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Réforme fiscale: La CSG bientôt plus déductible de l’impôt sur le revenu ? Une hausse de 10 milliards de l’impôt sur les revenus

Réforme fiscale: La CSG bientôt plus déductible de l’impôt sur le revenu ? Une hausse de 10 milliards de l’impôt sur les revenus

 

Nombre de députés seraient favorables à ne plus déduire la CSG de l’impôt sur le revenu, ce qui constituerait un matraquage supplémentaire de 10 milliards de l’impôt sur le revenu pour les couches moyennes et populaires soumise à l’IR.   Actuellement, la CSG payée par les salariés, les retraités ou les épargnants, est déductible en grande partie des revenus imposables qui servent de base à l’IR. Cette déductibilité s’explique car la CSG a remplacé depuis 1991 des cotisations sociales qui étaient déjà déductibles de l’IR. Ainsi, la CSG sur les salaires (dont le taux est de 7,5%) est aujourd’hui déductible à hauteur de 5,1% des revenus imposables, celle sur les retraites (6,6%) à hauteur de 4,2%, celle sur les indemnités chômage (6,2%) à 3,8% %, et celle sur les placements (8,2%) à 5,8%. Mais pour les parlementaires PS, la déductibilité profite par définition aux seuls contribuables payant l’IR, soit un peu plus d’un sur deux. Leur revenu imposable est donc diminué. De plus, la CSG étant proportionnelle aux revenus, l’avantage fiscal de la déductibilité est d’autant plus fort que les revenus sont élevés. « Il y a là une injustice à corriger », lançait vendredi 31 janvier dans Le Parisien, Christian Eckert, rapporteur général du budget à l’assemblée nationale.   Comment justement corriger cette injustice ? En supprimant totalement la déductibilité qui, par ailleurs, entraîne une perte de près de 10 milliards d’euros sur un total de revenus imposables de près de 600 milliards, estime-t-on au PS. Mais cela aboutirait à alourdir la facture des foyers imposables faute de réforme du barème de l’IR en parallèle. Or, l’objectif de l’exécutif est au contraire d’annoncer des baisses d’impôts, peut-être même dès 2015. L’autre option, moins radicale, serait de revoir à la baisse le pourcentage de non-déductibilité de la CSG, ce qui toucherait principalement les foyers aisés, l’un des souhaits du PS. Mais le gouvernement devra prendre alors le risque de transferts de charges. Or, aucun expert de Bercy ne peut dire avec certitude qui sera perdant avant la mise en œuvre d’une telle mesure.

 

Le « marketing patriotique » de Montebourg, nouveau gadget sémantique

Le   »marketing patriotique » de Montebourg, nouveau gadget sémantique

D’abord quelle contradiction !  Employer un terme étranger pour revendiquer son patriotisme ; il existe un mot français (pas très joli mais il existe) pour désigner la technique d’analyse des marchés et de vente :   « mercatique » ; ensuite Quelle enflure des mots que de parler de marketing quand il savait simplement d’étiquetage et de présentation. Il fallait déjà oser pour  nommer le ministère de l’industrie :  ministère du redressement productif ;  une vraie innovation aussi ridicule qu’inefficace alors on continue dans la même veine, l’enflure sémantique.  Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a souhaité vendredi 31 janvier que les grands distributeurs renforcent le « marketing patriotique » des produits « made in France » dans leurs rayons. Arnaud Montebourg a souligné que « les grands distributeurs (…) Leclerc, Intermarché, Casino, sont en train, sous la pression des consommateurs et aussi à notre demande, de mettre du marketing patriotique (…), des étiquettes tricolores » dans leurs rayons. « Il était temps et nous leur demandons d’intensifier leur action en ce sens », a déclaré Arnaud Montebourg devant la presse, lors d’une visite au studio de design du groupe Habitat, à Paris. Le ministre du Redressement productif a salué le distributeur d’ameublement et d’équipements pour la maison Habitat, qui a « décidé de privilégier le ‘made in France’ et de relocaliser une partie des anciennes productions qui étaient faites en Chine ou ailleurs très loin ». « Il est parfaitement possible de produire à nouveau en France et de rebâtir une base productive puissante dans notre pays. Cet exemple le démontre », a-t-il dit. Habitat a nomment présenté des plats en céramique et des cocottes, fabriqués aujourd’hui en partenariat avec la PME alsacienne Céramique culinaire de France (marque Terre Etoilée) et la lampe Ribbon, un de ses produits phare auparavant produite en Chine et désormais réalisée par la tôlerie Poncin dans le Rhône. Ces produits sont présentés dans les magasins Habitat avec une étiquette tricolore vantant leur fabrication française. Habitat a entrepris il y a deux ans de revoir tout son catalogue, avec le concours de designers. « On peut tout ramener en France grâce au design », a affirmé Pierre Favresse, directeur du studio de design de l’enseigne.

