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Kho Lanta (deux morts) : le drame de la débilité

Kho Lanta (deux morts) : le drame de la débilité

 

Pleurer, aimer, souffrir et même malheureusement mourir presque en direct, c’est  le drame de la téléréalité ou plutôt de la télé débilité. Des émissions par ailleurs souvent assez suivies qui témoignent du niveau culturel de certains. Des émissions fondées sur le voyeurisme et qui exploitent  le sentimentalisme, la naïveté et parfois les instincts de brutalité. Faut-il interdire ces émissions sans mettre en cause la liberté ? Sans doute difficilement, elles renaîtront sous d’autres formes  (ou a d’autres horaires), on ne peut interdire la bêtise ; quels sont les coupables de ces idioties ? Les producteurs, les chaines, les téléspectateurs, ? Tous évidemment dans la mesure où il y a interaction entre l’offre et la demande. Le divertissement n’est évidemment pas interdit, il est même recommandé notamment pour oublier pendant un temps la grisaille économique et sociale, voire pour s’instruire ; tout simplement se distraire. Les deux morts de Kho Lanta sont deux morts de trop, des morts stupides qui révèlent aussi peut-être un  élément de la crise, culturelle celle là : la télé devenue opium du peuple. Il faudrait choisir ses programmes et discréditer par l’audience la téléréalité ; mais comme en politique si nos dirigeants sont aussi mauvais c’est pour partie de la faute des électeurs. Qui votent parce qu’on leur promet la lune.

Mélenchon : « Le gouvernement va dans le mur » (interview BFM)

Mélenchon : « Le gouvernement va dans le mur » (interview BFM)

Jean-Luc Mélenchon  interrogé sur les retaites  : « Les Allemands discutent de passer à la retraite à 70 an, ça suffit ! »

Sur la taxe à 75% : François Hollande a annoncé que cette taxe toucherait finalement les entreprises où les salaires dépassent le million d’euros, dont les clubs de football.  

Jean-Luc Mélenchon : Passer d’une tranche de 45% à 75% c’est stupide. Un impôt n’est pas destiné à punir mais à partager. Ca devrait être un niveau dans l’impôt sur le revenu, pas une taxe sur les entreprises ».

 A propos de l’accord sur la réforme du travail, qui arrive ce mardi à l’Assemblée et qui prévoit plus de flexibilité pour les entreprises contre davantage de protection pour les salariés. Ce texte transpose l’accord national qu’avait conclu le patronat (Medef, CGPME, UPA) et trois syndicats (CFDT, CFTC et CFE-CGC) le 11 janvier dernier. L’accord porte sur davantage de flexibilité pour les employeurs contre de nouveaux droits pour les salariés.

 Jean-Luc Mélenchon : « Cessez de nous prendre pour des gamins : on nous l’a déjà fait l’accord de compétitivité. Pendant deux ans on garantit l’emploi, et après ? On dit juste qu’il faut se serrer la ceinture pendant deux ans ».

  Jean-Luc Mélenchon : Nous allons déposer 4500 amendements sur ce texte. »Jean-Luc Mélenchon :« Ce n’est pas le travail qui pose problème. Le problème c’est que les carnets de commande ne sont pas remplis. Il faut donc avoir une politique de développement de l’activité. Or le gouvernement veut réduire les coûts du travail, ce qui amène de plus en plus de chômage, ce qui déséquilibre tous les comptes sociaux. Cette politique va dans le mur. »

 Jean-Luc Mélenchon : « C’est très choquant. Quand vous avez d’un côté le Medef, de l’autre, certains syndicats qui discutent, vous avez deux parties. Une troisième partie est impliquée mais absente de la discussion : c’est la société tout entière, qui paye pourtant pour le chômage». -Jean-Luc Mélenchon : « Nous allons déposer 4500 amendements parce que c’est un texte très technique. Nous allons essayer de le désarticuler ce texte parce qu’il est globalement mauvais. Il nuit à l’économie. Il va être une méthode de plus pour mettre le pistolet sur la temps des travailleurs. Ca va être une fragilisation des rapports sociaux dans l’entreprise. Or il faut penser au collectif de travail, pas seulement aux patrons et aux actionnaires ».

 

 

Valse des directeurs de cabinets : ça sent le changement de gouvernement

Valse des directeurs de cabinets : ça sent le changement de gouvernement

Traditionnellement les conseillers de cabinets ministériels et notamment les directeurs de cabinets tente de se reclasser avant un changement de gouvernement et si possible dans un poste avantageux ; c’est d’ailleurs souvent leur unique motivation : se servir de ce passage comme d’un tremplin dans une carrière. Après le départ du ministre, c’est beaucoup plus difficile. Le turn-over actuel dans les directions de cabinets signale la proximité d’un changement de gouvernement car le venet tourne pour la gauche. Manuel Valls, Vincent Peillon, Christiane Taubira, bientôt Arnaud Montebourg… Tous ces ministres ont déjà changé de directeurs de cabinet depuis leur arrivée au gouvernement il y a 10 mois. En tout, 8 ministres, soit près d’un quart des membres de l’équipe Ayrault, ont changé de « dircab » depuis le début de la mandature. Un turn-over inédit, et qui pourrait se poursuivre. Certes, les mouvements dans les cabinets ministériels, ça a toujours existé, mais pas autant, pas aussi vite. Officiellement, le plus souvent, les directeurs de cabinet partent pour des postes prestigieux. C’est le cas de Christian Vigouroux, qui a quitté le ministère de la Justice pour le Conseil d’Etat. Mais un habitué de la place Vendôme conteste cette version officielle en rappelant que le ministère de la Justice est « une pétaudière ». Et en regrettant le manque d’avancée des réformes depuis l’arrivée de Christiane Taubira. « Travailler dans un cabinet c’est une vie de chien. C’est 7 jours sur 7, on est épuisés », raconte une conseillère ministérielle, qui illustre le malaise des équipes. Car la valse des « dircab » n’est que la partie émergée du phénomène. Ainsi, la semaine dernière, la cellule communication de Jean-Marc Ayrault a été remaniée. Et plus globalement, face aux difficultés, il y a déjà une sorte de fatigue et même parfois de sauve-qui-peut des conseillers qui s’inquiètent pour leur avenir.  Tout cela est évidemment gênant pour l’Elysée et Matignon. Parce que de l’aveu même d’un conseiller ministériel, cette valse au sein des cabinets alimente forcément le procès en impréparation qui est fait au gouvernement.

