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Du cheval pour remplacer le bœuf, du poulet pour remplacer le porc, de la dinde pour remplacer le veau

 

Du cheval pour remplacer le bœuf, du poulet pour remplacer le porc, de la dinde pour remplacer le veau

La mutation gastronomique est en cours surtout évidemment en matière d’alimentation industrielle. On vient de découvrir que le cheval remplaçait le bœuf mais il y a longtemps que la dinde remplace le veau ou que le poulet remplace le porc (dans la rillette par exemple) ° ; Le plus souvent même le gras  et l’eau remplacent  une partie de la viande. Avec une bonne dose de  sel (et autres assaisonnements), ça passe. Dans certains plats préparés ou boites de conserve, il faut sortir ses lunettes pour apercevoir la potion de viande, parfois cachée sous une frite ! C’est la cuisine moderne mijotée en trois minutes dans le four à micro ondes. C’est souvent infect mais en plus c’est cher ! Évidemment plein de colorants et de conservateurs.  La pub qui s’inscrit partout sur nos écrans se charge d’intoxiquer les cerveaux ( notamment des plus jeunes) pour nous persuader que la bouffe en boite est meilleure que la cuisine traditionnelle. Même dans les restaurants, on ne se gène pas pour faire passer pour frais un plats industriels passés au micro ondes. Les professionnels eux-mêmes s’approvisionnent dans les usines alimentaires. Même le charcutier du coin ne fabrique même pas la moitié de se produits. Le boucher reçoit sa viande toute découpée quand à l’épicier qui résiste encore comment pourrait-il savoir si les fraises qu’il vend viennent du midi de la France, d’Espagne ou du Maroc ? Ce n’est pas pourtant la réglementation qui manque, surabondante parfois surréaliste mais de toute manière inadaptée aux circuits commerciaux réels. La faute à qui ? A le monde sans doute ; aux industriels, à leurs fournisseurs, aux distributeurs et finalemenet aussi au consommateur ; pour manger du hachis Parmentier qui n’est pas le summum de la gastronomie, il n’est peut être pas toujours nécessaire d’acheter un plat tout préparé ! Grâce cette affaire du cheval, on va ( peut-être car les groupes de pression sont puissants) faire d’étranges découvertes et lever un peu le secret du vrai contenu de nos assiettes.

Le G 20 veut ignorer la guerre des monnaies

Le G 20 veut ignorer la guerre des monnaies

 

Pas tout à fait enterrée mais presque la guerre des monnaies ; En clair, et en langage diplomatique, on évoquera seulement la nécessité d’éviter la volatilité excessive des monnaies, ce qui ne veut rien dire ou plus exactement autorise certaines fluctuations.  Le projet de communiqué final de la réunion du G20 à Moscou ne reprend pas les termes du communiqué du G7 de mardi soulignant que les politiques budgétaires et monétaires ne doivent servir que des objectifs nationaux, a déclaré vendredi un délégué du Groupe. Les ministres des Finances et banquiers centraux du G20 sont réunis vendredi et samedi dans la capitale russe alors que le débat sur les risques de « guerre des monnaies » a été au centre des débats ces derniers jours, en raison notamment de la forte baisse du yen, conséquence de la politique budgétaire et monétaire ultra-accommodante menée par Tokyo. Le projet de communiqué final s’en tiendra au discours antérieur du Groupe sur la nécessité d’éviter une volatilité excessive des marchés de change, a dit le délégué après plusieurs heures de discussions vendredi. Les Etats industrialisés et émergents membres du groupe devraient aussi réaffirmer leur engagement à se fixer des objectifs budgétaires à moyen terme crédibles, tout en évoquant la possibilité pour certains pays de prendre en compte la situation économique à court terme. Le texte ne fera pas mention d’objectifs budgétaires spécifiques, conformément à la volonté des Etats-Unis, et ne reprendra pas l’engagement – affirmé par le G7 en début de semaine – de ne pas établir de « cibles » de taux de change, a précisé le délégué.

 

 

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Draghi : la voix allemande sur les changes

Draghi : la voix allemande sur les changes

Draghi est à coup sûr un expert sur la valeur des monnaies et des économie. En tant que président de Goldman Sachs Europe, il  avait trafiqué les comptes de la Grèce pour la rendre ce pays admissible à l’euro ; résultats des centaines de milliards pour tenter de sauver ce pays. En fait, Draghi, c’est la voix allemande depuis qu’a éclaté le couple franco Allemand et que la France ne joue plus qu’un second rôle. Le débat en cours sur les changes est « inapproprié, stérile et contre-productif », a déclaré vendredi Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE). S’exprimant à Moscou, où s’ouvre ce vendredi une réunion des ministres des Finances et banquiers centraux du G20, il s’est refusé à exprimer un jugement sur le niveau actuel de l’euro mais il a noté qu’il était proche des moyennes de long terme, en valeur nominale comme en valeur réelle. Il a parallèlement exprimé sa préférence pour les réformes structurelles comme moyen de favoriser la croissance, en soulignant les risques de l’endettement public. « Nous ne croyons pas qu’il soit soutenable d’augmenter les déficits publics pour créer de la demande », a-t-il dit lors d’une conférence de presse à l’issue d’une réunion avec des responsables de la banque centrale russe.

 

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La société Spanghero présumée responsable de la viande de cheval

La société Spanghero présumée responsable de la viande de cheval

Il fallait s’y attendre, les impliqués vont se rejeter la responsabilité. Les roumains estiment avoir légalement vendu de la viande de cheval; du coup c’est la société Spanghero qui est accusé par le ministre. Mais le feuilleton n’est pas terminé et en tout état de cause cela ne saurait légitimer le curieux circuit de la viande au plan mondial (sauf pour spéculation comme pour l’ensemble des produits alimentaires). Le ministre délégué à l’Economie sociale et solidaire Benoit Hamon a déclaré lors d’une conférence de presse que la société Spanghero « savait que la viande destinée aux plats préparés était du cheval« , ou du moins « de fortes suspicions » pèsent sur la société. Il n’y a « aucune raison de douter de la bonne foi de la société roumaine » qui a vendu de la viande de cheval, a ajouté le ministre de l’Economie sociale. Spanghero s’est rendu coupable d’une « tromperie économique » et sera poursuivi, a-t-il ajouté, en promettant « d’assainir la filière » L’entreprise s’est vue retirer son agrément sanitaire, a poursuivi le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll. Dès demain, une brigade nationale de vétérinaires va être envoyée dans les locaux de l’entreprise située à Castelnaudary (Aude) pour poursuivre les investigations et expertises, dont les résultats devraient être rendus dans une semaine pour décider d’un retrait d’agrément définitif ou pas, a ajouté le ministre. Spanghero, qui a toujours affirmé ne pas avoir d’activité à base de viande de cheval, est la société qui a fourni au fabriquant Comigel la viande de cheval en cause, Comigel la redistribuant sous forme de plats préparés à Findus et à différents distributeurs. « Nous devons améliorer l’étiquetage (à l’échelle européenne) sur les produits transformés en indiquant l’origine des viandes », a ajouté Le Foll. Spanghero, marque de la coopérative Lur Berri, propriétaire également des foie gras et du saumon Labeyrie, emploie aujourd’hui quelque 360 salariés.

