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Législatives– » boomerang pour Macron »

Législatives– » boomerang pour Macron »

Bernard Sananè, président de l’institut Elabe, analyse dans la Tribune les ressorts du vote massif en faveur du Rassemblement national au premier tour des élections législatives.

Quel est selon vous l’élément marquant de ce premier tour de scrutin ?

BERNARD SANANÈS – La poussée RN a été très forte. Elle se lisait déjà dans le résultat des élections européennes du 9 juin. On a vu tout à coup l’homogénéisation du vote Rassemblement national, que ce soit de manière territoriale ou sociologique. La traduction de cette homogénéisation au scrutin majoritaire, c’est le fait que le RN se qualifie dans un peu plus de 440 circonscriptions pour le second tour des législatives. Cette progression est extrêmement forte en voix. Le RN et ses alliés ont obtenu 10,7 millions de suffrages, contre un peu moins de 8 millions aux Européennes et 4,2 millions au premier tour des législatives de 2022.

 

Cette progression en voix montre l’élargissement du parti, qui a réussi petit à petit, non pas à faire exploser, mais en tout cas à fissurer ses plafonds de verre. On le voit dans l’analyse sociologique des votes notamment, une fois de plus, chez les retraités. Chez eux, le match Ensemble-RN se termine quasiment à égalité. On observe aussi une progression chez les cadres. C’est également intéressant de noter que le RN qui s’était construit sur des bastions, se déploie de manière assez homogène sur le territoire.

 

Les motivations du vote RN aux législatives sont-elles les mêmes qu’aux Européennes ?

Le 9 juin, les questions européennes prenaient quand même une part importante dans les motivations du vote. Mais déjà le rejet d’Emmanuel Macron était fort. Il s’est exprimé dimanche encore plus fortement auprès d’électeurs qui ont vu dans ce rendez-vous démocratique qui n’était pas prévu, une occasion de pouvoir affaiblir le président de la République. On a mesuré par ailleurs l’évolution de l’importance de certains thèmes pour les électeurs. L’immigration pointait déjà haut, mais le thème s’est consolidé entre les deux scrutins. A présent, l’immigration et la sécurité sont quasiment au même niveau que le pouvoir d’achat. Trois thèmes qui sont au cœur du discours de Marine Le Pen.

Cette élection signe l’effondrement et le retrait du macronisme

Peut-on déjà comprendre clairement à qui a profité la très forte mobilisation ?

Pour l’instant, il n’y a pas d’indications qui laissent à penser que la mobilisation de dimanche aurait été fortement différenciée. Elle semble avoir profité à tous les camps, avec un léger avantage à la gauche. Les quelques couacs ainsi que les inquiétudes suscitées par le sujet des binationaux n’ont pas détourné de leur vote ceux qui avaient fait le choix du RN.

Le score obtenu par Roger Chudeau (candidat RN qui a suscité la polémique en expliquant que les postes ministériels devaient être occupés par des « Franco-Français », NDLR) le prouve. Il a réuni quasiment 50% des électeurs dans sa circonscription du Loir-et-Cher. Mais cela a pu en mobiliser d’autres se disant qu’il n’était pas possible de ne pas aller voter contre le RN.

Emmanuel Macron a raté son pari de la dissolution…

Rien n’a fonctionné, comme rien ne fonctionne depuis le début du second mandat. Cette élection signe l’effondrement et le retrait du macronisme, même si cet effet est un peu limité par rapport aux élections européennes. Le score d’hier traduit l’incapacité de ce second quinquennat à trouver sa dynamique propre. Cela a commencé au soir du second tour des législatives 2022, avec les tergiversations autour du premier Premier ministre du second quinquennat.

Et ce second quinquennat n’a jamais donné l’impression d’avoir une feuille de route extrêmement claire. Ce que le score de dimanche révèle, c’est l’impossible dynamique de ce second mandat. Et finalement, comme en 1997, Emmanuel Macron affronte une « dissolution boomerang » qui se retourne contre lui. En 2022, 250 députés de la majorité présidentielle et 89 du Rassemblement national avaient été élus. La symbolique serait assez forte si, à l’issue du second tour, on aboutissait à un scénario mathématique inversé avec autour de 250 députés RN et autour d’une centaine de l’ancienne majorité. C’est l’une des hypothèses plausibles. Autre élément à souligner, la promesse d’Emmanuel Macron en 2017, était de casser le duel droite-gauche. Aujourd’hui, on se retrouve avec un duel entre droite radicale et gauche radicale.

Les triangulaires, quand elles deviennent duels, peuvent coûter mathématiquement quelques sièges au RN

Toujours en miroir d’Emmanuel Macron en 2022, le RN pourrait-il être privé d’une majorité absolue ? Que disent vos projections ?

Nos chiffres, comme ceux de mes confrères, disent que l’hypothèse la plus réaliste aujourd’hui, sur la base des premiers désistements intervenus dimanche soir, est que le RN obtienne une majorité relative, solide, mais une majorité relative seulement. Pour obtenir une majorité absolue, il faudrait que le parti de Marine Le Pen bénéficie d’une amplification du vote du premier tour.

Vous laissez de côté l’hypothèse d’une alliance avec certains députés LR canal historique ?

D’abord, même si on peut considérer que dans la perspective du second tour, le RN a quasiment fait le plein en termes d’électeurs mobilisés pour lui, il peut bénéficier des reports de voix d’une partie des électeurs qui ont voté pour le candidat LR, même si ce n’était pas des LR ciottistes. Ça, c’est très important. Donc le RN peut avoir des réserves de ce côté-là.

Il faudrait que cette percée soit forte pour que le RN puisse prétendre à la majorité absolue. Pour l’instant, ce n’est pas le cas. Parce que les triangulaires, quand elles deviennent duels, peuvent coûter mathématiquement quelques sièges au RN. Je dis bien mathématiquement, parce qu’il faut rappeler quand même qu’en 2022, le RN l’a emporté dans 82 cas sur 89 dans des duels.

Quelle est votre analyse des résultats des candidats de l’alliance de gauche ?

La gauche n’a pas trouvé de nouvelle dynamique. Le NFP n’a pas mobilisé plus que la Nupes. Les zones de force sont toujours les mêmes : les grandes villes, les banlieues, mais la concentration des votes en faveur de la gauche dans ces zones-là ne lui permet pas en fait d’espérer jouer le match de la majorité, même relative. Les zones de force, ça ne fait pas gagner beaucoup de sièges supplémentaires. Il y a deux exemples frappants : Fabien Roussel qui perd dans le Nord mais surtout les difficultés de François Ruffin, dans la Somme. Hors des grandes villes ou des banlieues, c’est difficile de résister à la vague RN.

Est-ce qu’on va reconstituer des fronts républicains tels qu’on les a connus en 2002 ? Certainement pas.

Peut-on déjà, à l’issue de ce premier tour, voir un nouveau rapport de forces se mettre en place entre les formations qui composent le Nouveau Front populaire ?

C’est encore un peu tôt, mais on peut déjà dire que le rapport de force au sein du Nouveau Front populaire pourrait être un peu moins hégémonique pour la France Insoumise. Mais elle aurait évidemment la part la plus importante de sièges à gauche.

A l’aune de ce nouveau jour de vote, peut-on dire que la tripartition du paysage politique est durablement installée ?

Elle est actée dans le vote d’hier. Mais la question principale qui se posera dimanche prochain est finalement : est-ce que ces trois France sont irréconciliables ou est-ce qu’elles se réconcilient partiellement dans des « fronts », dans un sens ou dans un autre ? Est-ce que ces trois forces, finalement, arrivent à faire barrage à une autre ? Pour moi, c’est l’un des sujets de fond de ce second tour.

