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Sondage Passe vaccinal : les Français pour mais provisoirement

Sondage Passe vaccinal : les Français pour mais provisoirement

Selon un sondage Odoxa Backbone-Consulting réalisé pour Le Figaro, ils sont en effet 62% à approuver le dispositif qui doit entrer en vigueur ce lundi, selon les récentes annonces gouvernementales.

Dans le détail, le dispositif est particulièrement apprécié par les plus de 35 ans (57%), mais surtout les seniors (80%) et les Français les plus aisés (69%). Tandis que les catégories populaires (50%), les jeunes de 25 à 34 ans (57%) et les Français les plus modestes (49%) le désapprouvent davantage.

 

Pour une partie de l’opinion publique (61%), il serait même acceptable d’aller plus loin et d’étendre l’obligation vaccinale à tous les Français. Une part encore plus importante (76%) souhaite porter cette obligation sur les personnes âgées ou fragiles.

 

Cependant 71% des Français souhaitent ainsi que l’outil soit «automatiquement suspendu» dès que la situation sanitaire s’améliorera. Or pour l’instant, l’exécutif n’a pas souhaité apporter de précisions sur les conditions qui permettraient de lever le passe vaccinal.

SNCF : encore une grève dans le sud-ouest pour tuer l’entreprise

SNCF : encore une grève dans le sud-ouest pour tuer l’entreprise

 

À peine sortie d’une grève nationale, des syndicats radicaux lancent un nouveau mouvement pour ce week-end en Aquitaine chez les aiguilleurs. Un nouveau coup contre une entreprise déjà acculée économiquement du fait d’une perte de 30 % de clientèle l’an passé et dont la situation financière ne cesse de se dégrader. Une nouvelle grève dans le sud-ouest pour continuer de tuer l’entreprise à petit feu. Certes les revendications qui ne sont pas illégitimes mais des moyens complètement inappropriés en l’état de la société, du contexte sanitaire et d’un trafic déjà fortement dégradé.

La grève est prévue de dimanche 19 heures à mardi 8 heures, mais le trafic devrait être  »quasi normal » dimanche soir. SNCF Réseau annonce en revanche de « fortes perturbations » lundi sur les lignes entre Bordeaux et Hendaye, Tarbes, Agen, Arcachon, Périgueux, Angoulême, Nantes, ainsi que sur les lignes Hendaye-Tarbes, Poitiers-La Rochelle et Poitiers-Angoulême. Les correspondances entre TER et grandes lignes ne seront pas assurées.

Présidentielle : impréparation et improvisation des socialistes pour Cazeneuve

Présidentielle : impréparation et improvisation des socialistes pour Cazeneuve

                

Ce n’est pas la première fois que Cazeneuve dénonce le manque de sérieux du parti socialiste pour préparer l’élection présidentielle de 2022. À juste titre, il considère que le parti n’a pas travaillé, ne s’est pas remis en cause et n’est pas prêt pour 2022;  pire que la conjoncture politique n’a jamais été aussi difficile pour les socialistes. Selon lui, ces difficultés existent parce que «les socialistes ne se sont pas préparés comme ils auraient dû le faire à cette échéance». «Pendant cinq ans, le travail sur le fond qui devait être fait, de réorganisation, de projection d’un projet, de mise en évidence de talents, n’a pas été fait», déplore-t-il.

Il estime qu’après cette «phase d’impréparation» a suivi «une phase d’improvisation». «Anne Hidalgo a raison désormais de faire campagne autour de son projet pour essayer d’inverser la tendance», juge-t-il.

Interrogé sur la candidature de Christiane Taubira, qui a annoncé qu’elle participerait à la primaire populaire, l’ancien premier ministre n’a pas souhaité «commenter». «Si l’on veut que la gauche s’unisse, il faut qu’il y ait une force politique. C’est une organisation, c’est un parti qui autour d’un discours de responsabilité, de crédibilité et une volonté de transformation du pays décide de créer autour de lui un élan», argumente-t-il. Selon lui, c’est ce qu’a fait François Mitterrand en 1971 lorsqu’il a décidé de rénover le Parti socialiste au congrès d’Épinay.

Pour un apprentissage des méthodes de débat

Pour un apprentissage des méthodes de débat

 

Les deux professeurs Irena Descubes et Yann Duzert proposent, dans une tribune au « Monde », de mettre au cœur du nouvel Institut national du service public, créé le 1er janvier, la capacité à « parler à l’ensemble des parties prenantes ».

 

Tribune. 

 

L’ensemble des hauts fonctionnaires va être amené à suivre une formation commune au sein de l’Institut national du service public (INSP), qui a ouvert le 1er janvier 2022. C’est l’occasion ou jamais de renouveler les modes d’intervention étatique, en mettant au cœur de l’action publique la capacité à négocier.

Sur bien des sujets, en effet, il est devenu aujourd’hui indispensable de réunir autour de la table l’ensemble des parties prenantes et d’arriver à un accord, si l’on veut aboutir à des décisions communes, réellement acceptées et mises en œuvre. Un modus operandi qui nécessite une très bonne maîtrise des techniques de négociation, malheureusement trop rare dans la haute fonction publique française.

Les situations de blocage de longue durée se sont multipliées ces dernières années. On peut citer l’affaire de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) ou la crise des « gilets jaunes ». On y a vu l’Etat embourbé pendant de longs mois.

Mais la question est plus large. Au quotidien, on voit la grande difficulté de beaucoup d’autorités morales à convaincre. Les patients ne suivent, en moyenne, que la moitié des prescriptions faites par leurs médecins ! Ne pas prendre le temps de discuter avec eux, d’entendre leur point de vue, pour négocier et les faire évoluer, coûte finalement très cher…

Dans les hôpitaux, les autorités administratives et les médecins tirent également à hue et à dia, souvent sans parvenir à s’entendre, au détriment du fonctionnement des services. En matière de justice aussi, une meilleure capacité à négocier serait cruciale. Aux Etats-Unis, plus de 90 % des conflits civils sont réglés par des accords négociés. Beaucoup d’affaires en France pourraient être traitées grâce à des médiations et cesser d’engorger les tribunaux. Au Brésil, nous avons formé des magistrats pour minimiser le nombre d’appels sur des questions écologiques sensibles. Les résultats ont été au rendez-vous.

Des recherches récentes en sciences cognitives, en psychologie expérimentale, en théorie des jeux, en sciences de l’information, ont profondément renouvelé les approches de la négociation. Les négociateurs modernes appliquent les concepts de l’autopoïèse, cette capacité du vivant à se renouveler dans des environnements complexes et incertains. Ils pratiquent l’« énaction » du neurobiologiste Francisco Varela, cette capacité à faire surgir du neuf, à penser hors du cadre. Ces nouvelles connaissances, nées en France, sont enseignées au plus haut niveau dans des pays comme la Chine, les Etats-Unis, le Brésil. La France est en retard de vingt ans en ce domaine.

Pour l’expérimentation démocratique

Pour l’expérimentation démocratique 

 

Sous-utilisé par les collectivités territoriales depuis son lancement en 2003, ce pouvoir d’adapter les lois ou règlements nationaux aux situations locales fait pourtant vivre la démocratie de façon créatrice, analyse la philosophe dans une tribune au « Monde ».

 

Tribune.

 

C’est un risque devenu, hélas, quasi structurel à la démocratie, à savoir l’expérience de sa condition déceptive et, en réaction, la réactivation d’une tentation ressentimiste chez les citoyens qui se « ressentent » prioritairement méprisés, humiliés, impuissants, déclassés et qui réagissent en se radicalisant, en se binarisant, en faisant de la démocratie et de ses institutions leur « mauvais objet ». Il y a beaucoup de choses à dire sur la démultiplication des inégalités socio-économiques, leur renforcement systémique, et qui, bien sûr, produisent des conditions objectives de souffrance, d’érosion de soi.

