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Vive la crise : croissance au plus bas, mais bourse au plus haut

Vive la crise : croissance au plus bas, mais bourse au plus haut

 

C’est le paradoxe le plus étonnant du contexte actuel, la croissance est atone, le chômage au sommet mais la bourse tutoie le ciel. Finalement tout va bien et les médias même économiques ont fait l’impasse sur les indicateurs  très inquiétants concernant la croissance de novembre. Pourquoi simplement par les valeurs boursières se portent au mieux, que les dividendes versée aux actionnaires vont atteindre des sommets en 2014. Par contre les investissements sont en panne et les charrettes de licenciements succèdent aux charrettes. Pourtant nous sommes peut -être à la veille d’un nouveau choc mondial en tout cas d’une  dépression forte de la croissance. En cause évidemment la confusion ente la santé de la sphère financière et celle de l’économie réelle. Il a suffi pour rassurer les marchés que la Chine annonce des baisses d’intérêt et que Draghi permettent encore davantage de liquidités pour la cote se redresse en France mais aussi ailleurs. Pourquoi parce simplement ces politiques plus accommandantes permettent de davantage spéculer ; elles ne servent pas l’investissement, la consommation, elles encouragent les cotations à optimisme. Cela jusqu’au moment où un krach interviendra (bulle immobilière, bulle obligataire ou remontée brutale de taux d’intérêt pas exemple). Puisque la bourse va bien, vive la crise. D’ailleurs les charrettes de licenciements sont généralement très appréciées. Certes c’est souvent de la productivité en plus, donc de la compétitivité et des profits supplémentaires. Donc des marges et des dividendes.  Les actionnaires du monde entier devraient recevoir 133 milliards de dollars de plus en 2014 qu’en 2013. C’est ce qui ressort de l’étude trimestrielle publiée par Henderson Global Investors. 2014 sera donc une année record avec 1.190 milliards de dollars de bénéfices redistribués par 1.200 entreprises cotées. Cela représente une progression de 9,6 %, soit la meilleure année depuis 2011  Pourtant la conjoncture de l’économie réelle est mauvaise. La croissance se tasse aux Etats Unis.,  en Chine, l’indice PMI HSBC/Markit du secteur manufacturier a enregistré une croissance nulle en novembre à 50,0 contre 50,4 en octobre, selon une enquête menée auprès des directeurs d’achat. En zone euro, les indices « flash » des directeurs d’achat de Markit montrent que la croissance de l’activité en novembre a baissé à 51,4 contre 52,1 en octobre, soit un recul encore plus marqué que les prévisions les plus pessimistes.  Mais tout va bien, vive la crise !

Internet : payer pour supprimer la pub sur Google

Internet : payer pour supprimer la pub sur Google

 

Il faudra peut-être payer pour supprimer la pub sur Google. L’expérimentation est en cours chez Google ‘Google Contributor). Plutôt que de financer les sites grâce aux publicités proposées via AdSense, Google teste comme alternative  de supprimer  les annonceurs. «Aujourd’hui, Internet est surtout financé grâce à la publicité en ligne», peut-on lire sur la page dédiée à Google Contributor. «Mais que feriez-vous s’il existait un moyen de soutenir directement les créateurs des sites que vous visitez tous les jours?» Si un internaute choisit de participer au programme, des messages de remerciement s’affichent à la place des publicités. À chaque visite sur un site partenaire, un peu de l’argent issu de cet abonnement est versé à l’éditeur du contenu consulté. Les transactions se font via leur compte AdSense, reçues au même titre que les revenus publicitaires. Google perçoit par ailleurs un petit pourcentage sur la somme versée chaque mois par les internautes. Avec ce projet, Google espère surtout séduire les internautes récalcitrants de la publicité en ligne. Il répond aussi aux inquiétudes des sites Internet qui doivent faire face à la popularité croissante des logiciels permettant de bloquer la réclame, les privant d’une source importante de revenus. Certains testent différentes options pour endiguer le phénomène: des formules d’abonnement ou des messages de remontrance affichés à la place des publicités bloquées. Sans grand succès. Or, le rejet de la publicité en ligne pose aussi problème à Google, qui vit largement de la vente d’espaces publicitaires et de mots clés. Avec Contributor, Google tente de responsabiliser les internautes et joue la carte de la simplicité: il propose un abonnement valable pour une dizaine de sites à la fois, plutôt que pour un seul. Google Contributor est aussi symptomatique de la progression de la culture du don sur Internet. Outre le succès des plateformes de financement participatif, comme Kickstarter ou Ulule, d’autres projets pour récompenser les créateurs en ligne ont vu le jour ces dernières années. YouTube, propriété de Google, a annoncé au début de l’année une option permettant aux internautes de faire des dons financiers à des auteurs de vidéos. Un principe similaire à celui du site français Tipeee, qui récompense les créateurs sous forme de pourboires numériques.

 

Baisse des taux d’intérêt en Chine pour relancer la croissance

Baisse des taux d’intérêt en Chine pour relancer la croissance

 

La croissance faiblit nettement en Chine à tel point que   l’indice PMI HSBC/Markit du secteur manufacturier a enregistré une croissance nulle en novembre à 50,0 contre 50,4 en octobre, Du coup la Chine a décidé de baisser ses taux d’intérêt.  La banque centrale chinoise a en effet annoncé vendredi, pour la première fois depuis juin 2012, une baisse de ses taux d’intérêt: une mesure qui doit permettre de revigorer la deuxième économie mondiale. Cette baisse des taux de référence sur les dépôts et les emprunts à un an, respectivement de 0,25 et 0,40 point de pourcentage, sera effective à compter de samedi, a précisé la Banque populaire de Chine (PBOC) sur son site internet. Décidée en réaction au ralentissement de la croissance et aux risques déflationnistes, la mesure verra le taux de dépôt à un an ramené à 2,75% et celui de la rémunération de l’épargne à 5,6%, selon la banque centrale. « C’est un signal fort car Pékin s’est toujours opposé aux interventions sur les taux pour éviter une bulle » immobilière, a commenté un analyste de Saxo Banque, Andrea Tueni. Sur juillet-septembre 2014, la progression du produit intérieur brut (PIB) chinois s’est établie à 7,3%, son plus bas niveau depuis le premier trimestre 2009, lestée notamment par le ralentissement immobilier. Nombre d’analystes prévoient pour 2014 une croissance chinoise de 7,3% (contre 7,7% en 2013), soit la plus faible performance du pays depuis près d’un quart de siècle.

 

Croissance : la baisse entraine le repli de l’Euro

Croissance : la baisse entraine le repli de l’Euro

 

Après la publication des indices PMI sur l’activité économique très décevants, l ‘Euro  recue encore (sous la barre de 1,24 dollar vendredi). Du coup  le  président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi a dû déclarer que la BCE envisageait de diversifier ses rachats d’actifs (sous entendu éventuellement  les dettes d’Etat). En effet La croissance a ralenti en novembre dans la zone euro, atteignant même son plus bas niveau en un an et demi, ce qui ravive le spectre d’un retour à la contraction dans la région, a indiqué jeudi le cabinet Markit qui publie l’indice PMI. Le PMI composite de la zone euro s’est établi à 51,4 en novembre contre 52,1 en octobre. Lorsqu’il dépasse les 50 points, cela signifie que l’activité progresse tandis qu’elle se replie s’il est inférieur à ce seuil.  La croissance de l’activité du secteur privé allemand a ralenti en novembre à son rythme le plus faible en seize mois avec la stagnation de l’industrie manufacturière et le moindre dynamisme des services, laissant augurer une activité sans ressort au quatrième trimestre. L’indice PMI composite, qui regroupe l’industrie manufacturière et les services, a reculé à 52,1 contre 53,9 en octobre. Pour le secteur manufacturier, l’indice PMI flash est tombé à 50,0 qui correspond au seuil séparant contraction et expansion, après 51,4 le mois précédent. L’indice des services, lui, a chuté à 52,1 après 54,4 mais reste au-dessus du seuil de 50. L’un et l’autre sont ressortis nettement en dessous des attentes des économistes interrogés par Reuters. « Ce qui arrive, c’est qu’en général le secteur des services suit celui de la production de biens sur la pente descendante et c’est ce que nous constatons en ce moment », a déclaré Chris Williamson, chef économiste de Markit. « Le secteur manufacturier stagne, les nouvelles commandes reculent pour le troisième mois consécutif, et le recul est le pire enregistré depuis la fin 2012″, a-t-il ajouté. L’économie allemande a échappé de peu à une récession technique au troisième trimestre, le PIB enregistrant une croissance de 0,1% grâce au dynamisme des dépenses de consommation et à une faible contribution du commerce extérieur. Les organisations internationales, comme l’OCDE et le FMI, ont abaissé leurs prévisions de croissance pour la première économie de la zone euro, de même que le gouvernement qui n’attend plus qu’une hausse du PIB de 1,2% cette année et de 1,3% en 2015. L’activité dans le secteur privé s’est contractée pour le septième mois consécutif en novembre en France, à un rythme légèrement moins élevé que le mois précédent. L’indice PMI composite, qui combine les secteurs de l’industrie et les services, s’est ainsi inscrit à 48,4, après 48,2 au mois d’octobre, restant sous la barre de 50 séparant les zones de contraction et d’expansion de l’activité. Dans le secteur manufacturier, l’indice a diminué à 47,6 contre 48,5 en octobre, un niveau nettement en deçà des attentes des 17 économistes interrogés par Reuters (48,8) et qui constitue un plus bas depuis trois mois. Les services ont vu leur indice progresser à 48,8, après 48,3 en octobre, un niveau supérieur au consensus des économistes (48,5) et qui constitue un plus haut depuis trois mois. Selon Chris Williamson, économiste chez Markit, la faiblesse de l’activité dans le secteur privé et des inquiétudes sur les services pourraient se traduire par une contraction de 0,1% du PIB de la France au quatrième trimestre.

 

Tennis- Coupe Davis : la Suisse vainqueur …. Fiscalement

Tennis- Coupe Davis : la Suisse vainqueur …. Fiscalement

 

 

Finalement c’est sûr, la Suisse va gagner la coupe Davis de tennis puisque fiscalement tous les joueurs sont domiciliés en Suisse, les Suisses d’origines mais aussi  les français. Comme de nombreux sportifs français les joueurs de l’équipe de France sont supposés résider en Suisse ( d(autres à Monaco)  et ils y paient leurs impôts. . Les cinq joueurs sélectionnés pour la finale (Gasquet, Tsonga, Monfils, Benneteau, et Simon) ont ainsi décidé de traverser la frontière, prolongeant la tradition initiée par leurs aînés (Noah, Leconte, Forget, entre autres).  Mais si les Bleus ont régulièrement les oreilles qui sifflent, notamment car ils ont pour la plupart bénéficié de financements publics à l’Insep, les avantages qu’offre la fiscalité locale peuvent largement expliquer leur choix. « Il existe en Suisse un régime de taxation forfaitaire, appelé imposition sur la dépense, et indépendant du revenu. Il est réservé aux personnes de nationalité étrangère n’exerçant pas d’activité lucrative en Suisse et ne s’applique pas aux revenus de source suisse », rappelle Pierre Dedieu, avocat associé au cabinet CMS Bureau Francis Lefebvre.  Concrètement, les exilés français payent un impôt égal à cinq fois leur loyer, ou la valeur locative de leur bien s’ils sont propriétaires. « S’ils ne sont pas trop dispendieux dans le choix de leur logement, car ils n’y passent finalement pas beaucoup de temps, cela peut être très avantageux », selon ce spécialiste de la fiscalité internationale.  Ainsi, une comparaison rapide permet de mesurer l’écart entre la France et son voisin suisse. « Pour un revenu de 1 million d’euros annuels, un résident suisse paiera autour de 100.000 et 200.000 euros d’impôt sur le revenu, quand son homologue français s’acquittera d’environ 500.000 euros, sans compter l’ISF », estime l’expert.  Cependant, ces conditions d’imposition idylliques pourraient ne pas durer éternellement. Bercy s’est déjà attaqué au problème et, depuis le 1er janvier 2013, la convention franco-suisse ne permet plus aucune protection lorsqu’une enquête sur la véritable résidence fiscale d’un individu est menée. En clair, si un joueur français passe seulement un mois en Suisse, mais exerce une activité pendant deux mois en France, il peut être considéré comme résident fiscal français.  En outre, le peuple suisse sera amené à voter le 30 novembre prochain sur l’abolition des forfaits fiscaux, au profit d’une imposition moins avantageuse pour les étrangers. Si tel était le cas, « on pourrait alors assister à une relocalisation massive des sportifs étrangers actuellement domiciliés en Suisse », selon Pierre Dedieu. Peut-être une manière de mettre fin à un débat devenu récurrent.

 

Fillon-Jouyet : la justice refuse de remettre l’enregistrement

Fillon-Jouyet : la justice refuse de remettre l’enregistrement

Le tribunal de grande instance de Paris a rejeté jeudi, au motif qu’elle n’était pas « légalement admissible », la demande de François Fillon de récupérer un enregistrement réalisé par des journalistes du « Monde » dans lequel le secrétaire général de l’Élysée, Jean-Pierre Jouyet, le met en cause. Dans cet enregistrement, ce dernier raconte aux journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme (également auteurs du livre « Sarko m’a tuer » paru chez Stock) que l’ancien Premier ministre lui avait demandé, lors d’un déjeuner le 24 juin, d’accélérer les procédures judiciaires contre Nicolas Sarkozy pour empêcher le retour de son rival, et de « taper vite ». L’ancien Premier ministre, qui se dit victime de « mensonges » et de « calomnie », a attaqué en diffamation les auteurs du livre ainsi que le secrétaire général de l’Elysée . Une première audience de procédure doit se tenir le 13 janvier devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris. L’avocat des journalistes, Me François Saint-Pierre, a toutefois fait savoir à l’AFP qu’ « une partie de l’enregistrement » serait produite à l’occasion du procès en diffamation. « Oui, nous allons produire l’enregistrement afin qu’il soit diffusé à l’audience », a-t-il assuré, précisant qu’il ne produirait que le passage concernant le fameux déjeuner du 24 juin réunissant les deux hommes.  L’avocat de François Fillon, Me Jean-Pierre Versini-Campinchi, a de son côté pris « acte » de cette décision et indiqué qu’il ne conseillerait pas à son client de faire appel, car cette action n’a « aucune incidence » sur le procès en diffamation. Le jugement du tribunal n’infirme pas, au contraire, la thèse des « complotistes ». « L’objectif majeur de cette action est atteint: nous avons fait la démonstration qu’il y quelque chose à dissimuler dans cet enregistrement« , a ajouté Me Versini-Campinchi.

 

Déficit budgétaire : la France récidiviste (Günther Oettinger, commisaire européen)

Déficit budgétaire : la France récidiviste (Günther Oettinger, commisaire européen)

A la vielle de la décsion européenne concernant le déficit de la France, c’est un proche de Merkel qui s’exprime et non Moscovici. En faiat c’est l’avis de l’Allemagne.

 « La Banque centrale européenne a-t-elle brûlé ses cartouches pour rien? Pire, une nouvelle crise nous guette-t-elle? Et que se passera-t-il si la croissance continue à se faire attendre? Reconnaissons-le: la profonde crise de confiance dans l’euro, qui a semé la crainte pour leur épargne chez des millions de citoyens et a ébranlé la quasi-totalité de notre système économique, a été surmontée grâce aux énormes efforts des États membres, pays débiteurs aussi bien que créanciers, et à la coopération fructueuse mise en place avec les institutions de l’UE. Le fait d’avoir jugulé cette crise ensemble est indéniablement une réussite.  Quelques interrogations subsistent néanmoins et, comme l’ont montré les prévisions d’automne de la Commission européenne, les perspectives de croissance restent faibles. C’est pourquoi l’orientation crédible des politiques économiques et financières doit être maintenue sans relâche. Nous devons poursuivre nos efforts pour rétablir la confiance perdue. Dans ce domaine, les poids lourds de la zone euro tels que la France et l’Allemagne ont un rôle déterminant à jouer, mais la question de la rigueur avec laquelle la Commission européenne doit traiter la France en tant que pays déficitaire récidiviste est tout aussi importante. Ce lundi, la Commission européenne doit prendre une décision qui sera sans doute l’une des plus difficiles et lourdes de conséquence de son bref mandat: il s’agit de décider si la France est autorisée à laisser pour la troisième fois son déficit public dépasser la barre des 3 % du PIB. Depuis 2009, le pays n’est pas parvenu à ramener son endettement sous le niveau prescrit de 3 %. Dans sa dernière décision, la Commission avait donc prolongé jusqu’en 2015 le délai qui était accordé à la France pour corriger son déficit excessif. Cependant, les récentes prévisions économiques d’automne de la Commission montrent que, même avec cette prolongation, l’objectif ne sera pas atteint. Au contraire, en l’absence d’efforts supplémentaires, le déficit devrait continuer à augmenter, pour atteindre 4,4 % du PIB en 2015 et 4,5 % en 2016.  Il s’agit également de savoir si c’est simplement une question de volonté, et comment la Commission doit gérer une telle situation. En effet, nous perdrions toute crédibilité si nous prolongions pour la troisième fois le délai accordé sans exiger des contreparties très concrètes et précises. La France doit s’engager sur des objectifs politiques clairs, qui résoudront de manière durable ses problèmes économiques et budgétaires. Ce faisant, il ne faut pas que cela soit interprété comme une décision prise contre la France, mais comme une mesure prise pour et avec la France. La France a d’ailleurs déjà tracé elle-même une voie possible pour sortir de cette situation. Lors de la réunion des chefs d’État et de gouvernement de juin 2014, elle a elle-même réaffirmé les recommandations économiques et budgétaires à son égard et a affiché la volonté de mettre tout en œuvre pour les appliquer. Elle doit donc s’attaquer à une série de problèmes: le niveau élevé du coût de la main-d’œuvre et de l’impôt sur les salaires, l’augmentation de l’imposition des entreprises, la perte de parts de marché à l’exportation au niveau mondial. La France doit donc commencer par mettre en œuvre de profondes réformes structurelles, qui entraîneront une reprise de l’investissement et la création d’emplois, et stimuleront la croissance. Les réformes structurelles constituent aussi le meilleur moyen pour que les entreprises aient accès au crédit à des conditions favorables.  L’enjeu ne se limite d’ailleurs pas à la France: sans une France économiquement solide, c’est la reprise de l’ensemble de la zone euro qui est compromise. Une prolongation de délai dans le cadre du pacte de stabilité et de croissance n’est donc acceptable que si la France s’attaque de manière crédible à ses problèmes. Elle a certes déjà pris certaines mesures, mais trop peu et avec trop d’hésitation. Il faut faire plus – dans l’intérêt de la France elle-même, mais aussi de la zone euro. Lundi, la Commission devrait donc conditionner une prolongation du délai à des mesures concrètes et mesurables, assorties d’échéances précises. Le traité de Lisbonne offre des possibilités à cet effet. Nous devons en faire usage. Pour la France et pour l’Europe. »

 

Déchets nucléaires : dans la loi Macron !

Déchets nucléaires : dans la loi Macron !

 

Le projet d’enfouissement des déchets nucléaires qui avait été supprimé dans la loi de transition énergétique de Ségolène Royal a été discrètement inséré dans la loi de modernisation économique de Macron. . Au milieu des mesures sur le travail du dimanche et les professions règlementées, son chapitre III consacre un article au projet Cigeo à Bure dans la Meuse. Il donne le calendrier à suivre par l’Andra, l’Agence nationale de gestion des déchets nucléaires pour construire le site. Et la loi acte son entrée en service d’ici dix ans. Ce site doit enfouir à plus de 500 mètres sous terre nos déchets nucléaires les plus radioactifs pour des millions d’années. Florent Compain, président des Amis de la Terre juge « que Cigeo et la gestion des déchets nucléaires méritent à elles seules une propre loi pour pouvoir être mis en place ». Selon lui « on ne doit pas abandonner la recherche. Ce dont on parle – et la piste qu’on envisage à l’heure actuelle – c’est le stockage à quelques dizaines de mètres de profondeur mais il faut que l’on puisse intervenir sur les déchets. Le problème, c’est qu’à 500 mètres de profondeur, on ne peut pas intervenir. »

La régulation financière reste à faire

La régulation financière reste à faire

 

Dans « la Tribune » on présente un ouvrage très intéressant sur la crise notamment financière (*). Une mise en cause du surdimensionnement de la sphère financière (par rapport à l’économie réelle) et les dangers de sa concentration. En fait pas grand-chose n’a changé depuis 2008 puisqu’au contraire la concentration bancaire s’est accrue et que la spéculation continue faut de vraie réforme bancaire en particulier en France où on a réalisé la plus petite réforme. Sans parler du shadow banking, de la présence des banques dans les paradis fiscaux, des produits  dérivés ou encore des transactions à haute fréquence. En fait la régulation court après la sophistication financière. Avec évidemment le risque de l’éclatement d’une nouvelle bulle.  Pour bien identifier là où le bât blesse, la lecture d’un petit ouvrage « Parlons banques en 30 questions« (*), coécrit par l’universitaire Jézabel Couppey-Soubeyran et l’analyste financier Christophe Nijdam, est recommandée. Très pédagogues, les deux auteurs s’attèlent dans un premier temps à répondre aux questions les plus fondamentales de la finance : du rôle indispensable des banques dans le financement de l’économie aux dérives liées à leurs activités de marchés, en passant par une définition assez précise de tous leurs différents métiers. Autre intérêt du livre : il donne quelques éléments d’histoire, indispensables pour bien comprendre la réalité des crises financières. Les deux auteurs détaillent surtout les sujets bancaires les plus brûlants du moment. Qu’il s’agisse de la mise en place de l’Union bancaire au niveau européen, de la montée en puissance de la finance de l’ombre -le « shadow banking« -, ou de la nécessité -ou non- de séparer les activités de banque de dépôts et de banque d’affaires – à ce propos, les auteurs estiment d’ailleurs que, de toutes les lois de séparation proposées au niveau mondial depuis 2008, la loi française « Moscovici » est celle qui… sépare le moins. Au-delà de l’aspect pédagogique, les auteurs développent dans leur ouvrage les grands combats à mener pour ne plus connaître pareille crise : réduire l’endettement des banques, accroître la part de leurs fonds propres pour qu’elles puissent faire face à des difficultés, diminuer la taille des grands groupes bancaires et la concentration du secteur, améliorer sa surveillance et mettre en place des sanctions pénales pour les dirigeants qui ont failli. Le livre interpelle enfin le lecteur sur les multiples carences en matière de gestion des risques des banques, auxquelles on donne visiblement beaucoup trop d’autonomie pour définir à quel point leurs activités de marché sont risquées. Souvent, les banques se sont appuyées sur des séries statistiques pour assurer au régulateur que la situation était sous contrôle, que tout était en règle… avant de subir de terribles déconvenues. C’est ce qui s’est récemment passé dans l’affaire de la Baleine de Londres qui a vu un trader – français – occasionner une perte de 6,2 milliards de dollars pour sa banque, l’américaine JP Morgan. Les auteurs s’amusent ainsi à citer l’écrivain Mark Twain qui disait: « Il y a trois sortes de mensonges : les mensonges, les sacrés mensonges et les statistiques. » Une citation qui s’applique très bien au monde de la « finance casino« .

Autant de références et d’analogies pertinentes contenues dans ce petit livre qui permettent d’éclairer notre lanterne.

Reforme territoriale 13 régions : la réformette adoptée par l’assemblée

Reforme territoriale 13 régions : la réformette adoptée par l’assemblée

La gauche a voté la reforme à 13 région mais Sarkozy reviendra sous s’il  est élu notamment sur la région Alsace. De toute manière une réformette car la vraie reforme et celle qui devrait être conduite parallèlement c’est la réforme des départements qui sont et de loin les collectivités locales les plus dépensiers. Du faiat de transferts de compétences ais auusi et surtout de la dérive totale des structures, des dépenses de personnel et des aides sociales. Sur le pan économique, 10 régions tout au plus seraient nécessaires s’i l’on s’entente à la réalité des flux de biens et de personnes qui structurent l’espace socio économique. Surtout il faudrait supprimer les départements qui nourrissent les barons de la politique qui  arrosent les électeurs avec l’argent public. Cela suppose une réforme institutionnelle  qui passe par une majorité conséquente des assemblées (réunies en congrès où il faut recueillir les 3/5 ème) ou par un referendum dont tout le monde a  peur. Conclusion, la suppresion des départements ce n’est pas pour demain ! La carte des 13 nouvelles régions a donc  été adoptée en deuxième lecture à l’Assemblée nationale, dans la nuit de mercredi à jeudi, après un ultime débat passionnel marqué notamment par le baroud d’honneur des députés UMP alsaciens contre la fusion avec Champagne-Ardenne et Lorraine. Environ six heures de débats ont encore été nécessaires dans l’hémicycle pour aboutir au vote de l’article 1er du projet de loi de réforme territoriale, qui prévoit la réduction du nombre de régions métropolitaines de 22 à 13 à compter de 2016. Sur la soixantaine d’amendements pour le supprimer ou le réécrire encore, aucun n’a été adopté.  Le dialogue est « allé à son terme », a plaidé le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, défendant notamment les choix de découpage au nom de la nécessité de donner aux régions la « taille critique » nécessaire face à d’autres régions européennes. La taille ne fait pas la puissance, ont objecté des députés de droite mais aussi de gauche, invoquant les cas des régions allemandes ou espagnoles. Observant qu’ »aucune carte ne fera jamais l’unanimité » et affirmant que le gouvernement n’entend « ni heurter ni gommer les identités locales », le secrétaire d’Etat à la Réforme territoriale André Vallini a appelé à « faire enfin cette nouvelle carte des régions et cette réforme territoriale que les Français attendent». Mais la dizaine d’élus UMP alsaciens ont fait bloc jusqu’au bout pour tenter de maintenir l’Alsace seule, quelques heures après avoir déployé une grande banderole « Ne tuez pas l’Alsace » dans la salle des Quatre-Colonnes. Depuis Mulhouse, où il poursuivait sa campagne pour la présidence de l’UMP, Nicolas Sarkozy a promis, si l’UMP revient au pouvoir, de « défaire » la carte de la réforme territoriale et affirmé que « l’Alsace est la région la plus ouverte au cœur de l’Europe ».  Les députés devraient probablement achever jeudi la deuxième lecture de ce texte, qui prévoit aussi de repousser les régionales de mars à décembre 2015, et fera l’objet d’un vote solennel le 25 novembre.

 

Ferroviaire : pas de privatisation de Deutsche Bahn

Ferroviaire : pas de privatisation de  la Deutsche Bahn

La Deutsche Bahn  a échappé à une privatisation grâce  participation du SPD au gouvernement. Le gouvernement allemand a en effet discrètement renoncé à une privatisation partielle de Deutsche Bahn, une semaine après la publication par Reuters d’une dépêche évoquant ce projet, ce qui avait mécontenté les partenaires sociaux-démocrates d’Angela Merkel au gouvernement. Sous la pression du SPD, qui a toujours été réticent à l’idée de vendre l’une des plus grandes entreprises d’Allemagne, la coalition gouvernementale a modifié la formulation d’un rapport sur les participations de l’Etat fédéral. Une précédente version de ce rapport qualifiait une privatisation de Deutsche Bahn d’ »option » pour l’avenir. Dans la version amendée adoptée mercredi par le gouvernement, il est écrit : « Les conditions d’une privatisation partielle des divisions transport et logistique (de Deutsche Bahn) ne sont actuellement pas réunies. » Le ministère de l’Economie, dirigé par le social-démocrate Sigmar Gabriel, a insisté pour obtenir cette modification, écrit le vice-ministre des Finances, Johannes Geismann, dans une lettre adressée à d’autres ministères, que Reuters a aussi pu consulter.

 

Matchs truqués : la folie du foot

Matchs truqués : la folie du foot

 

Cette affaire de match truqué concernant le maintien de Nîmes en ligue 2 pourrait auusi déboucher sur une manipulation des paris. Il n’y aurait rien d’étonnant puisque l’ancien président de Nîmes (incarcéré pour une autre affaire) était proche des milieux de jeux. De quoi refroidir les futurs parieurs sur l’intégrité de certaines rencontres. En cette période crise, le foot est plu que jamais un exutoire où la folie des uns satisfait celle des autres.  Ce mardi 18 novembre au petit matin, les enquêteurs du Service central des courses et jeux (SCCJ) sont en cours de perquisition aux domiciles d’une dizaine de personnes, soupçonnées d’avoir truqué et tenté de truquer plusieurs rencontres de football entre équipes de Ligue 2 au cours de la saison 2013-2014. Le président du Stade Malherbe de Caen (Calvados), – qui évolue aujourd’hui en Ligue 1 -, Jean-François Fortin figurerait parmi les suspects arrêtés.  Le président du Nîmes Olympique, Jean-Marc Conrad, a également été interpellé au cours de ce vaste coup de filet décidé par les juges d’instruction parisiens, Serge Tournaire et Hervé Robert. Par ailleurs, Serge Kasparian, 59 ans, ancien actionnaire du Nîmes Olympique, – mis en examen puis incarcéré il y a un mois dans le cadre de l’enquête portant sur le cercle de jeu parisien, Le Cadet -, devrait être extrait ce mardi matin de sa cellule de prison de Fleury-Mérogis (Essonne). Ce dernier ainsi que Jean-Marc Conrad, âgé de 50 ans, sont suspectés d’avoir réussi à maintenir en Ligue 2, le club du Nîmes Olympique après avoir notamment obtenu la complicité du président du club de Caen, afin de faire match nul, au mois de mai dernier en Normandie. Un résultat qui a permis, à l’époque, au club normand d’assurer sa montée en Ligue 1 et à Nîmes d’éviter la relégation en championnat National.  Toujours selon nos informations, les investigations en cours ce mardi matin, qui portent sur des faits de «corruption active et passive», concerneraient plusieurs matches de Ligue 2 disputés par le Nîmes Olympique contre les équipes de Caen, Dijon, le CA Bastia et Créteil. «Les investigations, notamment techniques, diligentées dans le cadre de l’enquête sur des faits d’extorsion et d’abus de confiance au sein du cercle de jeu le Cadet dirigé par Serge Kasparian, ont mis en lumière l’implication de ce dernier dans le rachat du Nîmes Olympique au mois d’avril dernier, relate une source judiciaire. Plusieurs propositions d’arrangements avec des clubs de Ligue 2 contre lesquels Nîmes a joué ont également été mises au jour. Serge Kasparian et Jean-Marc Conrad sont soupçonnés d’avoir orchestré des approches avec les dirigeants et le staff technique de ces clubs via plusieurs intermédiaires afin d’éviter au Nîmes olympique la descente à l’échelon inférieur».

Suppression ISF : Gattaz la provoc !

Suppression ISF : Gattaz la provoc !

Une nouvelle fois Gattaz fait de la provocation en réclamant la suppression de l’ISF comme si c’était la première préoccupation des PME qui créent  l’emploi en France. Réclamer la suppression de l’ISF au nom des PME relève de l’enfumage. Gattaz et le Medef sont en train de se décrédibiliser d’autant qu’ils réclament en même temps la hausse de la TVA jusqu’à 27% ! Une attitude irresponsable, démagogique et contreproductive. Certes la fiscalité plombe la compétitivité mais Gattaz et ses gros sabots ne servent pas la cause des entreprises avec des slogans auusi mystificateurs. Gattaz sert peut-être les intérêts de grands patrons comme Dassault (qui vient de se faire coincer avec 50 millions baladeurs en cash) mais sûrement pas celle des PME.  Le président de l’organisation patronale a en effet estimé que la fiscalité était en France « inversée », la jugeant « faible » sur la consommation avec « la TVA à 20% ». « Alors qu’on pourrait être à 23, 24, 25, 26, 27 pour financer un fort niveau de protection sociale : c’est ce que font les pays du Nord », a-t-il affirmé. Il a en revanche qualifié d’ »énorme, indécente » la fiscalité de l’épargne et du capital. « On a besoin de financements pour nos gamins, nos gamines qui créent des start-ups et veulent se développer dans la durée », a-t-il déclaré, appelant à ce que « tout un chacun » puisse y investir et être « rémunéré de son risque ». « Le mot dividende est interdit en France, c’est un totem », a raillé Pierre Gattaz. « Si on diabolise le mot dividende c’est mort. C’est la rémunération d’un risque, le dividende », s’est-il exclamé. Il a cependant « applaudi » le Pacte de responsabilité qui prévoit à terme 40 milliards d’allègement de cotisations sociales et d’impôts sur les entreprises. Cette position sur l’ISF a été défendue à plusieurs reprises par Pierre Gattaz. Déjà, en août 2013, lors de son discours de clôture de la première université d’été du Medef, il plaidait pour sa suppression. « Cet impôt est destructeur d’emplois parce qu’il explique pourquoi nous n’avons plus en France que 4.500 ETI (établissements de taille intermédiaire, Ndlr) par rapport à 12.500 en Allemagne », a détaillé le patron des patrons. « Est-ce que tel impôt, telle loi, telle décision crée de l’emploi et de la compétitivité? Si c’est oui, il faut le garder, si c’est non, il faut le supprimer, c’est aussi simple que ça », avait-il alors renchéri.

 

L’Etat vend l’aéroport de Toulouse à la Chine

L’Etat vend l’aéroport de Toulouse à la Chine

La grande braderie est ouverte, pour boucher les trous du budget tout est bon. La vente  de participations dans l’énergie (pour 10 milliards) et même la vente aux Chinois de l’aéroport de Toulouse (aéroport pourtant stratégique du fait de la proximité d’Airbus). La France n’a évidemment pas le droit d’acheter une infrastructure en Chine mais qu’importe la France est libérale,  plus que les Etats –Unis qui ont interdit la vente de leurs ports aux Chinois. Pourquoi auusi ne pas leur vendre auusi nos routes, nos ports, nos chemins de fer, nos canaux, nos réseaux électriques et téléphoniques ‘Pour l’électivité  ce doit être possible puisqu’on va vendre nos participations !   En fin de semaine, le gouvernement doit rendre sa décision sur la vente des 49% qu’il détient dans l’aéroport de Toulouse-Blagnac. Quatre candidats s’affrontent : Aéroports de Paris, Vinci, le fonds Cube et un duo sino-canadien. Lundi et mardi, les élus locaux – mairie de Toulouse, Région Midi-Pyrénées… auditionneront leurs représentants et rendront leurs avis mercredi à Bercy. Une décision devrait être prise dans les jours suivants. Depuis une semaine, ce tandem crée la polémique. Vendre l’aéroport aux Chinois fait peur à certains élus locaux de Midi-Pyrénées, qui en détiennent 15 %. Surtout, l’allié canadien SNC-Lavalin traîne une réputation sulfureuse depuis que la Banque mondiale lui a interdit de participer à ses appels d’offres après une affaire de corruption. Cela n’empêche pas le gouvernement français de préparer le terrain pour choisir les chinois Shandong Hi-Speed Group et FPAM. « Les Canadiens ne seront pas actionnaires de l’aéroport mais seulement partenaires et opérateurs, explique une source proche. Cela ne pose donc pas de problème par rapport à leur sanction. » Une nuance bienvenue pour le ministère de l’Économie qui salive face à l’offre « canon » des Chinois de plus de 300 millions d’euros. Tout converge vers une décision en faveur de ces derniers. « Je pense qu’ils vont l’emporter », se résigne un concurrent. D’autant qu’ils sont prêts à sortir une dernière carte de leur manche. « Nous gardons de la place pour des capitaux français qui pourraient nous rejoindre, propose un de leurs conseillers. Qu’ils soient nationaux ou locaux, tout est ouvert. » S’il reste un doute sur leur victoire, les Chinois sont prêts à tout pour l’arracher.

 

Burkina Faso : un civil pour la transition

Burkina Faso : un civil pour la transition

 

 

Finalement après bien des hésitations de l’armée, c’est un civil qui a été choisi pour conduire la transition qui doit mener aux élections au Burkina. C’est une victoire de la jeunesse qui ne voulait pas se faire voler sa révolution après tant d’années de dictatures «  démocratiques »  par les militaires. Une victoire auusi pour toute l’Afrique où les vieux chefs d’Etat seront moins tentés de manipuler les constitutions pour se maintenir pendant des décennies au pouvoir. Une condition nécessaire pour le développement, une autre étant la lutte contre la corruption.  Seize jours après la chute du président Blaise Compaoré, le Burkina Faso a un nouveau chef d’Etat civil. A l’issue d’ultimes tractions, les civils et les militaires se sont accordés sur le nom du diplomate Michel Kafando pour diriger la transition qui doit conduire le pays à des élections en novembre 2015. Cette annonce est intervenue quelques heures après la signature officielle à Ouagadougou de la « charte de transition », qui doit servir de feuille de route au pays pendant la prochaine année. Samedi, le lieutenant-colonel Isaac Zida, à la tête du pays depuis la prise de pouvoir de l’armée, avait consenti au rétablissement la Constitution burkinabaise, suspendue après l’éviction de Blaise Compaoré à la suite d’une révolte populaire, après 27 ans de règne.

 

2017 : le choix entre la peste ou le choléra

2017 : le choix  entre la peste ou le choléra

 

Pas de quoi vraiment s’enthousiasmer à légard des têtes d’affiche pour 2017, ce sera même un choix entre la peste et le choléra dès le premier tour. Comme depuis élection de Mitterrand, en France on  ne vote pas  le plus souvent pas pour  un candidat mais contre celui qu’on ne veut pas voir accéder au pouvoir. Une sorte de vote d’obstruction  en quelque sorte. C’est là l’ambigüité démocratique, les élus se croient invertis pour appliquer leur programme alors qu’en fait c’est un vote pour dire non au candidat concurrent. Pas un vote d’adhésion, un vote de protestation. A cet égard la présence  de Hollande et de Sarkozy notamment  offre une opportunité pour Marine Lepen même si au second tour elle parait n’avoir  aucune chance. En effet la  posture d’opposition de Marine Lepen est appréciée par une partie non négligeable des Français mais pas son programme. Reste que le rejet de la classe politique est tellement grand surtout à l’égard de chevaux de retour comme Sarkozy et Hollande que le score de le Pen pourrait surprendre.  Bref il faudra choisir entre la peste et le choléra. Une élection par avance décevante car aucune personnalité n’a la stature du chef d’Etat qui aurait les capacités affronter les enjeux du moment. Des politiciens, oui , mais des hommes d’état, non. Il suffit pour sen persuader d’écouter avec attention le fond mais auusi la forme de leur propos, tout juste des discours de camelots  d’arrière salles de bistrot sans vision, sans compétence, sans hauteur. Tous des politicard professionnels, bref tout se résume à des luttes intérieures à l’oligarchie là où il faudrait l’union de toute les forces démocratiques pour redresser le pays, le mobiliser, engager vraiment les reformes de structure qui plombent la compétitivité, bousculer les institutions qui pérennisent gaspillages, inégalités et bureaucratie. Rien ne pourra changer car il faut l’aval des appareils politiques pour des chances d’être élu.  La France est en faiat engluée dans une constition qui paralyse toute évolution et perpétue les clivages artificiels et désuets.

Jouyet la gaffe

Jouyet la gaffe

 

Décidemment Hollande a du mal à choisir r ses amis (comme Sarkozy) ;  ou bien certains sont inculpés de malversations ou bien ils se prennent les pieds dans le tapis médiatique. Ce qui est arrivé à Jouyet la gaffe qui n’en est pas à sa première bavure. Pas étonnant cet ancien fonctionnaire qui navigue entre la droite et la gauche se croit investi dune mission quasi divinine pour orienter la politique. Pas besoin d’être au PS (ou à l’UMP) , l’ENA ne suffit. Cela suffit pour commettre une grosse erreur de communication. Car même si effectivement Fillon a demandé de taper sur Sarkozy, il n’était pas très opportun pour un haut responsable de ce type d’aller bavasser ainsi avec deux journalistes. Résultat, c’est Sarkozy qui est recrédibilisé dans l’affaire alors que Fillon ne pesait pas lourd par rapport à 2017. Ces hauts fonctionnaires se croient  tellement investi d’une mission quasi divine qu’ils ne se rendent pas même compte de la gravité de leurs propos ; exemple quand Jouyet déclarait que  la BPI (banque pibloque investissement) n’est pas là pour sauver les canards boiteux ! L’enregistrement le confirme. Jean-Pierre Jouyet a bien raconté en septembre à deux journalistes du Monde que François Fillon lui avait demandé, au cours d’un déjeuner, d’accélérer les procédures judiciaires contre son rival Nicolas Sarkozy.  Suite au démenti initial du secrétaire général de l’Elysée – qui s’est depuis ravisé – les journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme ont diffusé des extraits de l’entretien qu’ils avaient eu en septembre dernier avec lui, afin de prouver leur bonne foi.  Sur cette bande, Jean-Pierre Jouyet raconte que François Fillon, lors d’un déjeuner le 24 juin, lui a demandé que l’Élysée «tape vite» contre l’ancien président Sarkozy pour éviter son retour en accélérant les procédures judiciaires visant notamment ses comptes de campagne de 2012. Les deux enquêteurs, qui ont fait écouter cet extrait à trois médias (France 2, BFMTV et l’AFP) , précisent qu’ils étaient seuls avec Jean-Pierre Jouyet lors de cet entretien réalisé le 20 septembre à l’Élysée. Le numéro 2 de l’Élysée affirme avoir rapporté cette demande au président de la République, qui lui a répondu que c’était l’affaire de la justice. Jouyet ajoute qu’il partageait cet avis. Interrogés sur les circonstances de l’enregistrement, les deux journalistes assurent que Jean-Pierre Jouyet «savait que ses propos seraient publiés ultérieurement dans un livre», à paraître en 2017. Et pour l’ouvrage «Sarko s’est tuer» (Stock) paru ce lundi, «il nous avait demandé de ne pas citer ses propos entre guillemets, ce que nous avons respecté», ont-ils précisé. «C’est son démenti dimanche qui nous a contraints, pour prouver notre bonne foi, à publier quelques extraits du verbatim», ont-ils expliqué à l’AFP.  Lors de leur entretien à l’Elysée, Jean-Pierre Jouyet «ne mesurait pas du tout l’importance» de ses révélations, ont confié à l’AFP les deux journalistes, qui avaient déjà eu connaissance de la démarche de François Fillon par une autre source. «Jean-Pierre Jouyet n’est pas un politique comme les autres, relèvent-ils, c’est un haut fonctionnaire, c’est quelqu’un qui a gaffé toute sa vie dès qu’il a pris la parole publiquement. Il dit des choses qu’il ne devrait pas dire. Il est très mal à l’aise avec l’univers médiatique. Quand vous avez accès à lui en tant que journaliste, c’est en général bingo à chaque fois!» remarquent-ils. Extrapolant les éventuelles répercussions de leur enquête, ils ont même lancé: «Si on fait sauter le secrétaire général de l’Élysée, on le fait sauter. Si François Hollande, par nos révélations demain, doit démissionner, il démissionnera. Et si grâce à notre livre – c’est un vrai paradoxe car il s’appelle +Sarko s’est tuer+ – on fait élire Nicolas Sarkozy, c’est tant mieux pour lui!» «On n’a pas de parti pris, c’est l’info qui nous intéresse», ont-ils conclu.

« Il faut réécrire la loi Taubira » (Sarkozy)

« Il faut réécrire la loi Taubira » (Sarkozy)

Pas très clair Sarkosy sur la loi Taubira qu’il ne propose pas d’abroger (comme Mariton) mais de réécrire. Nicolas Sarkozy, candidat à la présidence de l’UMP, s’est prononcé samedi pour une réécriture totale de la loi Taubira sur le mariage homosexuel.  C’est la première fois que l’ancien président de la République, qui s’exprimait lors d’un meeting du mouvement « Sens commun », émanant de « La Manif pour tous », prend position de façon aussi nette sur le sujet.  »La loi Taubira (…) devra être réécrite de fond en comble« , a-t-il déclaré.    »L’amour homosexuel doit avoir de la reconnaissance sociale. Cela ne me choque pas (…) Le Pacs n’est pas suffisant« , a poursuivi Nicolas Sarkozy.  »La gauche pense que la différence est une injustice (…) Moi, je crois à la différence. Je veux un mariage pour les homosexuels, un mariage pour les hétérosexuels, qui tiennent compte justement de la différence« , a-t-il conclu.  Réaction du député-maire UMP de Colomiers Franck Riester, l’un des soutiens de Bruno Le Maire : « Nicolas Sarkozy a cédé à la salle » Encore plus clairement que Nicolas Sarkozy, Hervé Mariton, lui aussi candidat à la présidence de l’UMP, est le seul à la tribune à avoir dit franchement « non » à la loi Taubira. « Il faut abroger la loi Taubira. Ce qu’une loi fait, une loi peur le défaire« , a-t-il lancé sous les applaudissements.  Bruno Le Maire enfin, qui s’était abstenu de voter sur ce texte à l’Assemblée, a fait front en rejetant toute idée d’abrogation de la loi Taubira. « Nous ne reviendrons pas, nous la droite républicaine, sur le mariage homosexuel, et je maintiens cette conviction« , a-t-il affirmé avec courage et sous les huées.

 

 

Fillon, Jouyet et les autres : la politique dans le caniveau

Fillon–Jouyet et les autres : la politique dans le caniveau

En l’absence de vision politique de la plupart des partis et des responsables, la politique se réduit à des jeux politiciens assez misérables et pathétiques. Du coté de la droite, c’est la petite guerre à l’UMP, des affaires qui s’accumulent et Sarkozy qui tente de reconquérir le pouvoir pour étouffer ses problèmes judicaires. Du coté de la gauche, c’est l’absence de résultats économiques et d’une certaine manière la trahison par rapport aux promesses de Hollande qui entretiennent  un climat délétère tant dans les différents composantes de la gauche qu’à l’intérieur même du PS. Face à l’impuissance totale de la politique, on se réfugie dans les coups bas et les petites phrases. Bref la politique dans le caniveau et ce ne sont pas le extrêmes qui relèvent  la tendance. On se demande bien ce qui a pu pousser Jouyet à aller raconter de telles sottises à des journalistes à propos de Fillon. Ou bien c’est faux et c’est lamentable ou bien c’est vrai et alors le déballage devant  des journalistes est invraisemblable.  On sait bien qu’Elysée compte sur les affaires pour déstabiliser Sarkozy ;  en faire reporter la responsabilité seulement sur Fillon relève d’un machiavélisme naif. C’est en quelque sorte de la contre com. En fait désormais tout est figé jusqu’en 2017, toute l’oligarchie politique ne pense à cela. A défaut de contenu politique, c’est la conquête du pouvoir  qui fait oeuvre de convictions. Hollande de son coté est complètement discrédité, la parole présidentielle est devenue complètement inaudible. Il n’y aura aucun résultat positif en matière de politique économique. Valls l’a compris et il supplée cet échec en multipliant les coups de menton bien vains sur tous les sujets tentant ainsi d’enfiler le costume usé d’un Clemenceau d’opérette. Il faut malheureusement faire la constatation du grande vide politique, de l’absence d’un homme (ou dune femme)  à la hauteur del’ enjeu, à la fois compétent, courageux, honnête  et suffisamment charismatique. Du coup la politique se résume à des querelles de courtisans et de prétendants à l’intérieur de la monarchie oligarchique qui se battent dans le caniveau. .

Mistral : face à la Russie nouveau coup de menton de Valls

Mistral : face à la Russie nouveau coup de menton de Valls

 

 

Valls a profité de l’absence de Hollande (au G20) pour se faire le champion de l’autorité et de l’indépendance de la France en intervenant à propos des Mistral (porte hélicoptères commandés par la Russie à la France). Une déclaration peut-être auusi pour gêner la discussion qui intervient au G20 sur ce sujet entre Hollande et Poutine.  Face aux menaces russes donc un  nouveau coup de menton de Valls, des coups de mentons souvent proches de la provocation et qui agacent de plus en plus l’Elysée.   « Personne ne «dicte sa conduite» à la France, a prévenu ce vendredi soir Manuel Valls. Une réponse à l’ultimatum lancé un peu plus tôt dans la journée par Moscou au gouvernement français, qui a refusé livrer le Mistral à la Russie mercredi, comme l’y invitaient pourtant les autorités russes depuis plusieurs semaines.  Moscou a ainsi laissé jusqu’à fin novembre aux autorités françaises pour remettre un premier navire militaire si elle ne veut pas s’exposer à de «sérieuses demandes de compensation», selon une source russe «haut placée» citée, vendredi, par l’agence Ria Novosti.  «J’ai déjà eu l’occasion de dire qu’à ce stade, aujourd’hui, les conditions n’étaient pas réunies pour la livraison du Mistral», a déclaré ce vendredi soir le Premier ministre à la presse, en marge d’un déplacement à Auxerre. «La France honore ses engagements, mais la France est une nation qui compte, qui pèse dans le concert des nations et qui exige la paix en Ukraine. Et qui prend ses décisions de manière souveraine, sans que quiconque ne lui dicte sa conduite de l’extérieur», a assuré le Premier ministre. «Ce qui est essentiel, et François Hollande va l’évoquer aussi avec plusieurs chefs d’État et de gouvernement pendant le G20, c’est que l’on retrouve le chemin de la paix entre l’Ukraine et la Russie», a-t-il ajouté.«Nous en sommes malheureusement loin. Les tensions encore ces derniers jours, ces dernières semaines, sont là pour malheureusement le démontrer. Il y a la guerre, il y a des morts. On meurt tous les jours en Ukraine, à Donetsk», a déploré Manuel Valls. «Et tout doit être fait pour la paix. Chacun doit y prendre sa part.» L’annonce de Moscou a fait figure d’énième rebondissement dans le feuilleton Mistral. Vendus pour 1,2 milliards d’euros à la Russie sous le mandat de Nicolas Sarkozy en juin 2011, ces bâtiments de projection et de commandement se retrouvent au cœur d’un imbroglio diplomatico-militaire depuis la décision du président François Hollande de suspendre leur livraison au règlement politique de la crise ukrainienne. Fin octobre, Moscou avait affirmé avoir été invité à recevoir le premier de ces navires le 14 novembre à Saint-Nazaire. Une annonce immédiatement démentie par le constructeur, le groupe DCNS (chantier navals) et le gouvernement français. Mercredi, le ministre de la Défense réaffirme qu’«aucune date de livraison» d’un navire Mistral à la Russie «ne peut être fixée à ce stade».

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