Je ne suis pas sûr, d’ailleurs, que l’on ne surestime pas un peu les dynamiques de front républicain. Bien sûr, il peut y avoir des retraits, des désistements. Bien sûr, il va y avoir des électeurs qui choisiront de faire barrage. Maintenant, est-ce qu’on va reconstituer des fronts républicains tels qu’on les a connus en 2002 ? Certainement pas.

Justement, les électeurs entendent des consignes de vote depuis dimanche soir. Cela peut-il fonctionner ?

Nous avions publié la semaine dernière une étude qui montrait que les trois-quarts des électeurs ne suivraient pas les consignes de vote. Mais il faut signaler, pour être précis, qu’à gauche, ce chiffre était de un sur deux. Les consignes sont plus une habitude suivie encore par la gauche. A côté du RN, les deux électorats qui ne suivent pas les consignes de vote, c’est l’électorat de droite qui peut être tenté soit par un vote Ensemble, soit un vote RN. Mais aussi l’électorat du centre.

Le virage qui a été pris dimanche soir par Gabriel Attal peut étonner. Jusqu’à présent, le message était de mettre au même niveau le refus de LFI et le refus du RN. D’autre part, quand on interroge les Français et qu’on leur demande de positionner la politique d’Emmanuel Macron, ils considèrent que cette politique est majoritairement de droite. Donc quand ces électeurs ont entendu ça depuis quelques mois et qu’on va leur demander d’aller voter pour un candidat de gauche… Je ne sais pas dire aujourd’hui dans quelle proportion ce report se fera.

Il y a quelques cas emblématiques, comme par exemple le retrait d’une candidature de gauche pour laisser ses chances à Elisabeth Borne ou le retrait d’une candidature Ensemble en faveur de François Ruffin. Les électeurs vont-ils s’y retrouver ?

On va voir si le vote antisystème réapparaît. Le vote anti-RN va mobiliser une partie de l’électorat, tout comme le vote pour le front républicain. Mais le vote antisystème peut aussi reprendre de la force au regard des soirées électorales et des premières déclarations. Quand en 2022, il y avait eu la surprise des 80 députés RN, on avait réussi à déterminer qu’une partie, certes minoritaire, des électeurs de gauche avait voté RN parce qu’ils voulaient surtout s’opposer à la réforme des retraites.

Ils pensaient que si Emmanuel Macron n’avait pas la majorité absolue, cela stopperait la réforme. Donc, c’est vrai, cette circonscription d’Elisabeth Borne sera un test dimanche. On y mesurera la difficulté ou non pour l’électorat de gauche de se reporter sur le candidat de la majorité sortante.

L’épargne des Français pour rembourser la dette publique !! (Sandrine Rousseau)

L’épargne des Français pour rembourser la dette publique !! (Sandrine Rousseau)

Une idée lumineuse de la gauchiste Sandrine Rousseau d’Europe écologie les Verts. Prendre l’épargne des Français ou les inciter à éponger la dette publique. Sandrine Rousseau est sans doute à l’économie ce que McDo est à la gastronomie. Témoin sa très évasive formation. En 2002, elle obtient un doctorat en sciences économiques avec les félicitations du jury, pour une thèse intitulée « Économie et environnement, une analyse « régulationniste » de la rente environnementale », qui aborde les rapports sociaux à l’environnement et leur impact sur les processus d’accumulation.

Un sujet suffisamment ésotérique et confus pour plaire à un jury de gauche. Sandrine Rousseau oublie que l’épargne en particulier dans les différents livrets n’est pas de l’argent qui dort mais sert de trésorerie à l’État au financement d’infrastructures et notamment du logement. Un État qui déjà ponctionne ses livrets avec un taux de rémunération très en dessous de l’inflation sur le log terme..

Une épargne qui concerne surtout les couches moyennes qui ne peuvent malheureusement solliciter l’évasion fiscale réservée aux plus riches. Notons qu’il faudrait aussi signaler à Sandrine Rousseau que rien n’empêche les épargnants de souscrire aux obligations d’État et autre formes d’emprunt. Mettre la totalité ou presque de l’épargne au service de la dette publique constituerait une sorte de fuite en avant et un gros risque pour les épargnants de voir leur épargne encore davantage ponctionnée. D’une certaine manière, ce serait creuser un trou au détriment des épargnants pour boucher l’énorme trou des déficits publics et en crèer de nouveaux  Des propos de gauchistes dangereux et irresponsables. Aussi irresponsables que ceux de Mélenchon ( dont Sandrine Rousseau est proche) qui propose tout simplement d’effacer la dette. Bref, de ne plus rembourser les emprunts.

Pour être crédible, la gauche aura besoin de faire un sérieux effort de formation et de compétences en matière économique.

Après les élections législatives : des conséquences économiques négatives pour les Français

Après les Elections législatives  : des conséquences économiques négatives pour les Français

Selon la dernière édition du Baromètre de l’économie réalisé par Odoxa pour Agipi, Challenges et BFM Business  »Les Français sont persuadés que la victoire de chacune des trois principales formations favorites aux législatives aura des conséquences plus négatives que positives sur la situation du pays, que ce soit sur la situation économique globale de la France, sur l’évolution du pouvoir d’achat, sur l’emploi, ou sur la réduction de la dette ».

 

La majorité présidentielle est le bloc qui cristallise le moins de craintes puisque 38% des sondés estiment que les conséquences économiques seront négatives en cas de victoire (mais seulement 17% y voient une perspective positive).

Vient ensuite le Rassemblement national: 48% des Français craignent des conséquences négatives (contre 31%) puis le Nouveau Front populaire avec 58% des sondés estimant que sa victoire aux élections législatives aurait des conséquences négatives sur la situation économique de la France (contre 21%).

Paradoxalement, c’est le RN qui inspire le plus confiance en matière de politique économique efficace sur le pouvoir d’achat (38% des Français), l’emploi (34%) et même la réduction de la dette et des déficits (37%).

La majorité présidentielle est derrière, notamment concernant le pouvoir d’achat puisque seulement 25% des sondés font confiance à ce parti pour l’améliorer. Par contre, 45% des Français estiment que la majorité est la plus efficace en ce qui concerne l’attractivité de la France pour les investisseurs étrangers, bien plus que les deux autres blocs (29% pour le RN, 20% pour le NFP).

Le Nouveau Front populaire est celui qui inspire le moins confiance pour réduire la dette et les déficits (22%) ou améliorer l’emploi (28%). Par contre, 31% des Français l’estime capable d’améliorer le pouvoir d’achat, c’est 6 points de plus que la majorité présidentielle.

 

Elections législatives : des conséquences économiques négatives pour les Français

Elections législatives  : des conséquences économiques négatives pour les Français

Selon la dernière édition du Baromètre de l’économie réalisé par Odoxa pour Agipi, Challenges et BFM Business  »Les Français sont persuadés que la victoire de chacune des trois principales formations favorites aux législatives aura des conséquences plus négatives que positives sur la situation du pays, que ce soit sur la situation économique globale de la France, sur l’évolution du pouvoir d’achat, sur l’emploi, ou sur la réduction de la dette ».

 

La majorité présidentielle est le bloc qui cristallise le moins de craintes puisque 38% des sondés estiment que les conséquences économiques seront négatives en cas de victoire (mais seulement 17% y voient une perspective positive).

Vient ensuite le Rassemblement national: 48% des Français craignent des conséquences négatives (contre 31%) puis le Nouveau Front populaire avec 58% des sondés estimant que sa victoire aux élections législatives aurait des conséquences négatives sur la situation économique de la France (contre 21%).

