Archive pour le Tag 'le'

Page 286 sur 291

L’OCDE félicite le Japon pour sa politique de relance

L’OCDE félicite le Japon pour sa politique de relance

 

Après le G20 qui, à Washington le week-end dernier, s’est soigneusement gardé de critiquer la politique économique japonaise, en dépit de la baisse du yen qui a perdu 20% de sa valeur face au dollar depuis novembre 2012, l’Organisation de coopération et de développement économiques juge qu’en finir avec quinze ans de déflation est une «priorité».  La décision de la Banque du Japon (BoJ) de fixer un objectif d’inflation de 2% est «bienvenue» indique l’organisation dans un rapport rendu public mardi matin. Une politique monétaire «agressive» va «pousser la croissance». Et la chute de la monnaie «n’est pas une manipulation des taux de change», écrit l’OCDE, emboitant le pas des ministres des Finances du G20 réunis la semaine dernière à Washington. L’Organisation de coopération et de développement économiques, qui rappelle que le pays a subi coup sur coup la crise financière de 2008 et le tremblement de terre et l’accident nucléaire de Fukushima de mars 2011, doit également se focaliser sur la diminution de sa dette colossale. Elle atteindra 228,3% du PIB (produit intérieur brut) en 2013 et 232,6% en 2014. Même si elle est quasiment totalement entre les mains des ménages japonais, il est «crucial d’en stopper la croissance» et de renverser la tendance, insiste l’OCDE qui souligne que l’une des clés pour y parvenir est le «contrôle des dépenses publiques, en particulier de sécurité sociale, face à une population de plus en plus âgée». Aussi peu populaire qu’elle soit, l’OCDE préconise parallèlement une hausse des taxes à la consommation «à 10% en deux paliers», au lieu de 5% actuellement, et le recul de l’âge de la retraite au-delà de 60 ans pour allonger la carrière des employés les plus âgés. C’est normalement ce que devrait faire le gouvernement, en remontant la TVA à 8% en avril 2014, puis à 10% en octobre 2015. L’exercice, note l’organisation, est d’autant plus difficile que la «consolidation fiscale ne doit pas accentuer les inégalités sociales et la pauvreté». Le taux de chômage tourne autour de 4,1%, mais la population en âge de travailler va diminuer de 40% à l’horizon 2050 et le nombre des salariés précaires ne cesse d’augmenter. Le marché du travail est caractérisé par une «plus grande protection pour les travailleurs réguliers qui incite les entreprises à embaucher des salariés temporaires pour avoir plus de flexibilité de l’emploi», écrit le rapport. Avant d’ajouter qu’il est néanmoins essentiel pour le pays d’accroître sa productivité. Pour parvenir à davantage de cohésion sociale, l’OCDE préconise non seulement une meilleure couverture sociale pour les travailleurs précaires, mais encore une réforme en profondeur des moyens de formation, une amélioration du système d’éducation et une plus grande internationalisation des universités qui doivent se tourner davantage vers l’innovation. Innovation dont le Japon va devoir faire preuve pour gérer l’après Fukushima. Il va lui falloir négocier en douceur son virage du nucléaire vers les énergies renouvelables. Il va lui falloir aussi restructurer son secteur agricole, particulièrement important pour la région très touchée de Tohoku. Un secteur particulièrement sensible en termes d’électeurs, rappelle l’OCDE, que le Japon veut préserver à tout prix, mais qui complique régulièrement ses relations avec l’étranger dès qu’il s’agit de signer des traités de libre-échange. À l’heure où le pays entame des négociations commerciales avec l’Union européenne d’une part et avec les États-Unis d’autre part, l’avertissement de l’Organisation de coopération et de développement économiques tombe à point nommé.

Air-France : le comité central d’entreprise en redressement judicaire

Air-France : le comité central d’entreprise en redressement judicaire

 

Le Comité central d’Air France sera fixé sur son avenir demain, mardi 23 avril. Le Tribunal de grande instance de Bobigny doit, en effet, rendre sa décision sur un possible placement en redressement judiciaire de ce comité. Cela fait des années qu’il est en déficit, résultat d’une gestion très particulière. Les dirigeants se sont succédés et les dérives aussi. Depuis 2 ans et le début des audits, les langues se sont déliées: des milliers d’euros dépensés chaque mois pour acheter des télés, les notes de frais délirantes, une réunion du CCE le mercredi et une demande de remboursement pour une nuit d’hôtel le samedi ! Les dirigeants du CCE bénéficiaient aussi de confortables logements de fonctions.   Pendant des années cette gestion a tenu, jusqu’au début des années 2000 et les premières réductions d’effectifs chez Air France. Logiquement, le budget du CCE est alors revu à la baisse. Mais pas les dépenses. La direction d’Air France a d’abord accepté de combler le trou. Une façon d’acheter la paix sociale. Une époque révolue. Depuis 2010, les comptes sont dans le rouge. Aucune organisation syndicale ne veut endosser la responsabilité de ce fiasco. Pourtant, toutes ont été un jour ou l’autre à la tête de cette instance.

Premier ministre : Bartolone pas intéressé, tu m’étonnes le prochain gouvernement ne fera pas 6 mois !

Premier ministre : Bartolone pas intéressé, tu m’étonnes le prochain gouvernement ne fera pas 6 mois !

