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L’état de la France : un pays en ruine morale, sociale, économique et démocratique

L’état de la France : un pays en ruine morale, sociale,  économique et démocratique

 

 

 

 

Si l’on entend par ruine  un processus d’effondrement conduisant à l’appauvrissement général alors le pays est bien en ruine. Tant que les politique n’auront pas accepté de faire ce constat rien ne pourra évoluer et la France  ne pourra que s’enfoncer d’année en année. D’abord une ruine morale car les Français sont les plus pessimistes du monde, il ne croit pas dans le redressement économique encore moins dans la capacité des organisations politiques à opérer les réformes structurelles pour régler notammeet  la question fondamentale de la croissance et du chômage. En ruine sociale également compte de tenu de l’ampleur réelle du nombre de chômeurs réels, environ 8 millions. De ce fait,  le coût de la protection sociale écrase salaire et compétitivité. Une protection sociale largement hypothéquée aussi par les retraites. Pour faire court la France compte trop d’inactifs,  ce qui plombe les comptes sociaux. En matière d’activité,  la croissance est en moyenne insignifiante depuis 2008. En clair cela signifie que la France crée très peu de richesses nouvelles alors qu’heureusement sa démographie progresse. Enfin sur le plan financier le pays est proche de la faillite. Les déficits s’ajoutent aux déficits et la dette devient insupportable. Une dette de plus de 2000 milliards qui représentent environ 30 000 € par habitant. Une dette supérieure à celle des grecs et qui ne pourra jamais être remboursée (sauf en monnaie de singe).  Il y a enfin l’état de la démocratie : déplorable. Une démocratie formelle. En cause évidemment,  l’appropriation de la politique par une caste d’apparatchiks de l’extrême gauche à l’extrême droite. Des responsables là depuis 10 ans, 20, 30 ans, plus encore, surtout là pour en vivre et qui ont perdu tout sens de réalités socioéconomiques et de l’intérêt général. De ce point de vue,  la démocratie est réellement mise en danger par les professionnels de la politique. Ce que confirme une  enquête menée par l’Observatoire de la démocratie de la fondation Jean Jaurès.  Certes  les français restent attachés à la démocratie et à ses valeurs – 91 % déclarent que la démocratie est importante pour eux – seuls 36 % estiment qu’elle fonctionne bien. Pire, 72 % des personnes interrogées estiment que la démocratie est en danger, notamment à cause de l’extrémisme politique et du « divorce croissant entre les citoyens et leurs représentants », indique l’Observatoire. Ce n’est dans ce cadre pas surprenant de voir que seuls 52 % des électeurs déclarent voter à toutes les élections. Et malheureusement, ce sont les jeunes  qui votent le moins : 30 % des 18-24 ans  et seuls 27 % des 25-34 ans sont des électeurs assidus ! La démocratie française est à l’âge du néandertalien. On glisse un bout de papier dans l’urne et les élus font ensuite ce qu’ils veulent ou peuvent ; Et ils ne peuvent et ne veulent pas grand chose ; Comme la plupart sont paresseux et incompétent, on additionne les projets les plus contradictoires des technocrates. Bilan une dérive des coûts de fonctionnement et d’investissement. Avec en plus une bureaucratie de type soviétique  avec les procédures en plus. Qui aura le courage de dire aussi que la France ne travaille pas assez, qu’il y a trop d’inactifs, trop de faux chômeurs, que les salariés ne travaillent pas assez (on travaille moitie moins de temps qu’il y a 60 ans en prenant en compte  les durées effectives et non théoriques!). Le pire,  c’est que la culture loisir a pris le pas sur la valeur travail (notamment depuis les 35 heures). Le pays est à la dérive depuis une quarantaine d’années sur tous les plans. La responsabilité en incombe aux responsables économiques (la caste des ingénieurs des mines qui a liquidé l’industrie), politiques (les partis et leurs apparatchiks) et sociaux (les organisations corpos et gauchistes) mais aussi aux français qui choisissent des responsables qui leur ressemblent. La France ou les partis ont toujours écarté les responsables qui conditionnaient le redressement à l’effort des Français : Barre, Rocard,  Delors. Sans parler de De Gaulle viré comme un malpropre.  On a préféré ceux qui racontaient des histoires à dormir debout (Mitterrand, Chirac, Sarkozy et Hollande). Oui, la France est en ruine économique et sociale et le plus grave c’est leur désespérance totale. Alors qui, pour ce constat  public de l’état du pays ? Celui (celle ou ceux) qui témoignera d’assez de  lucidité et courage s aura des chances de retrouver du crédit auprès de l’opinion. Des potentialités énormes existent évidemment   mais reste à les mettre en mouvement mais pas sur du sable,  mais sur les  bases solides de nos réalités.

 

L’état de la France : un pays en ruine morale, sociale, économique et démocratique

 L’état de la France : un pays en ruine morale, sociale,  économique et démocratique

 

 

 

 

Si l’on entend par ruine  un processus d’effondrement conduisant à l’appauvrissement général alors le pays est bien en ruine. Tant que les politique n’auront pas accepté de faire ce constat rien ne pourra évoluer et la France  ne pourra que s’enfoncer d’année en année. D’abord une ruine morale car les Français sont les plus pessimistes du monde, il ne croit pas dans le redressement économique encore moins dans la capacité des organisations politiques à opérer les réformes structurelles pour régler la question fondamentale de la croissance et du chômage. En ruine sociale également compte de tenu de l’ampleur réelle du nombre de chômeurs réels, environ 8 millions. De ce fait,  le coût de la protection sociale écrase salaire et compétitivité. Une protection sociale largement hypothéquée aussi par les retraites. Pour faire court la France compte trop d’inactifs,  ce qui plombe les comptes sociaux. En matière d’activité,  la croissance est en moyenne insignifiante depuis 2008. En clair cela signifie que la France crée très peu de richesses nouvelles alors qu’heureusement sa démographie progresse. Enfin sur le plan financier le pays est proche de la faillite. Les déficits s’ajoutent aux déficits et la dette devient insupportable. Une dette de plus de 2000 milliards qui représentent environ 30 000 € par habitant. Une dette supérieure à celle des grecs et qui ne pourra jamais être remboursée (sauf en monnaie de singe).  Il y a enfin l’état de la démocratie : déplorable. Une démocratie formelle. En cause évidemment l’appropriation de la politique par une caste d’apparatchiks de l’extrême gauche à l’extrême droite. Des responsables là depuis 10 ans, 20, 30 ans, plus encore, surtout là pour en vivre et qui ont perdu tout sens de réalités socioéconomiques et de l’intérêt général. De ce point de vue,  la démocratie est réellement mise en danger par les professionnels de la politique. Ce que confirme une  enquête menée par l’Observatoire de la démocratie de la fondation Jean Jaurès.  Certes  les français restent attachés à la démocratie et à ses valeurs – 91 % déclarent que la démocratie est importante pour eux – seuls 36 % estiment qu’elle fonctionne bien. Pire, 72 % des personnes interrogées estiment que la démocratie est en danger, notamment à cause de l’extrémisme politique et du « divorce croissant entre les citoyens et leurs représentants », indique l’Observatoire. Ce n’est dans ce cadre pas surprenant de voir que seuls 52 % des électeurs déclarent voter à toutes les élections. Et malheureusement, ce sont les jeunes  qui votent le moins : 30 % des 18-24 ans  et seuls 27 % des 25-34 ans sont des électeurs assidus ! La démocratie française est à l’âge du néandertalien. On glisse un bout de papier dans l’urne et les élus font ensuite ce qu’ils veulent ou peuvent ; Et ils ne peuvent et ne veulent pas grand chose ; Comme la plupart sont paresseux et incompétents on additionne les projets les plus contradictoires des technocrates. Bilan une dérive des coûts de fonctionnement et d’investissement. Avec en plus une bureaucratie de type soviétique  avec les procédures en plus. Qui aura le courage de dire aussi que la France ne travaille pas assez, qu’il y a trop d’inactifs, trop de faux chômeurs, que les salariés ne travaillent pas assez (on travaille moitie moins de temps qu’il y a 60 ans en prenant en compte  les durées effectives et non théoriques!). Le pire c’est que la culture loisir a pris le pas sur la valeur travail (notamment depuis les 35 heures). Le pays est à la dérive depuis une quarantaine d’années sur tous les plans. La responsabilité en incombe aux responsables économiques (la caste des ingénieurs des mines qui a liquidé l’industrie), politiques (les partis et leurs apparatchiks) et sociaux (les organisations corpos et gauchistes) mais aussi aux français qui choisissent des responsables qui leur ressemblent. La France ou les partis ont toujours écarté les responsables qui conditionnaient le redressement à l’effort des Français : Barre, Rocard,  Delors. Sans parler de De Gaulle viré comme un malpropre.  On a préféré ceux qui racontaient des histoires à dormir debout (Mitterrand, Chirac, Sarkozy et Hollande). Oui, la France est en ruine économique et sociale et le plus grave c’est leur désespérance totale. Alors qui, pour ce constat  public de l’état du pays ? Celui (celle ou ceux) qui témoignera d’assez de  lucidité et courage auront des aura des chances de retrouver du crédit auprès de l’opinion. Des potentialités énormes existent évidemment   évidemment mais reste à les mettre en mouvement mais pas sur du sable,  mais sur les  bases solide de nos réalités.