 

Le « tu fais chier tout le monde » de Montebourg à Ayrault a renforcé l’autorité du Premier Ministre ! ‘(Sapin)

Le « tu fais chier tout le monde » de Montebourg à Ayrault  a renforcé l’autorité du Premier Ministre ! ‘(Sapin)

 

L’épisode Jean-Marc Ayrault versus Arnaud Montebourg  - et son désormais célèbre « tu fais chier la terre entière avec ton aéroport de Notre-Dame-des-Landes » – a en réalité … réaffirmé l’autorité du Premier ministre. C’est en tout cas ainsi que l’interprète Michel Sapin ce 2 avril. relaté dans l’ouvrage Florange, la tragédie de la gauche, cosigné par les journalistes Valérie Astruc et Elsa Freyssenet, et confirmé par Jean-Marc Ayrault. En ne tenant pas rigueur de cet « énervement »à son ministre, le chef du gouvernement aurait prouvé son autorité : »Il ne parlait pas publiquement. Et qu’est-ce que cela traduit ? Un moment d’énervement de la part de Monsieur Montebourg.  Qui a fait preuve d’énervement ?  L’un ou l’autre ?  Qui a gardé son calme ? L’un ou l’autre ?  Qui est celui qui a voulu qu’au-delà de l’énervement du moment, l’ensemble de l’équipe gouvernementale retravaille dans de bonnes conditions ? C’est le Premier ministre et il eu raison. Michel Sapin conclut par une définition de ce que doit être l’autorité d’un chef de gouvernement : L’autorité n’est pas de dire « tu sors »à chaque fois que quelqu’un perd ses nerfs. C’est de ramener chacun au principal. Le principal c’est l’action gouvernementale et l’action en commun, avec des personnalités heureusement différentes. Début décembre, en plein affrontement entre Arnaud Montebourg et Jean-Marc Ayrault sur le dossier Florange, le ministre du Redressement productif a attaqué son Premier ministre ainsi : Tu fais chier la terre entière avec ton aéroport de Notre-Dame-des-Landes, dont tout le monde se fout ! Tu gères la France comme le conseil municipal de Nantes !

 

Poisson d’avril : le chômage va baisser (Hollande)

Poisson d’avril : le chômage va baisser (Hollande)

Avec quelques jours d’avance, Hollande est l’auteur du plus gros poisson d’avril cette année avec son pronostic de diminution du chômage en 2013. La situation : la France compte 3.187.700 chômeurs en février 2013, avec 18.400 nouveaux inscrits, le nombre de demandeurs d’emplois a progressé de 0,6% au mois de février 2013, la France compte désormais 3 187 700 chômeurs de catégorie A. Sur un an, la progression du chômage dépasse les 10%. Pour 2013, L’INSEE prévoit autour de 11% de chômeurs. En clair environ 300 000 en plus. On prévoit pour  l’instant environ 100 000 destructions  d’emplois, il faut en outre compter avec l’allongement du départ à la retraites compte tenu des réformes et l’arrivée sur le marché du travail de jeunes et de femmes. En fait Hollande compte sur les emplois d’avenir et les contrats de génération qui auront du mal à dépasser les 100 000, les raisons : les organismes dépendant des ressources fiscales (type collectivités) vont voir leurs ressources se restreindre et rechignent à embaucher; dans les entreprises il  y a la l’allongement du départ à la retraite et l’ajustement des effectifs compte tenu de l’absence de croissance. C’est cette absence de croissance qui va surtout peser sur l’augmentation du chômage la confirmation viendra dés que seront connus les chiffres du chômage de mars qui vont dépasser le record de 1997.

Le pape François de Corrèze et l’archevêque Jean-Marc de Nantes

Le pape François de Corrèze et l’archevêque Jean-Marc de Nantes

 

Des députés PS qui pensent que Hollande gère la France comme le conseil général de Corrèze et Montebourg qui dit à Ayrault qu’il gère le pays  comme le conseil municipal de Nantes ; pas de quoi être rassuré sur la gouvernance du pays. Hollande a fait un aveu fondamental lors de son intervention télévisée : il ne savait pas, il y a dix mois, que la crise était aussi grave et allait durer. ! De quoi être inquiet sur les compétences de nos dirigeants. Certes la crise ne date pas d’aujourd’hui notamment l’endettement qui fête ses trente ans ; mais notre épiscopat politique entretient des liens ésotériques avec les réalités économiques et sociales. Pour preuve, un jour on dépense sans compter, on taxe,  on embauche des fonctionnaires, quelques mois après, le contraire,  c’est la détaxe et l’austérité. Du coup on a du mal à comprendre l’évolution du montant du denier du culte et surtout son efficacité. L’homélie télévisée du pape François a été d’une grande indigence et de la plus grande confusion ; exemple quand on confond dématérialisation des procédures et simplification du contenu même de l’arsenal administratif et fiscal. Pas étonnant que 66% des français ait jugé ce sermon négatif. Paradoxe, Hollande et Ayrault ne suscitent  pas de haine ou de mépris ; nos deux ecclésiastiques seraient plutôt sympathiques ; ils sont tout simplement d’une nullité affligeante. Rarement une intervention télévisée d’un président aura été aussi déstructurée et incohérente. La seule ligne reconnaissable – recommandée bien sûr par les éminences du service de  services de com.- : faire le chef et en permanence employer : je, je, je…Un peu court comme contenu. A cet égard (comme on dit chez les pontifes de l’énarchie), le tort des services de com. élyséens, c’est avoir autorisé le pape francois à  prononcer son homélie en français. En latin, il est certain que le discours aurait pris une dimension plus religieuse et plus solennelle, ce qui comptait c’était la tonalité pas vraiment les paroles. Du coup, les fidèles se font de moins en moins nombreux, 30% à peine ;  on glisse doucement vers les 20% (comme Jospin). Même ceux qui ont voté pour Hollande rejoignent les mécréants.  Une perte de foi qui pourrait bien mettre en cause l’existence même du phénomène de professionnalisation de l’épiscopat politique en France, en particulier au PS ( mais pas seulement).