 

 

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Zone euro : la récession s’accentue

Zone euro : la récession s’accentue

L’aggravation de la récession au sein de la zone euro fin 2012 compromet les espoirs de reprise au début de cette année où les économistes interrogés par Reuters s’attendent à une nouvelle contraction de l’activité. Le produit intérieur brut des Dix-Sept a diminué de 0,6% par rapport au troisième trimestre selon Eurostat, après une baisse de 0,1% sur juillet-septembre. Le recul de l’activité, le plus marqué sur un trimestre depuis le début 2009, dépasse les anticipations des 61 économistes interrogés par Reuters qui prévoyaient en moyenne une contraction de 0,4%. Sur l’ensemble de l’année, le PIB de la zone euro a chuté de 0,5%. Au sein du bloc, seules l’Estonie et la Slovaquie ont enregistré une croissance de l’activité au quatrième trimestre, les données n’étant toutefois pas disponibles pour l’Irlande, le Luxembourg, Malte et la Slovénie. L’économie allemande s’est contractée de 0,6% au quatrième trimestre selon les données officielles publiées jeudi, enregistrant sa plus mauvaise performance sur un trimestre depuis le point bas de la crise financière en 2009. Les économistes interrogés par Reuters s’attendaient en moyenne à une contraction de 0,5%. En France aussi, le recul de 0,3% de l’activité au quatrième trimestre est supérieur aux attentes des économistes qui anticipaient en moyenne une contraction de 0,2%.

 

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Depuis six ans, la France en croissance zéro

Depuis six ans, la France en croissance zéro

Pour résumer la situation de la France : croissance zéro en 2012, avec une récession en début d’année et surtout croissance zéro depuis six ans ; le même PIB qu’en 2006 : 1800 milliards. Pas étonnant que la situation du chômage puisse s’améliorer dans ces conditions compte tenu de la croissance démographique. L’INSEE a utilisé pour cacher la récession une de ses petites méthodologies habituelles. D’abord on sous estime  la baisse du PIB et plus tard on réajuste. D’abord cela évite le trop de spleen pour les milieux économiques et plus tard cela permet même de faire apparaitre un mieux. C’est en effet  l’une des principales surprises des chiffres publiés ce jeudi matin par l’Insee. L’institut statistique a révisé en baisse ses précédents calculs pour le premier trimestre 2012. Au lieu d’avoir stagné comme annoncé précédemment, le PIB a en réalité reculé de 0,1% durant les trois premiers mois de l’année. Or, le deuxième trimestre ayant lui aussi été en repli de 0,1%, on en déduit, selon la définition la communément admise, que la France a bel et bien replongé en récession au premier semestre 2012.  C’est la deuxième récession depuis 2009, L’activité en France, ces dernières années, offre donc un paysage sombre. Après un sursaut en 2010, l’activité a lourdement rechuté à l’été 2011, dans la foulée de la seconde vague de crise sur les marchés financiers. Depuis, l’activité en France n’a pas réussi à se relever, enregistrant seulement deux trimestres de croissance sur six.  Pour être précis, en montant, le PIB français à la fin 2012 s’est établi à 1800,09 milliards d’euros, contre 1800,24 milliards fin 2011. Il a donc même légèrement reculé l’an dernier. Mais il y a plus inquiétant: en 2006, le PIB français s’était établi aux alentours de 1790 milliards d’euros. En d’autres termes, six ans après, il est toujours pratiquement au même niveau: la France stagne quasiment depuis six ans. Le seuil symbolique des 2000 milliards d’euros de production intérieure brut est plus que jamais hors de portée.

 

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Zone euro: hausse la production industrielle en décembre, mais recul au 4e trimestre

Zone euro: hausse  la production industrielle en décembre, mais recul au 4e trimestre

Selon les données publiées mercredi par l’office européen de statistiques Eurostat, la production industrielle a progressé de 0,7% après une baisse de 0,7% en novembre.  C’est mieux qu’attendu puisque la plupart des analystes tablaient sur une progression comprise entre 0,2% et 0,4% en décembre.  Mais ces données sont à remettre en perspective: le chiffre de novembre a été révisé et s’avère plus mauvais qu’estimé par Eurostat qui avait initialement annoncé un repli de 0,3%. En outre, la production industrielle a reculé de 2,4% sur l’ensemble du quatrième trimestre, après avoir gagné 0,2% au troisième trimestre.  Le chiffre (de décembre) « montre au moins que le secteur manufacturier européen bénéficie de la reprise progressive dans le monde entier. Il signale également que, avec une demande intérieure condamnée à rester très faible dans la zone euro, toute reprise dépendra principalement des résultats à l’exportation » des pays de l’Union monétaire, estime Peter Vanden Houte, de la banque ING.  Mais « la production industrielle a lourdement pesé sur la croissance au quatrième trimestre, renforçant l’idée que le Produit intérieur brut de la zone euro à reculé de 0,4% sur la période », souligne Howard Archer, économiste pour IHS Global Insight. Les chiffres officiels du PIB au quatrième trimestre sont attendus jeudi.  Le rebond de la production industrielle observé en décembre s’explique par la forte hausse de la production de biens de consommation durables et non durables (+2,0% dans les deux cas) et des biens d’investissement (+1,3%). En revanche, les biens intermédiaires ont vu leur production décliner de 0,2%, tout comme l’énergie (1,2%).  Parmi les Etats membres pour lesquels les données sont disponibles, les plus fortes hausses ont été enregistrées en Irlande (+8,5%) et dans une moindre mesure, en Slovénie (+2,7%). La plus forte baisse a en revanche été constatée en Slovaquie (-4,4%).  Dans l’ensemble de l’Union européenne, la production industrielle a augmenté de 0,5% en décembre, après une diminution de 0,6% en novembre.  Sur un an, la production industrielle a baissé de 2,4% dans la zone euro et de 2,3% dans l’ensemble de l’UE.

