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L’administration met les Petits Chanteurs à la croix de bois en faillite

L’administration met les Petits Chanteurs à la croix de bois en faillite

On sait comment l’ingénierie administrative française tue les entreprises mais cette fois c’est l’association des petits chanteurs à la croix de bois qui en est victime. En 2004, le succès du film Les Choristes provoque un engouement pour le chant, qui va durer plusieurs années et sera relancé par le DVD en 2009. C’est ce moment que choisit l’administration pour remettre sur les rails de la légalité, l’organisation sommaire de l’association des Petits Chanteurs à la croix de bois. Elle lui impose la législation du travail des mineurs. C’est fait, mais la situation financière devient intenable.  Les enfants et adolescents qui donnent des concerts payants doivent être rémunérés. Le premier rappel à l’ordre touche les budgets de plein fouet et le second arrive en 2012, cette fois sur la nécessité de deux jours de repos hebdomadaires consécutifs pour les chanteurs. L’enchaînement des concerts doit être freiné, mais il provoque des annulations de dates et donc moins de rentrées dans les caisses. Selon Marie-Aude Leroux d’Alsace, la responsable de la communication des Petits Chanteurs, « l’obligation de rémunération a d’abord grevé les budgets. »    La Manécanterie des Petits Chanteurs de la croix de bois, installée à présent dans l’Yonne, est une véritable institution, ses chœurs de garçons datent de 1907. L’association très sollicitée depuis la sortie du film « Les Choristes » prend en charge la passion des enfants pour le chant mais aussi leur scolarité jusqu’à la fin du collège.  En période de crise, il est impossible de hausser le prix des concerts affichés à 20 euros. Il est aussi périlleux d’augmenter les frais de scolarité, sous peine de mettre des familles en difficultés. L’association menacée lance un appel aux dons, mais il aura été insuffisant. Avec deux millions de dettes et d’emprunts, elle se tourne finalement vers des repreneurs. La date butoir de remise des dossiers était fixée au 21 février. En début de semaine prochaine, l’administrateur judiciaire Christian Ducatte devrait dévoiler les offres proposées et l’avenir des Petits Chanteurs, qui « passera forcément par un nouveau modèle, lié aux obligations. »

Salaire Mario Draghi à la BCE : le double de la présidente de la FED

Salaire Mario Draghi à la BCE : le double de la présidente de la FED

Président de la BCE depuis novembre 2001, Mario Draghi a touché en 378.240 euros en 2013. Une rémunération en très légère hausse par rapport à 2012 où elle était 374.124 euros. Deux  fois plus que ce que devrait toucher Janet Yellen, la nouvelle présidente de la Réserve fédérale américaine. Plus globalement, les résultats de la BCE ont bondi en 2013. La Banque centrale européenne a indiqué, jeudi 20 février, avoir nettement augmenté ses bénéfices en 2013. L’année dernière, l’institution a généré 1,44 milliard d’euros de bénéfice net, contre 995 millions d’euros en 2012. Ce bond de plus de 40% s’explique en partie par la forte réduction du montant affecté à la provision pour risques, qui a été abondée de seulement 400.000 euros (contre 1,166 milliard d’euros en 2012) pour atteindre un total de 7,530 milliards d’euros. La provision pour risques de la BCE a pour objectif de couvrir les risques de change, de taux d’intérêt, de crédit et de variation du cours de l’or. Son montant est réexaminé tous les ans.  Comme à son habitude, la BCE va redistribuer ses bénéfices aux banques centrales nationales qui composent avec elle l’Eurosystème: 1,37 milliard d’euros avait déjà été reversé fin janvier, 61 millions le seront vendredi et la BCE a mis 10 millions d’euros de côté pour procéder à des ajustements des bénéfices des années précédentes. Les revenus courants de la BCE, qui se sont élevés à 2,005 milliards d’euros en 2013 (contre 2,289 milliards en 2012) proviennent des produits tirés du placement des réserves de change et de son portefeuille de fonds propres et pour près de la moitié des revenus nets d’intérêt sur les titres achetés dans le cadre de son programme de rachats d’obligations publiques. A 962 millions d’euros en 2013, contre plus d’un milliard l’année précédente, ceux-ci sont toutefois en baisse. Ils continuent de provenir presque pour moitié (437 millions d’euros) des intérêts d’obligations grecques.

