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Hollande : la fin de l’écologie

Hollande : la fin de l’écologie

 

L’écologie c’est à peu près fini pour Hollande. Finalemenet, il se sera inspiré de Mitterrand qui avait seulement sacrifié Plogoff. Hollande sacrifie la centrale de Fessenheim mais maintien l’ensemble du parc nucléaire. Sur le reste pas grand-chose en matière d’environnement sinon quelques taxes et pour l’essentiel (à venir) l’augmentation du gasoil. Ni Hollande, ni Ayrault n’ont jamais été très sensible à la problématique écologique qu’ils comprennent mal. Il est vrai que la crise place la question d la croissance et de l’emploi nettement au dessus de toutes priorités pour les français. Du coup les questions environnementales passent nettement au second rang. Ce n’est pas Ayrault qui donne l’exemple avec l’inutile aéroport de Notre Dame des Landes près de Nantes. En réalité cette dimension écologique n’a jamais été réellement prise en compte en France. La situation du ministère de l’écologie en témoigne. Il ne s’agit pas d’un véritable ministère mais d’un habillage en vert de l’ancien ministère, des transports et de l’équipement. Pourquoi là ? D’abord pour l’éloigner de Matignon mais aussi de l’agriculture et de l’industrie (deux secteurs très polluants. Il est clair qu’un ministère de l’écologie pour être efficace devrait être placé auprès de Matignon et non isolé dans e ghetto de l’équipement. Où, paradoxe, sévissent les ingénieurs des ponts qui il n’ya pas longtemps n’avaient pour seule préoccupation que de développer les équipements routiers. Le conseil général des ponts repeint en vert est devenu le conseil général de l’écologie mais la culture elle n’a guère changé. Surtout le champ du ministère dit de l’écologie est très restreint. Borloo avait pu faire illusion avec sa personnalité à travers le Grenelle de l’environnement (grande auberge espagnole bien vendue médiatiquement mais qui finalement n’a pas débouché sur grand-chose) ; « Grenelle »  précisément pour bien donner le caractère interministériel sans lequel le ministère de l’écologie n’est qu’un gadget   Pour Hollande l’écologie, c’est seulement les quelques% qui sont nécessaires  pour conquérir le pouvoir et le PS demeure  dans une logique très productiviste ( voir à cet égard les déclarations de la gauche du PS ; exemple celles de Montebourg).

Libre échange Europe Etats-Unis : la France veut une suspension

Libre échange Europe Etats-Unis : la France veut une suspension

 

Sans doute encore une manœuvre qui ne ne teindra pas longtemps de la part de la France qui veut suspendre les discussions avec les Etats –Unis. Paris et Berlin ont émis mercredi des avis divergents sur l’opportunité d’entamer des négociations pour la conclusion d’un accord de libre échange entre l’Union européenne et les Etats-Unis sans qu’ait été dissipé le climat de méfiance créé par les accusations d’espionnage formulées contre Washington. Paris souhaite reporter les discussions alors que Berlin penche pour un maintien du calendrier initial prévoyant une ouverture des débats dès lundi prochain. De source diplomatique française, on précise que la question devait être abordée ce mercredi à Berlin, en marge de la conférence sur l’emploi des jeunes qui réunit une vingtaine de chef d’Etat et de gouvernement de l’UE, dont François Hollande et Angela Merkel. « Les discussions sont entre les mains de la Commission européenne, qui souhaite qu’elles débutent le 8 juillet. L’Allemagne la soutient sur ce point », a déclaré Steffen Seibert, porte-parole du gouvernement allemand. « Nous voulons un accord de libre échange et nous allons entamer les négociations. L’Europe trouvera un moyen de débattre des sujets qui sont importants pour nous », a-t-il ajouté. Quelques minutes auparavant, son homologue française, Najat Vallaud-Belkacem, avait jugé qu’il serait « sage » de reporter de 15 jours l’ouverture des discussions. « Il ne s’agit pas d’arrêter les négociations sur l’accord de libre échange avec les Etats-Unis », a-t-elle déclaré lors du compte rendu du conseil des ministres. « En revanche, il nous paraît sage de les suspendre temporairement, de les suspendre pour une durée de 15 jours sans doute, pour éviter toute polémique et le temps d’obtenir les informations que nous avons demandées. Et nous allons sans plus attendre, dès cette semaine, nous concerter avec nos partenaires européens sur ce sujet », a-t-elle ajouté. Le ministre français des Affaires étrangères a abondé dans le même sens lors des questions au gouvernement à l’Assemblée.

 

Déficit budégétaire: la Cour des comptes confirme le dérapage

Déficit  budégétaire: la Cour des comptes confirme le dérapage

La  Cour des comptes pointe du doigt un risque de dérapage des comptes publics cette année.  Les recettes de TVA sont déjà bien inférieures aux estimations du gouvernement depuis le début de l’année, et celles de l’impôt sur les sociétés sont très incertaines. Les sages de la rue Cambon calculent qu’il manquera au total 6 milliards d’euros dans les caisses de l’Etat, dont 4 milliards de recettes fiscales en moins. C’est bien en dessous des prévisions du député UMP qui lui table sur 15 milliards d’euros de recettes manquantes. Quant aux dépenses de l’Etat, la Cour des comptes voit déjà déraper le budget de plusieurs ministères, à commencer par celui de la Défense, conséquence du déploiement militaire au Mali. La Cour estime aussi que les dépenses du ministère du Travail devraient augmenter au second semestre, avec la montée en charge des contrats aidés, comme les emplois d’avenir.  Les sages chiffrent ce dépassement total des dépenses de l’Etat entre 1,1 et 2,1 milliards d’euros. Mais la Cour des comptes conclut que les dépenses seront bien maîtrisées, comme promis, grâce à un redéploiement des crédits entre les différents postes.