 

Loi travail : une innovation sociale majeure » (CFDT)

Loi travail : une innovation sociale majeure » (CFDT)

 

 

Il est clair que la contestation politique et syndicale a largement brouillé les enjeux  de la loi travail ;  cela d’autant plus que le gouvernement a été incapable d’organiser la concertation pas plus qu’il n’a été capable d’expliquer le contenu de cette  loi. La CFDT a sans doute raison de souligner l’innovation majeure que constitue l’article de la loi travail qui permet la décentralisation du débat social au niveau de l’entreprise. « Au-delà de la méthode que la CFDT a vivement critiquée, au-delà du contexte économique, politique et social qui n’a pas facilité le débat de fond sur le contenu réel du texte », la centrale dirigée par Laurent Berger « veut en retenir une  innovation sociale majeure ». L’enjeu majeur  de la  réforme est  contenu dans l’article 2 de la loi qui prévoit l’inversion de la hiérarchie des normes. En clair une disposition qui donne la primauté à  l’accord d’entreprise sur les dispositions nationales. Une orientation  essentielle  qui voit s’affronter étatistes et décentralisateurs (CGT contre la CFDT notamment), gauchistes contre socio démocrates, archaïques contre réformateurs. Il faut bien comprendre que la CGT (comme FO) tient au statu quo (et demandent donc le retrait de l’article mais aussi de la loi) pour une raison essentielle : la peur de voir son audience diminuer dans les entreprises au profit notamment de la CFDT. En effet dans les entreprises on prend généralement davantage en compte les préoccupations locales concrètes que les orientations nationales surtout teintées politiquement. Le pouvoir ne pouvait  lâcher sans se mettre à dos la CFDT pour satisfaire FO ou la CGT qui de toute manière ont choisi la voie de la dérive gauchiste et étatiste. Cette réforme n’aura sans doute pas d’effet immédiat mais elle  engage un processus de réforme fondamentale sur le contenu du débat social en France et sur l’implication démocratique des salariés. Le syndicat salue le « renforcement de la négociation d’entreprise », au cœur de la réforme. « C’est désormais sur le terrain que se fera la démonstration de l’efficacité pour les salariés et les entreprises de ces nouvelles modalités de création des normes de droit sur les questions de temps de travail par accords majoritaires », estime la CFDT. Elle souligne aussi la création d’une instance de dialogue social dans les franchises. La CFDT insiste par ailleurs sur la création du CPA, « outil essentiel pour sécuriser les parcours professionnels », et assure qu’elle « agira pour étoffer » ce dispositif « au fil du temps, notamment par la possibilité d’en faire un outil de gestion de son temps de travail tout au long de la vie ». La CFDT « souhaite que les décrets sortent rapidement », et assure que ses équipes « sauront répondre sur le terrain aux enjeux de modernisation et d’effectivité des droits pour et avec les salariés ».

Sécurité sociale : le déficit « seulement »de 9,1 milliards d’euros

Sécurité sociale : le déficit «  seulement »de  9,1 milliards d’euros

Une grande victoire pour Marisol Touraine qui annonce que le déficit de la sécu sera limité à un peu plus de 9 milliards en 2016. Le déficit 2016 de la sécurité sociale sera « à son plus bas niveau depuis 2002″, selon la ministre de la Santé. Problème cependant : l’année 2016 est loin d’être terminée et tout dépendra aussi des conditions climatiques…. Et des virus.et autres infections bactériennes.  Alors que la Cour des Comptes vient récemment de déclarer qu’elle était dans l’incapacité de prévoir une date pour le rééquilibrage des comptes de la Sécu (pas avant 2020) la commission des comptes de la sécurité sociale est plus complaisante ;  elle juge qu’il faudra faire des efforts supplémentaires par rapport à ceux demandés par le gouvernement. Une sorte d’euphémisme puisque ce déficit de la sécu et de l’ordre  deux 10 milliards et que les déficits cumulés représentent environ 230 milliards !  La vérité c’est que la dérive est incontrôlable et que la sécu sert aussi d’amortisseur social face à la crise. En outre il est clair qu’en l’état actuel du chômage les recettes sont durement affectées tandis que les dépenses dérivent. Le gouvernement doit aller au-delà des efforts de maîtrise des dépenses de santé déjà prévus pour tenir ses objectifs de baisse du déficit de la protection sociale en 2016, juge donc  la Commission des comptes de la Sécurité sociale (CCSS). Selon des informations publiées par Les Echos, le gouvernement table sur un déficit de la Sécurité sociale proche de dix milliards d’euros l’an prochain, en baisse de trois milliards par rapport à cette année. Mais à en juger par les dernières projections de la CCSS, qui seront présentées lors de cette réunion et dont Reuters à obtenu la synthèse, le pari n’est pas gagné. La Commission table sur un déficit global du régime général de la Sécurité sociale et du Fonds de solidarité vieillesse (FSV) de 12,8 milliards d’euros en 2015, en baisse de 400 millions d’euros par rapport à 2014, et de 14,2 milliards en 2016, donc de nouveau en hausse, avant mesures correctrices. Le programme de stabilité des dépenses publiques de la France prévoit cependant de limiter à 1,75% la progression des dépenses d’assurance maladie, après 2,05% en 2015. « La fixation d’un Ondam (objectif national de dépenses d’assurance maladie) à 1,75% devrait réduire de 3,1 milliards (ces) dépenses », estime la CCSS dans son rapport. De quoi ramener le déficit de l’assurance maladie à sept milliards d’euros, niveau comparable à celui attendu en 2015. Mais cela ne ramènerait le déficit global de la Sécurité sociale qu’à 11,1 milliards d’euros, largement au-dessus de l’objectif affiché par le programme de stabilité. « Des mesures complémentaires en dépenses ou en recettes sont donc nécessaires pour réduire significativement le déficit », écrit donc naïvement la  commission.