 

Nombre de chômeurs : le grand truquage

Nombre de chômeurs : le grand truquage

 

Hier dans l’émission de France 2 «  envoyé spécial », il a été confirmé que la France se livre à un grand truquage du nombre de chômeurs. Nous avons à de nombreuses reprises  indiqué comment étaient sous évalués ce chiffre. La méthode la plus utilisée par Pôle emploi est de radier les chômeurs sans raison (pour non actualisation ou pour raisons administratives), s’y ajoutent  en fait ceux qui découragés ne s’inscrivent plus du tout. Exemple des bénéficiaires du RSA : environ 1 million. Il faut y ajouter presque 700 000 autres sans emploi qui ne bénéficie de rien. En fait l’obligation de pointer (de se rendre aux rendez vous par exemple), génère des frais insupportables quand on ne  dispose  pas même du minimum vital pour survivre. Notamment de la part pour ceux qui résident à des distances éloignées de l’agence pôle emploi, sans voiture et ans autre moyen de communication. Le reportage a démontré par ailleurs que les directeurs d’agences de pôle emploi touchaient des primes pour encourager les radiations. En réalité aux 3 millions de chômeurs de catégorie A (ceux qui n’ont pas travaillé du tout) ou au chiffre total de 5 millions (toutes catégories confondues)  il faut ajouter ces 1.7 millions de chômeurs. il faudrait aussi compléter ces chiffres par ceux qui bénéficient de l’allocation adultes handicapés et qui pourraient cependant travailler (pas tous évidemment), ceux aussi placés en stages ou formation bidon. ° ; Au total 7 à 8 millions e chômeurs. Une situation dramatique qui prive la France de sa capacité de production de richesse nationale, plombe  les comptes sociaux et accentuent les inégalités.

Union européenne Turquie: Hollande le turc

Hollande le turc

 

On se demande bien pourquoi Hollande a fait semblant de rassurer la Turquie sur son entrée dans l’union européenne. D’abord cette éventuelle entrée n’est pas pour demain, en Turquie on évoqué 2023 mais en fait il faudra bien compter au moins 10 ans ou 15 ans de plus. Il ya longtemps que Hollande aura disparu de la scéne politique. En outre le processus proposé à savoir referendum en Turquie bien sûr mais aussi en France (et en Autriche pour l’instant) n’est pas sérieux. Jusque là on élargissait « en douce » sans consultation démocratique. Si chaque pays de l’union devait décider unilatéralement un référendum national, ce serait évidemment l’échec assuré. Pour l’élargissement, il faudra donc un nouveau processus avec un référendum, un seul referendum pour toute l’Europe. Finalemenet entre Sarkozy qui ne voulait pas de la Turquie et Hollande qui en veut bien mais avec des conditions intenables, il n’y a guère de différence, sinon l’hypocrisie. François Hollande s’est efforcé lundi de refermer la blessure ouverte dans la relation entre Paris et Ankara par le refus de Nicolas Sarkozy de considérer la Turquie comme un pays susceptible d’adhérer à l’Union européenne. Dès le début de sa visite d’Etat en Turquie, la première depuis 22 ans pour un président français, il a demandé la poursuite du processus chapitre par chapitre, rappelant toutefois que « négociation ne veut pas dire adhésion ». Ce « processus doit se poursuivre » mais « aucune date n’est prévue », a-t-il souligné à l’adresse d’une opinion française hostile à la perspective d’une entrée de la Turquie dans l’UE. Un thème délicat à quatre mois des élections européennes, pour lesquelles les sondages prédisent une poussée de l’extrême droite en France et dans d’autres pays. « Nous ne sommes pas pressés », a souligné pour sa part le président turc Abdullah Gül, pour qui la crise politique que traverse actuellement son pays ne saurait influer sur le processus européen « essentiellement technique ». Pour l’heure, 14 chapitres sur 35 sont ouverts en vue d’une éventuelle adhésion, qui devra faire l’objet le cas échéant d’un référendum en Turquie, mais aussi en France et en Autriche. Selon l’article 88-5 introduit en 2005 dans la Constitution française, parallèlement à l’ouverture des négociations avec la Turquie, toute nouvelle adhésion doit en effet être soumise à une consultation populaire à l’issue plus qu’incertaine. Selon une enquête publiée la semaine dernière dans Valeurs actuelles, 83% des Français sondés sont opposés à l’entrée de la Turquie dans l’Union.

Hollande : échec sur le chômage en 2013

Hollande : échec sur le chômage en 2013

 

Pari perdu pour Hollande sur le chômage, il n’y a pas eu d’inversion en 2013, cela en dépit des bidouillages statistiques. Le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de 0,3% en décembre en France, signant l’échec de François Hollande, qui avait fixé pour objectif d’inverser la courbe du chômage à la fin 2013. Selon les chiffres publiés lundi par le ministère du Travail, les demandeurs de catégorie A, sans la moindre activité, recensés le mois dernier ont atteint ainsi 3.303.200, un nouveau record, soit 10.200 de plus qu’en novembre. En ajoutant les catégories B et C, les personnes qui ont exercé une activité réduite, le nombre d’inscrits à Pôle emploi a progressé de 0,5% pour s’élever à 4.898.100 en France métropolitaine et 5.194.100 en incluant les départements d’Outre-mer. La publication de ces chiffres est intervenue le jour où le Premier ministre Jean-Marc Ayrault recevait patronat et syndicats pour lancer le « pacte de responsabilité » annoncé mi-janvier par le chef de l’Etat, qui repose sur des baisses de charge pour les entreprises en échange d’engagements sur l’emploi. Sur l’ensemble de 2013, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A s’est accru de 177.800, ou 5,7%, alors que la croissance moyenne de l’économie française sur l’année ne devrait pas avoir dépassé 0,1% à 0,2%. Par comparaison, il avait augmenté de 283.800 en 2012, une année de croissance économique nulle. Dans un communiqué, le ministère du Travail reconnaît que l’inversion de la courbe du chômage, un objectif porté par François Hollande quelques mois après son arrivée à l’Elysée, n’est pas encore là mais parle néanmoins d’une « quasi stabilisation » fin 2013.