Dette et déficits : le dérapage qui discrédite la rigueur

Dette et déficits : le dérapage qui discrédite la rigueur

 

Théoriquement la rigueur doit permettre de redonner de la compétitivité et de soutenir la croissance, c’est en tout cas la philosophie de Bruxelles et de Hollande. Or ces efforts ne servent ni à la croissance, ni même au rétablissement des comptes. En cause, l’incapacité à réaliser les économies prévues et l’effet néfaste de la fiscalité sur les recettes fiscales ; bref un double échec Le déficit public a été ramené de 5,3% en 2011 à 4,8% du produit intérieur brut (PIB) en 2012, un résultat moins bon qu’escompté par le gouvernement (4,5%), a annoncé vendredi l’Insee dans sa première évaluation.  La dette, elle a battu un nouveau record, à 1.833,8 milliards d’euros, soit 90,2% du PIB contre 89,9% prévus.  Ce mauvais résultat, au lendemain de l’intervention télévisée du président Hollande, complique encore la tâche du gouvernement.  Ce dernier a déjà abandonné il y a un mois l’espoir de réduire les déficits à 3% du PIB dès cette année et il négocie actuellement un délai avec la Commission européenne. Bruxelles réclame en échange que le déficit public s’établisse « nettement en dessous de 3% » en 2014.   »En 2013 on sera très loin des 3% et ça va être très difficile de les atteindre même en 2014, sauf à poursuivre dans une austérité marquée, qui du coup repousserait encore la reprise », prévient Mathieu Plane, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).   »Nous sommes sur la bonne voie, on est en train de réduire les déficits », a réagi le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, convaincu que, sans les « mesures correctrices » prises l’été dernier par le nouveau gouvernement socialiste, ils « auraient été supérieurs à 5,5% ».   »Le résultat obtenu est un résultat qui, loin d’être dégradant, dénote une gestion maîtrisée des dépenses publiques », a-t-il déclaré à l’AFP. Il a fait valoir que le déficit structurel (ndlr, corrigé des effets de la conjoncture), « s’est amélioré de 1,2 point de PIB en 2012, ce qui est exactement l’engagement que nous avions pris ».  Il a souligné que le dérapage était dû en partie à la recapitalisation par les Etats de la banque franco-belge Dexia en décembre, mais aussi à la réévaluation du déficit de 2011 (5,3% au lieu de 5,2%) et à la croissance nulle.  Mais les dépenses ont également légèrement échappé à la maîtrise des pouvoirs publics, passant de 55,9% du PIB en 2011 à 56,6% en 2012, soit plus que prévu. En volume (en plus de l’inflation), elles ont progressé de 0,7% au lieu de 0,5% escompté.   »Il y a en effet un petit dérapage des dépenses », reconnaît une source gouvernementale, « qui est dû pour moitié à la croissance zéro et pour moitié à un dynamisme plus important que prévu de l’investissement des collectivités locales ». En revanche, a assuré cette source à l’AFP, « côté Etat et Sécurité sociale, les dépenses sont tenues » avec même une bonne surprise pour l’assurance maladie.  Le taux des prélèvements obligatoires est lui conforme aux prévisions, à 44,9% du PIB en 2012 après 43,7% l’année précédente, « sous l’effet de la hausse des impôts » (+5,3%), a précisé l’Insee.  L’impact de la stagnation économique a fortement pesé. « Là, on entre dans le dur », estime M. Plane. « Au début, on a coupé dans les dépenses inutiles, mais plus ça va, plus on doit tailler dans la protection sociale ou l’investissement public, avec un impact plus fort sur la croissance », observe-t-il.  Jeudi soir, François Hollande a tranché plusieurs chantiers emblématiques en cours de réflexion en allant dans le sens d’une plus grande rigueur: allongement de la durée de cotisation à la retraite et réduction des allocations familiales pour les ménages les plus aisés.  Autant de gages adressés à Bruxelles alors que la France précisera ses nouveaux engagements budgétaires d’ici la mi-avril.  Certains économistes critiquent l’effet de l’austérité sur la croissance donc l’emploi. D’autres au contraire réclament encore plus d’efforts et de rigueur.   »Il va y avoir nécessairement des politiques sur les salaires et les retraites des fonctionnaires », estime l’économiste Jean-Paul Betbèze. Pour lui, la baisse des dépenses programmée par l’Etat pour 2014, 1,5 milliard en valeur absolue hors dette et pensions, « n’est pas suffisante ». D’autant plus, dit-il, si « les dépenses des collectivités montent à proportion de ce qui est économisé par l’Etat ».

Le putsch de Copé à l’UMP

Le putsch de Copé à l’UMP

Jean-François Copé a balayé vendredi les accusations de deux journalistes qui, avec leur livre « Le Coup monté », ravivent les soupçons au sein de l’UMP en affirmant que le rival de François Fillon a ourdi une manipulation pour s’arroger la présidence du parti. L’ancien Premier ministre, qui a mené à l’automne dernier un duel inédit dans les annales de la droite avec le député-maire de Meaux pour dénoncer une « fraude industrielle » dans un scrutin interne qui lui semblait acquis, a estimé a contrario sur Europe 1 que l’ouvrage lui donnait raison.  Dans ce livre paru jeudi, Bruno Jeudy et Carole Barjon décrivent avec force détails ce qu’ils présentent comme le « putsch » du 18 novembre 2012, date de l’élection à la présidence du premier parti d’opposition. Ils citent notamment Patrice Gélard, l’ex-président de la commission de contrôle des opérations électorales (Cocoe) de l’UMP, qui leur aurait déclaré avoir été « enfumé » par l’entourage de Jean-François Copé. « On ne m’enlèvera pas de l’idée que c’est un coup monté », déclare le sénateur de Seine-Maritime, qui avait proclamé la victoire de Jean-François Copé avec 98 voix d’avance le lundi 19 novembre, avant de reconnaître deux jours plus tard « l’oubli » de trois fédérations d’outre-mer dans le décompte des résultats. Cette omission, avait-il alors concédé dans un communiqué, aurait abouti « vraisemblablement à une inversion du résultat final ». Patrice Gélard a démenti jeudi avoir tenu ces propos, affirmant qu’ils avaient été « déformés » par les auteurs, fin connaisseurs de la droite française. « C’est un baroud d’honneur de journalistes très engagés », a commenté vendredi Jean-François Copé lors d’une conférence de presse, relevant « un sentiment décalé de réchauffé dans ce petit ‘coup’ qui ne vaut pas grand’chose ». « Mon objectif est de rassembler. La page est tournée », a-t-il souligné. Pour François Fillon, qui travaille déjà à sa candidature à l’élection présidentielle de 2017, « il n’y a rien de nouveau ». « Le résultat de cette élection me donnait une très courte victoire. Il a été inversé dans des conditions inacceptables, c’est pour ça que j’ai déclenché la crise qui a eu lieu à l’UMP », a-t-il dit sur Europe 1. L’ouvrage conforte ceux qui à l’UMP, notamment dans le camp des « fillonistes », militent ardemment pour une nouvelle élection en septembre, comme les deux protagonistes en sont convenus par un accord signé le 17 décembre dernier qui a instauré une direction paritaire (copéistes-fillonistes) à la tête du parti. Des « copéistes », principalement, mais aussi d’anciens partisans de l’ex-Premier ministre de Nicolas Sarkozy, s’efforcent d’instiller l’idée de l’inutilité d’un nouveau scrutin. « Les militants ne veulent pas d’une nouvelle élection », assure un proche de Jean-François Copé. « Ils ont quelqu’un qui est bien là, qui fait le job de l’opposition ». »Si élection il y a, il faudra que ça se fasse vite, pour passer à autre chose », ajoute-t-il. Jean-François Copé n’a pas encore fait officiellement acte de candidature, tandis que François Fillon réserve sa décision pour juin. Le président de l’UMP « fait beaucoup d’efforts pour être consensuel, pour le moment ça se passe bien », souligne ce proche, redoutant que les hostilités ne reprennent. « La vérité, c’est que l’on n’a pas de cœur à l’ouvrage car on se regarde en chiens de faïence, même si on reste polis », témoigne l’ancien ministre UMP Gérard Longuet dans une interview au JDD.fr.

 

Printemps racheté par le Qatar

Printemps racheté par le Qatar

En février, l’italien qui détient 30% du Printemps avait pourtant annoncé dans un communiqué être entré en négociations exclusives pour le rachat des grands magasins en partenariat avec des investisseurs non identifiés du Qatar.  Selon le Figaro, les Qataris, regroupés dans une société de droit luxembourgeois, Divine Investments SA (Disa), auraient désormais pour projet de reprendre seuls le Printemps.  La société de Maurizio Borletti « sera elle aussi acquise par les investisseurs qataris qui négocient le rachat de 70% du groupe (Printemps, ndlr) auprès de la Rreef, filiale de la Deutsche Bank », indique le Figaro.  Contactée par l’AFP, la direction du Printemps n’a pas souhaité faire de commentaires. Egalement sollicité, le groupe Borletti s’est refusé au moindre commentaire « avant une présentation aux syndicats le 5 avril ».  Selon le quotidien économique, l’opération de reprise sera bouclée d’ici juillet.  Aucun détail sur le montant de ce rachat n’est pour l’instant évoqué.  En 2006, le Printemps avait été cédé par PPR sur la base d’un prix des actifs de 1,075 milliard d’euros. Depuis le chiffre d’affaires du groupe a bondi de 30% pour atteindre 1,45 milliard d’euros en 2011, et le résultat opérationnel a été doublé.  Les Galeries Lafayette, qui avaient elles aussi pris contact avec les Qataris pour mettre la main sur le Printemps -qu’elles convoitaient déjà en 2006- avaient fait une offre de 1,8 milliard fin 2012.  Une fois le rachat effectué, les Qataris prévoient de maintenir l’équipe de direction du Printemps, notamment l’actuel PDG, Paolo de Cesare.  Borletti resterait également afin de « fournir des conseils d’ordre opérationnel et stratégique en continuité avec l’actuel plan stratégique », indique le Figaro citant des documents fournis au comité central d’entreprise extraordinaire de mardi.  Les emplois du groupe, qui dispose de 16 magasins en France, dont son vaisseau amiral Printemps-Haussmann sur les Grands Boulevards parisiens, « ne seraient pas menacés », est-il ajouté.  Trois autres CCE, au cours desquels le projet de rachat sera présenté, sont d’ores et déjà officiellement programmés, les 5, 19 et 25 avril.

 

Le modèle de sauvetage de Chypre : la grande trouille de la contagion !

Le modèle de sauvetage de Chypre : la grande trouille de la contagion !

Les uns après les autres, les responsables financiers veulent rassurer et démentir les propos du président de l’Eurogroup qui avait affirmé que Chypre pouvait être un modèle en cas de crise financière ; en clair que la solution était la pontion sur des dépôts bancaires. Après le gouverneur de la banque de France, c’est le représentant français à la BCE qui y va de son couplet rassurant ;  « M. Djisselbloem a eu tort de dire ce qu’il a dit », a dit M. Coeuré à la radio Europe 1. « L’expérience de Chypre n’est pas un modèle pour le reste de la zone euro parce que la situation avait atteint une ampleur qui n’est comparable à aucun autre pays ». Dans un entretien au « Financial Times » et à une agence de presse, le président des ministres des Finances de la zone euro avait laissé entendre que la solution apportée à Chypre pourrait être répliquée dans d’autres pays fragiles de la zone euro. Quelques heures plus tard, il avait affirmé que Chypre était un cas spécifique et que le plan de sauvetage ne saurait servir de modèle au règlement d’autres problèmes à l’avenir.  Mais ses premières déclarations avaient provoqué un retournement des Bourses, qui ont terminé la séance de lundi dans le rouge, et un net fléchissement de l’euro. Le plan de sauvetage de Chypre prévoit la fermeture de la deuxième banque du pays, la Laïki, et la restructuration de la première, la Bank of Cyprus, en échange d’un prêt de 10 milliards d’euros qui sera en grande partie payé par les Etats membres, et donc les contribuables, de la zone euro. Et les titulaires de comptes dépassant 100.000 euros auprès de la Bank of Cyprus vont subir une ponction de l’ordre de 30% de leurs avoirs. « C’est une solution apportée à un problème qui était devenu désespéré. Chypre était en banqueroute, c’est quelque chose qui n’existe nulle part ailleurs dans la zone euro », a assuré M. Coeuré. « La situation était tellement particulière qu’il a fallu une solution particulière mais je ne vois pas de raison qu’on emploie les mêmes méthodes ailleurs ». « Les banques chypriotes n’étaient plus solvables, la BCE a dit qu’elle ne pouvait plus les financer. Elles redeviennent solvables grâce au soutien de l’Eurogroupe, la liquidité repart sur Chypre », a-t-il indiqué, précisant que les établissements bancaires du pays ont été soutenus pendant « plusieurs mois » à hauteur d’une « dizaine de milliards d’euros ». Selon lui, « le système chypriote a été maintenu à flot grâce à la BCE et il va continuer à l’être grâce aux décisions qui ont prises par les ministres le week-end dernier ». Il a écarté tout risque de contagion car Chypre se trouvait dans une situation « tout à fait unique. C’était une place financière offshore, ça n’existe par ailleurs dans la zone euro ». « Tous les pays ont des problèmes différents, des problèmes économiques, des problèmes de chômage, mais il n’y a aucun pays qui présente la même concentration de problèmes que Chypre », a-t-il fait valoir. S’agissant de la France et de ses déficits, Benoît Coeuré a relevé sur Europe 1 que le pays a encore « beaucoup de travail à faire ». Selon lui, le travail réalisé jusqu’ici a été « fait beaucoup par la hausse des impôts ». Et il a ajouté  :« Maintenant, il faut que ça se fasse par le contrôle de la dépense publique ». De Francfort, au siège de la BCE, « la France est vue comme un pays qui a beaucoup de travail à faire pour restaurer sa compétitivité, pour rééquilibrer ses finances publiques », a-t-il décalré. « Ca a commencé, ça va dans la bonne direction, mais il ne faut pas croire que ça va se faire tout seul. Il restera beaucoup d’efforts à faire. » Le membre du directoire de la BCE estime aussi que la France pouvait se relever si elle prenait conscience de ses atouts  : « La croissance peut repartir, le chômage peut baisser à condition de mobiliser ces atouts et de réaliser cet ajustement dont j’ai parlé ». En fait il n’y a pas de quoi être rassuré par ces propos contradictoires. Chypre n’est pas comparable à la France c’est évident, les dépôts bancaires sont d’environ 70 milliards à Chypre, ceux des particulier en France de l’ordre de 2000 milliards ; le fond de garantis pour les dépôts jusqu’à 100 000 euros serait bien incapable d’assurer cette garantie en cas de retrait massif, les fonds propres des banques n’y suffiraient pas non plus. Il ne s’agit pas seulement d’une question de solvabilité mais de liquidités. Les dépôts sont placés et toutes les banques tomberaient en faillite en cas de retrait massif. L’Europe elle même serait incapable de soutenir un pays de l’importance de la France. Mais ces démentis sur l’exemple Chypriote est surtout destinés d’une part à éviter les paniques, d’autre part et surtout à rassurer actionnaires, créanciers et gros déposants.

Le plan chypriote va miner la crédibilité des banques en Europe

Le plan chypriote va miner  la crédibilité des banques en Europe

 

Contrairement à ce qu’ont affirmé Moscovici ou le gouverneur de la banque de France, Chypre n’est pas un cas isolé dans cette « économie casino » qu’on peu appeler par un autre nom :  la financiarisation excessive de l’économie, Malte, le Luxembourg, le Royaume uni, d’autres et même d’un certain point de vue la France ( dont le poids bancaire est loin d’être négligeable) elle –même  pourraient être concernés. Il s’agit en effet d’un grand changement, ce n’est plus le contribuable qui paye pour le renflouement mais d’abord les actionnaires, les créanciers et les déposants en principe déposants non garantis. Du coup les banques qui bénéficiaient précédemment d’un garantie de fait des Etats se retrouvent en première ligne. C’est bien ce qui inquiète les gros déposants et les milieux financiers. Rien ne dit que les dépôts pourraient d’ailleurs être garantis en dessous de 100 000 euros (comme c’est théoriquement prévu) par exemple dans un grand pays comme la France car les réserves bancaires constituées à cet effet seraient très insuffisantes et même ‘Europe ne pourrait assumer cette obligation, a fortiori  s’il y avait effet de contamination dans d’autres pays, ce qui serait nécessairement le cas. Dans le cas de Chypre on ne sait pas encore de combien seront les pertes pour les gros déposants mais selon les hypothèses entre 20 et 40% C’est évidemment énorme et met en jeu la crédibilité de toutes les banques européennes puisque le président de l’Eurogroup a bien indiqué que désormais le renflouement Chypre constituait un modèle.

 

 

Affaire Sarkozy : le juge porte plainte contre Guaino

Affaire Sarkozy : le juge porte plainte contre Guaino

 

 

Le juge Jean-Michel Gentil va porter plainte contre Henri Guaino, après les propos que le député UMP a tenus sur lui vendredi matin, a indiqué samedi son avocat à l’AFP, confirmant une information de RTL. « Il m’a mandaté pour étudier une plainte pénale contre M. Guaino, suite aux propos qui ont été tenus hier matin sur Europe 1, où les propos ont été tout à fait inadmissibles. On a accusé M. Gentil de porter atteinte à la République, d’être le déshonneur de la Justice et des institutions et j’en passe », a déclaré Me Rémi Barousse à l’AFPTV. « M. Guaino sera cité devant le tribunal correctionnel pour répondre des infractions qui lui sont reprochées », a-t-il déclaré.   »Je précise que c’est tout à fait périphérique au dossier dont a pu être saisi M. Gentil, qui a été injurié par quelqu’un qu’il ne connaît pas, qui est tout à fait extérieur au dossier et qui semble aussi avoir des connaissances assez sommaires en matière de procédure pénale », a-t-il ajouté. Evoquant le juge Gentil, qui est, outre son client, son ami et ancien collègue magistrat, Me Barousse a observé: « Il est magistrat, mais comme toute personne, il a le droit de défendre ses droits, il a le droit à ne pas être injurié publiquement et à ne pas être outragé publiquement. Donc il a le droit de se défendre comme toute personne ». « C’est quelqu’un d’extrêmement sérieux, compétent et travailleur et totalement impartial et indépendant. J’entends des commentaires, ou j’ai pu lire des commentaires, où on le soupçonne de connivence politique mais je peux affirmer que tout cela est absolument faux », a conclu l’avocat.  Henri Guaino, proche de Nicolas Sarkozy, a estimé vendredi que le juge Jean-Michel Gentil avait « déshonoré la justice » en mettant en examen l’ex-chef de l’Etat pour abus de faiblesse. « Je conteste la façon dont il fait son travail (…), je la trouve indigne, je trouve qu’il a déshonoré un homme, les institutions, la justice », a notamment déclaré M. Guaino. Il a aussi qualifié de « grotesque, insupportable » la qualification d’abus de faiblesse retenue. « Cette décision est irresponsable, elle n’a pas tenu compte des conséquences qu’elle pouvait avoir sur l’image du pays, de la République, de nos institutions », a-t-il insisté, avant de demander au juge « de venir expliquer aux Français pourquoi (…) il a pris une décision aussi lourde de conséquences ».

Chypre : le sauvetage est encore hypothétique

Chypre : le sauvetage est encore hypothétique

 

Chypre affirme pouvoir lever 6 milliards pour le plan de sauvetage de l’île et éviter un effondrement financier, prélude à une sortie de la zone euro, a assuré vendredi le parti au pouvoir à Nicosie. Le numéro deux du Rassemblement démocrate, Averof Neophytou, a pris acte de l’échec des discussions entre Nicosie et la Russie, qui dispose d’importants capitaux dans les banques chypriotes mais a rejeté le déblocage d’une nouvelle aide de cinq milliards d’euros. « Il y a un optimisme prudent sur le fait que nous puissions, au cours des prochaines heures, aboutir à une plateforme afin que le Parlement puisse approuver des mesures détaillées compatibles avec l’approche, le cadre et les objectifs convenus lors du dernier Eurogroupe », a-t-il assuré. Averof Neophytou n’a rien dit sur les tractations en cours, mais le ministre des Finances, Michael Sarris, a déclaré que l’hypothèse d’une taxe sur les dépôts bancaires, rejetée mardi par le Parlement chypriote, restait d’actualité. « Je crois que c’est clairement sur la table, c’est quelque chose qui doit être débattu pour voir si une taxe sur les dépôts, sous quelque forme que ce soit (…) pourrait contribuer à finaliser le plan », a-t-il dit à la presse à son retour de Moscou. « Nous sommes en train de discuter de différents chiffres et il faut regarder quelles sont les sources possibles ». Selon un responsable du parti au pouvoir, un projet de taxe de plus de 10% sur les dépôts bancaires dépassant 100.000 euros est en discussion. Dans l’intervalle, le Parlement chypriote a adopté vendredi soir des lois créant un « fonds de solidarité » rassemblant des actifs publics en vue d’une émission obligataire d’urgence et donnant au gouvernement

 

Le ministre du Budget Jérôme Cahuzac démissionne

Le ministre du Budget Jérôme Cahuzac démissionne

Visé par une enquête sur un compte en Suisse Cahuzac démissionne. L’Elysée précise avoir mis fin à ses fonctions à sa demande. Le nouveau ministre du Budget est Bernard Cazeneuve. Pour lui succéder aux Affaires européennes, ce sera Thierry Repentin, jusqu’ici ministre délégué, en charge de la formation professionnelle et de l’apprentissage.

Medef: le comité statutaire pour Parisot

Medef: le comité statutaire pour Parisot

Le comité, saisi par Mme Parisot, propose des mandats de cinq ans auxquels pourraient se porter candidats les présidents sortants sans limitation du nombre de mandats, réforme applicable dès la prochaine élection, a précisé son président Georges Drouin lors d’une conférence de presse.  Les propositions du comité doivent à présent être votées le 28 mars à la majorité simple par le conseil exécutif du Medef composé de 45 membres avant d’être soumises à une assemblée générale extraordinaire (AGE) qui ne peut se réunir avant les 15 jours suivant le vote du conseil exécutif.   »Nous avons considéré que nous souhaitions une vraie élection démocratique tous les cinq ans », a déclaré M. Drouin, ajoutant: « Tous les cinq ans on remet à plat le candidat: s’il est bon et qu’il est réélu il reste, s’il n’est pas bon il est viré ».   »Cette élection doit être ouverte à toute candidature, y compris à celle du président sortant », a-t-il précisé. Une seule limitation demeure: l’âge du candidat, qui ne doit pas dépasser 67 ans contre une limite de 65 ans dans les statuts actuels.   »Les statuts proposés par le conseil exécutifs et votés par l’AGE seront applicables dès la prochaine élection qui suivra cette AGE », a précisé M. Drouin en réponse à une question sur le sort de Mme Parisot.  Le second mandat de la patronne des patrons s’achève le 1er juillet et les statuts actuels lui interdisent d’en briguer un troisième. A la surprise générale, elle a saisi mi-janvier le comité statutaire du Mouvement des entreprises de France (Medef) pour examiner une révision des règles internes.

