Archive pour le Tag 'Mali'

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Hollande au Mali pour repasser le bébé aux africains

Hollande au Mali pour repasser le bébé aux africains

Hollande va au Mali pour tenter se de refaire une petite santé en matière de popularité et surtout pour mettre fin rapidement à l’engagement des troupes françaises. Il lance donc un appel aux Etats africains pour leur repasser le bébé ; ce qui permettra aux forces françaises de se replier. Objectif : éviter de se retrouver seul dans le bourbier terroriste du Sahel ; cela d’autant plus que la France n’est réellement soutenue par aucune grande nation. Le président François Hollande se rend samedi au Mali, où il va lancer un appel aux pays africains pour participer à la force d’intervention et prôner le « dialogue politique », après trois semaines d’intervention de l’armée française pour en chasser les groupes islamistes armés. « Je vais au Mali demain pour dire à nos soldats tout notre soutien, tous nos encouragements, toute notre fierté, je vais au Mali demain pour permettre que les Africains viennent le plus vite possible nous rejoindre et leur dire que nous avons besoin d’eux pour cette force internationale », a déclaré François Hollande.   »Je vais au Mali aussi pour qu’il y ait un dialogue politique qui puisse permettre que le Mali, après avoir chassé les terroristes, puisse retrouver la stabilité et l’esprit de concorde », a-t-il ajouté.  Le président français sera accompagné du ministre des Affaires Etrangères, Laurent Fabius, du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian et du ministre chargé du Développement, Pascal Canfin.  La présidence malienne a précisé sur son compte Twitter que François Hollande sera accueilli à l’aéroport de Sevaré (centre) par le président par intérim Dioncounda Traoré.  Puis « les deux chefs d’Etat se rendront à Tombouctou », où ils visiteront les forces franco-maliennes, la célèbre mosquée Djingareyber et le centre Ahmed Baba où sont conservés des dizaines de milliers de précieux manuscrits, dont certains ont été incendiés par les combattants islamistes, avant de rentrer à Bamako pour un déjeuner de travail.  L’intervention française avait débuté le 11 janvier au lendemain d’une offensive en direction du sud du Mali menée par les groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda qui occupaient le Nord depuis dix mois. La veille ils avaient pris la ville de Konna (centre).  Les choses se sont accélérées le week-end dernier avec la reprise, coup sur coup, de Gao et Tombouctou et l’arrivée mardi soir de soldats français à l’aéroport de Kidal, ville tenue par des rebelles touareg et des islamistes dissidents s’affirmant « modérés ».  

 

 

 

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Mali: François Hollande visite éclair; pourquoi ?

Mali: François Hollande visite éclair pour capitaliser

 

 

 

Pourquoi une visite aussi précipitée ? Sans doute pour capitaliser ce qui est pour l’instant un succès mais qui ne le demeurera pas nécessairement quand il faudra déloger les islamistes des montagnes ; Une victoire pratiquement sans combattre (sauf par les bombardements aériens) et ensuite un repli des forces françaises  qui ne veulent tomber dans le bourbier du terrorisme. On laissera les forces africaines terminer le travail. Il faut aller vite pour conserver son caractère victorieux de cette opération par ailleurs nécessaire. D’autant plus que la France est seule en réalité et qu’aucune grande nation n’est décidée à engager des troupes pour lutter sur le terrain contre l’islamisme au Sahel.  Faute de pouvoir remonter la pente de popularité sur les questions économiques et sociales, Hollande essaye de grignoter des points sur les aspects de société et sur l’opération Mali. Pas sût que cela change grand chose pour l’opinion essentiellement préoccupée de croissance, d’emploi et de pouvoir d’achat. Le président français François Hollande est arrivé samedi à Sévaré (centre) pour une visite de quelques heures au Mali, trois semaines après le déclenchement d’une opération militaire française destinée à déloger les groupes islamistes armés du nord du pays, a constaté un journaliste de l’AFP.  Accueilli à sa descente d’avion par le président malien par intérim Dioncounda Traoré, M. Hollande est accompagné de trois ministres, Laurent Fabius (Affaires étrangères), Jean-Yves Le Drian (Défense) et Pascal Canfin (Développement). Il devait se rendre ensuite à Tombouctou et à Bamako.

 

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Mali : l’aéroport de Kidal, dernier bastion islamiste repris

Mali : l’aéroport de Kidal, dernier bastion islamiste repris

Après Gao et Tombouctou, la troisième et dernière grande ville du nord malien, Kidal, serait entre les mains des troupes françaises. Ce mercredi matin, un avion français s’est posé sur l’aérodrome de la ville toute proche de la frontière avec l’Algérie.  L’arrivée de soldats français à Kidal intervient juste après la reconquête sans beaucoup de résistance, aux côtés de l’armée malienne, des deux plus grandes villes du Nord du Mali, Gao et Tombouctou.  Les trois villes étaient aux mains de groupes islamistes armés qui y ont multiplié les exactions depuis plus de neuf mois. Kidal se trouve à 1.500 km de Bamako était le fief d’Ansar Dine (Défenseurs de l’islam), un groupe islamiste armé allié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Selon une source de sécurité malienne, les principaux responsables des groupes islamistes, se sont réfugiés dans les montagnes près de la frontière algérienne.  Les islamistes ne sont pas les seuls à avoir fui. Plusieurs centaines de personnes ont quitté Kidal vers des villages plus au nord, vers l’Algérie, selon le Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU, qui explique que l’accès à la nourriture et aux biens de première nécessité a été sérieusement affecté par la guerre et par la fermeture de la frontière.