  •  

Bartolone, proche de Fabius connaît la politique, c’est pourquoi il ne veut pas du poste de Premier Ministre car c’est un siège à éjection rapide. Le prochain gouvernement ne tiendra pas 6 mois, autant rester président de l’assemblée nationale. C’est aussi l’avis des français qui dans un sondage considèrent qu’un nouveau gouvernement de la majorité actuelle ne changera rien. Conclusion, il sera autant discrédité que l’actuel mais encore plus vite. Le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone (PS), a donc dit dimanche sur Canal+ qu’il n’était pas intéressé pour remplacer Jean-Marc Ayrault à son poste de Premier ministre.
« Non », a-t-il clairement répondu à cette question, lors de l’émission « Dimanche + ».

 

Lagarde (FMI) craint le reflux des capitaux

Lagarde (FMI) craint le reflux des capitaux

« Il y a des inquiétudes grandissantes sur les retombées des politiques monétaires non-conventionnelles » qui mêlent rachat d’actifs et taux d’intérêt proches de zéro, a indiqué Mme Lagarde dans un texte fixant l’agenda de l’institution.  La dirigeante, qui avait érigé mardi les banquiers centraux en « héros » de la crise, a estimé que ces politiques pouvaient toutefois provoquer des « effets indésirables » en alimentant des flux de capitaux vers les pays émergents, au risque de perturber le marché des changes et gonfler le prix de certains actifs.  Ces effets « doivent être surveillés », a estimé la patronne du Fonds monétaire international qui tient cette semaine son assemblée générale à Washington.  Elle a également relayé les « préoccupations croissantes » liées à la fin de ces dispositifs, qui se sont traduits par l’injection de milliers de milliards de dollars dans le circuit financier.   »Beaucoup de pays émergents sont préoccupés par le possible choc qui pourrait frapper leur activité et leur système financier si d’importants afflux de capitaux refluaient rapidement » hors de leur économie, a-t-elle ajouté.  Dans un rapport publié la semaine dernière, le FMI a déjà mis en garde contre un retrait « désordonné » des plans d’action des grandes banques centrales, notamment la Fed aux Etats-Unis et la BCE en Europe.   »Le rythme auquel cela sera fait est important (…) parce que nous ne voulons pas avoir une situation précipitée dans laquelle les capitaux quittent soudainement le pays », a déclaré samedi sur ce point la ministre nigériane des Finances, Ngozi Okonjo-Iweala, lors d’une conférence presse.  Le FMI a toutefois été chargé samedi par son instance politique, le Comité monétaire et financier international (CMFI), de mener des études approfondies pour mieux mesurer les effets de ces politiques non conventionnelles.  Ces études examineront les conséquences actuelles de ces politiques, notamment sur les économies des pays émergents, cibles des importants flux de capitaux générés par ces politiques monétaires accommodantes. Mais elles s’intéresseront aussi à ce qui se passera lorsque ces politiques seront progressivement abandonnées, a précisé Mme Lagarde, pour éviter « une sortie désagréable » pour les pays concernés.

 

Réduction Déficit- le plan gouvernemental très théorique

Réduction Déficit-  le plan gouvernemental très théorique

Le quotidien économique Les Echos se montre dubitatif, sous la plume de Jean-Marc Vittori, qui estime que, « perpétuellement repoussé au surlendemain, l’ajustement budgétaire va finir par ressembler à une chimère ».   »A entendre MM. Hollande, Ayrault et Moscovici – il y a quelques semaines nous aurions pu rajouter Cahuzac -, il ne s’agit en aucun cas d’une politique d’austérité », s’étrangle Jean-Emmanuel Ducoin dans L’Humanité. Le quotidien communiste dénonce une « supercherie ».   »En réalité, les perspectives d’un retour de la croissance et du désendettement sont comme la ligne d’horizon pour le marcheur : elles reculent au fur et à mesure que l’on avance », écrit Bruno Dive dans Sud Ouest.  Pour Jacques Camus (La Montagne/Centre France), « le chef de l’État s’enferre, pour des raisons politiques, dans une stratégie économique du +ni ni+ : ni austérité pour complaire à son aile gauche, ni laxisme budgétaire pour amadouer Bruxelles ».  Mais, « alors que le doute s’installe partout – et c’est mauvais – la croissance se décrète non avec des mots mais avec des actes forts », insiste Pierre Cavret dans Ouest France.  C’est pourquoi, selon Hervé Favre de La Voix du Nord, « pour pouvoir tenir sur sa ligne de +sérieux budgétaire+ qu’il oppose à l’austérité, François Hollande a besoin de résultats rapides sur le front du chômage et de l’activité des entreprises ».

 

Hollande : le séisme politique s’approche

Hollande : le séisme politique s’approche

 

Dans le dernier sondage IFOP la politique économique est rejetée par environ 80% des français. Globalement si Hollande est considéré comme sympathique il est jugé incompétent. Si l’élection présidentielle avait lieu aujourd’hui le même sondage fait apparaître que Sarkozy l’emporterait largement avec 30%, Hollande serait au niveau de Le Pen à 22%. Autant dire que le séisme politique est proche. La majorité actuelle ne pourra pas finir l’année dans ces conditions. Elle ne dispose plus de marges de manœuvre, chaque nouvelle mesure la rendre encore plus impopulaire. Du coup c’est l’immobilisme assuré. Témoin les mesures budgétaires présentée par Moscovici bien peu crédibles. Chômage, déficit, dette, croissance, c’est l’échec complet d’après le français. Un changement de gouvernement à l’intérieur de la majorité actuelle ne peut plus convaincre. Dès lors Hollande ne dispose plus que de deux armes, soit la dissolution de l’assemblée avec le risque évident d’un retour de la droite, soit un gouvernement d’union nationale et ou d’experts. Hollande étant renvoyé à l’inauguration des chrysanthèmes. Autre hypothèse une rupture avec la politique d’austérité imposée par l’Europe ; Hollande craint alors la sanction des marchés et la remontée des taux d’intérêt qui pourrait favoriser une crise financière encore plus grave. Hollande va sans doute temporiser mais sa popularité va encore s’étioler et du coup il va être condamné à l’immobilisme total. Une agonie lente mais inexorable qui ressemble à celle de Jospin et qui pourrait même conduire à une crise de régime.