 

CICE : une ristourne de 300 millions pour la Poste

CICE : une ristourne de 300 millions pour la Poste

La Poste a enregistré en 2013 un bénéfice net de 627 millions d’euros, en hausse de 31%. Pourtant, l’entreprise a fait face dans le même temps au recul des volumes du courrier, en chute de 30%, et à la baisse de fréquentation de ses bureaux de Poste. 
 Cette bonne santé financière est en fait due à un gros coup de pouce du gouvernement. Grâce au Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), La Poste a bénéficié l’an dernier d’une ristourne fiscale de 300 millions. Le patron de La Poste assume cette aide gouvernementale. « C’est un effet majeur mais logique puisque La Poste est le premier employeur de notre pays. Il est donc logique que l’entreprise qui emploie le plus grand nombre de personnes en France, soit le premier bénéficiaire du CICE », indique Philippe Wahl. Fort de ce soutien non négligeable, le gouvernement pouvait légitimement attendre un retour en terme de compétitivité et d’emploi. Dans les faits, en donnant une plus grande marge de manœuvre à l’entreprise, le CICE a permis à La Poste d’investir, d’augmenter certains salaires et d’embaucher. « On continue à investir. On aura investi cette année près d’1 milliard d’euros, c’est considérable », explique Philippe Wahl.  « Il y a eu des hausses de salaires dans le cadre des négociations salariales 2013. Et des créations d’emplois. Nous avons l’année dernière embauché plus de 5.000 personnes comme nous nous y étions engagés. Ça nous permet d’entreprendre le travail de transformation du modèle de La Poste avec une plus grande sérénité. La contribution du CICE est donc positive », estime le patron de La Poste.  L’entreprise fait désormais face à un nouveau défi : compenser la baisse du chiffre d’affaires de la branche courrier, qui a enregistré en 2013 une baisse limitée (-3,5%) de son chiffre d’affaires, à 11,1 milliards d’euros, par d’autres activités en se restructurant avec l’aide du CICE.

 

« La crise n’est pas derrière nous » (Chaussade -Suez)

« La crise n’est pas derrière nous » (Chaussade -Suez)

Invité de BFM Business ce même jour, son directeur général, Jean-Louis Chaussade a livré plusieurs éléments d’explication. Jean-Louis Chaussade juge que « la crise n’est pas derrière nous ». « Nous sommes un indicateur assez avancé de la production industrielle et ce que nous voyons, c’est que tout au long de l’année 2013, il y a eu une réduction de la baisse », a-t-il développé.  Avant de poursuivre: « nous sommes sur un pallier et la question est de savoir quelle est la pente du redressement. Selon moi, elle est plutôt lente, mais je pense qu’on est reparti en territoire vert ». Il a ensuite indiqué que la France, l’Europe et l’International comptent chacun pour environ un tiers du chiffre d’affaires de sa société. Concernant la France, « l’activité eau résiste beaucoup mieux à la crise que la partie collecte et traitement des déchets ». Mais malgré cette conjoncture peu évidente « nous n’hésiterons pas à continuer d’investir », a-t-il assuré. « Je crois à l’Europe et je pense qu’il y aura des opportunités sur ce continent », a-t-il insisté.  Alors que le CICE a littéralement sauvé les résultats annuels du groupe La Poste, Jean-Louis Chaussade a indiqué que « le CICE représentait, en 2013, un peu plus de 20 millions d’euros (pour son groupe, soit 10 fois moins que La Poste, ndlr), c’est significatif », a-t-il fait valoir. « Mais je suis plutôt favorable à une baisses des charges », a-t-il nuancé, ajoutant que bien qu’il trouve que le CICE était une bonne idée « je ne voudrais que l’on s’éloigne du chemin qui est de dire ‘baissons les charges des entreprises’ ».