 

TGV : la fin des projets hormis Bordeaux Toulouse ; et encore !

TGV : la fin des projets hormis Bordeaux Toulouse ; et encore !

 

Jusqu’au jour J, jeudi, les élus qui veulent «leur» TGV vont faire pression sur les membres de la commission Mobilité 21, chargée par le gouvernement de définir des priorités parmi les 70 projets d’infrastructures de transport à bâtir d’ici à 2050. Philippe Duron, le député du Calvados qui préside cette instance, ne le cache pas: «Il y aura des changements dans la version définitive de notre rapport. Ils ne seront peut-être pas considérables mais de nature à rassurer.» Ces derniers jours, les élus bretons et alsaciens ont exprimé leur colère depuis qu’un premier jet des recommandations est paru dans la presse, rapportant le ­report des projets de lignes à grande vitesse après 2030, exception faite du Bordeaux-Toulouse. Selon nos informations, une autre ligne à grande vitesse (LGV) pourrait être repêchée et considérée comme prioritaire – c’est-à-dire à construire avant 2030 – mais «sous conditions», souligne un membre de la commission. «Nous n’allons pas abandonner les grands projets, précise de son côté le ministère des Transports. Mais mener de front quatre chantiers de LGV comme à l’heure actuelle est un cas de figure inhabituel.  Rappelons-nous la cadence à laquelle les lignes de TGV ont été bâties: 1980, 1989, 1993, 2001, 2009… La France ne va pas rompre avec le tout-TGV, elle va réaliser celles qui sont compatibles avec leur coût.» Une remarque que les élus reconnaissent volontiers en coulisse. «Certains départements sont endettés à hauteur de 100 millions par an. Pourraient-ils doubler cet endettement?», s’interroge Philippe Duron. Priorité sera donnée surtout à de grands projets jugés peu glamour: ces «nœuds ferroviaires» qui vont désengorger le trafic des trains de banlieue et des grandes lignes aux abords des grandes gares (Saint-Lazare et gare de Lyon à Paris, La Part-Dieu à Lyon, Saint-Charles à Marseille…). Des chantiers «ingrats» mais qui se chiffrent en milliards d’euros. D’autres projets sans paillettes font aussi partie des urgences: l’amélioration des liaisons portuaires qui devraient à terme accroître la compétitivité des Ports du Havre et de Marseille-Fos, ou encore les aménagements routiers et fluviaux. D’autres grands projets sont échelonnés dans un deuxième temps, entre 2030 et 2050, comme la ligne nouvelle Paris-Normandie ou la ligne Marseille-Nice. D’autres sont repoussés au-delà comme la construction des branches ouest et sud de la LGV Rhin-Rhône ou encore la ligne Toulouse-Narbonne. La commission Mobilité 21 dont les propositions seront soumises au Parlement a fait les comptes: deux scénarios budgétaires sont envisagés. Le premier table sur les ressources actuelles de l’Agence de financement des infrastructures de France (AFITF), soit 1,9 milliard par an. Le deuxième, plus optimiste qui permettra notamment d’engager la construction de Bordeaux-Toulouse, prévoit 2,3 milliards par an. Soit un effort supplémentaire de Bercy de l’ordre de 400 millions par an. Le ministre des Transports penche pour l’optimisme. Bercy freine des quatre fers.

 

Duflot: la loi pour « redorer l’image des professions immobilières » !

Duflot: la loi pour   »redorer l’image des professions immobilières » !

Cécile Duflot a tenté de calmer les esprits échaudés, ce lundi 24 juin. Interrogée, sur BFMTV, sur le projet de loi sur l’urbanisme et le logement qu’elle présentera mercredi 26 juin en Conseil des ministres, elle a déclaré qu’il s’agit « d’une loi juste, qui vise à supprimer un certain nombre d’excès et de dérapages qui pèsent sur les locataires mais aussi, dans certains cas, sur les propriétaires ». Un ensemble de mesures est prévu dans ce but. Parmi elles, l’encadrement des loyers à la relocation, ou encore la réduction des frais d’agences. Problème: les professionnels de l’immobilier se sont sentis stigmatisés. Jean-François Buet, président de la FNAIM, une des principales fédérations, a ainsi annoncé que sa fédération ne participerait plus aux observatoires des loyers, le dispositif mis en place, en décembre 2012, par la ministre du Logement.  En cause, plus particulièrement: les déclarations de la ministre dans Le Parisien mercredi 12 juin. Cécile Duflot affirmait alors vouloir mettre fin aux abus des professionnels.  « Ce qui l’a choqué, et je peux le comprendre, ce sont les propos qui peuvent être tenus sur les pratiques de certains agents immobiliers », a rappelé Cécile Duflot. Ces agents « sont une des professions qui bénéficient de la plus mauvaise image, je n’y peux rien, c’est une réalité », a-t-elle enchaîné. Cécile Duflot a jugé que cette « réalité est le fait d’abus et d’excès de certains agents, mais pas de tous ». Ce pourquoi « l’objet de cette loi est aussi de redorer l’image des professions immobilières », en montrant qu’ »une grande partie d’entre eux exerce bien son métier ». La ministre a ensuite rappelé que « dans certains endroits les niveaux des loyers sont incompatibles avec les niveaux des revenus ». « Les loyers à la relocation en Ile-de-France ont augmenté de 40% en 10 ans », a-t-elle détaillé. « C’est pour cela que nous allons mettre en place l’encadrement des loyers », a-t-elle conclu.