 

 

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Santé: la Cour des comptes critique la restructuration des hôpitaux

Santé: la Cour des comptes critique la restructuration des hôpitaux

 

Cette fois, la Cour a analysé trois cas: la rénovation du centre hospitalier de Perpignan, le regroupement de l’offre hospitalière de la vallée de la Tarentaise et l’implantation d’un plateau technique unique dans le nord-Deux-Sèvres.  Elle a noté la « longue gestation » (entre 10 et 20 ans) de ces projets et les « atermoiements », « compte tenu des intérêts politiques sous-jacents ».   »Les hésitations et les retards pris dans la conduite des projets ont conduit à des surcoûts et à des difficultés de financement qui risquent de peser longtemps sur l’équilibre budgétaire des établissements sans que l’offre de soins ait été améliorée », estiment les sages de la rue Cambon.  La Cour fait un bilan très sévère de ces trois projets.  Reconstruit sur son ancien site, sans possibilité d’extension (sauf à racheter de nouveaux terrains), le centre hospitalier de Perpignan manque d’un étage dédié aux circuits logistiques.  Cette lacune est un « véritable contresens au regard des normes modernes d’hospitalisation et de lutte contre les infections nosocomiales », selon le rapport.  Dans la Tarentaise, la fusion des hôpitaux d’Albertville et de Moutiers a fait l’objet de plusieurs plans de financements, le dernier étant suspendu depuis octobre 2012 dans l’attente de nouvelles études sur l’offre de soins sur le territoire concerné.  Le centre hospitalier Nord-Deux-Sèvres, redimensionné par l’Agence régionale de santé (ARS), et soutenu par le Conseil régional de Poitou-Charentes, attend lui approbation ministérielle.  La Cour « estime qu’il est encore temps de reconsidérer ces deux derniers projets, toujours en gestation, pour en dégager tous les gains d’efficience possibles » et replacer leur activité « dans le cadre d’une approche cohérente et globale de l’offre de soins locale ».  Plus généralement, l’institution prône une « démarche rigoureuse et cohérente » pour les restructurations hospitalières, et l’adoption d’une « stratégie nationale ».  Dans sa réponse, le ministère du Budget a approuvé cette recommandation, mais celui de la Santé a nuancé, soulignant que les besoins sont trop divers selon les territoires pour qu’il soit « envisageable de fixer un objectif national de recomposition de l’offre de soins ».

 

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Santé : la cour des comptes citrique le système du médecin traitant

Santé : la cour des comptes citrique le système du médecin traitant

 

La cour des comptes dénonce le système du médecin traitant qui a surtout bénéficié aux spécialistes Depuis la loi du 13 août 2004, tout assuré social de plus de 16 ans peut désigner un médecin traitant, généraliste ou spécialiste, à consulter avant de recourir à un autre médecin.  La part des consultations effectuées dans le cadre de ce « parcours de soins coordonnés » est passée de 87,2% en 2008 à 91% en 2011, note la Cour des comptes.  Différents mécanismes tarifaires ont été mis en place à la suite de cette réforme mais ces derniers sont « contraignants et complexes », juge-t-elle.  Pour les médecins, le système a « produit de curieux paradoxes »: les spécialistes en ont « davantage bénéficié financièrement que les généralistes, alors que ces derniers étaient censés être la clé de voûte de la nouvelle organisation ».  Les généralistes ont bénéficié d’un forfait sur les patients suivis en affection de longue durée (ALD) tandis que les spécialistes reçoivent « des rémunérations complémentaires non négligeables ».  Alors que 95% des médecins traitants sont des généralistes, l’effort financier annuel de l’assurance maladie se répartit à 54,5% pour les spécialistes (324 millions d’euros) et à 45,5% pour les généralistes (271 millions d’euros).  En outre, la réforme a permis d’introduire de nouveaux modes de rémunération (objectifs, performance, etc.) mais « ces évolutions, certes structurantes, entraînent des surcoûts certains qui se superposent ».  Quant à l’assuré, s’il ne choisit pas de médecin traitant, ou consulte un praticien sans une prescription de la part de son médecin traitant, il est moins bien remboursé.   »Cette pénalité s’est révélée dissuasive en laissant à la charge de l’assuré un surcroît de dépenses significatif » (206 millions d’économies en 2011 pour l’assurance maladie).  Le système a dès lors « contribué à la hausse non négligeable du reste à charge des assurés », passé de 8,8% à 9,6% du coût des soins entre 2004 et 2011.  La Cour dénonce surtout « un parcours tarifaire d’une considérable complexité » pour le patient.  Au final, cette réforme est « toujours inaboutie » et les expérimentations visant à une prise en charge coordonnée des patients ne font « que peu appel au médecin traitant ».  La Cour demande aux pouvoirs publics de remettre le patient « au cœur du dispositif » et alors que le gouvernement plaide pour le développement du parcours de soins, elle recommande de « réaffirmer clairement le médecin traitant comme le coordonnateur des soins ».