Paradoxalement, c’est le RN qui inspire le plus confiance en matière de politique économique efficace sur le pouvoir d’achat (38% des Français), l’emploi (34%) et même la réduction de la dette et des déficits (37%).

La majorité présidentielle est derrière, notamment concernant le pouvoir d’achat puisque seulement 25% des sondés font confiance à ce parti pour l’améliorer. Par contre, 45% des Français estiment que la majorité est la plus efficace en ce qui concerne l’attractivité de la France pour les investisseurs étrangers, bien plus que les deux autres blocs (29% pour le RN, 20% pour le NFP).

Le Nouveau Front populaire est celui qui inspire le moins confiance pour réduire la dette et les déficits (22%) ou améliorer l’emploi (28%). Par contre, 31% des Français l’estime capable d’améliorer le pouvoir d’achat, c’est 6 points de plus que la majorité présidentielle.

 

Législatives : majorité absolue… pour les travaillistes britanniques

Législatives : majorité absolue… pour les travaillistes britanniques

 

Majorité introuvable en France mais majorité britannique absolue. Une autre différence:  les leaders britanniques disparaissent du paysage politique quand ils sont battus ! Dès jeudi soir, un premier sondage réalisé à la sortie des urnes donnait le Labour gagnant avec 410 sièges. Une victoire de même ampleur que lors de la « vague rouge » de Tony Blair en 1997. Les conservateurs arriveraient loin derrière avec 131 sièges, devant les Libéraux-Démocrates qui verraient leur présence grimper à 61 sièges. Autre fait notable : l’extrême droite de Reform UK décrocherait un nombre record de 13 sièges. Quant aux indépendantistes écossais, ils subissent un sérieux revers. Ils devraient remporter seulement 10 circonscriptions, sur 57 en Ecosse, ce qui devrait éloigner encore la perspective d’un référendum sur l’indépendance de la province.

 

NB Lorsqu’on parle de « Grande-Bretagne », il s’agit là d’un ensemble réunissant simplement l’Angleterre, l’Ecosse et le Pays de Galles. soit le Royaume-Uni, sans l’Irlande du Nord

Sandrine Rousseau: L’épargne des Français pour rembourser la dette publique !!

Sandrine Rousseau: L’épargne des Français pour rembourser la dette publique !!

Une idée lumineuse de la gauchiste Sandrine Rousseau d’Europe écologie les Verts. Prendre l’épargne des Français ou les inciter à éponger la dette publique. Sandrine Rousseau est sans doute à l’économie ce que McDo est à la gastronomie. Témoin sa très évasive formation. En 2002, elle obtient un doctorat en sciences économiques avec les félicitations du jury, pour une thèse intitulée « Économie et environnement, une analyse « régulationniste » de la rente environnementale », qui aborde les rapports sociaux à l’environnement et leur impact sur les processus d’accumulation.

Un sujet suffisamment ésotérique et confus pour plaire à un jury de gauche. Sandrine Rousseau oublie que l’épargne en particulier dans les différents livrets n’est pas de l’argent qui dort mais sert de trésorerie à l’État au financement d’infrastructures et notamment du logement. Un État qui déjà ponctionne ses livrets avec un taux de rémunération très en dessous de l’inflation.

Une épargne qui concerne surtout les couches moyennes qui ne peuvent malheureusement solliciter l’évasion fiscale réservée aux plus riches. Notons qu’il faudrait aussi signaler à Sandrine Rousseau que rien n’empêche les épargnants de souscrire aux obligations d’État et autre formes d’emprunt. Mettre la totalité ou presque de l’épargne au service de la dette publique constituerait une sorte de fuite en avant et un gros risque pour les épargnants de voir leur épargne encore davantage ponctionnée. D’une certaine manière, ce serait creuser un trou au détriment des épargnants pour boucher l’énorme trou des déficits publics et en crèer de nouveaux  Des propos de gauchistes dangereux et irresponsables. Aussi irresponsables que ceux de Mélenchon ( dont Sandrine Rousseau est proche) qui propose tout simplement d’effacer la dette. Bref, de ne plus rembourser les emprunts.

Pour être crédible, la gauche aura besoin de faire un sérieux effort de formation et de compétences en matière économique.

L’épargne des Français pour rembourser la dette publique !!

L’épargne des Français pour rembourser la dette publique !!

Une idée lumineuse de la gauchiste Sandrine Rousseau d’Europe écologie les Verts. Prendre l’épargne des Français ou les inciter à éponger la dette publique. Sandrine Rousseau est sans doute à l’économie ce que McDo est à la gastronomie. Témoin sa très évasive formation. En 2002, elle obtient un doctorat en sciences économiques avec les félicitations du jury, pour une thèse intitulée « Économie et environnement, une analyse « régulationniste » de la rente environnementale », qui aborde les rapports sociaux à l’environnement et leur impact sur les processus d’accumulation.

Un sujet suffisamment ésotérique et confus pour plaire à un jury de gauche. Sandrine Rousseau oublie que l’épargne en particulier dans les différents livrets n’est pas de l’argent qui dort mais sert de trésorerie à l’État au financement d’infrastructures et notamment du logement. Un État qui déjà ponctionne ses livrets avec un taux de rémunération très en dessous de l’inflation.

Une épargne qui concerne surtout les couches moyennes qui ne peuvent malheureusement solliciter l’évasion fiscale réservée aux plus riches. Notons qu’il faudrait aussi signaler à Sandrine Rousseau que rien n’empêche les épargnants de souscrire aux obligations d’État et autre formes d’emprunt. Mettre la totalité ou presque de l’épargne au service de la dette publique constituerait une sorte de fuite en avant et un gros risque pour les épargnants de voir leur épargne encore davantage ponctionnée. D’une certaine manière, ce serait creuser un trou au détriment des épargnants pour boucher l’énorme trou des déficits publics. Des propos de gauchistes dangereux et irresponsables. Aussi irresponsables que ceux de Mélenchon ( dont Sandrine Rousseau est proche) qui propose tout simplement d’effacer la dette. Bref, de ne plus rembourser les emprunts.

Pour être crédible, la gauche aura besoin de faire un sérieux effort de formation et de compétences en matière économique.

Politique- « dissolution boomerang pour Macron »

Politique- – »dissolution boomerang pour Macron »

Bernard Sananè, président de l’institut Elabe, analyse dans la Tribune les ressorts du vote massif en faveur du Rassemblement national au premier tour des élections législatives.

Quel est selon vous l’élément marquant de ce premier tour de scrutin ?

BERNARD SANANÈS – La poussée RN a été très forte. Elle se lisait déjà dans le résultat des élections européennes du 9 juin. On a vu tout à coup l’homogénéisation du vote Rassemblement national, que ce soit de manière territoriale ou sociologique. La traduction de cette homogénéisation au scrutin majoritaire, c’est le fait que le RN se qualifie dans un peu plus de 440 circonscriptions pour le second tour des législatives. Cette progression est extrêmement forte en voix. Le RN et ses alliés ont obtenu 10,7 millions de suffrages, contre un peu moins de 8 millions aux Européennes et 4,2 millions au premier tour des législatives de 2022.

 

Cette progression en voix montre l’élargissement du parti, qui a réussi petit à petit, non pas à faire exploser, mais en tout cas à fissurer ses plafonds de verre. On le voit dans l’analyse sociologique des votes notamment, une fois de plus, chez les retraités. Chez eux, le match Ensemble-RN se termine quasiment à égalité. On observe aussi une progression chez les cadres. C’est également intéressant de noter que le RN qui s’était construit sur des bastions, se déploie de manière assez homogène sur le territoire.

 

Les motivations du vote RN aux législatives sont-elles les mêmes qu’aux Européennes ?