 

Barroso : la gauche c’est comme l’extrême droite

Barroso : la gauche c’est comme  l’extrême droite

 

La Commission européenne emploie de curieux argument pour défendre son très libéral président , Barroso (par ailleurs ancien maoïste !) , elle a réagi avec virulence lundi aux dernières attaques contre son président, en assimilant une partie de la gauche française à l’ extrême droite, en pleine polémique en France sur une nouvelle poussée du Front national. « Quand il s’agit de réformes économiques, d’ouverture, de mondialisation, de l’Europe et de ses institutions, certains souverainistes de gauche ont exactement le même discours que l’extrême droite », a lancé le président de la Commission, José Manuel Barroso, au cours d’un point de presse.  Il réagissait à une offensive menée contre lui par le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg. Commentant dimanche la progression de l’extrême droite à l’issue d’une élection partielle dans le sud de la France, M. Montebourg avait accusé M. Barroso d’être « le carburant du Front national » pour avoir récemment qualifié la position française sur l’exception culturelle de « réactionnaire ».   »Il faudrait que certains responsables politiques français abandonnent certaines ambiguïtés vis-à-vis de l’Europe et la défendent davantage vis-à-vis du nationalisme, du populisme, voire du chauvinisme », a aussi déclaré un porte-parole, Frédéric Vincent.  M. Montebourg, qui s’était fait pendant la campagne présidentielle française le chantre de l’antimondialisation, a aussi accusé la Commission d’agir contre les peuples européens et de donner ainsi « raison à tous les partis souverainistes et anti-européens ». Une autre ministre, l’écologiste Cécile Duflot, a dénoncé lundi une Europe « gendarme qui regarde de haut les pays ».  Les critiques viennent également du propre camp de M. Barroso. Alain Juppé a ainsi qualifié l’attitude du président de l’exécutif européen de « totalement archaïque ». « Il faut exiger dans les relations commerciales la réciprocité (…) Voilà pourquoi je dis que le président de la Commission européenne date un peu du siècle dernier », a déclaré l’ancien Premier ministre de droite.  En mai, quelques jours après une visite à Bruxelles, le président François Hollande s’en était pris à la Commission en affirmant qu’elle n’avait « pas à dicter à la France » ce qu’elle avait à faire en matière de réforme des retraites.  Avec Paris, « on passe de la félicitation absolue à des mises en cause violentes », a commenté lundi une source européenne, ajoutant que la France était « le seul pays qui réagit comme un électrocardiogramme ».  Lundi, le centriste François Bayrou a pointé un « problème majeur de ligne gouvernementale », et le patron du principal parti de droite, Jean-François Copé (UMP), a dénoncé « l’incohérence » du gouvernement.  Ce nouvel accrochage survient sur fond de tensions persistantes entre Paris et Bruxelles sur la réduction des déficits français et les réformes structurelles. M. Barroso, qui verra M. Hollande jeudi lors du sommet européen, s’en est pris lundi à ceux qui « essaient de faire de la Commission le bouc émissaire de leurs propres difficultés ».  Mais les traditionnelles critiques contre la Commission se sont transformées récemment en attaques personnelles contre son président. Outre les charges de certains cinéastes et de M. Montebourg, très mal vécues à Bruxelles, des élus comme le socialiste Jean-Christophe Cambadélis ou l’ancienne ministre UMP Rachida Dati n’ont pas hésité à demander le départ de M. Barroso.  Derrière l’homme, c’est l’institution et l’UE qui sont visées, estime une source européenne. Fidèle à sa ligne anti-européenne, la présidente du FN, Marine Le Pen, a souligné lundi que le problème n’était pas M. Barroso. « José Manuel Barroso est une catastrophe pour notre pays et notre continent, mais il l’est d’abord et avant tout parce qu’il est l’homme d’un système européen devenu fou », a-t-elle dit.  De son côté, M. Barroso a une nouvelle fois tenté de relativiser ses déclarations sur l’exception culturelle. « Mes propos ont été mal compris », s’est-il défendu en s’élevant contre une « polémique absurde ». « J’ai toujours dit que l’exception culturelle, c’est sacré, qu’on ne doit pas faire de marchandage avec la culture. Comme si moi-même et la Commission étions contre la diversité culturelle, c’est faux, absolument faux », a-t-il martelé.

 

La ministre de l’exclusion ne veut pas payer son repas au restaurant ; une bonne manière de lutter contre l’exclusion

La ministre de l’exclusion ne veut pas payer son repas au restaurant ; une bonne manière de lutter contre l’exclusion

35 euros dans un restaurant chic de Marseille ! Trop cher pour la ministre l’exclusion qui veut payer seulement 15 euros. La ministre a raison d’autant que la plupart du temps comme ses collègues ministres ou parlementaires, elle a l’habitude de ne rien payer (petits avantages en plus des 10 000 euros mensuels). Les repas devraient être  gratuits, pour tous même dans les restos chics ! Un restaurateur marseillais a donc porté plainte contre la ministre déléguée aux Personnes handicapées et à la Lutte contre l’exclusion, Marie-Arlette Carlotti, l’accusant d’avoir organisé un dîner dans son établissement sans régler l’addition. Selon Le Point.fr, mardi 11 juin, celle qui est aussi candidate à la mairie de Marseille a en effet organisé un dîner-débat le 4 mai au Don Corleone, « un restaurant chic de la cité phocéenne ». Un dîner qui a tourné au vinaigre, puisque deux participants en sont venus aux mains avant le dessert, provoquant une bousculade et, accessoirement, l’exfiltration de la ministre par les policiers du service de protection des hautes personnalités (SPHP). « Le restaurateur s’est alors retrouvé avec sa note non payée », raconte le site internet de l’hebdomadaire. « La collaboratrice de Marie-Arlette Carlotti m’a rapidement rassuré et a laissé un message vocal pour dire que, malgré les incidents, la ministre réglerait la note », témoigne le patron du restaurant. Mais un mois plus tard, l’addition, qui s’élève à 1 120 euros, reste impayée. Toujours selon le restaurateur, les collaborateurs de la ministre auraient fait savoir que, faute de dessert, ils ne régleraient pas la totalité de la note. « Selon une source judiciaire marseillaise, la ministre discuterait du prix, ne souhaitant régler que 15 euros le repas au lieu des 35 réclamés par le restaurateur », précise Le Point.fr.  Evoquant « une escroquerie », Marie-Arlette Carlotti a fait savoir qu’elle portait plainte pour dénonciation calomnieuse. Sur son blog, la ministre affirme qu’elle n’était pas « la force invitante » du dîner, et qu’il est donc « normal que les personnes présentes règlent leur part ».

