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Assurance –vie : la réforme

Assurance –vie : la réforme

 

Le  rapport sur l’épargne a été dévoilé, mardi 2 avril, par ses deux auteurs, les députés (PS) Karine Berger et Dominique Lefebvre. Invité de BFM Business, mercredi 3 avril, ce dernier a défendu le nouveau type de contrat d’assurance-vie qui pourrait être créé, en plus des deux existants. Actuellement, seuls les contrats en euros (sans risque mais à faible rendement) et les contrats en unité de compte (risqués mais à plus fort rendement) sont à disposition de l’épargnant. Les deux députés veulent un type de contrat intermédiaire, qui n’offrirait la garantie du capital qu’au bout de huit ans, mais avec un rendement supérieur aux contrats en euros. « Nous avons une épargne financière des ménages abondante« , constate Dominique Lefebvre, « principalement placée en assurance-vie, dans des contrats en euros qui sont en réalité liquides, puisque l’assureur doit garantir à tout moment à l’épargnant le retrait possible« . Et ce, alors même que « l’épargnant a une durée de placement d’environ 10 ans en moyenne. Or, avec les nouvelles règles prudentielles, cela créé des exigences dans la location des actifs des assureurs, qui ne sont intéressantes, ni pour l’économie, ni pour l’épargnant.«   Le député socialiste estime ainsi que ce nouveau type de contrat pourrait satisfaire tous les acteurs. « Le deal, c’est la confiance« , affirme-t-il. « C’est pour cela que nous avons indiqué au gouvernement qu’il fallait garder le régime fiscal de l’assurance-vie tel qu’il était. » Et ainsi proposer un produit « qui répondra à une demande de rendement des épargnants, à une demande de garantie de capital à terme, et qui permettra aux assureurs d’investir d’avantage dans l’économie productive. » Le coauteur du rapport veut d’ailleurs croire au bon accueil de la part des professionnels. « Les assureurs le demandent, car ils sont à la recherche de rendement. Les rendements des contrats en euros ont baissé.Avec une visibilité d’un contrat à huit ans, il y a une possibilité de diversifier les actifs, et d’aller rechercher l’investissement à risque.

 

Congo: la Chine poursuit la colonisation de l’Afrique

Congo: la Chine poursuit la colonisation de l’Afrique

La France s’occupe de politique et démocratie en Afrique et pendant ce temps là la Chine fait du commerce ; La colonisation du continent  par les chinois est largement entamée avec le pillage de ressources, elle est  facilitée par la corruption de responsables africains. Les Chinois se désintéressent de la politique, de la démocratie ou du développement, ils font du.  commerce, le plus souvent en n’employant aucun africain sur place mais avec des « condamnés chinois ». Les ambassades françaises elles délaissent l’aspect économique » le commerce, c’est sale » pour nos diplomates modèle 1900 modifié 1930.  Une colonisation rampante qui laisse indifférente la communauté internationale. Les responsables congolais et chinois ont, en présence de Denis Sassou Nguesso et Xi Jinping, conclu onze accords de plusieurs millions d’euros dans les secteurs de la coopération, l’économie, la communication, les infrastructures et de la banque, d’après un document officiel reçu à l’AFP.  Ces accords s’ajoutent à ceux déjà en cours, comme le financement de plus de 500 km de route entre Brazzaville et Pointe-Noire (capitale économique) et la construction de nouveaux quartiers.  En fin d’après-midi, Xi Jinping, s’est adressé au parlement congolais.   »Nous avons la mission historique de réaliser le développement national et le bonheur de nos peuples », a-t-il dit devant l’Assemblée nationale et le Sénat réunis en congrès.   »A l’avenir le développement de la Chine sera une opportunité sans précédent pour l’Afrique; de même que le développement de l’Afrique le sera pour mon pays », a-t-il ajouté dans un discours souvent interrompu pas des applaudissements.   »Les récentes évolutions de la situation internationale nous ont non seulement apporté des opportunités de développement mais aussi posé de sérieux défis: la recherche de la paix », a poursuivi Xi Jinping, qui doit inaugurer un hôpital et une bibliothèque samedi avant son retour à Pékin. Revenu au pouvoir par les armes en 1997 après avoir été à la tête de l’Etat de 1978 à 1992, Denis Sassou Nguesso, qui aura 70 ans cette année, a été élu en 2002 et réélu en 2009 pour un deuxième septennat.  Officiellement, la France – dont l’aide a atteint plus de 24 millions d’euros en 2011 – reste le premier partenaire économique et financier du Congo: les exportations françaises ont atteint 590 millions d’euros en 2012 et la plus grande partie du pétrole est extraite par le groupe français Total.  Mais ces dernières années, la Chine, devenue première consommatrice du bois congolais, a renforcé son partenariat avec le Congo. Elle a entre autres construit un hôpital dans le sud de la capitale et étendu l’aéroport de Pointe-Noire, épicentre de l’activité pétrolière qui rapporte 5 milliards d’euros par an au pays mais où 70% des habitants vivent sous le seuil de pauvreté.  Elle a aussi bâti le très moderne aéroport Maya Maya ainsi que le barrage d’Imboulou, à 260 kilomètres au nord de Brazzaville, le plus grand du pays.  Auparavant, en Afrique du Sud, le président chinois avait participé au sommet des grands pays émergents dits Brics – Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud – et s’était rendu en Tanzanie. Lors de ces étapes, il avait souligné son attachement aux relations sino-africaines.  La Chine est devenue depuis 2009 le premier partenaire commercial de l’Afrique. M. Xi a assuré que les relations Chine-Afrique « allaient s’intensifier » sous sa présidence et rappelé que leurs échanges commerciaux avaient déjà bondi jusqu’à atteindre 200 milliards de dollars l’an dernier.   »La Chine va continuer à étendre ses investissements et poursuivre sa coopération avec l’Afrique, conformément à son engagement de fournir 20 milliards de dollars de crédits aux pays africains entre 2013 et 2015″, avait annoncé M. Xi, investi mi-mars président de la République populaire de Chine.