 

Le projet de réforme sociale de la ministre du travail

Le projet de réforme sociale de la ministre du travail

 

 

Le quotidien Le Parisien / Aujourd’hui en France a dévoilé l’avant-projet de loi de la ministre du Travail. Un projet de loi qui risque de faire grincer les dents du côté des syndicats et de certains représentants de la gauche du coup le gouvernement envisage très sérieusement de faire passer le texte en force avec l’article 49-3. Un texte de 105 pages et pas moins de 47 articles qui risquent d’enflammer les débats.  Officiellement, les 35 heures ne sont pas remises en cause c’est à dire que le temps légal de travail demeure le même et que le tarif majoré s’appliquera dès la 36e heure travaillée. En revanche, les employés ne pourront travailler plus de 60 heures par semaine. Un temps de travail maximal qui devra cependant justifier des « circonstances exceptionnelles ». Jusqu’à présent, il fallait obtenir l’autorisation de la Direction du travail qui n’accordait que très rarement cette dérogation.  Actuellement, le « forfait jour » appliqué dans les entreprises libère les cadres de la contrainte des 35 heures, si tant est qu’ils ne travaillent pas plus de 235 jours par an et que leurs temps de travail soit espacé de 11 heures de repos obligatoires. Le projet de loi de Myriam El Khomri prévoit d’alléger ces points pour les entreprises de moins de 50 salariés qui pourront s’entendre avec les employés « de gré à gré » et non plus sur la base de la signature d’un accord collectif obligatoire. Les heures de repos ne seront plus obligatoirement consécutives et pourront être fractionnées. Aujourd’hui, la moitié des cadres des entreprises françaises travaillent sous le régime de ce forfait jour qui sera donc revisité. C’est une mesure qui fera débat, notamment puisque le Comité européen des droits sociaux s’en est déjà emparé. À ce jour, le code du Travail prévoit que les périodes d’astreinte d’un salarié (c’est à dire dont la fonction l’oblige à rester disponible chez lui ou à proximité de son lieu de travail pour l’entreprise en cas d’urgence) soient considérées comme du temps de travail effectif, bien que celles-ci puissent éventuellement être moins payées. La nouvelle loi permettrait à l’employeur de considérer l’astreinte comme un « temps de repos » dès lors que le salarié n’a pas été sollicité.   Les entreprises avaient déjà la possibilité de changer les termes d’un contrat, sous réserve de l’accord de l’employé. Néanmoins, ce sont les conséquences d’un refus de sa part qui seront désormais modifiées. En effet, la loi prévoit qu’en cas de besoin (pour la préservation de l’emploi ou son développement), l’entreprise pourra désormais moduler librement le temps de travail et le salaire pour une durée maximale de cinq ans. En cas de refus, l’employé pourra être sanctionné d’un licenciement pour « cause réelle et sérieuse », bien moins favorable au licenciement économique auquel il était jusqu’à lors exposé dans ce cas de figure. Et il ne s’agit pas de la seule mesure plus avantageuse pour l’entreprise. En effet, alors qu’il était réclamé par le patronat, le plafonnement des indemnités prud’homales entrera en vigueur. Alors que les juges sont aujourd’hui libres de fixer le montant des indemnités, ils devront désormais suivre un barème imposé selon l’ancienneté du salarié. Ainsi, les licenciés avec moins de deux ans d’expérience dans l’entreprise auront droit à un minimum de trois mois de salaire tandis que les employés avec un temps de présence supérieur à 20 ans auront droit à un maximum de 15 mois.

Mixité sociale collèges : une réforme pas très claire

Mixité sociale collèges : une réforme pas très claire

Difficile de voir clair concernant la réforme que la ministre de l’éducation veut mettre en place afin de favoriser une plus grande mixité sociale. Première question posée :  l’inscription dans un collège autre que celui près du domicile sera-t-elle obligatoire ou pas ? De ce point de vue la ministre n’est pas très claire. Pour attirer les enfants dans des collèges socialement défavorisés la ministre propose des contenus pédagogiques enrichis comme par exemple l’enseignement du chinois. Encore faudrait-il que dans lesdits  collèges on se soit approprié les fondamentaux de la langue française ! Par ailleurs le concept de multi collèges secteur qui couvrirait un même territoire paraît pour le moins assez fumeux. « Il faut prendre son temps si on veut que les choses soient efficaces », a expliqué Najat Vallaud-Belkacem ce mardi matin sur France Info. L’expérimentation va commencer dans dix-sept départements volontaires avant de faire l’objet d’une évaluation scientifique. Mais pas question pour la ministre de l’Education d’obliger les familles à envoyer leurs enfants dans des collèges ghettos. Le principe de la réforme initiée par la ministre de l’Education, c’est le volontariat :  »Je ne souhaite pas forcer les familles mais donner envie de mixité sociale. Il faut rendre les établissements plus attractifs. » Et Najat Vallaud-Belkacem donne un exemple : « Prenons un département, un territoire dans lequel il y a, mettons, cinq collèges pas très éloignés les uns des autres entre lesquels il y a une ségrégation claire qui se joue. Dès lors qu’on y mène cette expérimentation, on a pouvoir y décider, par exemple, de créer un nouveau secteur multi-collèges dans lequel on affectera les élèves pour respecter davantage la mixité sociale. Donc au sein de ce périmètre, il faudra travailler sur l’offre pédagogique pour rendre les établissements plus attractifs ». Comme par exemple des cours de chinois.

Sondage Conférence sociale : inutile pour 6 Français sur 10

Sondage Conférence sociale : inutile pour 6 Français sur 10

 

  • Une grande messe considérée comme inutile. Pas étonnant,  les grands sujets fondamentaux n’y seront pas traités : l’emploi, le pouvoir d’achat, les conditions de travail ou le financement de la protection sociale. Pour ne fâcher personne on va traiter de questions importantes mais quand même secondaires. Trois tables rondes sont en effet prévues lors de la conférence sociale, sur la « sécurisation des parcours professionnels et la création du compte personnel d’activité », sur la transition énergétique et une troisième sur la « transformation numérique ». En outre c’est une curieuse conception du dialogue sociale réduite à une conférence d’une journée ! pourquoi pas une heure ? le PS qui a usurpé sa légitimité de gauche conserve une curieuse conception des relations sociales en se substituant en faiat aux partenaires sociaux. Du coup l’étatisation des relations vide les relations sociales de leur contenu et le syndicalisme se réfugie le plus souvenait dans la contestation  Près de 60 %% des Français jugent cette conférence inutile selon un sondage OpinionWay* pour Axys Consultants, et BFM Business publié Ce rendez-vous annuel, instauré par François Hollande en 2012 pour fixer la feuille de route sociale de l’année à venir, n’est plébiscité que par les sympathisants socialistes (66%). Les sympathisants Les Républicains et Front national sont les moins enthousiastes (27% chaque parti).