 

Emploi : la mutation des contrats d’avenir pour camoufler le chômage

Emploi : la mutation des contrats d’avenir pour camoufler le chômage

 

Au départ les contrats d’avenir étaient destinés au plus défavorisés dans des emplois d’administration ou d’associations d’intérêt public, Ils ont ensuite été étendus au privé et maintenant aux plus qualifiés ; En clair, c’est un dévoiement d’objectifs car ces contrats ne marchent pas. Pour le privé et les plus qualifié cela va en fait constituer un effet d’aubaine et ne résoudra rien sur le plan du chômage. La signature de 100.000 emplois d’avenir est toujours prévue d’ici la fin de l’année, mais devant la lenteur de leur mise en route – 33.000 auront été signés fin juin – François Hollande a décidé d’élargir le dispositif aux jeunes qualifiés des zones sensibles. «J’ai demandé au ministre du Travail de faire l’usage de toutes les souplesses permises par la loi pour donner du travail aux moins qualifiés, et aussi aux plus qualifiés des zones sensibles», a-t-il expliqué. Les emplois d’avenir étaient initialement destinés aux jeunes non qualifiés, et devaient être pourvus dans les secteurs public et associatif. S’agissant des contrats de génération, la seconde mesure phare de François Hollande pour l’emploi, «1000 sont actuellement signés chaque semaine» a-t-il précisé.

Kadhafi a bien financé la campagne de Sarkozy (Médiapart)

Kadhafi a bien financé la campagne de Sarkozy (Médiapart)

 

Mohammed Ismail, l’ancien directeur de cabinet de Saïf al-Islam Kadhafi, révèle à Mediapart le circuit bancaire utilisé par le régime libyen pour financer la campagne de Nicolas Sarkozy. Il livre le nom de la banque, point de départ de l’argent : la North Africa Commercial Bank, à Beyrouth. Il affirme qu’un compte de l’intermédiaire Ziad Takieddine ( ami de Copé incarcéré) ;  compte ouvert en Allemagne a également été utilisé. Par ailleurs Le diplomate Moftah Missouri, ancien interprète de Kadhafi, révèle ce soir, dans l’émission Complément d’enquête (France 2), avoir appris que le régime libyen avait versé « une vingtaine de millions de dollars » à Nicolas Sarkozy, à l’occasion de sa campagne de 2007. Le diplomate confirme l’authenticité du document officiel libyen dévoilé par Mediapart le 28 avril 2012. Selon cette note datée du 10 décembre 2006, la Libye avait décidé « d’appuyer la campagne électorale » de M. Sarkozy.

Parlement : la grande magouille des assistants

  • Parlement : la grande magouille des assistants parlementaires

     

     