Le 9 juin, les questions européennes prenaient quand même une part importante dans les motivations du vote. Mais déjà le rejet d’Emmanuel Macron était fort. Il s’est exprimé dimanche encore plus fortement auprès d’électeurs qui ont vu dans ce rendez-vous démocratique qui n’était pas prévu, une occasion de pouvoir affaiblir le président de la République. On a mesuré par ailleurs l’évolution de l’importance de certains thèmes pour les électeurs. L’immigration pointait déjà haut, mais le thème s’est consolidé entre les deux scrutins. A présent, l’immigration et la sécurité sont quasiment au même niveau que le pouvoir d’achat. Trois thèmes qui sont au cœur du discours de Marine Le Pen.

Cette élection signe l’effondrement et le retrait du macronisme

Peut-on déjà comprendre clairement à qui a profité la très forte mobilisation ?

Pour l’instant, il n’y a pas d’indications qui laissent à penser que la mobilisation de dimanche aurait été fortement différenciée. Elle semble avoir profité à tous les camps, avec un léger avantage à la gauche. Les quelques couacs ainsi que les inquiétudes suscitées par le sujet des binationaux n’ont pas détourné de leur vote ceux qui avaient fait le choix du RN.

Le score obtenu par Roger Chudeau (candidat RN qui a suscité la polémique en expliquant que les postes ministériels devaient être occupés par des « Franco-Français », NDLR) le prouve. Il a réuni quasiment 50% des électeurs dans sa circonscription du Loir-et-Cher. Mais cela a pu en mobiliser d’autres se disant qu’il n’était pas possible de ne pas aller voter contre le RN.

Emmanuel Macron a raté son pari de la dissolution…

Rien n’a fonctionné, comme rien ne fonctionne depuis le début du second mandat. Cette élection signe l’effondrement et le retrait du macronisme, même si cet effet est un peu limité par rapport aux élections européennes. Le score d’hier traduit l’incapacité de ce second quinquennat à trouver sa dynamique propre. Cela a commencé au soir du second tour des législatives 2022, avec les tergiversations autour du premier Premier ministre du second quinquennat.

Et ce second quinquennat n’a jamais donné l’impression d’avoir une feuille de route extrêmement claire. Ce que le score de dimanche révèle, c’est l’impossible dynamique de ce second mandat. Et finalement, comme en 1997, Emmanuel Macron affronte une « dissolution boomerang » qui se retourne contre lui. En 2022, 250 députés de la majorité présidentielle et 89 du Rassemblement national avaient été élus. La symbolique serait assez forte si, à l’issue du second tour, on aboutissait à un scénario mathématique inversé avec autour de 250 députés RN et autour d’une centaine de l’ancienne majorité. C’est l’une des hypothèses plausibles. Autre élément à souligner, la promesse d’Emmanuel Macron en 2017, était de casser le duel droite-gauche. Aujourd’hui, on se retrouve avec un duel entre droite radicale et gauche radicale.

Les triangulaires, quand elles deviennent duels, peuvent coûter mathématiquement quelques sièges au RN

Toujours en miroir d’Emmanuel Macron en 2022, le RN pourrait-il être privé d’une majorité absolue ? Que disent vos projections ?

Nos chiffres, comme ceux de mes confrères, disent que l’hypothèse la plus réaliste aujourd’hui, sur la base des premiers désistements intervenus dimanche soir, est que le RN obtienne une majorité relative, solide, mais une majorité relative seulement. Pour obtenir une majorité absolue, il faudrait que le parti de Marine Le Pen bénéficie d’une amplification du vote du premier tour.

Vous laissez de côté l’hypothèse d’une alliance avec certains députés LR canal historique ?

D’abord, même si on peut considérer que dans la perspective du second tour, le RN a quasiment fait le plein en termes d’électeurs mobilisés pour lui, il peut bénéficier des reports de voix d’une partie des électeurs qui ont voté pour le candidat LR, même si ce n’était pas des LR ciottistes. Ça, c’est très important. Donc le RN peut avoir des réserves de ce côté-là.

Il faudrait que cette percée soit forte pour que le RN puisse prétendre à la majorité absolue. Pour l’instant, ce n’est pas le cas. Parce que les triangulaires, quand elles deviennent duels, peuvent coûter mathématiquement quelques sièges au RN. Je dis bien mathématiquement, parce qu’il faut rappeler quand même qu’en 2022, le RN l’a emporté dans 82 cas sur 89 dans des duels.

Quelle est votre analyse des résultats des candidats de l’alliance de gauche ?

La gauche n’a pas trouvé de nouvelle dynamique. Le NFP n’a pas mobilisé plus que la Nupes. Les zones de force sont toujours les mêmes : les grandes villes, les banlieues, mais la concentration des votes en faveur de la gauche dans ces zones-là ne lui permet pas en fait d’espérer jouer le match de la majorité, même relative. Les zones de force, ça ne fait pas gagner beaucoup de sièges supplémentaires. Il y a deux exemples frappants : Fabien Roussel qui perd dans le Nord mais surtout les difficultés de François Ruffin, dans la Somme. Hors des grandes villes ou des banlieues, c’est difficile de résister à la vague RN.

Est-ce qu’on va reconstituer des fronts républicains tels qu’on les a connus en 2002 ? Certainement pas.

Peut-on déjà, à l’issue de ce premier tour, voir un nouveau rapport de forces se mettre en place entre les formations qui composent le Nouveau Front populaire ?

C’est encore un peu tôt, mais on peut déjà dire que le rapport de force au sein du Nouveau Front populaire pourrait être un peu moins hégémonique pour la France Insoumise. Mais elle aurait évidemment la part la plus importante de sièges à gauche.

A l’aune de ce nouveau jour de vote, peut-on dire que la tripartition du paysage politique est durablement installée ?

Elle est actée dans le vote d’hier. Mais la question principale qui se posera dimanche prochain est finalement : est-ce que ces trois France sont irréconciliables ou est-ce qu’elles se réconcilient partiellement dans des « fronts », dans un sens ou dans un autre ? Est-ce que ces trois forces, finalement, arrivent à faire barrage à une autre ? Pour moi, c’est l’un des sujets de fond de ce second tour.

Je ne suis pas sûr, d’ailleurs, que l’on ne surestime pas un peu les dynamiques de front républicain. Bien sûr, il peut y avoir des retraits, des désistements. Bien sûr, il va y avoir des électeurs qui choisiront de faire barrage. Maintenant, est-ce qu’on va reconstituer des fronts républicains tels qu’on les a connus en 2002 ? Certainement pas.

Justement, les électeurs entendent des consignes de vote depuis dimanche soir. Cela peut-il fonctionner ?

Nous avions publié la semaine dernière une étude qui montrait que les trois-quarts des électeurs ne suivraient pas les consignes de vote. Mais il faut signaler, pour être précis, qu’à gauche, ce chiffre était de un sur deux. Les consignes sont plus une habitude suivie encore par la gauche. A côté du RN, les deux électorats qui ne suivent pas les consignes de vote, c’est l’électorat de droite qui peut être tenté soit par un vote Ensemble, soit un vote RN. Mais aussi l’électorat du centre.

Le virage qui a été pris dimanche soir par Gabriel Attal peut étonner. Jusqu’à présent, le message était de mettre au même niveau le refus de LFI et le refus du RN. D’autre part, quand on interroge les Français et qu’on leur demande de positionner la politique d’Emmanuel Macron, ils considèrent que cette politique est majoritairement de droite. Donc quand ces électeurs ont entendu ça depuis quelques mois et qu’on va leur demander d’aller voter pour un candidat de gauche… Je ne sais pas dire aujourd’hui dans quelle proportion ce report se fera.