 

Conférence sociale : c’est uniquement de la communication (Martinez)

Conférence sociale : c’est uniquement de la communication (Martinez)

 

 

Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, a raison de considérer que cette conférence sociale très médiatisée est essentiellement une opération de com. de Hollnde.  Hollande voulait une grande messe sociale sans doute pour retrouver un peu de crédit à gauche. En fait les fidèles seront moins nombreux car la CGT ne participera pas à la conférence sociale. En cause il y a le contenu de cette  de conférence davantage une opération de communication qu’une véritable négociation. En effet ne doivent être traités dans cette conférence que des sujets qui ne sont pas les plus prioritaires. Trois tables rondes sont en effet prévues lors de la conférence sociale, sur la « sécurisation des parcours professionnels et la création du compte personnel d’activité », sur la transition énergétique et une troisième sur la « transformation numérique ». Certes des sujets qu’  on ne peut négliger mais on a évité les sujets qui fâchent comme l’emploi, le pouvoir d’achat, les conditions de travail ou encore le financement de la protection sociale. Sur la forme cette conférence sociale largement médiatisée est surtout destinée à redonner un peu de vernis social à Hollande actuellement en délicatesse dans les sondages en particulier chez les salariés.   Par contre martinez a tort quand il enferme la CGT dans un syndicalisme de protestation et de contestation comme Sud.

 

(Intreview JDD)

 

Vous boycottez la conférence sociale organisée par le gouvernement demain. Dans quel but?
Cette conférence sociale, c’est uniquement de la communication. Ce n’est pas sérieux du tout. On ne va pas écouter une grand-messe d’experts patronaux et participer à des tables rondes avec des ministres qui viennent se faire valoir. Il y a des sujets majeurs qui ne sont pas pris en compte. La CGT veut parler des salaires et du temps de travail, car ce sont clairement les priorités des Français. Et puis, il y a la situation sociale dans laquelle va se tenir la conférence. Il s’est passé quelque chose de très grave chez Air France. Depuis ces événements, le Premier ministre s’entête à ignorer les salariés. Pas un mot pour les 3.000 futurs licenciés. Pas un mot après que cinq salariés ont été réveillés par la police devant leur famille et gardés à vue plus de trente-six heures comme des malfrats de la pire espèce. Et toujours pas un mot du Premier ministre pour dire que c’est exagéré. Les politiques qui font l’objet d’une procédure, on leur demande de venir au commissariat quand ils ont un moment dans leur agenda et ils s’y rendent à leur convenance.

Manuel Valls a stigmatisé un camp « du conservatisme, du refus du dialogue, de la rupture ». Vous êtes visés?
Nous, on a prévenu. Quand on croise des ministres, on leur dit l’exaspération des salariés, on leur dit : « Faites attention, ça va exploser ». Ils nous répondent de calmer les salariés mais on n’est pas les pompiers de service, on n’est pas là pour réparer les bêtises du patronat ou du gouvernement. Et malgré toutes nos alertes, c’est la CGT qui est montrée du doigt! La ministre du Travail et le Premier ministre nous renvoient la responsabilité d’un possible échec électoral en décembre et à la présidentielle, et si le FN gagne ce sera aussi la faute de la CGT… mais on va où là?

Conférence sociale : la CGT dit non

Conférence sociale : la CGT dit non

 

 

Hollande voulait une grande messe sociale sans doute pour re trouver un peu de crédit à gauche. En fait les fidèles seront moins nombreux car la CGT ne participera pas à la conférence sociale. En cause il y a le contenu de cette  de conférence davantage une opération de communication qu’une véritable négociation. En effet ne doivent être traités dans cette conférence que des sujets qui ne sont pas les plus prioritaires. Trois tables rondes sont en effet prévues lors de la conférence sociale, sur la « sécurisation des parcours professionnels et la création du compte personnel d’activité », sur la transition énergétique et une troisième sur la « transformation numérique ». Certes des sujetsqu’  on ne peut négliger mais on a évité les sujets qui fâchent comme l’emploi, le pouvoir d’achat, les conditions de travail ou encore le financement de la protection sociale. Sur la forme cette conférence sociale largement médiatisée est surtout destinée à redonner un peu de vernis social à Hollande actuellement en délicatesse dans les sondages en particulier chez les salariés.   »La CE a décidé qu’au regard d’un certain nombre d’éléments concernant l’organisation et le contenu de la conférence, du peu de place laissé à l’intervention des organisations syndicales et de ce qui s’est passé à Air France, la CGT ne participerait pas à la conférence sociale », a déclaré à Reuters Virginie Gensel, membre de la commission et du bureau confédéral. En même temps, nous demandons l’ouverture de négociations sur les questions liées au compte personnel d’activité et à la sécurité sociale professionnelle », a-t-elle ajouté.  La CGT souhaitait que la question du temps de travail et des salaires soit discutée à la conférence de lundi, a-t-elle rappelé. « On n’a pas été entendu. Là aussi on demande l’ouverture de négociations sur l’ensemble des ces sujets-là. » Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, avait laissé entendre mercredi matin sur Europe 1 que son organisation envisageait de la boycotter.  Mais pour la CGT, le contenu n’est pas seul en cause. « Il y a la question de la forme », a dit Philippe Martinez. « Comment on conçoit le dialogue social : est-ce que (…) on va à une grand-messe ou est-ce que les organisations syndicales peuvent s’exprimer ? » La CGT, Force ouvrière et la FSU avaient déjà boudé une partie de la conférence sociale de l’année dernière, organisée sur deux jours, pour manifester leur opposition à une politique jugée trop favorable au patronat.

Déficit de la Sécurité sociale : sous les 10 milliards en 2016 ?

Déficit de la Sécurité sociale : sous les  10 milliards en 2016 ?

« L’objectif, pour l’année prochaine, c’est d’aller en dessous de cette barre symbolique des 10 milliards », a  déclaré Marisol Touraine sur Europe 1, alors qu’elle doit présenter son projet de budget à la Commission des comptes de la Sécurité sociale. La ministre confirme aussi que la branche vieillesse du régime général sera « en léger excédent » pour « la première fois depuis 2004″. En 2012, « quand je suis arrivée, le déficit était de 21 milliards », rappelle Marisol Touraine. « Il est un peu inférieur à 13 milliards cette année, c’est-à-dire que nous l’avons réduit de 40% », se félicite-t-elle.  Selon les dernières prévisions de la Commission des comptes de la Sécurité sociale, les déficits cumulés du régime général (maladie, vieillesse, famille, accident du travail) et du fonds de solidarité vieillesse atteindront 12,8 milliards d’euros en 2015, soit 400 millions d’euros de moins qu’en 2014.  Insistant sur la bonne forme de la branche vieilliesse, Marisol Touraine estime qu’elle est liée aux « politiques portées, (à) la réforme de 2013″. « Des efforts sont demandés, ils portent des résultats », assure la ministre, voulant « rassurer » les Français sur la « capacité » du gouvernement à « garantir les retraites ».

