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Cahuzac : la Suisse interrogée très tard !

Cahuzac : la Suisse interrogée très tard !

Sur  Europe 1, le président UMP de la Commission des Finances de l’Assemblée, Gilles Carrez, est revenu sur la « descente » à Bercy qu’il a effectuée jeudi à Bercy avec Philippe Marini, le président de la Commission des Finances du Sénat. « Ce que nous souhaitons, c’est voir si, vraiment, s’agissant de M. Cahuzac, les procédures ont été suivies avec la même diligence qu’elles le sont pour tout autre citoyen ». »Il y a un fait sur lequel il nous semble que les choses sont claires : il n’y a pas eu de commando de l’administration fiscale française envoyé pour enquêter en Suisse. Nous le croyons volontiers. Il n’en demeure pas moins que nous estimons qu’on a beaucoup tardé à saisir la Suisse et que, quand on s’est résolu à le faire le 24 janvier, on l’a fait de façon extrêmement limité tout en oubliant de surcroît Singapour », a ensuite indiqué le député UMP. Interrogé sur les critiques que suscite leur démarche, Gilles Carrez a assuré que lui et son collègue étaient dans une démarche qu’ils essayaient de rendre la plus factuelle possible ».

Patrimoine : une souscription nationale pour changer la vieille 407 de Montebourg

 

Patrimoine : une souscription nationale pour changer la vieille 407 de Montebourg

 

 

 Pendant les travaux de ravalement de la popularité du gouvernement, le cirque du patrimoine continue. Cette fois c’est Montebourg qui déclare 1 million d’euros mais avec combien de dettes ! L’émotion a été grande dans les usines fermées et menacées et on parle d’une souscription nationale pour aider Montebourg à changer sa 407 vieille de 7 ans. Montebourg signale aussi avoir acheté un fauteuil de style pour plus de 4000 euros, par contre pour son fauteuil de ministre de redressement économique, il n’aurait rien payé ; normal, il ne s’en sert pas et l’économie française non plus. A son tour, Arnaud Montebourg détaille donc son patrimoine mardi après-midi et la lecture attentive fera sans doute sourire…ou pleurer, autre exemple, par souci d’honnêteté Montebourg déclare même des biens qu’il ne possède plus ! Le ministre du Redressement productif est à la tête de biens immobiliers d’une valeur totale supérieure à 1 million d’euros, mais ne possède aucun placement, et a notamment contracté 200 000 euros d’emprunt.  Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, détaille à son tour son patrimoine, dans un entretien publié mardi sur le site internet du quotidien Le Monde. Dans la tourmente de l’affaire Cahuzac, le gouvernement présentera le 24 avril en conseil des ministres un projet de loi sur la moralisation de la vie politique en vue d’une adoption avant l’été, et les déclarations de patrimoine de tous les membres du gouvernement seront publiées d’ici le 15 avril. Arnaud Montebourg dit avoir été « nu-propriétaire d’une propriété à Fixin, en Côte-d’Or, d’une valeur de 670 000 euros, partagée avec ma mère et donc divisée par deux. Elle a été vendue depuis ». Il est aussi nu-propriétaire à 50% d’une place de parking souterrain à Dijon, « d’une valeur inconnue », et, avec 100% d’usufruit pour sa mère, d’un appartement de 55 m2 occupé par celle-ci à Paris. « Je suis propriétaire indivis, pour 40%, d’un appartement situé à Paris 2e, dont la valeur actuelle est estimée à 890 000 euros. Je suis propriétaire d’une maison à Montret [en Saône-et-Loire, NDLR] d’une valeur de 235 000 euros, ajoute-t-il. Je ne possède ni valeurs mobilières, ni placement, ni assurance-vie. Je détiens deux comptes bancaires à la Caisse d’épargne de Gevrey-Chambertin [en Côte-d'Or, NDLR], pour moins de 1 000 euros chacun, et un compte bancaire au Crédit du Nord (…). J’ai une 407 Peugeot de 2007 et un fauteuil Charles Eames que j’ai acheté pour 28 000 francs [environ 4 250 euros, NDLR]. Je n’ai pas de fonds de commerce, je ne détiens pas de compte à l’étranger et j’ai beaucoup de dettes, des prêts immobiliers et 200 000 euros d’emprunt ».

 

Sondage popularité Hollande : la descente aux enfers s’accélère

Sondage popularité  Hollande :  la descente aux enfers s’accélère

 

 

Nous indiquions que l’affaire Cahuzac coûterait sans doute de l’ordre de 5 points à Hollande déjà au plus bas. C’est fait,  François Hollande perd cinq points en un mois et franchit le seuil symbolique de 70% d’opinions négatives, contre 26% de positives, selon le baromètre Ipsos-Le Point diffusé lundi. Pour l’hebdomadaire, cette chute du président de la République est l’effet direct du choc provoqué par l’affaire Cahuzac, le sondage ayant été effectué les 5 et 6 avril, trois jours après les aveux de l’ancien ministre du Budget. Le chef de l’Etat est particulièrement en chute libre chez les électeurs qui ont voté pour Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle il y a un an (- 10,2% d’opinions favorables). Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, souffre d’un désaveu moins cinglant, perdant trois points d’opinions favorables, à 28%, soit deux points de plus que le locataire de l’Elysée. Sur les 38 personnalités testées, 34 voient leur taux d’opinions défavorables augmenter, signe d’un rejet généralisé de la classe politique, estime Le Point. Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, conserve la tête du classement, avec 52% d’opinions favorables, mais lui aussi voit les opinions défavorables monter de huit points, à 33%. Dans cette enquête, l’affaire Cahuzac semble profiter à la marge aux extrêmes, le président du Parti de gauche et la chef de file du Front national continuant à se tenir dans un mouchoir, respectivement 17e et 18e. Jean-Luc Mélenchon obtient 35% d’opinions favorables (+1) et Marine Le Pen 33% (+2).