Dette et déficits : le dérapage qui discrédite la rigueur

Dette et déficits : le dérapage qui discrédite la rigueur

 

Théoriquement la rigueur doit permettre de redonner de la compétitivité et de soutenir la croissance, c’est en tout cas la philosophie de Bruxelles et de Hollande. Or ces efforts ne servent ni à la croissance, ni même au rétablissement des comptes. En cause, l’incapacité à réaliser les économies prévues et l’effet néfaste de la fiscalité sur les recettes fiscales ; bref un double échec Le déficit public a été ramené de 5,3% en 2011 à 4,8% du produit intérieur brut (PIB) en 2012, un résultat moins bon qu’escompté par le gouvernement (4,5%), a annoncé vendredi l’Insee dans sa première évaluation.  La dette, elle a battu un nouveau record, à 1.833,8 milliards d’euros, soit 90,2% du PIB contre 89,9% prévus.  Ce mauvais résultat, au lendemain de l’intervention télévisée du président Hollande, complique encore la tâche du gouvernement.  Ce dernier a déjà abandonné il y a un mois l’espoir de réduire les déficits à 3% du PIB dès cette année et il négocie actuellement un délai avec la Commission européenne. Bruxelles réclame en échange que le déficit public s’établisse « nettement en dessous de 3% » en 2014.   »En 2013 on sera très loin des 3% et ça va être très difficile de les atteindre même en 2014, sauf à poursuivre dans une austérité marquée, qui du coup repousserait encore la reprise », prévient Mathieu Plane, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).   »Nous sommes sur la bonne voie, on est en train de réduire les déficits », a réagi le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, convaincu que, sans les « mesures correctrices » prises l’été dernier par le nouveau gouvernement socialiste, ils « auraient été supérieurs à 5,5% ».   »Le résultat obtenu est un résultat qui, loin d’être dégradant, dénote une gestion maîtrisée des dépenses publiques », a-t-il déclaré à l’AFP. Il a fait valoir que le déficit structurel (ndlr, corrigé des effets de la conjoncture), « s’est amélioré de 1,2 point de PIB en 2012, ce qui est exactement l’engagement que nous avions pris ».  Il a souligné que le dérapage était dû en partie à la recapitalisation par les Etats de la banque franco-belge Dexia en décembre, mais aussi à la réévaluation du déficit de 2011 (5,3% au lieu de 5,2%) et à la croissance nulle.  Mais les dépenses ont également légèrement échappé à la maîtrise des pouvoirs publics, passant de 55,9% du PIB en 2011 à 56,6% en 2012, soit plus que prévu. En volume (en plus de l’inflation), elles ont progressé de 0,7% au lieu de 0,5% escompté.   »Il y a en effet un petit dérapage des dépenses », reconnaît une source gouvernementale, « qui est dû pour moitié à la croissance zéro et pour moitié à un dynamisme plus important que prévu de l’investissement des collectivités locales ». En revanche, a assuré cette source à l’AFP, « côté Etat et Sécurité sociale, les dépenses sont tenues » avec même une bonne surprise pour l’assurance maladie.  Le taux des prélèvements obligatoires est lui conforme aux prévisions, à 44,9% du PIB en 2012 après 43,7% l’année précédente, « sous l’effet de la hausse des impôts » (+5,3%), a précisé l’Insee.  L’impact de la stagnation économique a fortement pesé. « Là, on entre dans le dur », estime M. Plane. « Au début, on a coupé dans les dépenses inutiles, mais plus ça va, plus on doit tailler dans la protection sociale ou l’investissement public, avec un impact plus fort sur la croissance », observe-t-il.  Jeudi soir, François Hollande a tranché plusieurs chantiers emblématiques en cours de réflexion en allant dans le sens d’une plus grande rigueur: allongement de la durée de cotisation à la retraite et réduction des allocations familiales pour les ménages les plus aisés.  Autant de gages adressés à Bruxelles alors que la France précisera ses nouveaux engagements budgétaires d’ici la mi-avril.  Certains économistes critiquent l’effet de l’austérité sur la croissance donc l’emploi. D’autres au contraire réclament encore plus d’efforts et de rigueur.   »Il va y avoir nécessairement des politiques sur les salaires et les retraites des fonctionnaires », estime l’économiste Jean-Paul Betbèze. Pour lui, la baisse des dépenses programmée par l’Etat pour 2014, 1,5 milliard en valeur absolue hors dette et pensions, « n’est pas suffisante ». D’autant plus, dit-il, si « les dépenses des collectivités montent à proportion de ce qui est économisé par l’Etat ».

Le modèle de sauvetage de Chypre : la grande trouille de la contagion !

Le modèle de sauvetage de Chypre : la grande trouille de la contagion !