Hollande regrette la TVA sociale de Sarkozy !

Hollande regrette la TVA sociale de  Sarkozy !

Un regret de Hollande qui démontre bien son désarroi en matière d’analyse économique. Voilà qu’il regrette maintenant de n’avoir pas appliqué la TVA dite sociale de Sarkozy. De quoi s’agissait-il alors ? D’une augmentation de la TVA sur la consommation qui aurait hypothéqué un peu plus le pouvoir d’achat. Certes cette TVA dite sociale existe dans certains pays mais dont les prélèvements obligatoires sont moins importants qu’en France. Or ce qui compte c’est le poids global de la fiscalité tant pour les entreprises que pour les ménages. La vérité c’est que ni Hollande, ni Sarkozy n’ont jamais été capables de s’attaquer au problème central que constitue la baisse des dépenses notamment à la réforme de l’État et que la seule solution simpliste qu’ils ont trouvée est  d’augmenter les impôts ;  malheureusement ses impôts plombent la compétitivité et la consommation. Le regret de Hollande concernant cette TVA sociale prouve s’il en était qu’il n’a encore rien compris. Si c’était à refaire, « je ne serais pas allé aussi loin, j’aurais gardé l’augmentation de la TVA décidée par Nicolas Sarkozy pour boucler le budget qu’il nous avait laissé ». C’est l’une des confessions de François Hollande dans un livre intitulé Le stage est fini, à paraître mercredi 2 septembre aux éditions Albin Michel. Le chef de l’État, qui s’est confié à la journaliste François Fressoz (Le Monde), auteure de l’ouvrage dont les bonnes feuilles sont publiées par l’AFP et L’Express, admet ainsi qu’il n’aurait pas dû revenir, dans les premiers mois de son quinquennat, sur la hausse de 1,6 point de TVA voulue par l’ancien président. La mesure, annoncée en janvier 2012, devait donc faire passer la taxe sur la valeur ajoutée à 21,2%.

Rachat de Bouygues Télécom par SFR : « une catastrophe sociale » ( Laurent Berger)

Rachat de Bouygues Télécom par SFR : « une catastrophe sociale » ( Laurent Berger)

 

Il n’a sans doute pas complètement tort le secrétaire général de la CFDT, ce rachat ne peut que se traduire par une restructuration SFR-Bouygues avec de nombreux licenciements. En fait SFR rachète surtout la clientèle de Bouygues. Par ailleurs on peut effectivement s’interroger sur la fiabilité des opérations de rachat menées tambour battant par SFR dont l’endettement commence à devenir très problématique. Le rachat de Bouygues Telecom par SFR serait une « catastrophe sociale », selon Laurent Berger. Le secrétaire général de la CFDT réagit après l’offre faite par Patrick Drahi de 10 milliards d’euros pour racheter son concurrent, lors du Grand Jury RTL / Le Figaro / LCI, ce dimanche 21 juin. Il qualifie ainsi cette transaction de « vraie opération financière sans stratégie industrielle » et avoue ne pas comprendre  »ce qui se passe, on voit bien qu’il n’y a pas de stratégie industrielle derrière tout ça ». Le rachat se traduirait par « plus d’endettement » et « moins d’emplois », estime Laurent Berger.  La classe politique a aussi donné son avis et le ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, n’est pas favorable au rachat de Bouygues Telecom par SFR. Point sur lequel le syndicaliste est « d’accord ». Il insiste auprès de l’État pour qu’il « affirme sa position » et « pose les enjeux du débat » : « Les équipes CFDT sont très mobilisées pour demander des comptes. On n’a pas toutes les manettes pour s’y opposer ».

 

Lundi de pentecôte : l’incohérence économique et sociale

Lundi de pentecôte : l’incohérence économique et sociale

 

Normalement le lundi de pentecôte n’est plus chômé, normalement c’est pour les veiux ( comme l’ancienne vignette auto !) . cette pseudo solidarité est un leurre car si la recette escomptée est de l’ordre de 3 milliards , en réalité on va perdre environ 6 milliards de production, autant de richesse nationale qui ne pourra être répartie. Tous les salariés sont concernés par la journée de solidarité, à l’exception des stagiaires. Ils doivent travailler l’équivalent d’une journée dans l’année (7 heures) sans être rémunérés. En contrepartie des salaires non payés cette journée-là, l’employeur doit verser une contribution, la CSA (contribution solidarité autonomie) représentant 0,3 % de la masse salariale à la CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie), organisme qui gère ce prélèvement. En outre, depuis le 1er avril 2013, la CSA est étendue aux retraités, avec l’entrée en vigueur de la contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (CASA).  La réalité c’est que cette pseudo solidarité ne sert à rien, qu’elle nuit à la croissance donc à la richesse nationale et à sa répartition. En fait en mai,  ce sera un demi mois de vacances. . Au total en moyenne les Français auront travaillé de l’ordre de 14 jours en mai. En fait , il va manquer uen bonne semaine de travail en mai. Certains considèrent que ce mois  de semi vacances et cependant bon pour l’économie en raison de retombée touristiques. Sauf que ce qui est dépensé dans ce domaine ne le sera pas pour autre chose. Sauf  que c’est une  semaine de production en moins, dont de croissance donc d’emplois. Ces jours chômés successifs vont couter 0.2 à 0.3% de croissance au second trimestre. Justement ce qu’il faudrait pour commencer à inverser la tendance du chômage. Evidemment ce thème n’est guère traité par les grands médias pour la bonne raison que la plupart des journalistes sont aussi en vacances. Il faut vraiment fouiller pour trouver des informations économiques intéressantes pour le mois en cours. Personne ne veut réellement remettre en cause cette culture des loisirs que les 35 heures d’une  certaine manière ont institutionnalisée. On ne touche pas au veau d’or car il serait susceptible de faire perdre nombre d’électeurs. Or le drame du pays c’est non seulement le coût de sa production mai aussi le manque de productivité, surtout le manque le manque de producteurs qui créent la richesse, c’est à dire la valeur ajoutée, le Pib, la croissance et les emplois qui en découlent. Trop d’improductifs , pas assez de production chez les autres, dès lors il ne faut pas s’étonner que les grands équilibres s’écoulent ( les caisses de retraite, la sécu, le budget de l’Etat, celui des collectivités locales, l’ASSEDIC etc.). Le travail en mai est significatif du mal français : trop peu de travail et surtout une culture des loisirs qui tue la richesse nationale.

 

La «grande réforme» sociale de Hollande: le compte personnel d’activité…… une arnaque !

La  «grande réforme» sociale de Hollande:  le compte personnel d’activité…… une arnaque !

