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Politique :La communication remplace désormais tout contenu politique

Politique :La communication remplace désormais tout contenu politique


Le nouveau gouvernement, dont la composition a été annoncée le 11 janvier, s’appuie sur des professionnels de la politique, ce qui est un gage de savoir-faire, estime la politologue Chloé Morin dans une tribune au « Monde ». Elle avertit cependant que les effets d’annonce ne compensent pas l’inaction publique.En clair, que la communication ne peut remplacer le contenu politique

Fini, le temps des amateurs ! Il n’y a, dans le gouvernement du premier ministre Gabriel Attal, plus que trois représentants de la société civile : la ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse, des sports et des Jeux olympiques et paralympiques, Amélie Oudéa-Castera, le ministre de la justice, Eric Dupont-Moretti, et la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Sylvie Retailleau. Emmanuel Macron, qui avait théorisé la nécessité de renverser une caste politique pervertie par le carriérisme et déconnectée de la « vraie vie » de nos concitoyens, a enfin renoncé à sa fausse bonne idée.

Que l’on s’entende bien : il n’est pas ici question de dire que le renouvellement politique n’est pas nécessaire, et l’ouverture des fonctions électives au plus grand nombre doit rester une priorité. Trop de citoyens n’osent pas franchir le pas en raison des multiples contraintes qui pèsent sur nos élus. C’est une crise de vocations majeure qui se prépare, sans que personne ait le courage de le dire et de prendre les mesures nécessaires pour empêcher l’assèchement du monde collectif.

Le monde politique doit s’ouvrir et se renouveler. Mais il est grand temps d’assumer qu’un poste de député, de maire ou de ministre, c’est exigeant. Il est temps de dire aussi que l’exercice de ces fonctions nécessite des compétences et une expérience difficiles à acquérir.

Ce que nous avons pu constater depuis des mois, c’est que l’on s’improvise difficilement ministre. Maîtriser une administration, parfois lui tordre le bras pour qu’elle applique la loi votée par le Parlement, prendre part à la joute verbale souvent rude au sein de l’Hémicycle, aller sur le terrain, inlassablement, et garder les pieds sur terre malgré un accueil parfois houleux, parler aux élus, aux syndicats, aux associations, qui portent des exigences proportionnelles à leurs déceptions passées, sont choses ardues. La politique est une grande lessiveuse, et tout le monde n’a pas les qualités – et parfois les défauts – pour résister.

La communication remplace désormais tout contenu politique

La communication remplace désormais tout contenu politique


Le nouveau gouvernement, dont la composition a été annoncée le 11 janvier, s’appuie sur des professionnels de la politique, ce qui est un gage de savoir-faire, estime la politologue Chloé Morin dans une tribune au « Monde ». Elle avertit cependant que les effets d’annonce ne compensent pas l’inaction publique.En clair, que la communication ne peut remplacer le contenu politique

Fini, le temps des amateurs ! Il n’y a, dans le gouvernement du premier ministre Gabriel Attal, plus que trois représentants de la société civile : la ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse, des sports et des Jeux olympiques et paralympiques, Amélie Oudéa-Castera, le ministre de la justice, Eric Dupont-Moretti, et la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Sylvie Retailleau. Emmanuel Macron, qui avait théorisé la nécessité de renverser une caste politique pervertie par le carriérisme et déconnectée de la « vraie vie » de nos concitoyens, a enfin renoncé à sa fausse bonne idée.

Que l’on s’entende bien : il n’est pas ici question de dire que le renouvellement politique n’est pas nécessaire, et l’ouverture des fonctions électives au plus grand nombre doit rester une priorité. Trop de citoyens n’osent pas franchir le pas en raison des multiples contraintes qui pèsent sur nos élus. C’est une crise de vocations majeure qui se prépare, sans que personne ait le courage de le dire et de prendre les mesures nécessaires pour empêcher l’assèchement du monde collectif.

Le monde politique doit s’ouvrir et se renouveler. Mais il est grand temps d’assumer qu’un poste de député, de maire ou de ministre, c’est exigeant. Il est temps de dire aussi que l’exercice de ces fonctions nécessite des compétences et une expérience difficiles à acquérir.

Ce que nous avons pu constater depuis des mois, c’est que l’on s’improvise difficilement ministre. Maîtriser une administration, parfois lui tordre le bras pour qu’elle applique la loi votée par le Parlement, prendre part à la joute verbale souvent rude au sein de l’Hémicycle, aller sur le terrain, inlassablement, et garder les pieds sur terre malgré un accueil parfois houleux, parler aux élus, aux syndicats, aux associations, qui portent des exigences proportionnelles à leurs déceptions passées, sont choses ardues. La politique est une grande lessiveuse, et tout le monde n’a pas les qualités – et parfois les défauts – pour résister.

Le « tout digital » et le management humain

Le « tout digital » et le management humain


«Les dirigeants sont toujours prêts à s’engager et se dépasser dans le projet collectif, à condition d’y trouver du sens et de l’impact, ce qui passe par des relations plus étroites, par un accès plus régulier et plus authentique avec leur top management»

par Victor de Couëssin est spécialisé dans les recrutements de dirigeants et d’administrateurs au sein du cabinet Beyond Associés dans l’Opinion

C’est l’un des effets visibles de la Covid : la fonction RH a vécu en quelques années une accélération en matière de digitalisation des processus et d’accompagnement des talents. Les nouvelles solutions ont fleuri : outils soignant « l’expérience employé », employee survey visant à mesurer en temps réel le moral des équipes, outils favorisant l’accueil des nouveaux salariés à distance… Une bonne nouvelle pour les organisations, au défi des nouveaux mode de travail dans l’ère du post-Covid, et pour nombre de salariés, en recherche d’un meilleur équilibre personnel.

Il n’empêche. Si elle ouvre de nouvelles perspectives, cette émergence du « tout digital » dans le développement de talents crée aussi de nouvelles zones de vigilance. Quid de l’écoute au quotidien des collaborateurs, de la capacité à partager et incarner la raison d’être de l’entreprise , son histoire et ses ambitions, à dégager du temps qualitatif pour les talents ? Ces fondamentaux de la relation humaine n’ont paradoxalement jamais été aussi critiques.