 

Hollande : rupture avec la lutte contre le chômage

Hollande : rupture avec la lutte contre le chômage

 

Rupture avec Trierweilller annoncée par Hollande lui-même à  l’AFP, une procédure du meilleur goût ! Pour continuer dans la tartufferie il aurait pu aussi passer le message suivant : » J’ai décidé de mettre fin à la lutte contre le chômage » ; Quid en effet de l’inversion de la courbe du chômage avec lequel il a soulé la France toute l’année 2013. Rien plus rien, disparu des discours et des écrans la fameuse promesse. Pire, non seulement le chômage a augmenté et sur des chiffres poudrant tripotés par Pôle emploi (on raye à tout de bras des chômeurs pour non actualisation et pour motifs administratifs et souvent sans raison) mais en plus Environ 500 000 personnes sont tombés dans la précarité la plus totale et se sont  désinscrits de Pôle emploi. C’est évidemment la pire trahison de Hollande bien plus dramatique que celle de Trierweilller. Il y encore quelques mois, Hollande haranguait les salariés de Aulnay, Florange, chez Continental et dans d’autres usines symboliques de la désindustrialisation, aujourd’hui ce sont les CRS qui doivent le   protéger des mêmes salariés justement révoltés par les honteuses promesses de Hollande.

Hollande le menteur

Hollande le menteur

Quel lien entre le discours du Bourget qui a largement participé à sa victoire sur Sarko et sa politique actuel le : aucun. C’est cela la tromperie et le drame de Hollande ; Un seul exemple, le plus significatif : « l’ennemi c’est la finance ». Phrase grandiloquente s’il en est. Il devait faire plier la finance, la mettre au service de l’économie, contrôler ses dérives. Résultats rien, strictement rien ( à part l’insignifiante BPI qui soutient surtout les projets qui n’en ont pas besoin). . Une fausse réforme bancaire imposée par le lobby des finances qui permet toujours spéculation et évasion fiscale (une bricole quelques 50 à 80 milliards par an !). Cerise sur le gâteau Moscovici vient juste annoncer la réhabilitation de certains paradis fiscaux comme Jersey par exemple. La spéculation continue, la preuve le FMI s’inquiète de la solvabilité des banques françaises. Certes les actionnaires se gavent mais la solvabilité n’est pas pour autant assurée au contraire ; ainsi avec l’argent des dépôts (celui aussi de la BCE) les banques possèdent des sommes astronomiques de produits dérivés à risque (Environ 50 milliards pour la BNB, 20 milliards pour la société génale ; près de 20 milliards aussi pou le Crédit agricole). Hollande a menti, il a plié devant la fiance, il a cocufié ses électeurs.

Saga Hollande –Trierweilller (suite) le psychodrame à la française

Saga Hollande –Trierweilller (suite) le psychodrame à la française

 

Il y a eu la célèbre saga américaine « Dallas » mais  la série française Hollande-Trierweilller n’est pas mal non plus et elle commence même à obtenir une audience internationale significative ; comme quoi, la France a quand même des capacités à exporter. On ne sait pas si Hollande a reçu l’absolution au Vatican, en tout cas il était seul dans le confessionnal, sans compagne. Trierweilller, elle s’apprête à aller en Inde, en voyage officiel. D’après l’avocat de Trierweilller (remercié) l’affaire devait se résoudre rapidement dans la dignité. En fait elle s’installe dans le vaudeville. Le président voyage seul, Trierweilller de son coté. Parviendront-ils à voyager ensemble ?  c’est la grande question peut être aux Etats-Unis le 11 février ou alors pas du tout. JR Hollande fait durer le suspens ; dans la coulisse à l’Elysée on tape sur la Première dame mais comment s’en débarrasser ?  Sils étaient mariés, il suffirait de divorcer y compris sans le consentement de l’un  des époux. Mais là c’est compliqué, Hollande a installé une compagne passagère (on a encore de la chance ce ne soit pas un compagnon !). Une seule solution donc, la virer. Mais la courtisane écartée s’accroche, elle a raison, la victime c’est bien elle. Le coupable c’est l’ado prolongé auteur de frasques rue du Cirque et qui s’échappe de l’Elysée  discrètement comme un malfaiteur, en scooter en plus. Pourquoi pas en roller. ! Une querelle de ménage qui n’est guère propice aux affaires  et en plein pacte de responsabilité ; »Moi président de la république,  j’aurai une conduite exemplaire » avait-il affirmé de manière théâtrale lors de sa confrontation avec Sarko. Pas de chance, il se fait coincer comme  un gamin, la main dans le pot de confiture. La dignité imposerait la réconciliation mais l’inconsistance Hollandaise lui commande  de rompre. Qui triomphera ? La vertu ou le libertinage ? Le suspens est insoutenable. Une chose est sûr Hollande ne succombera pas à la dépression, la santé mentale est inébranlable. Enfin on pourrait quand même s’ assurer avec un petit scanner de routine pour vérifier si l’affection prostatique antérieure (heureusement guérie)  n’aurait pas aussi contaminé le cerveau. (À suivre).

« Supprimons le Sénat! » (Rebsamen, PS); Bah oui !