Cour des comptes : la SNCF dépense trop en communication

 Cour des comptes : la SNCF dépense trop en communication

 

 

Trop de com. A la SNCF ; 210 millions d’euros par an, c’est trop!, estiment en substance les sages de la Cour des comptes au sujet des dépenses de communication de la SNCF dans leur rapport annuel. Ces derniers ont passé au crible les budgets engagés par l’entreprise publique entre 2000 et 2011. Selon leurs conclusions, ces dépenses sont non seulement «dispendieuses» mais aussi «en infraction avec les règles de la concurrence». «La fonction de communication de la SNCF souffre d’une faiblesse de pilotage budgétaire et de lacunes dans le suivi des dépenses engagées», dixit le rapport, qui a voulu contrôler «la régularité, l’efficience et l’efficacité» des dépenses de communication externe et interne. D’après les magistrats de la Rue Cambon, la SNCF contourne régulièrement l’obligation de recourir aux appels d’offres en invoquant des «cas d’urgence impérieuse» ou encore «la spécificité technique, prévus par la réglementation pour échapper à l’obligation de mise en concurrence».  Parmi les irrégularités relevées, la Cour souligne que deux avenants au marché signé par la SNCF, en 1995, avec la société de conseil TBWA «auraient dû faire l’objet d’une mise en concurrence car ils modifiaient substantiellement les termes du contrat». Un autre exemple concerne le séminaire annuel des managers organisé en septembre 2011, à Tanger, réunissant sur quatre jours 600 personnes pour un montant de 2,7 millions d’euros. La Cour explique dans son rapport qu’«en dépit des intentions affichées depuis 2009, l’établissement n’est pas parvenu à réduire le coût» de ses dépenses de communication, qui s’élèvent en moyenne à 210 millions d’euros par an sur les cinq dernières années. Guillaume Pepy, le président de la SNCF, n’a pas attendu les conclusions du rapport pour justifier le budget de communication de son entreprise tout en faisant amende honorable. Dans un communiqué de presse publié fin décembre à la suite d’un conseil d’administration portant sur les résultats 2012 et sur les perspectives 2013, la direction de la SNCF évoquait ce contrôle par la Cour des Comptes. Les montants «sont comparables à ceux des principales entreprises publiques équivalentes», avait fait valoir l’entreprise. «Il fait cependant apparaître que le pilotage et le suivi de l’exécution de ces dépenses doivent être améliorés et le respect des règles de la commande publique renforcé, même dans des cas d’urgence», a concédé la direction de la SNCF.

 

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L’Assemblée nationale renforce la loi bancaire

L’Assemblée nationale renforce  la loi bancaire

La loi va imposer aux banques de loger leurs activités spéculatives dans une filiale ad hoc et interdit les activités les plus spéculatives, comme le trading haute fréquence (ordres boursiers passés en rafale par des machines) et la spéculation sur les marchés agricoles.  Déjà, des amendements ont été adoptés en commission des finances cette semaine. Ils portent sur un encadrement plus strict de la tenue de marché des banques (capacité à assurer un débouché à un vendeur de titres à tout moment) et sur la question des paradis fiscaux, a détaillé le groupe socialiste.  Un autre cheval de bataille des députés, le plafonnement des frais bancaires, fait par ailleurs encore l’objet de discussions avec le gouvernement.  Si les dirigeants de BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole SA avaient eux-mêmes reconnu devant la commission des finances de l’Assemblée nationale l’utilité de la loi bancaire, ils avaient tenté, sans succès, de faire reporter à 2017 son entrée en vigueur, programmée pour 2015.  Ils avaient également mis en garde contre tout durcissement du texte lors de son examen par les deux chambres du Parlement, alors qu’ils craignent de voir leurs établissements perdre en compétitivité avec des règles plus contraignantes que celles s’appliquant à leurs rivaux étrangers.   »Aller au-delà (du projet de loi actuel, ndlr) menacerait le financement de l’économie française », a averti la Fédération bancaire française (FBF), qui représente les banques installées en France.   »Si cette réforme est mal calibrée, elle va freiner les banques et surtout risque d’empêcher la reprise de la croissance », avait également souligné Jean-Paul Chifflet, directeur général de Crédit Agricole SA et président de la FBF, dans un entretien à l’AFP.  Un autre élément clé de la loi concerne la résolution des crises: en cas de défaillance d’un établissement, le régulateur du secteur, l’ACP, qui doit devenir l’ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution), pourra notamment changer ses dirigeants, lui imposer de céder ses actifs, scinder ses activités voire mettre à contribution les actionnaires et certains créanciers.  De nouveaux pouvoirs contestés par les dirigeants des banques mais approuvés par le gouverneur de la Banque de France et président de l’ACP, Christian Noyer: « L’absence de règles législatives, telles qu’elles sont proposées dans ce projet de loi, nous a beaucoup gênés, en particulier sur un cas que nous avons eu à traiter dans les derniers mois », a ajouté M. Noyer, en allusion au Crédit immobilier de France, au secours duquel l’Etat avait dû se porter durant l’été 2012 pour lui éviter la faillite.

 

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Budget européen : la pauvreté augmente mais les dépenses diminuent !

Budget européen : la pauvreté augmente mais les dépenses diminuent !

 

Comment s’étonner de la montée de l’euroscepticisme, l’Europe se réduit de plus en plus à une vaste zone de libre échange sans régulation et sans solidarité ; Après le Mali, c’est à la pauvreté den faire les frais. L’Europe reste une belle idée mais elle se vide de sens en même temps que son élargissement. Les craintes des associations venant en aide aux défavorisés se sont concrétisées. Le projet de budget de l’Union européenne pour 2014-2020 préserve certes le principe de l’aide alimentaire, mais son montant en est fortement réduit. Il sera de 2,1 milliards d’euros, soit 1,4 milliard de moins que sur la période 2007-2013.  Rien que sur l’année 2011, la France a reçu 72 millions, qui ont permis aux Restos du Cœur, aux Banques alimentaires, à la Croix rouge française et au Secours populaire de distribuer 130 millions de repas distribués. Au total, 18 millions d’Européens se nourrissent chaque année grâce au Programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD).   Xavier Beulin, président de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles, a annoncé ce vendredi la création d’une structure pour palier la baisse de l’aide alimentaire. « Nous allons nous mobiliser de notre côté, nous allons transformer ce manque à gagner par une forme d’aide directe, sans doute une forme de fondation qui nous permettra d’intervenir auprès des associations« , a-t-il déclaré sur RTL. Le PEAD a été créé en 1987 pour redistribuer aux populations pauvres de l’Union européenne une partie des surplus agricoles communautaires. La disparition de ces derniers pose la question de la survie de ce programme, contesté en outre par des pays comme l’Allemagne, le Royaume-Uni et les Pays-Bas, qui estiment que ce type d’aide ne relève pas des compétences communautaires.