 

Affaire Cahuzac Laurent- Wauquiez (UMP) : « le problème du rapport à l’argent concerne toute la classe politique »

Affaire Cahuzac Laurent- Wauquiez (UMP) :  «  le problème du rapport à l’argent concerne toute la classe politique »

Laurent Wauquiez est un candidat virtuel à la direction de l’UMP, il sait qu’il a des chances d’être élu (à condition que Copé n’étouffe pas l’élection) ; il n’hésite donc pas à dire qu’en faiat toute la classe politique est mouillée dans les scandales politico –financier – attaque indirecte contre Sarkozy, Copé et les vieux briscards de la politique).  Sous prétexte de participer au concours d’idées pour moraliser la vie politique, Laurent Wauquiez a jeté hier un pavé dans la mare de son propre parti, l’UMP. « Le problème n’est pas seulement Cahuzac et Hollande, mais celui du rapport de la classe politique à l’argent, de toute la classe politique », a affirmé l’ancien ministre dans le « JDD » et sur France 3 . « Tout le monde doit balayer devant sa porte », a-t-il insisté. Depuis la désastreuse élection Fillon-Copé, la jeune relève UMP fait au fond le pari que les deux hommes se sont fourvoyés et elle essaie d’accélérer l’histoire. Sûrs d’eux et de leur talent, Xavier Bertrand, Nathalie Kosciusko-Morizet et Bruno Le Maire, entre autres, multiplient les initiatives censées illustrer leur nouvelle façon de faire de la politique. Laurent Wauquiez a été plus loin encore hier. Le « qui savait quoi sur Cahuzac » se pose à tous, droite comprise ? Le député-maire de Haute-Loire l’a senti et engage la bataille générationnelle dans son parti. Il a publié son patrimoine, proposé de s’inspirer de la transparence américaine et nord-européenne, et a assorti le tout de sous-entendus assassins sur ses aînés politiques. A commencer par Jean-François Copé, qu’il rêve d’affronter à l’UMP en septembre. « Je n’ai jamais eu d’ »estime personnelle » pour Jérôme Cahuzac », a indiqué Laurent Wauquiez en reprenant les mots utilisés par Jean-François Copé à l’égard de l’ancien ministre. Lorsqu’un parlementaire a une activité privée, il faut rendre publics les clients et les honoraires, a-t-il proposé, en citant les « avocats », profession du président de l’UMP. Mais plus généralement, « dans ma génération, nous nous sommes engagés en sachant qu’on ne faisait pas fortune en politique », a-t-il affirmé, comme pour mieux rappeler que ce n’était forcément le cas des précédentes.  L’affaire Cahuzac et les secousses politiques qu’elle provoque ouvriront-elles la voie à des hommes neufs, ou susciteront-elles un besoin de solidité ? Difficile à dire. De Mélenchon à Marine Le Pen en passant par le PS et l’UMP, les postures adoptées depuis une semaine ne sont évidemment pas exemptes d’arrière-pensées. Jean-François Copé s’est en tout cas voulu plus « mesuré » que ces derniers jours hier sur BFM TV. Cibler le gouvernement et demander sa démission, sans « cautionner la démagogie ».

 

Fabius « dément » la « rumeur » de Libération sur un compte en Suisse

Fabius « dément » la « rumeur » de Libération sur un compte en Suisse

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a « démenti formellement » dimanche auprès de l’AFP une « rumeur, relayée par Libération » dans son édition datée de lundi lui « attribuant un compte en Suisse », ajoutant qu’il engageait des poursuites judiciaires.   »Je démens formellement la rumeur, relayée par Libération dans son édition du lundi 8 avril, m’attribuant un compte en Suisse. Elle ne repose sur aucun élément matériel et est dénuée de tout fondement » écrit M. Fabius dans un communiqué, en annonçant avoir mandaté son avocat « pour qu’il engage les procédures juridiques permettant de le démontrer et de faire cesser la diffusion de ces informations fausses et calomnieuses ».  En Une, le quotidien titre: « Affaire Cahuzac, le cauchemar continue », et écrit que Laurent Fabius a démenti auprès de lui « détenir un compte en Suisse ».  Libé en fait son « évènement » sous le titre: « une possible affaire Fabius tétanise l’Elysée ». S’en suit un long article qui ne produit aucun élément donnant à penser que le ministre des Affaires étrangères détiendrait un tel compte non déclaré, soulignant simplement que Mediapart « explore (cette) piste ».   »Il n’existe à Mediapart que ce qui est publié sur notre site », prend soin de souligner à Libération le journaliste du site d’information Fabrice Arfi.

 

La rumeur de Libé sur Fabius ( Mediapart)

La rumeur de Libé sur Fabius ( Médiapart)

 

Lundi, Libération relaie une rumeur selon laquelle Mediapart détiendrait des informations sur un éventuel compte en Suisse détenu par Laurent Fabius. Une méthode qui a le don de mettre hors de lui Edwy Plenel, co-fondateur du site d’informations en ligne. « Libération transforme en information une rumeur sur Laurent Fabius en prétendant démentir une non-information de Mediapart », s’est-il offusqué sur Europe 1 lundi matin. « Nous n’avons rien à dire tant que nous n’avons rien publié. Nous sommes des journalistes sérieux. Nous ne publions que ce dont nous sommes sûrs. C’est ce qui s’est passé dans le cas de Cahuzac », insiste le directeur de la publication de Mediapart. « Tant que nous ne publions pas, c’est que nous ne savons pas. Et donc ce qui n’est pas publié n’existe pas », a insisté Edwy Plenel. « Ce ne sont que des rumeurs, l’ennemi du journalisme. Ce ne sont que des commérages, l’ennemi de la démocratie. Et donc, attention. Ce zèle des ouvriers de la 11e heure, dans le moment dramatique, d’interrogations sur notre démocratie, est pour moi catastrophique », assène-t-il.