L’environnement actuel favorise d’autant plus ce retour en force de la « relation de proximité ». Aujourd’hui, les promotions régulières, l’opportunité de construire une carrière ascensionnelle, les propositions alléchantes d’expatriation et la rémunération ne sont plus les seules règles du jeu. Les dirigeants sont toujours prêts à s’engager et se dépasser dans le projet collectif, à condition d’y trouver du sens et de l’impact, ce qui passe par des relations plus étroites, par un accès plus régulier et plus authentique avec leur top management. Sur un marché des talents très tendu , cultiver ce lien approfondi sera d’autant plus important pour fidéliser, développer et attirer les talents.

Les entreprises n’ont de toute façon pas le choix. La règlementation ESG , de plus en plus volontariste, les oblige à bâtir des stratégies de développement de talent plus durable. Au-delà des KPIs, le facteur humain est au centre et devient un élément de différenciation et de compétitivité.

Dans ce contexte, le DRH voit sa mission évoluer. Il lui appartient, ainsi qu’à ses équipes, de maintenir ce lien étroit et continu avec les dirigeants de l’entreprise et de créer les conditions pour avoir des discussions régulières avec les dirigeants clés de l’entreprise.

Humaniser le télétravail. Depuis 2020, la notion d’appartenance à l’entreprise a été fragilisée chez les populations éligibles au télétravail . Une partie de la vie sociale propre à l’entreprise a évolué vers les canaux digitaux mais certaines situations se sont raréfiées, après que nous avons tenté de préserver l’identité de nos entreprises à marche forcée pendant les confinements via Zoom et Microsoft Teams.

La rencontre fortuite devant le siège de l’entreprise ou le déjeuner improvisé en tête-à-tête à la cantine sont moins probables en 2024 qu’en 2019. Tania Wingfield, DRH Groupe de l’équipementier américain automobile Borgwarner met en garde face à ce nouveau défi : « Comment protège-t-on une culture d’entreprise dans le monde du travail à distance et du travail hybride ? » Elle admet organiser plus fréquemment qu’avant des conversations avec ses dirigeants, individuellement et par petits groupes.

Plus qu’un autre, le DRH est l’oreille attentive recherchée, puisque la fonction RH apparaît comme une forme d’arbitre dans la gestion de crise. La période rappelle l’essence même du métier de DRH : articuler des problématiques personnelles avec la stratégie de l’entreprise
Thierry Parmentier, DRH Groupe d’Arkema, souligne par ailleurs la nécessité de mener les entretiens d’évaluation lors de rencontres physiques. Il estime que ces moments doivent être désormais plus qualitatifs et met en garde contre nos interactions limitées dans l’ère du télétravail, où « on ne voit plus arriver la catastrophe », comme la dépression, la maladie, l’épuisement…

Répondre à la quête de sens. Le constat est connu : la relation entre l’entreprise et le dirigeant a dépassé la dimension transactionnelle. Cette tendance existait avant 2020, mais a été renforcée par la crise sanitaire. Gonzalo Cajade, DRH de l’équipementier automobile américain BBB Industries, reconnaît avoir fait face à des souhaits de reconversion inattendus durant et après la pandémie. Il estime que la Covid a provoqué chez certains une prise de conscience quant à la fragilité de la vie humaine et bouleversé les schémas de carrière.

De façon similaire, Tania Wingfield et Thierry Parmentier admettent avoir fait face à des demandes de retraite anticipée de la part de certains dirigeants, saisis par des questions existentielles dans l’ère du post Covid. Des questions qui battent en brèche les leviers de rétention utilisés historiquement par l’entreprise (salaire, expatriation…). L’entreprise doit composer avec des dirigeants animés par une quête de sens.

Francesco Tutino, DRH Groupe d’Iveco, souligne l’extension de la fonction RH, dont le périmètre va désormais au-delà du recrutement, suivi, développement des individus, de la préparation des plans de succession et de la structuration d’une équipe RH. Le DRH doit contribuer « à ce qu’il vaille la peine de travailler dans l’entreprise » en sachant d’autant plus en expliciter la mission et l’histoire.

Les qualités de communication du DRH sont en cela fondamentales. Feliciano Gonzalez, DRH Groupe d’Holcim, pointe la nécessité accrue de savoir « raconter l’histoire » de l’entreprise, les règles de rétention et d’attraction des dirigeants ayant changé. Il admet qu’il évalue désormais davantage chez ses collaborateurs leur aptitude à communiquer clairement, à distance comme en présentiel. Il ajoute : « Les managers qui survivront sont ceux qui pourront communiquer clairement et motiver les équipes ».

Conseil. Ravivé par le contexte géopolitique, l’acronyme VUCA – Volatility, Uncertainty, Complexity & Ambiguity – s’est popularisé pour qualifier notre époque. Multidimensionnelle, l’incertitude oblige le DRH à repenser les règles d’engagement des équipes. La révolution du véhicule électrique nous fournit un exemple criant : comment engager au mieux un dirigeant dans une telle révolution quand tant d’incertitudes géopolitiques et technologiques pèsent encore sur la chaîne de valeur du véhicule électrique ?

Constat simple : il y a un besoin grandissant d’interactions qualitatives, humaines, capables de s’affranchir de l’accélération générale provoquée par la révolution digitale
Francesco Tutino est positif face à la généralisation des enquêtes de satisfaction des employés. Quel est cependant pour lui le risque ? Ces enquêtes sont fondamentales pour collecter de la donnée, mais, isolées, ne peuvent être la solution pour augmenter l’engagement des équipes. Les stratégies de « continuous employee listening » ont en effet fleuri depuis la pandémie et les enquêtes de satisfaction ont été largement exploitées. Francesco Tutino estime que la conversation régulière est le seul outil fiable pour mesurer et accroître l’engagement des équipes dans une époque de perma-crisis.

Les crises multiples font évoluer la posture du DRH. La posture de conseil et d’accompagnement du DRH vis-à-vis du CEO n’est pas nouvelle, mais, selon Julien Veyrier, DRH et secrétaire général de Carrefour Espagne, le DRH se doit d’adopter cette même posture vis-à-vis de populations plus larges, au-delà du CEO. La disposition de certains dirigeants à se confier a grandi ; les problématiques professionnelles et personnelles sont plus facilement partagées.

Plus qu’un autre, le DRH est l’oreille attentive recherchée, puisque la fonction RH apparaît comme une forme d’arbitre dans la gestion de crise. Julien Veyrier estime que la période rappelle l’essence même du métier de DRH : « Articuler des problématiques personnelles avec la stratégie de l’entreprise ». Armand Sohet, DRH Groupe du chimiste néerlandais AkzoNobel, confirme l’impact accru de la fonction RH dans l’ère post Covid et la tendance à vouloir du DRH un accompagnement plus personnalisé : « Il y a une recherche d’un lien personnalisé et humain », en mettant en garde contre la croyance inconditionnelle « qu’on va faire des RH avec chatbot ».