 

En faiat la grande réforme sociale dont a parlé Hollande sur Canal + se réduit à un carnet , un carnet personnel d’activités qui ne fait que reprendre les différents droits déjà acquis mais qui pourra éventuellement être étendu à d’autres. Une vraie réformette et dangereuse en plus si par exemple on déviât y mettre les droits d’ancienneté pesant sur les charges sociales. Ce pourraiat être complètement improductifs pour les salariés âgés et constituer un obstacle à l’embauche. Pour l’instant rien n’est décidé et considérer que ce compte personnel d’activité est la grande réforme du quinquennat relève de l’arnaque pure et simple.  Ce compte, annoncé le 3 avril par le chef de l’Etat, regroupe les différents comptes existants (pénibilité, formation, compte épargne-temps…), que les salariés pourront conserver tout au long de leur carrière. «J’ai voulu créer – et ça va être la grande réforme du quinquennat – le capital de ceux qui travaillent […] À mesure qu’on avance dans la vie active on sera doté d’un certain nombre de crédits de formation. Si l’on est sorti de l’école très tôt, on aura un capital de départ. Ceux qui sont dans des métiers pénibles, ils auront des droits supplémentaires. Ceux qui n’utilisent pas tout le temps de travail et le compte épargne temps, ils pourront aussi capitaliser sur ce compte.»

Hôpitaux : implosion sociale ?

Hôpitaux :  implosion sociale ?

 

C’est une  note confidentielle qui décrit la situation dramatique dans laquelle se trouvent nombre d’hôpitaux submergés notamment du faiat de l’épidémie de grippe. Dans nombre de services  d’urgence , il faut attendre des heures parfois 12 heures avant d’être pris en charge. En cause l’afflux exceptionnel de malades, aussi l’insuffisance de lits dans les services. Du coup nombre de malades voient leur opération décalée dans le temps. La crise es particulièrement sensible dans les services d’urgence devenu le réceptacle de tous les pathologies même aussi de toute la misère du monde. Une situation qui ne s’arrange pas avec l’insuffisance de généralistes la nuit et les week-ends. Conclusion on rabat tout sur les urgences ( et les autres services ensuite quand il y a de la place). De toute évidence une réorganisation des services d’urgence s’imposerait pour la sécurité des malades mais aussi pour les conséquences financières. Car à l’hôpital nombre de malades subissent uen série d’examens très coûteux qui ne seraient pas forcément indiqués ( et nécessaires) si les soins étaient prodigués par un généraliste. Une note confidentielle du 5 mars dernier du service central du renseignement territorial du ministère de l’Intérieur dresse l’état des lieux des services des urgences dans les hôpitaux français, révèle Le Parisien. A diffusion « restreinte », la note aurait été adressée au président de la République, au premier ministre, au ministre de l’Intérieur et à la ministre de la Santé. « Les hôpitaux sont confrontés à la saturation du service des urgences », constate la note, au point que « selon les syndicats, ce secteur semble au bord de l’implosion », cite Le Parisien. « Compte tenu de la fragilité économique des établissements hospitaliers et des annonces de restrictions budgétaires, quelques mouvements de protestation pourraient pendre corps », prévient le document. Interrogée sur ce sujet, la ministre de la santé Marisol Touraine a expliqué avoir identifié « des situations de crise localement . « Nous les suivons de près avec les agences régionales de santé », a-t-elle précisé.

Cotisations de sécurité sociale : hausse en 2013

Cotisations de sécurité sociale : hausse en 2013

En dépit des discours officiels sur la baisse des charges, les cotisations à la sécurité sociale vont encore augmenter en en 2013. Une hausse de près de 4% alors que la masse salariale elle, n’a progressé de 1% environ. En fait c’est la hausse certaines cotisations et  la réduction des exonérations qui pèsent sur le résultat final. De nouvelles exonérations entreront en vigueur au début de l’année concernant les bas salaires.  Les exonérations de cotisations de sécurité sociale ont poursuit sur la même lancée. Elles ont représenté 25,7 milliards d’euros en 2013, un montant en baisse de 6,4%, dans la continuité des années précédentes, selon les chiffres publiés ce mardi 30 décembre par l’Acoss, la caisse nationale des Urssaf.  Ces exonérations avaient atteint le record de 30,7 milliards d’euros en 2008, avant de diminuer tous les ans. En 2013, elles ont représenté 8% du total des sommes dues aux Urssaf, hors cotisations chômage et au régime de garantie des salaires (AGS) recouvrées pour le compte de l’Unédic (organisme qui gère l’assurance chômage), contre 10,7% en 2008. La baisse de 2013 s’explique essentiellement par la fin des exonérations sur les heures supplémentaires, décidée en 2012 par la nouvelle majorité socialiste. Cette suppression a été en partie compensée par de nouvelles exonérations pour les particuliers employeurs et par la création des emplois d’avenir. L’année dernière, la « quasi-totalité » des exonérations portait sur les « cotisations patronales », indique l’Acoss.  Cette politique de réduction du coût du travail a commencé au début des années 1990, surtout ciblée sur les bas salaires. De nouvelles exonérations entreront en vigueur au 1er janvier dans le cadre du Pacte de responsabilité, pour les salaires inférieurs à 1,6 Smic. Malgré les exonérations, les Urssaf ont tout de même encaissé 328,6 milliards d’euros en 2013, un chiffre en hausse de 3,8% par rapport à 2012. En comparaison, la masse salariale n’a augmenté que de 1,2% sur la même période. « Dans un contexte économique dégradé », l’augmentation des encaissements des Urssaf est notamment due à une hausse des cotisations vieillesse et du forfait social, explique l’Acoss.

Sécurité sociale: le déficit dérape

Sécurité sociale:  le déficit dérape

 

Non seulement l’objectif de réduction ne sera pas atteint mais en plus on risque même de dépasser le déficit de 2013 (avec le fonds solidarité vieillesse) ; En outre il s’agit de prévisions qui ne résisteront peut pas à la dégradation économique et sociale de fin d’année en particulier sur le plan du chômage. Selon Marisol Touraine, ministre de la Santé, le déficit de la Sécurité sociale sera de 11,7 milliards d’euros en 2014 contre 9,8 milliards prévus. En juin, la commission des comptes de la Sécurité sociale avait annoncé un déficit légèrement dégradé par rapport aux prévisions initiales (9,9 milliards contre 9,6 inscrits dans le budget 2014). Il a été ensuite réévalué à -9,8 milliards pour le régime général dans le budget rectificatif cet été. Par rapport à 2013, le « trou » sera donc réduit de 0,8 à 0,9 milliard. Mais en y ajoutant le fonds de solidarité vieillesse, le déficit total se creusera de 0,1 à 0,2 point de plus que les – 15,4 milliards d’euros de l’an dernier.  L’an prochain, le déficit du régime général diminuera à nouveau mais faiblement, entre 10 et 10,3 milliards, alors qu’il était censé être ramené à 7,1 milliards. Le déficit total reviendra vers – 13,2 milliards. Et le retour à l’équilibre n’interviendra pas avant 2018-2019, alors qu’il était programmé pour 2017. C’est un choc, mais pas une surprise. Au retour des grandes vacances, tous les repères ont volé en éclats car les perspectives de croissance et d’inflation se sont brusquement assombries. Comme les recettes de la Sécurité sociale sont assises sur la masse salariale, un dérapage était prévisible. Il y a quelques jours, le président de la Cour des comptes, Didier Migaud, avait recommandé de lancer des réformes structurelles pour respecter la trajectoire de réduction du déficit et de désendettement. Mais l’exécutif a préféré ne pas charger la barque. Il a annoncé qu’il se contenterait de compenser les effets de la faible inflation, qui va effacer une partie de l’effort annoncé via les gels de prestations. Il y aura donc un supplément de 2 milliards d’euros à économiser. Mais cela ne concernera pas que la Sécurité sociale. Pour La branche famille, au lieu de 800 millions attendus, on s’oriente vers le milliard d’euros d’économies. Le gouvernement étudie trois pistes : la réduction du congé parental, la diminution de la prime à la naissance à partir du deuxième enfant, et la baisse du plafond de revenus au-dessus duquel il n’y a plus d’exonération de charges sociales pour faire garder son enfant par une nourrice. Pour la branche maladie  L’objectif de dépenses assigné aux soins de ville (médecine libérale) devrait cette année être un peu plus généreux que celui des hôpitaux : au lieu d’un différentiel de 0,1 point, la ville ne devrait bénéficier de 0,25 à 0,30 point d’écart. Mais cela s’explique par le fait que le coûteux médicament contre l’hépatite C.