 

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Mali : la guerre bientôt terminée pour la France ?

Mali : la guerre bientôt terminée pour la France ?

La France veut éviter l’enlisement, c’est ce qu’a affirmé Fabius. En fait, la France constate qu’elle est seule sur le terrain et que le soutien des grandes puissances démurent assez symbolique. Du coup Hollande prépare l’opinion au retrait des forces françaises, laissant le soin aux forces africaines pourtant bien démunies de faire le reste du travail ; le plus difficile : déloger les islamistes des montagnes, du désert  ou des localités dans lesquelles ils se fondent avec la population. Ces derniers jours, les Français et les Maliens ont multiplié les victoires sur le terrain. Après avoir repris Gao ce week-end, les armées française et malienne se sont emparées de Tombouctou dans la journée de lundi. Deux reconquêtes confirmées par François Hollande lors d’une conférence de presse. « Nous sommes en train de gagner cette bataille », a ainsi expliqué François Hollande précisant que « quand je dis nous, c’est l’armée malienne, ce sont les Africains soutenus par les Français ». Le président de la République est également revenu sur les conditions de l’engagement français au Mali. Il a ainsi précisé qu’il reviendrait aux troupes africaines de poursuivre l’offensive vers le nord du pays.  « Les Africains peuvent prendre le relais et ce sont eux qui iront dans la partie du nord » (François Hollande) Par ailleurs, le chef de l’État a répété que la France n’avait « pas vocation à rester au Mali » expliquant qu’à terme, l’armée française ne serait là « que pour encadrer et former l’armée malienne ». « De la même manière que nous sommes montés en charge rapidement, nous reviendrons vers les bases de départ », a ajouté François Hollande. Enfin le président de la République a affirmé que les populations civiles avaient été « protégées d’exactions ». Plusieurs organisations de défense des droits de l’Homme affirment que l’armée malienne s’est livrée à des opérations de représailles. 

 

 

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Mali : un don du Japon !

Mali : un don du  Japon !

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De toute évidence les grandes puissances ne souhaitent pas s’engager au Mali, alors on multiplie les messages d’encouragement à la France ou les dons. Ainsi, Le ministre japonais des Affaires étrangères, Fumio Kishida, a annoncé mardi que son pays allait faire un don de 120 millions de dollars pour aider à stabiliser le Mali et le Sahel, quelques jours après la mort de dix Japonais dans une prise d’otages en Algérie, attaque liée au conflit dans cette région d’Afrique du Nord. « Cela doit aider la région à renforcer sa gouvernance et sa sécurité, y compris via des opérations de maintien de la paix », a-t-il expliqué, précisant que ce don vise à « renforcer la Mission internationale de soutien au Mali (Misma) et à réduire la pauvreté qui peut constituer le terreau du terrorisme ».

 

 

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Mali : aide symbolique du Royaume-Uni

Mali : aide symbolique du Royaume-Uni

Pour la France les soutiens sont nombreux mais surtout symboliques ou marginaux. En réalité la France est seule sur le terrain alors que les intérêts de toutes les grandes puissance sont en cause dans le sahel. Exemple, Sir Peter Ricketts, ambassadeur du Royaume-Uni en France, a renouvelé le soutien de son pays à la France dans l’intervention au Mali. « On félicite les Français pour le progrès faits par les militaires. Mon Premier ministre a téléphoné au président Hollande pendant le week-end pour le féliciter. Les Français avaient raison d’agir rapidement. On connait bien les capacités de l’armée française mais ce n’est pas encore fini je pense. Pour cela, on veut aider la France avec un soutien logistique et d’entraînement », a-t-il assuré. En plus des avions de transport, « nous avons aussi envoyé notre avion de surveillance ‘La sentinelle’ qui est très bien pour détecter des mouvements de groupes sur le terrain. Après l’occupation des grandes villes, la bataille va être de trouver les terroristes là où ils sont dans le désert », a affirmé l’ambassadeur du Royaume-Uni.

 

 

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Mali : l’armée à Tombouctou

Mali : l’armée à Tombouctou

Un peu plus de deux semaines après le début de l’intervention, l’armée est déjà à Tombouctou. Dimanche vers minuit, les forces françaises et maliennes se sont emparées de l’aéroport de la ville, au lendemain de la reconquête de Gao, la plus grande ville du nord du Mali.  L’opération s’est déroulée sans aucune résistance.  »Nous contrôlons l’aéroport de Tombouctou. Nous n’avons rencontré aucune résistance. Il n’y a aucun problème de sécurité en ville« , a indiqué un officier supérieur de l’armée malienne. Ce contrôle de l’aéroport a été réalisé en 48 heures, l’opération a démarré dimanche à 18h. La manoeuvre conjointe des forces françaises de l’opération Serval et des forces maliennes s’est déroulée avec un appui de patrouilles d’avions de chasse français et de parachutistes. Selon l’envoyé spécial de France Info sur place, une grande colonne de militaires français se positionne maintenant autour de Tombouctou, appuyée par l’aviation, des hélicoptères et des drônes. Le dispositif est très important. Pendant la nuit, aucune lumière ne s’échappait de la ville, sans doute à cause de coupures d’electricité. Seule la lune permettait de distinguer les véhicules blindés faisant leur avancée. La colonne fait plusieurs kolimètres de long, elle a traversé péniblement 500 km de désert. Les hommes sont très fatigués mais se disent concentrés sur leur mission. L’objectif des Français est la libération de cette ville, pour ensuite confier sa gestion aux forces maliennes.