Il y a quelques cas emblématiques, comme par exemple le retrait d’une candidature de gauche pour laisser ses chances à Elisabeth Borne ou le retrait d’une candidature Ensemble en faveur de François Ruffin. Les électeurs vont-ils s’y retrouver ?

On va voir si le vote antisystème réapparaît. Le vote anti-RN va mobiliser une partie de l’électorat, tout comme le vote pour le front républicain. Mais le vote antisystème peut aussi reprendre de la force au regard des soirées électorales et des premières déclarations. Quand en 2022, il y avait eu la surprise des 80 députés RN, on avait réussi à déterminer qu’une partie, certes minoritaire, des électeurs de gauche avait voté RN parce qu’ils voulaient surtout s’opposer à la réforme des retraites.

Ils pensaient que si Emmanuel Macron n’avait pas la majorité absolue, cela stopperait la réforme. Donc, c’est vrai, cette circonscription d’Elisabeth Borne sera un test dimanche. On y mesurera la difficulté ou non pour l’électorat de gauche de se reporter sur le candidat de la majorité sortante.

Législatives : des conséquences économiques négatives pour les Français

Législatives : des conséquences économiques négatives pour les Français

Selon la dernière édition du Baromètre de l’économie réalisé par Odoxa pour Agipi, Challenges et BFM Business  »Les Français sont persuadés que la victoire de chacune des trois principales formations favorites aux législatives aura des conséquences plus négatives que positives sur la situation du pays, que ce soit sur la situation économique globale de la France, sur l’évolution du pouvoir d’achat, sur l’emploi, ou sur la réduction de la dette ».

 

La majorité présidentielle est le bloc qui cristallise le moins de craintes puisque 38% des sondés estiment que les conséquences économiques seront négatives en cas de victoire (mais seulement 17% y voient une perspective positive).

Vient ensuite le Rassemblement national: 48% des Français craignent des conséquences négatives (contre 31%) puis le Nouveau Front populaire avec 58% des sondés estimant que sa victoire aux élections législatives aurait des conséquences négatives sur la situation économique de la France (contre 21%).

Paradoxalement, c’est le RN qui inspire le plus confiance en matière de politique économique efficace sur le pouvoir d’achat (38% des Français), l’emploi (34%) et même la réduction de la dette et des déficits (37%).

La majorité présidentielle est derrière, notamment concernant le pouvoir d’achat puisque seulement 25% des sondés font confiance à ce parti pour l’améliorer. Par contre, 45% des Français estiment que la majorité est la plus efficace en ce qui concerne l’attractivité de la France pour les investisseurs étrangers, bien plus que les deux autres blocs (29% pour le RN, 20% pour le NFP).

Le Nouveau Front populaire est celui qui inspire le moins confiance pour réduire la dette et les déficits (22%) ou améliorer l’emploi (28%). Par contre, 31% des Français l’estime capable d’améliorer le pouvoir d’achat, c’est 6 points de plus que la majorité présidentielle.

 

Politique- Législatives– »dissolution boomerang pour Macron »

Politique- Législatives– »dissolution boomerang pour Macron »

Bernard Sananè, président de l’institut Elabe, analyse dans la Tribune  les ressorts du vote massif en faveur du Rassemblement national au premier tour des élections législatives.

 Quel est selon vous l’élément marquant de ce premier tour de scrutin ?

BERNARD SANANÈS – La poussée RN a été très forte. Elle se lisait déjà dans le résultat des élections européennes du 9 juin. On a vu tout à coup l’homogénéisation du vote Rassemblement national, que ce soit de manière territoriale ou sociologique. La traduction de cette homogénéisation au scrutin majoritaire, c’est le fait que le RN se qualifie dans un peu plus de 440 circonscriptions pour le second tour des législatives. Cette progression est extrêmement forte en voix. Le RN et ses alliés ont obtenu 10,7 millions de suffrages, contre un peu moins de 8 millions aux Européennes et 4,2 millions au premier tour des législatives de 2022.

 

Cette progression en voix montre l’élargissement du parti, qui a réussi petit à petit, non pas à faire exploser, mais en tout cas à fissurer ses plafonds de verre. On le voit dans l’analyse sociologique des votes notamment, une fois de plus, chez les retraités. Chez eux, le match Ensemble-RN se termine quasiment à égalité. On observe aussi une progression chez les cadres. C’est également intéressant de noter que le RN qui s’était construit sur des bastions, se déploie de manière assez homogène sur le territoire.

 

Les motivations du vote RN aux législatives sont-elles les mêmes qu’aux Européennes ?

Le 9 juin, les questions européennes prenaient quand même une part importante dans les motivations du vote. Mais déjà le rejet d’Emmanuel Macron était fort. Il s’est exprimé dimanche encore plus fortement auprès d’électeurs qui ont vu dans ce rendez-vous démocratique qui n’était pas prévu, une occasion de pouvoir affaiblir le président de la République. On a mesuré par ailleurs l’évolution de l’importance de certains thèmes pour les électeurs. L’immigration pointait déjà haut, mais le thème s’est consolidé entre les deux scrutins. A présent, l’immigration et la sécurité sont quasiment au même niveau que le pouvoir d’achat. Trois thèmes qui sont au cœur du discours de Marine Le Pen.

Cette élection signe l’effondrement et le retrait du macronisme

Peut-on déjà comprendre clairement à qui a profité la très forte mobilisation ?

Pour l’instant, il n’y a pas d’indications qui laissent à penser que la mobilisation de dimanche aurait été fortement différenciée. Elle semble avoir profité à tous les camps, avec un léger avantage à la gauche. Les quelques couacs ainsi que les inquiétudes suscitées par le sujet des binationaux n’ont pas détourné de leur vote ceux qui avaient fait le choix du RN.

Le score obtenu par Roger Chudeau (candidat RN qui a suscité la polémique en expliquant que les postes ministériels devaient être occupés par des « Franco-Français », NDLR) le prouve. Il a réuni quasiment 50% des électeurs dans sa circonscription du Loir-et-Cher. Mais cela a pu en mobiliser d’autres se disant qu’il n’était pas possible de ne pas aller voter contre le RN.

Emmanuel Macron a raté son pari de la dissolution…

Rien n’a fonctionné, comme rien ne fonctionne depuis le début du second mandat. Cette élection signe l’effondrement et le retrait du macronisme, même si cet effet est un peu limité par rapport aux élections européennes. Le score d’hier traduit l’incapacité de ce second quinquennat à trouver sa dynamique propre. Cela a commencé au soir du second tour des législatives 2022, avec les tergiversations autour du premier Premier ministre du second quinquennat.

Et ce second quinquennat n’a jamais donné l’impression d’avoir une feuille de route extrêmement claire. Ce que le score de dimanche révèle, c’est l’impossible dynamique de ce second mandat. Et finalement, comme en 1997, Emmanuel Macron affronte une « dissolution boomerang » qui se retourne contre lui. En 2022, 250 députés de la majorité présidentielle et 89 du Rassemblement national avaient été élus. La symbolique serait assez forte si, à l’issue du second tour, on aboutissait à un scénario mathématique inversé avec autour de 250 députés RN et autour d’une centaine de l’ancienne majorité. C’est l’une des hypothèses plausibles. Autre élément à souligner, la promesse d’Emmanuel Macron en 2017, était de casser le duel droite-gauche. Aujourd’hui, on se retrouve avec un duel entre droite radicale et gauche radicale.

Les triangulaires, quand elles deviennent duels, peuvent coûter mathématiquement quelques sièges au RN

Toujours en miroir d’Emmanuel Macron en 2022, le RN pourrait-il être privé d’une majorité absolue ? Que disent vos projections ?