    Que font les parlementaires de l’enveloppe pour rémunérer leurs assistants (7000 euros mensuels pour le sénat, 9000 pour l’assemblée), ils peuvent effectivement rémunérer un véritable assistant ou  mettre dans leur poche cette somme ; par ailleurs on peut s’interroger sur la nécessité de ces assistants. Il y a en effet 900 parlementaires en France, ce devrait être suffisant pour effectuer le travail législatif s’il n’y avait pas le cumul des mandats. Un cumul des mandats qui mange le temps des élus qui ne sont en réalité compétents sur pas grand-chose, ni au plan local, ni au plan national. Il suffit pour s’en persuader d’écouter les débats souvenait du niveau du café du commerce. En plein débat sur le projet de loi sur la transparence de la vie politique, un discret alinéa d’un amendement adopté cette semaine par l’Assemblée pourrait bien revêtir une importance capitale. Les assistants parlementaires pourraient devoir rendre publique leur identité, alors que publier leurs noms n’est pas obligatoire pour le moment. Conséquence, impossible donc de savoir qui travaille pour quel parlementaire, une véritable porte ouverte au copinage et aux emplois fictif, révèle des témoignages RMC. Les parlementaires possèdent en effet une enveloppe mensuelle (7 000 euros pour un sénateur, 9 000 euros pour un député) pour rémunérer leurs collaborateurs. Si l’argent ne peut pas servir à autre chose, certains parlementaires l’utilisent malgré tout de manière assez opaque, car il n’existe aucun contrôle sur le nombre de collaborateurs par élu ou le montant de leurs salaires. Un exemple frappant de l’absence de contrôle aujourd’hui est qu’il n’existe aucun chiffre précis du nombre de collaborateurs parlementaires, même si on l’estime à 2 400 chez les députés, 1 000 chez les sénateurs (qui ne sont pas fonctionnaires). Résultat, certains font parfois d’étranges découvertes. Ainsi, Patricia travaillait pour un sénateur lorsqu’elle a découvert un emploi fictif. « A ma demande d’augmentation de salaire, il m’a répondu que nous n’étions pas trois collaborateurs contrairement à ce que je pensais, mais quatre », témoigne-t-elle sur RMC. « La personne avait un emploi fictif qui grappillait une part de mon salaire et de celui de mes collègues ». Et le « poste », a-t-elle aussi appris plus tard, n’était pas occupé par n’importe qui. « C’était l’épouse d’un autre élu qui n’a jamais travaillé pour le sénateur. Je ne l’aurais jamais su je n’avais rien demandé ». Rien n’oblige en effet dans la loi les élus à justifier comment ils dépensent la somme. « Tel sénateur embauche le fils d’un autre, et réciproquement. Tous ces arrangements, c’est toute la partie obscure qui explique les réticences d’une minorité de parlementaires pour que ça change », raconte une autre assistante parlementaire pour qui l’obligation de publier les noms des collaborateurs parlementaires, prévue par la loi sur la transparence de la vie publique, ne suffira à changer cela. « On ne sait, figurez-vous, même pas le nombre de collaborateurs salariés, le chiffre n’est pas connu », s’étonne Jean-Jacques Urvoas, député socialiste du Finistère, rapporteur du projet de loi sur la transparence de la vie publique qui propose de rendre public l’identité de chaque assistant parlementaire. « Tout peut être imaginé. Dans un rapport du vice-président de l’Assemblée nationale, il n’est pas exclu que des collaborateurs qui ne bénéficient pas d’un salaire très important puissent à côté se livrer à des activités privées qui pourraient s’assimiler à du lobbying. C’est typiquement du conflit d’intérêt, ce que ce texte cherche à dénoncer. Quand on va publier les noms, peut-être que des parlementaires vont se mettre à régulariser des situations qu’ils peuvent avoir du mal à défendre publiquement ». Car le conflit d’intérêt est une autre facette des risques que présente l’opacité actuelle. De nombreux assistants parlementaires sont embauchés à mi-temps. Et de même qu’il est impossible de connaître leur identité, il est impossible de connaître la nature de leur second mi-temps. Myriam Savy, chargée des questions de transparence chez Transparency International France, remarque que si « beaucoup de collaborateurs parlementaires sont à temps partiel, il faut bien qu’ils arrivent à trouver un complément de revenu. La situation qui existe relativement souvent, c’est de faire de la veille législative pour un cabinet de lobbying, ou même d’être avocat. Donc quand on est chargé de conseiller son député, de l’aider à rédiger des amendements, alors que de l’autre côté on est employé par des intérêts privés, il y a effectivement risque de conflit, mais on ne peut pas le savoir. Au Parlement européen, vous allez sur la fiche du député et vous avez le nom de ses collaborateurs parlementaires. En France, non, vous ne pouvez pas le savoir ».

Emploi : la mort de l’inversion du chômage de Hollande (INSEE)

Emploi : la mort de l’inversion du chômage de Hollande (INSEE)

La prédiction de Hollande sur l’inversion s’écroule avec cette confirmation de la hausse du chômage pour 2013. Un chômage record de l’ordre de 11%. Le nombre de destructions d’emplois dans le secteur marchand n’a été que de 8.000 au premier trimestre, ce qui constitue une « surprise » positive pour l’Insee, mais qui ne devrait pas durer. L’institut s’attend ainsi à 29.000 destructions d’emplois marchands au deuxième trimestre, 42.000 au troisième et 34.000 au quatrième, portant le nombre total à -113.000 sur l’année. « La hausse du chômage se ferait néanmoins à un rythme moins soutenu qu’en 2012 du fait de la forte augmentation du nombre de bénéficiaires d’emplois aidés, notamment au second semestre », précise Jean-François Ouvrard. De 10,4% au premier trimestre (10,8% avec les Dom), le taux de chômage poursuivrait sa hausse, à raison de 0,1 point par trimestre, pour terminer l’année à 10,7% en métropole et 11,1% avec les départements d’Outre-mer. Ces taux s’approcheraient ainsi des plus hauts niveaux récents de 10,8% (et 11,2% avec les Dom) enregistrés en 1997. Alors que François Hollande a confirmé jeudi son souhait d’inverser « durablement » la courbe du chômage à la fin de l’année mais comme il a aussi reconnu que la réalité sera différente mieux vaut sans doute faire confiance aux chiffres qu’à ses « convictions ». Les experts de l’Insee estiment qu’il faudrait une croissance économique comprise entre 1% et 2% pour  parvenir à une inversion.