 

 

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Mali : Gao libéré

Mali : Gao libéré

 Les soldats français et maliens ont atteint samedi la ville stratégique de Gao, un bastion islamiste situé à 1.200 km de Bamako. Ils ont pris le contrôle de son aéroport ainsi que le pont Wabary, placé à l’entrée sud de la ville. « Ces deux endroits stratégiques sont sous contrôle des forces malienne et française », a déclaré à l’AFP une source de sécurité malienne. Quelques heures après avoir atteint ces deux zones, la ville a été définitivement reprise, a annoncé le ministère de la Défense, ajoutant qu’un contingent de soldats africains arrivaient pour soutenir les troupes françaises et maliennes. Vendredi, c’est une autre ville sur la route de Gao, Hombori, qui avait été reprise. Gao, l’une des trois principales villes du Nord-Mali, avait auparavant été pilonnée par l’aviation française, notamment par des avions de combat Rafale qui visaient « des camps d’entraînement, des infrastructures et des dépôts logistiques constituant les bases arrière des groupes terroristes », selon Paris. Cette ville est l’arrière-base du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest, le Mujao, l’une des trois principales forces qui occupent la région depuis le printemps 2012. Ce groupe a d’ailleurs annoncé samedi matin à l’AFP qu’il était prêt à « négocier la libération » de l’otage français qu’il détient depuis deux mois. Gilberto Rodriguez Leal, 61 ans, a été enlevé en novembre 2012 dans l’ouest du Mali. Il est l’un des sept Français retenus en otage au Sahel, dont six sont entre les mains d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Le Mujao n’a pas précisé si cette volonté affichée de négociation était liée à la situation sur le terrain.   Toujours dans la région de Gao, les groupes islamistes ont riposté en sabotant vendredi le pont de Tassiga, sur le fleuve Niger, à 60 kilomètres de la frontière nigérienne. Il s’agit de l’une des deux routes que pourraient emprunter les 2.000 soldats tchadiens et 500 nigérien, en cours de déploiement dans le pays voisin, pour remonter vers Gao. Une colonne de soldats et blindés tchadiens a d’ailleurs quitté la capitale Niamey pour se diriger vers Ouallam, près de la frontière. Plus à l’ouest, une autre colonne de soldats maliens et français progressait samedi vers Léré, avec pour objectif la ville de Tombouctou.

 

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Mali : la solution Touareg ?

Mali : la solution Touareg ?

Malgré l’optimisme dont font désormais montre les chefs militaires maliens, les responsables français soulignent que leurs adversaires islamistes semblent bien équipés et entraînés et pourraient se lancer dans une guerre de guérilla plutôt que dans un conflit frontal classique. Dans le même temps, le Mouvement islamique armé (MIA), une scission d’Ansar Dine, l’un des trois principaux mouvements islamistes engagés dans les combats avec Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) et le Mujao (Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique occidentale), s’est dit prêt à négocier avec le gouvernement malien. Une négociation qui pourrait peut-être éviter l’enlisement dans une guérilla. Ce week-end se tiendra à Addis-Abeba un sommet de l’Union africaine qui débattra du financement de la Misma, dont les effectifs devraient dépasser 5.000 hommes issus de pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) plus le Tchad. La question de leur formation et de leur équipement, qui nourrit quelques doutes, sera également posée dans la capitale éthiopienne, siège de l’UA. Paris compte déjà 2.500 soldats sur le terrain, un chiffre qui devrait atteindre 3.700 à en croire le ministère français de la Défense Les forces gouvernementales maliennes, qui combattent les groupes islamistes armés dans le Nord, ont avancé ce vendredi jusqu’à la ville de Hombori, à 160 km au sud de Gao, un bastion des insurgés, a indiqué une source présente sur le terrain. D’après la radio nationale, les habitants ont acclamé les militaires gouvernementaux à leur entrée dans Hombori. La source, qui n’a pas souhaité être identifiée, a précisé que les troupes maliennes avaient effectué leur avancée après des raids de l’armée française, qui ont chassé les islamistes présents sur le terrain. Ces raids ont eu lieu jeudi contre des positions insurgées à Ansongo, à une centaine de kilomètres au sud de Gao, sur la route du Niger où des contingents nigérien et tchadien – les Tchadiens seraient 1.500 au Niger, d’après le ministère français de la Défense – se rassemblent pour participer à la reconquête du Mali. Un officier malien ainsi que des habitants vivant dans une région située au sud de Gao ont rapporté que les rebelles islamistes avaient fait sauter un pont à Tassiga, au sud d’Ansongo, sur la route principale longeant le fleuve Niger et qui mène au pays du même nom. Deux civils auraient été tués lorsque leur véhicule a emprunté l’ouvrage détruit. Les autorités maliennes pensent que l’offensive contre Gao, située dans le Centre-Est, sur la boucle du fleuve Niger, pourrait intervenir dans les jours à venir.