 « Supprimons le Sénat! » (Rebsamen, PS);  Bah oui !

Rebsamen considère que si les sénateurs ne représentent plus les collectivités locales, alors il faut supprimer le sénat ; il faut dire que Rebsamen est un farouche défenseur du cumul des mandats ( aussi du sénat) et qu’il s’oppose de ce point de vue au gouvernement. Il n’a pourtant pas tort sur le fond car le sénat ne sert déjà pas à grand chos ;  outre son inutilité, il y a aussi son coût exorbitant en cause (343 sénateurs quand il n’y en a que 100 aux Etats unis et avec des avantages substantiels). Si effectivement les sénateurs ne sont plus que des élus nationaux pourquoi deux chambres  dès lors que de toute façon c’est toujours l’assemblée nationale  qui institutionnellement a toujours le denier mot.  Invité vendredi de Décideurs Politiques, l’émission du JDD.fr en partenariat avec DECIDEURS TV, le président du groupe socialiste au Sénat François Rebsamen assume son opposition au non-cumul des mandats et va même plus loin :  »Si on fait le non-cumul des mandats, supprimons le Sénat! »  Peu importe les critiques de son propre camp, François Rebsamen assume : il est fermement opposé au non-cumul des mandats défendu par le gouvernement. « Les gens sont très critiques sur cette position qui est la mienne », reconnaît le président du groupe socialiste au Sénat, invité vendredi de Décideurs Politiques. Mais selon le maire de Dijon, « si on ne représente plus les collectivités locales, on n’a pas besoin de Sénat ». Et il va même plus loin : « Si on va jusqu’au bout de la logique, à ce moment-là, supprimons le Sénat

 

Larcher : « Le Sénat en danger »(Larcher) ; tant mieux !

Larcher : « Le Sénat en danger »(Larcher) ;  tant mieux !

L’ancien président UMP du Sénat, Gérard Larcher, s’inquiète de l’avenir du sénat qui serait en danger d’après lui. Enfin une nouvelle réjouissante pour cette institutions de notables et de pros de la politique ; une institution évidemment inutile qui fait doublon avec l’assemblée nationale, le conseil économique et social voire la Cour des comptes. En outre on se demande pourquoi il faut 343 sénateurs dans un aussi grand pays comme la France alors qu’il n’en faut que 100 dans aussi petit pays que les Etats –Unis ; Larcher peut être rassuré, Hollande ne s’attaquera pas aux institutions et à l’oligarchie dont il émane. En tant qu’ancien président de la Haute Assemblée, Gérard Larcher prévient : « Le Sénat est en danger. » Invité vendredi de Décideurs Politiques, le sénateur UMP des Yvelines estime que « la gauche a gâché sa chance historique d’alternance ». Selon lui, le président PS du Sénat, Jean-Pierre Bel, « n’a rien fait de la victoire de la gauche, il fragilise l’institution ». En réponse aux critiques selon lesquelles le Sénat serait inutile et coûteux, Gérard Larcher insiste : « Le Sénat n’est pas un clone de l’Assemblée nationale. Il doit être autonome. » Selon lui, « le vrai patron du législatif, c’est Claude Bartolone », président de l’Assemblée nationale. Question :  alors ça sert à quoi le sénat ?

Ayrault: « pas d’économies sur le dos des fonctionnaires », alors sur les autres ?

Ayrault: « pas d’économies sur le dos des fonctionnaires », alors sur les autres !

Pas d’économies sur le dos des fonctionnaires, la messe est dite. Ce sont donc sur les autres catégories qu’on devra faire les 50 à 80 milliards d’économies nécessaires pour financer toutes les promesses de Hollande. Pas étonnant de la part d’un gouvernement essentiellement composés de fonctionnaires qui restent sans doute l’essentiel de son soutien. Pourtant il y a bien au moins un millions de fonctionnaires en trop comparés à ce qui existe dans les pays équivalents, soit un coût d’environ 40 milliards par an ! Jean-Marc Ayrault a voulu rassurer les fonctionnaires. Le Premier ministre, lors d’un déplacement ce jeudi 23 janvier à Metz, a déclaré que les économies prévues d’ici la fin du quinquennat ne se feraient « pas sur le dos » des fonctionnaires, mécontents de voir leurs rémunérations gelées depuis 2010. Il a présenté ses vœux aux trois fonctions publiques (Etat, territoriale et hospitalière). Accompagné des ministres Marylise Lebranchu (Fonction publique), Dominique Bertinotti (Famille) et Aurélie Filippetti (Culture), il a notamment visité une caisse d’allocations familiales et une caserne de pompiers. « Pourquoi voulez-vous que les économies se fassent sur le dos des fonctionnaires », a-t-il dit à des journalistes en marge de son déplacement. « Il faut simplement les respecter et ne pas systématiquement culpabiliser les fonctionnaires et dire que ce sont des nantis, parce que c’est très injuste », a fait valoir Jean-Marc Ayrault. « Je suis venu leur adresser un message de confiance mais en même temps leur dire que comme tout corps, ils ont besoin de se réformer, de s’adapter », a ajouté Jean-Marc Ayrault, lui-même ancien professeur.   »Je crois que les fonctionnaires en sont conscients et le message que je leur adresse c’est que avec eux que nous allons le faire », a-t-il enchaîné. « Le faire, c’est ce que Mme Lebranchu a lancé, une négociation pour voir comment améliorer les carrières, les conditions de travail », a précisé le chef du gouvernement. « On ne travaille pas contre les fonctionnaires, on veut travailler avec eux », a-t-il assuré. Les syndicats de fonctionnaires ont fait part ce jeudi 23 janvier de leur « préoccupation » et de leur « mécontentement » au Premier ministre en matière de salaires. Dans une lettre ouverte, la quasi-totalité des syndicats de la fonction publique (CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FA-FPT, FSU, Solidaires, Unsa) s’alarme en particulier des récentes annonces présidentielles d’une réduction des dépenses publiques de 50 milliards d’euros d’ici à 2017. Depuis l’arrivée au pouvoir de la gauche, les syndicats réclament unanimement une revalorisation du point d’indice, qui sert de base au calcul des salaires des quelque 5 millions de fonctionnaires et qui est gelé depuis 2010.