Nos chiffres, comme ceux de mes confrères, disent que l’hypothèse la plus réaliste aujourd’hui, sur la base des premiers désistements intervenus dimanche soir, est que le RN obtienne une majorité relative, solide, mais une majorité relative seulement. Pour obtenir une majorité absolue, il faudrait que le parti de Marine Le Pen bénéficie d’une amplification du vote du premier tour.

Vous laissez de côté l’hypothèse d’une alliance avec certains députés LR canal historique ?

D’abord, même si on peut considérer que dans la perspective du second tour, le RN a quasiment fait le plein en termes d’électeurs mobilisés pour lui, il peut bénéficier des reports de voix d’une partie des électeurs qui ont voté pour le candidat LR, même si ce n’était pas des LR ciottistes. Ça, c’est très important. Donc le RN peut avoir des réserves de ce côté-là.

Il faudrait que cette percée soit forte pour que le RN puisse prétendre à la majorité absolue. Pour l’instant, ce n’est pas le cas. Parce que les triangulaires, quand elles deviennent duels, peuvent coûter mathématiquement quelques sièges au RN. Je dis bien mathématiquement, parce qu’il faut rappeler quand même qu’en 2022, le RN l’a emporté dans 82 cas sur 89 dans des duels.

Quelle est votre analyse des résultats des candidats de l’alliance de gauche ?

La gauche n’a pas trouvé de nouvelle dynamique. Le NFP n’a pas mobilisé plus que la Nupes. Les zones de force sont toujours les mêmes : les grandes villes, les banlieues, mais la concentration des votes en faveur de la gauche dans ces zones-là ne lui permet pas en fait d’espérer jouer le match de la majorité, même relative. Les zones de force, ça ne fait pas gagner beaucoup de sièges supplémentaires. Il y a deux exemples frappants : Fabien Roussel qui perd dans le Nord mais surtout les difficultés de François Ruffin, dans la Somme. Hors des grandes villes ou des banlieues, c’est difficile de résister à la vague RN.

Est-ce qu’on va reconstituer des fronts républicains tels qu’on les a connus en 2002 ? Certainement pas.

Peut-on déjà, à l’issue de ce premier tour, voir un nouveau rapport de forces se mettre en place entre les formations qui composent le Nouveau Front populaire ?

C’est encore un peu tôt, mais on peut déjà dire que le rapport de force au sein du Nouveau Front populaire pourrait être un peu moins hégémonique pour la France Insoumise. Mais elle aurait évidemment la part la plus importante de sièges à gauche.

A l’aune de ce nouveau jour de vote, peut-on dire que la tripartition du paysage politique est durablement installée ?

Elle est actée dans le vote d’hier. Mais la question principale qui se posera dimanche prochain est finalement : est-ce que ces trois France sont irréconciliables ou est-ce qu’elles se réconcilient partiellement dans des « fronts », dans un sens ou dans un autre ? Est-ce que ces trois forces, finalement, arrivent à faire barrage à une autre ? Pour moi, c’est l’un des sujets de fond de ce second tour.

Je ne suis pas sûr, d’ailleurs, que l’on ne surestime pas un peu les dynamiques de front républicain. Bien sûr, il peut y avoir des retraits, des désistements. Bien sûr, il va y avoir des électeurs qui choisiront de faire barrage. Maintenant, est-ce qu’on va reconstituer des fronts républicains tels qu’on les a connus en 2002 ? Certainement pas.

Justement, les électeurs entendent des consignes de vote depuis dimanche soir. Cela peut-il fonctionner ?

Nous avions publié la semaine dernière une étude qui montrait que les trois-quarts des électeurs ne suivraient pas les consignes de vote. Mais il faut signaler, pour être précis, qu’à gauche, ce chiffre était de un sur deux. Les consignes sont plus une habitude suivie encore par la gauche. A côté du RN, les deux électorats qui ne suivent pas les consignes de vote, c’est l’électorat de droite qui peut être tenté soit par un vote Ensemble, soit un vote RN. Mais aussi l’électorat du centre.

Le virage qui a été pris dimanche soir par Gabriel Attal peut étonner. Jusqu’à présent, le message était de mettre au même niveau le refus de LFI et le refus du RN. D’autre part, quand on interroge les Français et qu’on leur demande de positionner la politique d’Emmanuel Macron, ils considèrent que cette politique est majoritairement de droite. Donc quand ces électeurs ont entendu ça depuis quelques mois et qu’on va leur demander d’aller voter pour un candidat de gauche… Je ne sais pas dire aujourd’hui dans quelle proportion ce report se fera.

Il y a quelques cas emblématiques, comme par exemple le retrait d’une candidature de gauche pour laisser ses chances à Elisabeth Borne ou le retrait d’une candidature Ensemble en faveur de François Ruffin. Les électeurs vont-ils s’y retrouver ?

On va voir si le vote antisystème réapparaît. Le vote anti-RN va mobiliser une partie de l’électorat, tout comme le vote pour le front républicain. Mais le vote antisystème peut aussi reprendre de la force au regard des soirées électorales et des premières déclarations. Quand en 2022, il y avait eu la surprise des 80 députés RN, on avait réussi à déterminer qu’une partie, certes minoritaire, des électeurs de gauche avait voté RN parce qu’ils voulaient surtout s’opposer à la réforme des retraites.

Ils pensaient que si Emmanuel Macron n’avait pas la majorité absolue, cela stopperait la réforme. Donc, c’est vrai, cette circonscription d’Elisabeth Borne sera un test dimanche. On y mesurera la difficulté ou non pour l’électorat de gauche de se reporter sur le candidat de la majorité sortante.

Politique-Deuxième tour législatives : hypothétique majorité absolue pour le RN

Deuxième tour législatives :  prévisions très aléatoires

 
Les résultats du second tour serait nettement plus prévisibles avec un système électoral proportionnel. Or la diversité des situations locales pourrait bouleverser le résultat final du deuxième tour. La question centrale étant de savoir si le rassemblement national abstiendra ou pas la majorité absolue. Selon les estimations d’Opinion Way , le Rassemblement national n’est pas certain d’obtenir une majorité absolue,  le RN ( à 34 % au premier tour ) pourrait obtenir entre 250 et 300 sièges.( La majorité absolue est à 289). Les prévisions restent assez aléatoires car elles dépendront du nombre de candidats encore en lice au second tour, du report des voix et aussi des particularités locales. De ce point de vue les réserves de voix du RN sont relativement faibles par rapport aux deux autres blocs;  c’est plutôt la fourchette basse des prévisions qu’il faut prendre en compte pour les hypothèses de résultats du deuxième tour concernant le rassemblement national. En clair, le rassemblement national a peu de chances d’obtenir la majorité absolue.

 

Le  Nouveau Front populaire a recueilli 29 % des suffrages, ce qui correspond à une projection de 130 à 170 sièges. En troisième position, la majorité présidentielle, qui regroupe Renaissance, le MoDem et Horizons, pourrait obtenir entre 65 et 105 sièges avec 22 % des voix.

Quant aux Républicains qui n’ont pas suivi Eric Ciotti, ils ont obtenu 10 % des suffrages, ce qui se traduit par une projection de 30 à 50 sièges.

Immunité pour Trump

Immunité pour Trump !

Une curieuse conception du droit aux États-Unis. La Cour suprême fait la différence entre les actes « officiels » qui dépendent du domaine exclusif du chef de l’État, les actes « officiels » dont il partage la responsabilité avec le Congrès et les actes effectués dans un cadre strictement privé .Bref une immunité à géométrie variable et surtout destinée à retarder le plus possible les procès contre Trump en attendant l’élection présidentielle. 