Sondage : image de Hollande peu changée avec le Mali

Sondage : image de Hollande peu changée avec le Mali

Même si 75% des français soutiennent l’opération au Mali, limage de Hollande a peu changé. La gestion du conflit malien par le président de la République a eu un impact limité sur l’opinion, 60% des Français déclarant qu’elle n’a changé ni en bien ni en mal l’image qu’ils ont de François Hollande, selon un sondage BFMTV-CSA publié jeudi.  Ils ne sont que 19% à affirmer qu’elle a changé en bien, 10% répondant qu’elle a changé en mal et 11% ne se prononçant pas.  Le sentiment d’une image inchangée se vérifie dans toutes les catégories de la population. La proportion de sondés affirmant que l’image qu’ils ont du chef de l’Etat s’est améliorée atteint ses plus hauts niveaux chez les hommes (27%), les personnes âgées de plus de 65 ans (28%) et les catégories socioprofessionnelles supérieures (22%).  Les bénéfices en termes d’image s’avèrent par ailleurs importants parmi les sympathisants de gauche (31% contre 6% qui disent que l’image de M. Hollande s’est dégradée à leurs yeux) et ceux du MoDem (32% contre 1%).  Les sympathisants de droite apparaissent beaucoup plus partagés: 18% déclarent que leur image de François Hollande s’est améliorée, 11% disant au contraire qu’elle s’est détériorée.

 

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Mali : objectif, reconquête totale du pays

Mali : objectif, reconquête totale du pays

En France, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a affirmé dimanche que « l’objectif, c’est la reconquête totale du Mali. On ne va pas laisser des poches » de résistance, tout en espérant que la force régionale africaine en cours de déploiement prenne rapidement le « relais » de l’intervention française.   »Le déploiement vers le Nord des forces de l’opération Serval, entamé il y a 24 heures, est en cours, vers les villes de Niono et de Sévaré, où elles sont arrivées », a déclaré à l’AFP le lieutenant-colonel Emmanuel Dosseur, conseiller communication de l’armée française au Mali.  Niono (350 km au nord-est de Bamako) se situe à 60 kilomètres au sud de Diabali, localité, prise lundi par les islamistes qui, selon l’armée malienne, l’ont abandonnée après des bombardements français.  M. Le Drian a indiqué dimanche que Diabali n’avait « pas encore » été reprise par les forces maliennes. « Tout laisse à penser que l’évolution de Diabali va être positive dans les heures qui viennent », a-t-il cependant ajouté.  Sévaré (630 km au nord-est de Bamako), qui dispose d’un aéroport, est une ville-clé d’où peuvent être menées des opérations plus au nord. Elle n’est qu’à 50 kilomètres de Konna, reprise jeudi par l’armée malienne aux jihadistes.  Konna, tombée le 10 janvier, avait précipité l’intervention de la France qui redoutait une percée des groupes islamiques liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique vers le sud et Bamako.  De nouveaux pays ont répondu dimanche aux demandes d’aide logistique et financière de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) pour le déploiement de la Misma (Mission internationale de soutien au Mali).  Berlin, qui a déjà annoncé l’envoi de deux avions de transport, a promis une aide financière supplémentaire aux pays africains pour la réunion des donateurs prévue le 29 janvier à Addis Abeba.  Moscou a proposé à la France d’acheminer des troupes ou matériels français tandis que le Canada prendrait en charge une partie du transport de la force africaine au Mali.  Les Etats membres de la Cédéao ont quant à eux été appelés à fournir « sans plus tarder » les troupes promises à la force qui a reçu mandat de l’ONU pour aider le Mali à reprendre le contrôle de sa partie nord occupée depuis plus de neuf mois par des groupes armés islamistes qui y ont multiplié les exactions.  Le président de la Commission de la Cédéao, Désiré Kadré Ouédraogo, a appelé la communité internationale à « se mobiliser » pour boucler le financement de la Misma. Selon lui, un « première évaluation » situe les besoins à « environ 500 millions de dollars » (quelque 375 millions d’euros).   »Mais ce chiffre peut varier en fonction des nécessités » sur le terrain, a-t-il précisé à la télévision publique ivoirienne RTI.  Les besoins pour les opérations de la Misma étaient évalués jusque-là entre 150 et 200 millions d’euros. L’Union européenne a décidé de participer au financement à hauteur de 50 millions d’euros.  Quelque 2.000 membres de la Misma doivent être déployés d’ici au 26 janvier. Plus de 150 soldats sont déjà arrivés à Bamako, dont une cinquantaine de Sénégalais sur les 500 promis par Dakar.  Le président tchadien Idriss Deby Itno a visité dimanche le premier contingent de 200 soldats tchadiens, sur 2.000 promis, stationnés sur une base militaire à Niamey (Niger) avant qu’ils n’aillent au Mali.  Les Tchadiens, aguerris et rompus au combat dans le désert, devraient apporter une forte plus-value à la Misma.  Au Nigeria, le groupe islamiste Ansaru a revendiqué dimanche une attaque ayant tué la veille deux soldats nigérians, affirmant avoir agi en représailles à l’engagement du Nigeria à fournir 1.200 hommes pour l’intervention au Mali.  Deux mille soldats français y sont déjà déployés et leur nombre va atteindre 2.500, peut-être davantage, selon Paris.  Le groupe islamiste armé Ansar Dine (Défenseurs de l’islam) a affirmé dimanche avoir tué 60 soldats maliens et abattu deux hélicoptères français depuis le 10 janvier, reconnaissant la perte de huit « moujahidine ».  Les autorités maliennes avaient fait état de la mort de onze soldats dans des combats autour de Konna, tandis que Paris avait annoncé la mort d’un pilote d’hélicoptère. Plusieurs sources font état d’un repli des islamistes du centre du pays vers Kidal, dans l’extrême nord-est (1.500 km de Bamako). Kidal avait été la première ville conquise, en mars 2012, par les rebelles touareg et les islamistes, qui avaient ensuite évincé leurs anciens alliés.

