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Cuisine sociale : « les vieilles recettes de Macron « (CGT)

Cuisine sociale : « les  vieilles recettes de Macron « (CGT)

 

 

Le secrétaire général de la CGT se transforme en critique gastronomique et considère que Macron va utiliser les vieilles recettes pour sa cuisine sociale. Une manière de discréditer par avance le menu du gouvernement en particulier concernant le code du travail mais pas seulement. Une critique un peu désuète car on ne juge pas la pertinence d’une stratégie sociale à l’âge des mesures. Comme en  gastronomie, de vieilles recettes peuvent se révéler efficaces et succulentes. En outre renvoyer Macron  au passé caractérise une politique de communication de la CGT vraiment vieillotte. Pas étonnant si la CGT a perdu sa place de première organisation syndicale au profit de la CFDT dans le privé. Philippe Martinez ne veut pas des ordonnances d’Emmanuel Macron pour réformer le code du travail . « Ces ordonnances sont complètement irrecevables! L’homme neuf a de vieilles recettes », explique-t-il dans un entretien au JDD à paraître dimanche. Le leader de la CGT estime que « le Président souhaite aller plus loin que la loi travail rejetée à 70 % par les Français« , parlant même d’une « loi travail XXL ». Le secrétaire général du syndicat souhaite une concertation sur ces sujets : « Nous on est prêts, on soumettra au Premier ministre une dizaine de mesures urgentes à prendre pour le pays. » Le syndicaliste critique aussi le nouveau casting gouvernemental : « C’est d’abord un gouvernement de communication. » Et d’ajouter : « On nous avait parlé de renouvellement… Certes, il y a des inconnus mais d’autres ne sont pas des nouveau-nés comme   comme Gérard Collomb, François Bayrou, Bruno Le Maire… » De manière générale, il dénonce un « patchwork de droite » dans le nouvel exécutif. Une critique qui pourrait s’adresser beaucoup plus à la démographie des responsables dans les syndicats en particulier à la CGT.

 

« Pour la performance économique, il faut de la performance sociale »(CFDT)…..et réciproquement !

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A juste titre que la CFDT considère qu’il faut de la performance sociale pour atteindre la performance économique mais la CFDT devrait aussi insister sur la réciprocité à savoir qu’il n’y aurait y avoir de progrès social sans progrès économique. D’une certaine manière, c’est la grande maladie française qui consiste à traiter séparément les problématiques sociales et économiques. À cet égard on peut se réjouir que la nouvelle ministre du travail, ancienne DRH, ait proposé ce dialogue à la fois social et économique avec les partenaires sociaux. Le travail de compréhension et d’appropriation de la problématique économique est immense car les Français manifestent une sous-culture dans ce domaine. Une étude d’Allianz montrait que la France occupe la dernière place sur 19 pays européens étudiés dans ce domaine de connaissance. Pour être clair, la plupart des Français ne comprenne rien à l’économie ce qui explique largement la montée du gauchisme et des extrémistes qui peuvent caricaturer les enjeux économiques au service de leur idéologie. L’urgence est donc d’engager un vaste débat et pas seulement au niveau national pour permettre au plus grand nombre de comprendre la nature, l’ampleur et le rythme des mutations en cours ;  faute de cela la France retombera dans ses vieux travers à savoir le gauchisme, le corporatisme et l’étatisme  qui plombent le progrès social et le progrès économique.  Pour Laurent Berger, plusieurs points sont indispensables, « il faut qu’on aille vers une forme de codétermination à la française. Il faut plus de poids pour que les salariés puissent s’exprimer dans l’entreprise, aient des espaces de parole par le biais de leurs représentants mais aussi en propre ». Ensuite, pour Laurent Berger, « ce qui se joue c’est une articulation intelligente entre un code du travail – un socle de droits important – des négociations de branches et de la liberté de négociations dans les entreprises ». Et sur ce dernier point, il précise: « À la seule condition que le fait syndical soit reconnu plus fortement qu’aujourd’hui ».

Sondage enjeux 2017 : emploi, protection sociale et pouvoir d’achat

Sondage enjeux 2017 : emploi, protection sociale et pouvoir d’achat

 

Selon un sondage OpinionWay pour le Printemps de l’Économie, sur «les Français et les programmes électoraux», les principaux enjeux sont les suivants : emploi (59%),  protection sociale (51%), le pouvoir d’achat (48%) et l’immigration (43%). La fiscalité ne recueille que 35% des suffrages, la dette et les déficits 32%, les affaires 31%, ou la construction européenne 19%. «Force est de constater que, pour l’ensemble des Français, les trois préoccupations majeures restent économiques et sociales», analyse Pierre-Pascal Boulanger, le président-fondateur du Printemps de l’Economie.les   électeurs les républicains et  du FN, placent l’immigration et l’emploi en tête des enjeux de la prochaine élection (avec respectivement 59% et 57% pour les sympathisants de François Fillon aux deux items, et 83% et 50% pour ceux de Marine Le Pen). Leurs préférences divergent par la suite, les sympathisants LR mettant l’accent sur la dette et les déficits (54%) quand ceux du FN, sensibles à la ligne étatiste très à gauche de Marine Le Pen, plébiscitent la protection sociale (38%).

Hausse de l’immobilier : catastrophe sociale (Axel de Tarlé)

Hausse de l’immobilier : catastrophe sociale (Axel de Tarlé)

Alors que la plupart des éditorialistes au service du lobby immobilier ne cessent  de vanter le mérite de la reprise des prix Axel de Tarlé, dénonce dans le JDD cette imposture qui ne cesse d’accroître les inégalités et qui finalement ne sert même pas les intérêts du secteur concerné :

 

 

«  L’immobilier repart. Les prix ont augmenté de 1,8% en 2016. De toute part, on s’époumone : « C’est le moment d’acheter. » Stop! La hausse de l’immobilier est une catastrophe sociale qui creuse les inégalités. On a d’un côté les « heureux » propriétaires, grisés par l’envolée du mètre carré, et de l’autre des locataires – 42% de la population française – qui voient s’éloigner, à jamais, leur rêve d’avoir un toit qui leur appartienne. L’équation est devenue impossible comme le montre une note de l’Insee publiée cette semaine. En vingt ans, les revenus des Français ont augmenté de 40% et l’immobilier de… 150%! Ce grand écart pénalise particulièrement les jeunes, dans les grandes villes, là où il y a du travail. Ne peuvent acheter que ceux qui sont en CDI, bien payés, ou qui ont la chance d’avoir des parents qui peuvent les aider. Le montant de l’apport personnel représente environ 30% de l’achat, contre 15% il y a trente ans. « L’accès à la propriété est devenu plus sélectif », nous dit pudiquement l’Insee. C’est une inégalité de plus. Avec d’un côté, les « insiders », propriétaires et en CDI. Et de l’autre, les « outsiders », locataires précaires. Cette impossibilité mathématique d’avoir un toit nourrit évidemment le sentiment de déclassement. Il faut donc arrêter le disque qui tourne en boucle : « Bonne nouvelle : l’immobilier repart. » L’OCDE fait son mea culpa. Pendant des années, la hausse des prix immobiliers a été vue comme quelque chose de positif, avec un « effet richesse » dopant la consommation et la croissance. C’est aujourd’hui une machine à exclure, source de paupérisation. Un nombre croissant de Français consacrent plus de 40% de leurs revenus au logement. Qui peut s’en réjouir? On en viendrait presque à souhaiter une hausse brutale des taux d’intérêt, qui servirait de déclic et pourrait crever cette « bulle immobilière », avec à la clé une chute des prix. Avoir un toit ne doit pas être un luxe. »