Croissance, déficit, chômage: le gouvernement a tout faux

Croissance, déficit, chômage: le gouvernement a tout faux

 

Recul du chômage, croissance déficit, le gouvernement a tout faux en 2013 comme en 2014 ; c’est ce que révèle le FMI, les prévisions des « sages » ou encore les scénarios de BFM business. Pour résumer en 2013 contrairement à ce que dit Moscovici, il n’y aura même pas 0.1% de croissance mais sans doute une récession de près de 0.5%, un chômage en augmentation d’environ 300 000 et un déficit de 4% au moins.  Mercredi, Bercy doit présenter en conseil des ministres puis devant les commissions des Finances de l’Assemblée nationale et du Sénat sa stratégie pour ramener les déficits publics à moins de 3% en 2014. Appelé « programme de stabilité », ce document sera débattu au Parlement les 23 et 24 avril avant d’être envoyé à la Commission européenne le 30.  C’est sur la trajectoire de réduction des déficits définie dans ce programme que la France va s’engager auprès de ses partenaires de l’Union européenne.  Mais mardi, de mauvais signaux sont venus des deux côtés de l’Atlantique, auxquels le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, a répondu en maintenant les prévisions du gouvernement pour 2013-2017. A savoir, une croissance de 0,1% du PIB en 2013 puis de 1,2% en 2014 avant un retour à une croissance de 2% par an jusqu’en 2017. Côté déficit, le gouvernement avait déjà acté le dérapage de 2013, à 3,7% du PIB, mais a jusqu’à présent prévu de le ramener à 2,9% en 2014.  A Paris, le Haut conseil des Finances publiques, nouvelle instance composée de 11 personnalités indépendantes et adossée à la Cour des comptes, a estimé qu’ »un léger recul du PIB en 2013 et une croissance sensiblement inférieure à 1,2% en 2014 ne peuvent être exclus ».   »Le scénario pour les années 2013 et 2014 est entouré d’un certain nombre d’aléas qui, dans leur ensemble, font peser un risque à la baisse sur les prévisions », a expliqué le Haut conseil qui rendait un avis sur les seules prévisions de croissance.  Parmi « les aléas susceptibles de freiner la reprise de l’économie » cette année et l’année prochaine, il a cité un environnement international qui « pourrait être moins porteur » et un rétablissement de la compétitivité des entreprises « moins rapide qu’avancé ».  Il a également observé que « les ressorts de la demande interne », c’est-à-dire l’investissement des entreprises et la consommation des ménages, « pourraient être moins puissants » en raison notamment de la mauvaise situation continue de l’emploi.  Simultanément à Washington, le Fonds monétaire international (FMI) s’est montré mardi pessimiste sur la situation de la France, évoquant dans ses nouvelles prévisions une légère récession, avec une contraction de 0,1% du PIB par rapport à 2012. Si ce scénario était avéré, ce serait la première récession depuis 2009.  Quant à 2014, la reprise ne serait que modeste selon le FMI avec une croissance limitée à 0,9%.   »La croissance en France devrait être négative en 2013, ce qui reflète une conjonction de la consolidation budgétaire, de mauvaises performances à l’export et d’une confiance en berne », estime l’économiste en chef du Fonds, le Français Olivier Blanchard, dans ce rapport semestriel.  Sur le front des déficits, le Fonds est également plutôt pessimiste. Il pense que le déficit français ne reviendra sous la barre symbolique des 3% prévue par les traités européens qu’en 2015, à 2,6%, le dérapage se poursuivant en 2014 (-3,5%).  Du coup, les experts de Washington estiment que la dette publique de la France va continuer à gonfler de record en record, à 92,7% du PIB en 2013, 94% en 2014 et jusqu’à 94,1% en 2015, avant de refluer progressivement — elle redescendrait à 88,1% en 2018.  Selon les Echos mardi, le gouvernement prévoit de fait dans son programme de stabilité une augmentation de la dette publique cumulée en 2014. Celle-ci devrait dépasser 94% du PIB, après avoir dépassé 93% cette année, bien au-dessus des dernières prévisions de Bercy.

 

Fiscalité : le MEDEF pour une véritable stratégie, type pacte de compétitivité

Fiscalité : le MEDEF pour une véritable stratégie, type pacte de compétitivité

 