 

Mali : l’Europe des faux-culs

Mali :  l’Europe des faux-culs

Le concept d’Europe va être considérablement affaibli par l’absence de solidarité à l’égard de la France au Mali. En dépit des messages de soutien, l’union européenne n’entend pas soutenir la France sur le terrain. Quelques soutiens logistiques, des soutiens financiers peut-être et essentiellement pour l’instant une aide à la formation des militaires maliens. Autrement dit pas grand-chose quand on sait qu’une formation de ce type demande des années ; le conflit démontre à l’évidence ce qu’est l’Europe, un espace de libre échange, point final ; Et sans régulation, sans vision et sans stratégie commune. Sur le plan économique, on a déjà bien compris que chaque Etat pense surtout à la seule défense de ses intérêts ; L’Allemagne en premier dont le développement économique a largement été soutenu par l’endettement des pays du sud à travers ses exportations (60% des exports sont destinés à l’union économique). Certes l’assainissement des déficits est nécessaire mais certainement de manière aussi brutale. Résultat, une croissance qui s’écroule, un chômage qui explose, des recettes fiscales qui diminuent et finalement qui  augmentent encore l’endettement ; L’Europe est une belle idée, un beau processus d’abord et en premier pour mettre fin aux conflits sur ce continent, un beau projet politique ; ensuite pour permettre de se doter d’une force économique susceptible de rivaliser avec les autres grands blocs. Malheureusement l’Europe est incapable de réagir efficacement face à la crise, c’est même devenu le maillon faible de l’économie mondiale ; En cause, une doctrine économique bureaucratique dictée par l’Allemagne  notamment celle de la BCE, la seule banque centrale à promouvoir la neutralité face à la guerre des monnaies. Certes une politique plus accommandante n’est sans doute pas glorieuse mais elle permet au moins de soutenir la croissance. A terme évidemment, la facture via l’inflation, sera payée pal ensemble des consommateurs et des épargnants ; pas glorieux mais sans doute la seule politique à court et moyen terme en attendant les reformes structurelles indispensables pour résister  la montée des pays émergents. Cette affaire du Mali aura des conséquences ; d’abord parce ce n’est pas une opération de courte durée qui demander des moyens considérables (avec hélas des pertes humaines) avec des risques d’enlisement compte tenu des moyens employés; ensuite parce que l’enjeu concerne tous les pays occidentaux notamment ceux de l’Europe, enfin parce qu’elle révèle une nouvelle fois le peu de degré intégration ; finalement une Europe de faux culs généreux sur le plan des discours mais lâches sur le plan de l’action.

Mali: appel au secours à l’ONU

Mali: appel au secours  à l’ONU

En faiat Afrique de l’ouest a lancé un véritable appel au secours à l’ONU. En clair l’Afrique n’a pas les mayens financiers, matériels, humains de constituer une véritable force africaine. En clair, cette force qui finira pas se constituer ne sera qu’un conglomérat de militaires mal formés ; quelle est la réalité sur ces forces africaines ? La plupart de ces militaires passent leur temps à faire des opérations de police ( quand ce ne sont pas des opérations de racket auprès de la population) et non à des actions ou à des formations militaires dans leur pays. Leur matériel est inexistant et quand il existe n’est pas en état de marche ; pour tout dire  cette force africaine a besoin de tout et en fait n’est pas du tout préparée à ce genre de lutte.  A Abidjan, la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a donc demandé à l’ONU « de fournir immédiatement l’appui logistique et financier pour le déploiement de la Misma » (Mission internationale de soutien au Mali), à l’issue d’un sommet extraordinaire consacré au Mali.  Les Etats membres de la Cédéao ont été appelés à fournir « sans plus tarder » les troupes promises à cette force d’intervention. En ouvrant le sommet, le président ivoirien Alassane Ouattara avait plaidé pour « un engagement plus large (…) autour de la France et de l’Afrique dans la guerre totale et multiforme contre le terrorisme au Mali ».  La force régionale, baptisée Mission internationale de soutien au Mali (Misma), a reçu mandat de l’ONU pour aider le Mali à reprendre le contrôle du nord du pays, occupé depuis plus de neuf mois par des groupes armés islamistes qui y ont multiplié les exactions.  L’opération française « n’a pas vocation à se substituer à l’action de la Misma » qui doit se déployer « le plus vite possible », a dit le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, présent au sommet.  Mais il a aussi insisté sur l’importance de la conférence des donateurs, prévue le 29 janvier à Addis Abeba, alors que l’incertitude règne sur la capacité des pays africains à financer leur déploiement militaire. « Il est essentiel que le maximum de pays dans le monde apportent leurs contributions » pour financer la Misma et l’armée malienne, a-t-il dit.