 

La France vers le chaos économique, social et politique

La France vers le chaos économique, social et politique

 

Rien ne pourra plus arrêter l’irréversible processus de dégradation de la vie économique politique ou sociale. Au plan  socio économique les chiffres sont incontournables, on va compter 300 000 chômeurs en plus en 2013, la croissance va demeurer au niveau zéro, les déficits vont se maintenir et même s’amplifier sous le poids des dépenses sociales (4.8% du PIB en 2012) au moins 4% en 2013 (sans doute davantage car Hollande ne pourra réaliser les économies annoncées) ; la dette va croitre à près de 100% du PIB ( en dépit d’une fiscalité record) . Il ya en France au moins 7 millions de personnes qui n’ont pas un véritable emploi (chômeurs indemnisés, chômeurs non indemnisés et souvent non inscrits, allocataires sociaux divers). La  France compte environ 5 millions de pauvres. Les revenus des plus riches (0.01%) de la population  ont en  moyenne augmenté de 100 000 euros par an (en 5 ans). Les 10 % les plus pauvres gagnent en moyenne autour de 750 euros mensuels  et les 10% les plus riches en moyenne 5 000 euros. Evidemment il s’agit de chiffres officiels qui ne peuvent prendre en compte les fortunes et patrimoines « délocalisés » à l’étranger et notamment dans les paradis fiscaux. Notons aussi la moyenne des salaires des grands patrons plus de 4 millions par an. (Sans parler des retraites chapeaux exemple le trésorier de la campagne de Hollande qui a perçu 10 millions !) . Économiquement et socialement la France se dirige vers le chaos type Espagne voire Grèce. Au plan politique, c’est la décomposition du système oligarchique où la politique est dirigé par les syndicats des élus qui gèrent l’intérêt général au profit d’une carrière professionnelle ; avec toutes les dérives que cela entraine. Les extrêmes qui ont adopté une posture de protestation seront politiquement les bénéficiaires de cette décomposition. Revers de la médaille, le pays sera ingouvernable et à un certain degré de crise financière, il faudra mettre en place un gouvernement d’experts. Cela demandera du temps, un temps suffisant pour plonger la France dans le chaos.

Harlem Désir : un référendum sur la moralisation ou la grosse ficelle du PS

Harlem Désir : un référendum sur la moralisation ou la grosse ficelle du PS

Harlem Désir lance un ballon d’essai, un referendum pour permettre au gouvernement de se sortir du bourbier politique, économique et social dans lequel il s’est embourbé. La ficelle est un peu grosse, car on ne peut que répondre oui à un référendum qui propose de moraliser la vie politique. Une sorte de plébiscite tellement grossier que le non pourrait être majoritaire.   Le premier secrétaire du PS Harlem Désir a défendu lors d’une rencontre avec des nouveaux militants à Limoges l’idée d’un référendum auprès des français en vue de mettre en œuvre des réformes pour la moralisation de la vie publique, et « remettre à plat tout ce qui doit l’être ».   »Nous devons donc organiser un véritable sursaut démocratique, remettre à plat tout ce qui doit l’être pour que les électeurs retrouvent confiance », a-t-il déclaré devant environ 200 « nouveaux » adhérents venus à sa rencontre.   »Je crois que les Français peuvent être saisis pour nous permettre d’aller jusqu’au bout », a-t-il ajouté en évoquant la possibilité d’organiser un référendum, sur des sujets tels que le « non-cumul des mandats », le « contrôle du patrimoine des élus », ou encore l’incompatibilité entre des tâches de lobbying et la fonction d’élu.   »Si le président de la République veut saisir les Français nous sommes totalement mobilisés pour faire adopter cette réforme », a-t-il ajouté.   »Je crois que les Français, s’ils sont appelés dans un référendum à s’exprimer sur ces sujets, diront qu’ils veulent une république exemplaire », a-t-il déclaré un peu plus tard à des journalistes.  Sa prise de position coïncide avec la publication d’une tribune de dix députés PS dans Le Monde daté de samedi, dans laquelle ils plaident pour un référendum à choix multiples comprenant notamment le vote pour les étrangers ou le non-cumul des mandats.   »Si ces réformes rencontraient trop d’obstacles, le président de la République pourrait mobiliser le peuple, pour concrétiser plusieurs attentes fortes et demander par référendum les avancées que la droite refuserait au Parlement », écrivent notamment le numéro 2 du PS Guillaume Bachelay, Jean-Christophe Cambadélis, Olivier Faure, ou encore la députée parisienne Seybah Dagoma, en évoquant les quatre projets de loi constitutionnelle récemment présentés.   »Ainsi l’interdiction du cumul d’un mandat parlementaire avec celui d’un exécutif local pourrait être soumise à l’arbitrage citoyen » (…) Le droit de vote des étrangers, véritable arlésienne depuis plus de trente ans, pourrait être soumis à la délibération du peuple souverain », écrivent-ils.  Harlem Désir lui, a estimé que le PS devait être « d’une détermination totale pour mettre en oeuvre des mesures d’assainissement politiques » et rappelé aussi qu’une « bataille » attend les socialistes lors des municipales de 2014, avant laquelle ils devront « garder la confiance des citoyens ».

 

Sondage popularité Hollande : la chute à 27% et ce n’est pas fini

Sondage popularité Hollande : la chute à 27% et ce n’est pas fini

 

Chute vertigineuse pour Hollande après moins d’un an de pouvoir ; ne n’est pas fini car le sondage a été réalisé avant la révélation du l’affaire Cahuzac qui devrait lui coûter encore environ au moins 5 points. Selon le baromètre TNS Sofres, la cote de popularité de François Hollande continue de plonger : elle s’établit à 27% d’opinions favorables – c’est trois points de moins qu’en mars. Jean-Marc Ayrault est à 25% – trois points de moins également. 25%, c’est à peine mieux que Dominique de Villepin en 2006 (24%) ou Edith Cresson en 1992 avant sa démission (22%). Qui arrive en tête des personnalités politiques ? Manuel Valls (40%), Nicolas Sarkozy (37%), François Fillon (35%), Martine Aubry (33%), Christine Lagarde (33%), et ex-aequo à 32% Marine Le Pen, François Bayrou et Jean-Louis Borloo.