Centre des impôts incendié à Morlaix : la colère fiscale et sociale

Centre des impôts incendié à Morlaix : la colère fiscale et sociale

On ne peut évidemment approuver l’incendie du centre des impôts de Morlaix par les agriculteurs mais cet acte témoigne du ralbol de certaines professions. C’est le cas de l’agriculture dont la compétitivité est plombée par la fiscalité et par l’importation de produits des pays à bas coûts de production (viandes, légumes fruits notamment).sans parler des pressions qu’exercent la grande distribution sur les prix ou encore de la réduction des dépense de ménages en matière d’alimentation. Une colère qui pourrait bien contaminer d’autres secteurs même si les formes d’action sont différentes. Ce sont quelque 140 tracteurs qui ont convergé vers Morlaix dans la nuit de vendredi à samedi. Des agriculteurs en colère qui ont incendié le bâtiment des impôts et celui de la mutualité sociale agricole. Ils s’en sont ensuite pris à un pont. Une colère « inadmissible » mais finalement « logique » estime sur France Info Agnès Le Brun, maire UMP de Morlaix : « Les agriculteurs sont accablés par les charges sociales, les impôts, les dettes, accablés par le fait que ce que vous achetez sept euros le kilo dans un supermarché,  on le leur paye sept centimes à la production. » Les producteurs bretons sont ainsi confrontés à de grosses difficultés de trésorerie accentuées par l’embargo imposé par la Russie début août. Des restrictions sur les importations de produits alimentaires en réaction aux sanctions européennes dans le cadre de la crise ukrainienne. Un embargo qui a un effet domino puisque les gros exportateurs vers la Russie, à la recherche de nouveaux débouchés, viendront concurrencer la production française sur son propre marché tirant encore plus les prix vers le bas. Mais les légumiers protestent aussi contre « un ras-le-bol fiscal et social« , explique Thierry Mérette, président de la FDSEA du Finistère. Les agriculteurs « n’en peuvent plus, ils ont le sentiment d’être abandonnés« . Selon lui : « Les représentants de l’État m’ont appelé vers 1 heure du matin… C’est qu’ils commencent à comprendre qu’il y a un vrai désarroi. Je leur ai dit que ce n’était que le début et que s’ils ne nous écoutaient pas, cela pourrait être bien autre chose. »   « Vous avez, par rapport à vous concurrents directs, 30% de charges en plus« , dénonce Jean-François Jacob président du SICA, la société d’intérêt collectif agricole de Saint-Pol-de-Léon, premier groupement français des producteurs de légumes. Il pointe également les surcoûts dus à la superposition des couches administratives : « Quand dans la semaine, le groupement que je préside reçoit un chèque de 353 euros 70 à partager entre 1500 adhérents, donc 23 centimes par adhérents, on ferait mieux de rien nous envoyer. » Son groupement a décidé de renvoyer ce chèque à Emmanuel Macron, le ministre de l’Économie « pour qu’il vienne nous rencontrer ».

 

Hollande – Conférence de presse : volontariste à l’international, défensif et flou sur la situation économique et sociale intérieure

Hollande - Conférence de presse : volontariste à l’international, défensif et flou sur la situation économique et sociale interieure

 

Commencée  avec près de 10 minutes de retard (rituel de Mitterrand), la conférence  de Hollande a accordé une très large place aux affaires internationales ; à peu près la moitié du temps. Sans doute pour prendre un peu de « distance »  avec la situation interne où il s’est montré très défensif. Le propos de Hollande a débuté en dramatisant la situation infranationale. «  La sécurité du monde est menacée »  a-t-il déclaré en évoquant les menaces en Lybie, au Nigéria, en Somalie, en Irak ou en Syrie ; Hollande s’est félicité de la tenue de la conférence internationale à Paris contre le terrorisme. «  J’ai pris la décsion ce matin d’apporter un appui aérien en Irak » mais en Irak seulement (sous  entendu pas en Syrie). Le président de la république a souligné sa volonté de lutter à l’intérieur du territoire contre les filières terroristes ; Pour Hollande le second péril mondial  est  le virus Ebola. Un hôpital militaire français sera implanté en Guinée.  Hollande a aussi parlé de Gaza, de la Lybie, du Nigéria, de la Centre Afrique et de l’Ukraine. Il a tenu à souligner que la France était souvent engagée dans de nombreux conflits soutenue  politiquement par l’Europe  mais observant que cette dernière  est plus chiche pour en partager les coûts. Il a donc souhaité une politique de défense commune  Une Europe aujourd’hui contestée par certains car elle n’apparait pas comme une protection, le risque étant celui de l’enlisement dans la stagnation. « C’est à dire inflation, zéro, croissance zéro, horizon zéro ». Hollande a donc justifié les dérives des déficits compte tenu de l’environnement. Il a repris à  cet effet « la possibilité d’utiliser toute les flexibilité des traités européens »  (en clair abandonner l’objectif des 3%). Il a déclaré  que la France ne pouvait faire en deux ans et demi ce que l’Allemagne a réussi en dix (et dans un environnement économique plus favorable).  Pour autant,  il n’a pas été très précis sur  ce qu’il demande à l’Europe se limitant à espérer des politiques plus intégrées en matière d’énergie, de numérique et d’infrastructures.  Une nouveauté toutefois la proposition d’une Europe à plusieurs vitesses (La théorie des cercles). Après ce très long développement sur l’international, Hollande a traité des questions internes soulignant que la situation française était catastrophique à son arrivée mais  observant que  « les français attendent parfois (euphémisme) des résultats quine viennent pas ». Hollande a rappelé ses choix pour la compétitivité avec le pacte de responsabilité. Curieusement il a rappelé son discours  du Bourget «  deux et demi efforts et deux ans et demi de distribution ». Une  seule proposition très nouvelle : l’élargissement du service civique pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes (peut- être aussi pour diminuer le chômage). Le président a reconnu que la société était devenue défiante  les résultats tardant à venir. Il a terminé en évoquant (comme le Premier ministre devant l’assemblée nationale) les valeurs républicaines et les avancées  déjà réalisées. En conclusion, Hollande très bavard et volontariste sur les tensions internationales, s’est montré défensif sur la politique intérieure n’ayant  pas un seul instant parlé par exemple du  chômage et notamment la fameuse inversion visiblement disparue des radars du gouvernement.  En conclusion rien de très nouveau sinon l’engagement en Irak.