La Cour suprême estime que les premiers sont couverts par une « immunité absolue ». Pour les seconds, le chef d’État bénéfice d’une « présomption d’immunité ». Enfin, pour les actes privés, aucune immunité ne peut être mis en avant.

Reste évidemment le flou concernant les actes qui sont privés ou pas.

Concrètement, la Cour suprême estime par exemple que les échanges entre Donald Trump et le ministère de la Justice relèvent des prérogatives exclusives du chef de l’État, et qu’ils ne peuvent en aucun cas faire l’objet de poursuites ni servir de preuves pour d’autres poursuites.

La Cour suprême renvoie le dossier au tribunal de première instance ou à la cour d’appel pour déterminer quels actes sont potentiellement immunisés de poursuites pénales.

Concernant les pressions exercées selon l’accusation par Donald Trump à l’encontre du vice-président de l’époque, Mike Pence, pour qu’il ne certifie pas les votes des grands électeurs le 6 janvier 2021, les juges ont ainsi déclaré qu’il incombait au gouvernement de « renverser la présomption d’immunité » devant le tribunal, explique AP.

Les pressions exercées sur des agents publics dans plusieurs États font l’objet d’un même renvoi aux juridictions inférieures. Cette fois, la Cour donne aux juges la responsabilité de décider si les actions de Donald Trump étaient « officielles » ou non.

 

Bref de la bouillie pour les chats sur le plan du droit et destinée surtout à faire perdre du temps aux instructions juridiques en cours. Rien d’étonnant à cela puisque la cour suprême est marquée très à droite

Donald Trump pourrait être tenté d’exploiter cette décision pour faire dérailler les autres procès dans lequel il est mis en cause. Inculpé en Géorgie dans pour des tentatives de fraude électorale lors de la présidentielle de 2020, l’ancien président avait aussi fait valoir une potentielle immunité. « Le juge chargé de cette affaire, Scott McAfee, n’a pas encore statué sur cette question, et la Cour suprême pourrait maintenant l’aider à se prononcer », estime le média américain Politico.

En Floride, le milliardaire a également mis en avant son immunité pour justifier sa décision de transférer des documents classifiés dans sa résidence de Mar-a-Lago dans les derniers jours de sa présidence.

Reconnu coupable le 30 mai par la justice de New York de « falsification comptable aggravée pour dissimuler un complot visant à pervertir l’élection de 2016″, Donald Trump pourrait aussi vouloir annuler sa peine, dont le prononcé aura lieu le 11 juillet. En effet, selon plusieurs médias américains dont le New York Times, les avocats de Donald Trump ont envoyé ce lundi une lettre au juge dans cette affaire pour revenir sur la condamnation à la lumière de la décision de la Cour suprême.

 

Lors d’une allocution télévisée, Joe Biden a lui dénoncé une décision qui crée un « dangereux précédent », car les pouvoirs de président « ne seront plus limités par la loi ». Par cette jurisprudence, Donald Trump sera « enhardi à faire ce qu’il veut, quand il veut » en cas de victoire à la présidentielle de novembre, a estimé le président démocrate.

Législatives– »dissolution boomerang pour Macron »

Législatives– »dissolution boomerang pour Macron »

Bernard Sananè, président de l’institut Elabe, analyse dans la Tribune  les ressorts du vote massif en faveur du Rassemblement national au premier tour des élections législatives.

 Quel est selon vous l’élément marquant de ce premier tour de scrutin ?

BERNARD SANANÈS – La poussée RN a été très forte. Elle se lisait déjà dans le résultat des élections européennes du 9 juin. On a vu tout à coup l’homogénéisation du vote Rassemblement national, que ce soit de manière territoriale ou sociologique. La traduction de cette homogénéisation au scrutin majoritaire, c’est le fait que le RN se qualifie dans un peu plus de 440 circonscriptions pour le second tour des législatives. Cette progression est extrêmement forte en voix. Le RN et ses alliés ont obtenu 10,7 millions de suffrages, contre un peu moins de 8 millions aux Européennes et 4,2 millions au premier tour des législatives de 2022.

 

Cette progression en voix montre l’élargissement du parti, qui a réussi petit à petit, non pas à faire exploser, mais en tout cas à fissurer ses plafonds de verre. On le voit dans l’analyse sociologique des votes notamment, une fois de plus, chez les retraités. Chez eux, le match Ensemble-RN se termine quasiment à égalité. On observe aussi une progression chez les cadres. C’est également intéressant de noter que le RN qui s’était construit sur des bastions, se déploie de manière assez homogène sur le territoire.

 

Les motivations du vote RN aux législatives sont-elles les mêmes qu’aux Européennes ?

Le 9 juin, les questions européennes prenaient quand même une part importante dans les motivations du vote. Mais déjà le rejet d’Emmanuel Macron était fort. Il s’est exprimé dimanche encore plus fortement auprès d’électeurs qui ont vu dans ce rendez-vous démocratique qui n’était pas prévu, une occasion de pouvoir affaiblir le président de la République. On a mesuré par ailleurs l’évolution de l’importance de certains thèmes pour les électeurs. L’immigration pointait déjà haut, mais le thème s’est consolidé entre les deux scrutins. A présent, l’immigration et la sécurité sont quasiment au même niveau que le pouvoir d’achat. Trois thèmes qui sont au cœur du discours de Marine Le Pen.

Cette élection signe l’effondrement et le retrait du macronisme

Peut-on déjà comprendre clairement à qui a profité la très forte mobilisation ?

Pour l’instant, il n’y a pas d’indications qui laissent à penser que la mobilisation de dimanche aurait été fortement différenciée. Elle semble avoir profité à tous les camps, avec un léger avantage à la gauche. Les quelques couacs ainsi que les inquiétudes suscitées par le sujet des binationaux n’ont pas détourné de leur vote ceux qui avaient fait le choix du RN.

Le score obtenu par Roger Chudeau (candidat RN qui a suscité la polémique en expliquant que les postes ministériels devaient être occupés par des « Franco-Français », NDLR) le prouve. Il a réuni quasiment 50% des électeurs dans sa circonscription du Loir-et-Cher. Mais cela a pu en mobiliser d’autres se disant qu’il n’était pas possible de ne pas aller voter contre le RN.

Emmanuel Macron a raté son pari de la dissolution…

Rien n’a fonctionné, comme rien ne fonctionne depuis le début du second mandat. Cette élection signe l’effondrement et le retrait du macronisme, même si cet effet est un peu limité par rapport aux élections européennes. Le score d’hier traduit l’incapacité de ce second quinquennat à trouver sa dynamique propre. Cela a commencé au soir du second tour des législatives 2022, avec les tergiversations autour du premier Premier ministre du second quinquennat.

Et ce second quinquennat n’a jamais donné l’impression d’avoir une feuille de route extrêmement claire. Ce que le score de dimanche révèle, c’est l’impossible dynamique de ce second mandat. Et finalement, comme en 1997, Emmanuel Macron affronte une « dissolution boomerang » qui se retourne contre lui. En 2022, 250 députés de la majorité présidentielle et 89 du Rassemblement national avaient été élus. La symbolique serait assez forte si, à l’issue du second tour, on aboutissait à un scénario mathématique inversé avec autour de 250 députés RN et autour d’une centaine de l’ancienne majorité. C’est l’une des hypothèses plausibles. Autre élément à souligner, la promesse d’Emmanuel Macron en 2017, était de casser le duel droite-gauche. Aujourd’hui, on se retrouve avec un duel entre droite radicale et gauche radicale.