Nous savons à quel point le premier enjeu de l’Etat social de droit est précisément de rester indivisible, d’associer aux déclarations formelles du droit des capacités concrètes, du pouvoir d’agir et de transformer les mondes culturels et économiques dans lesquels les individus évoluent. A partir du moment où il tend à faire l’inverse, à reproduire des dispositifs de réification des individus, ces derniers se perçoivent, ce qui est psychiquement intenable, comme remplaçables, interchangeables, surnuméraires, inutiles, et la modernité devient le lieu d’une fabrique nouvelle de l’indignité.

Pour autant, Hermann Broch a bien identifié, dans son essai majeur d’après-guerre La théorie de la folie des masses, que le ressentiment ne naissait pas de l’absence des seules structures matérielles de « soutènement » (autrement dit des inégalités socio-économiques) mais qu’il relevait d’une faillite morale plus intime, plus émotionnelle, d’une perte de valeurs, ou plutôt d’un système de valeurs inversées, avec, en son centre, un « ressenti » qui devient le seul rationnel envisageable, et ce d’autant plus qu’il est alimenté par les passions tristes.

Pour éviter de se claquemurer dans ce système de valeurs « fermées », il faut veiller à produire toutes les forces critiques possibles, force de sublimation en tête, individuellement et collectivement. Comment ? Mille et une façons existent mais concentrons-nous sur le droit d’expérimentation démocratique, car il recèle à lui seul des protocoles précisément capables d’articuler à la fois les individus singuliers que nous sommes et les collectifs dont nous avons besoin pour rendre durables ces droits individuels. Faut-il encore lui laisser une vraie place dans nos démocraties, avec de vrais enjeux d’accès à la modélisation de l’intérêt général.

Depuis 2003, et l’acte II de la décentralisation républicaine, les collectivités territoriales se sont vu accorder un droit à l’expérimentation leur permettant d’adapter les lois et règlements nationaux aux situations locales. Autrement dit, les élus, et souvent à l’initiative des citoyens, de collectifs issus de la société civile, peuvent expérimenter des dispositifs qui ont vocation à transformer la norme générale, mais à démontrer d’abord leur opérationnalité. Une manière ici de faire « vivre » la démocratie de façon continue, très effective, créatrice, d’allier le faire et la pensée, d’inventer de nouvelles légitimités, d’être résolument « irremplaçables » dans la mesure où chacun peut participer à son invention. Une possibilité qui reste l’un des piliers de l’acte démocratique en tant que tel.

En un mot, de retrouver une puissance d’agir et de transformation, de revenir à la nécessité de la démocratie réflexive et critique, celle qui s’auto-améliore et fait vivre de façon non strictement chaotique cette réforme. Ce sont autant de minicontrats sociaux repassés avec l’idée même de ce régime, des protocoles qui permettent de réinvestir la confiance dans les institutions, et plus cliniquement parlant, qui préservent les individus du ressentiment. Ce droit d’expérimentation est totalement sous-utilisé, alors qu’il est une des façons de développer la citoyenneté capacitaire.

UE : pour une agriculture innovante et réellement écologique

UE : pour une agriculture  innovante et réellement écologique

 Par Catherine Regnault-Roger, professeur des universités émérite à l’Université de Pau et des pays de l’Adour (chronique dans la Tribune)

Chronique

Dans un pays repu comme la France, nombre de Français oublient qu’ils vivent dans une situation d’abondance. Les jeunes générations ont oublié ce qu’avoir faim signifie. Or la pandémie de la Covid-19 a souligné combien l’agriculture était un secteur essentiel. Des signaux indiquent que la crise alimentaire n’est pas impossible. Récemment, des rapports du Sénat ou de la Cour des Comptes ont souligné que l’agriculture française était en difficulté, avec des pertes de marché significatives pendant que nos voisins européens, eux, progressent. Il serait bien que le gouvernement de notre pays se demande pourquoi les autres s’en sortent mieux. Peut-être se rendrait-il compte que ce déclin est dû aux choix hasardeux qui ont été faits par pure idéologie dans le domaine agricole au cours des dernières années, ainsi qu’à la promotion de la décroissance. Comment faire pour relancer la machine ?

Réviser la législation pour favoriser l’innovation sur les OGM

Malgré le dynamisme des programmes Horizon 2020, devenu Horizon Europe, le nombre de brevets européens en matière de biotechnologies végétales s’avère largement insuffisant comparé à la concurrence mondiale : la Chine en a déposé 10.624, les Etats-Unis 8.800, le Japon 2.143, pendant que l’Allemagne en a déposé 1.530 et la France 1.007, selon l’Organisation mondiale de la Propriété intellectuelle.  Notre pays souffre de lourdeurs administratives qui découragent la finalisation des inventions faites en France mais qui se développent à l’étranger. Les péripéties du vaccin anti-Covid19 de la société Valneva en donne un bel exemple. Le fait qu’Emmanuelle Charpentier, l’une des co-inventrices de CRISPR, système permettant de couper l’ADN à un endroit précis du génome, bien que née en France et ayant étudié à l’Institut Pasteur, ait créé avec Jennifer Doudna cette technologie révolutionnaire à l’étranger devrait ouvrir les yeux à nos politiques. Il faudrait simplifier les formalités administratives et un raccourcissement des délais mis à instruire les dossiers, répondre positivement à la créativité avec pragmatisme, donner de la souplesse pour mettre en place de nouvelles solutions, mais aussi supprimer les dispositifs quand ils n’ont plus raison d’être.

Principe d’inaction

Il faut être ouvert à l’innovation et ne pas ériger le principe de précaution en principe d’inaction. Le CRISP par exemple est une rupture technologique majeure  qui réunit toutes les qualités – plus précise, plus facile à mettre en œuvre et peu chère par rapport aux autres techniques existantes : plutôt que d’en faciliter le développement et l’utilisation, la Cour européenne de justice saisi par le Conseil d’Etat français a jugé en juillet 2018 qu’il fallait appliquer aux organismes obtenus par CRISPR la réglementation européenne sur les OGM, qui est une réglementation vieille d’il y a 20 ans et qui est aujourd’hui déphasée par rapport aux progrès scientifiques réalisés. Voici donc un sujet sur lequel la France pourrait revenir lors de sa présidence : moderniser la directive 2001/18 qui est obsolète et appuyer les initiatives européennes pour autoriser les produits d’édition du génome après des études au cas par cas. C’est un enjeu majeur pour faciliter notre innovation agricole.

Faire confiance aux agriculteurs pour choisir les bonnes solutions

A la suite de campagnes d’agri-bashing, le public en est venu à ne plus faire confiance aux agriculteurs : on les imagine répandant toutes sortes de substances sur leurs champs. Or, bien au contraire, ils agissent avec pragmatisme en fonction de la situation de leur parcelle, de leur historique pour protéger la culture qu’ils ont plantée avec soin et en fonction de la pertinence économique. Car les pesticides cela coûte cher et ce n’est pas de gaité de cœur qu’un agriculteur en répand.