 

 

Sondage popularité Hollande : la descente aux enfers, en dessous de 30%

Sondage popularité Hollande : la descente aux enfers, en dessous de 30%

 

C’est à se demander où s’arrêtera la chute. La cote de confiance de François Hollande n’est plus qu’à 29% en avril dans le baromètre CSA pour « Les Echos ». En baisse de 4 points sur un mois. C’est la première fois qu’il tombe sous la barre des 30%. Onze mois seulement après être arrivé au pouvoir, le chef de l’Etat bat le record de Nicolas Sarkozy, à 30% en mars 2011. Et il n’est plus qu’à quelques encablures du record détenu, dans les deux dernières décennies, par Jacques Chirac avec 26% en 2006, à la fin de son second mandat. Dans le même temps, le nombre de Français qui disent ne pas faire confiance à l’actuel locataire de l’Elysée pour « affronter efficacement les principaux problèmes » s’accroit fortement, de 5 points, à 67%. Même tendance pour Jean-Marc Ayrault. Plus bas encore que le président, le Premier ministre ne recueille que 26% d’opinion favorables pour 66% de mauvaises. François Hollande fait évidemment les frais de l’affaire Cahuzac. Mais pas seulement. L’électrochoc provoqué par l’aveu de l’ancien ministre du Budget « a radicalisé, accéléré, un mouvement de baisse déjà sensible », note Jérôme Sainte-Marie, le directeur du département politique-opinion de CSA. La moitié des personnes interrogées par l’institut sur le terrain l’a été avant que cette bombe politique n’éclate . La dégradation de la cote du président trouve toujours sa principale source dans la détérioration de la situation économique et des doutes sur sa politique. Son intervention sur France 2 , en fin de semaine dernière, n’a pas permis d’enrayer sa descente aux enfers. En deux mois, le chef de l’Etat a perdu 9 points. Sur le seul mois d’avril, il recule de 10 points chez les employés, à 26% d’opinions favorables, et de 5 chez les ouvriers, à 27%, particulièrement frappés par le chômage et la baisse du pouvoir d’achat. Chez les cadres et professions libérales, moins menacés, il régresse de 13 points à 31%, « moins à cause de la politique suivie qu’en raison des problèmes de gouvernance et de leadership », analyse Jérôme Sainte-Marie. Selon lui, François Hollande « en est aujourd’hui réduit à sa base politique ». Une base qui s’effrite. En baisse de 6 points, sa cote de confiance atteint 70% chez les sympathisants PS, contre 91% au début du quinquennat. Elle n’est plus que de 44 % chez les écologistes. A droite, elle ne dépasse pas les 6 % et atteint même 4% parmi les sympathisants UMP. Les Français sans proximité partisane ne sont guère plus tendre, avec 17% d’opinions positives. Le pire, pour le chef de l’Etat, est qu’il n’a probablement pas touché le fond. Quelle que soit l’issue de l’affaire Cahuzac, l’année 2013 sera compliquée à gérer. Le « redressement » n’est pas annoncé avant 2014 au mieux. « Un an, c’est long », soupire un de ses proches, redoutant qu’ une confiance « durablement sous les 30 % » ne complique les réformes.

 

La BCE inquiète pour la reprise ! il est temps !

La  BCE inquiète pour la reprise ! il est temps !

La reprise en 2013, oui peut-être ou pas du tout pour la BCE « La faiblesse économique s’est poursuivie en début d’année. Une reprise graduelle est attendue dans la deuxième partie de l’année mais sujette à des risques à la baisse », a déclaré M. Draghi lors de sa conférence de presse mensuelle à Francfort, soulignant que la BCE poursuivrait sa politique monétaire accommodante aussi longtemps que nécessaire.  Parmi les risques en question, M. Draghi a mentionné « une demande intérieure plus faible qu’attendu » ou encore des réformes structurelles insuffisantes dans les pays de la zone euro.  La BCE est « prête à agir » et examine « divers instruments » grâce auxquels elle pourrait soutenir l’économie toujours chancelante de la zone euro. « Nous devons réfléchir intensément pour trouver quelque chose qui soit à la fois utile et compatible avec notre mandat », a précisé son président, et « prendre en compte l’expérience d’autres pays ».  Il a assuré chercher de l’inspiration « à 360 degrés », c’est-à-dire partout.  La Banque d’Angleterre rachète par exemple directement des titres d’entreprises, la Banque du Japon a décidé jeudi d’accélérer et d’amplifier ses mesures d’assouplissement monétaire et d’augmenter ses achats d’obligations d’Etat. La Fed américaine mène également actuellement une politique monétaire ultra-accommodante pour accompagner la reprise économique aux Etats-Unis.  De nouvelles mesures non-conventionnelles devront impliquer « d’autres acteurs », a-t-il encore dit, citant les gouvernements, et les banques centrales nationales.  M. Draghi en a profité pour exhorter une nouvelle fois les pays de l’union monétaire à continuer leurs efforts en matière de réformes et de redressement de leur budget.  Interrogé sur la difficulté des entreprises à accéder au crédit dans les pays en crise de la région, notamment pour leurs Petites et moyennes entreprises (PME), M. Draghi a encore averti que « la BCE ne (pouvait) pas remplacer le manque d’action des gouvernements » sur ce front, tout comme elle ne peut pas remplacer le « manque de capital dans le système bancaire ».   »L’une de nos mesures exceptionnelles permet déjà aux banques de prêter aux entreprises et d’utiliser ces titres de créances comme garanties pour se refinancer en liquidités auprès de la BCE. Cela fonctionne merveilleusement dans certains pays et pas du tout dans certains pays de la périphérie, nous devons comprendre pourquoi, suivre cela de près », a-t-il dit.  Egalement interrogé sur la crise chypriote et sur ses éventuelles conséquences pour l’ensemble de la zone euro, M. Draghi a souligné à plusieurs reprises que le cas chypriote n’était en aucun cas un modèle de résolution de crise applicable à d’autres pays.  La BCE avait précédemment annoncé le maintien de son principal taux directeur à 0,75%, son plus bas historique et le niveau qu’il occupe depuis juillet 2012.