 

Fillon payé 200 000 euros par Axa, société qui milite pour le démantèlement de la sécurité sociale

Fillon  payé 200 000 euros par Axa, société qui milite pour le démantèlement de la sécurité sociale

Fillon a reconnu qu’il a bien été payé par la société AXA dont l’ancien PDG Henri de Castries est l’éminence grise pour la réforme de la sécurité sociale. Du coup,  on comprend mieux la proposition de François Fillon de démanteler la sécurité sociale en ne remboursant que les maladies graves tandis que les autres pathologies devraient faire l’objet d’une assurance. Le 8  décembre nous avons diffusé l’article ci-dessous :

 

« Henri de Castries,  l’ex PDG d’AXA, le puissant groupe d’assurances, fait partie des personnalités qui conseillent Fillon. Il pourrait même devenir ministre. Du coup on ne peut s’empêcher de faire le lien avec les propositions de Fillon qui propose de transférer sur les mutuelles et autres assurances la gestion des risques maladie qui ne font pas partie des pathologies graves. Un concept d’ailleurs très flou  mais qui traduit la volonté de faire jouer au privé et aux mutuelles le rôle de Sécu bis avec à la clé des hausse très significatives des cotisations des complémentaires. Notons que l’idée n’est pas nouvelle, il y a longtemps que les assurances militent pour ce transfert  qui seraiat susceptible de faire doubler leur activité.  L’ex -PDG d’Axa est un proche de  François Fillon. Une sorte d’une éminence grise, au travail sur le projet du candidat depuis 2013. L’amitié entre les deux hommes s’est progressivement forgée depuis 1995, consolidée par leur voisinage sarthois. Alors ministre Henri de Castries? «La question ne se pose pas aujourd’hui», déclare-t-il au Figaro, «je ne demande rien». François Fillon et lui ont encore le temps d’y réfléchir. De peser le pour et le contre.  À 62 ans, l’ancien patron est connu et reconnu pour son intelligence pourrait toutefois susciter des critiques pour ses liens avec le monde patronal en particulier dans l’assurance » ;

 

Récemment on a appris que Fillon avait été financé à hauteur de 200 000 euros par AXA.

 

Fillon a été payé par Axa, société qui milite pour le démantèlement de la sécurité sociale

Fillon a  été payé par Axa, société qui milite pour le démantèlement de la sécurité sociale

 Pendant deux ans François Fillon a été paye par la société AXA dont l’ancien PDG Henri de Castries était président et éminence grise de l’ancien premier ministre pour la réforme de la sécurité sociale. Du coup,  on comprend mieux la proposition de François Fillon de démanteler la sécurité sociale en ne remboursant que les maladies graves tandis que les autres pathologies devraient faire l’objet d’une assurance. Le 8  décembre nous savons diffuser l’article ci-dessous :

 

« Henri de Castries,  l’ex PDG d’AXA, le puissant groupe d’assurances, fait partie des personnalités qui conseillent Fillon. Il pourrait même devenir ministre. Du coup on ne peut s’empêcher de faire le lien avec les propositions de Fillon qui propose de transférer sur les mutuelles et autres assurances la gestion des risques maladie qui ne font pas partie des pathologies graves. Un concept d’ailleurs très flou  mais qui traduit la volonté de faire jouer au privé et aux mutuelles le rôle de Sécu bis avec à la clé des hausse très significatives des cotisations des complémentaires. Notons que l’idée n’est pas nouvelle, il y a longtemps que les assurances militent pour ce transfert  qui seraiat susceptible de faire doubler leur activité.  L’ex -PDG d’Axa est un proche de  François Fillon. Une sorte d’une éminence grise, au travail sur le projet du candidat depuis 2013. L’amitié entre les deux hommes s’est progressivement forgée depuis 1995, consolidée par leur voisinage sarthois. Alors ministre Henri de Castries? «La question ne se pose pas aujourd’hui», déclare-t-il au Figaro, «je ne demande rien». François Fillon et lui ont encore le temps d’y réfléchir. De peser le pour et le contre.  À 62 ans, l’ancien patron est connu et reconnu pour son intelligence pourrait toutefois susciter des critiques pour ses liens avec le monde patronal en particulier dans l’assurance »

 

 

Aujourd’hui nous avons la confirmation.  De 2012 à 2014, François Fillon a en effet travaillé pour Axa lors des négociations sur la directive européenne dite Solvabilité 2, comme l’a indiqué la compagnie à L’argus de l’assurance. Pour rappel, cette disposition réglementaire entrée en vigueur le 1er janvier 2016 impose désormais aux assureurs de détenir un minimum de fonds propres afin de se prémunir contre les risques systémiques. Celle-ci devrait, en toute logique, bientôt s’appliquer au droit français, puisque le décret de transposition a déjà été publié.  Mais il y avait bien entendu une incompatibilité totale pour Fillon à intervenir sur cette question comme député en étend en même temps payé par Axa

Protection sociale : 34 % du PIB en France

Protection sociale : 34 % du PIB en France

 

 

 