Et pour ceux qui pensent naïvement qu’on peut s’en passer, il faut se souvenir que l’agriculture n’a pu se développer qu’en luttant contre les bioagresseurs des cultures : insectes ravageurs, agents provoquant des maladies, rongeurs et oiseaux, etc. Et pour cela, il existe des moyens mécaniques et physiques, des moyens génétiques (sélection variétale classique ou plus rapide via les biotechnologies dont les nouvelles techniques génomiques avec notamment CRISPR), la lutte biologique avec des organismes antagonistes (un insecte qui mange un autre insecte ou pond des œufs qui empêchent son ennemi de se développer), des techniques agronomiques (rotations, décalage des semis, etc.) avec tout un ensemble d’itinéraires techniques que l’on appelle l’agro-écologie, qui doit être pratiquée de manière pragmatique en fonction des situations de terrain sans être « idéologisée », et, enfin, les méthodes chimiques via le recours aux pesticides, qu’ils soient d’origine naturelle (extraits de plantes comme le pyrèthre, extraits de micro-organisme comme le spinosad) ou de nature chimique : minérale comme la  bouillie bordelaise ou de synthèse comme les pyréthrinoides qui ont été modifiées chimiquement à partir du pyrèthre.

 En termes d’écotoxicologie, les solutions ayant recours aux pesticides de synthèse ne sont pas forcément les pires contrairement à une idée reçue. La toxicité de la bouillie bordelaise, très utilisée en agriculture biologique, a été mentionnée à de nombreuses reprises. On se souvient aussi du cas de la coccinelle asiatique, utilisée en biocontrôle contre des pucerons mais qui a décimé des populations européennes de coccinelles endémiques et est devenue une espèce envahissante en Europe et en Amérique du Nord.

Avec les connaissances du moment, l’agriculture doit mettre en œuvre des stratégies combinant ces différentes approches. Et les politiques européens qui ont voté le programme F2F, un plan de développement agricole destiné à réduire les usages de terre de 10 %, d’engrais de 20 %, d’antibiotiques vétérinaires de 50 % et de pesticides de 50 % au sein de l’Union européenne (ce qui va mettre la production agricole européenne en difficulté, engendrant d’après les estimations les moins pessimistes une baisse de plus de 10 à 20% des productions européennes) feraient bien de revenir aux réalités du terrain, car là aussi nous risquons de subir la décroissance.

Or, il ne faudrait pas que pour des raisons idéologiques nous nous dirigions vers des impasses. Le cas du glyphosate en est un triste exemple. Le président Macron voulait qu’on en sorte en 2021 alors qu’il n’y a pas de solution de rechange satisfaisante. Quand on constate que la SNCF va utiliser à la place de l’acide pélargonique, un produit qu’on qualifie de « matière active naturelle » bien qu’il soit pour des raisons pratiques synthétisé par voie chimique, un produit qui est moins efficace comme herbicide, plus cher et toxique pour la faune du sol, où est le progrès ?

 Espérons donc que la France saura tirer des leçons de toutes ses erreurs passées pour conduire cette présidence du Conseil de l’Union européenne. Il en va de l’avenir de l’agriculture européenne.

Garde à vue pour avoir voulu déloger des squatteurs

  • Garde à vue pour avoir voulu déloger des squatteurs de son logement
  • C’est un peu évidemment le monde à l’envers avec la mise en garde à vue d’un propriétaire qui a voulu déloger des squatters.
  • «Le 13 octobre 2021, en rentrant du supermarché, je constate que le portail a été fracturéavait raconté, la semaine dernière au Figaro le trentenaire vit avec sa mère malade. Il y a chez nous deux jeunes hommes, une femme et un pitbull. Ils ont jeté mes vêtements à la cave
  • Appelée aussitôt, la police avait fait sortir les individus… qui reviendront quelques minutes plus tard. Ils finiront par quitter les lieux après une énième intervention des forces de l’ordre.
  • Le 1er novembre, les squatteurs étaient pourtant de retour. Le propriétaire a tenté de récupérer pacifiquement son logement mais se retrouve désormais en garde à vue !
  • Au parquet de Bobigny, on réplique que «les violences peuvent être psychologiques: le simple fait d’arriver à 23 ( des voisins) en menaçant d’expulser des gens en pleine nuit, en plein hiver».

Politique -Taubira : pour tuer une deuxième fois la gauche

Politique -Taubira :  pour tuer une deuxième fois la gauche

 

L’histoire politique retiendra en particulier que Christiane Taubira aura tué deux fois la gauche. Une première fois quand elle a  maintenu sa candidature, ce qui a fait perdre Jospin aux  présidentielles . Une seconde fois sans doute en 2022 pour enterrer définitivement la gauche. Avec un score de l’ordre de 3 % recueillis au nom de la « gauche populaire », on pourra alors considérer que Taubira a enterré une seconde fois ce courant politique. On ne peut pas dire réellement que Taubira défend le moindre programme politique si l’on se fie à son   bla-bla classique complètement obsolète. Le bla-bla habituel des bobos de gauche, radicaux quand ils sont dans l’opposition et qui font l’inverse ou presque une fois au pouvoir .Rien d’étonnant à cela car la sociologie des bobos n’est pas tout à fait en cohérence avec la sociologie des couches moyennes et populaires qu’ils sont supposés représenter.  Taubira n’a pas grand-chose à proposer ou à défendre sinon cette espèce de concept d’union qui ne repose sur aucune base programmatique commune.

Visiblement la mayonnaise de la candidature unique de la gauche a du mal à prendre. Dans les récents sondages on attribue autour de 3 % à Christiane Taubira. Pas étonnant, les insoumis, les écolos et le parti communiste ne veulent pas entendre parler de cette candidature. Par ailleurs Taubira n’a jamais eu le moindre programme politique, témoin le bla-bla classique d’une récente intervention de l’intéressée.

L’ex-ministre de la justice a annoncé qu’elle rendrait, d’ici à la mi-janvier, sa décision sur son éventuelle candidature à la présidentielle. Evoquant des pistes de rassemblement, elle rappelle que les forces de gauche sont « liées par un destin collectif qui transcende les péripéties personnelles ».(Le Monde)

Un discours dune extrême pauvreté  truffé de généralités confondantes et le verbiage habituel d’une gauche devenue complètement obsolète. Pas un discours politique, un discours évangélique très ésotérique et surtout très flou .

 

Tribune.  

Le temps est venu pour une nouvelle aventure collective au long cours. Un nouvel épisode de notre épopée humaniste. Je parle de l’aventure du peuple français qui a arraché à toutes les oppressions, à toutes les fatalités l’organisation démocratique de ses pouvoirs, et qui, à bon droit, rejette l’actuel fonctionnement antirépublicain et infantilisant où le président suprême décide pour le peuple, sans le peuple, et parfois contre le peuple.

Nous savons ce qu’il faut faireNous savons comment faire. Les projets portés à gauche, et les idées phares qui puisent dans les idéaux de justice, d’innovation et de progrès sans brutalité, d’émancipation individuelle, de solidarité et d’hospitalité en sont l’illustration.

Les convergences ne manquent pas, malgré une propension avérée à inventer entre nous des querelles insurmontables. Nous savons que le choc climatique est déjà l’affaire de ce siècle et qu’il appelle des choix drastiques. Nous voulons des services publics qui, à nouveau, maillent tout le territoire. Ainsi du service de santé public, à trente minutes du domicile, sous dotations annuelles pour rompre avec la logique comptable, dont il faudra renforcer les capacités d’accueil et de soin, en plus d’assurer la juste rémunération des personnels. Ainsi de l’école, creuset social où exercent avec application enseignantes et enseignants peu considérés et sous-rémunérés, en dépit de l’importance cardinale de leur mission. Nous voulons aussi que le temps d’études cesse d’être une course sans fin d’un job à l’autre. Et par une politique ambitieuse et soutenue, stimuler et accompagner la recherche, dans le temps et dans l’instant.