 

Hollande : avis de recherche de 50 milliards pour le conseil stratégique de la dépense (ou de l’économie ?)

Hollande : avis de recherche de 50 milliards pour le conseil stratégique de la dépense (ou de l’économie ?)

Un véritable avis de recherche lancé par Hollande pour les 50 milliards de dépenses publiques. Il sera aidé pour cela par une nouveau machin ‘ le conseil stratégique de la dépense publique. Une erreur sémantique sans doute car il s’agit d’économie et non de dépense. On peut se demander à quoi servent alors les structures administratives et politiques en chargée de la gestion financière.  Peut- être faudrait-il alors supprimer Bercy, la Cour des comptes, les commissions des finances du parlement  etc  dès lors que l’Elysée prend les choses en main. En outre ce n’est pas 50 milliards qu’il faut trouver entre 2015 et 2015 mais près entre 70 et 80 milliards. Cela pour honorer tous les engagements. Les 50 milliards sont destinés à honorer les engagements en matière de déficit vis-à-vis de Bruxelles, il faut y ajouter les 10 milliards du fameux pacte de responsabilité, les réductions d’impôts promises aux ménages et les dépense extraordinaires non financées (PSA, SNCM, catastrophes naturelles, plan breton etc.). Le chef de l’Etat présidera donc  ce 23 janvier le premier conseil stratégique de la dépense publique. Une réunion se déroulera ensuite tous les mois. Objectif: trouver 50 milliards d’euros d’économies entre 2015 et 2017.

 

Ce qu’il faut retenir Les dépenses publiques: 1.120 milliards d’euros par an dont

> 520 milliards pour la protection sociale (en faiat le double si on inclut toues les dépenses sociales)
> 295 milliards pour l’Etat
> 75 milliards pour les opérateurs de l’Etat
> 230 milliards pour les collectivités locales

François Hollande va présider ce 23 janvier la première réunion du nouveau Conseil de la dépense publique, l’instance chargée de suivre la mise en œuvre des 50 milliards d’euros d’économies publiques annoncées d’ici à 2017 pour financer le pacte de responsabilité et aussi réduire les prélèvements obligatoires.  Il n’y a pas de temps à perdre car l’ampleur de la tache est historique. L’idée est qu’à partir de l’année prochaine, 100% des efforts budgétaires reposent uniquement sur les économies sur les dépenses. Au niveau de la méthode, François Hollande veut en finir avec les coupes budgétaires aveugles. Il compte s’appuyer sur des réformes structurelles.  A Bercy, on se fait épauler par le cabinet de conseil McKinsey. On a déjà dans le viseur la sécurité sociale, et le logement, deux champs sur lesquels on pourrait faire des économies le plus rapidement. Le budget de l’Etat va être sérieusement mis à contribution. Chaque ministre doit présenter au plus vite un plan d’économies. François Hollande va donc présider tous les mois cet observatoire de la dépense, afin de faire des points d’étape et trancher lui-même sur des sujets comme les dépenses sociales ou le mille feuille territorial où les lignes ont toujours beaucoup de mal à bouger.

 

FMI -croissance : truisme pour prévision

 FMI -croissance : truisme pour prévision

 

« La raison essentielle derrière la reprise vigoureuse est la levée progressive des freins à cette reprise », a dit  Olivier Blanchard, économiste en chef du FMI mardi lors d’une téléconférence de presse.  L’organisation basée à Washington a toutefois noté que la croissance des pays les plus riches restait inférieure à son potentiel et elle a ajouté la déflation à la longue liste des risques susceptibles de freiner leur reprise. Dans la dernière mise à jour de ses « Perspectives économiques mondiales », le FMI prévoit une croissance mondiale de 3,7% cette année, soit 0,1 point de plus que prévu en octobre. Pour 2015, il table sur une croissance de 3,9%. Olivier Blanchard, économiste en chef du FMI, a souligné qu’un contexte moins incertain, des politiques d’austérité moins sévères et l’assainissement du système bancaire favorisaient cette accélération de la croissance. Le FMI a relevé sa prévision pour les pays avancés à 2,2% contre 2,0% il y a trois mois, tout en laissant inchangée, à 5,1%, sa prévision pour les pays émergents, dans lesquels l’augmentation des exportations vers les pays riches devrait être contrebalancée par une demande intérieure moins dynamique. Olivier Blanchard a parallèlement souligné le risque non négligeable de déflation en zone euro. « Nos modèles montrent une probabilité de 10 à 20% que l’inflation devienne négative (dans la zone euro) », a-t-il dit. Il a toutefois ajouté que le scénario central du FMI prévoyait toujours une hausse des prix