Les uns après les autres, les responsables financiers veulent rassurer et démentir les propos du président de l’Eurogroup qui avait affirmé que Chypre pouvait être un modèle en cas de crise financière ; en clair que la solution était la pontion sur des dépôts bancaires. Après le gouverneur de la banque de France, c’est le représentant français à la BCE qui y va de son couplet rassurant ;  « M. Djisselbloem a eu tort de dire ce qu’il a dit », a dit M. Coeuré à la radio Europe 1. « L’expérience de Chypre n’est pas un modèle pour le reste de la zone euro parce que la situation avait atteint une ampleur qui n’est comparable à aucun autre pays ». Dans un entretien au « Financial Times » et à une agence de presse, le président des ministres des Finances de la zone euro avait laissé entendre que la solution apportée à Chypre pourrait être répliquée dans d’autres pays fragiles de la zone euro. Quelques heures plus tard, il avait affirmé que Chypre était un cas spécifique et que le plan de sauvetage ne saurait servir de modèle au règlement d’autres problèmes à l’avenir.  Mais ses premières déclarations avaient provoqué un retournement des Bourses, qui ont terminé la séance de lundi dans le rouge, et un net fléchissement de l’euro. Le plan de sauvetage de Chypre prévoit la fermeture de la deuxième banque du pays, la Laïki, et la restructuration de la première, la Bank of Cyprus, en échange d’un prêt de 10 milliards d’euros qui sera en grande partie payé par les Etats membres, et donc les contribuables, de la zone euro. Et les titulaires de comptes dépassant 100.000 euros auprès de la Bank of Cyprus vont subir une ponction de l’ordre de 30% de leurs avoirs. « C’est une solution apportée à un problème qui était devenu désespéré. Chypre était en banqueroute, c’est quelque chose qui n’existe nulle part ailleurs dans la zone euro », a assuré M. Coeuré. « La situation était tellement particulière qu’il a fallu une solution particulière mais je ne vois pas de raison qu’on emploie les mêmes méthodes ailleurs ». « Les banques chypriotes n’étaient plus solvables, la BCE a dit qu’elle ne pouvait plus les financer. Elles redeviennent solvables grâce au soutien de l’Eurogroupe, la liquidité repart sur Chypre », a-t-il indiqué, précisant que les établissements bancaires du pays ont été soutenus pendant « plusieurs mois » à hauteur d’une « dizaine de milliards d’euros ». Selon lui, « le système chypriote a été maintenu à flot grâce à la BCE et il va continuer à l’être grâce aux décisions qui ont prises par les ministres le week-end dernier ». Il a écarté tout risque de contagion car Chypre se trouvait dans une situation « tout à fait unique. C’était une place financière offshore, ça n’existe par ailleurs dans la zone euro ». « Tous les pays ont des problèmes différents, des problèmes économiques, des problèmes de chômage, mais il n’y a aucun pays qui présente la même concentration de problèmes que Chypre », a-t-il fait valoir. S’agissant de la France et de ses déficits, Benoît Coeuré a relevé sur Europe 1 que le pays a encore « beaucoup de travail à faire ». Selon lui, le travail réalisé jusqu’ici a été « fait beaucoup par la hausse des impôts ». Et il a ajouté  :« Maintenant, il faut que ça se fasse par le contrôle de la dépense publique ». De Francfort, au siège de la BCE, « la France est vue comme un pays qui a beaucoup de travail à faire pour restaurer sa compétitivité, pour rééquilibrer ses finances publiques », a-t-il décalré. « Ca a commencé, ça va dans la bonne direction, mais il ne faut pas croire que ça va se faire tout seul. Il restera beaucoup d’efforts à faire. » Le membre du directoire de la BCE estime aussi que la France pouvait se relever si elle prenait conscience de ses atouts  : « La croissance peut repartir, le chômage peut baisser à condition de mobiliser ces atouts et de réaliser cet ajustement dont j’ai parlé ». En fait il n’y a pas de quoi être rassuré par ces propos contradictoires. Chypre n’est pas comparable à la France c’est évident, les dépôts bancaires sont d’environ 70 milliards à Chypre, ceux des particulier en France de l’ordre de 2000 milliards ; le fond de garantis pour les dépôts jusqu’à 100 000 euros serait bien incapable d’assurer cette garantie en cas de retrait massif, les fonds propres des banques n’y suffiraient pas non plus. Il ne s’agit pas seulement d’une question de solvabilité mais de liquidités. Les dépôts sont placés et toutes les banques tomberaient en faillite en cas de retrait massif. L’Europe elle même serait incapable de soutenir un pays de l’importance de la France. Mais ces démentis sur l’exemple Chypriote est surtout destinés d’une part à éviter les paniques, d’autre part et surtout à rassurer actionnaires, créanciers et gros déposants.

1er mai : la CFDT ne veut pas défiler avec la CGT

1er mai : la CFDT ne veut pas défiler avec la CGT

 

La CFDT a décidé de ne pas donner suite aux appels à un 1er mai unitaire lancés par le nouveau secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, en raison des tensions actuelles entre les deux syndicats. « Le 1er mai, la CFDT n’ira pas défiler avec la CGT. C’est une décision de notre bureau national de la semaine dernière au moment où la CGT disait qu’il fallait faire un 1er mai commun, a déclaré mardi Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT. Nous avons décidé que nous n’irions pas manifester avec la CGT parce que nous vivons une période de tensions », a-t-il ajouté en faisant référence aux virulentes critiques de la CGT sur l’accord de sécurisation de l’emploi que la CFDT et deux autres syndicats, la CFTC et la CFE-CGC, ont signé en janvier avec le patronat. « Nos militants ne veulent pas se faire insulter une semaine et aller manifester avec la CGT une autre semaine », a encore dit Laurent Berger, tout en soulignant qu’il souhaitait prendre le temps d’une explication avec Thierry Lepaon pour mettre fin à ces tensions. « La direction de la CGT veut un syndicalisme rassemblé. Le syndicalisme rassemblé ça ne se proclame pas de façon unilatérale, ça se construit ».

 

Le plan chypriote va miner la crédibilité des banques en Europe

Le plan chypriote va miner  la crédibilité des banques en Europe

 

Contrairement à ce qu’ont affirmé Moscovici ou le gouverneur de la banque de France, Chypre n’est pas un cas isolé dans cette « économie casino » qu’on peu appeler par un autre nom :  la financiarisation excessive de l’économie, Malte, le Luxembourg, le Royaume uni, d’autres et même d’un certain point de vue la France ( dont le poids bancaire est loin d’être négligeable) elle –même  pourraient être concernés. Il s’agit en effet d’un grand changement, ce n’est plus le contribuable qui paye pour le renflouement mais d’abord les actionnaires, les créanciers et les déposants en principe déposants non garantis. Du coup les banques qui bénéficiaient précédemment d’un garantie de fait des Etats se retrouvent en première ligne. C’est bien ce qui inquiète les gros déposants et les milieux financiers. Rien ne dit que les dépôts pourraient d’ailleurs être garantis en dessous de 100 000 euros (comme c’est théoriquement prévu) par exemple dans un grand pays comme la France car les réserves bancaires constituées à cet effet seraient très insuffisantes et même ‘Europe ne pourrait assumer cette obligation, a fortiori  s’il y avait effet de contamination dans d’autres pays, ce qui serait nécessairement le cas. Dans le cas de Chypre on ne sait pas encore de combien seront les pertes pour les gros déposants mais selon les hypothèses entre 20 et 40% C’est évidemment énorme et met en jeu la crédibilité de toutes les banques européennes puisque le président de l’Eurogroup a bien indiqué que désormais le renflouement Chypre constituait un modèle.