Une politique fiscale juste

C’est également la justice sociale qui dicte la nécessité d’infrastructures de mobilité pour permettre à des millions de personnes, qui n’ont pas d’autre choix que la voiture, d’échapper aux vicissitudes du temps de route, des prix de carburant, de l’injuste procès en pollution négligente. Et il faudra s’atteler pour de bon à rénover les millions de logements thermiquement défaillants.

Tous ces secteurs et d’autres appellent des investissements considérables, de fortes transitions, des bifurcations résolues.

Il en va aussi de l’augmentation du salaire minimal et d’une politique fiscale juste, qui rétablisse l’impôt sur la fortune, réclame à chacun selon ses capacités – entendons très clairement : davantage à ceux qui peuvent contribuer davantage –, et punisse sévèrement ceux qui s’organisent pour échapper à l’impôt.

SMIC à 1.400 euros, TVA à 0%, Augmentation des salaires, allocations pour tous etc : la foire aux enchères sociales de Taubira

SMIC à 1.400 euros, TVA à 0%, Augmentation des salaires, allocations pour tous etc. : la foire aux enchères sociales de Taubira

 

 

La campagne présidentielle avait déjà mal commencé avec des promesses sociales douteuses comme par exemple le doublement du salaire des enseigants  par Hidalgo mais à peu près tous les candidats promettent la lune au plan salarial et des allocations augmentées ou créées. Bref le sentiment que faute de vision prospective sur l’avenir du pays, les candidats à l’élection présidentielle adoptent davantage une position de syndicaliste que de président de la république. Notons d’ailleurs que nombre de ces propositions ne dépendent pas de l’État mais des entreprises et par ailleurs évidemment qu( elles ne sont pas financées lorsque cela dépend du champ de responsabilité de l’État ou des collectivités en général.

De la part de Taubira  n particulier, une sorte de foire aux enchères où sont reprises certaines revendications des gilets jaunes, auquel on ajoute celles des gilets verts écolos et celle des gilets rouges gauchistes.

Faute devrait programmes explicités,la  ministre du mariage pour tous a promis de combattre « les inégalités, les injustices et les discriminations », évoquant la jeunesse, la justice sociale, l’écologie et la démocratie.

Au programme: « la nécessaire et urgente transition écologique », « une conférence sur les salaires » contre « la démoralisation, les discours de haine et les propos belliqueux », « le risque de dislocation sociale » ou encore « les colères qui nous font descendre dans la rue et occuper les ronds-points ».

Elle reprend  son compte l’une des propositions-phares des « Gilets jaunes »: le référendum d’initiative citoyenne.

Ce n’est pas tout: si elle devient présidente, les étudiants bénéficieront d’un revenu de 800 euros par mois pendant cinq ans de la même façon que le SMIC sera revalorisé à « 1.400 euros net » et les grandes fortunes fiscalisées « à partir de 10 millions d’euros de patrimoine ».

« La pandémie [ayant] révélé une souffrance sociale qui a frappé toutes les générations », l’ex-députée guyanaise s’est engagée à recruter 100.000 soignants et à revoir « sans tabou » les conditions d’installation des médecins traitants pour lutter contre les déserts médicaux.

En attendant le vote des 110.000 participants de la « Primaire populaire » qui se tiendra du 27 au 30 janvier, elle souhaite enfin améliorer les droits des travailleurs des plateformes numériques ou encore instaurer « une TVA à taux 0 pour les produits de l’agriculture biologique ».

Pour un peu l’intéressée annoncerait la gratuité de la baguette dans les supermarchés!

 

Election Présidentielle –Taubira, pour tuer définitivement la gauche?

Election Présidentielle –Taubira,  pour tuer définitivement la gauche?

 

Taubira, une des plus grandes fortunes de Guyanne*,  est sans doute l’archétype de cette gauche intellectuelle, très bourgeoise dans sa posture et son comportement mais révolutionnaire dans le propos. Christiane Taubira  est une sorte de caricature de cette gauche culturelle  qui parle si bien des masses populaires, des opprimés et des inégalité tout en se situant de l’autre côté du mur, du côté de celui des nantis.

Bref , le gauchisme confortable qui permet de radicaliser le propos  et de faire croire à l’illusion du grand jour. Un discours évidemment inaudible par ceux qui vivent les vraies conditions inégalitaires tant sur le plan social que sociétal. La contradiction fondamentale qui a tué petit à petit la gauche réduite à un petit cercle de notables, de bobos et d’arrivistes (Notamment ceux qui ont tourné casaque pour rejoindre Sarkozy puis Macron, De façon plus générale ceux qui font de la politique un métier).

Le discours pseudo révolutionnaire des élites de gauche à tué tout projet social démocrate crédible sapant les bases mêmes des partis supposés représenter les couches populaires. Résultat les couches populaires se sont tournées vers les partis d’extrême droite !Une défaite politique mais surtout culturelle

La gauche actuelle est en pleine décomposition puisque notamment Anne Hidalgo et Montebourg en pleine dégringolade dans les sondages se proposent de se retirer au nom de cette illusoire union de la gauche. Une union de la gauche dont  Mélenchon ne veut surtout pas car il veut vivre son dernier chant du cygne politique. L’ancien communiste, devenu socialiste puis écolo, redevenu communiste et maintenant gauchiste wokiste veut faire un dernier tour de piste. Les écolos de leur côté parviennent difficilement à convaincre travaillés  qu’ils sont eux aussi par ce gauchisme wokiste  incarné jusqu’au ridicule notamment par Sandrine Rousseau et des élus écolos des grandes villes .

Le pire c’est sans doute, c’est qu’il faudra encore se confronter aux minauderies ridicules de Taubira jouant l’éternelle amoureuse auprès de vieux oligarques décatis. Il serait temps de rappeler à l’intéressé qu’elle a 70 ans et que son seul choix politique aura été t de faire perdre la gauche en 2002 en maintenant sa candidature.

Certains pensent que Taubira pourrait être le recours pour l’union de la gauche. Elle devrait d’ailleurs s’exprimer aujourd’hui vendredi 17 décembre.

Taubira, une spécialiste de l’union en effet qui du fait du maintien de sa candidature a fait perdre Jospin en 2002 aux présidentielles ! Comme égérie de l’union ont fait mieux !

*D’après le site mediamass, , la femme politique-entrepreneuse pèserait près de 185 millions d’euros. Outre ses gains professionnels elle devrait son immense fortune à de judicieux placements boursiers, un patrimoine immobilier conséquent et le très lucratif contrat publicitaire avec les cosmétiques CoverGirl. Elle possèderait également plusieurs restaurants à Paris (dont la chaîne « Chez la grosse Christiane »), un club de Football à Cayenne, et serait également impliquée dans la mode adolescente avec une ligne de vêtements « Taubira Séduction » ainsi qu’un parfum « L’eau de Christiane », autant de succès financiers.

55 organisations pour un grand débat sur la santé

55 organisations pour un grand débat sur la santé

 Frédéric Valletoux, le président de la FHF, résume l’objectif des 55 organisations: « Notre combat, c’est que les politiques se réveillent et prennent la mesure de l’urgence. »

 tribune : 

« Faisons du 17 mars l’occasion d’un débat public sur l’avenir de notre système de santé »

« C’est désormais une certitude : le 17 mars 2022, deux ans après le choc historique du 1er confinement, la bataille du Covid ne sera toujours pas gagnée. 730 jours et six vagues plus tard, l’ensemble des acteurs du soin seront encore sur le pont, pleinement mobilisés pour prendre en charge les Français et continuer de faire bouclier contre l’épidémie.