La présidente de l’organisation patronale, Laurence Parisot, a estimé que ce cadre était nécessaire pour traiter aussi de questions comme les réformes des retraites et du financement de la protection sociale mais aussi de la transition énergétique. S’agissant de la réforme des retraites, à laquelle le gouvernement s’attaquera au deuxième semestre, elle a déclaré devant la presse qu’il n’était « pas question » pour les entreprises d’accepter « la moindre hausse de cotisations, que ce soient des cotisations employeurs ou des cotisations salariés ». Elle a estimé en outre que considérer que la solution passera par une baisse des pensions via une désindexation, une hypothèse évoquée par certains après l’accord en ce sens conclu sur les retraites complémentaires, relevait « d’une illusion, pour ne pas dire une tromperie à l’égard de tous les Français. » Au moment où le gouvernement s’apprête à remettre son programme de stabilité à l’Union européenne et commence à préparer le budget 2014, Laurence Parisot a tiré le signal d’alarme sur le poids des prélèvements pesant sur les entreprises. Y voyant la première raison qui explique que leur taux de marge soit tombé à des plus bas inquiétants, elle a pressé les pouvoirs publics d’adopter une véritable « stratégie » en matière de prélèvements obligatoires dans le cadre du pacte de compétitivité lancé fin 2012. Les enjeux de compétitivité ne doivent de même pas être oubliés dans le traitement des questions énergétiques, a encore dit la présidente du Medef. « Si la question du mix énergétique, de la transition énergétique n’est regardée que sous l’angle du choix des innovations pour être un peu plus orienté développement durable, alors on commettra des erreurs, on s’empêchera de retrouver des éléments pour une croissance forte et pérenne », a-t-elle déclaré. Pour cette raison, le Medef avancera des propositions lors d’une conférence de presse le 24 avril au cours de laquelle il entend remettre sur la table le dossier de l’exploration des gaz de schiste. Laurence Parisot a encore demandé instamment au gouvernement de ramener la fiscalité sur les plus-values de cessions d’actions au niveau de la moyenne européenne. « Il faut que le gouvernement, la majorité et tant qu’à faire l’opposition aussi comprennent qu’il n’y aura pas de retour possible à la croissance (…) si un signal clair, fort, dépourvu d’ambiguïté n’est pas donné aux entrepreneurs. Ce signal passe par une révision drastique de la fiscalité » sur les actions, a-t-elle dit. Interrogée sur le sujet, elle a jugé « triste et révélateur » que les patrimoines divulgués lundi par les membres du gouvernement comprennent peu d’investissements en actions. « Les politiques ont compris qu’il y avait un enjeu de financement de l’économie (…), je pense que la BPI (Banque publique d’investissement) est une institution tout à fait pertinente et prometteuse mais la vraie réponse au financement de l’économie est que chacun devienne actionnaire, que chaque Français investisse dans les entreprises françaises’, a-t-elle déclaré.

 

Députés : le PS se rallie à la transparence du patrimoine

Députés : le PS se rallie à la transparence du patrimoine

 

Les députés socialistes, scandalisés pour la plupart à l’idée de dévoiler leur patrimoine, ont assoupli mardi leur position, renvoyant à la future Haute autorité de contrôle le soin de fixer les règles de la transparence voulue par l’exécutif. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et ses ministres ont rendu publics lundi leurs patrimoines respectifs près de deux semaines après l’affaire Jérôme Cahuzac, au nom de la « moralisation » de la vie publique. « La transparence s’impose. Elle s’est imposée hier pour les ministres. Il n’y a pas de raison qu’elle ne touche pas demain les parlementaires », a expliqué Thierry Mandon, porte-parole du groupe PS de l’Assemblée, lors de son point de presse hebdomadaire. Un changement de ton du député de l’Essonne qui s’était inquiété du « chemin à trouver entre la transparence indispensable et le respect de la vie privée ». Le président de l’Assemblée, Claude Bartolone, s’est démarqué de François Hollande et Jean-Marc Ayrault en exprimant à plusieurs reprises ses réserves sur le futur projet de loi qui prévoit une déclaration de patrimoine obligatoire pour les élus. Mais le gouvernement a appelé mardi les élus à surmonter leurs réticences pour accompagner l’exercice. « Il faut aller jusqu’au bout de cette transparence et les élus doivent se rendre compte qu’ils doivent eux aussi être exemplaires », a dit le ministre de l’Intérieur Manuel Valls. « Il faut bien prendre conscience du choc provoqué par l’attitude de Jérôme Cahuzac, par la défiance des Français (…) vis-à-vis des responsables publics », a-t-il ajouté sur RTL. Manuel Valls semble avoir été entendu, même si le PS pose des conditions. « Il faut faire des modalités de publicité des patrimoines un objet de consensus. Il faut donc fabriquer sur tous les bancs de cette assemblée, à commencer dans le groupe socialiste, des règles qui aillent à tout le monde », a dit Thierry Mandon. « Il ne s’agit pas d’imposer à des parlementaires des règles en donnant le sentiment qu’ils s’y opposent ou qu’ils freinent. « Nous avons une proposition: nous pensons que c’est à la Haute autorité indépendante, qui va être nommée demain (mercredi) pour gérer ces déclarations de patrimoine, qu’il appartiendra de définir les modalités de la publicité de ces déclarations », a ajouté l’élu. Le chef de file des députés UMP, Christian Jacob, a pour sa part opposé une fin de non-recevoir à la proposition gouvernementale de publication du patrimoine des parlementaires. « Nous sommes totalement contre. Je pense que la loi ne sera pas votée, si je vois ce qui se passe au groupe socialiste. J’ai le sentiment que le groupe PS est très partagé pour des raisons de bon sens », a-t-il estimé lors d’un point de presse. « Que l’on renforce les contrôles, les sanctions, tout cela, on peut en discuter tranquillement à froid. Simplement à chaud, cautionner une opération de diversion, on n’est pas là pour ça. » L’initiative gouvernementale, a-t-il répété, « relève du voyeurisme ». « Ça flatte ce qu’il y a de moins élégant et ça n’apporte aucune réponse à la situation dans laquelle on est ». Un avis que partage le centriste Jean-Christophe Lagarde, le porte-parole du groupe UDI. « Ceux qui veulent la publication du patrimoine voudront demain la publication des revenus, après-demain des héritages. Ça n’a pas de sens », a-t-il jugé en se déclarant favorable à la publication du patrimoine devant la Haute autorité, qui vérifiera les données fournies.