 

Dexia : après le scandale, baisse de la rémunération des dirigeants

Dexia : après le scandale, baisse de la rémunération des dirigeants

 

 La banque publique ( franco-belge) qui a déjà couté 6.6 milliards à la France  pour mauvaise gestion a consenti une petite baisse sur les rémunération des dirigeants Sans attendre la publications de ses résultats annuels pour 2013, prévue jeudi matin, Dexia a tenu à désamorcer la crise qui avait été déclenchée fin janvier par des révélations dans la presse sur des augmentations octroyées à plusieurs de ses hauts cadres, se pliant ainsi aux vœux exprimés par les autorités nationales en France comme en Belgique.  Dans un communiqué, la banque a annoncé une série de décisions prises par son conseil d’administration « après avoir entendu les fortes réserves formulées par les deux Etats sur les niveaux de rémunération ».  La principale de ces mesures est la réduction « à 420.000 euros au lieu de 450.000 euros précédemment, et de 600.000 euros pour son prédécesseur », de la rémunération annuelle du directeur financier, Pierre Vergnes.  Enfin, le conseil a acté des propositions de la direction concernant trois autres dirigeants, membres du comité exécutif de la banque : leur salaire annuel moyen a été ramené à 390.000 euros, soit une augmentation de l’ordre de 2,3%, alors qu’ils s’étaient vu accorder des augmentations bien plus importantes fin 2013.   »Ceci constitue une baisse significative de 13% par rapport aux rémunérations de 450.000 euros approuvées le 13 décembre 2013″, souligne ainsi le communiqué.  Tout était parti d’un article paru il y a un mois dans le Journal du dimanche.  L’hebdomadaire français avait révélé que M. Vergnes, et deux autres responsables du groupe bancaire, le responsable des risques Marc Brugière et le secrétaire général Johan Bohets, avaient vu leur rémunération passer de 340.000 euros à 450.000 euros, après leur nomination au comité de direction de la banque en cours de démantèlement.  Certes, ils étaient nettement moins payés que leurs prédécesseurs, avait fait valoir Dexia, mettant aussi en avant la difficulté de leur tâche, « qui demande des compétences pointues et des professionnels expérimentés ».  Mais, alors que Dexia n’a été sauvée d’une faillite certaine que grâce aux contribuables français et belges, la nouvelle a fait scandale et les exécutifs des deux pays se sont emparés du dossier.  Le ministre des Finances de Belgique, Koen Geens, et son homologue français, Pierre Moscovici, ont ainsi appelé fin janvier la banque à reconsidérer la politique de rémunération des membres de son comité de direction, et Dexia avait promis dans la foulée de réexaminer leur situation.  Dexia est détenue à 44% par la France et à 50% par la Belgique. Secouru par les États belge et français à l’automne 2008, en pleine tourmente financière liée à la débâcle de Lehman Brothers, le groupe bancaire a été durement frappé par la crise de la dette dans la zone euro, ce qui avait rendu nécessaire un second sauvetage en octobre 2011.  Selon la Cour des comptes, le gendarme des finances publiques françaises, les déboires de la banque ont coûté 6,6 milliards d’euros à la France.

 

Massacre à la tronçonneuse pour la gauche (Cambadélis)

Massacre à la tronçonneuse pour la gauche (Cambadélis)

Massacre à la tronçonneuse pour la gauche pour Cambadélis (PS) au vu du climat hostile qui pèse sur notre vie politique. Le débat national tourne au « massacre à la tronçonneuse « , écrit celui qui fait office aujourd’hui de Premier secrétaire-bis au PS. Mention spéciale pour les hebdos, qui ont tiré à vue, à partir de dossiers très documentés, sur un exécutif taxé d’amateurisme. Matignon y est décrit comme une citadelle assiégée au bord de l’implosion. Pour Cambadélis, le pays est «  dans une spirale dangereuse. L’overdose guette, et les Français vont tirer le rideau.  Le trouble a gagné les rangs du gouvernement et d’un Parti Socialiste qui semble rejouer sa primaire à l’infini, avec Arnaud Montebourg passé de la démondialisation à la Nation, Manuel Valls en précampagne présidentielle dans son coin, Harlem Désir aspiré dans un trou noir électoral et Martine Aubry qui donne des cours de vraie gauche, en mode nostalgie, à la tête de son Think tank baptisé Renaissance. Et pendant ce temps, le président n’arbitre toujours pas, tout en se cherchant de nouveaux modèles quelque part entre l’Allemagne et les Etats-Unis. Son Conseil stratégique de l’attractivité ce matin est un rendez-vous louable, mais « un rendez-vous de plus« , regrette un poids lourd de la majorité. « François fait tout bien, mais ce n’est qu’une succession de coups, qui se perdent dans les sables ». Le tournant social-démocrate méritait peut-être un appel à la mobilisation générale de toute la gauche, jusqu’au centre. Voire une main tendue à ceux qui ont eu le courage de dire « chiche » à droite. Non, cela reste un concept « nouvelle cuisine » tant qu’il n’y aura aucun résultat tangible. La société française, du sommet à la base, s’est installée dans une atonie durable, doublée de symptômes maniaco-dépressifs inquiétants. Nous sommes capables de nous enthousiasmer, à juste titre, de l’exploit de Renaud Lavillénie, et de son magnifique record à la perche. C’est la France capable de sauter le plus haut possible. Et dans la minute qui suit, nous retombons dans une phase dépressive prolongée, c’est la France qui a la sensation de ne plus pouvoir rebondir. Un traitement s’impose, contre cette forme de déprime collective, et surtout contre la violence du débat. Sinon, prévient Jean-Christophe Cambadélis : « On finira par trouver ce qu’on cherche : le crash« . Même si son « stop, le massacre » risque fort de ne pas être entendu,  ça ne fait pas de mal de se dire qu’il faudrait peut-être ranger la tronçonneuse au placard…