 

Hollande -Pacte de responsabilité : le flou et dès 2015

Hollande -Pacte de responsabilité : le flou et dès 2015

 

En termes littéraires, Hollande se veut très volontariste (comme pour l’inversion du chômage !)  : pas d’allégement de charge sans emploi ; en terme quantitatif c’est le grand flou, des objectifs chiffrés mais incluant formation, apprentissage et encore dans certaines branches ; mais pas pour l’ automobile ou les branches soumises à la concurrence internationale. Hollande et son entourage prenant sans doute la mesure de la complexité de ce pacte pédale pour en préciser les contours. Tout cela dès 2015 avec embauches simultanées ? Décalées ? Dans quels délais ? Bref le flou habituel.  Les entreprises devront s’engager à créer des emplois et à investir en France en échange de la baisse du coût du travail promise dans le cadre du « pacte de responsabilité », a déclaré mardi François Hollande. Un nombre total d’embauches ne devrait pas être exigé mais des engagements chiffrés seront demandés dans certaines branches professionnelles, a précisé l’entourage du président. En échange, les prélèvements sur les entreprises pourraient baisser dès 2015, un mouvement qui devrait s’accompagner d’une baisse des impôts sur les ménages, a-t-on ajouté. « Il n’y a pas de temps à perdre, la France ne peut pas attendre et les chômeurs encore moins », a dit François Hollande lors de ses voeux aux acteurs de l’entreprise et de l’emploi.

Hollande-Gayet : pour un appel d’offre pour le poste de Première Dame

Hollande-Gayet : pour un appel d’offre pour le poste de Première Dame

 

Les proches de Hollande ne cessent de le presser pour régler sa situation personnelle avec Trierweiller et derrière évidemment la question de la première Dame. Certes  Il ne s’agit pas vraiment d’un enjeu national. Mais pour assez secondaire que soit cette question, peut-être compte tenu de la personnalité de Hollande pourrait-on envisager un appel d’offres pour ce poste quand même convoité. On voit bien que les paramètres de la situation familiale importe peu, de même que le degré d’affect, alors pourquoi pas lancer un appel d’offres public ; Ségolène, Trierweiler, gayet d’autres pourraient y répondre, Pourquoi pas aussi  Nabilla, Brigitte Bardot ou Miss France. Le poste ainsi pourvu devrait cependant n’être soumis à aucune contrainte affective  Ce qui d’une certaine manière ne devrait pas être en contradiction avec les usages présidentiels.  Finalement on pourrait aussi décider (ce qui est probable) de geler le poste compte tenu du programme d’économies annoncés par Hollande. Il suffirait de louer une Première dame à la demande en fonction de chaque événement protocolaire. Le coût serait plus réduit et le profil adapté à chaque déplacement présidentiel. Un profil plus classieux pour la rencontre avec la reine d’Angleterre,  par exemple Madame de Fontenay, plus débridé qu’en il s’agit de rencontrer des chefs d’Etat type Berlusconi. Par exemple Zahia. Le débat reste ouvert ; adepte de la concertation Hollande pourrait aussi décider de consulter les syndicats et de mettre en place un haut comité national pour faire des propositions, lesquelles seraient alors soumise au Conseil d’Etat siégeant évidemment en urgence eu égard à l’enjeu.

PSA – « Ça ne coûtera rien aux contribuables », dit Arnaud Montebourg le magnifique !

PSA – « Ça ne coûtera rien  aux  contribuables », dit Arnaud Montebourg le magnifique !

Sil n’existait, pas sûr qu’on pourrait l’inventer. Montebourg le magnifique affirme-sans rire-  que l’investissement de l’Etat dans le capital de PSA ne coutera rien au motif qu’on le fiancera avec la ventes d’autres participations. Curieuse, très curieuse conception de la gestion du « redresseur productif. Un peu comme si un comptable indélicat disait à son patron j’ai détourné telle somme mais ne vous inquiétez pas je l’ai comblée avec les fonds d’un autre compte. Pas sûr en effet que l’argent de PSA reviendra compte tenu de la dégradation de sa rentabilité et surtout de son manque de puissance industrielle. « Ça ne coûtera pas d’argent aux contribuables ». C’est en ces termes qu’Arnaud Montebourg est revenu au micro de RTL sur la confirmation par PSA de l’arrivée dans son capital du chinois Dongfeng et de l’État français dans le cadre de son projet de renflouement de 3 milliards d’euros.  « Nous avons 71 participations dans des grandes entreprises françaises qui pèsent 68 milliards d’euros », détaille le ministre du Redressement productif. « Nous avons décidé d’en vendre à dose homéopathique dans un certain nombre d’entre elles pour réinvestir dans PSA », indique-t-il. « Ça ne coûtera pas d’argent aux contribuables. C’est de la gestion dynamique pour agir conformément à des stratégies industrielles », poursuit-il. En revanche, le ministre du Redressement productif ne peut pas confirmer que l’État présidera le conseil de surveillance : « Ces décisions ne sont pas prises », assure-t-il. « Mais une chose est sûre : être présent dans le capital de PSA, c’est un acte de patriotisme industriel », poursuit-il.