 

Sondage- Hollande : petite embellie « Mali » avant la rechute « chômage »

Sondage- Hollande : petite embellie « Mali » avant la rechute « chômage »

  »Ce qui compte, c’est le chômage pas les sondages », reconnaît volontiers Aquilino Morelle, le conseiller politique de François Hollande, interrogé par l’AFP. « C’est une embellie, il faut la prendre positivement, sans lui accorder une valeur qu’elle n’a pas », tempère-t-il.   »L’image de fermeté, d’autorité et de présidentialité de François Hollande sort très renforcée » de l’ordre qu’il a donné il y a un mois aux forces françaises d’intervenir au Mali, note la « plume » du président.   »Mais si cette embellie est bien réelle et a un sens politique, elle ne fait oublier ni aux Français ni au chef de l’Etat que les principaux sujets de préoccupation restent le chômage, les plans sociaux, le pouvoir d’achat et la croissance », enchaîne Aquilino Morelle.  Selon « l’observatoire politique CSA-Les Echos-Institut Montaigne » publié jeudi, la cote de confiance de François Hollande s’est redressée de 3 points en février, avec 38% d’avis favorables contre 57% d’avis défavorables (-5).  Fait significatif: ce redressement s’observe sur la quasi totalité du spectre politique, y compris auprès des sympathisants de l’UMP parmi lesquels la cote du président a gagné 5 points même si 84% ne lui font toujours pas confiance.  A l’unisson, le « tableau de bord politique » Ifop-Paris Match de mardi révèle un net redressement de la coté du président de la République, avec 43% des Français qui approuvent son action (+6 points).  Frédéric Dabi (Ifop) oppose « ce rebond marquant » à l’évolution de la cote de Nicolas Sarkozy, tombée sous la barre des 50% en janvier 2008 pour ne plus jamais se relever significativement ensuite. François Hollande, ajoute-t-il, peut aussi capitaliser sur « une bonne image personnelle et l’absence de colère à son égard ».  Pour autant, souligne le politologue, il s’agit « indéniablement d’un effet Mali sans doute assez provisoire ». L’intervention française est approuvée par trois Français sur quatre mais « le coeur de l’attente reste les questions économiques et sociales: la croissance et l’emploi ». L’embellie « n’empêche pas l’expression d’une forte angoisse sociale », résume Frédéric Dabi.   »Le Mali joue positivement sur l’image du président, sa capacité à prendre des décisions difficiles ou à faire preuve d’autorité, mais n’a pas d’effet sur la perception de son action », confirme Bruno Jeanbart (OpionWay). « Le juge de paix, sujet majeur, central et prioritaire, reste le chômage et François Hollande sera jugé sur sa capacité à inverser la courbe d’ici à la fin de l’année comme il s’y est engagé », souligne-t-il de la même manière.  Pour la première fois depuis six mois, le président cesse toutefois de perdre des points auprès de l’électorat de gauche, un « signe positif » qui pourrait être, selon Bruno Jeanbart, la conséquence des réformes de société mise en chantier par l’exécutif (mariage pour tous, non cumul des mandats, droit de vote des étrangers, taxe à 75%…).  Pour Céline Bracq (BVA) aussi, « l’embellie reste extrêmement fragile puisque sur les fondamentaux, l’efficacité et la justice sociale, sept Français sur dix estiment que la politique économique et sociale du gouvernement est inefficace et six sur dix qu’elle est injuste ».   »Sur ce terrain, François Hollande est encore en terre de mission, tout particulièrement auprès des catégories populaires », détaille-t-elle. La gestion des dossiers « particulièrement emblématiques », tels Petroplus ou PSA Aulnay, sera scrutée par les Français, « très critiques » jusqu’à présent, prévient l’analyste.

 

Europe : baisse de 3% du budget, la PAC épargnée

Europe : baisse de 3% du budget, la PAC épargnée

Dans le dernier texte proposé par M. Van Rompuy le montant des crédits d’engagement, qui correspondent au plafond autorisé, était de 960 milliards d’euros, et celui des crédits de paiement, soit les dépenses effectives pour les sept prochaines années, de 908,4 milliards d’euros, des chiffres qui servaient déjà de base aux discussions depuis le petit matin.  M. Van Rompuy avait alors présenté un nouveau texte de compromis après déjà plus de 15 heures de débats, rencontres bilatérales et conciliabules pour tenter de rapprocher les points de vue. Les chefs d’Etat et de gouvernement ont ensuite brièvement interrompu leurs discussions dans la matinée, avant de reprendre le collier jusqu’en milieu d’après-midi.  De sources européennes, on souligne que cela correspond à une baisse de 3% du budget pour la période 2014-2020 par rapport aux sept années précédentes.  M. Van Rompuy voulait initialement proposer des engagements à 960 milliards d’euros et des crédits de paiement à 913 milliards. Mais dès son arrivée à Bruxelles jeudi en milieu de journée, le Premier ministre britannique David Cameron s’était montré inflexible. « En novembre, les chiffres présentés étaient vraiment trop élevés. Ils doivent redescendre. Et si ce n’est pas le cas, il n’y aura pas d’accord », avait-il lancé.  Pour tenir compte des restrictions budgétaires imposées dans de nombreux Etats membres, les montants présentés en novembre par M. Van Rompuy étaient déjà en nette baisse par rapport aux demandes de la Commission européenne: 973 milliards pour les engagements et 943 milliards pour les paiements. Mais cette proposition avait été sèchement rejetée par le Royaume-Uni, soutenu par l’Allemagne, les pays nordiques et les Pays-Bas.  Au final, M. Cameron obtient en grande partie satisfaction, avec des crédits de paiement, la mesure la plus concrète pour son opinion publique, en nette baisse.  Pour faire passer cette austérité auprès des pays comme la France ou l’Italie, partisans d’un cadre plus généreux, des solutions ont été trouvées pour apporter plus de souplesse, a expliqué une source européenne.  Il s’agit notamment de faire en sorte que l’argent provenant des amendes infligées par l’UE à des entreprises n’ayant pas respecté les règles de la concurrence soit versé au budget européen au lieu d’être redistribué aux Etats. Autre nouveauté, si tous les crédits de paiement ne sont pas dépensés au cours d’un exercice, la somme restante devrait s’ajouter à ceux de l’exercice suivant, au lieu, là encore, d’être récupéré par les Etats. Selon certains diplomates, cela pourrait représenter 12 milliards d’euros supplémentaires.  Les deux principales politiques de l’UE sont épargnées. La Politique agricole commune (PAC), dont la France est le premier bénéficiaire, gagne un peu plus d’un milliard par rapport à la dernière proposition Van Rompuy en novembre.  Les fonds de cohésion pour les régions les plus défavorisées, notamment dans les pays de l’Est, obtiennent 4,5 milliards supplémentaires. Un nouveau fonds pour l’emploi des jeunes sera doté de quelque six milliards.  Pour parvenir à une baisse substantielle du budget sans amputer la PAC et la Cohésion, l’essentiel des coupes sont opérées dans l’enveloppe demandée pour les infrastructures. Elle est amputée de plus de 10 milliards d’euros, à un peu plus de 29 milliards.  Les fonctionnaires de Bruxelles, dans le collimateur de David Cameron, devront se serrer la ceinture, avec 1,5 milliard de moins que la demande de la Commission.  Côté recettes, les pays bénéficiant de rabais, le Royaume-Uni en premier lieu, mais aussi l’Allemagne, les Pays-Bas et la Suède, le conservent. Le Danemark obtient la ristourne qu’il demandait. Le Parlement européen, qui doit voter le budget à la majorité absolue, a menacé de rejeter cet accord. « Je vois mal le Parlement approuver ce budget », a réagi le chef des Libéraux, l’ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt, en dénonçant « une victoire de la vieille politique européenne.