Retraite- Hollande : la retraite à 69 ans

Retraite- Hollande :  la retraite à 69 ans

En clair Hollande a annoncé un allongement des cotisations, vraisemblablement 44 ans, d’où en moyenne un départ à 69 ans à taux plein. Le président François Hollande a en effet estimé jeudi que l’allongement de la durée de cotisation était « la mesure la plus juste à condition qu’elle soit appliquée à tous », dans le cadre de la réforme des retraites. « Prolonger la durée de cotisation est la mesure la plus juste à condition qu’elle soit appliquée à tous et à tous les régimes », a-t-il déclaré lors de son discours ouvrant la conférence sociale.  Pour combler le déficit des régimes de retraite qui doit s’élever à 20 milliards d’euros en 2020, « les efforts devront être équitablement répartis », a-t-il rappelé.  Mais l’allongement de la durée de cotisation, actuellement de 41,5 ans pour une retraite à taux plein, doit aussi « tenir compte de la pénibilité des tâches », selon lui.  Un autre élément « doit être dans la discussion », c’est « l’allongement de la période des études qui appellera nécessairement un effort contributif calculé d’une manière différente d’aujourd’hui », a poursuivi le chef de l’Etat.   »Etre responsable », c’est « tirer toutes les conséquences de cette chance formidable qu’est l’allongement de l’espérance de la vie », a-t-il affirmé.  Dans ce cadre, l’autre option évoquée est d’ »augmenter l’âge légal de départ à la retraite » mais « j’ai considéré que cela revenait à pénaliser ceux qui ont commencé tôt à travailler », a-t-il estimé.  Pendant sa campagne, François Hollande s’était engagé à ne pas reculer davantage l’âge légal de départ à la retraite, fixé depuis la réforme de 2010 à 62 ans.   »L’enjeu » c’est aussi « le travail des seniors »: « si nous ne parvenons pas à retenir les seniors dans l’emploi alors nous n’aurons fait qu’augmenter la durée du chômage pour les plus de 60 ans sans faire d’économies pour le régime général », a ajouté François Hollande.  Au-delà du principe de « responsabilité », le « second principe, c’est la justice » car « les inégalités sont encore nombreuses dans notre système et notamment au détriment des femmes mais aussi des travailleurs qui ont connu des métiers pénibles », a-t-il souligné.  Par ailleurs, « les modalités de liquidation de la retraite sont différentes » entre le public et le privé, a reconnu le chef de l’Etat.  Mais « la durée comme le taux de cotisation sont les mêmes et surtout – c’est ce que le rapport (Moreau) fait apparaître- le taux de remplacement (différence entre le salaire et la pension) servi aux fonctionnaires est équivalent à celui d’un salarié du secteur privé », a-t-il précisé.  Ainsi, « il ne s’agit pas de faire silence sur le sujet mais de regarder objectivement la réalité et de voir les conclusions qu’il convient d’en tirer ».  Selon lui, « parler des retraites c’est envoyer un message de confiance et non pas de peur ».  La concertation avec les partenaires sociaux officiellement lancée lors de cette conférence sociale « pourra durer tout le mois de juillet et si c’est nécessaire une partie du mois d’août » puis « le gouvernement fera connaître ses choix à la rentrée », a-t-il précisé.  La réforme des retraites « ne nous est imposée par personne » et « s’il y a une réforme des retraites, ce n’est pas parce qu’elle nous aurait été exigée dans le cadre d’un programme de stabilité », a martelé le président.  Pour lui, « il s’agit tout simplement de la solidarité entre les générations et du message que nous devons adresser à la jeunesse par rapport à son avenir ».

 

Patrimoine : la transparence opaque votée par l’assemblée, une belle hypocrisie

Patrimoine : la transparence opaque votée par l’assemblée, une belle hypocrisie

 

De vrais petits malins ces députés qui ne veulent qu’on sache qu’ils sont riches en tout cas beaucoup plus riches que la moyenne de leurs électeurs et qui vivent bien de la politique dont ils ont fait un métier. Même des gens qui se disent très à gauche  contestent cette dénonciation  comme le président de l’assemblée, Claude Bartolone ( très à gauche ?  Tu parles, un fabusien, on rigole ; Fabius dont le fils a réussi à acheter un appartement de 7 millions à Paris sans payer d’impôt sur le revenu) qui a réussi à imposer au gouvernement que la déclaration ne soit pas publique. L’Assemblée nationale a donc voté mercredi soir l’article du projet de loi sur la transparence obligeant quelque 7.000 élus et hauts fonctionnaires à faire une déclaration de patrimoine et d’intérêts. Il s’agit notamment des maires de villes de plus de 20.000 habitants, des maires-adjoints de celles de plus de 100.000 habitants, des présidents de conseils généraux, régionaux ou d’intercommunalités, des parlementaires européens, des membres des cabinets ministériels, des hauts fonctionnaires nommés en Conseil des ministres et des dirigeants d’entreprises publiques.  Toutes ces personnalités seront ainsi soumises à la même obligation de déclaration de patrimoine et d’intérêts déjà votée la veille par l’Assemblée pour les parlementaires.  Aux termes d’un autre article du projet, les déclarations d’intérêts seront publiées. Quant aux déclarations de patrimoine, seules celles des élus exerçant une fonction exécutive locale seront consultables en préfecture (mais non publiées) dans les mêmes conditions que celles des parlementaires. Celles des autres personnalités resteront confidentielles.

 

Retraites: la commission européenne contre la hausse des cotisations

Retraites: la commission européenne contre la hausse des cotisations

 

 

Bruxelles se veut rassurante, tout en mettant discrètement la pression. Mardi 18 juin, Olli Rehn, le commissaire européen aux affaires économiques et monétaires, s’est déclaré certain que la France adopterait une réforme ambitieuse de son système de retraites, une des conditions qu’il a posées pour accorder à Paris un répit de deux ans, afin de ramener son déficit public à 3% du PIB. « Nous travaillons très bien avec le gouvernement français », a-t-il avant son audition par la commission des Affaires étrangères et européennes de l’Assemblée nationale.  « Nous avons recommandé une réforme ambitieuse en ce qui concerne le système de retraites et je suis sûr qu’il y aura une telle réforme en France dans un avenir proche », a ajouté le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires. Olli Rehn a également jugé devant les parlementaires qu’une hausse des cotisations pour équilibrer les comptes sociaux doit être si possible évitée, et que le coût du travail doit, lui, être abaissé. « La commission croit que le coût du travail doit être réduit, surtout en France où il y a des défis à relever dans le domaine de la compétitivité », a dit Olli Rehn. Ajoutant : « accroître les cotisations sociales afin de financer le système de sécurité sociale aurait un impact négatif sur la compétitivité de la France et de son marché du travail et donc devrait être évité si possible ».