 

Traité européen Lisbonne : l’Allemagne veut le modifier

Traité européen Lisbonne : l’Allemagne veut le modifier

 

L’Allemagne qui craint de devoir participer au sauvetage des banques juge nécessaire une réforme du traité européen de Lisbonne pour mettre en place l’union bancaire destinée à consolider l’euro, a déclaré samedi le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, à l’issue d’une réunion à Dublin avec ses homologues de l’Union. « L’union bancaire n’a de sens (…) que si nous avons des règles communes pour restructurer et faire face aux défaillances des banques. Si nous voulons des institutions européennes pour s’occuper de cela, il faut modifier le traité », a dit le ministre allemand. « Pour agir, il nous faut des bases juridiques solides et incontestables », a-t-il ajouté. En juin 2012, les dirigeants de l’Union se sont mis d’accord pour lancer l’union bancaire, jugée indispensable afin de briser le lien entre la santé financière des grandes banques et celle des Etats souverains. Mais l’impulsion donnée à l’époque s’est essoufflée depuis, notamment dans le camp allemand, au fur et à mesure que les difficultés et la complexité du projet sont apparues au grand jour. L’Allemagne, première économie du continent, craint avant tout de devoir contribuer au financement du sauvetage des banques en cas de nouvelle crise du secteur. Les responsables allemands assurent rester déterminés à faire avancer le projet mais se disent attachés à adopter les bonnes mesures au bon moment, en expliquant qu’une démarche hâtive auraient des effets néfastes à long terme.

 

Le Conseil national du PS bousculé par les grévistes de PSA

Le Conseil national du PS bousculé par les grévistes de PSA

Ce Conseil national, qui rassemble quelque 300 cadres du PS, s’est ouvert dans un contexte marqué par l’affaire Cahuzac, une bombe politique qui a profondément marqué et choqué les militants, et quelques jours après les propos anti-austérité de plusieurs ministres, dont Arnaud Montebourg (Redressement productif), et Cécile Duflot (Logement).  Le Premier ministre venait juste d’achever son discours lorsque une cinquantaine d’ouvriers de l’usine PSA sont entrés dans la salle en clamant « le changement, c’est maintenant ». M. Ayrault s’est éclipsé. Le Premier secrétaire du PS, Harlem Désir, a lui décidé de leur accorder la parole pendant une dizaine de minutes. C’est le représentant CGT de l’usine, Jean-Pierre Mercier, qui s’est exprimé à la tribune, devant plusieurs ministres et le conseiller de François Hollande, Aquilino Morelle. « On est venu ici pour vous demander qu’on obtienne une bonne fois pour toutes ce médiateur, qui puisse mettre le poids du pouvoir politique, du gouvernement dans la balance », a déclaré le dirigeant syndical.  Prenant à partie les ministres présents, comme Stéphane Le Foll, François Lamy ou Najat Vallaud-Belkacem, le représentant CGT leur a lancé : « vous avez vos menteurs, vos Cahuzac, nous on a M. (Philippe) Varin », le président de PSA, accusé de « mentir » aux ouvriers « depuis un an et demi ».  Le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, a lui aussi été apostrophé. « Vous connaissez dans le Doubs la famille Peugeot, vous pouvez avoir un poids vis-à-vis d’eux », a demandé M. Mercier au ministre, élu de ce département.  Des représentants de ces salariés ont dans la foulée été reçus par M. Désir. « Même si on désapprouve l’intrusion, il est tout à fait indispensable pour le PS de maintenir le dialogue avec les travailleurs car nous sommes le parti des droits des travailleurs », a assuré un membre de la direction.

 

Immobilier : le matraquage fiscal

Immobilier : le matraquage fiscal

 

Pour une maison achetée et conservée  par exemple pendant 20 ans, le matraquage fiscal pourra atteindre la moitié de la valeur du bien. Pas étonnant que le marché de l’immobilier soit dans un tel été d’autant que les prix ont flambé pendant dix ans (doublement des prix en moyenne). . S’il s’agit d’un logement neuf (logement sur plan ou bien datant de moins de 5 ans acquis auprès d’un professionnel), l’opération est soumise à la TVA au taux de 19,6% (20% à compter du 1er janvier 2014). Le prix est alors indiqué toutes taxes comprises (TTC) dans l’acte de vente. En plus de la TVA, l’acheteur supporte aussi la taxe de publicité foncière, calculée sur le prix hors taxes, au taux de 0,71498%.  S’il s’agit d’un bien ancien (ou, depuis le 31 décembre 2012, d’un bien de moins de 5 ans vendu par un particulier), l’acheteur ne supporte pas la TVA mais doit payer les droits d’enregistrement, au taux de 5,09006 %. Ce pourcentage s’applique au prix de vente, et comprend un droit départemental, une taxe additionnelle au profit de la commune et un prélèvement au profit de l’Etat.  Vous devrez également acquitter les honoraires de notaire (les émoluments, dans le jargon notarié). Ainsi, les frais d’acquisition d’un bien immobilier, y compris les droits d’enregistrement, se situent dans une fourchette comprise entre 6 et 10% du prix de vente du bien.  Ensuite, tout au long de la détention du bien, vous devrez acquitter divers impôts. Ainsi, chaque mois d’octobre, les propriétaires payent la taxe foncière, perçue au profit des collectivités locales. Il est toutefois possible de bénéficier d’une exonération temporaire. A condition de faire une déclaration en ce sens au plus tard 90 jours après la date d’achèvement du bien, les biens neufs (ainsi que les reconstructions, additions de constructions ou opérations de rénovation lourde) sont exonérés pendant deux ans de la part départementale et régionale, mais pas forcément de la part revenant à la commune, celle-ci pouvant décider de supprimer cet allégement. Les personnes âgées ou invalides disposant de faibles revenus peuvent également bénéficier de mesures d’exonérations ou d’allégement. Cette taxe s’applique pour l’ensemble de vos biens immobiliers, qu’il s’agisse de votre résidence principale, secondaire ou d’un logement que vous donnez en location. Mais, pour les biens que vous occupez au 1er janvier de chaque année (résidence principale ou secondaire), vous devrez aussi payer la taxe d’habitation. Là encore, les personnes disposant de faibles revenus peuvent, sous certaines conditions, bénéficier d’une exonération totale ou partielle. Et il vous faudra également acquitter l’ISF si l’ensemble de votre patrimoine (y compris donc vos biens immobiliers) excède 1,3 million d’euros. Enfin, n’oubliez pas que si vous laissez vacant volontairement un bien locatif pendant plus d’un an et qu’il se situe dans certaines communes de plus de 50.000 habitants, vous serez susceptible d’acquitter la taxe sur les logements vacants, dont le montant s’élève entre 12,5 et 25% de la valeur locative du bien (telle qu’elle figure sur l’avis de taxe foncière). Enfin, au moment de la revente, qu’il s’agisse d’un logement ou d’un terrain à bâtir, le fisc ne vous oubliera pas si vous réalisez une plus-value. Seule la cession de votre résidence principale est exonérée. Les autres plus-values sont taxées à 19% (plus 15,5% de prélèvements sociaux), après un abattement pour durée de détention. Celui-ci est égal à 2% par année de détention au-delà de la cinquième, 4% pour chaque année au-delà de la dix-septième et 8% par an au-delà de la vingt-quatrième. Un bien détenu depuis 18 ans bénéficie ainsi d’un abattement de 24%, celui détenu depuis 20 ans de 36%, et celui détenu depuis au moins 30 ans est exonéré d’impôt. Attention, les plus-values autres que sur terrains à bâtir peuvent être soumises à une surtaxe en fonction de leur importance. Elle est de 2% lorsqu’elle excède 50.000 €, de 3% si elle dépasse 100.000 €, 4% au-delà de 150.000 €, 5% au-delà de 200.000 € et 6% si elle est supérieure à 250.000 €.