La France est pratiquement en tête en Europe pour les dépenses publiques relatives à la protection sociale mais  il convient de relativiser les comparaisons en fonction des niveaux de vie, de la démographie et  du rôle respectif du public et privé pour la couverture des risques. Reste que la plupart des comptes sociaux sont dans le rouge en France (chômage, maladie, retraite etc.) ;  pour autant,  on voit mal comment l’assainissement pourrait passer par des mesures à coups de serpe forcément impopulaire mais pas forcément pertinentes.  il conviendrait sans doute d’engager un processus très détaillé de réduction des dépenses en fonction des prestations aussi envisager d’autres modalités de financement de certaines dépenses sociales notamment en ayant recours à l’augmentation de la CSG dans l’assiette est beaucoup plus large et qui couvre tous les revenus, pas seulement ceux du travail.  Globalement, depuis 2011, les dépenses de protection sociale ont légèrement augmenté dans l’Union européenne (UE), passant de 28,3% du PIB en 2011 à 28,7% en 2014. En 2014, les deux principales sources de financement de la protection sociale au niveau de l’UE étaient les contributions publiques provenant des impôts, comptant pour 40% des recettes totales, et les cotisations sociales pour 54%. La moyenne de l’UE continue cependant de masquer de fortes disparités d’un État membre à l’autre. En 2014, les dépenses de protection sociale représentaient au moins 30% du PIB en France (34,3%), au Danemark (33,5%), en Finlande (31,9%), aux Pays-Bas (30,9%), en Belgique (30,3%), en Autriche ainsi qu’en Italie (30,0% chacun). En revanche, à l’autre bout de l’échelle, les dépenses de protection sociale étaient inférieures à 20% du PIB en Lettonie (14,5%), en Lituanie (14,7%), en Roumanie (14,8%), en Estonie (15,1%), en Bulgarie et en Slovaquie (18,5% chacune), à Malte et en Pologne (19,0% chacun), en République tchèque (19,7%) et en Hongrie (19,9%).Mais  dans certains pays, des complémentaires retraites individuelles et privées ne seront pas prise en compte, par définition, dans les dépenses publiques allouées à la protection sociale. En France, à l’inverse, les régimes complémentaires Arrco et Agirc, qui sont obligatoires, sont pris en compte dans ces dépenses. Le même raisonnement prévaut en matière de dépenses santé. En d’autres termes, la place laissée au privé en France pour la prise en charge de la protection sociale est moindre que dans d’autres pays. en 2014, les dépenses de protection sociale par habitant, exprimées en « SPA » (standard de pouvoir d’achat), qui permet d’éliminer les différences de niveaux de prix entre les pays, révélaient de grandes différences entre États membres de l’UE. Après le Luxembourg, les dépenses les plus élevées par habitant étaient enregistrées au Danemark, aux Pays-Bas et en Autriche aux alentours de 35% à 40% au-dessus de la moyenne de l’UE, suivis de l’Allemagne et de la France (à environ 30% au-dessus de la moyenne) ainsi que de la Belgique, de la Finlande et de la Suède à environ 20% au-dessus de la moyenne. La dépense par habitant la plus faible a quant à elle été relevée en Roumanie, à plus de 70% en-dessous de la moyenne de l’UE, suivie de la Bulgarie et de la Lettonie (avec des niveaux entre 65% et 70% inférieurs à la moyenne de l’UE). En moyenne dans l’UE, les pensions de vieillesse et de survie représentaient 45.9% des prestations sociales totales en 2014 et constituaient la principale dépense de protection sociale dans quasiment tous les États membres. La part des pensions de vieillesse et de survie dans le total des prestations sociales était la plus élevée en Grèce (65,0%) – d’où l’importance du niveau des pensions dans ce pays dans la polémique qui l’oppose à ses créanciers -, en Pologne (60,4%), en Italie (58,6%), au Portugal (57,5%), à Chypre (55,5%) ainsi qu’en Roumanie (55,1%), tandis qu’elle était la plus faible en Irlande (29,8%), au Luxembourg (37,7%), en Allemagne (39,2%) et en Belgique (40,3%).Les prestations de maladie, de soins de santé et d’invalidité comptaient en 2014 pour 36,5% des prestations sociales totales dans l’UE. Elles représentaient la plus grande part de dépense de protection sociale en Irlande, en Allemagne  et en Croatie. Parmi les États membres, la part de ces dépenses variait de 23,3% à Chypre et 26,1% en Grèce à 42,3% aux Pays-Bas, 42,8% en Allemagne et 45,8% en Croatie. Enfin, en moyenne dans l’UE en 2014, les prestations familiales représentaient 8,5% des prestations sociales totales, les prestations de chômage 5,1% et les prestations liées au logement et à l’exclusion sociale 4,0%. La part des prestations familiales s’échelonnait de 3,1% aux Pays-Bas à 15,6% au Luxembourg. La part des prestations de chômage variait de 1,0% du total en Roumanie à 13,8% en Irlande, et celle des prestations liées au logement et à l’exclusion sociale entre 0,2% en Grèce et 7,7% au Royaume-Uni.

(avec La Tribune)

Sondage : 80 à 90 % des Français opposés à la purge sociale de Fillon

Sondage : 80 à 90 % des Français opposés à la purge sociale de Fillon

 

L’entourage de François Fillon va devoir sérieusement rétropédaler pour permettre au gagnant de la primaire de droite de devenir un candidat rassembleur en 2017. En effet la purge du cœur Fillon est repoussée par 80 à 90 % des Français selon la nature des propositions. Le rétro pédalage a d’ailleurs commencé chez certains proches de François Fillon qui parle de la nécessité d’une plus grande pédagogie. En réalité il ne s’agit pas seulement de pédagogie ou de démarche mais d’une divergence sur le fond. Certes on conviendra facilement que la France est condamnée à réduire ses dépenses en raison des déficits budgétaires récurrents et d’un endettement qui deviendra un jour complètement insupportable (en moyenne l’endettement public représente 30 000 € par habitant). Des économies et des réformes sont possibles et nécessaires mais elles doivent être opérées de manière pertinente et fine. Pour parler clair Fillon a élaboré un programme pour séduire  les sélecteurs de la  la primaire ;  électeurs partisans du   conservatisme sociétal et qui soutiennent aussi l’ultralibéralisme.  Mais ce programme est peu  adapté à l’ensemble du pays et de sa population. Trop schématique, trop brutal, trop approximatif comme de l faire rembourser par la sécurité que les maladies graves. Un concept ridicule dans une démarche de soins la plupart des maladies graves ce signalent souvent  au départ par des pathologies légères qui si elles ne sont pas soignées attend faute de moyens financiers  des intéressés peuvent se transformer en pathologies mortelles. Approximation aussi avec le non remplacement partout des fonctionnaires qui partent en retraite. .On ne peut comparer le caractère régalien de l’activité d’un policier ou d’une infirmière avec le rôle d’un jardinier municipal.  Bref Fillon devra sérieusement revoir sa copie car u n sondage Elabe pour « Les Echos » et Radio Classique montre qu’une écrasante majorité des Français est opposée aux baisses de dépenses publiques prévues par François Fillon. Ils sont également très sceptiques sur la diminution de 500.000 fonctionnaires. Pour François Fillon, les ennuis commencent. Il a beau avoir emporté la primaire avec 66,5% des suffrages de plus de 4,5 millions d’électeurs, ses mesures les plus radicales en matière de baisse des dépenses publiques – il a évoqué une diminution de 100 milliards d’euros – passent mal. C’est peu dire. Selon un sondage Elabe pour « Les Echos », Radio Classique et l’Institut Montaigne, réalisé auprès de 1003 personnes les 6 et 7 décembre, une immense majorité de Français disent « non » à certains de ses projets. Ils sont ainsi 90% à être opposés à la baisse annoncée des dépenses publiques en matière de santé ; ils sont encore 89% à être contre une baisse des dépenses pour les retraites, l’éducation (86%), la justice (82%). Et, selon l’institut Elabe ce front du refus est unanime, il ne vient pas particulièrement d’un groupe déterminé, il est trans-partisan.