La crise sanitaire a mis en exergue la souffrance globale de notre système de santé, qui connaît depuis une vingtaine d’année des problèmes chroniques. Le dévouement des soignants dans leur ensemble a permis de faire face à la pandémie malgré des conditions d’exercice très difficiles. Ces deux années ont été particulièrement éprouvantes. Après des mois passés à gérer l’immédiat comme à composer avec les difficultés et les soubresauts de la crise, il devient vital que nous prenions, collectivement, le temps de réfléchir et de débattre pour le futur de notre système de santé.

 

Parce que les crises sont des moments de mise à l’épreuve collective qui appellent à nous remettre en question, et qu’un événement de l’ampleur de celui qui nous frappe nous oblige à combattre le fatalisme d’un système de santé à la croisée des chemins, à le repenser pour aujourd’hui et les générations à venir ;

Parce que la santé demeure l’une des préoccupations majeures des Français, mais que le sujet reste insuffisamment traité puisqu’il n’est jamais parvenu, jusqu’à présent, à trouver une volonté politique suffisante ;

Il est indispensable de faire de la santé une thématique prioritaire du débat politique. C’est pourquoi la Fédération hospitalière de France et l’Institut Covid-19 Ad Memoriam ont proposé d’organiser, à cette date symbolique du 17 mars, une journée d’hommage aux soignants et de réflexion sur notre système de santé, en partenariat avec Sciences Po Lille et l’École Supérieure de journalisme de Lille.

Après une matinée d’hommage et de débats, l’après-midi, portée par la FHF avec Sciences Po Lille, sera consacrée aux auditions des candidats à la présidentielle.

L’initiative se veut collective et inédite en rassemblant les institutions appartenant au secteur sanitaire et médico-social, hospitalier et ambulatoire, public et privé et les associations représentant les malades et les usagers.

L’accessibilité aux soins, les conditions de travail des soignants comme condition sine qua non de la qualité des soins, le grand âge, la prévention et le financement sont autant d’enjeux qu’il s’agira de porter à discussion. Le constat des difficultés auxquelles notre système de santé fait face et de son essoufflement, aussi bien en ville qu’à l’hôpital, est partagé par tous. Il s’agit désormais de débattre des solutions pour parvenir à relever les défis actuels et à venir.

A l’approche des échéances électorales de 2022, il est fondamental que les candidats à la présidentielle mesurent la nécessité de la refonte du système de santé et qu’ils s’expriment sur les réponses qu’ils comptent apporter. Ainsi, nous, patients, hospitaliers, professionnels de ville, des établissements et services à domicile du médico-social, élus, étudiants, citoyens ; nous, acteurs et bénéficiaires du système du santé dans son ensemble, demandons aux candidats déclarés à l’élection présidentielle de venir débattre avec nous le 17 mars prochain. »

Les premiers signataires :

  • Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France
  • Pierre Mathiot, directeur de Sciences Po Lille
  • Catherine Duchêne, enseignante en politiques de santé à Sciences Po Lille et l’ESJ

Les autres signataires :

  • Jean-Christophe Amarantinis, Président du SYNERPA
  • Florence Arnaiz-Maumé, Déléguée générale du SYNERPA
  • Romain Aulanier, Président du CoD3S
  • Michel Benard, Président de la Fédération Nationale Avenir et Qualité de Vie des Personnes Agées (FNAQPA)
  • Pr Jean-Yves Blay, Président d’Unicancer
  • Dr Rachel Bocher, Présidente de l’Intersyndicat National des Praticiens Hospitaliers (INPH)

  • Dr Patrick Bouet, Président de l’Ordre des médecins
  • Christophe Bouillon, Président de l »Association des Petites Villes de France
  • Dr François Braun, Président de Samu Urgences de France
  • Caroline Cayeux, Présidente de Villes de France
  • Patrick Chamboredon, Président de l’Ordre des infirmiers
  • Philippe Chêne, Président du SNITEM (Syndicat National de l’Industrie des Technologies Médicales)
  • Dr Jean-François Cibien, Président d’Action praticiens hospitaliers (APH)
  • Dr Hélène Colombani, Présidente de la Fédération Nationale des Centres de Santé (FNCS)
  • Anne-Marie Curat, présidente de l’Ordre des Sages-femmes
  • Carole Delga, Présidente des Régions de France
  • Marie-Sophie Desaulle, Présidente de la Fédération des Établissements Hospitaliers et d’Aide à la Personne privés solidaires
  • Pr Patrick Doutreligne, Président de l’Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés sanitaires et sociaux (UNIOPSS)
  • Dr Gael Durel, Président de l’Association nationale des médecins coordonateurs et du secteur médico-social
  • Marie-Noëlle Gérain-Breuzard Présidente de la Conférence DG CHU
  • Lamine Gharbi, Président de la Fédération de l’Hospitalisation Privée Président
  • Dr Thierry Godeau, Président de la Conférence des présidents de commissions médicales d’établissement CH
  • Jérôme Goeminne, Président du Syndicat des Managers Publics de Sant (SMPS)
  • Sophie Guinoiseau, Présidente de la Fédération Nationale des Etablissements de Santé de Proximité
  • Tatiana Henriot, Présidente de l’Union nationale des infirmiers en pratique avancée (Unipa)
  • Elisabeth Hubert, Présidente de la Fédération Nationale des Etablissements d’Hospitalisation à Domicile
  • Claude Jeandel, Président du CNP DE GERIATRIE (Conseil National Professionnel de gériatrie)
  • Pr Claude Leicher  Président de la Fédération des Communautés Professionnelles Territoriales de Santé (FCPTS)
  • David Lisnard, Président de l’Association des maires de France
  • Nicolas Lunel, Président Association Nationale des Étudiants en Médecine de France (ANEMF)
  • Pascal Mariotti, Président de l’ADESM Association des établissements du service public de santé mentale
  • Pascale Mathieu, Président de l’Ordre des masseurs kinésithérapeutes
  • Anne Meunier Secrétaire générale du Syncass-CFDT
  • Gerard Mick, Président de la Fédération Nationale des Dispositifs de Ressources et d’Appui à la Coordination des Parcours de Santé
  • Dr Christian Muller , Président Conférence des présidents de commissions médicales d’établissement CHS
  • Gilles Noël, Président de la commission nationale santé de l’Association des maires ruraux de France
  • Mathilde Padilla, Présidente de la Fédération Nationale des Étudiant.e.s en Soins Infirmiers (FNESI)
  • Dr Philippe Pommarede Président de l’Ordre des chirurgiens-dentistes
  • François Randazzo, Président d’Alizé Kiné
  • Dr Gérard Raymond, Président de France Assos Santé
  • Mathilde Renker, Présidente de l’InterSyndicale Nationale Autonome Représentative des Internes de Médecine Générale (ISNAR IMG)
  • Jean-Pierre Riso, Président de la FNADEPA
  • Johanna Rolland, Présidente de France Urbaine
  • Francis Saint-Hubert, Président de la Conférence DG CH
  • Nathalie Salles, Présidente de la Société Française de Gériatrie et Gérontologie
  • Pr Rémi Salomon, Président de la Conférence des présidents de commissions médicales d’établissement CHU
  • François Sauvadet, Président de l’Assemblée des départements de France
  • Emmanuel Sys, Président de la CNDEPAH
  • Pr Brigitte Tarkowski, Présidente de l’Ordre des pédicures podologues
  • Karim Tazarourte, Président de la Société française de médecine d’urgence
  • Marie-Reine Tillon, Présidente de l’Union Nationale de l’Aide, des Soins et des Services aux Domiciles (UNA)
  • Philippe Vermesch, Président du Syndicat des Médecins Libéraux