 

Hollande : le grand enfumage des médias

Hollande :  le grand enfumage des médias

 

Virage historique, changement de politique, conversion à la sociale démocratie, autant de titres ronflants pour qualifier la prestation de Hollande qui a enfumé des médias plus que complaisants. En fait si on en juge par ses dernières déclarations concernant les départements Hollande ne change que dans les mots, la preuve :  il s’oppose à la suppresion de ces  départements sitôt après avoir annoncé dans sa conférence le grand chambardement des structures. Même choses sur les économies qui demeurent très virtuelles quant à la fiscalité c’est une entourloupe ; pour 2014 il y aura bien augmentation générale des prélèvements obligatoire ; dans le meilleur des as, il y aura peut-être quelques mesurettes en 2015 ou plus tard car l’échéance temporelle a été fixée par lui à 2017. Autant dire qu’à la veille des élections présidentielles il annoncera quelques gadgets pour sauver son poste. Oubliés le crédo de l’inversion du chômage, scandé chaque jour en 2013 ; Oublié aussi la fait qu’en 2013 Hollande s’est toujours affirmé socialiste dans ses conférences de presse. Oubliée aussi l’attaque frontale contre la finance «  l’ennemi, c’est la finance » qui a abouti à une minuscule reforme bancaire en France. Les médias sont tombés dans le piège de la sémantique Hollandaise, une sémantique de type Mitterrandienne  qui ne repose en fait sur aucune conviction idéologique, sur aucune conviction du tout. La seule religion de Hollande, c’est de croire en lui, le pouvoir pour toute philosophie. Hollande ne prend pas de virage, il tourne en rond, suit la pensée dominante du moment, les sondages, la mode ; Sur le fond il ne change rien, c’est l’immobilisme triomphant. Les grands médias ne sont pas seulement complaisants, ils sont d’une nullité affligeante ; pas étonnant que la grande presse et les infos télé soient aussi peu crédibles et en plein crise ; pas de recul, pas d’analyse, pas de prospective et même pas de mémoire. « La France –d’après Hollande - a une histoire et doit avoir un destin » belle phrase complètement creuse mais qui satisfait les esprits paresseux ; encore faudrait-il que la France  ait un présent.

Après Trierweiler, Gattaz, le futur cocu de Hollande

Après Trierweiler, Gattaz, le futur cocu de Hollande

 

Gattaz est encore une peu novice dans la fonction, il a besoin de se faire une image, du coup il en fait un peu de tonnes sur le pacte de responsabilité dont il revendique la paternité. Il est vrai que le Medef a proposé un pacte de confiance mais pas sur les bases de Hollande qui finalement va limiter les allégements à pas grand-chose (en déduisant le CICE et les augmentations d’impôts sur les sociétés :  même pas 1 milliard pas an d’ici 2017 ou même une opération blanche. En outre il monte une cathédrale administrative paralysante et inapplicable. On ne peut pas demander des emplois immédiats contre des allégements. C’est ne rien connaitre à la logique économique que de proposer ce marchandage. , Du fait de ces contraintes peu entreprises pourront bénéficier de ces allégements ou alors toutes en bénéficieront mais les contrariantes demeureront virtuelles ; dans tous les cas on ne pourra espérer les emplois attendus immédiatement. Du coup la responsabilité retombera sur Gattaz et au-delà sur les patrons. Gattaz devrait d’abord refaire les comptes ensuite ne pas embarquer les patrons sur la piste dangereuse des marchandages et compromis boiteux de Hollande. Enfin, il aurait intérêt à ne pas confondre le pacte de confiance du Medef qui réclamait 100 milliards d’économie avec le projet de Hollande qui promet des économies très virtuelles de 50 milliards ( on ne sait même pas comment on fera les 15 milliards d’économies pour 2014). A aucun moment par exemple Hollande n’a envisagé de supprimer des fonctionnaires et il vient même de réaffirmer son opposition à la suppresion de département.   »Nous lui avons apporté (à François Hollande) sur un plateau » le Pacte de Responsabilité, a pourtant affirmé Pierre Gattaz, le patron du Medef, en ajouté qu’il était selon lui inspiré du Pacte de confiance présenté par le syndicat. Le patron du Medef, Pierre Gattaz, a assuré vendredi 17 janvier qu’il avait apporté le Pacte de responsabilité « sur un plateau » au président François Hollande, qui s’est inspiré, selon lui, du Pacte de confiance qu’il lui avait présenté en novembre. « Nous avons salué le Pacte de responsabilité que nous a servi le président de la République le 31 décembre et qui était inspiré, je ne le dis pas trop fort, du Pacte de confiance que nous lui avons apporté sur un plateau », a affirmé Pierre Gattaz lors d’une intervention à l’occasion des vœux de l’Alliance des minerais, minéraux et métaux (A3M). En faiat après Trierweiler, Gattaz (surtout les entreprises et l’emploi) pourrait bien être le futur cocu de Hollande

Le pacte de responsabilité de Hollande enterre la réforme de la fiscalité

Le pacte de responsabilité de Hollande enterre la réforme de la fiscalité

 