 

 

Immobilier : la baisse s’accentue

Immobilier : la baisse s’accentue

La tendance à la baisse a longtemps été niée par les professionnels qui se rémunèrent sur les prix ; officiellement reconnue, elle n’est que le début d’un processus qui ira bien au delà des 10% annoncés. . Selon les projections des notaires, basées sur des avant-contrats et rendues publiques jeudi, les prix des logements anciens auront baissé de plus de 7% entre le pic enregistré en août dernier et mai 2013.  Si elle se confirme, cette décrue serait beaucoup plus prononcée que le repli de 1,3% sur l’ensemble de 2012 constaté dans l’Hexagone.  Paris, jusqu’ici épargnée (-1% l’an dernier), est aussi touchée. Le prix médian au mètre carré devrait baisser de 4,5% dans la capitale pour s’établir à 8.080 euros, bien loin des sommets historiques à 8.440 euros atteints en août 2012.  Ces prévisions confirment celles d’autres acteurs. En mars, le Crédit foncier de France tablait sur une baisse de 5 à 10% des prix en 2013 en France, dont 5% à Paris. Les réseaux d’agences (Guy Hocquet, Coldwell Banker France, Orpi…) tablent sur un repli mais beaucoup plus mesuré.  La fin des aides et incitations fiscales, comme le dispositif Scellier pour l’investissement locatif, ou encore la disparition du prêt à taux zéro pour les primo-accédants alimentent principalement ce déclin, selon les notaires, qui se refusent toutefois à parler d’un éclatement de la bulle immobilière.   »La demande reste soutenue mais les acquéreurs sont attentistes, espérant une chute des prix pour se lancer », explique Frédéric Dumont, notaire à Montreuil (Seine-Saint-Denis).  Selon lui, les Français considèrent toujours la pierre comme « la meilleure sécurité pour leur épargne au vu de la situation économique ».   »Le comportement attentiste des vendeurs et des acquéreurs se justifie aussi par l’état général de l’économie et ses perspectives à court terme », ajoute Bruno Delabre, notaire à Seclin (Nord).  Dans l’ancien, seulement 709.000 ventes ont été enregistrées en France en 2012, en baisse de 12% sur un an. Pourtant le taux moyen des crédits immobiliers (3,23%) n’a jamais été aussi favorable aux emprunteurs depuis 1945. Mais de nombreux vendeurs refusent de baisser leur prix, quitte à patienter plusieurs mois, voire à ne pas vendre.  Face à la crise de la zone euro et au coup de frein de l’activité en France, les banques sont aussi de moins en moins enclines à prêter de l’argent.  Les moins de 30 ans sont les premiers à en faire les frais car ils ont soit souvent un apport financier insuffisant, soit un emploi dont la rémunération ne convainc pas les établissements de crédit, explique M. Dumont.  L’année dernière, ils ne représentaient que 15,8% de l’ensemble des transactions immobilières, contre 16,9% pour les plus de 60 ans. Ils s’établissent d’ailleurs dans les zones où le mètre carré est le moins cher: le Nord et l’Est.  Les notaires espèrent que l’Etat pourrait annoncer de nouveaux dispositifs fiscaux avantageux, le mécanisme Duflot, entré en vigueur début 2013, ne devant pas produire ses effets avant un an au moins.  Ce dispositif, mis en place pour succéder au Scellier, impose aux propriétaires investisseurs des plafonds de loyers inférieurs de 20% au niveau moyen du marché, et des plafonds de ressources pour les locataires.

 

Assurance –vie : la réforme

Assurance –vie : la réforme

 

Le  rapport sur l’épargne a été dévoilé, mardi 2 avril, par ses deux auteurs, les députés (PS) Karine Berger et Dominique Lefebvre. Invité de BFM Business, mercredi 3 avril, ce dernier a défendu le nouveau type de contrat d’assurance-vie qui pourrait être créé, en plus des deux existants. Actuellement, seuls les contrats en euros (sans risque mais à faible rendement) et les contrats en unité de compte (risqués mais à plus fort rendement) sont à disposition de l’épargnant. Les deux députés veulent un type de contrat intermédiaire, qui n’offrirait la garantie du capital qu’au bout de huit ans, mais avec un rendement supérieur aux contrats en euros. « Nous avons une épargne financière des ménages abondante« , constate Dominique Lefebvre, « principalement placée en assurance-vie, dans des contrats en euros qui sont en réalité liquides, puisque l’assureur doit garantir à tout moment à l’épargnant le retrait possible« . Et ce, alors même que « l’épargnant a une durée de placement d’environ 10 ans en moyenne. Or, avec les nouvelles règles prudentielles, cela créé des exigences dans la location des actifs des assureurs, qui ne sont intéressantes, ni pour l’économie, ni pour l’épargnant.«   Le député socialiste estime ainsi que ce nouveau type de contrat pourrait satisfaire tous les acteurs. « Le deal, c’est la confiance« , affirme-t-il. « C’est pour cela que nous avons indiqué au gouvernement qu’il fallait garder le régime fiscal de l’assurance-vie tel qu’il était. » Et ainsi proposer un produit « qui répondra à une demande de rendement des épargnants, à une demande de garantie de capital à terme, et qui permettra aux assureurs d’investir d’avantage dans l’économie productive. » Le coauteur du rapport veut d’ailleurs croire au bon accueil de la part des professionnels. « Les assureurs le demandent, car ils sont à la recherche de rendement. Les rendements des contrats en euros ont baissé.Avec une visibilité d’un contrat à huit ans, il y a une possibilité de diversifier les actifs, et d’aller rechercher l’investissement à risque.

 

Congo: la Chine poursuit la colonisation de l’Afrique

Congo: la Chine poursuit la colonisation de l’Afrique

La France s’occupe de politique et démocratie en Afrique et pendant ce temps là la Chine fait du commerce ; La colonisation du continent  par les chinois est largement entamée avec le pillage de ressources, elle est  facilitée par la corruption de responsables africains. Les Chinois se désintéressent de la politique, de la démocratie ou du développement, ils font du.  commerce, le plus souvent en n’employant aucun africain sur place mais avec des « condamnés chinois ». Les ambassades françaises elles délaissent l’aspect économique » le commerce, c’est sale » pour nos diplomates modèle 1900 modifié 1930.  Une colonisation rampante qui laisse indifférente la communauté internationale. Les responsables congolais et chinois ont, en présence de Denis Sassou Nguesso et Xi Jinping, conclu onze accords de plusieurs millions d’euros dans les secteurs de la coopération, l’économie, la communication, les infrastructures et de la banque, d’après un document officiel reçu à l’AFP.  Ces accords s’ajoutent à ceux déjà en cours, comme le financement de plus de 500 km de route entre Brazzaville et Pointe-Noire (capitale économique) et la construction de nouveaux quartiers.  En fin d’après-midi, Xi Jinping, s’est adressé au parlement congolais.   »Nous avons la mission historique de réaliser le développement national et le bonheur de nos peuples », a-t-il dit devant l’Assemblée nationale et le Sénat réunis en congrès.   »A l’avenir le développement de la Chine sera une opportunité sans précédent pour l’Afrique; de même que le développement de l’Afrique le sera pour mon pays », a-t-il ajouté dans un discours souvent interrompu pas des applaudissements.   »Les récentes évolutions de la situation internationale nous ont non seulement apporté des opportunités de développement mais aussi posé de sérieux défis: la recherche de la paix », a poursuivi Xi Jinping, qui doit inaugurer un hôpital et une bibliothèque samedi avant son retour à Pékin. Revenu au pouvoir par les armes en 1997 après avoir été à la tête de l’Etat de 1978 à 1992, Denis Sassou Nguesso, qui aura 70 ans cette année, a été élu en 2002 et réélu en 2009 pour un deuxième septennat.  Officiellement, la France – dont l’aide a atteint plus de 24 millions d’euros en 2011 – reste le premier partenaire économique et financier du Congo: les exportations françaises ont atteint 590 millions d’euros en 2012 et la plus grande partie du pétrole est extraite par le groupe français Total.  Mais ces dernières années, la Chine, devenue première consommatrice du bois congolais, a renforcé son partenariat avec le Congo. Elle a entre autres construit un hôpital dans le sud de la capitale et étendu l’aéroport de Pointe-Noire, épicentre de l’activité pétrolière qui rapporte 5 milliards d’euros par an au pays mais où 70% des habitants vivent sous le seuil de pauvreté.  Elle a aussi bâti le très moderne aéroport Maya Maya ainsi que le barrage d’Imboulou, à 260 kilomètres au nord de Brazzaville, le plus grand du pays.  Auparavant, en Afrique du Sud, le président chinois avait participé au sommet des grands pays émergents dits Brics – Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud – et s’était rendu en Tanzanie. Lors de ces étapes, il avait souligné son attachement aux relations sino-africaines.  La Chine est devenue depuis 2009 le premier partenaire commercial de l’Afrique. M. Xi a assuré que les relations Chine-Afrique « allaient s’intensifier » sous sa présidence et rappelé que leurs échanges commerciaux avaient déjà bondi jusqu’à atteindre 200 milliards de dollars l’an dernier.   »La Chine va continuer à étendre ses investissements et poursuivre sa coopération avec l’Afrique, conformément à son engagement de fournir 20 milliards de dollars de crédits aux pays africains entre 2013 et 2015″, avait annoncé M. Xi, investi mi-mars président de la République populaire de Chine.

Dette et déficits : le dérapage qui discrédite la rigueur

Dette et déficits : le dérapage qui discrédite la rigueur

 

Théoriquement la rigueur doit permettre de redonner de la compétitivité et de soutenir la croissance, c’est en tout cas la philosophie de Bruxelles et de Hollande. Or ces efforts ne servent ni à la croissance, ni même au rétablissement des comptes. En cause, l’incapacité à réaliser les économies prévues et l’effet néfaste de la fiscalité sur les recettes fiscales ; bref un double échec Le déficit public a été ramené de 5,3% en 2011 à 4,8% du produit intérieur brut (PIB) en 2012, un résultat moins bon qu’escompté par le gouvernement (4,5%), a annoncé vendredi l’Insee dans sa première évaluation.  La dette, elle a battu un nouveau record, à 1.833,8 milliards d’euros, soit 90,2% du PIB contre 89,9% prévus.  Ce mauvais résultat, au lendemain de l’intervention télévisée du président Hollande, complique encore la tâche du gouvernement.  Ce dernier a déjà abandonné il y a un mois l’espoir de réduire les déficits à 3% du PIB dès cette année et il négocie actuellement un délai avec la Commission européenne. Bruxelles réclame en échange que le déficit public s’établisse « nettement en dessous de 3% » en 2014.   »En 2013 on sera très loin des 3% et ça va être très difficile de les atteindre même en 2014, sauf à poursuivre dans une austérité marquée, qui du coup repousserait encore la reprise », prévient Mathieu Plane, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).   »Nous sommes sur la bonne voie, on est en train de réduire les déficits », a réagi le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, convaincu que, sans les « mesures correctrices » prises l’été dernier par le nouveau gouvernement socialiste, ils « auraient été supérieurs à 5,5% ».   »Le résultat obtenu est un résultat qui, loin d’être dégradant, dénote une gestion maîtrisée des dépenses publiques », a-t-il déclaré à l’AFP. Il a fait valoir que le déficit structurel (ndlr, corrigé des effets de la conjoncture), « s’est amélioré de 1,2 point de PIB en 2012, ce qui est exactement l’engagement que nous avions pris ».  Il a souligné que le dérapage était dû en partie à la recapitalisation par les Etats de la banque franco-belge Dexia en décembre, mais aussi à la réévaluation du déficit de 2011 (5,3% au lieu de 5,2%) et à la croissance nulle.  Mais les dépenses ont également légèrement échappé à la maîtrise des pouvoirs publics, passant de 55,9% du PIB en 2011 à 56,6% en 2012, soit plus que prévu. En volume (en plus de l’inflation), elles ont progressé de 0,7% au lieu de 0,5% escompté.   »Il y a en effet un petit dérapage des dépenses », reconnaît une source gouvernementale, « qui est dû pour moitié à la croissance zéro et pour moitié à un dynamisme plus important que prévu de l’investissement des collectivités locales ». En revanche, a assuré cette source à l’AFP, « côté Etat et Sécurité sociale, les dépenses sont tenues » avec même une bonne surprise pour l’assurance maladie.  Le taux des prélèvements obligatoires est lui conforme aux prévisions, à 44,9% du PIB en 2012 après 43,7% l’année précédente, « sous l’effet de la hausse des impôts » (+5,3%), a précisé l’Insee.  L’impact de la stagnation économique a fortement pesé. « Là, on entre dans le dur », estime M. Plane. « Au début, on a coupé dans les dépenses inutiles, mais plus ça va, plus on doit tailler dans la protection sociale ou l’investissement public, avec un impact plus fort sur la croissance », observe-t-il.  Jeudi soir, François Hollande a tranché plusieurs chantiers emblématiques en cours de réflexion en allant dans le sens d’une plus grande rigueur: allongement de la durée de cotisation à la retraite et réduction des allocations familiales pour les ménages les plus aisés.  Autant de gages adressés à Bruxelles alors que la France précisera ses nouveaux engagements budgétaires d’ici la mi-avril.  Certains économistes critiquent l’effet de l’austérité sur la croissance donc l’emploi. D’autres au contraire réclament encore plus d’efforts et de rigueur.   »Il va y avoir nécessairement des politiques sur les salaires et les retraites des fonctionnaires », estime l’économiste Jean-Paul Betbèze. Pour lui, la baisse des dépenses programmée par l’Etat pour 2014, 1,5 milliard en valeur absolue hors dette et pensions, « n’est pas suffisante ». D’autant plus, dit-il, si « les dépenses des collectivités montent à proportion de ce qui est économisé par l’Etat ».