Candidature Taubira : le bla-bla classique pour tuer une deuxième fois la gauche

 

Candidature Taubira : le bla-bla classique pour tuer une deuxième fois la gauche

 

L’histoire politique retiendra en particulier que Christiane Taubira aura tué deux fois la gauche. Une première fois quand elle a  maintenu sa candidature, ce qui a fait perdre Jospin aux  présidentielles . Une seconde fois sans doute en 2022 pour enterrer définitivement la gauche. Avec un score de l’ordre de 3 % recueillis au nom de la « gauche populaire », on pourra alors considérer que Taubira a enterré une seconde fois c ecourant politique. On ne peut pas dire réellement que Taubira défend le moindre programme politique si l’on se fie à son   bla-bla classique complètement obsolète. Le bla-bla habituel des bobos de gauche, radicaux quand ils sont dans l’opposition et qui font l’inverse ou presque une fois au pouvoir.Rien d’étonnant à cela car la sociologie des bobos n’est pas tout à fait en cohérence avec la sociologie des couches moyennes et populaires qu’ils sont supposés représenter.  Taubira n’a pas grand-chose à proposer ou à défendre sinon cette espèce de concept d’union qui ne repose sur aucune base programmatique commune.

Visiblement la mayonnaise de la candidature unique de la gauche a du mal à prendre. Dans les récents sondages on attribue autour de 3 % à Christiane Taubira. Pas étonnant, les insoumis, les écolos et le parti communiste ne veulent pas entendre parler de cette candidature. Par ailleurs Taubira n’a jamais eu le moindre programme politique, témoin le bla-bla classique d’une récente intervention de l’intéressée.

L’ex-ministre de la justice a annoncé qu’elle rendrait, d’ici à la mi-janvier, sa décision sur son éventuelle candidature à la présidentielle. Evoquant des pistes de rassemblement, elle rappelle que les forces de gauche sont « liées par un destin collectif qui transcende les péripéties personnelles ».(Le Monde)

Un discours dune extrême pauvreté  truffé de généralités confondantes et le verbiage habituel d’une gauche devenue complètement obsolète. Pas un discours politique, un discours évangélique très ésotérique et surtout très flou .

 

Tribune.  

Le temps est venu pour une nouvelle aventure collective au long cours. Un nouvel épisode de notre épopée humaniste. Je parle de l’aventure du peuple français qui a arraché à toutes les oppressions, à toutes les fatalités l’organisation démocratique de ses pouvoirs, et qui, à bon droit, rejette l’actuel fonctionnement antirépublicain et infantilisant où le président suprême décide pour le peuple, sans le peuple, et parfois contre le peuple.

Nous savons ce qu’il faut faireNous savons comment faire. Les projets portés à gauche, et les idées phares qui puisent dans les idéaux de justice, d’innovation et de progrès sans brutalité, d’émancipation individuelle, de solidarité et d’hospitalité en sont l’illustration.

Les convergences ne manquent pas, malgré une propension avérée à inventer entre nous des querelles insurmontables. Nous savons que le choc climatique est déjà l’affaire de ce siècle et qu’il appelle des choix drastiques. Nous voulons des services publics qui, à nouveau, maillent tout le territoire. Ainsi du service de santé public, à trente minutes du domicile, sous dotations annuelles pour rompre avec la logique comptable, dont il faudra renforcer les capacités d’accueil et de soin, en plus d’assurer la juste rémunération des personnels. Ainsi de l’école, creuset social où exercent avec application enseignantes et enseignants peu considérés et sous-rémunérés, en dépit de l’importance cardinale de leur mission. Nous voulons aussi que le temps d’études cesse d’être une course sans fin d’un job à l’autre. Et par une politique ambitieuse et soutenue, stimuler et accompagner la recherche, dans le temps et dans l’instant.

Une politique fiscale juste

C’est également la justice sociale qui dicte la nécessité d’infrastructures de mobilité pour permettre à des millions de personnes, qui n’ont pas d’autre choix que la voiture, d’échapper aux vicissitudes du temps de route, des prix de carburant, de l’injuste procès en pollution négligente. Et il faudra s’atteler pour de bon à rénover les millions de logements thermiquement défaillants.

Tous ces secteurs et d’autres appellent des investissements considérables, de fortes transitions, des bifurcations résolues.

Il en va aussi de l’augmentation du salaire minimal et d’une politique fiscale juste, qui rétablisse l’impôt sur la fortune, réclame à chacun selon ses capacités – entendons très clairement : davantage à ceux qui peuvent contribuer davantage –, et punisse sévèrement ceux qui s’organisent pour échapper à l’impôt.

La peur d’une démocratie ukrainienne pour Poutine

La peur d’une démocratie ukrainienne pour  Poutine

Kenneth Roth est le directeur exécutif de Human Rights Watch (HRW). L’ONG publie, jeudi 13 janvier, son rapport annuel sur la situation des droits humains dans les 110 pays où elle est active. Il revient sur la situation dans les Etats de l’ex-Union soviétique (URSS), trente ans après sa chute.

Comment interprétez-vous les récentes émeutes au Kazakhstan et la répression orchestrée par le président Kassym-Jomart Tokaïev avec le soutien de la Russie de Vladimir Poutine ?

Ces événements s’inscrivent dans deux dynamiques différentes. D’abord, un soulèvement populaire en réaction à l’augmentation des prix du carburant. Cette protestation a très vite exprimé un mécontentement plus large contre le régime autocratique au pouvoir dans ce pays. Puis, en quelques jours, ce phénomène s’est accompagné d’une lutte pour le pouvoir entre les proches du président Tokaïev et ceux de l’ancien dirigeant Noursoultan Nazarbaïev.

Il n’est pas surprenant que le Kremlin se soit montré très attentif à la situation pour éviter toute possibilité de déstabilisation, comme cela a été le cas ailleurs dans la région ces dernières années face à des « révolutions de couleur ». Ainsi, les trois pays de la région qui concentrent les efforts de l’armée russe sont des Etats qui ont connu une sorte de poussée démocratique. Le Kazakhstan entre dans cette catégorie, tout comme la Biélorussie, où le président Alexandre Loukachenko a probablement perdu les élections de 2020 avant de réprimer de façon violente son opposition.

Seule l’Ukraine a pu réaliser son ambition démocratique. A mon avis, c’est d’ailleurs la proximité de la démocratie ukrainienne qui fait peur à Vladimir Poutine, beaucoup plus que la menace de voir un jour ce pays rejoindre l’OTAN. Le durcissement de Moscou s’explique par la crainte de toute forme de changements démocratiques chez elle et chez ses voisins.

A propos de la Biélorussie, que pensez-vous de la tentative, en 2021, d’instrumentaliser les migrants en les faisant venir sur la frontière polonaise ?

Il s’agissait, pour Alexandre Loukachenko, de protester contre les sanctions prises à son encontre par l’Union européenne (UE), mais ce calcul cynique n’a pas fonctionné. Il a dû y renoncer, car les migrants massés sur la frontière n’ont pas pu passer vers la Pologne. Le gouvernement polonais a saisi l’occasion pour tenter de détourner l’attention suscitée en Europe par ses propres dérives, comme la réforme contestée de la justice, en brandissant un discours xénophobe.

Dans cette affaire, l’UE a d’ailleurs agi de façon misérable lorsque Varsovie a décidé de refouler ces personnes. Elle a fermé les yeux, un peu comme cela se passe aussi en Grèce. C’est une façon de violer les conventions internationales sur l’asile.