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Sondage popularité Hollande : effet Mali +1 point

Sondage popularité Hollande : effet Mali +1 point

 

Hollande gagne un point, en faiat il stoppe sa chute compte tenu des marges d’erreur des sondages ; surtout il stoppe sa Un point de gagné cote de François Hollande a progressé de 37% à 38% en janvier, selon notre baromètre exclusif IFOP-JDD. A la faveur de l’intervention militaire française au Mali, le chef de l’Etat reconquiert un point de popularité auprès des Français. Il enraye une chute jusque-là ininterrompue depuis l’élection présidentielle. Pour mémoire, il a débuté le quinquennat à 65%.Le président de la République semble profiter d’un « effet guerre » dans l’opinion. Sa fermeté face à la guérilla islamiste est saluée par les Français, sans pour autant provoquer un rebond plus marqué. Il progresse de plusieurs points chez les commerçants, artisans et chefs d’entreprises, parmi les professions intermédiaires et chez les retraités. Il reste néanmoins en-dessous de 50% dans toutes les catégories de la population. Dans l’Histoire, les présidents ont connu des fortunes diverses en engageant les troupes françaises dans des conflits. Entre août 1990 et mars 1991, François Mitterrand, en berne dans les sondages, avait regagné 19 points après avoir lancé l’armée dans les sables d’Irak, aux côtés des alliés. La première Guerre du Golfe lui avait permis de retrouver un étiage majoritaire en grimpant de 37% à 56%. En revanche, Nicolas Sarkozy n’a pas bénéficié d’une telle vague de soutien quand il a ordonné l’attaque en Libye contre les forces de Kadhafi – beaucoup plus courte. Cette intervention était approuvée par l’opinion. Mais le baromètre Ifop-JDD a continué de mesurer 71% à 72% de mécontents entre mars et mai 2011. Pourquoi le rebond de François Hollande n’est-il pas plus élevé? « La première préoccupation des Français n’est pas la guerre au Mali, ni le mariage homosexuel, mais le quotidien marqué par des difficultés économiques et sociales », répond Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. La durée et l’issue du conflit permettront de dire si la courbe de François Hollande suivra le chemin de Mitterrand ou celui de Sarkozy.

 

Mali: Diabali et konna repris

Mali: Diabali et konna repris

 

Les soldats maliens et français ont repris ce vendredi la ville de Diabali, à 400 km au nord de Bamako, tombée lundi aux mains de combattants islamistes, ont indiqué une habitante de la ville, membre du conseil municipal et une source de sécurité régionale. «Diabali est libérée, les islamistes sont partis, les militaires français et maliens sont entrés dans la ville», a déclaré cette élue. Une source sécuritaire régionale a confirmé que Diabali était désormais sous le contrôle des forces françaises et maliennes. Diabali avait été prise lundi par des islamistes, apparemment dirigés par l’Algérien Abou Zeid, un des chefs d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). La localité a été bombardée à plusieurs reprises mardi par l’aviation française, mais les islamistes ne l’avaient pas pour autant totalement quittée et, selon divers témoignages, ils cherchaient à se fondre dans la population dont ils se servent comme bouclier. «Depuis l’attaque des Français nous savons qu’ils ont rasé leurs barbes, rallongé leurs pantalons, ils se déguisent, tentent de se fondre dans la population», avait expliqué le capitaine malien Cheickné Konaté. Des combats rapprochés ont notamment opposé mercredi soldats français des forces spéciales et combattants islamistes à Diabali, selon deux sources de sécurité. Dans cette zone, «nous avons les groupes les plus durs, les plus fanatiques, les mieux organisés, les plus déterminés et les mieux armés», avait indiqué leministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian. «On a affaire à plusieurs centaines, plus d’un millier – 1.200, 1.300 -, de terroristes dans la zone, avec peut-être des renforts demain», selon lui. Plus tôt dans la journée, l’armée malienne avait affirmé avoir repris jeudi «le contrôle total» de Konna (centre), une localité à 700 km de Bamako, tombée le 10 janvier aux mains des combattants islamistes, ce qui avait précipité l’intervention française.  «Les combats les plus importants se sont déroulés à Ndégué, à 20 km de Konna. Nous avons écrasé l’ennemi», a assuré à l’AFP le colonel Didier Dakouo, qui dirige les forces maliennes dans le secteur. Plus de 1.400 soldats français sont ainsi déjà présents au Mali, un chiffre qui devrait prochainement atteindre 2.500 hommes, selon Paris.

 