 

 

La crise des élites

La crise des élites

 

Michel Serres a l’habitude de dire qu’i ne s’agit pas seulement d’une crise mais d’un changement de monde ; les mutations affectent en effet la sphère économique et sociale, mais aussi politique, sociétale et culturelle. Affaires politiques, salaires des grands patrons, chômage, discrédit des responsables, financiarisation excessive  de l’économie, accroissement des inégalités, corporatisme des élites autant d’éléments qui démontrent  l’ampleur des mutations qui nous affectent ;  le pouvoir (et la plupart des experts  qui le conseillent) est en réalité perdu ; pas simplement en France, en Europe aussi et ailleurs. La crise des élites est sans doute la plus grave car elle laisse la porte ouverte à tous les nationalismes, corporatismes et  extrémismes. Certes il ne s’agit pas de faire de l’angélisme face à la mondialisation pour autant un repli total sur le sol territoire conduirait inévitablement au déclin. Aujourd’hui pour schématiser on est face à deux doctrines :  soit le libre échange sans contrainte ou presque, soit l’étatisation ; en gros dans la pratique, les partis de gouvernement se retrouvent dans la première doctrine et les partis protestataires dans la seconde. Deux doctrines qui conduisent dans le mur. Les experts eux-mêmes sont pour la plupart aussi perdus (ou alors complices car beaucoup sont rémunérés par les gouvernements auxquels ils  ne veulent pas déplaire) ; ils ont prôné l’austérité et s’aperçoivent maintenant que le rythme de rétablissement des comptes publics nous condamne à la stagnation voire à la récession pour longtemps. Si la rigueur est nécessaire -et de ce point de vue l’endettement était aussi une fuite en avant-, elle ne peut se traduire par une austérité brutale qui tue la croissance et la consommation. De ce point de vue, le pacte budgétaire dans les délais prévus est une folie. Un étalement du rééquilibrage est donc indispensable ; ce qui est en cause aujourd’hui c’est la crédibilité de la parole des élites, sa pertinence, sa légitimité. A cet égard les affaires (politiques ou financières) portent un rude coup à cette légitimité. Comment accorder du crédit à un discours qui prône la rigueur quand ceux qui gouvernent se mettent à labri de  l’effort demandé ou même transgressent les règles imposés au reste de la population.  Une crise de légitimité qui se double d’une crise de compétence car aujourd’hui aucun parti, aucune organisation nationale n’est en capacité de définir une stratégie de redressement à la fois crédible et équitable. La parole des élites notamment politiques n’est plus audible et le verbiage qui tente vainement de combler le vide discrédite le concept même d’élite ou d’expertise.

Sondage – taxe comptes bancaires : 4 Français sur 10 la jugent possible

Sondage – taxe comptes bancaires :  4 Français sur 10 la  jugent possible

Cette enquête d’opinion a été réalisée les 21 et 22 mars, alors qu’une taxation directe des comptes bancaires est envisagée à Chypre, en contrepartie d’un plan de sauvetage de son système bancaire impliquant la Banque centrale européenne (BCE).  Elle a été réalisée auprès de 1.005 adultes dont 41% pensent que cette taxe « pourrait être mise en place » et parmi eux, 13% estiment que cette situation se produira de manière « certaine ». Ils sont cependant encore 59% à considérer que c’est « improbable ».  Selon l’analyse qui en est faite par l’Ifop, « cela reflète également une forme de méfiance vis-à-vis de la situation de notre économie et les contraintes que pourraient fixer les instances internationales ».  Ces réponses démontrent « en quelque sorte que le précédent chypriote a fait tomber, pour quatre Français sur dix, le tabou de l’inviolabilité des dépôts bancaires », estime l’institut.  Cette perception, note-t-on encore, ne semble pas faire l’objet de clivages importants au sein de la population, bien que les professions libérales et cadres supérieurs soient moins nombreux (35%) à envisager cette possibilité.  Ils sont en revanche légèrement plus enclins à y croire parmi les sympathisants du Front de gauche (44%) et du Front national (41%).

 

Cahuzac: la crédibilité du gouvernement en cause, un remaniement indispensable

Cahuzac:   la crédibilité du gouvernement en cause, un remaniement indispensable

 

Le gouvernement est gravement affecté dans sa crédibilité et l’affaire Cahuzac c’est la goutte qui fait déborder le vase ; En premier lieu, c’est d’abord l’échec pour tous les objectifs économiques : croissance, chômage, déficit, dette. De ce point de vue, l’année 2013 sera catastrophique avec une stagnation (au mieux ) de l’économie, une augmentation du chômage qui passera de 10 à 11%, un déficit budgétaire qui sera au mois de 4% et une dette qui va avoisiner les 100% du PIB. Second élément et qui découle du précédent, la popularité de Hollande et de son gouvernement s’écroule ; 80% condamnent sa politique économique et il n’est plus soutenu que par 30% environ des français. Une telle dégringolade après moins d’un an de pouvoir est rarissime. A cet égard, le contexte de crise internationale ne peut tout expliquer. La faute majeure de Hollande c’est d’avoir promis la lune pendant la campagne ; ensuite d’avoir étouffé le peu de compétitivité qui restait en alourdissant la fiscalité. La réalité,  c’est qu’il n’y a pas de doctrine économique au PS (il n’y en a jamais eu) et Hollande slalome entre la bureaucratie, la fiscalité et les  dépenses. Finalement une politique à son image, floue. L’affaire Cahuzac va coûter cher car elle traîne depuis des mois ; elle a cependant  bénéficié de la bienveillance des médias ; pas sûr qu’en éclatant brutalement la gestion de ce problème ait été très efficace. Cahuzac était en effet en charge de faire passer la pilule de l’austérité; Par précaution juridique et sémantique les médias soulignent  que Cahuzac bénéficie de la présomption d’innocence; Juridiquement c’est vrai mais on voit mal pour quoi les autorités judicaires auraient ouvert une enquête vis-à-vis d’un important ministre de la république s’il n’y a avait des éléments possibles d’accusation ; De ce point de vue Cahuzac n’a pas démissionné , on l’a contraint car bien évidemment l’Elysée a connaissance du dossier judicaire. Prétendre le contraire,  c’est ne rien comprendre au fonctionnement de l’Etat français. Notamment à la complicité entre le pouvoir judicaire et le pouvoir politique.  C’est le gouvernement qui est affecté mais aussi la démocratie car le discrédit sur la classe politique va encore s’amplifier. Une nouvelle chute dans les sondages sera le prix  à payer de ce nouvel accroc dans la « république exemplaire » que voulait Hollande.  Hollande n’aime pas trancher, il va attendre la nouvelle batterie de sondage ; ils seront très mauvais et il n’aura plus qu’à renvoyer le gouvernement dans les pires conditions.