 

Présidentielle : pour une transparence totale des comptes de campagne

Présidentielle : pour une transparence totale des comptes de campagne

 

Dans une tribune au « Monde », les deux responsables d’associations anticorruption, Patrick Lefas et Elise Van Beneden, estiment que l’élection est fragilisée par les menaces qui pèsent sur sa sincérité.

 

Tribune.

 

Alors que la plupart des candidats à la présidentielle sont désormais déclarés, à l’exception d’Emmanuel Macron, président en exercice dont la candidature ne fait cependant guère de doute, ce scrutin majeur de la Ve République est fragilisé par les menaces qui pèsent sur sa sincérité, c’est-à-dire sur l’égalité des conditions de la compétition, tant pour le financement des campagnes électorales que pour l’accès aux médias audiovisuels.

L’affaire Bygmalion est un symbole criant de cette vulnérabilité. Comment parler de confiance citoyenne quand il est encore si facile de contourner les règles du jeu, la Constitution interdisant par exemple à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) de contrôler les dépenses des partis politiques alors qu’eux-mêmes sont autorisés à financer les campagnes de leurs candidats ?

Comment ne pas s’inquiéter pour notre démocratie si un candidat élu et, dès lors, protégé par son immunité présidentielle devait voir ses comptes de campagne invalidés ?

Comment accepter qu’un petit nombre de donateurs finance une grande part des dépenses d’un candidat en bénéficiant d’une réduction fiscale de 66 % dans la limite de 20 % de leur revenu imposable ? [Les dons consentis par chaque personne à un ou plusieurs partis ne peuvent pas excéder 7500 euros.]

Comment ne pas s’interroger sur la manière dont les médias interprètent l’équité des temps de parole pendant les campagnes électorales, dans le respect du pluralisme des courants d’idées et d’opinions ?

Nous, associations agréées contre la corruption et les atteintes à la probité, avons formulé des propositions pour supprimer les angles morts du financement des campagnes présidentielles :

  • Renforcement des pouvoirs d’investigation, des moyens et de l’indépendance de la CNCCFP ;
  • Mise en place d’un contrôle en temps réel, pendant la campagne, des comptes de campagne des candidats et extension de ce contrôle aux comptes des partis politiques qui les soutiennent ;
  • Accès public aux comptes de campagne sans limite de durée ;
  • Extension des droits de partie civile des associations anticorruption dans les procès liés au financement de la vie politique.

Nous n’avons pas été entendues. Les mesures adoptées par les lois du 15 septembre 2017 pour la confiance dans la vie politique ont posé d’utiles garde-fous, mais n’ont pas traité l’essentiel.

Il est crucial d’ouvrir une réflexion sur les pouvoirs à conférer au Conseil constitutionnel de manière à prononcer l’inéligibilité du candidat élu en cas de manquement d’une particulière gravité aux règles de financement des campagnes électorales, comme c’est le cas pour les élections législatives.

 

Pour un nouveau contrat social avec les universités

Pour un nouveau contrat social avec les universités

 

Définir une identité, une signature pour une université est crucial pour faire coexister quelques établissements de recherche, en compétition mondiale, et tous les autres, estime, dans une tribune au « Monde », Jean-Luc Dubois-Randé, président de l’université Paris-Est-Créteil.

 

Tribune.

 

A quoi sert une université pour nos citoyens ? Cette question simple, absurde sans doute, est pourtant pertinente au moment où les universités entrent en compétition tant au niveau national qu’international. Définir différents modèles d’université avec une cohérence d’ensemble à l’échelle nationale est plus que jamais nécessaire alors que l’organisation imposée par les programmes d’investissements d’avenir très compétitifs – avec des jurys internationaux souvent très éloignés des modèles nationaux – est devenue la règle.

Au cours des vingt dernières années, les gouvernements du monde entier ont poussé leurs universités à devenir plus compétitives au niveau mondial. Ceci a profondément transformé les écosystèmes de l’enseignement supérieur et de la recherche de pays comme la France, en érodant les catégories nationales telles que la distinction entre les grandes écoles et les universités, tout en creusant l’écart entre les institutions à forte intensité de recherche et celles qui ne le sont pas.

Cela conduit à un système à deux vitesses dans lequel les universités étroitement liées à leurs communautés, relativement récentes pour la plupart, ont vocation à former des étudiants de premier cycle et répondre aux besoins du territoire local (dans de nombreux pays, elles sont connues sous le nom d’universités de sciences appliquées, aux Etats-Unis sous celui de community colleges). A l’opposé, les universités de recherche sont moins en phase avec les besoins de leurs territoires, précisément parce qu’elles sont en concurrence au niveau mondial.

Avantages comparatifs pour la recherche

Dans un monde professionnel où l’accès aux connaissances et le développement des compétences sont essentiels et où la recherche alimente l’ « économie de la connaissance », un tel phénomène exacerbe les inégalités : les établissements de pointe en recherche concentrent des financements conséquents, renforcent leurs avantages comparatifs et connaissent des processus de reproduction sociale des élites, alors que les catégories socio-économiques les plus défavorisées ont un moindre accès à un enseignement supérieur pleinement ouvert à la recherche.

Dans un environnement dont le caractère concurrentiel continue de se renforcer, le risque est majeur que des chercheurs de premier plan souhaitent en grand nombre être affectés dans les universités à forte intensité de recherche, où se dirigent les étudiants les plus performants, et que les autres universités deviennent progressivement, en grand nombre, des community colleges. Ce schéma est d’ailleurs proposé dans un récent rapport de la Cour des comptes.

 

Une taxe pour les non vaccinés ?

Une taxe pour les non vaccinés ?

Dans plusieurs pays, on s’interroge sur les moyens de pénaliser ceux qui refusent la vaccination au motif qu’ils diffusent une maladie très coûteuse en matière de prise en charge médicale. Plusieurs propositions sont à l’étude. L’idée va sans doute être mise d’abord en application au Québec . Le gouvernement local a estimé qu’il fallait compenser le «fardeau financier» de ces 10% de Québécois qui représentent la moitié des personnes en soins intensifs.

Ce chiffre est souvent le même dans nombre de pays développés. Le coût de prise en charge est effectivement énorme en moyenne 1500 € par jour mais il ne s’agit que d’une moyenne et tout dépend de l’état pathologique des malades.

La proposition pourrait valoir aussi en France où certains la proposent également. Il suffirait soit de créer une taxe nouvelle, soit de diminuer le remboursement des prestations. On imagine déjà les protestations pour atteinte aux libertés et droits individuels. Un concept pourtant mis un peu à toutes les sauces pour justifier l’individualisme, l’égoïsme et même l’anarchie.

«Sport scolaire: pas pour vocation de former une élite sportive » !

«Sport  scolaire:  pas pour vocation de former une élite sportive » ! 

 

Trois enseignants d’éducation physique et sportive, Guillaume Dietsch, Serge Durali, Loïc Le Meur estiment, dans une tribune au « Monde », que la récente nomination d’Olivier Girault, ancien champion olympique de handball, à la tête de l’Union nationale du sport scolaire témoigne d’une méconnaissance du sport scolaire. Pour le renforcer, il faudrait mieux s’appuyer sur les enseignants.

 

Une tribune au parfum un peu corporatiste qui met surtout en cause la nomination d’un champion à la tête de l’institution nationale du sport scolaire. Certes, le sport scolaire n’a pas pour objet premier de former une élite mais inversement aucune élite ne peut émerger en France sans le développement du sport à l’école. Or la grande faiblesse de la France dans ce domaine explique largement les piètres résultats de la France dans les grandes compétitions internationales. Les deux objectifs ne sont nullement contradictoires mais parfaitement complémentaires NDLR

 

Tribune.