Constat simple : il y a un besoin grandissant d’interactions qualitatives, humaines, capables de s’affranchir de l’accélération générale provoquée par la révolution digitale. Selon Linda Knoll, DRH Groupe de Fiat Chrysler Automobiles jusqu’en 2021, « le DRH va devoir comprendre le leadership dans un monde beaucoup plus complexe ». Xavier Savigny, DRH Groupe de la Saur, considère que « le métier de manager est celui qui a le plus changé et qui est le plus difficile » ; il exige de savoir simultanément encadrer des équipes en télétravail, basées au siège de l’entreprise ou en mode hybride. La complexité du monde va obliger à réviser les modèles de leadership et générer de nouveaux comportements managériaux. Il serait utopique d’imaginer les traiter par le seul investissement effréné dans de nouveaux outils RH. Une réallocation du temps du DRH sera exigée, grâce au temps dégagé par la digitalisation de certaines tâches. Temps long, écoute, empathie, accompagnement, proximité seront indispensables pour décrypter les nouveaux comportements managériaux. Rappelé aux fondamentaux du métier, le DRH sera aux premières loges.

Loi immigration et Conseil constitutionnel : un arbitre pas tout à fait neutre

Loi immigration et Conseil constitutionnel : un arbitre pas tout à fait neutre

Concernant la loi immigration, le pouvoir a été contraint d’accepter durcissement des mesures initialement envisagées par le gouvernement et même par le Sénat. Une obligation contrainte par la majorité relative du pouvoir à l’assemblée nationale. Du coup dans d’une interview sur la chaîne 5, Macron a clairement laissé entendre qu’il comptait sur le conseil constitutionnel pour éliminer des mesures qui n’apprécient pas particulièrement et dont certaines sont même très contestées.

Rendre arbitre le conseil constitutionnel de propositions qu’on conteste relève d’une certaine hypocrisie. En outre, on pourrait alors ce poser la question de la neutralité d’un Conseil constitutionnel. Un conseil qui n’est pas vraiment une cour suprême de juristes mais de personnalités qualifiées de sages qui sont en réalité pour beaucoup d’anciens politiques donc fortement influencés par leur idéologie et leur appartenance ancienne.

le Conseil constitutionnel

Le Conseil constitutionnel a été créé en 1958. Le conseil constitutionnel dit des sages va donc statuer en dernier ressort sur le contenu de la réforme concernant l’immigration. Il a immédiatement été saisi notamment par le président pour faire le ménage dans cette loi.

L’institution est présidée par Laurent Fabius, ancien Premier ministre de François Mitterrand et ancien ministre des Affaires étrangères durant la présidence de François Hollande. Ce socialiste de 76 ans a été nommé président du Conseil constitutionnel en février 2016 par François Hollande, alors président de la République. Laurent Fabius est accompagné dans cette tâche par trois femmes et cinq hommes, membres du Conseil constitutionnel :
Michel Pinault, 75 ans, diplômé de l’ENA et d’HEC, passé par le Conseil d’État mais aussi le groupe d’assurances Axa. Il est également ancien président de la commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Il a été nommé en février 2016 par le président du Sénat, Gérard Larcher.

Corinne Luquiens, 70 ans, haute fonctionnaire, ancienne directrice générale des services législatifs de l’Assemblée nationale et ancienne secrétaire générale de l’Assemblée nationale et de la Présidence. Elle a été nommée en février 2016 par le président de l’Assemblée nationale de l’époque, Claude Bartolone.

Jacques Mézard, 75 ans, avocat honoraire, ancien sénateur RDSE (groupe du Rassemblement démocratique et social européen) du Cantal, ancien ministre de l’Agriculture puis de la Cohésion des territoires sous Édouard Philippe. Il a été nommé en février 2019 par Emmanuel Macron.

François Pillet, 72 ans, ancien avocat, ancien sénateur de droite du Cher. Il a été nommé en février 2019 par le président du Sénat Gérard Larcher.

Alain Juppé, 77 ans, ancien Premier ministre de Jacques Chirac, ancien ministre sous François Fillon et ancien maire de Bordeaux. Il a été nommé en février 2019 par le président de l’Assemblée nationale de l’époque, Richard Ferrand.

Véronique Malbec, 64 ans, ancienne avocate générale à la Cour de Cassation, ancienne Inspectrice générale de la justice, ancienne directrice de cabinet du ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti. Elle a été nommée en février 2022 par le président de l’Assemblée nationale de l’époque, Richard Ferrand.

François Seners, 65 ans, diplômé de l’ENA, ancien haut fonctionnaire, ancien Secrétaire général du Conseil d’État. Il a été nommé en février 2022 par le président du Sénat Gérard Larcher.

Jacqueline Gourault, 72 ans, ancienne professeure d’histoire-géographie, ancienne sénatrice UDI du Loir-et-Cher, ancienne ministre de la Cohésion des territoires sous Édouard Philippe puis Jean Castex. Elle a été nommée en mars 2022 par le président de la République Emmanuel Macron.

Autant dire autant de personnalités forcément sous influence et pas toujours qualifiées.

Justice- Conseil constitutionnel : un arbitre pas tout à fait neutre

Justice- Conseil constitutionnel : un arbitre pas tout à fait neutre

Concernant la loi immigration, le pouvoir a été contraint d’accepter durcissement des mesures initialement envisagées par le gouvernement et même par le Sénat. Une obligation contrainte par la majorité relative du pouvoir à l’assemblée nationale. Du coup dans d’une interview sur la chaîne 5, Macron a clairement laissé entendre qu’il comptait sur le conseil constitutionnel pour éliminer des mesures qui n’apprécient pas particulièrement et dont certaines sont même très contestées.

Rendre arbitre le conseil constitutionnel de propositions qu’on conteste relève d’une certaine hypocrisie. En outre, on pourrait alors ce poser la question de la neutralité d’un Conseil constitutionnel. Un conseil qui n’est pas vraiment une cour suprême de juristes mais de personnalités qualifiées de sages qui sont en réalité pour beaucoup d’anciens politiques donc fortement influencés par leur idéologie et leur appartenance ancienne.

le Conseil constitutionnel

Le Conseil constitutionnel a été créé en 1958. Le conseil constitutionnel dit des sages va donc statuer en dernier ressort sur le contenu de la réforme concernant l’immigration. Il a immédiatement été saisi notamment par le président pour faire le ménage dans cette loi.

