sens (c’est-à-dire de ce qui s’incarne et se révèle). Dit autrement, si l’on accepte que le corps présidentiel soit sacré, il convient de ne pas lui faire faire n’importe quoi. De ce point de vue là, l’intervention sur YouTube avec Carlito et McFly est une erreur. Quoiqu’il en soit, le corps Sacré ne saurait exister seul, c’est-à-dire sans sa dimension incarnée. Il est hasardeux de convoquer un corps-présidentiel-sacré sans sa contre-partie plus « terrestre », comme l’attention et l’intérêt porté à l’autre, entre autres. Symboliquement, cette gifle peut être vue comme un rappel forcé à « l’ici et maintenant » (le monde terrestre des émotions versus le monde éthéré du mental). D’une manière tout à fait particulière : la gifle n’est pas le coup de poing ou l’oeuf jeté. La gifle, c’est le rappel à l’ordre du parent qui gronde son enfant. Il y a dans la gifle une dimension infantilisante et narcissique : elle blesse l’amour propre et humilie. Ici, c’est une sorte de verticalité inversée.

 

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