 

Pour la première fois depuis sa création, le ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports, Jean-Michel Blanquer, a décidé de nommer [mercredi 22 décembre 2021] un sportif de haut niveau à la tête de l’Union nationale du sport scolaire (UNSS) : Olivier Girault. Le choix d’une « figure inspirante et charismatique », dixit le ministre, questionne les finalités et le rôle de cette fédération scolaire. Nous estimons qu’il témoigne de la méconnaissance des spécificités et des missions propres au sport scolaire.

L’UNSS est une fédération scolaire originale, une « fédération affinitaire », c’est-à-dire multisports, ayant pour but l’éducation par le sport. C’est une fédération « scolaire » avec des missions de service public.

Instrumentalisation politique

Le sport scolaire a donc pour vocation de proposer une éducation par le sport, pour toutes et tous, et non de former une élite sportive. Il est pratiqué par les élèves dans les associations sportives (AS) d’établissement, encadré par les enseignants d’éducation physique et sportive (EPS). Il peut ainsi être considéré comme le prolongement de l’EPS. Statutairement, les enseignants d’EPS disposent d’un forfait de trois heures inclus dans leur service pour faire vivre ces AS.

Le choix de nommer un ancien champion olympique de handball à la direction nationale de l’UNSS constitue une forme d’instrumentalisation politique du sport scolaire. Ce n’est pas tant la présence d’un sportif de haut niveau que nous remettons en question mais les compétences et le projet politique de ce dernier.

De plus, Olivier Girault n’a pas été retenu initialement par la commission de présélection – composée de la direction générale de l’enseignement scolaire (Dgesco), du ministère des sports et de représentants des AS. Il n’a pas convaincu les membres du conseil d’administration de l’UNSS, se classant dernier des candidats auditionnés. Le ministre, président de l’UNSS, certes seul décideur de cette nomination, a semble-t-il fait fi du processus démocratique, ne prenant pas en compte l’avis d’élus et d’experts du sport scolaire.

L’UNSS, comme toutes les fédérations sportives, a été mise à mal par la crise sanitaire. Elle demeure pourtant la deuxième fédération en France en nombre de licenciés (au-delà du million de pratiquants avant la crise sanitaire), avec un taux de participation des filles en constante augmentation. Dire qu’il convient de donner « un nouvel élan » au sport scolaire relève d’une manipulation.

Industrie automobile : pas de crise pour Ferrari et Rolls-Royce

Industrie automobile : pas de crise pour Ferrari et Rolls-Royce

Alors que l’industrie mondiale connaît une crise très importante faite de la pandémie, du manque de composants électroniques et du cout des véhicules électriques, les deux marques de luxe Ferrari et Rolls-Royce se portent au contraire particulièrement bien . Il faut dire que sociologiquement la clientèle de ces deux grandes marques de prestige est  différente de celle du propriétaire moyen d’un véhicule . Alors que pour un véhicule thermique classique, le prix peut varier autour de 20 30 000 €, pour les véhicules de luxe les prix peuvent dépasser plusieurs centaines de milliers d’euros Pouvoir atteindre 1 million. La preuve aussi que la crise n’a pas réduit les inégalités. Bien au contraire.

«2021 a été une année phénoménale pour Rolls-Royce Motor Cars», explique son directeur exécutif, Torsten Muller-Otvos. De son côté Ferrari , a enregistré une hausse de ses livraisons de 18,9 %, à 2750 véhicules.

Reste cependant à savoir si à l’avenir les adeptes des voitures de luxe vont basculer aussi vite que cela vers des véhicules électriques beaucoup moins fun ! Moins bruyant et moins brillant!

Birmanie: Aung San Suu Kyi , quatre ans de prison pour importation de talkies-walkies !

Birmanie: Aung San Suu Kyi , quatre ans de prison pour importation de talkies-walkies !

L ’ancienne dirigeante de la Birmanie, Aung San Suu Kyi, a été condamnée à quatre ans de prison supplémentaires . Elle a été reconnue coupable d’importation illégale de talkies-walkies. En décembre, la cheffe de l’opposition avait déjà été condamnée à deux ans de prison pour avoir enfreint les restrictions sur le coronavirus.

Près d’une dizaine de procédures judiciaires visent l’ex-dirigeante, placée en détention depuis le coup d’Etat militaire du 1er février dernier et qui encourt au total une peine d’emprisonnement supérieure à 100 ans. La dirigeante déchue, âgée de 76 ans, nie toutes les accusations à son encontre. Ses partisans dénoncent des procédures judiciaires sans fondement, destinées à mettre fin à sa carrière politique et à permettre ainsi à l’armée de renforcer sa mainmise sur le pouvoir.

 

Politique- Appel de bobos pour l’union de la gauche

Politique- Appel de bobos pour l’union de la gauche

Parce qu’« aucun des candidats annoncés à gauche ne peut gagner seul », une grande primaire est nécessaire, alerte, dans une tribune au « Monde », un collectif réunissant des artistes, écrivains, universitaires, membres du milieu associatif, emmenés par le réalisateur Cyril Dion. 

 

Tribune. 

 

 Les discours de haine semblent gagner tous les jours du terrain. Ils nous rappellent les heures les plus sombres de l’histoire de France et nous font craindre un avenir proche semé de divisions, de violences et d’exclusions. Faire barrage à la haine, c’est encore possible, mais c’est urgent : en avril il sera trop tard.

Tout aussi urgent : le bouleversement climatique fait chaque année des milliers de morts, annonçant un avenir invivable, fait de sécheresses, d’inondations toujours plus fréquentes et plus violentes, et d’ouragans plus puissants…

Pourtant nous connaissons les solutions pour gagner la bataille du climat. Mais notre seule chance d’y arriver demande un sérieux changement de cap. Avec cinq candidatures qui disent, chacune, « ma priorité, c’est le climat et la justice sociale », on est certains que ces priorités cruciales n’ont aucune chance de l’emporter en avril.

Eviter un second tour Macron-Zemmour

« Notre système politique est bloqué. Chaque jour, nos institutions, inadaptées et sclérosées, s’enfoncent un peu plus dans la crise. Faute de propositions satisfaisantes, de perspectives claires et de résultats tangibles, nos concitoyens sont nombreux à s’abstenir aux élections, quand ils ne s’abandonnent pas aux promesses insensées et au discours de haine du Rassemblement national et de l’extrême droite. Trop souvent, nous nous contentons de voter “contre”, pour éliminer l’“autre” candidat. Pire, nous ne votons pas, atterrés par la médiocrité de l’offre politique et son incapacité à se renouveler. »

« Nous sommes des millions à trouver ridicules et suicidaires les cinq candidatures annoncées qui se donnent toutes pour priorités “le climat et la justice sociale” »

C’est par ces mots que commençait l’« Appel pour une primaire à gauche » signé il y a six ans par Yannick Jadot et plusieurs d’entre nous (Libération, 10 janvier 2016). Six ans plus tard, la nécessité d’une grande primaire est encore plus évidente : 70 % des Français ne veulent pas d’un second tour Macron-Le Pen, selon un sondage IFOP publié en février 2021. Et nous sommes des millions à vouloir éviter à tout prix un second tour Macron-Zemmour ou Macron-Pécresse.

Nous sommes également des millions à vouloir rompre avec quarante ans d’accroissement des inégalités et des discriminations. Des millions à constater qu’Emmanuel Macron n’a vraiment pas été à la hauteur dans la lutte contre le dérèglement climatique et contre les inégalités. Des millions à trouver ridicules et suicidaires les cinq candidatures annoncées qui se donnent toutes pour priorités « le climat et la justice sociale ».

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