L’institution est présidée par Laurent Fabius, ancien Premier ministre de François Mitterrand et ancien ministre des Affaires étrangères durant la présidence de François Hollande. Ce socialiste de 76 ans a été nommé président du Conseil constitutionnel en février 2016 par François Hollande, alors président de la République. Laurent Fabius est accompagné dans cette tâche par trois femmes et cinq hommes, membres du Conseil constitutionnel :
Michel Pinault, 75 ans, diplômé de l’ENA et d’HEC, passé par le Conseil d’État mais aussi le groupe d’assurances Axa. Il est également ancien président de la commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Il a été nommé en février 2016 par le président du Sénat, Gérard Larcher.
Corinne Luquiens, 70 ans, haute fonctionnaire, ancienne directrice générale des services législatifs de l’Assemblée nationale et ancienne secrétaire générale de l’Assemblée nationale et de la Présidence. Elle a été nommée en février 2016 par le président de l’Assemblée nationale de l’époque, Claude Bartolone.
Jacques Mézard, 75 ans, avocat honoraire, ancien sénateur RDSE (groupe du Rassemblement démocratique et social européen) du Cantal, ancien ministre de l’Agriculture puis de la Cohésion des territoires sous Édouard Philippe. Il a été nommé en février 2019 par Emmanuel Macron.
François Pillet, 72 ans, ancien avocat, ancien sénateur de droite du Cher. Il a été nommé en février 2019 par le président du Sénat Gérard Larcher.
Alain Juppé, 77 ans, ancien Premier ministre de Jacques Chirac, ancien ministre sous François Fillon et ancien maire de Bordeaux. Il a été nommé en février 2019 par le président de l’Assemblée nationale de l’époque, Richard Ferrand.
Véronique Malbec, 64 ans, ancienne avocate générale à la Cour de Cassation, ancienne Inspectrice générale de la justice, ancienne directrice de cabinet du ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti. Elle a été nommée en février 2022 par le président de l’Assemblée nationale de l’époque, Richard Ferrand.
François Seners, 65 ans, diplômé de l’ENA, ancien haut fonctionnaire, ancien Secrétaire général du Conseil d’État. Il a été nommé en février 2022 par le président du Sénat Gérard Larcher.
Jacqueline Gourault, 72 ans, ancienne professeure d’histoire-géographie, ancienne sénatrice UDI du Loir-et-Cher, ancienne ministre de la Cohésion des territoires sous Édouard Philippe puis Jean Castex. Elle a été nommée en mars 2022 par le président de la République Emmanuel Macron.

Autant dire autant de personnalités forcément sous influence et pas toujours qualifiées.

Politique-Conseil constitutionnel : un arbitre pas tout à fait neutre

Politique-Conseil constitutionnel : un arbitre pas tout à fait neutre

Concernant la loi immigration, le pouvoir a été contraint d’accepter durcissement des mesures initialement envisagées par le gouvernement et même par le Sénat. Une obligation contrainte par la majorité relative du pouvoir à l’assemblée nationale. Du coup dans d’une interview sur la chaîne 5, Macron a clairement laissé entendre qu’il comptait sur le conseil constitutionnel pour éliminer des mesures qui n’apprécient pas particulièrement et dont certaines sont même très contestées.

Rendre arbitre le conseil constitutionnel de propositions qu’on conteste relève d’une certaine hypocrisie. En outre, on pourrait alors se poser la question de la neutralité d’un Conseil constitutionnel. Un conseil qui n’est pas vraiment une cour suprême de juristes mais de personnalités qualifiées de sages qui sont en réalité pour beaucoup d’anciens politiques donc fortement influencés par leur idéologie et leur appartenance ancienne.

le Conseil constitutionnel

Le Conseil constitutionnel a été créé en 1958. Le conseil constitutionnel dit des sages va donc statuer en dernier ressort sur le contenu de la réforme concernant l’immigration. Il a immédiatement été saisi notamment par le président pour faire le ménage dans cette loi.

L’institution est présidée par Laurent Fabius, ancien Premier ministre de François Mitterrand et ancien ministre des Affaires étrangères durant la présidence de François Hollande. Ce socialiste de 76 ans a été nommé président du Conseil constitutionnel en février 2016 par François Hollande, alors président de la République. Laurent Fabius est accompagné dans cette tâche par trois femmes et cinq hommes, membres du Conseil constitutionnel :
Michel Pinault, 75 ans, diplômé de l’ENA et d’HEC, passé par le Conseil d’État mais aussi le groupe d’assurances Axa. Il est également ancien président de la commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Il a été nommé en février 2016 par le président du Sénat, Gérard Larcher.
Corinne Luquiens, 70 ans, haute fonctionnaire, ancienne directrice générale des services législatifs de l’Assemblée nationale et ancienne secrétaire générale de l’Assemblée nationale et de la Présidence. Elle a été nommée en février 2016 par le président de l’Assemblée nationale de l’époque, Claude Bartolone.
Jacques Mézard, 75 ans, avocat honoraire, ancien sénateur RDSE (groupe du Rassemblement démocratique et social européen) du Cantal, ancien ministre de l’Agriculture puis de la Cohésion des territoires sous Édouard Philippe. Il a été nommé en février 2019 par Emmanuel Macron.
François Pillet, 72 ans, ancien avocat, ancien sénateur de droite du Cher. Il a été nommé en février 2019 par le président du Sénat Gérard Larcher.
Alain Juppé, 77 ans, ancien Premier ministre de Jacques Chirac, ancien ministre sous François Fillon et ancien maire de Bordeaux. Il a été nommé en février 2019 par le président de l’Assemblée nationale de l’époque, Richard Ferrand.
Véronique Malbec, 64 ans, ancienne avocate générale à la Cour de Cassation, ancienne Inspectrice générale de la justice, ancienne directrice de cabinet du ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti. Elle a été nommée en février 2022 par le président de l’Assemblée nationale de l’époque, Richard Ferrand.
François Seners, 65 ans, diplômé de l’ENA, ancien haut fonctionnaire, ancien Secrétaire général du Conseil d’État. Il a été nommé en février 2022 par le président du Sénat Gérard Larcher.
Jacqueline Gourault, 72 ans, ancienne professeure d’histoire-géographie, ancienne sénatrice UDI du Loir-et-Cher, ancienne ministre de la Cohésion des territoires sous Édouard Philippe puis Jean Castex. Elle a été nommée en mars 2022 par le président de la République Emmanuel Macron.