Le modèle de sauvetage de Chypre : la grande trouille de la contagion !

Le modèle de sauvetage de Chypre : la grande trouille de la contagion !

Les uns après les autres, les responsables financiers veulent rassurer et démentir les propos du président de l’Eurogroup qui avait affirmé que Chypre pouvait être un modèle en cas de crise financière ; en clair que la solution était la pontion sur des dépôts bancaires. Après le gouverneur de la banque de France, c’est le représentant français à la BCE qui y va de son couplet rassurant ;  « M. Djisselbloem a eu tort de dire ce qu’il a dit », a dit M. Coeuré à la radio Europe 1. « L’expérience de Chypre n’est pas un modèle pour le reste de la zone euro parce que la situation avait atteint une ampleur qui n’est comparable à aucun autre pays ». Dans un entretien au « Financial Times » et à une agence de presse, le président des ministres des Finances de la zone euro avait laissé entendre que la solution apportée à Chypre pourrait être répliquée dans d’autres pays fragiles de la zone euro. Quelques heures plus tard, il avait affirmé que Chypre était un cas spécifique et que le plan de sauvetage ne saurait servir de modèle au règlement d’autres problèmes à l’avenir.  Mais ses premières déclarations avaient provoqué un retournement des Bourses, qui ont terminé la séance de lundi dans le rouge, et un net fléchissement de l’euro. Le plan de sauvetage de Chypre prévoit la fermeture de la deuxième banque du pays, la Laïki, et la restructuration de la première, la Bank of Cyprus, en échange d’un prêt de 10 milliards d’euros qui sera en grande partie payé par les Etats membres, et donc les contribuables, de la zone euro. Et les titulaires de comptes dépassant 100.000 euros auprès de la Bank of Cyprus vont subir une ponction de l’ordre de 30% de leurs avoirs. « C’est une solution apportée à un problème qui était devenu désespéré. Chypre était en banqueroute, c’est quelque chose qui n’existe nulle part ailleurs dans la zone euro », a assuré M. Coeuré. « La situation était tellement particulière qu’il a fallu une solution particulière mais je ne vois pas de raison qu’on emploie les mêmes méthodes ailleurs ». « Les banques chypriotes n’étaient plus solvables, la BCE a dit qu’elle ne pouvait plus les financer. Elles redeviennent solvables grâce au soutien de l’Eurogroupe, la liquidité repart sur Chypre », a-t-il indiqué, précisant que les établissements bancaires du pays ont été soutenus pendant « plusieurs mois » à hauteur d’une « dizaine de milliards d’euros ». Selon lui, « le système chypriote a été maintenu à flot grâce à la BCE et il va continuer à l’être grâce aux décisions qui ont prises par les ministres le week-end dernier ». Il a écarté tout risque de contagion car Chypre se trouvait dans une situation « tout à fait unique. C’était une place financière offshore, ça n’existe par ailleurs dans la zone euro ». « Tous les pays ont des problèmes différents, des problèmes économiques, des problèmes de chômage, mais il n’y a aucun pays qui présente la même concentration de problèmes que Chypre », a-t-il fait valoir. S’agissant de la France et de ses déficits, Benoît Coeuré a relevé sur Europe 1 que le pays a encore « beaucoup de travail à faire ». Selon lui, le travail réalisé jusqu’ici a été « fait beaucoup par la hausse des impôts ». Et il a ajouté  :« Maintenant, il faut que ça se fasse par le contrôle de la dépense publique ». De Francfort, au siège de la BCE, « la France est vue comme un pays qui a beaucoup de travail à faire pour restaurer sa compétitivité, pour rééquilibrer ses finances publiques », a-t-il décalré. « Ca a commencé, ça va dans la bonne direction, mais il ne faut pas croire que ça va se faire tout seul. Il restera beaucoup d’efforts à faire. » Le membre du directoire de la BCE estime aussi que la France pouvait se relever si elle prenait conscience de ses atouts  : « La croissance peut repartir, le chômage peut baisser à condition de mobiliser ces atouts et de réaliser cet ajustement dont j’ai parlé ». En fait il n’y a pas de quoi être rassuré par ces propos contradictoires. Chypre n’est pas comparable à la France c’est évident, les dépôts bancaires sont d’environ 70 milliards à Chypre, ceux des particulier en France de l’ordre de 2000 milliards ; le fond de garantis pour les dépôts jusqu’à 100 000 euros serait bien incapable d’assurer cette garantie en cas de retrait massif, les fonds propres des banques n’y suffiraient pas non plus. Il ne s’agit pas seulement d’une question de solvabilité mais de liquidités. Les dépôts sont placés et toutes les banques tomberaient en faillite en cas de retrait massif. L’Europe elle même serait incapable de soutenir un pays de l’importance de la France. Mais ces démentis sur l’exemple Chypriote est surtout destinés d’une part à éviter les paniques, d’autre part et surtout à rassurer actionnaires, créanciers et gros déposants.

1er mai : la CFDT ne veut pas défiler avec la CGT

1er mai : la CFDT ne veut pas défiler avec la CGT

 

La CFDT a décidé de ne pas donner suite aux appels à un 1er mai unitaire lancés par le nouveau secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, en raison des tensions actuelles entre les deux syndicats. « Le 1er mai, la CFDT n’ira pas défiler avec la CGT. C’est une décision de notre bureau national de la semaine dernière au moment où la CGT disait qu’il fallait faire un 1er mai commun, a déclaré mardi Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT. Nous avons décidé que nous n’irions pas manifester avec la CGT parce que nous vivons une période de tensions », a-t-il ajouté en faisant référence aux virulentes critiques de la CGT sur l’accord de sécurisation de l’emploi que la CFDT et deux autres syndicats, la CFTC et la CFE-CGC, ont signé en janvier avec le patronat. « Nos militants ne veulent pas se faire insulter une semaine et aller manifester avec la CGT une autre semaine », a encore dit Laurent Berger, tout en soulignant qu’il souhaitait prendre le temps d’une explication avec Thierry Lepaon pour mettre fin à ces tensions. « La direction de la CGT veut un syndicalisme rassemblé. Le syndicalisme rassemblé ça ne se proclame pas de façon unilatérale, ça se construit ».

 

Le plan chypriote va miner la crédibilité des banques en Europe

Le plan chypriote va miner  la crédibilité des banques en Europe

 

Contrairement à ce qu’ont affirmé Moscovici ou le gouverneur de la banque de France, Chypre n’est pas un cas isolé dans cette « économie casino » qu’on peu appeler par un autre nom :  la financiarisation excessive de l’économie, Malte, le Luxembourg, le Royaume uni, d’autres et même d’un certain point de vue la France ( dont le poids bancaire est loin d’être négligeable) elle –même  pourraient être concernés. Il s’agit en effet d’un grand changement, ce n’est plus le contribuable qui paye pour le renflouement mais d’abord les actionnaires, les créanciers et les déposants en principe déposants non garantis. Du coup les banques qui bénéficiaient précédemment d’un garantie de fait des Etats se retrouvent en première ligne. C’est bien ce qui inquiète les gros déposants et les milieux financiers. Rien ne dit que les dépôts pourraient d’ailleurs être garantis en dessous de 100 000 euros (comme c’est théoriquement prévu) par exemple dans un grand pays comme la France car les réserves bancaires constituées à cet effet seraient très insuffisantes et même ‘Europe ne pourrait assumer cette obligation, a fortiori  s’il y avait effet de contamination dans d’autres pays, ce qui serait nécessairement le cas. Dans le cas de Chypre on ne sait pas encore de combien seront les pertes pour les gros déposants mais selon les hypothèses entre 20 et 40% C’est évidemment énorme et met en jeu la crédibilité de toutes les banques européennes puisque le président de l’Eurogroup a bien indiqué que désormais le renflouement Chypre constituait un modèle.

 

 

La crise des élites

La crise des élites

 

Michel Serres a l’habitude de dire qu’i ne s’agit pas seulement d’une crise mais d’un changement de monde ; les mutations affectent en effet la sphère économique et sociale, mais aussi politique, sociétale et culturelle. Affaires politiques, salaires des grands patrons, chômage, discrédit des responsables, financiarisation excessive  de l’économie, accroissement des inégalités, corporatisme des élites autant d’éléments qui démontrent  l’ampleur des mutations qui nous affectent ;  le pouvoir (et la plupart des experts  qui le conseillent) est en réalité perdu ; pas simplement en France, en Europe aussi et ailleurs. La crise des élites est sans doute la plus grave car elle laisse la porte ouverte à tous les nationalismes, corporatismes et  extrémismes. Certes il ne s’agit pas de faire de l’angélisme face à la mondialisation pour autant un repli total sur le sol territoire conduirait inévitablement au déclin. Aujourd’hui pour schématiser on est face à deux doctrines :  soit le libre échange sans contrainte ou presque, soit l’étatisation ; en gros dans la pratique, les partis de gouvernement se retrouvent dans la première doctrine et les partis protestataires dans la seconde. Deux doctrines qui conduisent dans le mur. Les experts eux-mêmes sont pour la plupart aussi perdus (ou alors complices car beaucoup sont rémunérés par les gouvernements auxquels ils  ne veulent pas déplaire) ; ils ont prôné l’austérité et s’aperçoivent maintenant que le rythme de rétablissement des comptes publics nous condamne à la stagnation voire à la récession pour longtemps. Si la rigueur est nécessaire -et de ce point de vue l’endettement était aussi une fuite en avant-, elle ne peut se traduire par une austérité brutale qui tue la croissance et la consommation. De ce point de vue, le pacte budgétaire dans les délais prévus est une folie. Un étalement du rééquilibrage est donc indispensable ; ce qui est en cause aujourd’hui c’est la crédibilité de la parole des élites, sa pertinence, sa légitimité. A cet égard les affaires (politiques ou financières) portent un rude coup à cette légitimité. Comment accorder du crédit à un discours qui prône la rigueur quand ceux qui gouvernent se mettent à labri de  l’effort demandé ou même transgressent les règles imposés au reste de la population.  Une crise de légitimité qui se double d’une crise de compétence car aujourd’hui aucun parti, aucune organisation nationale n’est en capacité de définir une stratégie de redressement à la fois crédible et équitable. La parole des élites notamment politiques n’est plus audible et le verbiage qui tente vainement de combler le vide discrédite le concept même d’élite ou d’expertise.

Sondage – taxe comptes bancaires : 4 Français sur 10 la jugent possible

Sondage – taxe comptes bancaires :  4 Français sur 10 la  jugent possible

Cette enquête d’opinion a été réalisée les 21 et 22 mars, alors qu’une taxation directe des comptes bancaires est envisagée à Chypre, en contrepartie d’un plan de sauvetage de son système bancaire impliquant la Banque centrale européenne (BCE).  Elle a été réalisée auprès de 1.005 adultes dont 41% pensent que cette taxe « pourrait être mise en place » et parmi eux, 13% estiment que cette situation se produira de manière « certaine ». Ils sont cependant encore 59% à considérer que c’est « improbable ».  Selon l’analyse qui en est faite par l’Ifop, « cela reflète également une forme de méfiance vis-à-vis de la situation de notre économie et les contraintes que pourraient fixer les instances internationales ».  Ces réponses démontrent « en quelque sorte que le précédent chypriote a fait tomber, pour quatre Français sur dix, le tabou de l’inviolabilité des dépôts bancaires », estime l’institut.  Cette perception, note-t-on encore, ne semble pas faire l’objet de clivages importants au sein de la population, bien que les professions libérales et cadres supérieurs soient moins nombreux (35%) à envisager cette possibilité.  Ils sont en revanche légèrement plus enclins à y croire parmi les sympathisants du Front de gauche (44%) et du Front national (41%).

 

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