Les triangulaires, quand elles deviennent duels, peuvent coûter mathématiquement quelques sièges au RN

Toujours en miroir d’Emmanuel Macron en 2022, le RN pourrait-il être privé d’une majorité absolue ? Que disent vos projections ?

Nos chiffres, comme ceux de mes confrères, disent que l’hypothèse la plus réaliste aujourd’hui, sur la base des premiers désistements intervenus dimanche soir, est que le RN obtienne une majorité relative, solide, mais une majorité relative seulement. Pour obtenir une majorité absolue, il faudrait que le parti de Marine Le Pen bénéficie d’une amplification du vote du premier tour.

Vous laissez de côté l’hypothèse d’une alliance avec certains députés LR canal historique ?

D’abord, même si on peut considérer que dans la perspective du second tour, le RN a quasiment fait le plein en termes d’électeurs mobilisés pour lui, il peut bénéficier des reports de voix d’une partie des électeurs qui ont voté pour le candidat LR, même si ce n’était pas des LR ciottistes. Ça, c’est très important. Donc le RN peut avoir des réserves de ce côté-là.

Il faudrait que cette percée soit forte pour que le RN puisse prétendre à la majorité absolue. Pour l’instant, ce n’est pas le cas. Parce que les triangulaires, quand elles deviennent duels, peuvent coûter mathématiquement quelques sièges au RN. Je dis bien mathématiquement, parce qu’il faut rappeler quand même qu’en 2022, le RN l’a emporté dans 82 cas sur 89 dans des duels.

Quelle est votre analyse des résultats des candidats de l’alliance de gauche ?

La gauche n’a pas trouvé de nouvelle dynamique. Le NFP n’a pas mobilisé plus que la Nupes. Les zones de force sont toujours les mêmes : les grandes villes, les banlieues, mais la concentration des votes en faveur de la gauche dans ces zones-là ne lui permet pas en fait d’espérer jouer le match de la majorité, même relative. Les zones de force, ça ne fait pas gagner beaucoup de sièges supplémentaires. Il y a deux exemples frappants : Fabien Roussel qui perd dans le Nord mais surtout les difficultés de François Ruffin, dans la Somme. Hors des grandes villes ou des banlieues, c’est difficile de résister à la vague RN.

Est-ce qu’on va reconstituer des fronts républicains tels qu’on les a connus en 2002 ? Certainement pas.

Peut-on déjà, à l’issue de ce premier tour, voir un nouveau rapport de forces se mettre en place entre les formations qui composent le Nouveau Front populaire ?

C’est encore un peu tôt, mais on peut déjà dire que le rapport de force au sein du Nouveau Front populaire pourrait être un peu moins hégémonique pour la France Insoumise. Mais elle aurait évidemment la part la plus importante de sièges à gauche.

A l’aune de ce nouveau jour de vote, peut-on dire que la tripartition du paysage politique est durablement installée ?

Elle est actée dans le vote d’hier. Mais la question principale qui se posera dimanche prochain est finalement : est-ce que ces trois France sont irréconciliables ou est-ce qu’elles se réconcilient partiellement dans des « fronts », dans un sens ou dans un autre ? Est-ce que ces trois forces, finalement, arrivent à faire barrage à une autre ? Pour moi, c’est l’un des sujets de fond de ce second tour.

Je ne suis pas sûr, d’ailleurs, que l’on ne surestime pas un peu les dynamiques de front républicain. Bien sûr, il peut y avoir des retraits, des désistements. Bien sûr, il va y avoir des électeurs qui choisiront de faire barrage. Maintenant, est-ce qu’on va reconstituer des fronts républicains tels qu’on les a connus en 2002 ? Certainement pas.

Justement, les électeurs entendent des consignes de vote depuis dimanche soir. Cela peut-il fonctionner ?

Nous avions publié la semaine dernière une étude qui montrait que les trois-quarts des électeurs ne suivraient pas les consignes de vote. Mais il faut signaler, pour être précis, qu’à gauche, ce chiffre était de un sur deux. Les consignes sont plus une habitude suivie encore par la gauche. A côté du RN, les deux électorats qui ne suivent pas les consignes de vote, c’est l’électorat de droite qui peut être tenté soit par un vote Ensemble, soit un vote RN. Mais aussi l’électorat du centre.

Le virage qui a été pris dimanche soir par Gabriel Attal peut étonner. Jusqu’à présent, le message était de mettre au même niveau le refus de LFI et le refus du RN. D’autre part, quand on interroge les Français et qu’on leur demande de positionner la politique d’Emmanuel Macron, ils considèrent que cette politique est majoritairement de droite. Donc quand ces électeurs ont entendu ça depuis quelques mois et qu’on va leur demander d’aller voter pour un candidat de gauche… Je ne sais pas dire aujourd’hui dans quelle proportion ce report se fera.

Il y a quelques cas emblématiques, comme par exemple le retrait d’une candidature de gauche pour laisser ses chances à Elisabeth Borne ou le retrait d’une candidature Ensemble en faveur de François Ruffin. Les électeurs vont-ils s’y retrouver ?

On va voir si le vote antisystème réapparaît. Le vote anti-RN va mobiliser une partie de l’électorat, tout comme le vote pour le front républicain. Mais le vote antisystème peut aussi reprendre de la force au regard des soirées électorales et des premières déclarations. Quand en 2022, il y avait eu la surprise des 80 députés RN, on avait réussi à déterminer qu’une partie, certes minoritaire, des électeurs de gauche avait voté RN parce qu’ils voulaient surtout s’opposer à la réforme des retraites.

Ils pensaient que si Emmanuel Macron n’avait pas la majorité absolue, cela stopperait la réforme. Donc, c’est vrai, cette circonscription d’Elisabeth Borne sera un test dimanche. On y mesurera la difficulté ou non pour l’électorat de gauche de se reporter sur le candidat de la majorité sortante.

Législatives : Édouard Philippe, pour le ni-ni votera PCF

Législatives :  Édouard Philippe, pour le ni-ni,  votera PCF

Édouard Philippe, « ni Rassemblement national (RN), ni La France insoumise (LFI) », épargne les communistes. Dimanche, pour le second tour des élections législatives, le maire du Havre votera pour son opposant local Jean-Paul Lecoq, député communiste sortant, arrivé en tête au premier tour (42,82% des voix) face à la candidate du RN, Isabelle Le Coz (31,32%), dans la 8e circonscription de Seine-Maritime.

Un vote qui sans doute surprendra quand même les partisans d’Édouard Philippe !

Raquel Garrido se désiste pour le candidat officiel de LFI

Raquel Garrido se désiste pour le candidat  officiel de LFI

« Je me désiste ». Raquel Garrido abandonne la course. La députée sortante de la cinquième circonscription de Seine-Saint-Denis, candidate à sa réélection, annonce sur BFMTV ce lundi 1er juillet qu’elle ne se maintiendra pas au second tour ce dimanche. Au premier tour, elle était arrivée en troisième position (23,65%) derrière l’UDI Aude Lagarde (24,56%) et l’insoumis Aly Diouara (33,10%).

« Je n’ai pas de principe à géométrie variable », justifie l’ancienne avocate. « La Sixième République, c’est aussi une éthique dans la politique ».

Plus tôt ce lundi, Alexis Corbière et Danielle Simonnet demandaient aux candidats LFI investis à leur place de se désister en leur faveur, Raquel Garrido se déclarant prête en échange à retirer sa candidature au profit du candidat « officiel » du mouvement.

  »Ma position de principe, qui est de me désister, je ne peux pas la porter seule, ça serait trop injuste. Nous devons nous désister ensemble », avait-elle déclaré à l’adresse de Sabrina Ali Benali (7e circonscription de Seine-Saint-Denis) et Céline Verzeletti (15e de Paris).

 

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