Autant dire autant de personnalités forcément sous influence et pas toujours qualifiées.

Conseil constitutionnel : un arbitre pas tout à fait neutre

Conseil constitutionnel : un arbitre pas tout à fait neutre

Concernant la loi immigration, le pouvoir a été contraint d’accepter durcissement des mesures initialement envisagées par le gouvernement et même par le Sénat. Une obligation contrainte par la majorité relative du pouvoir à l’assemblée nationale. Du coup dans d’une interview sur la chaîne 5, Macron a clairement laissé entendre qu’il comptait sur le conseil constitutionnel pour éliminer des mesures qui n’apprécient pas particulièrement et dont certaines sont même très contestées.

Rendre arbitre le conseil constitutionnel de propositions qu’on conteste relève d’une certaine hypocrisie. En outre, on pourrait alors ce poser la question de la neutralité d’un Conseil constitutionnel. Un conseil qui n’est pas vraiment une cour suprême de juristes mais de personnalités qualifiées de sages qui sont en réalité pour beaucoup d’anciens politiques donc fortement influencés par leur idéologie et leur appartenance ancienne.

le Conseil constitutionnel

Le Conseil constitutionnel a été créé en 1958. Le conseil constitutionnel dit des sages va donc statuer en dernier ressort sur le contenu de la réforme concernant l’immigration. Il a immédiatement été saisi notamment par le président pour faire le ménage dans cette loi.

L’institution est présidée par Laurent Fabius, ancien Premier ministre de François Mitterrand et ancien ministre des Affaires étrangères durant la présidence de François Hollande. Ce socialiste de 76 ans a été nommé président du Conseil constitutionnel en février 2016 par François Hollande, alors président de la République. Laurent Fabius est accompagné dans cette tâche par trois femmes et cinq hommes, membres du Conseil constitutionnel :
Michel Pinault, 75 ans, diplômé de l’ENA et d’HEC, passé par le Conseil d’État mais aussi le groupe d’assurances Axa. Il est également ancien président de la commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Il a été nommé en février 2016 par le président du Sénat, Gérard Larcher.
Corinne Luquiens, 70 ans, haute fonctionnaire, ancienne directrice générale des services législatifs de l’Assemblée nationale et ancienne secrétaire générale de l’Assemblée nationale et de la Présidence. Elle a été nommée en février 2016 par le président de l’Assemblée nationale de l’époque, Claude Bartolone.
Jacques Mézard, 75 ans, avocat honoraire, ancien sénateur RDSE (groupe du Rassemblement démocratique et social européen) du Cantal, ancien ministre de l’Agriculture puis de la Cohésion des territoires sous Édouard Philippe. Il a été nommé en février 2019 par Emmanuel Macron.
François Pillet, 72 ans, ancien avocat, ancien sénateur de droite du Cher. Il a été nommé en février 2019 par le président du Sénat Gérard Larcher.
Alain Juppé, 77 ans, ancien Premier ministre de Jacques Chirac, ancien ministre sous François Fillon et ancien maire de Bordeaux. Il a été nommé en février 2019 par le président de l’Assemblée nationale de l’époque, Richard Ferrand.
Véronique Malbec, 64 ans, ancienne avocate générale à la Cour de Cassation, ancienne Inspectrice générale de la justice, ancienne directrice de cabinet du ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti. Elle a été nommée en février 2022 par le président de l’Assemblée nationale de l’époque, Richard Ferrand.
François Seners, 65 ans, diplômé de l’ENA, ancien haut fonctionnaire, ancien Secrétaire général du Conseil d’État. Il a été nommé en février 2022 par le président du Sénat Gérard Larcher.
Jacqueline Gourault, 72 ans, ancienne professeure d’histoire-géographie, ancienne sénatrice UDI du Loir-et-Cher, ancienne ministre de la Cohésion des territoires sous Édouard Philippe puis Jean Castex. Elle a été nommée en mars 2022 par le président de la République Emmanuel Macron.

Autant dire autant de personnalités forcément sous influence et pas toujours qualifiées.

Notre-Dame de Paris : Macron s’occupe de tout y compris des vitraux

Notre-Dame de Paris : Macron s’occupe de tout y compris des vitraux


Comme dans le gouvernement, Macron s’entoure d’une pléiade d’assistants mais leur marche sur le ventre pour décider de tout sans consultation. C’est encore le cas pour la rénovation de la cathédrale de Notre-Dame de Paris. Lors de sa visite du chantier la semaine dernière, Emmanuel Macron a annoncé la dépose des vitraux XIXe de six chapelles et leur remplacement par des créations contemporaines.

50.000 signatures contre le projet Ont déjà été recueillies d’autant les experts de la Commission nationale du patrimoine et de l’architecture attendent d’être consultés.

Ce changement de vitraux peut-être critiqués mais c’est surtout le faite que Macro s’immisce sur cette question qui alimente aussi les protestations

Mise en ligne ce week-end par le site La Tribune de l’art, une pétition dénonçant «un manque d’égard pour le code du patrimoine» et pour la cathédrale, avait rassemblé plus de 54.000 signatures mercredi matin. «Les vitraux n’avaient pas été touchés par l’incendie et sont classés monument historique au même titre que le monument», explique l’instigateur de la pétition, Didier Rykner.

Réindustrialisation: Tout reste à faire et pour longtemps

Réindustrialisation: Tout reste à faire et pour longtemps

Alors que le salon du Made in France se tient porte de Versailles à Paris jusqu’à dimanche prochain, force est de constater que la désindustrialisation a atteint un tel niveau que le redressement demandera un effort considérable et pour longtemps. La balance commerciale toujours dramatiquement très déficitaire témoigne d’ailleurs du manque de compétitivité de l’insuffisance de produits de qualité en France. Pendant des dizaines d’années, on a en effet privilégier la délocalisation transformant au passage certains territoires en véritables déserts économiques voire sociaux et sociétaux.

La France, peut malheureusement s’honorer du titre de championne des délocalisations selon France Stratégie ( Institution rattachée au Premier ministre)

Les Français achètent certes en grande majorité (85%) des produits fabriqués dans l’Hexagone, selon un sondage réalisé par OpinionWay pour CCI France. Mais plus de deux tiers (67%) estiment que l’inflation a eu un impact sur cette consommation.

La part du « fabriqué en France » dans la demande intérieure finale française a perdu 11 points entre en 50 ans, passant de 89% à 78%, selon une analyse de l’Insee, publiée il y a quelques jours. Cette baisse est d’autant plus prononcée pour les produits manufacturés, où la part représentée par le Made in France a chuté de 82% à 38% en cinq décennies.