 

Patrimoine politique : le grand vide grenier qui inquiète

Patrimoine politique : le grand vide grenier qui inquiète

 

A la lecture des premières déclarations de patrimoine, ça sent le vide grenier :  un fauteuil, un PEA de 120 euros, une 4L ,« quelques » biens immobiliers sous-évalués (mais aussi des dettes pour essayer de compenser !) Deux aspects inquiètent, d’abord la nécessité pour nombre d’élus de « restructurer » leur patrimoine pour en alléger le volume, d’autre part la transparence elle même. Cette transparence est le danger le plus grave pour certains élus. On va en effet avoir  confirmation de la sociologie du personnel politique très différente de la moyenne des français. En clair, la plupart des politiques sont nettement plus riches  que la moyenne des français et sont donc peu représentatif de la sociologie des électeurs. C’est la véritable grande trouille. Il va falloir aller vite pour restructurer ces patrimoines, notaires, avocats d’affaires et banques seront sollicitées pour transférer sous d’autres noms certains aspects du patrimoine. Avec aussi des risques que la fraude soit dévoilée. Même le président de l’assemblée nationale  s’inquiète de ce grand déballage qui va faire apparaître le grand décalage entre ceux qui prônent l’austérité et  ceux qui la subissent. Ceci expliquant sans doute cela !

Paradis fiscaux: le gouvernement veut les noms

Paradis fiscaux: le gouvernement veut les noms

Le ministre délégué au Budget, Bernard Cazeneuve, « demande à la presse » de transmettre les fichiers à la justice concernant l’affaire « Offshore leaks ». Devant l’Assemblée nationale, il a « demandé à la presse qui dit détenir des éléments et des fichiers de bien vouloir les communiquer à la justice de manière à ce que celle-ci puisse faire son travail », en référence aux révélations de médias sur des détenteurs de comptes offshore.  Bernard Cazeneuve a aussi affirmé que le gouvernement ne mettrait pas en place de « cellule de régularisation » ni de plan d’ »amnistie » pour ceux qui ont fraudé le fisc en ouvrant un compte à l’étranger. Un peu plus tôt dans la journée, Arnaud Montebourg a de son côté déclaré dans une interview au Monde vouloir faire pression sur des pays comme la Suisse et le Luxembourg pour obtenir les noms de détenteurs de comptes offshore.  «Il sera nécessaire d’utiliser des moyens de pression diplomatiques. Il n’est pas acceptable que la Suisse profite du marché de l’Union européenne et de ses avantages mais refuse de donner les noms de nos ressortissants», affirmé Arnaud Montebourg.

 

Immobilier : le bon moment d’acheter ? Non de vendre

Immobilier : le bon moment d’acheter ? Non de vendre

 