 

Parisot critique la loi sur l’Accord-emploi

Parisot critique la loi sur l’Accord-emploi

 

Mme Parisot a fait part jeudi soir de ses réserves sur le texte tel qu’il est rédigé, et qui doit être transmis au Conseil d’Etat lundi, selon lefigaro.fr, citant son entourage. D’après lesechos.fr, la patronne des patrons conteste cinq points en particulier.  Elle s’oppose notamment à la réintroduction par le ministère du Travail de « la clause de désignation » dans l’article visant à généraliser les complémentaire santé. Cette rédaction contraindrait les entreprises à retenir le prestataire recommandé par la branche.  Autre point: la mise en place de droits rechargeables pour les chômeurs, qui serait rendue « obligatoire », alors qu’elle est conditionnée dans l’accord à la réalisation d’études d’impact préalables.  Mme Parisot est aussi réservée sur l’homologation administrative des plans de sauvegarde de l’emploi qui n’auraient pas été validés préalablement par les syndicats. Pour le ministère, il ne s’agit que d’une « difficulté pratique de mise en oeuvre », indique lefigaro.fr.  Enfin, la présidente du Medef s’oppose aux mesures concernant la cession des sites rentables et la représentation des élus dans les conseils d’administration des grandes entreprises.

 

Les députés réforment la reforme bancaire

Les députés réforment la reforme bancaire

Après une réforme bancaire à minima (on a oublié la crise et les 1000 milliards prêtés aux banques européennes !) il fallait s’attendre à de réactions parlementaires. D’autres modifications pourraient encore être soumises à la commission des finances de l’Assemblée nationale avant l’examen public, le 12 février, de ce texte qui prévoit d’imposer aux banques françaises d’isoler leurs activités pour compte propre dans des filiales dédiées et de mettre fin à certaines pratiques risquées. Depuis plusieurs semaines, des voix se sont élevées, estimant que le texte ne va pas suffisamment loin en matière de séparation. Les conseillers techniques de Bercy reconnaissent eux-mêmes que les activités à isoler ne représentent que 1% à 3% du produit net bancaire des établissements de crédit. Le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici a estimé jeudi matin que certains amendements incarnaient une « avancée majeure. » Les députés de la commission des finances ont notamment adopté un amendement du rapporteur du projet de loi, la député PS des Hautes-Alpes Karine Berger, qui autorisera le ministre de l’Economie à fixer un seuil au-delà duquel les activités de tenue de marché (market making) devront être isolées dans une filiale séparée. « Le reproche qui nous était fait (sur le périmètre des activités concernées par la séparation, NDLR) tombe complètement. Nous avons quelque chose qui est à la fois très fort, très pragmatique, en même temps très flexible, très souple », a souligné Pierre Moscovici sur France Inter. Le ministre a déploré l’absence des députés de l’opposition à la réunion, seulement représentée par Gilles Carrez, le président de la commission des finances. L’activité dite de « tenue de marché » (market maker) permet de maintenir une liquidité élevée sur les plates-formes financières et de limiter les écarts de prix entre contreparties, ce que les Etats apprécient particulièrement dans le cadre du placement de leur dette.

La France isolée dans la guerre des monnaies (comme au Mali !)

La France isolée dans la guerre des monnaies (comme au Mali !)

Comme pour le Mali , l’Europe va mettre du temps à réagir dans le guerres des monnaies. Face à l’appréciation de la monnaie unique, François Hollande avait  estimé qu’on ne pouvait pas la laisser « fluctuer selon les humeurs du marché » car cela met en péril les efforts de compétitivité des pays qui en font usage, et réclamé « une politique de change », lors d’un discours devant le Parlement européen à Strasbourg.   »Il ne s’agit pas d’assigner de l’extérieur un objectif à la BCE qui est indépendante mais d’engager l’indispensable réforme du système monétaire international, car sinon nous demandons à des pays de faire des efforts de compétitivité qui sont annihilés par la valorisation de l’euro », a-t-il ajouté.  La BCE s’est refusée mardi à commenter cet émoi quelque peu esseulé pour le moment, aucun autre responsable européen n’ayant encore abondé publiquement dans ce sens.  Et de l’avis des analystes de UniCredit, son président Mario Draghi devrait se contenter de rappeler jeudi, à l’issue de sa réunion mensuelle de politique monétaire, qu’elle n’a, de par son mandat, pas d’objectif de taux de change et ne consent à intervenir que si son objectif d’inflation à moyen terme -soit maintenir la hausse des prix proche mais sous 2%- est menacé.   »Dans le passé, la BCE est rarement intervenue de façon ciblée pour des questions de taux de change. Il faudrait une appréciation beaucoup plus forte de l’euro pour qu’elle change de cap », estime Marie Diron, économiste au cabinet de conseil Ernst and Young.   »Elle hésiterait beaucoup pour ne pas déclencher de +guerre des monnaies+. Tant que l’appréciation ne nuit pas à la croissance » elle n’a pas intérêt à le faire, ajoute-t-elle.  L’euro a atteint plus de 1,37 dollar vendredi soit une progression de plus de 11% en six mois, tandis que la parité euro/yen est « en hausse fulgurante de 10% » depuis un mois, a calculé Fabrice Cousté, directeur général de CMC Markets France.   »S’il stimule les cambistes, le succès de l’euro pourrait néanmoins jouer des tours aux entreprises européennes », estime-t-il.  Pour un responsable européen toutefois, « à ce stade, je ne crois pas que cela soit un problème ». D’autant que l’euro s’est stabilisé mardi, après un recul la veille.  Le commissaire européen chargé des services financiers, Michel Barnier, a rappelé pour sa part que « l’euro a été à 1,60 dollar, parfois en dessous de 1, c’est une monnaie jeune. Il faut juger la valeur sur une distance, je ne peux pas faire de commentaires là-dessus et fais confiance à la BCE qui est indépendante et qui doit le rester ».  En visite à Paris, le ministre allemand de l’Economie Philipp Rösler a lui jugé préférable de renforcer la compétitivité de l’Europe plutôt que de chercher à en affaiblir la monnaie.  Le chef d’Etat français abordera sans doute la question avec la chancelière allemande Angela Merkel qu’il rencontre mercredi, à la veille d’un sommet européen.  Paradoxalement, l’appréciation de l’euro est aussi le miroir d’une zone euro qui se porte mieux et a retrouvé la confiance des investisseurs après plusieurs années de crise aiguë.  Une amélioration qui doit beaucoup à l’intervention de la BCE qui a baissé son taux d’intérêt directeur à son plus bas niveau historique (0,75%). Elle a en outre injecté des milliards d’euros de liquidités au travers entre autres de prêts très avantageux sur trois ans aux banques (LTRO) et a promis d’intervenir sur le marché de la dette publique si nécessaire.  Le mouvement s’est toutefois accéléré sous l’effet des politiques monétaires des banques centrales américaine et japonaise, qui font jouer « la planche à billets », et qui « en affaiblissant délibérément leur monnaie pour rendre leurs économies respectives plus compétitives, soutiennent un peu plus l’appréciation de l’euro », souligne Fabrice Cousté.  Face à ces politiques « plus agressives », la BCE a elle commencé à se faire rembourser ses LTRO, ce qui signifie moins de liquidités en circulation.  Mais s’il le faut, la BCE a les moyens d’intervenir, selon un responsable européen qui n’exclut pas une déclaration de M. Draghi lors du G20 à Moscou les 15 et 16 février, théâtre habituel des discussions sur les changes.

 

Parisot : Les cotisations famille pour les retraites complémentaires ; qui va financer la branche famille ?

Parisot : Les cotisations famille pour les retraites complémentaires ; qui va financer la branche famille ?

 

 

Il faut trouver de nouvelles ressources pour les retraites complémentaires. D’où l’idée lancée hier par Laurence Parisot sur « RTL » : « Il n’est pas question que les entreprises acceptent la moindre cotisation de plus, mais on pourrait prévoir des redéploiements », a-t-elle indiqué en proposant de « flécher » des cotisations des entreprises finançant la branche famille (5,4 points) vers les retraites complémentaires. Ce qui permettrait de « faire le lien » avec le chantier du financement de la protection sociale, sachant que les ressources de la branche famille sont au cœur des réflexions. Nicolas Sarkozy avait voulu les supprimer en les compensant par une hausse de TVA dite « sociale. »L’objectif est clair : abonder les ressources de l’Agirc-Arrco pour obtenir un accord jugé indispensable -Laurence Parisot a évoqué le risque de « cessation de paiements de l’Agirc d’ici trois à quatre ans » si rien n’est fait. Tout en visant une stabilité globale des cotisations sociales. La présidente du Medef a aussi envoyé un signal aux syndicats en soulignant que la désindexation des pensions serait « transitoire » et ne « concernerait pas les plus modestes », une exigence de la CFDT. Reste à savoir si FO s’en satisfera, et surtout si l’exécutif consentira au principe d’un tel transfert. Car pour financer la branche famille, il faudra bien d’autres ressources telles que la TVA ou la CSG.

 

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Après le mariage homo, le vote des étrangers pour cacher la misère économique et sociale

Après le mariage homo, le vote des étrangers pour cacher la misère économique et sociale

 

Il est clairqu’Ayrault tente une opération de diversion en ressuscitant l’idée du vote des étrangers. En fait il risque de ne jamais parvenir à réunir une majorité des 3/5e » au Parlement, condition indispensable pour pouvoir valider cette mesure qui serait présentée dans le projet de loi de réforme constitutionnelle, probablement examiné avant l’été. Il s’agira de la dernière chance pour que ce texte entre en vigueur avant les élections municipales de 2014, comme François Hollande s’y était engagé. Il n’y aura pas non plus de referendum ; trop dangereux car les français ont la fâcheuse habitude d’utiliser cette procédure pour exprimer leur mécontentement sur d’autres sujets.  De toute manière l’objectif c’est d’occuper le terrain avec des questions de sociétés pour masquer le triste bilan économique et social. Pour les étrangers, le vote aux municipales n’est pas la priorité, leurs problèmes c’est le logement, l’emploi et les papiers. La promesse du candidat socialiste durant la campagne présidentielle s’est depuis heurtée aux rapports de force au sein du pouvoir législatif. Assemblée nationale et Sénat réunis, l’ensemble de la gauche (PS, EELV, radicaux et communistes) dispose de 521 sièges. Pour obtenir les 555 voix nécessaires, il lui faudrait donc convaincre au moins 34 élus, si personne ne fait défection dans ses propres rangs. L’autre solution pour faire passer ce texte aurait été d’organiser un référendum, mais cette solution a été écartée par le président de la République. Mardi, après la décision du chef de gouvernement d’ouvrir les discussions, l’opposition n’a pas tardé à évoquer un leurre. « Au moment où, chaque jour qui passe,  il y a un plan social nouveau qui arrive sur la table du gouvernement, on en est à organiser des manœuvres de diversion avec le droit de vote des étrangers », a dénoncé Christian Jacob, le président du groupe UMP à l’Assemblée. Sa formation avait d’ailleurs lancé une pétition contre cette réforme. Même réponse pour le vice-président de l’UDI, Yves Jégo. « C’est une question de timing, d’état de la société. Je pense qu’il y a des moments pour faire certaines réformes et cette mesure doit s’appliquer en période de croissance », précise le député de Seine-et-Marne, pour qui le gouvernement « jette de l’huile sur le feu », après le débat sur le mariage pour tous. Pourtant, le centriste n’a « pas changé » d’avis sur ce sujet et reste favorable à ce droit de vote. Mais s’il pense toujours que cette loi « devra arriver », ce proche de Jean-Louis Borloo prévient que son parti ne donnera pas une seule voix à la majorité. « La position du groupe UDI est unanime », répétait en effet mardi dans un communiqué son porte-parole, Jean-Christophe Lagarde. « Pour eux, ce ne sera jamais le bon moment », regrette Razzy Hammadi, qui assure ne pas « croire » que tous les élus suivront la ligne de leur formation. « Si les socialistes veulent cette loi, c’est uniquement pour modifier en profondeur le corps électoral en leur faveur », pense de son côté Benoist Apparu. Qui conclut : « Evidemment qu’ils ne vont pas réussir à trouver une trentaine de voix, c’est pour ça que ce n’est que de la diversion. »