Résultat, des secteurs entiers se retrouvent en fortes difficultés à l’instar de l’industrie du textile. Ces dernières années, le gouvernement a certes multiplié les plans et les aides en faveur de l’industrie (Territoires d’industrie, plan de relance, France 2030). Mais le niveau d’activité de l’industrie manufacturière n’a pas encore retrouvé son niveau d’avant crise sanitaire souligne l’Insee. Autant dire que le chantier de la réindustrialisation semble colossal.

Pourrait industrialiser la France, il faudra aussi trouver les moyens financiers et de ce point de vue la création d’un livret A industrie durable serait fort utile pour aider au redressement

Biodiversité : le danger de tout raser et de replanter

Biodiversité et forêts : le danger de tout raser et de replanter

Les premiers éléments dévoilés par le gouvernement concernant la place de la forêt dans la planification écologique sont inquiétants, estime, dans une tribune au « Monde », un collectif de scientifiques, responsables associatifs et professionnels de la filière bois.
Dans les prochaines semaines, le gouvernement doit rendre ses derniers arbitrages concernant la place de la forêt dans la planification écologique.

Nous, scientifiques, acteurs de la filière forêt-bois, responsables associatifs, appelons à une refonte de notre politique forestière pour l’adapter aux enjeux des urgences climatiques et de préservation de la biodiversité. Nos forêts souffrent des premiers effets du changement climatique, mais, au-delà de ce constat partagé, le gouvernement peine à fixer un cap clair.

Dans un contexte où l’incertitude est en train de devenir la norme, il existe deux grands types de stratégies : faire le pari de mesures drastiques, au risque d’aggraver la crise en créant des maladaptations, ou bien adopter des mesures « sans regret » plus prudentes, qui, même si elles n’atteignent pas complètement leurs objectifs, n’auront pas d’effets négatifs. Les premiers éléments dévoilés par le gouvernement concernant la place de la forêt dans la planification écologique sont inquiétants.

Alors que le puits de carbone forestier est en chute, cette tendance pourrait être aggravée par l’objectif, qui reste central, d’augmenter massivement la récolte de bois. Il ne sera pas possible de satisfaire tous les besoins en biomasse énergie sans une politique forte de réduction des consommations. Nous ne devons pas mettre à contribution les forêts sans arbitrages clairs sur de nouveaux usages énergétiques, comme remplacer le charbon de nos centrales thermiques par du bois ou faire voler les avions avec des biocarburants à base de bois.

Le virage à prendre n’est pas celui de récolter plus de bois, mais de récolter mieux en s’appuyant sur les apports de la science et l’expérience accumulée par les gestionnaires de terrain. Ce que nous attendons de la planification écologique est de sortir du déni : toutes les sylvicultures ne se valent pas. Certaines pratiques sont à abandonner, d’autres à faire évoluer et d’autres à encourager.

Les grandes coupes rases, en particulier, font l’objet d’une remise en cause croissante. Il y a presque un an, un rapport d’expertise scientifique collective a été remis au gouvernement, appelant à mieux encadrer cette pratique controversée qui peut être dommageable au bon fonctionnement des écosystèmes et des sols. Des recommandations qui sont restées sans suite. Pire, face aux dépérissements qui se multiplient, le changement d’essences par coupe rase puis plantation semble occulter toutes les autres.

Société-« Le Coran ne donne aucun blanc-seing pour la violence »

« Le Coran ne donne aucun blanc-seing pour la violence »

Huit universitaires, chercheurs et intellectuels musulmans, dont Marwan Sinaceur, professeur de psychologie sociale à l’Essec, expliquent, dans une tribune au « Monde », à quel point le terrorisme les révulse et est contraire aux valeurs de l’islam.

Trois ans après le meurtre de Samuel Paty, nous voici à nouveau devant un meurtre terroriste qui touche la France dans ce qu’elle a de plus civil : l’école. Dominique Bernard était enseignant. Il a voulu s’interposer pour sauver des vies. Il aimait son métier passionnément. Il l’a payé de sa vie.

Nous voulons dire au meurtrier, à ce terroriste qui se réclame de l’islam, à tous les terroristes qui se réclament de l’islam, que le meurtre, quelles que soient les circonstances, est injustifiable. La vie, toute vie, est sacrée. Rien ne donne le droit d’ôter la vie, de briser des familles. Dominique Bernard avait une femme et trois filles. Qui pourra remplacer leur mari, leur père ?

Que de joies enlevées à jamais, que de souffrances créées à jamais. Au meurtrier barbare qui prétend parler au nom de notre religion, nous rétorquons ce que dit le Coran sur la valeur de la vie : « N’attentez pas à la vie de votre semblable, que Dieu a rendue sacrée… » (Coran, 17.33). Et encore : « Quiconque tue un être humain non convaincu de meurtre… est considéré comme le meurtrier de l’humanité tout entière. Quiconque sauve la vie d’un seul être humain est considéré comme ayant sauvé la vie de l’humanité tout entière ! » (Coran, 5.32).

Et encore, par la bouche d’Abel, qui répond à Caïn : « Et si tu portes la main sur moi pour me tuer, je n’en ferai pas de même, car je crains trop mon Seigneur, le maître de l’Univers, pour commettre un pareil crime ! » (Coran, 5.28). C’est une évidence, tuer est un crime et ces versets rappellent cette évidence : craindre Dieu exige de respecter la vie d’autrui, de respecter autrui.

Au meurtrier de Dominique Bernard qui se réclame de l’islam, nous voulons également dire un hadith [propos ­attribués au Prophète] célèbre : « L’encre des savants est plus sacrée que le sang des martyrs », et que tout professeur représente un savoir. Nous voulons dire que la civilisation islamique s’est bâtie sur la philosophie et les sciences, sur la soif de savoir, sur la soif d’apprendre. Et que cette soif d’apprendre ne s’étanche pas aux frontières culturelles : tout savoir, tout apprentissage, quel que soit le domaine, quelle que soit la provenance culturelle, est une lumière, un enrichissement, un épanouissement.

Inflation : tout le monde s’est trompé

Inflation : tout le monde s’est trompé


Le chercheur en finance Karl Eychenne commente, dans une tribune au « Monde », l’article des économistes Olivier Blanchard et Ben Bernanke sur les causes et la chronologie de l’inflation aux Etats-Unis.