 

Cohn-Bendit : la gauche est dans le potage

Cohn-Bendit : la gauche est dans le potage  

Le député européen Daniel Cohn-Bendit, a jugé que la présence d’un candidat Europe Ecologie-les Verts au première tour de la législative dans la troisième circonscription du Lot-et-Garonne était « un épiphénomène », imputant le « mauvais résultat » du PS au fait que l’électorat de gauche est « désorienté face à la politique » de François Hollande. Alors qu’on lui demandait sur RMC si la présence d’un candidat EELV avait empêché le PS de se maintenir au second tour, M. Cohn Bendit a répondu: « c’est possible, mais c’est pas la raison du mauvais résultat aux élections ». Lors de la présidentielle de 2012, « Eva Joly (ne) s’est pas retirée, ça (n)’a pas empêché François Hollande de faire un bon score. C’est pas ça le problème, qu’il se retire ou pas, j’en sais rien, c’est un épiphénomène », a-t-il poursuivi. Pour le député européen, « en ce moment, la gauche profonde, qu’elle soit écologiste qu’elle soit socialiste, qu’elle soit je-ne-sais-quoi, est complètement désorientée face à cette politique ».

 

La banque Reyl dément

La banque Reyl dément  

Le document cité par la radio française Europe 1 dans le cadre de l’enquête en France sur la banque suisse Reyl est un faux, a annoncé dimanche à l’AFP l’établissement genevois, disposé à fournir des preuves aux autorités judiciaires. « A la suite de l’évocation par Europe 1 sur son antenne le vendredi 14 juin et de sa publication sur son site internet d’un document qui émanerait de notre Groupe et étayerait les affirmations de M. Pierre Condamin-Gerbier nous concernant, nous avons procédé à une vérification approfondie de nos archives », explique la banque Reyl dans un communiqué.   »Il en ressort sans l’ombre d’un doute que le document (…) a été grossièrement falsifié, dans le but d’en altérer le contenu et la signification », assure-t-elle.  La banque genevoise assure avoir « les moyens de démontrer cette falsification et tient les éléments de preuves à la disposition des autorités judiciaires qui pourraient les lui demander, sans préjudice des actions qu’elle pourrait elle-même intenter ».  Fin mai, le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire contre X visant les activités de la banque Reyl.  Confiée aux juges Renaud van Ruymbeke et Roger Le Loire, l’enquête pour « blanchiment de fraude fiscale » fait suite aux déclarations, le 18 avril devant les juges, d’un ancien cadre de la banque, Pierre Condamin-Gerbier, interrogé comme témoin dans l’affaire Cahuzac.  Sans citer de nom, M. Condamin-Gerbier, ancien cadre de la banque Reyl et responsable de l’UMP (Union pour un mouvement populaire) en Suisse jusqu’en 2009, avait indiqué que d’autres contribuables français avaient des avoirs dans cette banque.  M. Condamin-Gerbier a encore affirmé jeudi, lors d’une audition à huis clos devant des députés travaillant sur le projet de loi contre la fraude fiscale, disposer d’une liste « d’une quinzaine » de noms d’ex-ministres ou d’actuels ministres détenteurs d’un compte en Suisse et a estimé que l’ex-ministre du Budget Jérôme Cahuzac, mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale, n’était qu’un « fusible ».  Il a aussi déclaré que ses documents, « des éléments de preuve », avaient été remis à une tierce partie.  A la suite de quoi, vendredi, Europe 1 a fait état d’un document à en-tête de la banque suisse, exposant les modalités d’une transaction entre un homme politique français et un homme d’affaires.

 

Exception culturelle : la France « totalement réactionnaire » (Barroso)

Exception culturelle : la France « totalement réactionnaire » (Barroso)

Cela ne va vraisemblablement pas réchauffer les relations, déjà dégradées, entre Paris et Bruxelles. Ce lundi 17 juin, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a violemment critiqué la volonté de la France d’exclure le secteur audiovisuel du mandat de négociations commerciales avec les Etats-Unis, qualifiant cette attitude de « réactionnaire ». « Cela fait partie de ce programme antimondialisation que je considère comme totalement réactionnaire », a-t-il déclaré, dans un entretien publié par l’International Herald Tribune. Le président de la Commission européenne a indiqué qu’il était favorable à la protection de la diversité culturelle mais sans mettre un cordon autour de l’Europe. « Certains (de ceux qui défendent l’exception culturelle) disent être de gauche mais ils sont en fait extrêmement réactionnaires », a-t-il insisté. Les défenseurs de l’exception culturelle  » ne comprennent pas les bénéfices qu’apportent la globalisation (des échanges) y compris d’un point de vue culturel, pour élargir nos perspectives et avoir le sentiment d’appartenir à la même humanité », a-t-il dit. Après treize heures de négociations ininterrompues, les ministres européens en charge du Commerce extérieur ont donné vendredi soir leur feu vert à la Commission européenne pour qu’elle lance les négociations avec les Etats-Unis sur un nouvel accord de libre-échange. Pour parvenir à l’unanimité, ils ont accepté, comme l’exigeait la France, d’exclure complètement le secteur audiovisuel des discussions. Le commissaire européen au Commerce, Karel De Gucht, qui conduira les négociations avec Washignton au nom de l’UE, souhaitait inclure l’audiovisuel dans son mandat, afin de ne donner aucun prétexte aux Américains pour qu’ils refusent toujours l’accès à certains marchés fermés aux entreprises européennes.

 

Dati: « La droite a un problème avec le peuple »

Dati: « La droite a un problème avec le peuple »

Eclair de lucidité chez Dati ou manœuvre pour se faire de la place parmi l’oligarchie politique diplômée. En tout cas une analyse lucide vis-à-vis de Le Pen qui vaut pour la droite mais aussi pour le PS.   »Mêmes diplômes », « mêmes cercles », « mêmes milieux »: l’ancienne ministre de la Justice Rachida Dati affirme dans une tribune au JDD que la « droite a un problème avec le peuple » et qu’elle « doit se réveiller » au risque de laisser un « boulevard à Marine Le Pen ». Selon la vice-présidente de l’UMP, « alors que la gauche est au plus bas, il n’y a pas de désir de revoir la droite au pouvoir ». Elle en veut pour preuve de récents sondages qui placent le FN juste derrière l’UMP ou à égalité aux prochaines élections européennes, en mai 2014.  Alors que « le général de Gaulle, Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac ou Nicolas Sarkozy ont tous, à un moment donné, réussi à forger un lien fort avec le peuple », « la droite a sans doute aujourd’hui un problème avec le peuple », ajoute-t-elle.   »La défaite à la présidentielle a été le point de départ de cette crise. On est tombé dans le piège tendu par la gauche, et on a parlé de droit d’inventaire, de droitisation et même de +buissonisation+ (référence à Patrick Buisson, ndr), lorsqu’on aurait dû regarder en face la France, les Français, les valeurs qu’ils souhaitent que nous défendions, au lieu d’en être gênés et de nous en éloigner », explique-t-elle.   »La droite doit se réveiller », insiste-t-elle. « Aujourd’hui, nous régressons! Les mêmes diplômes, les mêmes cercles, les mêmes milieux, les mêmes têtes se distribuent entre eux les postes, les investitures et les mandats ».  A défaut de ce réveil, « Marine Le Pen aura un boulevard: aux municipales, aux européennes et peut-être même au-delà. Nous ne pourrons nous en prendre qu’à nous-mêmes. Nous serons alors coresponsables du déclin moral et politique de la France. Et dans l’inventaire, nous serons tous au passif! », conclut l’ancienne garde des Sceaux (2007-2009

 

Retraites, fiscalité : la purge qui va tuer la croissance et l’emploi

Retraites, fiscalité : la purge qui va tuer la croissance et l’emploi

 

Indifférent à toute logique économique ,le gouvernement continue d’appliquer l’austérité voulue par l’Europe ; En fait une purge qui va tuer croissance et emploi. L’INSEE lui même vient de faire des projections économiques, la croissance ne dépassera pas 1.5% par an en moyenne jusqu’en 2025. Or c’est le seuil à parti duquel on peut recréer des emplois en fonction de l’évolution démographique et de la productivité. Aujourd’hui il y a officiellement 3 millions de chômeurs mais 5 millions avec les petits boulots et au moins 7 millions avec le RSA et l’allocation handicapé. C’est donc près de 10 millions de chômeurs qu’il faudra compter en 2025 ; mécaniquement les recettes fiscales seront insuffisantes pour combler les déséquilibres publics (Assedic, retraites, maladie, budget etc.). Moins d’emplois, c’est moins de pouvoir d’achat, moins de consommation, moins de croissance. Bref le cercle vicieux que ne veut pas comprendre l’Europe qui parallèlement doit réaliser des reformes de structures pour retrouver la compétitivité ; En vérité les responsables politiques sont dans le cirage le plus complet et ne comprennent rien aux réalités économiques et sociales. Ils écoutent « les experts » pour beaucoup incapables de comprendre la complexité de la crise actuelle et l’interdépendance des facteurs explicatifs. Alors on traite les problèmes bout par bout, jamais à fond en ignorant les effets systémiques. Certains de ces experts ont depuis longtemps quitté leurs laboratoires de recherche au profit des plateaux télé et des conférences patronales largement rémunérées ; il ne font que répéter bêtement ce qui se raconte dans les salons parisiens. . C’est aussi une crise de l’expertise ; une incapacité non seulement à analyser la dynamique systémique qui nous conduit au déclin mais surtout à faire le lien entre les dimensions macro-économique et micro économique; en clair  à faire la relation entre les décisions centrales et le terrain. Un seul petit exemple, alors qu’on se penche sur les financements à l’investissement, on oublie de traiter l’existant comme la difficulté de trésorerie des PME, complètement asphyxiées par les banques. Cela en dépit des masses de liquidités consenties par la BCE et qui ne servent qu’à soutenir artificiellement les marchés financiers. Crise politique donc, crise de l’expertise et en plus crise sociétale quand les élus n’ont plus aucune crédibilité, parfois aucune légitimité quand ils confondent  enrichissement personnel et intérêt général. Une preuve ; le refus des parlementaires de rendre public leur patrimoine. Pas étonnant quand on sait qu’un parlementaire maire d’une grande ville dispose d’un revenu de 80 000 euros par mois plus tous les autres avantages.

Premier vol pour l’A350 : la reconquête des longs courriers

Premier vol pour l’A350 : la reconquête des longs courriers

Sur  la piste de l’aéroport de Toulouse-Blagnac, l’A350-900 devrait effectuer son premier décollage. Si le temps le permet, il restera environ quatre heures en l’air, survolant le sud-ouest de la France et l’Atlantique. Un premier vol, c’est un peu un round d’observation, l’idée est de voir si l’avion réagit de la même façon que ce qui a été observé dans les simulations informatiques. Des milliers de mesures vont être enregistrées puis analysées par les ingénieurs d’Airbus. Pour être complet, l’A350-900 volera à différentes altitudes et à différentes vitesses. La programmation de ce premier vol d’essai, à trois jours de l’ouverture du salon aéronautique du Bourget, n’est pas anodine : c’est un signal envoyé au concurrent américain Boeing. L’entreprise européenne compte bien sur son nouveau bijou pour entamer la reconquête sur le marché des long-courriers. Tom Enders, le patron d’EADS, la maison mère de l’avionneur, a d’ailleurs estimé jeudi qu’Airbus devrait décrocher plusieurs centaines de commandes au Bourget. Plus léger que la gamme Dreamliner de Boeing, l’Airbus A350-900 dispose d’une autonomie de près de 16.000 kilomètres sans escale et pourra emmener entre 270 et 350 personnes par vols. Il devrait être mis en circulation d’ici la fin de l’année 2014.

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