« Jaurès aurait dénoncé l’accaparement du pouvoir par une classe sociale » (Brustier)

« Jaurès ait dénoncé l’accaparement du pouvoir par une classe  sociale » (Brustier)

 

Intreview de Gael Brustier dans le Figaro *

 


LE FIGARO: Jean Jaurès fut assassiné il y a tout juste 100 ans. Aujourd’hui, François Hollande peut-il revendiquer son héritage?

Gaël BRUSTIER: Jaurès figure sur un mug de la boutique du Parti socialiste (PS): «What would Jaurès do?» («Que ferait Jaurès?»). La question taraude donc nombre de socialistes le matin en prenant leur café! C’est la prolongation en version merchandising d’une revendication d’héritage qui a été celle de tous ceux qui se sont réclamés de l’idéal socialiste depuis cent ans. Pas un seul n’a manqué à l’appel. Ni dans la «vieille maison» ni parmi ses dissidents, qu’ils aient été communistes en 1920 ou, plus tard, néosocialistes en 1933. Plus tard encore, les scissions du Mouvement des citoyens de Jean-Pierre Chevènement (1993) puis du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon (2008) se sont réclamées de Jaurès. C’est une constante. Ce n’est pas toujours illégitime.

Les usages politiques de Jaurès tranchent cruellement, ces derniers jours, avec la richesse des études jaurésiennes… On ne peut se réclamer de Jaurès en le réduisant à quelques sympathiques citations qu’on utilise dans le seul but de faire croire que cet homme assassiné il y a cent ans aurait souscrit aux politiques actuelles. Jaurès est mort à la veille de la Première Guerre mondiale, avant la Révolution de 1917 et des soubresauts des années 1930. Aller raconter qu’aujourd’hui il voterait le «pacte de stabilité» ou qu’untel ou untel est sa réincarnation tient de l’absurdité la plus achevée. Personne, d’ailleurs, ne va aussi loin (sourire)…

Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas essayer de penser l’avenir avec Jaurès. Il y a quelques constantes dans la pensée jaurésienne. Cette idée forte, d’abord, que l’aspiration au socialisme vient de loin et préexiste à la Révolution industrielle. Jaurès va jusqu’à la rechercher chez Luther les racines de l’idée socialiste. Il cherche une synthèse entre le prolétariat et la nation, en soulignant la «hauteur idéale» de cette dernière. Il cherche même une forme de synthèse entre l’humanité et Dieu… Jaurès, en plus d’être un élu républicain exemplaire, un inlassable combattant social aux côtés des mineurs de Carmaux, est, à l’instar de son ami Lucien Herr, véritable inspirateur du socialisme républicain, un authentique intellectuel. Le socialisme républicain a deux papas: Lucien Herr et Jean Jaurès!

On ne peut se réclamer de Jaurès en le réduisant à quelques sympathiques citations qu’on utilise dans le seul but de faire croire que cet homme aurait souscrit aux politiques actuelles.

La gauche française et plus largement toute la social-démocratie européenne se sont-elles éloignées des fondamentaux de celui qui a contribué à unifier le mouvement socialiste?

D’abord Jaurès est entré plusieurs fois en conflit avec la social-démocratie européenne de l’époque, en particulier avec la social-démocratie allemande, à laquelle il reprochait notamment de n’avoir aucune tradition révolutionnaire et de se réfugier dans l’intransigeance du verbalisme. La «tension amicale», lui, il l’a pratiquée! Parlons de la période présente: comme l’ont montré Fabien Escalona et Mathieu Vieira dans leurs travaux, la social-démocratie a, depuis une trentaine d’années, perdu environ 20 % de sa base électorale en Europe. Elle a participé au consensus européen, celui qui a fait de «l’intégration négative», de la déréglementation et de l’orthodoxie économique et financière le moteur de l’unification de l’Europe. Elle a été confrontée à une grave crise d’identité (qui défend-elle?) et à une incapacité à maintenir son hégémonie culturelle (quelle est sa vision du monde?).

Quant à la gauche française, si elle veut être fidèle à l’idéal de Jaurès, elle doit non seulement rechercher ses sources républicaines, qui ne se résument pas à marteler des formules sur «l’ordre républicain» mais également puiser dans l’analyse de la société, de ses évolutions, les clés pour rebâtir un horizon et un projet émancipateurs. Ce que l’on appelle assez injustement «social-démocratie» est le plus souvent un simple social-libéralisme, actuellement mué en «social-conservatisme». Quant à la gauche radicale, elle semble parfois s’égarer dès qu’elle perd le fil rouge de l’unité… S’il y avait une leçon à tirer de Jaurès pour l’actuel PS, ce serait le refus de laisser la République être confisquée par une classe sociale. Il avait été, en tant que député républicain modéré, particulièrement marqué par cette tendance de la bourgeoisie. En ce sens, l’utilisation des mots de la République à des fins de maintien d’un ordre social manifestement injuste n’a rien de jaurésien.

 

L’époque de Jaurès et la période actuelle sont-elles vraiment comparables?

L’UMP nous avait habitués à manifester un gaullisme de profanation. La gauche devrait éviter d’en faire autant avec Jaurès.

L’essor du socialisme, à l’époque de Jaurès, a deux causes: la Révolution française et la révolution industrielle. C’est dans cette réalité que le socialisme républicain puise alors sa force. On peut comparer, sur le plan international, les deux mondialisations (ainsi que l’a fait Suzanne Berger) et percevoir, à travers les réalités différentes de bouleversements de même ampleur, la nécessité d’une nouvelle synthèse intellectuelle pour y répondre. On peut aussi essayer de comprendre les formidables mutations que nos sociétés sont en train de vivre avec les bouleversements sociologiques de l’époque.

Jaurès cherche, comme les pionniers de la sociologie de l’époque, au premier rang desquels Émile Durkheim, à comprendre les processus sociaux. Il bâtit sa conception du socialisme républicain sur les interdépendances entre le prolétariat et la bourgeoisie et cherche à opérer une synthèse non seulement entre socialisme et République mais également entre l’humanité et Dieu… L’ambition intellectuelle qui est la sienne est immense, comme en témoigne L’Armée nouvelle, sa dernière grande œuvre.

 

Si on peut se demander si François Hollande aurait voté Jaurès aujourd’hui, Jean Jaurès voterait-il pour l’actuel président?

L’UMP nous avait habitués, chaque année à Colombey, à manifester un gaullisme de profanation. La gauche devrait éviter d’en faire autant avec Jaurès. Penser l’œuvre de Jaurès, y puiser des outils pour la nouvelle synthèse à bâtir demain est nécessaire. Cela ne peut pas consister en une récupération hasardeuse, quelques analogies mal pensées, voire en quelques anachronismes… Jaurès mérite mieux.

 

 

*Gaël Brustier est docteur en sciences politiques. Il est notamment l’auteur de Voyage au bout de la droite (Mille et une nuits, 2010) et de La Guerre culturelle aura bien lieu (Mille et une nuits, 2013).


 

 

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