Dans un article publié en juin (« What Caused the U.S. Pandemic-Era Inflation ? », Working Papers, NBER, 2023), Olivier Blanchard, ex-chef économiste du Fonds monétaire international (FMI), et Ben Bernanke, ex-gouverneur de la banque centrale américaine, reviennent sur l’inflation galopante qu’a connue l’économie américaine. Les auteurs semblent suggérer que tout le monde s’est finalement trompé, même ceux qui l’avaient prédite.

Bien que coécrit par l’un de ceux (Olivier Blanchard) qui avaient justement prédit l’accélération de l’inflation, cet article avance que les raisons qui furent alors invoquées ne sont pas celles qui ont été finalement observées. Les cassandres avaient tort d’avoir raison, en quelque sorte. Par ailleurs, à la différence des autres papiers qui s’attachent à analyser ou à prévoir l’inflation, cet article se concentre sur la chronologie des événements : ce qui l’amène à conclure que tout le monde avait tort, mais pas en même temps !

Ceux qui pensaient que l’inflation allait fortement accélérer ont eu raison concernant la fin de l’histoire, mais pas sur son déroulement. Leur idée phare était que le soutien excessif des politiques était la cause première d’une inflation galopante.

Selon ce scénario, le rebond de la demande postdéconfinement allait être exagéré par ces politiques de soutien, amenant le produit intérieur brut (PIB) à un niveau largement supérieur à l’offre potentielle. Le marché du travail serait alors mis à forte contribution afin que l’offre puisse répondre à la demande, provoquant ainsi des tensions sur les salaires, et in fine entretenant une inflation durable.

Mais il y avait une condition nécessaire à la réalisation d’un tel scénario. Il fallait que les salaires réagissent au marché du travail, ce qui ne semblait plus être le cas depuis quelques décennies. Dans le langage des économistes cela supposait que la fameuse courbe de Phillips, reliant le taux de chômage à l’inflation, cesse d’être plate (« What Is the Phillips Curve (and Why Has It Flattened) », Federal Reserve Bank of Saint Louis, 2020). Dans un tel scénario, les banques centrales seraient alors amenées à réagir en remontant leurs taux directeurs. Et c’est ce qu’elles ont fait, effectivement.

Pourtant, démontrent Olivier Blanchard et Ben Bernanke, le déroulé des événements invalide un tel scénario. Pour une raison et une seule : les salaires n’ont pas réagi aussi fortement qu’attendu aux tensions sur le marché du travail, que ce soit en 2021 ou en 2022. Après, oui, les salaires vont finir par accélérer enfin, mais plus tard qu’attendu.

>Macron va parler…… de tout et de rien

Macron va parler…… de tout et de rien

Macron va parler , De tout et de rien. La seule certitude c’est qu’il va profiter de la commémoration du 79 è anniversaire de la libération de la ville de Bornes les Mimosas.
Macon avait promis «une initiative politique d’ampleur». Il entend «essayer de réunir autour d’un projet clair et simple tous ceux qui veulent s’y retrouver, sans leur demander d’adhérer à tout» et sans leur proposer d’entrer dans une coalition, selon un entretien publié début août par le Figaro . En fait, la tâche qu’il avait donnée à la première ministre pour les six derniers mois et qui a échoué.

Faute de majorité à l’Assemblée nationale est probable que le chef de l’État abordera de façon générale et superficielle des thèmes comme tels que l’écologie, les services publics, le travail, l’ordre, le progrès, l’immigration. Bref, un peu l’auberge Espagnole avec le souci de contourner ce qui fâche, en tout cas ce qui suscite des oppositions.

La fameuse initiative pourrait se borner à une rencontre avec les responsables politiques.

Théoriquement une intervention pour consolider une majorité inexistante mais qui pourrait être surtout destinée à préparer le vote de l’Assemblée nationale concernant l’examen du budget 2024. Une occasion qui devrait être saisie par l’opposition y compris les Républicains pour manifester leur mauvaise humeur. Avec des risques y compris de menace de censure du gouvernement.

Aérien et Environnement- « Tout miser sur les carburants d’aviation durables est une erreur »

Aérien et Environnement- « Tout miser sur les carburants d’aviation durables est une erreur »

Pour développer les SAF, ces carburants sans pétrole auquel le gouvernement va dédier 200 millions d’euros, selon l’annonce d’Emmanuel Macron ce mardi. Mais pour le directeur général d’Air Caraïbes, Marc Rochet, cette solution s’avère trop chère et surtout pas assez économe en émissions carbone. Interrogé par La Tribune lors du Paris Air Forum, ce vendredi, il détaille d’autres pistes à privilégier selon lui.

Invité au Paris Air Forum organisé par La Tribune ce vendredi, le directeur général d’Air Caraïbes et président de French Bee a, en effet, souligné les ressources limitées en biomasse. « Il y a déjà actuellement un vrai débat sur comment utiliser cette matière qui n’est pas en quantité suffisante pour le secteur du transport aérien », pointe-t-il, estimant que les quantités disponibles ne répondent qu’à 20% des besoins de l’aviation.

Et ce n’est pas la seule difficulté à laquelle se heurtent ces carburants d’un nouveau genre, selon lui. Car ils coûtent bien plus cher que le kérosène. Entre quatre et cinq fois plus et « nous ne voyons pas de baisse significative du tarif à venir », explique Yan Derocles, analyste chez Oddo Securities, également présent au Paris Air Forum ce vendredi. « Une énergie qui coûte quatre fois plus cher, je n’ai pas tendance à y croire », tance Marc Rochet qui avance un troisième argument : « je voudrais que tout le monde soit conscient que quand un avion vole une heure, une minute, ou 100 kilomètres, qu’il soit alimenté à 100% par du SAF ou par du kérosène, il émet la même quantité de CO2 dans l’air ».

En effet, en vol, rempli de carburant vert ou polluant, l’avion brûle la même quantité de CO2. En aparté, Marc Rochet a précisé que les économies de CO2 sont réalisées lors de leur confection puisque les SAF ne nécessitent pas d’énergies fossiles. Même s’ils sont donc moins polluants, Marc Rochet fait valoir qu’ils sont certes « une très belle solution », mais qu’il faut « une quantité d’électricité incroyable pour en produire qui est, actuellement, totalement hors de portée de ce qu’on sait produire ».

Baisser la consommation et davantage de passagers

« Je crois que les SAF feront partie du dispositif mais tout miser là-dessus est une erreur et nous allons le payer très cher », conclut celui qui plaide davantage en faveur d’innovations technologiques au service d’une baisse de la consommation des avions. « À chaque saut technologique, elle diminue de 25% », assure-t-il, estimant « qu’on ne va pas assez vite ». Ainsi, « vous revenez assez vite à l’émission de gaz carbonique actuelle ou d’il y a 10 ans », fait-il valoir, considérant qu’« on ne met pas assez le paquet là-dessus ».