 

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L’euro trop fort étouffe la croissance

L’euro trop fort étouffe la croissance

Depuis l’été dernier, la tendance est à la hausse : la devise européenne est passée mercredi au-dessus des 1,35 dollar, un niveau qui n’avait pas été égalé depuis décembre 2011. Bien sûr, la monnaie reste loin des sommets atteints en avril 2011, flirtant avec les 1,5 dollar, et encore plus des 1,6 dollar frôlé en juillet 2008, un record.   Mais la situation actuelle inquiète. A commencer par le gouvernement français. « L’euro est trop haut par rapport à ce que l’économie européenne, pas seulement française, est en droit d’attendre », a ainsi affirmé mercredi Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif. La semaine dernière, son collègue à l’Economie, Pierre Moscovici, avait lui aussi jugé que le niveau actuel créait « quelques problèmes ». « Un euro à 1,35 est insupportable pour l’économie française », confirme au JDD.fr l’économiste Marc Touati*, président du cabinet de conseil ACDEFI, qui tire la sonnette d’alarme. « Le problème n’est pas l’euro fort, c’est l’euro trop fort », dit-il. Pourquoi une telle agitation, alors même que François Hollande a jugé le mois dernier la crise de la zone euro « derrière nous »? C’est justement là tout le problème. Les investisseurs rassurés, l’euro s’est renforcé, notamment par rapport au dollar américain et au yen japonais. « C’est le paradoxe complet. Comme on a le sentiment d’avoir sauvé la zone euro, la devise s’apprécie. Sauf que plus elle s’apprécie, plus elle va casser la croissance. La crise va donc revenir aussi vite qu’elle est partie! », explique Marc Touati. Qui précise : « Depuis 2008, c’est constamment le même scénario, celui des montagnes russes. »   Le niveau de l’euro joue de plusieurs façons sur la croissance des économies européennes, et notamment celle de la France. Le principal levier est celui des exportations. « On est en compétition directe avec d’autres pays. Donc comme le coût des produits augmente, on perd en compétitivité », explique au JDD.fr Céline Antonin, économiste à l’OFCE. « Mécaniquement, il y a un effet négatif à moins exporter. Et parmi les différents moteurs de la croissance – la consommation, l’investissement, le commerce extérieur… – le dernier vecteur qui nous restait était celui des exportations », détaille-t-elle. Avec leur baisse, la France peut-elle rééquilibrer son commerce extérieur avec les importations? Ce n’est pas aussi simple. « Il y a des effets positifs : cela allège notamment notre facture sur l’énergie, mais les gains sur le pouvoir d’achat seraient marginal », répond Céline Antonin. « L’avantage sur les prix des produits importés est un cadeau empoisonné », dit de son côté Marc Touati. « Quand l’euro est fort, les prix des produits importés sont moins chers, donc le producteur français perd des parts de marché, et de la compétitivité, par rapport au concurrent étranger! », développe-t-il. Enfin, le spécialiste voit un troisième « vecteur de transition à l’économie » : celui des flux d’investissements. « Investir coûte plus cher, donc l’investisseur étranger y regarde à deux fois. Il sera plus tenté de le faire en dehors de la zone euro », analyse Marc Touati. Selon lui, la sentence est directe : « Dès qu’on dépasse la barre des 1,3 dollar, cela nous enlève un point de  croissance. Si l’euro reste à ce niveau, nous n’avons aucune chance d’avoir une croissance de 0,8% cette année, comme le gouvernement le prévoit. Potentiellement, on va même vers une baisse du PIB en 2013″. Le scénario « catastrophe » pourrait donc avoir lieu, à en croire l’économiste : avec une croissance atone, voire la récession, le chômage augmentera, de même que les déficits publics et la dette. « Il faut d’abord voir si cette situation perdure. Mais je ne crois pas que l’euro puisse repartir à la baisse tout de suite », conclut pour sa part Céline Antonin. Face à ce scénario qui se répète, les solutions à apporter sont toujours aussi délicates. A elle seule, la France ne peut rien. La réponse devra être apportée par l’ensemble de la zone euro. Mais le problème est le même : les disparités entre les pays membres sont nombreuses, ce qui complique toute recherche de position commune. « L’euro à 1,35 dollar, c’est gérable pour l’Allemagne, qui est plus compétitive. Pas pour nous. Le niveau ‘normal’ de l’eurodollar pour  la France serait plutôt de 1,05″, explique Marc Touati. « Pour résoudre cette situation, il faudrait d’abord que la Banque centrale européenne baisse son taux d’intérêt, de 0,75% à 0,25%, pour s’aligner sur celui de la Fed américaine », affirme l’économiste. « Il lui sera difficile de le faire. Ce n’est pas l’optique de l’Allemagne. Et même si ce taux baisse, il n’apportera pas grand-chose à ce niveau-là », répond de son côté Céline Antonin. Plus complexe à trouver, un compromis des Etats membres de la zone euro serait une réponse plus adéquate. « Il faut qu’ils se mettent d’accord pour écrire, noir sur blanc, le taux qu’ils souhaitent », pense Marc Touati. Avant de rajouter : « Mais encore une fois, ce n’est pas l’intérêt des Allemands ». « Les Américains utilisent le taux de change dans leur politique monétaire, de même que les Chinois et les Japonais. Il n’y a que les Européens qui ne font rien. Nous sommes les dindons de la farce.

 

 

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