Pendant des mois les professionnels n’ont cessé d’affirmer que les prix de l’immobilier ne connaissaient pas de baisse. Aujourd’hui il la reconnaisse. Le problème c’est évidemment les prix. En fait, les prix vont baisser sans doute de l’ordre de 50% en moyenne pour trois raisons ( rappelons qu’ils ont doublé en 10 ans ) ; d’abord parce que  le marché est bloqué dans le neuf comme dans l’ancien, quand il n’y a pas d’acheteur, les prix nécessairement baissent. Deuxièmement, les prix sont surévalués en France par rapport aux coûts mais surtout par rapport à la solvabilité des candidats acheteurs.Trosièmement avec la crise, nombre de propriétaires ne pourront faire face à leurs crédits bancaires et l’offre va augmenter.  Selon un sondage IFOP réalisé auprès de 400 agents immobiliers, le temps de réalisation des transactions s’était nettement allongé. «Pour près d’une opération sur deux, il a fallu de quatre à six mois pour finaliser les ventes. Dans un cas sur trois, le délai s’est étalé entre six mois et un an. Il a même été supérieur à un an dans 9 % des opérations», note la Fnaim. «Dans les régions où l’activité économique est la plus affectée par la crise, les transactions chutent le plus. En Franche-Comté, les ventes ont baissé de plus de 36% l’an dernier, en Basse-Normandie, en Picardie et en Bretagne de plus de 40%», explique Bruno Delabre, notaire en charge des affaires immobilières au Conseil supérieur du notariat. «Cette année, nous prévoyons 500.000 ventes environ alors qu’une année moyenne tourne autour de 700.000 transactions et une bonne année autour de 800.000», ajoute-t-il.  2013 n’a pas débuté sous de meilleurs auspices. «Quand on examine les avant-contrats, pour lesquels les ventes définitives ne sont pas encore signées, on s’aperçoit que la baisse continue au même rythme», indique-t-il. Aucune franche éclaircie n’est donc attendue. Plusieurs prévisionnistes estiment même que les prix des logements en France sont surévalués de 30 ou 35% et déconnectés des revenus. Bernard Cadeau, président du réseau Orpi, s’est quant à lui lancé dans une vaste campagne pour convaincre ses clients de revoir à la baisse leurs prix de vente de 5 à 15%. «Les vendeurs ne perdront pas d’argent en réduisant de 5 à 15% le prix souhaité parce que, dans 7 cas sur 10, ils vendent pour acheter de nouveau. Mais surtout parce qu’en dix ans, entre 1998 et 2007, les prix immobiliers ont progressé de 140%, soit six fois plus que l’inflation», calcule Bernard Cadeau. Ces derniers mois, le prix des maisons et des appartements a marqué le pas. Mais à des rythmes très différents selon les villes et les biens. «Les prix ont baissé de 2 à 5% en un an dans les grosses agglomérations, de 8 à 10% sur certains biens dans les villes moyennes, mais ils ont chuté de 15% sur les résidences secondaires et dans les petites villes de moins de 20.000 habitants qui sont mal desservies», estime Frédéric Monssu, président de Guy Hoquet. Il n’y a plus une réalité immobilière en France, mais de multiples. Au sein d’un même département, les contrastes sont grands. Bruno Delabre cite l’exemple du Nord-Pas-de-Calais. «Quand nous avons des biens immobiliers à vendre, après une succession par exemple, les prix se maintiennent à Lille intra-muros, car il y a beaucoup de demandes et peu d’offres. Mais, là où les usines ferment, où les régiments partent, le marché est sinistré.»  Selon les notaires, les prix ont reculé de plus de 10% en un an en Lozère, dans le Tarn-et-Garonne, l’Aisne ou l’Aveyron. Autre évolution significative relevée par plusieurs professionnels, l’existence de budgets plafonds. Au-delà de certains niveaux, les transactions ne se font plus. «Dans le Nord-Pas-de-Calais, les transactions de 150.000 à 200.000 € sont toujours actives ; en revanche quand les prix montent, tout change. Au-dessus de 500.000 à 600.000 €, le marché n’existe pratiquement plus», constate Bruno Delabre.

 

Affaire Cahuzac Laurent- Wauquiez (UMP) : « le problème du rapport à l’argent concerne toute la classe politique »

Affaire Cahuzac Laurent- Wauquiez (UMP) :  «  le problème du rapport à l’argent concerne toute la classe politique »

Laurent Wauquiez est un candidat virtuel à la direction de l’UMP, il sait qu’il a des chances d’être élu (à condition que Copé n’étouffe pas l’élection) ; il n’hésite donc pas à dire qu’en faiat toute la classe politique est mouillée dans les scandales politico –financier – attaque indirecte contre Sarkozy, Copé et les vieux briscards de la politique).  Sous prétexte de participer au concours d’idées pour moraliser la vie politique, Laurent Wauquiez a jeté hier un pavé dans la mare de son propre parti, l’UMP. « Le problème n’est pas seulement Cahuzac et Hollande, mais celui du rapport de la classe politique à l’argent, de toute la classe politique », a affirmé l’ancien ministre dans le « JDD » et sur France 3 . « Tout le monde doit balayer devant sa porte », a-t-il insisté. Depuis la désastreuse élection Fillon-Copé, la jeune relève UMP fait au fond le pari que les deux hommes se sont fourvoyés et elle essaie d’accélérer l’histoire. Sûrs d’eux et de leur talent, Xavier Bertrand, Nathalie Kosciusko-Morizet et Bruno Le Maire, entre autres, multiplient les initiatives censées illustrer leur nouvelle façon de faire de la politique. Laurent Wauquiez a été plus loin encore hier. Le « qui savait quoi sur Cahuzac » se pose à tous, droite comprise ? Le député-maire de Haute-Loire l’a senti et engage la bataille générationnelle dans son parti. Il a publié son patrimoine, proposé de s’inspirer de la transparence américaine et nord-européenne, et a assorti le tout de sous-entendus assassins sur ses aînés politiques. A commencer par Jean-François Copé, qu’il rêve d’affronter à l’UMP en septembre. « Je n’ai jamais eu d’ »estime personnelle » pour Jérôme Cahuzac », a indiqué Laurent Wauquiez en reprenant les mots utilisés par Jean-François Copé à l’égard de l’ancien ministre. Lorsqu’un parlementaire a une activité privée, il faut rendre publics les clients et les honoraires, a-t-il proposé, en citant les « avocats », profession du président de l’UMP. Mais plus généralement, « dans ma génération, nous nous sommes engagés en sachant qu’on ne faisait pas fortune en politique », a-t-il affirmé, comme pour mieux rappeler que ce n’était forcément le cas des précédentes.  L’affaire Cahuzac et les secousses politiques qu’elle provoque ouvriront-elles la voie à des hommes neufs, ou susciteront-elles un besoin de solidité ? Difficile à dire. De Mélenchon à Marine Le Pen en passant par le PS et l’UMP, les postures adoptées depuis une semaine ne sont évidemment pas exemptes d’arrière-pensées. Jean-François Copé s’est en tout cas voulu plus « mesuré » que ces derniers jours hier sur BFM TV. Cibler le gouvernement et demander sa démission, sans « cautionner la démagogie ».