UE: la BCE va superviser les banques

UE: la BCE va superviser  les banques

La BCE aura le pouvoir  d’encadrer dès la mi-2014 toutes les banques de la région, un premier pas vers la création d’une véritable union bancaire au sein de l’UE.  « Il s’agit d’une étape fondamentale vers une véritable union bancaire qui doit restaurer la confiance dans les banques de la zone euro et assurer la solidité du secteur bancaire », a déclaré Michel Barnier, le commissaire européen au Marché intérieur et aux Services. L’accord intervient toutefois alors même que le projet de taxation des dépôts bancaires à Chypre pour renflouer le système financier du pays vient souligner les difficultés persistantes du secteur. Pour le ministre irlandais des Finances Michael Noonan, dont le pays assure jusqu’en juin la présidence tournante de l’Union, « le superviseur unique est l’élément clé de l’union bancaire et une étape vitale pour briser le cercle vicieux entre les banques et les souverains ».  L’accord prévoit que la BCE supervisera toutes les banques dont les actifs dépassent 30 milliards d’euros ou 20% du produit intérieur brut (PIB) de leur pays d’origine. La prochaine étape de la construction de l’Union bancaire devrait être la création d’un mécanisme et d’un fonds uniques de « résolution » destiné à gérer le démantèlement éventuel d’établissements en grande difficulté en lieu et place des Etats. Mais la réticence de plusieurs pays, Allemagne en tête, à alimenter un tel fonds pourrait poser problème. Pour Paul De Grauwe, économiste à la London School of Economics, le projet de taxation des dépôts à Chypre illustre d’ailleurs le manque de soutien de certains Etats à la mutualisation des ressources nationales.  « C’est un coup presque fatal porté à l’union bancaire », a-t-il dit. « L’élément clé de l’union bancaire, c’est un système qui permet de s’aider mutuellement et de partager les coûts quand une crise bancaire se produit dans un pays donné. Mais la volonté d’y parvenir est absente. »

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Hollande découvre la lourdeur des procédures ; raison de plus pour ne pas en rajouter !

Hollande découvre la lourdeur des procédures ; raison de plus pour ne pas en rajouter !

 

 Le président a également évoqué les « blocages » et les « lourdeurs » qui freinent la croissance en France. « Le premier blocage, c’est la lenteur à laquelle trop de monde s’habitue partout. Nous devons aller beaucoup plus vite dans la mise en oeuvre de toutes les décisions et cela vaut pour tous les secteurs : l’administration, les banques, les décideurs publics », a-t-il énuméré avant de lancer : « la bataille contre la lenteur, c’est une bataille pour la croissance« . « Le second blocage, c’est la lourdeur, la lourdeur des procédures« , a poursuivi le président, expliquant : « nous sommes champions en France de la norme, du contrôle« . « Il doit y avoir, sans remettre en cause la qualité du service public et la protection de nos concitoyens, possibilité de réduire, d’alléger et de faire en sorte que nous puissions être plus efficaces« , a-t-il jugé. « C’est pourquoi, je proposerai une loi qui permette par des moyens exceptionnels, prévus d’ailleurs par la Constitution, d’alléger les normes et de raccourcir les délais« . Il a enfin évoqué un troisième blocage, plus psychologique : « la torpeur » face à la crise qui saisit un certain nombre de nos concitoyens qui pensent que ça devient trop dur, que c’est trop difficile« .

ND des Landes: un complément d’enquête demandé par la commission

ND des Landes: un complément d’enquête demandé par la commission

Dans cet article  du Monde, Claude Chéreau, président de la commission de dialogue, explique que « tout dossier qui attend une trentaine d’années perd beaucoup de ses possibilités de conviction » et ajoute: « Les arguments justifiant sa construction ont beaucoup varié dans le temps. Certains datent, d’autres sont devenus moins prioritaires ».   »On nous a mis en avant la saturation de l’aéroport actuel; or le problème n’est pas aussi simple », cite aussi le quotidien.  Selon Le Monde, la commission pourrait donc « suggérer au gouvernement des compléments d’enquête ».  Mais M. Chéreau, qui est aussi président de la Commission des comptes de l’Agriculture de la Nation, ex-conseiller de François Mitterrand et de Lionel Jospin, relativise aussi les arguments des anti-aéroport.   »Sur la richesse de la biodiversité, je ne suis pas certain que Notre-Dame-des-Landes soit une rareté comparée à la réserve naturelle du lac de Grand-Lieu », située au sud de Nantes, relève le président de la commission.  Sur ce dossier très politique, l’un des ardents défenseurs du transfert d’ici 2017 de l’aéroport actuel Nantes Atlantique, situé dans la périphérie nantaise, vers Notre-Dame-des-Landes, à 30 km au nord de Nantes, n’est autre que le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, ex-député maire de Nantes.  Il a lui-même créé fin novembre la commission de dialogue sur l’aéroport pour tenter de sortir de l’impasse après l’émoi suscité par les interventions massives des forces de l’ordre contre les opposants.  La commission, qui termine ses entretiens en fin de semaine prochaine, doit rendre son rapport « à la fin du mois et on tiendra la date, soit le 29 mars soit le 2 avril », a précisé mercredi à l’AFP M. Chéreau. Mais l’objectif de la commission « n’est pas la remise en cause du projet », avait-il rappelé tout en soulignant que la commission fera « des recommandations autonomes, quelles que soient les opinions des gens que nous avons rencontrés: on essayera d’être impartiaux ».

Petroplus: la société égyptienne renonce à la reprise

Petroplus: la société égyptienne renonce à la reprise

 

La société égyptienne Arabiyya Lel Istithmaraat International renonce à son projet de reprise de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne. « Monsieur Mohammed Metwalli, président de la société Arabiyya Lel Istithmaraat, informe que le conseil d’administration de sa société a pris la décision, le 6 mars dernier, de ne pas poursuivre l’étude de la reprise des actifs industriels et commerciaux du groupe Petroplus », dit le communiqué.  « Cette décision négative est motivée par la grande complexité de cette reprise dans le cadre de la phase judiciaire actuelle et du peu de temps qui lui est imparti – compte tenu de son entrée tardive dans le processus – pour en maîtriser les risques et présenter un projet industriel viable », ajoute le texte, diffusé par le représentant de la société, Michel Billard de la Motte. Le groupe proposait un plan de reprise complet de l’installation, qui concernait également une société de dépôts pétroliers en région parisienne. L’offre égyptienne avait été jugée comme la plus sérieuse pour reprendre le site qui emploie 470 personnes par le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg début février.  Le parquet du tribunal de commerce de Rouen a obtenu le report de l’audience d’examen des offres, pour permettre aux candidats de finaliser leurs projets estimés incomplets par les juges. Depuis, la société libyenne Murzuk Oil et Terrae International ont décidé de faire une « offre conjointe » et ont demandéà rencontrer d’urgence le président de la République François Hollande. Trois autres sociétés, la panaméenne Net Oil, Arabiyya Lel Istithmaraat International et la chypriote FJ Energy Group étaient également en lice. La date limite de dépôt des candidature est le 16 avril, jour où la raffinerie en liquidation va juridiquement disparaître.

Le FMI critique la BCE

Le FMI critique la BCE

 

La Banque centrale européenne (BCE) devrait encore baisser ses taux et les économies en bonne santé comme l’Allemagne devrait augmenter les salaires et favoriser une légère poussée de l’inflation, a déclaré vendredi Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI). « La politique monétaire devrait rester accommodante et nous sommes pensons que la BCE dispose encore d’une marge de manoeuvre limitée pour baisser ses taux », a-t-elle dit lors d’un discours à Dublin. La BCE a maintenu ses taux inchangés à 0,75% jeudi à l’issue de sa réunion de politique monétaire, et Mario Draghi, son président, a laissé entendre que l’institution n’était pas pressée de prendre la moindre initiative. « Le retour à un certain équilibre suppose un ralentissement de l’inflation et des hausses de salaires dans le sud (de la zone euro), mais cela pourrait également nécessiter de permettre une légère poussée de l’inflation et des augmentations de salaires dans des pays comme l’Allemagne », a en outre dit Christine Lagarde. La directrice générale du FMI a estimé que les dirigeants européens devaient prendre garde à ne pas faire passer les objectifs de réduction de leurs déficits budgétaires avant la reprise de la croissance, face à des populations marquées par la récession. « L’amélioration du sentiment économique ne provoque pas automatiquement une hausse de l’emploi ou des salaires », a-t-elle jugé. « Elle aide peut-être les marchés, mais elle n’aide pas encore les gens. »

 

Etats-Unis: la FED soutient les banques

Etats-Unis: la FED soutient les banques

« La capacité des plus grandes holdings bancaires du pays à résister à un scénario, hypothétique, d’une conjoncture extrêmement défavorable, s’est encore améliorée, et leur situation financière est dans l’ensemble nettement plus forte qu’avant la crise », a indiqué la banque centrale dans un communiqué.  La Fed a fait cette annonce après avoir soumis les 18 plus grandes banques américaines, qui représentent collectivement plus de 70% des actifs bancaires du pays, à de nouveaux tests de résistance, les troisièmes depuis le début de la crise financière en 2007.  Soumises à l’hypothèse d’une récession économique de deux ans d’une gravité sans précédent depuis la crise des années 1930, toutes sauf une, Ally Financial, en cours de restructuration sous la tutelle de l’Etat, sont parvenues à faire la preuve de leur capacité à maintenir leur ratio de fonds propres durs au-dessus des 5,0% réglementaires.  La Fed précise que selon ce scénario, le ratio de fonds propres durs (« Tier 1 Common Ratio », les fonds les plus solides, ndlr) de l’ensemble de ces 18 établissements passerait de 11,1% au troisième trimestre de 2012 à 7,7% au quatrième trimestre de 2014, et qu’il serait alors encore bien supérieur à son niveau de la fin 2008 (« environ 5,6% ») au moment de la panique bancaire.  L’examen de la Fed montre qu’en dehors d’Ally, toutes les banques testées (parmi lesquelles les géants que sont JPMorgan Chase, Bank of America, Citigroup, Wells Fargo ou encore US Bancorp) parviendraient à maintenir un ratio de fonds propres durs qui serait conforme aux exigences des nouvelles normes internationales de renforcement du système bancaire dites de Bâle III, dont l’entrée en vigueur a été reportée sine die.  En dépit de ce satisfecit, des voix au sein même de la Fed s’inquiètent des risques croissants que font peser sur l’ensemble du système financier la concentration bancaire et le gigantisme, phénomènes qui n’ont cessé de s’amplifier avec la crise.  Membre du directoire de la Fed, Jerome Powell a déclaré lundi que le projet de réforme de la finance, bien que « prometteur » sur ce point, prendrait « des années à réaliser » et que son « succès n’(était) pas assuré » au bout du compte.  Richard Fisher, président de l’antenne de la Fed de Dallas, est persuadé, lui, que sur ce point, la réforme échouera.  Il a répété le 27 février sa conviction selon laquelle seule une séparation hermétique entres les banques commerciales et les banques d’affaires permettrait de mettre fin au système actuel, à l’origine de la crise. Un système qui permet aux plus grandes banques de réaliser des paris insensés sur les marchés financiers, d’en empocher les gains, mais de laisser aux contribuables le soin d’éponger les pertes.  Egalement partisan de casser les géants de la banque, son ancien confrère Thomas Hoenig, aujourd’hui vice-président de la FDIC, organisme américain de contrôle du système bancaire, s’inquiétait en 2012 de ce que les normes de Bâle III « ne soient pas de nature à améliorer véritablement la stabilité financière ».  Il reprochait notamment à l’exigence de ratio de levier (« leverage ratio ») d’être trop faible pour empêcher les banques de s’exposer à des risques inconsidérés. D’après les résultats de la Fed, Goldman Sachs, banque emblématique des excès de Wall Street, serait la seule des banques testées à ne pas pouvoir maintenir ce ratio au niveau qu’imposera Bâle III (4,0%).