Mali : à quoi sert l’Europe ? A rien

Mali : à quoi sert l’Europe ? A rien

Grande décision de l’Europe, l’union va désigner un représentant européen spécial pour le Sahel (sans doute entouré d’une cinquantaine de fonctionnaires qui ne servent à rien) ; la crise du mali révèle ce qu’est l’Europe une simple zone de libre échanges, sans vision, sans stratégie commune et même sans régulation mais qui sait pourtant multiplier les procédures administratives qui étouffent l’initiative et la compétitivité. Pour le mali, silence radio. La gauche comme à droite, la classe politique française fait le même constat : l’Union européenne reste spectatrice de l’intervention française au Mali, décidée par François Hollande en fin de semaine dernière. Ex-ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé s’en est inquiété mardi. « Je pense que l’Europe toute entière est concernée », a pourtant fait savoir le maire de Bordeaux, lors de ses voeux à la presse. « Il y a une inquiétude aujourd’hui, forte : la solitude de la France dans cette opération », a renchéri Jean-François Copé, mercredi matin sur France 2. Le président de l’UMP a dit ne pas avoir « le sentiment » que la France, qui va engager au total 2.500 soldats contre les force islamistes au Mali, soit vraiment soutenue. « Où est l’Europe? », s’est également interrogé François Bayrou sur BFMTV et RMC. « Comme d’habitude, insuffisante, absente, lointaine », a lui-même répondu le président du MoDem. Même amertume chez Daniel Cohn-Bendit « Tout le monde dit ‘nous’ mais il n’y a que des soldats français là-bas », a expliqué le chef de file des Verts européens. L’Europe « fournit les infirmières et les Français vont se faire tuer », a-t-il déploré. Le gouvernement français est plus mesuré. Ministre des relations avec le Parlement, Alain Vidalies a évoqué mardi « des absences un peu regrettables » chez ses partenaires de l’UE. « C’est-à-dire qu’on peut constater en Europe une mobilisation un peu minimale », a-t-il précisé sur LCI. « Nous avons agi dans une situation d’urgence. Personne n’a dit non à rien… », a voulu positiver mardi sur RTL Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense. Officiellement, l’Union européenne salue l’initiative de la France au Mali. « Il est urgent de stopper (les djihadistes) et d’assister le gouvernement du Mali à retrouver le plein contrôle de son territoire », a affirmé lundi le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy. « Je voudrais remercier les Etats membres de l’UE et surtout la France et les Etats de l’Ouest africain qui sont venus en aide au Mali », a complété mardi Catherine Ashton, représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères, devant le Parlement européen à Strasbourg. Des déclarations de principe qui ne seront toutefois pas suivies d’actes concrets. « Un Etat membre a demandé un soutien mais nous n’avons pas de forces de défense européennes », a justifié Catherine Ashton. Prévue par le traité de Maastricht en 1992, la Politique commune de sécurité et de défense (PCSD) reste très limitée dans ce genre de situation. Elle n’a en effet pas vocation à devenirune politique de défense commune. Les intérêts des Etats-membres restent divergents et les budgets prévus par l’UE dans ce secteur sont d’ailleurs continuellement en baisse. En clair, l’Europe de la Défense n’est pas pour tout de suite. « Si l’Europe de la Défense existait, nous n’aurions pas besoin d’avoir toutes les interrogations qui sont les nôtres sur les transports : nous ne savons pas assurer les transports de nos troupes, nous avons des armements qui nous manquent comme les drones, ces avions sans pilote », a expliqué François Bayrou mardi matin. « Tout cela ne pourra être acquis que le jour où nous aurons fait le pas

 

Mali : Konna reprise par les armées française et malienne

Mali : Konna reprise par les armées française et malienne

C’est une prise hautement symbolique. Les forces françaises de l’opération Serval se sont déployées avec les soldats maliens dans la ville de Konna. Tandis que les rebelles islamistes semblent s’être retirés.  Cette localité, au nord de la ville de garnison de Sévaré, est considérée comme une étape-clé sur la route de Bamako. C’est d’ailleurs quand les islamistes se sont emparés de cette cité que la France a décidé de s’impliquer militairement, sans attendre le déploiement de la force ouest-africaine.   Il aura fallu pourtant près d’une semaine pour la reprendre. Un délai qui s’explique géographiquement. La commune de 50.000 habitants englobe 28 villages. Pendant les combats menés en partie par l’aviation française, les habitants sont restés cloîtrés chez eux, tandis que les djihadistes tentaient de se fondre dans le décor, cachant leurs véhicules sous le moindre abris, et dormant chez l’habitant.   Konna libéré, le front va se déplacer plus au nord, vers la ville de Douentza. Les armées française et malienne devraient recevoir dans les prochaines heures le renfort des premières troupes de la Misma, la force d’intervention africaine. Des combats sont aussi en cours dans la région de Djabali

Mali:  » les Européens ont salué l’action de la France » ; mais pour l’instant, c’est tout !

Mali:  » les Européens ont salué l’action de la France » ; mais pour l’instant, c’est tout !

Fabius a appelé les pays européens à soutenir la France au Mali car en réalité la France est bien seule actuellement ; certes l’Europe soutient moralement mais ne paraît s décidée à en faire beaucoup plus. Le drame de l’Algérie pourrait toutefois faire réfléchir l’Europe (les autres alliés occidentaux) sur l’enjeu de cette menace islamiste. Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a assuré jeudi que « tous » les pays européens avaient « salué l’action de la France » au Mali.   »Les Français ne sont pas seuls, ils sont les précurseurs », a dit M. Fabius en quittant une réunion avec ses homologues européens consacrée au soutien de l’UE aux opérations engagées pour venir en aide au Mali.   »L’ensemble des pays a apporté sa solidarité à la fois au Mali et à l’action de la France », a-t-il ajouté.  Devant la presse, M. Fabius a refusé de commenter les informations concernant la prise d’otages en Algérie en raison de l’évolution constante de la situation.   »C’est une situation absolument dramatique qui démontre à quel point le terrorisme est un mal absolu », a-t-il dit.  Il a répété que l’intervention de la France, lancée vendredi dernier, était « nécessaire, urgente ». Il fallait « stopper les terroristes », car sinon ils auraient pris Bamako et le Mali « serait devenu un Etat terroriste », a-t-il expliqué.  Il y a une unanimité en Europe » sur le bien fondé de l’action française, a assuré M. Fabius, qui a appelé la classe politique française à « se garder de toute polémique » dans ce contexte.