 

Mélenchon manif citoyenne le 5 mai : pour donner « un grand coup de balai politique « 

Mélenchon manif citoyenne  le 5 mai :  pour donner « un grand coup de balai politique  »

Jean-Luc Mélenchon demande un « grand coup de balai » et affirme qu’il va pour cela organiser une manifestation le 5 mai prochain, pour le 1er anniversaire de l’élection du président de la République. Il espère aussi tirer profit de cette affaire.  « Un diagnostic totalement erroné, celui d’une  personne débordée par la situation« . C’est ainsi que Jean-Luc Mélenchon juge vendredi matin les commentaires de François Hollande sur l’affaire Cahuzac. « Non ce n’est pas une personne qui a failli. C’est un système qui révèle sa pourriture intrinsèque. Ce système qui a combiné les effets d’une monarchie quinquennale et le néo-libéralisme avec des flots d’argent qui circulent de tous les côtés… « On ne peut  pas accepter que le peuple français, qui est humilié, ne s’en mêle pas. C’est pourquoi je veux faire la proposition que l’on manifeste le jour anniversaire du 2ème tour de l’élection présidentielle, le 5 mai prochain dans la rue. Que l’on fasse une marche citoyenne pour la VIe République, c’est-à-dire pour que le peuple s’empare, par une Constituante, du grand coup de balai qu’il faut donner pour purifier cette atmosphère politique insupportable« , a lancé le coprésident du Parti de Gauche. Enfin, le coprésident du Parti de Gauche a rappelé son « opposition totale » à la politique menée par le gouvernement. Il avance l’idée de constituer « une majorité alternative avec les écologistes et les socialistes de gauche à l’Assemblée nationale et propose une autre formule gouvernementale« . Avant la prochaine présidentielle.

 

Le compte Cahuzac ouvert par un proche de Le Pen ( médiapart)

Le compte Cahuzac ouvert par un proche de Le Pen ( médiapart)

L’avocat Philippe Péninque a reconnu, dans Le Monde, avoir ouvert le compte de l’ancien ministre du budget à l’UBS en 1992. Cette découverte de la justice suisse met au jour les liens de Jérôme Cahuzac avec ce conseiller de Marine Le Pen, dont le nom apparaît déjà dans l’affaire des comptes de campagne de Balladur.

 

Le trésorier de campagne de Hollande actionnaire de sociétés offshore

Le trésorier de campagne de Hollande actionnaire de sociétés offshore

Jean-Jacques Augier, qui fut le trésorier de campagne de François Hollande pendant la campagne présidentielle de 2012, est actionnaire de deux sociétés offshore dans les îles Caïmans, par le biais de son holding financier Eurane, selon des documents auxquels Le Monde a eu accès. Ces révélations proviennent du travail de 86 journalistes du monde entier (The Guardian, la BBC, le Washington Post, Le Soir ou encore Le Monde) sous la direction de l’International Consortium of Investigate Journalists (ICIJ) à Washington.

 

Taxe à 75% : le foot concerné, affirme Matignon

Taxe à 75% : le foot concerné, affirme Matignon

Dans Le Parisien mardi, le président de la Fédération française de football (FFF), Noël Le Graët, affirme que cette taxe, mesure emblématique du programme de François Hollande, ne concernerait pas les clubs de football.   »Le Premier ministre, à qui j’ai posé la question, a été clair: seules les grandes entreprises seront taxées. Or les clubs professionnels sont considérés comme des PME, donc ils ne seront pas touchés par la taxe à 75% », ajoutait M. Le Graët.   »Le Premier ministre a rencontré M. Le Graët en décembre, avant que le Conseil constitutionnel n’invalide le premier dispositif », a précisé de son côté Matignon à l’AFP. « Ils n’ont eu aucun contact depuis », assurent les services de M. Ayrault.  Selon Matignon, « le nouveau dispositif concernera toutes les entreprises qui versent des salaires au-dessus d’un million d’euros », dont les clubs de football.  Cette taxe à 75% sur les salaires supérieurs à 1 million d’euros par an devait initialement être payée directement par les salariés concernés.  Fleur Pellerin, la ministre chargée de l’Innovation, des PME et de l’Economie numérique a de son côté souligné que la taxe à 75% concernait tous les salariés, mardi matin sur France Inter.   »L’assurance qui a été donnée c’est que seuls les salariés seront concernés, donc tous ceux qui ne sont pas salariés ne seront pas concernés. Les autres, ceux qui sont salariés, seront concernés », a-t-elle précisé.  Interrogée sur les déclarations de Noël Le Graët, la ministre a estimé que les clubs de foot étaient « un peu au-dessus du chiffre d’affaires qui correspond à la définition des PME ».   »Les artistes non salariés ou les sportifs non salariés ne sont pas concernés », a-t-elle précisé.

 

1...284285286287288...291



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol