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Bourse : la bulle va éclater ?

Bourse :  la bulle va éclater ?

Les Bourses européennes suivent la tendance des Etats-Unis où les différents indices surfent sur des records. Vendredi 10 mai, le CAC40 a encore progressé de 0,64%, se rapprochant de la barre des 4.000 points. Le Dax, l’indice phare de la Bourse de Francfort, a lui battu un nouveau record en clôture, à 8.278 points. Mais la bonne tenue des marchés inquiète. Ce vendredi, le président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke a estimé que « les acteurs sur les marchés financiers ont apparemment tendance à prendre de plus grands risques quand les conditions macro-économiques sont relativement stables ». Une phrase qui rappellerait presque la célèbre formule de son prédecesseur, Alan Greenspan, qui en 1996 parlait de « l’exhubérance irrationnelle des marchés », quatre ans avant l’explosion de la bulle internet. En Europe, les doutes sur la viabilité de la hausse des marchés sont d’autant plus forts que l’économie, au contraire des Etats-Unis, reste en berne. La Commission européenne table notamment sur un repli du PIB de la zone euro de 0,4% pour cette année. « La dichotomie entre l’économie réelle et la sphère financière s’accentue et ce phénomène est inquiétant », fait remarquer Guillaume Garabédian, gérant de portefeuilles chez Meeschaert Gestion Privée, cité par l’AFP.  Certains experts vont même jusqu’à évoquer la création d’une possible bulle. Ce que craint notamment Jonathan Sudeira, de Capital Spreads, également cité par l’AFP: « les hauts niveaux atteints par certaines valeurs commencent à devenir injustifiés pour des opérateurs à qui l’on demande, dans le même temps, d’ignorer la réalité de la situation économique ». A l’inverse, Isabelle Enos, directrice adjointe de la gestion chez B*Capital, balaie d’un revers de la main l’hypothèse d’une bulle. Interviewée dans l’émission Intégrale Bourse de BFM Business, elle explique que la hausse sur les marchés se justifie notamment « avec la présence de la BCE » qui a abaissé, la semaine dernière, son principal taux directeur de 0,75% à 0,5%. De plus, « les actions sont plus porteuses que les autres classes d’actifs », ce pourquoi « les investisseurs sont allés sur ce marché ». Elle observe également que « les investisseurs se montrent sélectifs: au moindre dérapage, ils prennent leurs bénéfices et sortent ». Par ailleurs, les marchés « continuent à valoriser les groupes qui délivrent de la croissance et de la visibilité ».

 

Chine : l’ hypocrisie du régime; La petite fille de Mao Tsé-toung riche de 620 millions d’euros

Chine : l’ hypocrisie, La petite fille de Mao Tsé-toung riche de  620 millions d’euros

La présence de la petite-fille de Mao Tsé-toung sur une liste de millionnaires a déclenché en Chine des railleries dénonçant « l’hypocrisie » d’un régime qui continue officiellement à prôner l’idéal révolutionnaire du fondateur de la République populaire.  Kong Dongmei, une jeune quadragénaire, et son mari Chen Dongsheng figurent au 242e rang d’une liste de riches personnalités établie par un magazine financier chinois, New Fortune. Leurs avoirs sont estimés à 5 milliards de yuans (620 millions d’euros).  Mme Kong est la petite-fille de Mao et de sa troisième épouse, He Zizhen. En 2001, elle avait ouvert une librairie à Pékin vantant la « culture rouge », celle de la cause révolutionnaire prolétarienne à l’origine de la fondation de la Chine communiste en 1949. De nombreux internautes ironisentsur la fortune de Kong Dongmei, estimant qu’elle était bien loin de correspondre aux valeurs de désintéressement de la période maoïste. Mao nous avait conduit à l’éradication de la propriété privée mais sa progéniture a épousé un capitaliste.Luo Chongmin, un conseiller du gouvernement Ils ont reproché à Kong Dongmei d’avoir apparemment violé la règle de l’enfant unique. Selon New Fortune, le couple aurait en effet trois enfants. « Le président Mao nous avait conduit à l’éradication de la propriété privée mais sa progéniture a épousé un capitaliste et violé la politique du planning familial », a écrit Luo Chongmin, un conseiller du gouvernement basé dans le sud-ouest du pays.  Pour bon nombre d’internautes chinois, Mao est devenu une marque que Kong Dongmei a su exploiter jusqu’à devenir millionnaire.Cette controverse intervient alors que le célèbre cinéaste Zhang Yimou, l’un des principaux personnages culturels officiels de la Chine, est également accusé d’avoir violé à plusieurs reprises la politique draconienne de l’enfant

La banque centrale allemande fait la leçon à la France

La banque centrale allemande fait la leçon à  la France

Jens Weidmann, président de la Banque centrale allemande (Bundesbank),   met en garde la France sur son déficit public, affirmant que Paris doit concrétiser ses engagements en matière budgétaire, dans un entretien paru jeudi.  « Les Etats membres (de l’Union européenne) ont convenu de budgets équilibrés à moyen terme », a souligné M. Weidmann dans le quotidien régional allemand WAZ. « Pour regagner la confiance, nous ne devons pas seulement mettre de nouvelles règles par écrit et promettre qu’on s’y tiendra dans le futur, mais on doit aussi les concrétiser », a-t-il poursuivi.  « La France a certes réduit son déficit budgétaire ces dernières années », a-t-il relevé. « Mais selon les prévisions de la Commission européenne, il sera toujours de près de 4% cette année et va même légèrement augmenter l’an prochain », a-t-il rappelé. « Pour moi ce ne sont pas des économies ».  Pour le dirigeant de la très respectée Bundesbank, « la France a, en tant que poids lourd de l’Union monétaire, un rôle de modèle ».  Jens Weidmann a également insisté sur le fait que le chômage des jeunes était dans certains pays européens « dramatique ». « Mais des programmes de dépenses et de stimulation à court terme de la croissance et une augmentation des dettes pour les générations à venir ne créent pas des emplois durables dont on a pourtant urgemment besoin », a-t-il estimé.  Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a appelé lundi la France à poursuivre ses réformes, rappelant que Paris ne devait « pas abandonner le chemin des réformes » après le sursis octroyé par Bruxelles pour réduire ses déficits publics.  A l’instar de l’Espagne, Paris a obtenu un sursis de deux ans, soit jusqu’en 2015, pour atteindre ses objectifs budgétaires, alors que la Commission européenne table sur une récession cette année en France et prévoit un dérapage de ses déficits contribuant à une hausse inquiétante du chômage.

 

Polynésie: la victoire de la république bananière

Polynésie: la victoire de la république bananière

De quoi redonner espoir à Cahuzac, Copé ou Sarkoz ;  en dépit des nombreuses casseroles financières , la liste autonomiste menée par Gaston Flosse est arrivée largement en tête des élections territoriales en Polynésie française avec plus de 45% des voix, devant son rival de toujours l’indépendantiste Oscar Temaru et leur cadet en politique Teva Rohfritsch, selon les résultats définitifs publiés mardi (lundi localement) par le haut commissariat à Papeete.  Selon le décompte arrêté des 233 bureaux de votes des 48 communes de la collectivité du Pacifique sud, la répartition des voix lors du second tour de cette élection phare est conforme aux résultats provisoires, avec un taux de participation de 72,79%.  La liste du Tahoeraa Huiraatira du vieil ami de Jacques Chirac, l’insubmersible Gaston Flosse, a recueilli 45,11% des suffrages (62.340 voix); celle de l’UPLD du président sortant Oscar Temaru 29,26% (40.441 voix) et celle de A Ti’a Porinetia de Teva Rohfritsch 25,63% (35.421 voix).  Même s’il a réalisé un score tout à fait notable, M. Rohfritsch, 38 ans, n’a donc pas réussi à s’imposer comme la troisième voie, entre les deux adversaires de toujours que sont MM. Flosse (81 ans) et Temaru (68 ans).  Ces élections territoriales, en scrutin de listes, permettent d’élire 57 représentants à l’Assemblée de la Polynésie française. Avec la forte prime majoritaire (19 sièges) attribuée au vainqueur pour assurer une stabilité politique à la Polynésie qui a connu 13 gouvernements en 9 ans, le Tahoeraa disposera désormais de 38 sièges, contre 11 sièges à l’UPLD et 8 sièges à A Ti’a Porinetia.  Le 16 mai, les conseillers territoriaux éliront le président de leur Assemblée, un poste où est pressenti Edouard Fritch, le dauphin de Flosse.  La semaine suivante, ils éliront le président de la Polynésie, chef de l’exécutif qui constituera ensuite son gouvernement. Sauf énorme surprise, Gaston Flosse devrait retrouver le fauteuil (et le palais) qu’il n’avait plus occupé depuis un bref passage entre février et avril 2008, et surtout après un règne sans partage de 1991 à 2004.  Le futur président devra s’attaquer à la grave crise économique et sociale qui affecte cette collectivité à la très large autonomie où il n’existe pas d’assurance chômage, alors que le chômage touche entre 20 et 30% de la population.

 

Lienemann contre la vente du capital public dans les entreprises

Lienemann contre la vente du capital public dans les entreprises

« Soutenir l’investissement est indispensable. La méthode choisie réduisant le périmètre du capital public est une erreur . Le capital public est un atout économique, social, et industriel majeur pour l’emploi, les services publics et l’indépendance nationale », écrit la sénatrice dans un communiqué. « La présence publique au capital de certaines entreprises est essentielle dans les services publics, les secteurs stratégiques ou pour assurer les entreprises françaises avec des capitaux qui défendent le long terme (…) Plus le capital public est fort, moins les objectifs financiers, la production de cash à court terme, les délocalisations et l’obsession de la valorisation boursière peuvent s’imposer face à l’avenir industriel, le maintien des emplois ou la qualité du service public », poursuit Marie-Noëlle Lienemann, du courant « Maintenant la gauche », l’aile gauche du PS.   »Le capital public dans l’industrie est un gage de pérennité et d’avenir et d’indépendance nationale. Dans les entreprises de services publics, c’est une garantie de ne pas sacrifier l’intérêt général aux profits », souligne la sénatrice.   »Chaque fois que la gauche a accepté de réduire ce périmètre, elle a fait l’amer constat de la fragilisation de l’emploi, de la réduction des capacités productives en France et au passage d’un désamour majeur des français, singulièrement du peuple de gauche qui refuse cette logique néo-libérale », relève-t-elle encore.  Selon Marie-Noëlle Lienemann, « on aurait pu attendre un signe plus positif en direction de la gauche en cet anniversaire de la victoire de 2012″.  Jean-Marc Ayrault a expliqué dimanche soir sur TF1 que le gouvernement envisageait de réduire la participation de l’Etat dans le capital « d’un certain nombre d’entreprises publiques » pour consacrer ces sommes à l’investissement. « Pas pour boucher les trous du budget », a-t-il précisé.

 

Croissance : la récession s’aggrave en zone euro

Croissance : la récession s’aggrave en zone euro

L’activité du secteur privé dans la zone euro n’a connu qu’une légère amélioration en avril, ce qui laisse craindre une aggravation de la récession au deuxième trimestre, montrent les résultats publiés lundi de plusieurs enquêtes mensuelles Markit. Les enquêtes effectuées auprès des directeurs d’achat montrent par ailleurs que le secteur privé allemand est à son tour en contraction et qu’il n’échappe plus désormais au marasme qui affecte les entreprises en France, en Italie et en Espagne. L’indice composite PMI Markit de la zone euro, qui rassemble service et industrie manufacturière, est ressorti en légère hausse à 46,9 contre 46,5 en mars mais il demeure bien en dessous de la barre des 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité. Même si l’indice définitif est supérieur à l’estimation initiale de 46,5 donnée fin avril, il reste nettement inférieur aux chiffres enregistrés en janvier et février. « Le PMI laisse penser que la récession dans la zone euro va probablement s’aggraver de nouveau au deuxième trimestre, après s’être ralentie lors du premier », estime Chris Williamson, économiste en chef de Markit. « Le PMI est globalement cohérent avec une baisse du PIB au rythme de 0,4% à 0,5% par trimestre. » La Banque centrale européenne (BCE) a abaissé la semaine dernière son principal taux d’intérêt à 0,5% afin de soutenir l’économie de la zone euro, qui s’est probablement contractée de nouveau au premier trimestre 2013, connaissant ainsi un an et demi de récession ininterrompue. La première estimation du PIB des 17 pour janvier-mars est attendue le 15 mai.

Moscovici : la politique du ni-ni

Moscovici : la politique du ni-ni

 

« Il n’est pas question de relâcher en quoi que ce soit l’effort de réduction des dépenses », a déclaré le ministre de l’Economie Pierre Moscovici dans un entretien à l’AFP. « Il n’y aura pas de surajustement structurel, pas de plan d’austérité, pas d’objectif impérieux de satisfaire à un chiffre », a-t-il poursuivi. « Le sérieux budgétaire oui, l’austérité non », a-t-il dit.  La Commission européenne a annoncé vendredi qu’elle octroyait à la France un délai de deux ans pour atteindre son objectif de ramener ses déficits publics sous les 3%, ce que Paris a salué comme un « changement de doctrine », une évolution « fondamentale » en faveur de la croissance, mais qui n’a pas été très bien perçue par les conservateurs et les libéraux au pouvoir en Allemagne.   »Nous sommes en train d’inventer un nouveau chemin entre réduction des déficits et croissance, cela nous donne le temps de mettre nos réformes à l’oeuvre », a estimé le ministre français.  A Berlin, si le gouvernement allemand, traditionnel défenseur de la rigueur budgétaire, est resté neutre, plusieurs hommes politiques de la coalition au pouvoir n’ont pas apprécié la décision bruxelloise. « C’est le mauvais signal. Je ne constate pas que la France entreprenne des réformes. Allonger le délai, c’est simplement dire, continuez comme cela », a déclaré à l’hebdomadaire Focus Michael Stübgen, responsable des questions européennes du groupe parlementaire conservateur (CDU et son parti frère bavarois CSU).  Pour le ministre français de l’Economie, ces réactions sont compréhensibles: « ils ont subi un recul idéologique », a-t-il dit.  Mais « ce qui compte, c’est que le gouvernement allemand ait une approche pragmatique, et nous traitons avec le gouvernement allemand », a-t-il ajouté.  Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a d’ailleurs défendu le choix de la Commission, rappelant que « le Pacte de stabilité (…) permet une certaine flexibilité » dans un entretien à paraître dans l’édition dominicale du quotidien Bild .  Ce délai donné par Bruxelles à la France pour aller chercher quelques précieux points de croissance a aussi suscité une petite mise en garde de la Banque centrale européenne (BCE) contre un éventuel relâchement en Europe.   »Bien sûr, il faut une stratégie de retour à la croissance collective », a déclaré sur France Inter un membre de son directoire, le Français Benoît Coeuré. Mais « ce n’est pas en créant de nouvelles dettes qu’on va résoudre le problème de la croissance en Europe ». Si l’effort français « s’atténue », obtenir le délai « n’aurait pas servi à grand chose ».  Il faut respecter deux principes selon lui: « continuer à réduire les déficits », peut-être à différents rythmes selon les pays, et les réduire « d’une manière qui ramène la croissance ».  La France a à coeur de rassurer ses partenaires à la veille d’une importante manifestation contre l’austérité organisée à Paris par l’extrême-gauche qui entend réaliser une démonstration de force, la veille du premier anniversaire de l’accession à l’Elysée de François Hollande, président à la peine.   »C’est une manifestation de gauche sous un gouvernement de gauche, contre une politique sociale libérale et pour changer les institutions », résumait vendredi son principal promoteur, Jean-Luc Mélenchon pour qui « à 100.000 (manifestants) c’est un triomphe », et alors qu’un certain mécontentement face à l’austérité parcourt le sud de l’Europe. Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a défendu la chancelière allemande Angela Merkel face aux critiques venant de ces pays.   »Ce qui se passe en France ou au Portugal, ce n’est pas la faute de Mme Merkel ou de l’Allemagne. Chacun devrait balayer devant sa porte », a dit M. Barroso dans un entretien à paraître dimanche.

 

Hollande : un an et déjà discrédité, en cause la sociologie du PS

Hollande : un an et déjà discrédité, en cause la sociologie du PS

En moins d’un an Hollande a torpillé son quinquennat et discrédité la gauche. Le premier anniversaire de son élection à l’Elysée, le 6 mai 2012, a donc un goût amer pour François Hollande avec un niveau record d’insatisfaits et une crise qui perdure, anéantissant ou différant ses promesses économiques et sociales.  Le chef de l’Etat, qui a commencé son quinquennat sans état de grâce, se retrouve un an plus tard à la tête d’un pays au bord de la récession, voire en récession, frappé également par une crise morale et sociétale. Avec pour sanction une impopularité record à ce stade du mandat présidentiel. Seuls 24 à 26% des personnes sondées récemment se disent toujours satisfaites de son action.les facteurs explicatifs : la crise bien sûr, une politique contradictoire et en arrière plan la sociologie du PS. La crise qui s’approfondit a jeté un voile noir sur le changement promis, Hollande n’est pas responsable seul de cette crise mais il a voué lui-même l’avoir sous-estimé, ce qui constitue une grave erreur de diagnostic et une marque d’incompétence ; second élément négatif, sa politique économique, un jour on fiscalise un autre on défiscalise, finalemenet on privilégie quand même l’austérité tout en développant de discours sur la croissance et l’inversion du chômage. Résultat final, la récession, le chômage et des déficits plus importants. En cause évidemment la sociologie du PS et de ses dirigeants . La plupart des fonctionnaires aisés (certains très riches), des pros de la politique qui n’ont qu’une idée très vagues des réalités socioéconomiques et sans réelle formation dans ce domaine. Pros de la politique (la plupart n’ont pratiquement  jamais travaillé) mais  amateur en matière de compétences. Comme au PS où on ne rencontre pas au sein des principaux dirigeants  de techniciens, d’ingénieur, d’ouvrier, d’employé du privé, de patron, d’agriculteur ou encore de  syndicaliste. En plus une absence totale de doctrine ; en fait on amalgame d’anciens  marxistes, des écolos politisés, des socio libéraux, des ultralibéraux, des nationalistes et surtout beaucoup d’arrivistes dont l’envie de pouvoir (et d’argent) fait office de philosophie. Enfin, le PS n’est pas un parti mais un club d’élus q n’a jamais réfléchi de manière approfondie sur aucun sujet (sauf quelques experts qui parlent dans le désert type Rocard). .

Dailymotion-Pellerin – Montebourg: la castagne ou la cohérence du gouvernement !

Dailymotion-Pellerin – Montebourg: la castagne ou la cohérence du gouvernement !

 

 

Il y a la forme (Montebourg n’aurait pas du communiquer) mais surtout le fond : une divergence sur la stratégie économique. Un bel exemple en tout cas d’incohérence d’un gouvernement composé de bric et de broc sans philosophie commune. Un ministre du Redressement productif qui cite Napoléon et Trotski pour ne pas laisser filer une « pépite française », une levée de fonds de 50 millions qui capote, un ministre de l’Economie qui prend ses distances, des entrepreneurs remontés alors que le chef d’Etat vient d’annoncer une série de mesure pour renouer le liens avec les patrons… Fleur Pellerin, la ministre de l’Economie numérique, revient pour le JDD sur cette semaine mouvementée.  Faire valoir les positions du gouvernement tout en cajolant les investisseurs étrangers, notamment ceux de la Silicon Valley : c’est l’exercice d’équilibriste auquel doit se livrer Fleur Pellerin, ministre de l’Économie numérique, qui s’exprime ce dimanche dans nos colonnes après la polémique sur l’affaire Dailymotion. L’Américain Yahoo!, qui voulait reprendre 75% de la plate-forme de streaming, propriété de l’opérateur Orange, lui-même détenu à 27% par l’Etat, s’est heurté au veto d’Arnaud Montebourg. Le ministre du Redressement productif voulait un deal à 50-50, ce que Yahoo! a refusé. Pour la ministre, la plateforme « ne doit pas rester un groupe franco-français. » « Ce serait une impasse économique et industrielle (…). Notre idée n’est pas de partir en guerre contre les Américains. La presse anglo-saxonne a interprété cette affaire comme de l’antiaméricanisme, mais ce n’est pas le cas (…) Nous ne vivons pas dans une économie fermée. » Les regrets de la ministre portent plutôt sur la forme. « Arnaud Montebourg est monté au créneau avec sa détermination pour essayer d’obtenir des concessions de la part de Yahoo! Cela aurait dû rester dans le secret des négociations commerciales », déplore Fleur Pellerin. « La communication n’était pas exactement alignée comme il aurait fallu qu’elle le soit ». 

 

 

La BCE qui a sauvé les banques ne sait pas quoi faire pour sauver les entreprises

La BCE qui a sauvé les banques ne sait pas quoi faire pour sauver les entreprises

La question centrale aujourd’hui sur le plan financier  est de faciliter  l’accès au crédit pour les entreprises étranglées par les banques et le tassement de la rentabilité. . La BCE se dit frustrée mais ne sait pas quoi faire. En attendant  le taux principal de refinancement des banques, ramené de 0,75 % à 0,5 %, plus bas historique, le taux de la facilité exceptionnelle auquel les banques peuvent se procurer des liquidités au jour le jour est abaissé de 1 % à 0,5 %. Quant au troisième taux directeur – sur les dépôts que les banques peuvent effectuer à la BCE – il est maintenu à 0 %. Mais il pourrait éventuellement devenir négatif, ce qui reviendrait alors à demander aux banques de payer pour déposer leur argent. «Nous sommes techniquement prêts, même si cela peut avoir des conséquences indésirables que nous étudions», a déclaré Mario Draghi lors de la conférence de presse traditionnelle. Cette seule évocation de taux négatifs a eu pour effet quasi pavlovien de faire baisser l’euro qui est repassé en deçà de 1,31 dollar sur les marchés. Le président de la BCE a par ailleurs souligné que la politique monétaire resterait très accommodante. «Les principales opérations de refinancement continueront de se faire à taux fixe et à allocation illimitée, aussi longtemps que nécessaire et au moins jusqu’au 8 juillet 2014». La décision de baisse des taux a fait l’objet «d’un très large consensus, et d’un autre consensus en faveur d’une baisse de 0,25 %», selon Mario Draghi. Ce qui signifie qu’il n’y a pas eu unanimité: au moins un gouverneur souhaitait un statu quo, voire une hausse. Et à l’inverse d’autres auraient préféré une réduction supérieure à 0,25 %. « Le patron de la BCE a fait part de sa « frustration » devant la raréfaction du crédit bancaire aux entreprises et à l’immobilier » Angela Merkel avait expliqué la semaine dernière que «la BCE (était) dans une situation difficile. Dans le fond elle devrait probablement relever un peu ses taux pour l’Allemagne, mais pour les autres pays, elle aurait en fait besoin d’agir un peu plus pour s’assurer que les entreprises ont accès au crédit». Il s’agit d’un constat factuel et non pas d’une pression sur la BCE de la part de la chancelière allemande, a estimé Draghi. Pour sa part il justifie la baisse de taux par la grande modération de l’inflation en zone euro (1,2 % sur un an) et par «la faiblesse de l’activité économique. Nous allons surveiller à l’évidence toutes les nouvelles statistiques… Nous nous tenons prêts à agir s’il le faut.» Plus nouveau, le patron de la BCE a fait part de sa «frustration» (sic) devant la raréfaction du crédit bancaire aux entreprises et à l’immobilier. Tout en regrettant que seulement 20 % des financements se fassent par les marchés financiers en Europe (contre 80 % aux États-Unis), il a annoncé que «le Conseil des gouverneurs avait décidé d’entamer des consultations avec d’autres institutions européennes (Commission et BEI) sur des initiatives visant à favoriser le fonctionnement du marché des “asset backed securities” (ABS) adossés à des prêts à des entreprises non financières». Il reconnaît que «les ABS ont mauvaise réputation» et qu’ils ont été à l’origine de la crise des subprimes de 2007. On ne saurait mieux dire combien l’assèchement du crédit bancaire est aujourd’hui préoccupant en zone euro.

 

Le FMI découvre la lune : la croissance est trop faible pour générer des emplois !

Le FMI découvre la lune : la croissance est trop faible pour générer des emplois !

Voilà au moins de quoi justifier le salaire de Lagarde (100 000 euros par mois sans impôt !) : pour le FMI la croissance est trop faible pour résoudre le chômage !! L’économie mondiale ne croît pas assez vite pour créer les emplois qu’attendent des dizaines de millions de chômeurs, mais elle se renforce progressivement, a estimé mercredi à New Delhi le directeur général adjoint du Fonds monétaire international (FMI).  La croissance mondiale devrait progresser de 3,3% en 2013 et de 4% l’an prochain, mais ces chiffres masquent des écarts géographiques, a souligné Naoyuki Shinohara lors d’une rencontre avec des diplomates et des hommes d’affaires.  Le monde est engagé dans une reprise « à trois vitesses » sans « assez de croissance pour générer des emplois pour les millions (de personnes) qui sont au chômage depuis les cinq dernières années », a-t-il estimé.  Créer des emplois doit être « une question globale » car elle touche au coeur de la crise économique mondiale qui « affecte les jeunes de façon disproportionnée », a-t-il poursuivi lors de son allocution le jour de la Fête du travail.  En mars, le chômage a atteint un nouveau record absolu dans la zone euro à 12,1%. C’est dans trois des pays bénéficiant d’une assistance financière internationale, assortie de plans d’austérité drastiques, qu’il est le plus élevé: en Grèce (27,2% selon les dernières données disponibles datant de janvier), en Espagne (26,7%) et au Portugal (17,5%).   »Les économies les plus performantes sont dans les pays émergents et en voie de développement, l’Asie devant enregistrer une croissance moyenne de 7,1% cette année et l’Afrique sub-saharienne une croissance de 5,6% », a indiqué M. Shinohara, ancien ministre des Finances japonais.  Des pays tels que les Etats-Unis sont sur le chemin de la reprise, avec une croissance attendue de 2% en 2013. D’autres, comme les pays de la zone euro, devraient voir une réduction de leur croissance cette année, a-t-il ajouté.

 

La fiscalité plombe les entreprises (De Castries, patrons d’AXA -interview les Echos)

La fiscalité plombe les entreprises (De Castries, patrons d’AXA -interview les Echos)

 

Vous n’avez jamais caché vos doutes sur la politique suivie par le gouvernement. Comment jugez-vous l’état actuel de la France ?

Inquiétant. Les conditions d’un retour de la croissance, préalable indispensable au recul du chômage, sont loin d’être réunies. En particulier, la ponction fiscale pratiquée sur les créateurs de richesse a atteint le niveau d’asphyxie. Les prélèvements sur les entreprises sont une fois et demie plus élevés que la moyenne européenne, l’imposition des plus-values l’est deux à deux fois et demie ! Quand on est dans une économie ouverte, cette approche ne peut créer que des catastrophes. A l’automne dernier, nous avions dit que l’on prenait le risque de casser l’investissement productif en France. On ne peut que constater que, mois après mois, trimestre après trimestre, nos craintes se sont malheureusement avérées fondées.

 

Mais il faut bien réduire le déficit public…

Absolument. Mais dans un pays déjà champion des prélèvements obligatoires, la solution ne peut pas être d’augmenter encore les impôts ! C’est comme une prise de sang : si elle est raisonnable, elle peut sauver une vie ; sinon, elle provoque l’anémie. Les prélèvements excessifs sont la source principale de notre perte de compétitivité. Tant que les dépenses publiques ne baisseront pas, l’avalanche de prélèvements continuera. Je crains que le sérieux budgétaire du gouvernement ne soit qu’une illusion. Regardez le budget 2012 : le dérapage vient principalement des dépenses. Comme nous serons en récession cette année, et qu’elle pourrait même être plus sévère qu’imaginé, la France va avoir beaucoup de mal à tenir les objectifs affichés. Je ne m’en réjouis pas. Mais il n’y a pas de fatalité, nous devons tous nous battre pour la réussite du pays.

 

Que préconisez-vous ?

Nous devons sortir du déni de réalité ! La croissance anémique engendre un chômage de masse qui touche durement les plus jeunes, les plus défavorisés. L’endettement public n’est rien d’autre que le transfert du financement de notre confort immédiat aux générations futures. Notre système de protection sociale fait peser une charge insoutenable sur les entreprises et les actifs parce qu’il continue de fonctionner selon des principes vieux de 70 ans alors que nous avons depuis traversé une véritable révolution démographique et de longévité. Seule la réduction significative des dépenses de fonctionnement de l’Etat, la libération de l’investissement privé par la baisse des prélèvements obligatoires et la mise en œuvre d’un programme de réformes structurelles peuvent encore éviter qu’on ne laisse un pays exsangue à nos enfants. Je pense sincèrement que ma génération porte à cet égard une responsabilité unique devant l’Histoire. J’ai le sentiment d’un immense gâchis et d’opportunités perdues alors que ce pays a des atouts considérables, des entreprises qui ont bien réussi leur mondialisation, une démographie plutôt dynamique et une population bien formée, une importante épargne…

 

Estimez-vous comme certains que la réduction drastique des déficits menace la croissance et qu’il est nécessaire d’en modifier le rythme ?

C’est le niveau des dépenses publiques plus que celui des déficits qui pose problème. Dès lors, la question du rythme mérite d’être débattue pour les pays comme l’Espagne, le Portugal, l’Irlande ou le Royaume-Uni qui ont engagé des réformes structurelles très profondes et ont un niveau de dépenses publiques inférieur au nôtre. Mais évitons les faux débats : la question ne se pose absolument pas en France où les efforts nécessaires en matière de réduction des dépenses n’ont pas encore vraiment commencé ! Les dépenses publiques représenteront en France 56% du PIB en 2013, contre 42% en moyenne dans l’OCDE ou 45% en Allemagne. C’est plus de 200 milliards d’euros d’écart avec notre voisin chaque année ! Si vous cumulez l’effet négatif d’une telle divergence sur 20 ans, vous avez l’explication de notre perte de compétitivité. Les chefs d’entreprise se demandent avec inquiétude comment sera financé le budget 2014 alors que l’objectif du budget 2013 d’un déficit à 3,7 % semble difficilement atteignable. Si le gouvernement continue d’accroître les prélèvements sur les entreprises, dont les marges sont déjà les plus faibles d’Europe, cela va ralentir la reprise, aggraver le dérapage budgétaire et menacer la cohésion européenne.

 

Comment la politique fiscale actuelle se traduit-elle pour un groupe comme AXA ?

Nous sommes fiers de nos racines françaises, prêts à faire des efforts mais préoccupés par la perte de compétitivité que les charges créées depuis 2 ans font peser sur les activités de services financiers comme les nôtres. Prenez le crédit impôt compétitivité. Non seulement il ne nous rapporte rien, mais en plus il nous coûte une trentaine de millions d’euros par an du fait de l’augmentation de la TVA que nous ne récupérons pas. L’augmentation de la taxe sur les salaires, taxe qui n’a aucun équivalent en Europe, va représenter un effort de plusieurs dizaines de millions d’euros par an. En impôts et taxes, nous avons versé l’an dernier plus de 2 milliards d’euros pour un résultat net de nos activités françaises d’environ 1 milliard. Cette charge s’est alourdie de 170 millions sous l’effet des nouvelles mesures. Dans les 57 pays où nous sommes présents, la France est celui où l’on paie le plus de charges sociales et fiscales. C’est donc une situation tout à fait spécifique, et ces prélèvements sont autant d’argent que nous ne pouvons pas consacrer au financement de l’économie française et au développement de l’emploi.

 

AXA achète-t-il encore de la dette d’Etat française ?

Nous sommes toujours parmi les premiers détenteurs de dette publique française, mais nous tirons aussi les conséquences logiques de notre analyse…

 

Comment jugez-vous la taxe sur les transactions financières ?

Si vous évoquez le projet conjoint à 11 pays, c’est une idée démagogique, donc dangereuse. Je suis très surpris et déçu que la France soutienne une telle initiative alors que son secteur financier est l’un des atouts pour sa compétitivité. Les banques et les assureurs français ont mieux traversé la crise que les institutions financières de l’ensemble des autres pays européens. Nous nous tirons une balle dans le pied, car la réalité, c’est que nous allons fragiliser l’un de nos fleurons et favoriser les places financières situées hors des pays volontaires.

 

Que pensez-vous des recommandations du rapport Berger-Lefebvre sur l’épargne longue ?

Nous partageons largement le constat fait par ce rapport, à savoir qu’il est essentiel de favoriser l’épargne longue pour retrouver la croissance. Les préconisations sont raisonnables et vont dans le sens des recommandations que nous faisons déjà à nos clients. Si l’on veut espérer un meilleur rendement, il faut accepter de prendre plus de risques et d’avoir moins de liquidité.

 

AXA a beaucoup cédé d’actifs ces derniers temps. Pourquoi ?

Nous avons également beaucoup investi. C’est un groupe qui vit, évolue et se transforme. C’est dans son ADN depuis son origine. Depuis 2000, nous essayons d’améliorer notre efficacité opérationnelle en nous positionnant sur des pays, des lignes de métier, des produits qui allient croissance et marges. Nous avons aujourd’hui trois grands métiers – l’assurance dommages (l’assurance de biens), la santé et la prévoyance (l’assurance de personnes), et l’épargne et la gestion d’actifs – qui sont tous en expansion. On ne le dit peut-être pas assez, mais c’est l’assurance dommages qui a progressé le plus vite, avec un chiffre d’affaires qui a presque doublé en 12 ans. En santé et prévoyance, les besoins augmentent partout, du fait d’un meilleur niveau de vie de la population mondiale, du désengagement de l’Etat dans un certain nombre de pays et de la prise de conscience, par les particuliers, de la nécessité de se protéger. Aujourd’hui, la prévoyance, la santé et les dommages représentent 75 % des résultats du groupe.

 

Vous allez désormais concentrer votre développement dans les pays émergents ?

Depuis le début de la crise de 2007, nous avons cédé pour environ 8 milliards d’euros d’activités dans les pays matures pour en réinvestir plus de 6 dans les émergents. Nous avons pu acquérir les activités d’ING au Mexique, racheter nos minoritaires en Asie du Sud-Est, monter une co-entreprise en Chine en assurance vie avec ICBC, nous développer en Indonésie, acheter certaines activités d’assurance dommages d’HSBC. Cela commence à être extrêmement visible dans les chiffres. En 2007, les pays émergents représentaient 7 % du chiffre d’affaires. En 2012, ils contribuent à hauteur de 14 % en dommages et de 17 % en vie ! Si l’on se compare à d’autres grands assureurs traditionnels, il est vrai que nous sommes partis avec un peu de retard parce que le groupe était encore très jeune, mais l’évolution s’est faite plus rapidement.

 

Allez-vous poursuivre ce mouvement de rééquilibrage ?

C’est un exercice qui n’est jamais terminé, cela fait partie de l’entretien naturel du jardin. Preuve en est, nous venons d’annoncer une nouvelle co-entreprise avec Tian Ping, l’un des leaders de la distribution d’assurance dommages par Internet en Chine. Cette opération va faire d’AXA le premier assureur non-domestique en dommages dans ce marché très prometteur.

 

 

Austérité européenne : la mauvaise stratégie

Austérité européenne : la mauvaise stratégie

 

“La politique d’austérité a atteint ses limites”, assure José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne. C’est la première fois que Bruxelles remet en cause cette politique. Il était temps de s’apercevoir qu’une seule voie pour des pays si différents ne fonctionne pas, commente la Süddeutsche Zeitung.    Les responsables politiques se gargarisent régulièrement de la diversité européenne. Ils se réfèrent dans ces cas-là aux traditions culturelles – pour la plupart jugées intéressantes et enrichissantes – qui se sont développées au-delà de leurs frontières nationales. Ils se réjouissent de ces différences et ne demandent qu’à les préserver. Il est toutefois intéressant de noter que toute forme de ravissement, et même de tolérance, disparaît de leur esprit dès lors qu’il s’agit de diversité économique. En matière de politique budgétaire, les responsables européens sont pour l’unité monolithique. Tous les pays membres, et notamment ceux de la zone euro, doivent remplir exactement les mêmes conditions, et les performances économiques de chaque pays doivent être mesurées selon les mêmes critères. Et qu’importe si les traditions économiques européennes sont très différentes entre pays. Dans le contexte de crise actuelle, l’idée selon laquelle il faudrait tous fonctionner selon le même modèle est arrivée à ses limites. Le Portugal, l’Espagne, la Grèce et l’Irlande ont adopté de vastes programmes d’économies et de réformes afin d’assainir leurs finances et de satisfaire aux critères européens imposés à tous. Mais ils n’arrivent pas à atteindre ces objectifs. Et les dettes s’accumulent. D’un point de vue purement économique, il est parfaitement censé de vouloir d’abord réduire son endettement et de lancer des réformes pour renouer avec une croissance solide. Le problème est que, dans les faits, cette stratégie ne marche pas. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, n’a pas tort quand il admet qu’une idée politique ne doit pas seulement être valable mais que les citoyens doivent l’accepter, sans quoi elle restera inapplicable. Les sociaux-démocrates européens ont immédiatement réagi en félicitant Barroso d’être enfin sorti de son coma de cinq ans. Cela paraît peut-être démagogue mais ça n’en est pas moins vrai. Cela fait déjà longtemps que l’on sait que les pays les plus aux prises avec la crise ne voient pas leur situation s’arranger: ils réduisent leurs dépenses et votent des réformes pendant que les faillites d’entreprises se multiplient et que le chômage augmente. L’appareil d’Etat est à l’arrêt, les décisions des tribunaux ne sont plus notifiées parce que les photocopieuses sont en panne, les employés doivent apporter leurs propres stylos et rouleaux de papier toilette au travail, les hôpitaux n’ont plus de réserve de médicaments. En Espagne, un habitant sur huit vit dans la pauvreté aujourd’hui. On parle ici de situations que les habitants d’autres pays peuvent à peine imaginer. De ce constat, on peut tirer deux conclusions. Il est évident que les pays de la zone euro ne peuvent pas faire une croix sur leurs programmes d’économies et de réformes du jour au lendemain. Cela ébranlerait trop la confiance dans la monnaie européenne. Certains aménagements sont toutefois nécessaires: la commission européenne peut assouplir les règles du pacte de croissance et de stabilité pour donner beaucoup plus de temps aux pays en crise pour atteindre leurs objectifs. A terme, il faudra également s’interroger sur la pertinence de ce pacte (hier porté aux nues) et de ses règles strictes et indifférenciées. La crise le montre bien: malgré la monnaie unique, c’est la diversité économique qui domine en Europe.

 

Sapin: « ne sent pas la confrontation sociale » ! Il a le nez bouché ?

Sapin: «  ne sent pas la confrontation sociale » ! Il a le nez bouché ?

« Je n’ai pas le sentiment qu’il y ait devant nous une crainte d’une confrontation – pour reprendre ce terme à la mode aujourd’hui – sociale, ni politique d’ailleurs », a affirmé M. Sapin, invité du « Grand rendez-vous » Europe1/i-Télé/Le Parisien-Aujourd’hui en France. Sept Français sur dix (70%) estiment que la France pourrait connaître une explosion sociale au cours des prochains mois, selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest France.   »On est plutôt, me semble-t-il, en tous les cas c’est la volonté du président de la République (…) et la volonté du gouvernement, dans une phase d’apaisement pour agir », a-t-il ajouté.   »C’était très difficile d’apaiser lorsque, sur le mariage pour tous, il y avait une telle montée en puissance de toutes les formes d’intégrisme, intégrisme social, intégrisme religieux, intégrisme de toute nature: l’intégrisme c’est rarement apaisant », a-t-il remarqué.   »Maintenant, rentrons dans une phase d’apaisement, je pense qu’elle peut être partagée par tous », a-t-il souligné.  La première année du mandat de François Hollande a été « un an d’action, un an de construction, un an de réorientation et (…) ce n’est pas au bout de neuf ou douze mois que l’on juge les résultats d’une action », a indiqué le ministre du Travail.  Quant à un gouvernement d’union nationale, souhaité par 78% des Français selon un sondage Ifop, il ne serait « pas efficace »: « ça voudrait dire s’appuyer sur quelque chose qui n’existe pas », selon lui.   »Il y a une majorité à l’Assemblée nationale, on ne va pas chercher une nouvelle majorité. Cette majorité, elle est là, elle est solide, elle peut débattre en son sein mais elle soutient l’action du gouvernement et du Président de la République », a-t-il déclaré.  Concernant la réforme des retraites, l’un des thèmes majeurs de la conférence sociale des 20 et 21 juin, « avant la fin de l’année, nous aurons pris les décisions qui permettront de faire en sorte que le système de retraite soit pérenne, stable, solidaire et juste à long, moyen et court terme », a noté M. Sapin.  Interrogé sur le traditionnel défilé du 1er mai, il a dit « regretter » qu’il y ait deux cortèges, d’un côté la CGT, de l’autre la CFDT.

 

Sarkozy- Bolloré- Dupuydauby : la saga des requins « africains »

Sarkozy- Bolloré- Dupuydauby : la saga des requins « africains » 

 

Dupuydauby vient de révéler que Sarkozy avait touché des fonds de la Lybie en mouillant au passage Bolloré. La lutte entre les requins d’Afrique ne date pas d’hier comme en témoigne l’article de Libé de 2009.Vincent Bolloré versus Jacques Dupuydauby : partenaires ou ennemis, selon les circonstances, on ne se lasse pas du feuilleton. Finance, politique et justice, leur salade africaine recèle tous les bons ingrédients. Au Togo, un mandat d’arrêt vient d’être lancé contre Jacques Dupuydauby (Libération des 30 et 31 mai),trois ans après l’arrestation de l’Etat-major de Bolloré. Les temps changent. Leur «guerre des ports» en Afrique, Jacques Dupuydauby la résume ainsi : «Deux supermarchés s’affrontent. Le patron de Carrefour [Bolloré, ndlr] considère que la proximité d’un Shopi [Dupuydauby] n’est pas trop gênante. Pas de pot… le Shopi devient un centre Leclerc.» L’avocat de Vincent Bolloré, maître Olivier Baratelli, rétorque : «On l’a peut-être bridé dans son développement, mais ça ne l’autorise pas à nous piquer des actifs.» Car le «Shopi», avant de devenir un «Leclerc», était une vraie-fausse filiale de «Carrefour». Vincent Bolloré a toujours été adepte des montages complexes, à l’aide de discrètes coquilles financières. En Afrique, il a d’autant plus raison d’avancer masqué que ses différents métiers (plantations, trains, manutention, fret…), complémentaires, peuvent indisposer les pouvoirs publics, soucieux de voir un groupe truster la chaîne du ravitaillement. Cas d’école au Togo. Jacques Dupuydauby est à tu et à toi avec le président Eyadema (moins avec son successeur de fils). Mais pas Bolloré : le général togolais a de surcroît racheté sa maison d’enfance. Depuis 1998, Dupuydauby sert donc de poisson pilote à Bolloré, contre 30 000 euros d’honoraires mensuels. En 2001, il obtient le marché de la manutention du port de Lomé. Dupuydauby n’a pas un sou vaillant, c’est donc Bolloré qui finance en injectant 11 millions d’euros dans un holding espagnol, Progosa. Qui sera contrôlé par Bolloré, mais dirigé par Dupuydauby. Tout baigne, l’investissement togolais est vite rentable. Dupuydauby voit grand, trop grand aux yeux de Bolloré : Lomé risque de concurrencer ses activités portuaires voisines (Côte-d’Ivoire, Gabon, Cameroun, etc.). A Progosa, qui envisage de construire un troisième quai, Gilles Alix, directeur général du groupe Bolloré, écrit sèchement en 2002 : «Concernant les perspectives de développement du port de Lomé, je pense qu’il convient d’être extrêmement prudent car l’installation d’un hub pourrait être très préjudiciable à nos activités maritimes et terrestres, en banalisant l’opération de transport en Afrique.» Mais Dupuydauby persiste, jouant de l’antagonisme Eyadema-Bolloré. Ce dernier accepte de se retirer du capital de Progosa, mais pas tout à fait quand même, histoire de contrôler à distance la suite des événements. Il cède donc ses parts au groupe Hottinger, un ami franco-suisse qui n’entend rien à l’activité portuaire, avec promesse de rachat. En jargon financier, cela s’appelle un portage ; en langage commun, un faux nez. Une note interne du directeur juridique de Bolloré que Libération a pu se procurer, l’ancien juge Jean-Louis Delahaye indique la marche à suivre : «Cession de la participation à une structure opaque à créer (trust, par exemple) ou a des actionnaires extérieurs (portage).» Suit la suggestion d’une cascade de holdings intermédiaires – «contrôle», puis «contrôle partiel» et enfin «aucun contrôle» de Bolloré. Dans son petit manuel du portage, l’ex-magistrat évoque les «risques» de perdre le contrôle de l’usine à gaz. Et de recommander : «Il pourrait être envisagé de faire nommer des auditeurs proches du groupe mais n’apparaissant pas trop liés à lui, aux différents étages.» Son message est annoté par Bolloré : «OK, prendre les mesures nécessaires.» Un portage fonctionne tant que porteur et porté marchent main dans la main. Or Dupuydauby n’en fait qu’à sa tête. Profitant que le groupe Hottinger se comporte en sleeping partner, il exfiltre les actifs portuaires de Progosa. Après avoir envisagé de les céder à sa propre épouse, il les confie, fin 2004, à des «investisseurs luxembourgeois», derrière lesquels se dissimuleraient quelques dignitaires africains. Quand Bolloré se réveille, en 2005, rachetant sa participation à Hottinger, il est trop tard : «Mon pote, tu es l’heureux propriétaire d’une coquille vide», lui signifie Dupuydauby. Son directeur juridique, Gérard Perrier, joue au naïf dans un courrier à Gilles Alix : «J’étais convaincu d’être recruté par le principal concurrent de Bolloré, alors que je travaillais en fait pour une société détenue clandestinement par votre groupe.» Outre leurs plaintes en Europe, Bolloré et Dupuydauby multiplient les procédures en Afrique. Dans un premier temps, Bolloré obtient gain de cause devant le tribunal de Lomé : en février 2006, il annule la cession des actifs aux curieux actionnaires togolo-luxembourgeois. Dupuydauby contre-attaque en portant plainte pour corruption de magistrat. Dans la foulée, quatre dirigeants du groupe Bolloré se retrouvent en garde à vue, libérés contre une caution d’un million d’euros après intervention du Quai d’Orsay. Dupuydauby sait de quoi il retourne : lui-même rémunère grassement (255 000 euros en deux ans) Charles Debbasch, ex-doyen de la faculté d’Aix, condamné en France dans l’affaire Vasarely et réfugié en Afrique en tant que conseiller très spécial du président du Togo. Pour plus de sûreté, Dupuydauby a recruté l’ex-Premier ministre togolais. Sur l’exfiltration des actifs portuaires, il se prévaut de «l’aval des autorités». Au Gabon, la justice est plus rapide – plus folle, aussi. Mêmes causes, mêmes effets : Bolloré, avec ses multiples casquettes, ne pouvait tout rafler. Lauréat de la manutention portuaire, difficile de concourir à la concession des ports d’Owendo et de Port-Gentil. C’est donc la coquille de Dupuydauby qui emporte l’appel d’offres en 2003. Sitôt fait, il l’exfiltre au Luxembourg par le même truchement. Bolloré porte plainte. Après conflit au sein de la cour d’appel de Libreville, entre le premier président (favorable à Bolloré) et le président de la chambre commerciale (pro-Dupuydauby), la cour de cassation donne raison au second avec cet attendu qui en dit long : «Le ministre de la Justice a fermement enjoint au Premier président de se dessaisir.» Au Gabon, il y a désormais autorité de la chose jugée. Dupuydauby a niqué Bolloré en tout bien tout honneur

 

 

Paradoxe, la BCE inquiète de la disparition de l’inflation !

Paradoxe, la BCE inquiète de la disparition de l’inflation !

 

La seule mission officielle de la BCE est de surveiller l’inflation. Or elle  inquiète de sa faiblesse ; en cause évidemment , l’activité qui s’écroule et dont la BCE prend enfin conscience. . Non seulement l’activité économique est de plus en plus faible en Europe, mais l’inflation, qui est normalement le principal souci de la BCE, est tombée à 1,7% sur les douze derniers mois dans la zone euro. Bien en deçà de la norme de 2% qui est son objectif officiel. Mario Draghi, le président de la BCE, a expliqué ces dernières semaines qu’il s’inquiétait d’une inflation trop basse. C’est le signe indiscutable d’une baisse de régime de l’activité économique de plus en plus inquiétante. La BCE, qui a publié ce mercredi son rapport annuel 2012, apporte un indice supplémentaire du soin qu’elle apporte à bien cerner les véritables tensions inflationnistes. Elle y explique qu’elle suit de très près un indicateur relativement négligé précédemment, qui consiste à défalquer les hausses de TVA de l’indice des prix à la consommation. Ainsi, si on fait abstraction de l’impact des changements de TVA en 2012, l’inflation n’a été que de 2,1% au lieu de 2,5%, chiffre officiel, l’an dernier. De plus en plus de pays y ont recours pour combler leurs déficits, même si en France on y répugne car ce n’est pas «politiquement correct»: les ménages les moins aisés y sont en effet plus sensibles dans la mesure où la consommation pèse relativement plus dans leurs budgets. Au passage, les experts de la BCE disent tout le bien d’«imposer des taux de taxation plus élevés sur la consommation et de réduire les taxes sur les revenus du travail». C’est une façon pour les pays qui souffrent d’une mauvaise compétitivité de combler en partie leurs handicaps. Dans cette même étude de son rapport annuel, la BCE met en avant un autre concept, celui «d’inflation sous-jacente», autrement dit la hausse des prix à la consommation à l’exclusion des produits énergétiques et alimentaires qui sont très volatils. La notion «d’inflation sous-jacente» mesure en réalité les véritables tensions inflationnistes d’un pays et en particulier le couple prix-salaires. La BCE explique qu’elle reste très vigilante sur ce point, et qu’elle veut éviter les «effets de second tour», autrement dit les réactions salariales aux hausses de prix. Mais il semblerait qu’étant donné l’état du marché du travail en Europe, ces réactions soient pour le moins bien amorties. Au total, si on élimine les effets TVA, ainsi que les produits énergétiques et alimentaire, on s’aperçoit que l’inflation a été négative en Grèce et au Portugal l’an dernier, qu’elle a été inférieure à 1% en Espagne et de 1,7% en Italie, alors que la hausse des prix a été de plus de 3% en apparence dans la péninsule italienne. En France, elle n’a pas dépassé 1,2% l’an dernier, au lieu de 2,2% en apparence. Et pour la zone euro dans son ensemble cette mesure hors TVA et produits volatils conduit au chiffre de 1,2% au lieu du taux officiel de 2,5% en 2012.La BCE, dont la mission principale, sinon unique, est la stabilité des prix, peut donc être rassurée quant à l’importance des véritables tensions inflationnistes. En mettant l’accent à la fois sur l’inflation sous-jacente et sur l’inflation hors TVA elle exprime son inquiétude vis à vis d’une éventuelle disparition de l’inflation. Après tout ce serait son fonds de commerce qui disparaîtrait du même coup. Un seul être vous manque et tout est dépeuplé, serait on tenté de dire.

 

Ségolène Royal : la BPI nest pas là pour faire du business

Ségolène Royal : la BPI nest pas là pour faire du business

.  La Banque publique d’investissement a-t-elle vocation à « faire du business »? Oui, pour son directeur général Nicolas Dufourcq. Non, pour sa vice-présidente Ségolène Royal.La polémique entre les deux dirigeants de la toute nouvelle structure, destinée à financer les PME via le regroupement d’Oseo, de CDC Entreprises et du Fonds stratégique d’investissement, n’est toujours pas éteinte. D’autant que l’ex-candidate à la présidentielle en a remis une couche, lundi 22 avril, à l’issue d’un conseil d’administration qui devait, justement, définir la doctrine d’intervention de la BPI. Celle-ci « doit faire de l’emploi, de la croissance, redonner confiance aux chefs d’entreprise. Elle n’est pas là pour faire du business ni du profit sur le dos des chefs d’entreprises« , a-t-elle déclaré au micro de BFMTV.  Des déclarations qui interpellent, puisque le patron de bpifrance (son nom officiel) a, depuis sa nomination, tenu un discours ferme concernant les entreprises se trouvant face à des difficultés d’ordre structurel. « Pour les entreprises en décroissance sur des marchés en déclin, il n’y a pas de solution« , avait-il ainsi prévenu, en janvier dernier, ajoutant: « le coeur de mission de la BPI n’est pas celui de sauver un outil industriel obsolète, c’est de construire France 2030« . La situation de Petroplus, à propos de laquelle Nicolas Dufourcq s’était exprimé, affirmant que cela n’aurait pas représenté un « bon business » est symptomatique. Car Ségolène Royal, qui a alors fustigé le « dérapage » de Nicolas Dufourcq, a montré la dimension politique de la BPI. Deux versions s’affrontent donc, concernant une doctrine d’intervention qui reste floue, mais qui devra pourtant être présentée au Parlement le 15 mai prochain.

 

La guerre monétaire va créer de l’inflation

La guerre monétaire va créer de l’inflation

La guerre monétaire est engagée, elle se traduit par le fait que les planches à billets tournent à bloc (Etats-Unis, Chine, Japon à un degré moindre pour l’Europe car l’Allemagne freine). Les masses monétaires deviennent beaucoup plus importantes que les richesses qu’elles sont supposées représenter, il y a donc une dévaluation de fait ; avec des conséquences en terme d’inflation ; En fait les dettes sont remboursées avec de la monnaie de signe et l’inflation est supportée par les consommateurs et les petits épargnants. Une inflation qui est passée sous silence car les méthodologies sont obsolètes (exemple en France  on ne compte pads l’augmentation des impôts qui flambent pourtant), on est aussi incapable d’intégrer évolution de la structure des dépenses, une structure très volatile qui s’adapte à la crise (on consomme autrement, autre chose ; exemple le prix des voitures baissent dans ‘indice des prix mais on en achète beaucoup moins )). L’inflation réelle est bien supérieure à l’inflation officielle calculée par les gouvernements et les banques centrales puisqu’ils utilisent tous l’arme de la planche à billets. En effet, mieux vaut pour eux tout contrôler ! L’inflation réelle atteint ainsi 6% en France et 9% aux Etats-Unis où la Réserve fédérale a déjà imprimé quelque 3 000 milliards de dollars de papier monnaie pour “boucher les trous”… Et ce n’est pas fini, le rythme d’impression continuant à la vitesse de 85 milliards de dollars par mois. Bien entendu, les Américains ne sont pas les seuls à utiliser l’arme monétaire pour “dissoudre” des dettes qu’ils ne pourront jamais rembourser ; les Européens, les Chinois et les Japonais font de même pour des sommes énormes. La conséquence en est que nous entrons dans un nouveau cycle économique où les taux d’inflation de 1% à 2% ne sont plus qu’un lointain souvenir. Ils laissent place à une véritable guerre monétaire où chaque banque centrale va veiller à imprimer le plus de monnaie possible pour en faire baisser le cours et ainsi “voler” des parts de marché aux autres à l’exportation — une discipline qui se nomme la “dévaluation compétitive”. En effet, mieux vaut posséder une monnaie faible pour être moins cher si l’on veut exporter, le problème étant que la Banque centrale européenne est déjà celle qui imprime le moins (les Allemands ont déjà eu du mal de s’y mettre car ils n’aiment pas l’inflation qui leur rappelle de mauvais souvenirs !…) Cela nous soucie beaucoup pour la France et l’Europe qui vont servir de support à la croissance des autres au niveau international. Voilà pourquoi l’euro monte en ce moment beaucoup contre les autres monnaies, ce qui n’est pas favorable à nos entreprises face à la concurrence mondiale (un problème de plus). Dès lors, la masse monétaire sur notre planète devient énorme, la valeur des billets de banque placés dans votre porte-monnaie perd sans cesse de sa valeur. Ceux qui vont réellement payer la crise sont les personnes qui placent 100 000 euros à un taux de 3% dans une inflation à 6% ce qui leur génère une perte annuelle de 3 000 euros… L’endettement des Etats, ainsi, va se résorber tout seul, sur de nombreuses années, ce qui est extrêmement astucieux ! Par contre, les grands gagnants de la période actuelle sont les chefs d’entreprises et les particuliers qui empruntent massivement pour développer leurs sociétés ou se constituer un important patrimoine immobilier. En effet, l’inflation actuelle et à venir va littéralement dissoudre la valeur de leurs crédits là où les loyers et la valeur des actifs immobiliers bien sélectionnés ont toujours tendance à suivre celle de l’érosion monétaire et à se réévaluer. Prenons l’exemple d’un crédit d’un million d’euros. Au bout de trois ans, avec un taux d’inflation de 6%, il aura perdu 180 000 euros de sa valeur pour ne plus valoir que 820 000 euros en euros constants ! Il y a les intérêts bancaires à payer, nous direz-vous, ce qui est parfaitement exact… mais dans d’excellents montages immobiliers, le niveau des loyers, des plus-values, des réductions d’impôts et les éventuelles récupérations de TVA sont très souvent à des niveaux bien supérieurs ! (avec Chronique Agora).

 

Londres contre la taxe TOBIN

Londres contre la taxe TOBIN .

La Taxe sur les transactions financières (TTF) ne serait adoptée que par les pays membres de la zone euro signataires, mais affecterait les investisseurs du monde entier. Bien que la Grande-Bretagne n’ait pas l’intention d’appliquer cette taxe, ses détracteurs craignent qu’elle n’affecte les entreprises britanniques actives dans des Etats qui l’auront mise en place -dont la France et l’Allemagne-, et par ricochet, ne réduise la croissance du pays. «Nous ne sommes pas contre le principe même de taxer les transactions financières, mais nous nous inquiétons des effets extra-territoriaux de la proposition de la Commission et je pense que cette préoccupation est partagée par quelques autres pays», a affirmé M. Osborne. Le projet de la Commission, rendu public à la mi-février, prévoit la création d’une taxe de 0,1% sur les actions et les obligations, et de 0,01% sur les produits dérivés. En vertu du «principe du lieu d’émission» énoncé dans le projet, les instruments financiers émis dans les 11 pays participants seront imposés même s’ils sont négociés en-dehors de cette zone. Et le «principe de résidence» prévoit que si l’une des parties à la transaction est établie dans l’un des 11 pays, la taxe sera due, indépendamment de l’endroit où la transaction aura lieu. Le gouvernement britannique s’est opposé au projet dès sa première mouture, en septembre 2011, affirmant craindre ses conséquences pour la place financière londonienne. Devant l’impossibilité de convaincre l’ensemble des 27 pays de l’UE d’y participer, 11 pays ont lancé une coopération renforcée: la France, l’Allemagne, la Belgique, le Portugal, la Slovénie, l’Autriche, la Grèce, l’Italie, l’Espagne, la Slovaquie et l’Estonie. Selon la Commission européenne, la taxe sur les transactions financières devrait générer des recettes de l’ordre de 30 à 35 milliards d’euros par an. La crainte est que la taxe n’affecte les «économies et les retraites des gens, ainsi que les emplois et la croissance», a déclaré un porte-parole du Trésor britannique, a déclaré un porte-parole du Trésor britannique. «Nous n’adopterons pas une taxe purement européenne, et nous avons dit aussi que nous n’empêcherions pas d’autres pays de le faire, mais seulement si les droits des pays qui ne prennent pas part au projet sont respectés», a-t-il ajouté. De son côté la Commission européenne s’est déclarée «confiante» dans la «solidité légale» du projet. «Du point de vue de la Commission, il n’existe pas d’extra-territorialité pour la TTF, a expliqué un porte-parole de la Commission. Elle est totalement conforme au droit international et aux principes du marché unique. Les transactions ne seront taxées que s’il existe un lien économique établi avec la zone TTF, dans le respect total des principes de la taxation transfrontalière».

 

Cohn-Bendit : la gauche de la paresse

Cohn-Bendit : la gauche de la paresse

Débarrassé de toute ambition électorale, Cohn Bendit se lâche et juge que la gauche est paresseuse et obsolète. Cela vaut surtout pour le PS qui n’a jamais entamé le moindre fort de réflexion idéologique et qui finalemenet sous couvert de pseudo socialisme gère en fait la politique budgétaire libérale que veut l ‘Europe mais  encore plus mal que la droite. L’eurodéputé écologiste Daniel Cohn-Bendit a déploré dans Le Monde samedi « une paresse de la gauche », incarnée notamment par François Hollande, et une social-démocratie qui se retrouve « désemparée face à l’ampleur de la crise » parce qu’elle n’a « pas su se renouveler ». « Globalement, il y a une paresse de la gauche », estime le député européen, qui demande « où est passée la grande réforme fiscale » de François Hollande, ou ce « qu’est devenue son idée de République contractuelle », qui « aurait pu déboucher sur une vraie décentralisation ». « Il aurait fallu trancher, oser affronter le groupe socialiste. Il ne l’a pas fait. Sur le cumul des mandats, c’est pareil, il y va à reculons. Sur le droit de vote des étrangers, il a renoncé à la bataille alors qu’il aurait pu la mener, quitte à la perdre », énumère ensuite Daniel Cohn-Bendit. « Même si cela n’est pas vrai, on a l’impression que la seule chose que son gouvernement fasse est de reprendre à son compte une politique budgétaire libérale pour tenter de démontrer qu’il a été plus efficace que Nicolas Sarkozy », explique-t-il.Quant aux Verts, dont il s’est éloigné, Daniel Cohn-Bendit juge qu’ils « portent un discours novateur mais ils sont politiquement trop faibles et la manière dont ils s’y prennent, en disant qu’ils savent tout sur tout, ne les rend pas crédibles ». Selon le député européen, qui veut prendre sa retraite politique, « la social-démocratie française, et plus généralement la social-démocratie européenne, n’ont pas su se renouveler » et « sont désemparées face à l’ampleur de la crise ». « La globalisation des crises économique, financière et écologique remet en cause l’idée traditionnelle de répartition des bénéfices de la croissance. C’est une économie nouvelle qu’il faut bâtir, une économie capable d’assumer la transition industrielle et énergétique. Si on se place dans cette perspective, faire croire qu’on peut sauver Florange ou Aulnay n’a pas de sens », ajoute Daniel Cohn-Bendit.

 

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