 

Mali : l’’UE pas intéressée par l’Afrique

Mali : l’’UE pas intéressée par l’Afrique

L’Europe intervient pour réglementer les trous du gruyère français mais demeure absente sur la crise politique au Mali. Voilà qui révèle les rapports aux réalités économiques, sociales ou politiques de notre Union économique. Bayrou par exemple  s’interroge fortement sur le quasi silence de l’union européenne à propos du mali ; Pourtant pas une surprise, l’Europe n’est qu’une vaste zone de libre échange sans vision de long terme et sans réel projet politique. le business , c’est la priorité quitte à favoriser des frontières européennes passoire ( voire l’article du commissaire européen sur le thème «  le made in France c’est dépassé).  « Où est l’Europe? », s’est interrogé François Bayrou sur BFMTV et RMC. « Comme d’habitude, insuffisante, absente, lointaine », a lui-même répondu le président du MoDem. Même amertume chez Daniel Cohn-Bendit « Tout le monde dit ‘nous’ mais il n’y a que des soldats français là-bas », a expliqué le chef de file des Verts européens. L’Europe « fournit les infirmières et les Français vont se faire tuer », a-t-il déploré. Le gouvernement français est plus mesuré. Ministre des relations avec le Parlement, Alain Vidalies a évoqué mardi « des absences un peu regrettables » chez ses partenaires de l’UE. « C’est-à-dire qu’on peut constater en Europe une mobilisation un peu minimale », a-t-il précisé sur LCI. « Nous avons agi dans une situation d’urgence. Personne n’a dit non à rien… », a voulu positiver mardi sur RTL Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense. Officiellement, l’Union européenne salue l’initiative de la France au Mali. « Il est urgent de stopper (les djihadistes) et d’assister le gouvernement du Mali à retrouver le plein contrôle de son territoire », a affirmé lundi le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy. « Je voudrais remercier les Etats membres de l’UE et surtout la France et les Etats de l’Ouest africain qui sont venus en aide au Mali », a complété mardi Catherine Ashton, représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères, devant le Parlement européen à Strasbourg. Des déclarations de principe qui ne seront toutefois pas suivies d’actes concrets. « Un Etat membre a demandé un soutien mais nous n’avons pas de forces de défense européennes », a justifié Catherine Ashton.Prévue par le traité de Maastricht en 1992, la Politique commune de sécurité et de défense (PCSD) reste très limitée dans ce genre de situation. Elle n’a en effet pas vocation à devenirune politique de défense commune. Les intérêts des Etats-membres restent divergents et les budgets prévus par l’UE dans ce secteur sont d’ailleurs continuellement en baisse. En clair, l’Europe de la Défense n’est pas pour tout de suite. « Si l’Europe de la Défense existait, nous n’aurions pas besoin d’avoir toutes les interrogations qui sont les nôtres sur les transports : nous ne savons pas assurer les transports de nos troupes, nous avons des armements qui nous manquent comme les drones, ces avions sans pilote », a expliqué François Bayrou mardi matin. « Tout cela ne pourra être acquis que le jour où nous aurons fait le pas décisif d’avoir une Europe de la volonté », a précisé le centriste. Ministre de la Défense de Lionel Jospin entre 1997 et 2002, Alain Richard reconnaît lui aussi pour leJDD.fr « l’échec » de l’UE sur cette question. « Ça fait longtemps que les gouvernements français successifs montrent à nos amis européens qu’il y a en Afrique des enjeux importants pour la sécurité de l’Union, et intellectuellement ils le comprennent. Selon l’état de leurs autres engagements et les tendances de leurs opinions démocratiques, ils prennent des décisions plus ou moins engageantes », relève le socialiste.

 

Mali : les islamistes prennent 40 otages en Algérie

Mali : les islamistes prennent 40 otages  en Algérie

Une quarantaine d’otages occidentaux étaient mercredi soir encore entre les mains d’un groupe islamiste armé qui a attaqué dans la nuit de mardi à mercredi la base de vie d’un site gazier d’In Amenas, à 1500 km au sud-est d’Alger, à la frontière avec la Libye. Les kidnappeurs ont annoncé à deux sites d’information mauritaniens détenir, entre autres, des Américains, des Français, des Britanniques et des Japonais travaillant pour le groupe Japan Gas Corp. Le ministère français des Affaires étrangères a activé une cellule de crise, mais le président français, François Hollande, a déclaré qu’il n’y avait pas de certitude concernant la présence de ressortissants français sur le site. Washington a en revanche confirmé que des Américains figuraient parmi les captifs.  D’après l’APS, l’agence de presse algérienne, deux étrangers, un Britannique et un Algérien, seraient décédés tandis que six autres auraient été blessés dans l’attaque. Le ministère britannique des Affaires étrangères a confirmé dans la nuit de mercredi à jeudi la mort de ce ressortissant britannique, la qualifiant de «meurtre de sang-froid». Sur les quelque 400 personnes retenues, dont 150 employés algériens de la société française CIS Catering (hôtellerie, logistique), des travailleurs algériens ont déjà été relâchés par petits groupes. Jointe par téléphone, une de ces personnes retenues par les djihadistes raconte avoir vu un expatrié «se faire tuer à bout portant» avant de préciser que tous les otages ne se trouvaient pas au même endroit. RTL affirme ce jeudi matin que la quasi-totalité du personnel algérien aurait été relâché dans la nuit par les islamistes. Les ravisseurs souhaiteraient se concentrer sur leurs otages occidentaux.

 

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