 

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La BCE continue de voir une reprise ; un problème de lunettes ?

La BCE continue de voir une reprise ; un problème de lunettes ?

C’est un paradoxe. Ce jeudi 7 mars, la banque centrale européenne (BCE) a choisi de maintenir inchangé ses taux et a revu à la baisse ses prévisions de croissance, notamment pour 2013 (voir encadré). Pourtant, cela n’a pas empêché son président, Mario Draghi, de tenir un discours plutôt rassurant, voir même encourageant pour plusieurs pays. En réalité, « l’abaissement de nos prévisions illustre un effet de report, dû à un quatrième trimestre 2012 plus faible que prévu [avec un PIB en recul de 0,6% pour la zone euro, ndlr]. Le rythme de la reprise en 2013 n’a pas changé », a expliqué le successeur de Jean-Claude Trichet. Et Mario Draghi a, cette fois, été plus volubile sur la reprise économique de la zone euro. « L’économie devrait commencer à se stabiliser à la fin du premier semestre et une reprise progressive devrait débuter au deuxième semestre », a-t-il indiqué. Lors de ses dernières interventions, le président de la BCE avait été plus évasif, se contentant de déclarer que cette reprise était prévue « pour 2013″, sans donner davantage de précision.

Un encouragement aux pays qui mènent l’austérité

> Les prévisions de la BCE pour la zone euro

Croissance:

2013 : entre -0,9 et -0,1% (contre -0,9 à 0,3% en décembre)

2014 : entre 0 et 2% (contre 0,2 à 2,2% en décembre)

 

Inflation:

2013 : entre 1,2 et 2 % (contre 1,2 à 2,1% en décembre)

2014 : entre 0,6 et 2% (contre 0,6 à 2,2% en décembre)

« Il faut distinguer le court terme du moyen terme. Et à moyen terme, nous continuons de voir un début de reprise graduelle », a-t-il déclaré. Il a ensuite expliqué que si les indicateurs économiques chiffrés sont plutôt mauvais, les données prospectives (moral des ménages, entreprises) « sont, elles, positives ». Le président de la BCE a ensuite livré trois facteurs qui soutiendront cette reprise : la hausse de la demande mondiale, « la poursuite de notre politique monétaire accommodante qui restera ainsi aussi longtemps qu’il le faudra », ainsi que la poursuite de la consolidation budgétaire menée par les Etats. Sur ce dernier point Mario Draghi a tenu à souligner « que des progrès ont été réalisés » et que « ceux qui ont fait le choix d’ajustement budgétaires importants vont voir que les effets de contractions dus à ces ajustements vont diminuer. C’est pour cela que l’économie, en fin d’année, en bénéficiera ».  Et la croissance ne sera pas ternie par une inflation rampante. Ce jeudi la BCE a décidé de réduire très légèrement ses prévisions de hausse des prix. Selon elle, l’inflation restera « sous ou proche de 2% », c’est à dire l’objectif ciblé par la BCE. Par ailleurs, Mario Draghi ne s’est pas alarmé de la situation politique italienne. « On voit que la contagion reste très limitée« , a-t-il estimé. « Après une phase initiale, les marchés sont revenus à leur niveau antérieur aux élections italiennes. Ils ont ainsi réagi plus sereinement que les hommes politiques. De plus, l’ajustement budgétaire italien s’est déjà fait et va, a priori, se poursuivre en mode pilotage automatique », a-t-il conclu

 

Immobilier: la fédération du bâtiment « plusieurs trimestres » (ou plusieurs années ?) de baisse des prix

Immobilier: la fédération du bâtiment   »plusieurs trimestres » (ou plusieurs années ?) d e baisse des prix

 