 

Coup d’Etat de Parisot au Medef : vote le 28 mars

Coup d’Etat de Parisot au Medef : vote le 28 mars

Les 45 membres du conseil exécutif du Medef se prononceront le jeudi 28 mars sur une possible réforme des statuts de l’organisation qui permettrait à Laurence Parisot, la présidente sortante, de se représenter pour un troisième mandat alors que les règles en vigueur ne le lui permettent pas. Georges Drouin, le président du comité statutaire que Laurence Parisot a mandaté début janvier pour étudier une réforme des statuts (en lui proposant, à l’époque, de rallonger de deux ans le deuxième mandat d’un président en exercice mais sans avouer que la modification pourrait s’appliquer à elle), présentera lundi aux membres du conseil exécutif le résultat de ses deux mois et demi de réflexion. «Personne ne sait ce qu’il va nous présenter, mis à part Laurence sans doute», indique un des 45 futurs votants. Un délai de dix jours après cette présentation a été prévu par la présidente sortante après que plusieurs représentants de fédérations professionnelles et de territoires aient indiqué qu’ils ne prendraient pas part à un vote immédiat, afin de leur laisser le temps de consulter leur organisation sur le choix à faire. Bien que le règlement intérieur ne le prévoit pas, un vote à bulletin secret a été demandé par plusieurs membres du conseil exécutif. D’autres ont encore demandé que le scrutin puisse se faire à distance mais de manière sécurisée. «On ne voudrait pas que les résultats soient trafiqués, prévient un futur votant. On a déjà été suffisamment comparé à l’UMP.» Selon un décompte partiel effectué par l’AFP, une réforme des statuts permettant à Laurence Parisot de se représenter en juillet ne passerait pas actuellement le stade du conseil exécutif.

Hollande, le pingouin (Bruni)

Hollande, le pingouin (Bruni)

En politique comme en culture ça ne vole pas haut ! La preuve, Carla Bruni  traite Hollande Pingouin. C’est moins violent que « casse’ toi- pov-con » mais aussi peu classieux x «Raymond» et son épouse ne cachent pas leur peu d’estime pour «le Pingouin». «Raymond» est le surnom de Nicolas Sarkozy dans l’une des nouvelles chansons du disque de Carla Bruni-Sarkozy, intitulé Little French Songs, à paraître le 1er avril. Le Pingouin est le titre d’une autre chanson du même album, dont les paroles (lire ci-dessous) dressent un portrait peu flatteur de François Hollande, que certains avaient surnommé «Monsieur ni oui ni non». Comment ne pas penser à la photo officielle du président quand la chanson parle du «pingouin tout seul dans son jardin»? Dans une interview au Nouvel Observateur , l’ex-première dame explique qu’il «s’agit d’une chanson sur les malappris, les gens désagréables. La courtoisie est une grâce, je ne trouve pas d’excuses pour ceux qui n’en ont pas». Mais elle ne fait aucune allusion à François Hollande. Pourtant, on sait que Carla Bruni a été choquée par la façon dont Hollande et sa compagne, Valérie Trierweiler, ont traité le couple présidentiel sortant lors de la transmission des pouvoirs à l’Élysée, le 15 mai 2012. «Bizarrement, les journalistes politiques y voient une allusion à un homme politique, mais d’autres professions penseront à quelqu’un de différent», corrige l’imprésario de Carla Bruni, Véronique Rampazzo, qui n’y voit qu’une interprétation libre. Dans la même veine, elle ironise sur le mot «Sofitel», qui apparaît dans l’une des chansons: «Des journalistes y ont vu une allusion à Strauss-Kahn alors que la chanson avait été enregistrée un an avant!» Elle jure en tout cas que Carla Bruni et sa maison de disque ne cherchent en aucune façon à faire parler du disque par le biais d’une rumeur de règlement de comptes politique. De fait, la majorité n’a pas réagi pour le moment à cette chanson de l’ex-première dame. Interrogé par Le Figaro, le député PS de Paris Jean-Christophe Cambadélis se contente d’un laconique et prudent: «Pas vu, pas entendu, pas intéressé…» Christian Jacob, chef de file des députés UMP, a jugé vendredi que la chanson de Carla Bruni suggérant que François Hollande était «mal élevé» était un «raccourci un peu rapide». «Je pourrais faire d’autres commentaires sur François Hollande mais je crois que là, le raccourci est un peu rapide. Je préfère rester sur le terrain politique», a jugé l’élu de Seine-et-Marne sur RTL, ajoutant: «Les rimes sont jolies et la chanson est bien écrite.» L’ancien couple élyséen continue donc de nourrir l’actualité. Il y a six jours, c’est l’ancien président qui a surpris son monde en s’épanchant dans Valeurs actuelles. Des confidences, présentées comme telles par l’hebdomadaire, qui ont officiellement mis fin au silence que Sarkozy s’était imposé. Cette fois-ci, la chanson de Carla Bruni a l’air et le style d’une «vengeance de femme». «Contrairement à ce qu’elle dit, Carla continue de se passionner pour la politique, et elle met de moins en moins de conditionnel à son retour en politique», commente un proche des époux. En octobre, elle avait jugé «improbable» le retour de son mari en politique, se gardant bien de le juger «impossible». En février, le site Atlantico se faisait l’écho d’une confidence où elle aurait pronostiqué un duel Hollande-Marine Le Pen au second tour de la présidentielle de 2017. «Nicolas pourrait éviter à la France ce duel affreux. Mais pour ma part je n’ai aucune envie qu’il replonge là-dedans», aurait-elle affirmé. Et pourtant, cette chanson espiègle de Carla Bruni donne l’impression contraire. «À quand le match retour de Raymond contre le Pingouin?», se demande un proche de Sarkozy avec un grand sourire. «Et si Raymond revenait?», ajoute-t-il en faisant allusion à la petite phrase de François Hollande au Salon de l’agriculture, répondant à un enfant qui voulait voir Nicolas Sarkozy: «Tu ne le verras plus.»

Le salaire moyen a progresse davantage que l’inflation grâce à l’indice truqué de l’INSEE

Le salaire moyen a progresse davantage que l’inflation grâce à l’indice truqué de l’INSEE

 

 

Les salaires ont progressé plus vite que l’inflation en 2012 ! On oublie de préciser que ce constat est fait à partir d’un indice de l’INSEE obsolète qui sous-estime la structure de la consommation et notamment les hausses de l’ alimentation, de l’énergie ou encore des impôts (ces derniers complètement ignorés ; un détail quand les prélèvements obligatoires représentent 45% du PIB environ). L’an dernier, le salaire moyen brut a progressé de 2,1%, soit près d’un point de plus que l’inflation (+1,2%). Mais cette hausse ralentit.  Petite éclaircie pour le pouvoir d’achat des Français. L’Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (Acoss) a annoncé les chiffres sur l’évolution du salaire moyen brut en France. En 2012, il a augmenté de 2,1% pour s’établir à 2.410 euros brut, soit 0,9 point de plus que l’inflation qui s’est tenu à 1,2%. Mais il apparait que derrière le chiffre de cette progression, se cache en réalité, un ralentissement tendanciel. Au premier trimestre, la hausse était de 0,6%, puis de 0,5% aux deux trimestres suivants, pour terminer sur une progression de 0,4% au dernier trimestre.