Ayrault avait réussi à sauver son poste en sortant du chapeau sa fameuse remise à plat de la fiscalité (notamment avec fusion CSG et impôt sur le revenu). Une annonce sans vraiment de concertation avec Hollande et encore moins avec Moscovici et Bercy. De quoi en outre déstabiliser un peu plus l’environnement fiscal. Du coup Hollande n’en pas parlé un instant lors de sa conférence de presse. Cela d’autant plus qu’Ayrault sera sûrement remercié après la défaite des municipales et européennes ; A la pace Hollande, lui, a inventé le pacte de responsabilité qui pourrait bien se révéler aussi un fiasco tellement sont d’une part floues les économies annoncées (qui posent la question du financement des cotisations familiales) et les abaissements réels des charges ( sans parler de la nouvelle  cathédrale administrative)  ; Gattaz pourrait bien être le dindon de la farce (surtout les entreprises).  Grande absente du discours du chef de l’Etat lors de sa conférence de presse mardi, qu’est donc devenue la « remise à plat fiscale » qui devait assurer à Jean-Marc Ayrault une prolongation de bail à Matignon ?   »La remise à plat de la fiscalité, je l’ai annoncée, elle est engagée », a déclaré jeudi le Premier ministre, en référence à une première série d’entretiens avec partenaires sociaux et parlementaires qu’il avait organisée fin novembre.  Il a précisé qu’il installerait les Assises de la fiscalité des entreprises et celle des ménages dans le courant de la dernière semaine de janvier. « Ce ne sera pas facile de tout mener de front mais si on trouve une bonne méthode et qu’on s’y prend bien, on peut réussir », assure une source gouvernementale à l’AFP.  La vaste réflexion fiscale « aura lieu, dans toutes ses composantes », promet vendredi le ministre de l’Economie Pierre Moscovici dans un entretien au Monde. « Il n’y a pas de recul sur la remise à plat de la fiscalité, mais elle s’inscrit désormais dans une démarche plus large et plus ambitieuse », ajoute-t-il néanmoins.  Engloutie dans une réforme plus grosse qu’elle, la remise à plat de la fiscalité, un chantier salué et très attendu par la gauche pourrait donc laisser pas mal de plumes à la faveur de ce pacte de responsabilité qui prévoit des baisses de cotisations pour les employeurs en échange de créations d’emplois.  Fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG, individualisation, prélèvement à la source mais aussi refonte de la fiscalité locale, élargissement de l’assiette de l’impôt sur les sociétés, lutte contre l’optimisation, suppression de dizaines de taxes qui coûtent plus cher à collecter qu’elles ne rapportent… « Tout sera sur la table », a promis le Premier ministre jeudi.  En réalité, personne ne cache à Bercy que certains éléments seront laissés de côté pour éviter de nouveaux transferts d’impôts au profit de certains et au détriment d’autres. Ainsi, une plus grande progressivité ne serait pas retenue quand le prélèvement à la source, une question de simple forme, pourrait l’être.   »La crainte est réelle de voir se profiler dans le cadre des futures Assises de la fiscalité des entreprises de nouveaux allègements fiscaux au bénéfice des entreprises mais au détriment de la justice fiscale et des comptes publics », relève Vincent Drezet, secrétaire général de Solidaires Finances publiques, majoritaire aux Impôts.

 

Dassault- Corbeil-Essonnes : le maire mis en examen

Dassault-  Corbeil-Essonnes : le maire  mis en examen

On se rappelle que le Sénat avait courageusement refusé de lever l’immunité parlementaire (on se demande d’ailleurs pourquoi cette immunité existe et  au-delà à quoi sert  le sénat) de Dassault pour enquêter sur l’achat de vois à Corbeil Essonne. Désormais c’est on successeur et une ajointe au Maire qui est accusés d’avoir perpétué la tradition locale d’achat de votes. On comprend l’importance pour Dassault de détenir des mandats politiques (comme maire, comme député ou  sénateur) car son lobbying, aura fait déjà dépenser  50 milliards pour le Rafale invendable à l’étranger. « L’affaire Dassault » rattrape  donc trois proches du sénateur UMP de l’Essonne. A commencer par son successeur à la mairie de Corbeil-Essonnes, Jean-Pierre Bechter. L’élu a été mis en examen vendredi pour « recel du produit d’infractions d’achats de votes », « financement illicite de campagnes électorales », « acceptation de dons » et « dépassement du plafond des dépenses électorales », a indiqué à l’AFP une source judiciaire. Les juges enquêtent sur les soupçons d’achat de votes dans cette commune lors des élections municipales de 2008, 2009 et 2010. Cristela de Oliveira, adjointe au maire, et Younès Bounouara, présenté comme un relais du sénateur UMP Serge Dassault dans les cités de Corbeil-Essonnes, ont également été mis en examen par les deux magistrats. Tous trois ont été déférés vendredi après deux jours de garde à vue à Nanterre. « On a bien le sentiment qu’on n’en est qu’au stade des hypothèses et que l’information judiciaire devra établir si ces hypothèses sont des faits. Pour l’instant, c’est loin d’être le cas », a déclaré à l’AFP l’avocat de Younès Bounouara, Me David-Olivier Kaminski. Younès Bounouara est d’ores et déjà mis en examen et écroué dans un autre dossier, pour tentative d’assassinat, instruit à Évry. De son côté, Serge Dassault a concédé avoir fait des dons à des habitants de Corbeil-Essonnes, dont Younès Bounouara, mais affirme qu’ils n’étaient pas destinés à acheter des voix. Le Sénat a récemment refusé de lever son immunité parlementaire comme le demandaient les juges. Il ne peut donc être placé en garde à vue. Mais les juges peuvent mettre en examen, sans contrôle judiciaire, l’industriel, qui a assuré qu’il restait à leur disposition.

 

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