Après avoir claironné pendant des mois que les prix ne baisseraient pas, les pros du bâtiment se rendent à l’évidence, il y aura bien une baisse et pas seulement pour quelques trimestres mais plusieurs années. Ce n’est pas parce qu’il ne devrait pas y avoir « d’explosion d’une bulle immobilière » que les prix des logements ne vont pas reculer. Ils devraient même « s’orienter à la baisse durant plusieurs trimestres », a indiqué mercredi la Fédération française du bâtiment (FFB) lors d’un colloque intitulé « L’immobilier est-il un handicap pour la France? ». « Malgré l’effondrement du volume des transactions et le recul massif des mises en chantier, les prix de l’immobilier ne se sont pas écroulés depuis 2010″, rappelle Didier Ridoret, le président de la FFB. Pour la principale organisation patronale du secteur, il n’existe pas de risque d’éclatement d’une « bulle immobilière » en France, contrairement à ce qui s’est passé en Espagne et aux Etats-Unis, car « les besoins en logements liés à la démographie, au vieillissement et à la décohabitation persisteront ». Surtout que de nombreux vendeurs refusent de baisser leur prix, quitte à patienter plusieurs mois, voire à ne pas vendre. Ces besoins sont estimés à 500.000 logements neufs par an alors que le nombre de mises en chantier à chuté en 2012 à 304.234, très loin des objectifs des pouvoirs publics.  Toutefois, souligne la FFB, « deux facteurs pourraient contrecarrer ce pronostic: une forte hausse des taux d’intérêt et l’impact du vieillissement de la population sur les décisions de vente et d’achat » qui pourraient provoquer un afflux de biens sur le marché de la part de ménages riches en patrimoine immobilier mais pauvres en revenus, donc un risque très grand d’une chute des prix. Le plongeon des taux d’intérêt des emprunts immobiliers (avec un plus bas historique à 3,13% en moyenne en février 2013 contre plus de 17% en 1990) a en effet permis d’empêcher l’éclatement d’une bulle en dépit d’un doublement des prix dans l’ancien, entre 1996 et 2011, a souligné Michel Mouillart, professeur d’économie à Paris-Ouest et expert du secteur. L’annuité moyenne de remboursement des prêts a en effet baissé de 40% pendant cette période, ce qui a limité l’impact de la hausse des prix à 15% soit seulement à 1% par an. Mais attention à une nouvelle envolée des taux d’intérêt car alors il existerait « beaucoup de symptômes d’une bulle », a avertit Xavier Timbeau, directeur du département analyse et prévision de l’OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques). La mise en cause, par de nombreux hommes politiques et certains banquiers, de l’immobilier, capteur d’une importante partie de l’épargne des Français au détriment des actions et de l’assurance-vie, comme une des principales causes de la baisse de la compétitivité de la France remonte à une étude de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) de mai 2010. Celle-ci affirmait que l’envolée des prix des logements en France avait « exercé un effet massif de détournement du capital au détriment des secteurs exportateurs, engagés dans la concurrence internationale ». Entre 2000 et 2007, période de forte hausse des prix immobiliers, soulignait en effet l’OCDE, le nombre d’entreprises françaises exportatrices à diminué de 10% alors qu’un quart des créations d’entreprises s’est effectué dans le secteur de la construction contre seulement 5% dans l’industrie manufacturière.

 

J-L Bianco : la réforme SNCF et stop aux lignes à grande vitesse

J-L Bianco : la réforme SNCF et stop aux lignes à grande vitesse

Arrêter la construction de  lignes à grande vitesse, améliorer la qualité des services fournis par le gestionnaire d’infrastructures ferroviaires pour accroître ses recettes, imposer des contrats d’objectifs et de performances aux établissements publics (SNCF, RFF)… Voilà les trois principales recettes de Jean-Louis Bianco, résumées dans un «document de méthode» que l’AFP s’est procuré. L’ancien ministre a été chargé par le gouvernement de plancher sur la réforme ferroviaire et ses conclusions finales ­seront rendues début avril, avant qu’un projet de loi soit présenté au Parlement. Autre préconisation de Jean-Louis Bianco, la nouvelle organisation ferroviaire devra s’articuler autour de trois entités à vocation industrielle: le gestionnaire d’infrastructure unifié (rassemblant RFF, la Direction des circulations ferroviaires et les équipes de SNCF Infra), le transporteur (SNCF) et «un établissement de tête dont les fonctions doivent être précisées et ­parmi lesquelles figurent nécessairement les ressources humaines». Selon l’ancien ministre, ces trois entités doivent avoir un statut d’établissement public à caractère industriel et commercial. Selon le document «de méthode», il faut maintenir le statut de cheminot pour «l’ensemble des agents du pôle public ­ferroviaire» et établir une convention ­collective commune. Jean-Louis Bianco propose aussi d’élargir les missions du régulateur, l’Araf, qui devra veiller à l’assainissement financier du système notamment grâce à un plan pluriannuel de résorption des déficits. En revanche, le texte ne se prononce pas sur la gouvernance du futur ensemble.

 

chansons-poèmes de  g.bessay:

« La CGT n’a pas voulu une grande manifestation »

« La CGT n’a pas voulu une grande manifestation »

 

 

 

« Si la CGT, organisation très puissante, avait voulu plus de gens dans la rue, elle l’aurait fait ! Elle n’a pas voulu une grande manifestation », a estimé mercredi sur Europe 1 Raymond Soubie, membre du Conseil économique, social et environnemental et conseiller de Nicolas Sarkozy de 2007 à 2010, au sujet du bilan mitigé de la manifestation sur l’emploi de mardi. « Je crois que les Français sont fatalistes devant la situation actuelle. Cela peut tourner en éruption sociale, soit en un tournant politique populiste comme c’est le cas en Italie », estime par ailleurs le spécialiste.

Déficit: la France, l’Espagne (et d’autres) veulent plus de temps

Déficit: la France, l’Espagne (et d’autres) veulent  plus de temps

L’Espagne a joint sa voix à celle de la France aujourd’hui, demandant un peu plus de temps à la Commission européenne pour réduire ses déficits, soulignant que Bruxelles allait vraisemblablement entendre sa requête d’une oreille favorable au vu de la profondre récession dans laquelle elle est plongée. La France a annoncé il y a deux semaines qu’elle entamerait des discussions avec la Commission et ses partenaires européens pour obtenir un report à 2014 de l’objectif de baisse des déficits publics sur lequel elle s’était engagée pour 2013, après une forte révision en baisse de ses perspectives économiques. Lors d’une réunion des ministres des Finances de l’Union européenne, Luis de Guindos, ministre de l’Économie espagnol, a déclaré que cela ne rimait à rien de contraindre Madrid à mettre en place de nouvelles baisses des dépenses alors que le pays va dans la bonne direction pour corriger les dérives et qu’il semble avoir retrouvé la confiance des marchés.

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