Fillon : une politique sociale à coups de serpe

Fillon : une politique sociale à coups de serpe

 

La purge que propose François Fillon dans le domaine social sera vraisemblablement au cœur de la campagne électorale. Le caractère radical de ces propositions rend en effet le programme de Fillon très clivant. On dit pourtant que François Fillon a minutieusement préparé ses propositions depuis des années pourtant force est de constater que certaines manquent cruellement de pertinence et surtout de réalisme Certes des évolutions sont indispensables pour pérenniser un modèle social dont le financement n’est pas assuré mais les réformes dans ce domaine doivent être menées de manière pertinente et progressive pour ne pas faire porter tout le poids du changement aux couches moyennes et au plus défavorisés. Un seul exemple celui de la réforme de la sécurité sociale qui ne couvrirait que les pathologies graves, les autres risques devant être couverts par des assurances. Une perspective qui aboutirait à un quasi-doublement des cotisations sociales des salariés, soit en moyenne 300 à 400 € par mois. Une folie évidemment et  complètement irresponsable même si Fillon tente de l’adoucir en indiquant que les plus défavorisés seraient couverts en totalité par la sécurité sociale pour tous les risques. Comme l’indiquait Fillon les riches peuvent payer mais qu’en est-il des couches moyennes et ou peu aisées. Un projet par ailleurs juridiquement et constitutionnellement impossible car il y aurait une inégalité de traitement. On ne peut demander à la fois les ressources des couches moyennes pour boucher le trou de la sécu et en même temps priver la plus grande partie des cotisants de la couverture de la sécu. Même approximation concernant la réduction du nombre de fonctionnaires. Le chiffre de 500 000 et inatteignables et n’a aucun sens tant que n’a pas été défini le nouveau champ d’intervention de l’État. Or c’est la question centrale. Certes le nombre de fonctionnaires doit être revu sérieusement en baisse mais il faut surtout supprimer de nombreuses interventions étatiques qui n’ont rien à voir avec les missions  régaliennes de l’État et qui entretiennent la bureaucratie principale responsable du manque de compétitivité de l’économie française. Il faudrait donc d’abord définir les champs qui justifient l’intervention de la puissance publique et les métiers qui imposent un statut de fonctionnaire. Une politique autrement pertinente que celle  qui consiste à passer un coup de rabot sur tout. D’autres mesures par contre sont plus efficaces comme celle de l’allégement des charges des entreprises mais qui fait porter tout le poids des réformes fiscales sur les ménages ; réformes  socialement et politiquement non seulement injustes mais économiquement dommageables pour la croissance. Bref un programme davantage taillé pour le cœur de l’électorat  qu’un programme pour la France.  Selon l’institut Harris Interactive, son électorat de la primaire est âgé à 55% d’au moins 50 ans (34% de 65 ans et plus). Il est composé à 45% d’inactifs et à 34% de personnes issus des catégories socioprofessionnelles supérieures. Pour Stéphane Rozès, président de la société de conseil Cap, le résultat de dimanche relève donc d’une « illusion d’optique » et François Fillon aurait tort de penser que « l’électorat de la primaire est l’électorat de la France ». « François Fillon dit vouloir changer le logiciel du modèle social français », ajoute-t-il. « Mais très majoritairement, les classes actives et populaires ne veulent pas tant un changement de logiciel qu’une consolidation du modèle social. »

Aide sociale : désormais soumise à conditions pour les étrangers en Allemagne

Aide sociale : désormais soumise à conditions pour les étrangers en Allemagne

Le gouvernement allemand a adopté mercredi un projet de loi restreignant fortement l’accès aux prestations sociales des immigrés en provenance de l’Union européenne, l’Allemagne, premier pays d’accueil de migrants intracommunautaires, voulant éviter de voir son système de protection sociale débordé. Berlin avait élaboré ce projet de loi en avril, emboîtant le pas au Royaume-Uni, dont l’ex-Premier ministre David Cameron, alors en campagne contre le « Brexit », militait pour réduire les arrivées de travailleurs migrants intra-européens sur le sol britannique et avait obtenu l’accord de Bruxelles sur le sujet.  Rien n’est entré en oeuvre en Grande-Bretagne, car les Britanniques ont voté en juin en faveur d’une sortie de leur pays de l’Union européenne, rendant caduque l’accord avec Bruxelles. En Allemagne, première économie européenne, les choses ont en revanche suivi leur chemin. Selon le texte adopté mercredi, les ressortissants européens vivant dans le pays sans travailler n’auront plus droit aux aides sociales avant un séjour légal de cinq années dans le pays. « La règle est claire: celui qui vit ici, travaille et paie des cotisations a aussi droit aux prestations de notre système social », a expliqué la ministre allemande du Travail Andrea Nahles après l’adoption de son projet de loi en conseil des ministres. Mais pour celui « qui n’a encore jamais travaillé ici et est dépendant de l’aide financière publique pour vivre, un principe prévaut: les prestations de subsistance sont à demander dans le pays d’origine de chacun », a poursuivi la ministre sociale-démocrate. Cette loi doit encore être votée par le Parlement allemand. L’Allemagne a été longtemps opposée à une telle mesure, jugée par certains discriminatoire au regard du principe européen de libre-circulation. Mais elle avait ensuite changé d’avis, quand le tribunal fédéral des affaires sociales avait statué fin 2015 que tout citoyen de l’UE, même sans travail, avait droit au bout de six mois à bénéficier des aides sociales. Ce jugement avait suscité des inquiétudes dans les communes, qui financent l’aide sociale, et fait redouter que cela attire des citoyens de l’UE venant de pays au niveau de vie inférieur comme la Roumanie ou la Bulgarie. Andrea Nahles avait alors proposé de changer la loi pour durcir les conditions d’octroi de ces aides. Il n’y a « pas d’Union sociale en Europe », avait encore noté la chancelière. « Tout citoyen roumain est le bienvenu. Mais s’il s’agit de percevoir des allocations sociales, qui ne reposent pas sur un travail (…) alors je suis d’avis qu’il est acceptable qu’il retourne dans son pays ». Le nombre de migrants en provenance des pays de l’UE a atteint un record l’an passé, avec plus de 685.000 arrivées, avait indiqué début juillet l’Office fédéral de la migration et des réfugiés (BAMF). Mais comme environ 303.000 avaient quitté le pays, le solde migratoire net s’était élevé à 382.000. Le plus gros des troupes est arrivé des deux pays les plus pauvres de l’UE, Roumanie et Bulgarie, et de Pologne. En Allemagne vivent quelque 4,1 millions de ressortissants de l’Union européenne.

 

(BFM)

L’état de la France : un pays en ruine morale, sociale, économique et démocratique

L’état de la France : un pays en ruine morale, sociale,  économique et démocratique

 

 

 

 

Si l’on entend par ruine  un processus d’effondrement conduisant à l’appauvrissement général alors le pays est bien en ruine. Tant que les politique n’auront pas accepté de faire ce constat rien ne pourra évoluer et la France  ne pourra que s’enfoncer d’année en année. D’abord une ruine morale car les Français sont les plus pessimistes du monde, il ne croit pas dans le redressement économique encore moins dans la capacité des organisations politiques à opérer les réformes structurelles pour régler notammeet  la question fondamentale de la croissance et du chômage. En ruine sociale également compte de tenu de l’ampleur réelle du nombre de chômeurs réels, environ 8 millions. De ce fait,  le coût de la protection sociale écrase salaire et compétitivité. Une protection sociale largement hypothéquée aussi par les retraites. Pour faire court la France compte trop d’inactifs,  ce qui plombe les comptes sociaux. En matière d’activité,  la croissance est en moyenne insignifiante depuis 2008. En clair cela signifie que la France crée très peu de richesses nouvelles alors qu’heureusement sa démographie progresse. Enfin sur le plan financier le pays est proche de la faillite. Les déficits s’ajoutent aux déficits et la dette devient insupportable. Une dette de plus de 2000 milliards qui représentent environ 30 000 € par habitant. Une dette supérieure à celle des grecs et qui ne pourra jamais être remboursée (sauf en monnaie de singe).  Il y a enfin l’état de la démocratie : déplorable. Une démocratie formelle. En cause évidemment,  l’appropriation de la politique par une caste d’apparatchiks de l’extrême gauche à l’extrême droite. Des responsables là depuis 10 ans, 20, 30 ans, plus encore, surtout là pour en vivre et qui ont perdu tout sens de réalités socioéconomiques et de l’intérêt général. De ce point de vue,  la démocratie est réellement mise en danger par les professionnels de la politique. Ce que confirme une  enquête menée par l’Observatoire de la démocratie de la fondation Jean Jaurès.  Certes  les français restent attachés à la démocratie et à ses valeurs – 91 % déclarent que la démocratie est importante pour eux – seuls 36 % estiment qu’elle fonctionne bien. Pire, 72 % des personnes interrogées estiment que la démocratie est en danger, notamment à cause de l’extrémisme politique et du « divorce croissant entre les citoyens et leurs représentants », indique l’Observatoire. Ce n’est dans ce cadre pas surprenant de voir que seuls 52 % des électeurs déclarent voter à toutes les élections. Et malheureusement, ce sont les jeunes  qui votent le moins : 30 % des 18-24 ans  et seuls 27 % des 25-34 ans sont des électeurs assidus ! La démocratie française est à l’âge du néandertalien. On glisse un bout de papier dans l’urne et les élus font ensuite ce qu’ils veulent ou peuvent ; Et ils ne peuvent et ne veulent pas grand chose ; Comme la plupart sont paresseux et incompétent, on additionne les projets les plus contradictoires des technocrates. Bilan une dérive des coûts de fonctionnement et d’investissement. Avec en plus une bureaucratie de type soviétique  avec les procédures en plus. Qui aura le courage de dire aussi que la France ne travaille pas assez, qu’il y a trop d’inactifs, trop de faux chômeurs, que les salariés ne travaillent pas assez (on travaille moitie moins de temps qu’il y a 60 ans en prenant en compte  les durées effectives et non théoriques!). Le pire,  c’est que la culture loisir a pris le pas sur la valeur travail (notamment depuis les 35 heures). Le pays est à la dérive depuis une quarantaine d’années sur tous les plans. La responsabilité en incombe aux responsables économiques (la caste des ingénieurs des mines qui a liquidé l’industrie), politiques (les partis et leurs apparatchiks) et sociaux (les organisations corpos et gauchistes) mais aussi aux français qui choisissent des responsables qui leur ressemblent. La France ou les partis ont toujours écarté les responsables qui conditionnaient le redressement à l’effort des Français : Barre, Rocard,  Delors. Sans parler de De Gaulle viré comme un malpropre.  On a préféré ceux qui racontaient des histoires à dormir debout (Mitterrand, Chirac, Sarkozy et Hollande). Oui, la France est en ruine économique et sociale et le plus grave c’est leur désespérance totale. Alors qui, pour ce constat  public de l’état du pays ? Celui (celle ou ceux) qui témoignera d’assez de  lucidité et courage s aura des chances de retrouver du crédit auprès de l’opinion. Des potentialités énormes existent évidemment   mais reste à les mettre en mouvement mais pas sur du sable,  mais sur les  bases solides de nos réalités.

 

L’état de la France : un pays en ruine morale, sociale, économique et démocratique

 L’état de la France : un pays en ruine morale, sociale,  économique et démocratique

 

 

 

 

Si l’on entend par ruine  un processus d’effondrement conduisant à l’appauvrissement général alors le pays est bien en ruine. Tant que les politique n’auront pas accepté de faire ce constat rien ne pourra évoluer et la France  ne pourra que s’enfoncer d’année en année. D’abord une ruine morale car les Français sont les plus pessimistes du monde, il ne croit pas dans le redressement économique encore moins dans la capacité des organisations politiques à opérer les réformes structurelles pour régler la question fondamentale de la croissance et du chômage. En ruine sociale également compte de tenu de l’ampleur réelle du nombre de chômeurs réels, environ 8 millions. De ce fait,  le coût de la protection sociale écrase salaire et compétitivité. Une protection sociale largement hypothéquée aussi par les retraites. Pour faire court la France compte trop d’inactifs,  ce qui plombe les comptes sociaux. En matière d’activité,  la croissance est en moyenne insignifiante depuis 2008. En clair cela signifie que la France crée très peu de richesses nouvelles alors qu’heureusement sa démographie progresse. Enfin sur le plan financier le pays est proche de la faillite. Les déficits s’ajoutent aux déficits et la dette devient insupportable. Une dette de plus de 2000 milliards qui représentent environ 30 000 € par habitant. Une dette supérieure à celle des grecs et qui ne pourra jamais être remboursée (sauf en monnaie de singe).  Il y a enfin l’état de la démocratie : déplorable. Une démocratie formelle. En cause évidemment l’appropriation de la politique par une caste d’apparatchiks de l’extrême gauche à l’extrême droite. Des responsables là depuis 10 ans, 20, 30 ans, plus encore, surtout là pour en vivre et qui ont perdu tout sens de réalités socioéconomiques et de l’intérêt général. De ce point de vue,  la démocratie est réellement mise en danger par les professionnels de la politique. Ce que confirme une  enquête menée par l’Observatoire de la démocratie de la fondation Jean Jaurès.  Certes  les français restent attachés à la démocratie et à ses valeurs – 91 % déclarent que la démocratie est importante pour eux – seuls 36 % estiment qu’elle fonctionne bien. Pire, 72 % des personnes interrogées estiment que la démocratie est en danger, notamment à cause de l’extrémisme politique et du « divorce croissant entre les citoyens et leurs représentants », indique l’Observatoire. Ce n’est dans ce cadre pas surprenant de voir que seuls 52 % des électeurs déclarent voter à toutes les élections. Et malheureusement, ce sont les jeunes  qui votent le moins : 30 % des 18-24 ans  et seuls 27 % des 25-34 ans sont des électeurs assidus ! La démocratie française est à l’âge du néandertalien. On glisse un bout de papier dans l’urne et les élus font ensuite ce qu’ils veulent ou peuvent ; Et ils ne peuvent et ne veulent pas grand chose ; Comme la plupart sont paresseux et incompétents on additionne les projets les plus contradictoires des technocrates. Bilan une dérive des coûts de fonctionnement et d’investissement. Avec en plus une bureaucratie de type soviétique  avec les procédures en plus. Qui aura le courage de dire aussi que la France ne travaille pas assez, qu’il y a trop d’inactifs, trop de faux chômeurs, que les salariés ne travaillent pas assez (on travaille moitie moins de temps qu’il y a 60 ans en prenant en compte  les durées effectives et non théoriques!). Le pire c’est que la culture loisir a pris le pas sur la valeur travail (notamment depuis les 35 heures). Le pays est à la dérive depuis une quarantaine d’années sur tous les plans. La responsabilité en incombe aux responsables économiques (la caste des ingénieurs des mines qui a liquidé l’industrie), politiques (les partis et leurs apparatchiks) et sociaux (les organisations corpos et gauchistes) mais aussi aux français qui choisissent des responsables qui leur ressemblent. La France ou les partis ont toujours écarté les responsables qui conditionnaient le redressement à l’effort des Français : Barre, Rocard,  Delors. Sans parler de De Gaulle viré comme un malpropre.  On a préféré ceux qui racontaient des histoires à dormir debout (Mitterrand, Chirac, Sarkozy et Hollande). Oui, la France est en ruine économique et sociale et le plus grave c’est leur désespérance totale. Alors qui, pour ce constat  public de l’état du pays ? Celui (celle ou ceux) qui témoignera d’assez de  lucidité et courage auront des aura des chances de retrouver du crédit auprès de l’opinion. Des potentialités énormes existent évidemment   évidemment mais reste à les mettre en mouvement mais pas sur du sable,  mais sur les  bases solide de nos réalités.

 

Loi travail : une innovation sociale majeure » (CFDT)

Loi travail : une innovation sociale majeure » (CFDT)

 

 

Il est clair que la contestation politique et syndicale a largement brouillé les enjeux  de la loi travail ;  cela d’autant plus que le gouvernement a été incapable d’organiser la concertation pas plus qu’il n’a été capable d’expliquer le contenu de cette  loi. La CFDT a sans doute raison de souligner l’innovation majeure que constitue l’article de la loi travail qui permet la décentralisation du débat social au niveau de l’entreprise. « Au-delà de la méthode que la CFDT a vivement critiquée, au-delà du contexte économique, politique et social qui n’a pas facilité le débat de fond sur le contenu réel du texte », la centrale dirigée par Laurent Berger « veut en retenir une  innovation sociale majeure ». L’enjeu majeur  de la  réforme est  contenu dans l’article 2 de la loi qui prévoit l’inversion de la hiérarchie des normes. En clair une disposition qui donne la primauté à  l’accord d’entreprise sur les dispositions nationales. Une orientation  essentielle  qui voit s’affronter étatistes et décentralisateurs (CGT contre la CFDT notamment), gauchistes contre socio démocrates, archaïques contre réformateurs. Il faut bien comprendre que la CGT (comme FO) tient au statu quo (et demandent donc le retrait de l’article mais aussi de la loi) pour une raison essentielle : la peur de voir son audience diminuer dans les entreprises au profit notamment de la CFDT. En effet dans les entreprises on prend généralement davantage en compte les préoccupations locales concrètes que les orientations nationales surtout teintées politiquement. Le pouvoir ne pouvait  lâcher sans se mettre à dos la CFDT pour satisfaire FO ou la CGT qui de toute manière ont choisi la voie de la dérive gauchiste et étatiste. Cette réforme n’aura sans doute pas d’effet immédiat mais elle  engage un processus de réforme fondamentale sur le contenu du débat social en France et sur l’implication démocratique des salariés. Le syndicat salue le « renforcement de la négociation d’entreprise », au cœur de la réforme. « C’est désormais sur le terrain que se fera la démonstration de l’efficacité pour les salariés et les entreprises de ces nouvelles modalités de création des normes de droit sur les questions de temps de travail par accords majoritaires », estime la CFDT. Elle souligne aussi la création d’une instance de dialogue social dans les franchises. La CFDT insiste par ailleurs sur la création du CPA, « outil essentiel pour sécuriser les parcours professionnels », et assure qu’elle « agira pour étoffer » ce dispositif « au fil du temps, notamment par la possibilité d’en faire un outil de gestion de son temps de travail tout au long de la vie ». La CFDT « souhaite que les décrets sortent rapidement », et assure que ses équipes « sauront répondre sur le terrain aux enjeux de modernisation et d’effectivité des droits pour et avec les salariés ».

Sécurité sociale : le déficit « seulement »de 9,1 milliards d’euros

Sécurité sociale : le déficit «  seulement »de  9,1 milliards d’euros

Une grande victoire pour Marisol Touraine qui annonce que le déficit de la sécu sera limité à un peu plus de 9 milliards en 2016. Le déficit 2016 de la sécurité sociale sera « à son plus bas niveau depuis 2002″, selon la ministre de la Santé. Problème cependant : l’année 2016 est loin d’être terminée et tout dépendra aussi des conditions climatiques…. Et des virus.et autres infections bactériennes.  Alors que la Cour des Comptes vient récemment de déclarer qu’elle était dans l’incapacité de prévoir une date pour le rééquilibrage des comptes de la Sécu (pas avant 2020) la commission des comptes de la sécurité sociale est plus complaisante ;  elle juge qu’il faudra faire des efforts supplémentaires par rapport à ceux demandés par le gouvernement. Une sorte d’euphémisme puisque ce déficit de la sécu et de l’ordre  deux 10 milliards et que les déficits cumulés représentent environ 230 milliards !  La vérité c’est que la dérive est incontrôlable et que la sécu sert aussi d’amortisseur social face à la crise. En outre il est clair qu’en l’état actuel du chômage les recettes sont durement affectées tandis que les dépenses dérivent. Le gouvernement doit aller au-delà des efforts de maîtrise des dépenses de santé déjà prévus pour tenir ses objectifs de baisse du déficit de la protection sociale en 2016, juge donc  la Commission des comptes de la Sécurité sociale (CCSS). Selon des informations publiées par Les Echos, le gouvernement table sur un déficit de la Sécurité sociale proche de dix milliards d’euros l’an prochain, en baisse de trois milliards par rapport à cette année. Mais à en juger par les dernières projections de la CCSS, qui seront présentées lors de cette réunion et dont Reuters à obtenu la synthèse, le pari n’est pas gagné. La Commission table sur un déficit global du régime général de la Sécurité sociale et du Fonds de solidarité vieillesse (FSV) de 12,8 milliards d’euros en 2015, en baisse de 400 millions d’euros par rapport à 2014, et de 14,2 milliards en 2016, donc de nouveau en hausse, avant mesures correctrices. Le programme de stabilité des dépenses publiques de la France prévoit cependant de limiter à 1,75% la progression des dépenses d’assurance maladie, après 2,05% en 2015. « La fixation d’un Ondam (objectif national de dépenses d’assurance maladie) à 1,75% devrait réduire de 3,1 milliards (ces) dépenses », estime la CCSS dans son rapport. De quoi ramener le déficit de l’assurance maladie à sept milliards d’euros, niveau comparable à celui attendu en 2015. Mais cela ne ramènerait le déficit global de la Sécurité sociale qu’à 11,1 milliards d’euros, largement au-dessus de l’objectif affiché par le programme de stabilité. « Des mesures complémentaires en dépenses ou en recettes sont donc nécessaires pour réduire significativement le déficit », écrit donc naïvement la  commission.

 

Le projet de réforme sociale de la ministre du travail

Le projet de réforme sociale de la ministre du travail

 

 

Le quotidien Le Parisien / Aujourd’hui en France a dévoilé l’avant-projet de loi de la ministre du Travail. Un projet de loi qui risque de faire grincer les dents du côté des syndicats et de certains représentants de la gauche du coup le gouvernement envisage très sérieusement de faire passer le texte en force avec l’article 49-3. Un texte de 105 pages et pas moins de 47 articles qui risquent d’enflammer les débats.  Officiellement, les 35 heures ne sont pas remises en cause c’est à dire que le temps légal de travail demeure le même et que le tarif majoré s’appliquera dès la 36e heure travaillée. En revanche, les employés ne pourront travailler plus de 60 heures par semaine. Un temps de travail maximal qui devra cependant justifier des « circonstances exceptionnelles ». Jusqu’à présent, il fallait obtenir l’autorisation de la Direction du travail qui n’accordait que très rarement cette dérogation.  Actuellement, le « forfait jour » appliqué dans les entreprises libère les cadres de la contrainte des 35 heures, si tant est qu’ils ne travaillent pas plus de 235 jours par an et que leurs temps de travail soit espacé de 11 heures de repos obligatoires. Le projet de loi de Myriam El Khomri prévoit d’alléger ces points pour les entreprises de moins de 50 salariés qui pourront s’entendre avec les employés « de gré à gré » et non plus sur la base de la signature d’un accord collectif obligatoire. Les heures de repos ne seront plus obligatoirement consécutives et pourront être fractionnées. Aujourd’hui, la moitié des cadres des entreprises françaises travaillent sous le régime de ce forfait jour qui sera donc revisité. C’est une mesure qui fera débat, notamment puisque le Comité européen des droits sociaux s’en est déjà emparé. À ce jour, le code du Travail prévoit que les périodes d’astreinte d’un salarié (c’est à dire dont la fonction l’oblige à rester disponible chez lui ou à proximité de son lieu de travail pour l’entreprise en cas d’urgence) soient considérées comme du temps de travail effectif, bien que celles-ci puissent éventuellement être moins payées. La nouvelle loi permettrait à l’employeur de considérer l’astreinte comme un « temps de repos » dès lors que le salarié n’a pas été sollicité.   Les entreprises avaient déjà la possibilité de changer les termes d’un contrat, sous réserve de l’accord de l’employé. Néanmoins, ce sont les conséquences d’un refus de sa part qui seront désormais modifiées. En effet, la loi prévoit qu’en cas de besoin (pour la préservation de l’emploi ou son développement), l’entreprise pourra désormais moduler librement le temps de travail et le salaire pour une durée maximale de cinq ans. En cas de refus, l’employé pourra être sanctionné d’un licenciement pour « cause réelle et sérieuse », bien moins favorable au licenciement économique auquel il était jusqu’à lors exposé dans ce cas de figure. Et il ne s’agit pas de la seule mesure plus avantageuse pour l’entreprise. En effet, alors qu’il était réclamé par le patronat, le plafonnement des indemnités prud’homales entrera en vigueur. Alors que les juges sont aujourd’hui libres de fixer le montant des indemnités, ils devront désormais suivre un barème imposé selon l’ancienneté du salarié. Ainsi, les licenciés avec moins de deux ans d’expérience dans l’entreprise auront droit à un minimum de trois mois de salaire tandis que les employés avec un temps de présence supérieur à 20 ans auront droit à un maximum de 15 mois.

Mixité sociale collèges : une réforme pas très claire

Mixité sociale collèges : une réforme pas très claire

Difficile de voir clair concernant la réforme que la ministre de l’éducation veut mettre en place afin de favoriser une plus grande mixité sociale. Première question posée :  l’inscription dans un collège autre que celui près du domicile sera-t-elle obligatoire ou pas ? De ce point de vue la ministre n’est pas très claire. Pour attirer les enfants dans des collèges socialement défavorisés la ministre propose des contenus pédagogiques enrichis comme par exemple l’enseignement du chinois. Encore faudrait-il que dans lesdits  collèges on se soit approprié les fondamentaux de la langue française ! Par ailleurs le concept de multi collèges secteur qui couvrirait un même territoire paraît pour le moins assez fumeux. « Il faut prendre son temps si on veut que les choses soient efficaces », a expliqué Najat Vallaud-Belkacem ce mardi matin sur France Info. L’expérimentation va commencer dans dix-sept départements volontaires avant de faire l’objet d’une évaluation scientifique. Mais pas question pour la ministre de l’Education d’obliger les familles à envoyer leurs enfants dans des collèges ghettos. Le principe de la réforme initiée par la ministre de l’Education, c’est le volontariat :  »Je ne souhaite pas forcer les familles mais donner envie de mixité sociale. Il faut rendre les établissements plus attractifs. » Et Najat Vallaud-Belkacem donne un exemple : « Prenons un département, un territoire dans lequel il y a, mettons, cinq collèges pas très éloignés les uns des autres entre lesquels il y a une ségrégation claire qui se joue. Dès lors qu’on y mène cette expérimentation, on a pouvoir y décider, par exemple, de créer un nouveau secteur multi-collèges dans lequel on affectera les élèves pour respecter davantage la mixité sociale. Donc au sein de ce périmètre, il faudra travailler sur l’offre pédagogique pour rendre les établissements plus attractifs ». Comme par exemple des cours de chinois.

Sondage Conférence sociale : inutile pour 6 Français sur 10

Sondage Conférence sociale : inutile pour 6 Français sur 10

 

  • Une grande messe considérée comme inutile. Pas étonnant,  les grands sujets fondamentaux n’y seront pas traités : l’emploi, le pouvoir d’achat, les conditions de travail ou le financement de la protection sociale. Pour ne fâcher personne on va traiter de questions importantes mais quand même secondaires. Trois tables rondes sont en effet prévues lors de la conférence sociale, sur la « sécurisation des parcours professionnels et la création du compte personnel d’activité », sur la transition énergétique et une troisième sur la « transformation numérique ». En outre c’est une curieuse conception du dialogue sociale réduite à une conférence d’une journée ! pourquoi pas une heure ? le PS qui a usurpé sa légitimité de gauche conserve une curieuse conception des relations sociales en se substituant en faiat aux partenaires sociaux. Du coup l’étatisation des relations vide les relations sociales de leur contenu et le syndicalisme se réfugie le plus souvenait dans la contestation  Près de 60 %% des Français jugent cette conférence inutile selon un sondage OpinionWay* pour Axys Consultants, et BFM Business publié Ce rendez-vous annuel, instauré par François Hollande en 2012 pour fixer la feuille de route sociale de l’année à venir, n’est plébiscité que par les sympathisants socialistes (66%). Les sympathisants Les Républicains et Front national sont les moins enthousiastes (27% chaque parti).

 

Conférence sociale : c’est uniquement de la communication (Martinez)

Conférence sociale : c’est uniquement de la communication (Martinez)

 

 

Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, a raison de considérer que cette conférence sociale très médiatisée est essentiellement une opération de com. de Hollnde.  Hollande voulait une grande messe sociale sans doute pour retrouver un peu de crédit à gauche. En fait les fidèles seront moins nombreux car la CGT ne participera pas à la conférence sociale. En cause il y a le contenu de cette  de conférence davantage une opération de communication qu’une véritable négociation. En effet ne doivent être traités dans cette conférence que des sujets qui ne sont pas les plus prioritaires. Trois tables rondes sont en effet prévues lors de la conférence sociale, sur la « sécurisation des parcours professionnels et la création du compte personnel d’activité », sur la transition énergétique et une troisième sur la « transformation numérique ». Certes des sujets qu’  on ne peut négliger mais on a évité les sujets qui fâchent comme l’emploi, le pouvoir d’achat, les conditions de travail ou encore le financement de la protection sociale. Sur la forme cette conférence sociale largement médiatisée est surtout destinée à redonner un peu de vernis social à Hollande actuellement en délicatesse dans les sondages en particulier chez les salariés.   Par contre martinez a tort quand il enferme la CGT dans un syndicalisme de protestation et de contestation comme Sud.

 

(Intreview JDD)

 

Vous boycottez la conférence sociale organisée par le gouvernement demain. Dans quel but?
Cette conférence sociale, c’est uniquement de la communication. Ce n’est pas sérieux du tout. On ne va pas écouter une grand-messe d’experts patronaux et participer à des tables rondes avec des ministres qui viennent se faire valoir. Il y a des sujets majeurs qui ne sont pas pris en compte. La CGT veut parler des salaires et du temps de travail, car ce sont clairement les priorités des Français. Et puis, il y a la situation sociale dans laquelle va se tenir la conférence. Il s’est passé quelque chose de très grave chez Air France. Depuis ces événements, le Premier ministre s’entête à ignorer les salariés. Pas un mot pour les 3.000 futurs licenciés. Pas un mot après que cinq salariés ont été réveillés par la police devant leur famille et gardés à vue plus de trente-six heures comme des malfrats de la pire espèce. Et toujours pas un mot du Premier ministre pour dire que c’est exagéré. Les politiques qui font l’objet d’une procédure, on leur demande de venir au commissariat quand ils ont un moment dans leur agenda et ils s’y rendent à leur convenance.

Manuel Valls a stigmatisé un camp « du conservatisme, du refus du dialogue, de la rupture ». Vous êtes visés?
Nous, on a prévenu. Quand on croise des ministres, on leur dit l’exaspération des salariés, on leur dit : « Faites attention, ça va exploser ». Ils nous répondent de calmer les salariés mais on n’est pas les pompiers de service, on n’est pas là pour réparer les bêtises du patronat ou du gouvernement. Et malgré toutes nos alertes, c’est la CGT qui est montrée du doigt! La ministre du Travail et le Premier ministre nous renvoient la responsabilité d’un possible échec électoral en décembre et à la présidentielle, et si le FN gagne ce sera aussi la faute de la CGT… mais on va où là?

Conférence sociale : la CGT dit non

Conférence sociale : la CGT dit non

 

 

Hollande voulait une grande messe sociale sans doute pour re trouver un peu de crédit à gauche. En fait les fidèles seront moins nombreux car la CGT ne participera pas à la conférence sociale. En cause il y a le contenu de cette  de conférence davantage une opération de communication qu’une véritable négociation. En effet ne doivent être traités dans cette conférence que des sujets qui ne sont pas les plus prioritaires. Trois tables rondes sont en effet prévues lors de la conférence sociale, sur la « sécurisation des parcours professionnels et la création du compte personnel d’activité », sur la transition énergétique et une troisième sur la « transformation numérique ». Certes des sujetsqu’  on ne peut négliger mais on a évité les sujets qui fâchent comme l’emploi, le pouvoir d’achat, les conditions de travail ou encore le financement de la protection sociale. Sur la forme cette conférence sociale largement médiatisée est surtout destinée à redonner un peu de vernis social à Hollande actuellement en délicatesse dans les sondages en particulier chez les salariés.   »La CE a décidé qu’au regard d’un certain nombre d’éléments concernant l’organisation et le contenu de la conférence, du peu de place laissé à l’intervention des organisations syndicales et de ce qui s’est passé à Air France, la CGT ne participerait pas à la conférence sociale », a déclaré à Reuters Virginie Gensel, membre de la commission et du bureau confédéral. En même temps, nous demandons l’ouverture de négociations sur les questions liées au compte personnel d’activité et à la sécurité sociale professionnelle », a-t-elle ajouté.  La CGT souhaitait que la question du temps de travail et des salaires soit discutée à la conférence de lundi, a-t-elle rappelé. « On n’a pas été entendu. Là aussi on demande l’ouverture de négociations sur l’ensemble des ces sujets-là. » Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, avait laissé entendre mercredi matin sur Europe 1 que son organisation envisageait de la boycotter.  Mais pour la CGT, le contenu n’est pas seul en cause. « Il y a la question de la forme », a dit Philippe Martinez. « Comment on conçoit le dialogue social : est-ce que (…) on va à une grand-messe ou est-ce que les organisations syndicales peuvent s’exprimer ? » La CGT, Force ouvrière et la FSU avaient déjà boudé une partie de la conférence sociale de l’année dernière, organisée sur deux jours, pour manifester leur opposition à une politique jugée trop favorable au patronat.

Déficit de la Sécurité sociale : sous les 10 milliards en 2016 ?

Déficit de la Sécurité sociale : sous les  10 milliards en 2016 ?

« L’objectif, pour l’année prochaine, c’est d’aller en dessous de cette barre symbolique des 10 milliards », a  déclaré Marisol Touraine sur Europe 1, alors qu’elle doit présenter son projet de budget à la Commission des comptes de la Sécurité sociale. La ministre confirme aussi que la branche vieillesse du régime général sera « en léger excédent » pour « la première fois depuis 2004″. En 2012, « quand je suis arrivée, le déficit était de 21 milliards », rappelle Marisol Touraine. « Il est un peu inférieur à 13 milliards cette année, c’est-à-dire que nous l’avons réduit de 40% », se félicite-t-elle.  Selon les dernières prévisions de la Commission des comptes de la Sécurité sociale, les déficits cumulés du régime général (maladie, vieillesse, famille, accident du travail) et du fonds de solidarité vieillesse atteindront 12,8 milliards d’euros en 2015, soit 400 millions d’euros de moins qu’en 2014.  Insistant sur la bonne forme de la branche vieilliesse, Marisol Touraine estime qu’elle est liée aux « politiques portées, (à) la réforme de 2013″. « Des efforts sont demandés, ils portent des résultats », assure la ministre, voulant « rassurer » les Français sur la « capacité » du gouvernement à « garantir les retraites ».

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