Après le covoiturage, le costockage

Après le covoiturage, le costockage

 

Mettre en commun des surfaces de stockage disponibles, Cette nouvelle forme de consommation fondée sur le partage des ressources entre particuliers est en plein essor. Après Airbnb, plateforme de location de logements de vacances, ou BlaBlaCar, entreprise de covoiturage, Costockage s’attaque à la location et au partage d’espaces de stockage entre particuliers, une première en France. Fondée en 2012 par deux jeunes entrepreneurs, cette start-up lance son site web et son blog pour développer son activité.  Réputée en Grande-Bretagne, cette méthode de stockage pourrait contribuer à favoriser l’essor de l’économie collaborative en France. Le marché du self-stockage (mettre à la disposition des entreprises et des particuliers des espaces de stockage sécurisés) et du costockage français est largement sous-developpé par rapport à celui du Royaume-Uni. Par exemple, on recense 425 site de self-stockage en Grande-Bretagne contre 110 en France. Quant au costockage, la concurrence est rude outre-Manche entre plusieurs jeunes start-ups comme Storenextdoor, Sharemystorage ou Storemates. En attendant, la création de Costockage pourrait faire des émules en France.  Sur le site, dont la version finale sera prête en avril, les propriétaires de tout espace libre (cave, box de parking…) peuvent le mettre à disposition comme lieu de costockage. Adam Levy-Zauberman, cofondateur de la start-up française avec Mickaël Nadjar, décrit le costockage comme «une rencontre entre le self-stockage et la consommation collaborative». «Les loueurs sont propriétaires de ressources sous-utilisées qu’ils peuvent mettre à profit. Les locataires trouvent un service plus proche et moins cher. Nous aidons les gens à trouver le lieu idéal pour stocker leurs biens, proche de chez eux» ajoute-t-il.  Via le site, les propriétaires peuvent diffuser des annonces. Le co-fondateur de Costockage insiste sur la sécurité des transactions: «Afin de préserver la confidentialité, les informations personnelles de chacun ne sont pas divulguées tant que la réservation n’est pas confirmée. Les coordonnées bancaires du locataire sont vérifiées et protégées et une assurance est comprise dans les frais». Les prix de location sont fixés par les loueurs. L’entreprise travaille cependant en collaboration avec les propriétaires afin d’établir un prix optimal en fonction des caractéristiques de leur espace et leur localisation. Elle touche entre 15 et 20% de commission sur les transactions effectuées.

 

Pour Cambadélis, le PS « pas à la hauteur »

Pour Cambadélis, le PS   »pas à la hauteur »

Manque d’explication ou doute sur le cap ? Sans doute les deux. En tout cas, Cambadélis  » trouve que le parti socialiste, la communauté socialiste n’est pas à la hauteur du combat à engager pour donner du sens. La bataille du sens est nécessaire aujourd’hui à mener par les socialistes, sinon personne d’autre ne la mènera », a argumenté M. Cambadélis.  Vise-t-il le Premier secrétaire ? « C’est l’ensemble des socialistes, ne personnalisons pas », a répondu celui qui avait brigué en 2012 la direction du PS remportée par Harlem Désir. « L’ensemble des parlementaires devraient engager une campagne sur le terrain pour dire où nous allons, où nous en sommes ».  Interrogé par l’AFP, le porte-parole du PS, David Assouline, a invité « tous les dirigeants » à participer au travail d’ »explication » du « sens global de l’action menée par François Hollande » mené par le parti.   »Pour ce travail, tous les dirigeants sont les bienvenus, notamment ceux qui peuvent, par leur talent et leurs compétences avoir des idées », a-t-il affirmé.   »Et la meilleure façon d’expliquer » la « cohérence » de l’action gouvernementale menée, « quand on s’exprime publiquement, est de ne pas mettre en cause cette mobilisation » du PS pour soutenir le gouvernement, a-t-il ajouté lors du point presse hebdomadaire rue de Solferino.  Le Parti socialiste, accusé lundi par le député socialiste Jean-Christophe Cambadélis de ne pas être « à la hauteur », estime pourtant être près des Français pour « expliquer la cohérence et le cap » de la politique gouvernementale », selon son porte-parole, David Assouline.   »La meilleure façon d’être à la hauteur du rôle spécifique qu’a le parti socialiste aujourd’hui », c’est d’ »expliquer la cohérence et le cap » de l’action de François Hollande et d’ »apporter notre touche », a précisé le sénateur de Paris.   »Pour ce travail, tous les dirigeants sont les bienvenus », a-t-il ajouté, les appelant notamment à « ne pas mettre en cause cette mobilisation, courageuse dans la situation actuelle, de l’ensemble de notre parti, pour soutenir l’action du gouvernement ».  Un tract détaillant les réformes menées par le gouvernement va même être diffusé à trois millions d’exemplaires, a annoncé M. Assouline.  Ces propos répondent au député socialiste Jean-Christophe Cambadélis qui a déclaré lundi sur Canal + que « le parti socialiste, la communauté socialiste » n’était « pas à la hauteur du combat à engager pour donner du sens ».   »La bataille du sens est nécessaire aujourd’hui à mener par les socialistes, sinon personne d’autre ne la mènera », a-t-il ajouté, précisant: « On ne peut pas tout attendre du président de la République et de ses interventions » pour contrer la déception que reflètent les sondages.  Ces critiques du candidat malheureux à la tête du PS s’adressent à « l’ensemble des socialistes » : « L’ensemble des parlementaires devraient engager une campagne sur le terrain pour dire où nous allons, où nous en sommes », a-t-il estimé.

 

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