En outre, au défi de la hausse des coûts induite par la décarbonation du secteur, il affirme que les solutions sont multiples et passent par des avions plus modernes, une réforme du contrôle aérien, déployer du matériel électrique dans tous les aéroports, optimiser les trajectoires ou encore concevoir des avions plus légers. Il avance également la possibilité d’une meilleure optimisation de la place à leur bord. Et d’expliquer que « nous avons été les premiers et les seuls à densifier l’avion en mettant dix sièges de front dans nos A350, plutôt que 8 ou 9. Bien sûr, c’est moins confortable, mais avec ça on est capable de produire des prix qui attirent le client car ils restent accessibles ». « Je pense que l’industrie devra être capable d’absorber une partie de ces coûts », conclut-il, n’excluant toutefois pas qu’une partie de cette hausse devra être supportée par le client.

Des innovations technologiques et plus de passagers à bord des avions : une solution qui devrait également permettre à la compagnie de répondre au grand nombre de voyageurs à venir. Un point sur lequel alerte la députée écologiste, présidente de la commission transports et tourisme, Karima Delli, craignant que le nombre de passagers actuel, 4,3 milliards, soit doublé. Répondant, lors du Paris Air Forum, à Marc Rochet, elle dénonce que « lorsque vous multipliez le nombre de voyageurs transports et que vous doublez votre flotte, même si vous parvenez à baisser votre consommation de 25%, le bilan reste catastrophique. La question qui se pose est donc de savoir comment allons-nous réguler une croissance qui va ne faire que s’accélérer ». Face à ce phénomène, « certains aéroports décident de baisser le nombre de vols. Il y a, en effet, cette réflexion au niveau européen », fait-elle valoir.

Environnement- « Tout miser sur les carburants d’aviation durables est une erreur »

Environnement- « Tout miser sur les carburants d’aviation durables est une erreur »

Pour développer les SAF, ces carburants sans pétrole auquel le gouvernement va dédier 200 millions d’euros, selon l’annonce d’Emmanuel Macron ce mardi. Mais pour le directeur général d’Air Caraïbes, Marc Rochet, cette solution s’avère trop chère et surtout pas assez économe en émissions carbone. Interrogé par La Tribune lors du Paris Air Forum, ce vendredi, il détaille d’autres pistes à privilégier selon lui.

Invité au Paris Air Forum organisé par La Tribune ce vendredi, le directeur général d’Air Caraïbes et président de French Bee a, en effet, souligné les ressources limitées en biomasse. « Il y a déjà actuellement un vrai débat sur comment utiliser cette matière qui n’est pas en quantité suffisante pour le secteur du transport aérien », pointe-t-il, estimant que les quantités disponibles ne répondent qu’à 20% des besoins de l’aviation.

Et ce n’est pas la seule difficulté à laquelle se heurtent ces carburants d’un nouveau genre, selon lui. Car ils coûtent bien plus cher que le kérosène. Entre quatre et cinq fois plus et « nous ne voyons pas de baisse significative du tarif à venir », explique Yan Derocles, analyste chez Oddo Securities, également présent au Paris Air Forum ce vendredi. « Une énergie qui coûte quatre fois plus cher, je n’ai pas tendance à y croire », tance Marc Rochet qui avance un troisième argument : « je voudrais que tout le monde soit conscient que quand un avion vole une heure, une minute, ou 100 kilomètres, qu’il soit alimenté à 100% par du SAF ou par du kérosène, il émet la même quantité de CO2 dans l’air ».

En effet, en vol, rempli de carburant vert ou polluant, l’avion brûle la même quantité de CO2. En aparté, Marc Rochet a précisé que les économies de CO2 sont réalisées lors de leur confection puisque les SAF ne nécessitent pas d’énergies fossiles. Même s’ils sont donc moins polluants, Marc Rochet fait valoir qu’ils sont certes « une très belle solution », mais qu’il faut « une quantité d’électricité incroyable pour en produire qui est, actuellement, totalement hors de portée de ce qu’on sait produire ».

Baisser la consommation et davantage de passagers

« Je crois que les SAF feront partie du dispositif mais tout miser là-dessus est une erreur et nous allons le payer très cher », conclut celui qui plaide davantage en faveur d’innovations technologiques au service d’une baisse de la consommation des avions. « À chaque saut technologique, elle diminue de 25% », assure-t-il, estimant « qu’on ne va pas assez vite ». Ainsi, « vous revenez assez vite à l’émission de gaz carbonique actuelle ou d’il y a 10 ans », fait-il valoir, considérant qu’« on ne met pas assez le paquet là-dessus ».

En outre, au défi de la hausse des coûts induite par la décarbonation du secteur, il affirme que les solutions sont multiples et passent par des avions plus modernes, une réforme du contrôle aérien, déployer du matériel électrique dans tous les aéroports, optimiser les trajectoires ou encore concevoir des avions plus légers. Il avance également la possibilité d’une meilleure optimisation de la place à leur bord. Et d’expliquer que « nous avons été les premiers et les seuls à densifier l’avion en mettant dix sièges de front dans nos A350, plutôt que 8 ou 9. Bien sûr, c’est moins confortable, mais avec ça on est capable de produire des prix qui attirent le client car ils restent accessibles ». « Je pense que l’industrie devra être capable d’absorber une partie de ces coûts », conclut-il, n’excluant toutefois pas qu’une partie de cette hausse devra être supportée par le client.

Des innovations technologiques et plus de passagers à bord des avions : une solution qui devrait également permettre à la compagnie de répondre au grand nombre de voyageurs à venir. Un point sur lequel alerte la députée écologiste, présidente de la commission transports et tourisme, Karima Delli, craignant que le nombre de passagers actuel, 4,3 milliards, soit doublé. Répondant, lors du Paris Air Forum, à Marc Rochet, elle dénonce que « lorsque vous multipliez le nombre de voyageurs transports et que vous doublez votre flotte, même si vous parvenez à baisser votre consommation de 25%, le bilan reste catastrophique. La question qui se pose est donc de savoir comment allons-nous réguler une croissance qui va ne faire que s’accélérer ». Face à ce phénomène, « certains aéroports décident de baisser le nombre de vols. Il y a, en effet, cette réflexion au niveau européen », fait-elle valoir.

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