 

Recrutement de cadres : baisse de 10% en 2013 stables en 2014 selon l’APEC

 

Recrutement de cadres : baisse de 10% en 2013  stables en 2014 selon l’APEC

Entre 163.500 et 171.200 cadres devraient être embauchés en 2014.  L’année 2014 risque d’être encore morose pour les cadres. Les recrutements devraient rester timides, s’affichant à un niveau voisin de 2013, selon une enquête de l’Association pour l’emploi des cadres (APEC) publiée ce vendredi 14 février. Après une chute de 10% en 2013 par rapport à l’année précédente avec 163.400 embauches sur l’année, l’APEC prévoit pour 2014, entre 163.500 et 171.200 embauches de cadres, soit une progression de 0% à 5%. Le directeur général de l’APEC, Jean-Marie Marx, a souligné que malgré la baisse des recrutements en 2013, il y avait tout de même eu une « création nette d’emplois » de cadres, avec une augmentation des effectifs « de l’ordre de 15.000″. A titre de comparaison, ce solde net qui a toujours été positif depuis 1993, avait été de 35.000 en 2012.  En 2013, le nombre de promotions, c’est-à-dire la part de non-cadres devenus cadres, a en revanche diminué de 10%, passant de 48.100 en 2012 à 43.400 en 2013. Une donnée qui a « surpris » les responsables de l’Apec. Jean-Marie Marx indique que la situation tendait à la « stabilité », 2014 se situant ainsi « dans les années moyennes », ni dans le bas de la fourchette comme 2009 avec 140.000 recrutements, ni dans le haut comme les années d’avant crise (2006-2007-2008), où les recrutements étaient de l’ordre de 200.000 par an. Les entreprises sont donc toujours « prudentes, attentistes », a relevé le directeur général de l’organisme. Il a souligné que l’enquête avait été menée avant l’annonce du pacte de responsabilité et n’a pas exclu qu’une baisse du coût du travail puisse « débloquer des situations de recrutement » et permettre d’atteindre la fourchette haute, voire de la dépasser.

Croissance : la confiance est retrouvée d’après Hollande !!!

Croissance : la confiance est retrouvée d’après Hollande !!!

0.3% de croissance en 2013, c’est à dire pratiquement rien et pourtant Hollande décrète pourtant que la confiance est retrouvée. A croire que Hollande ne sait pas qu’il faut environ 1.2% de croissance pour stabiliser le chômage, 1.5% pour le faire reculer et que ce chômage plombe les grands équilibres financiers, ce qui sera encore la cas en 2014 avec une croissance de l’ordre de 1%.  La croissance en France a été de 0,3% sur l’ensemble de 2013, un taux un peu meilleur qu’attendu, selon la première estimation de l’Institut national de la statistique et des études économiques publiée vendredi 14 février. L’Insee prévoyait en décembre une croissance moyenne du produit intérieur brut sur l’an dernier de 0,2% mais elle a revu en hausse l’évolution du PIB aux premier et troisième trimestres, d’une contraction de 0,1% à une stagnation. Le gouvernement prévoyait quant à lui une croissance d’ensemble de 0,1%. François Hollande a salué dans la foulée de cette annonce « la confiance retrouvée par les acteurs économiques » en France, a déclaré la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem. Lors du conseil des ministres vendredi matin, « le président est (…) revenu sur les chiffres de l’économie » et « a salué « la confiance retrouvée par les acteurs économiques », a rapporté Mme Vallaud-Belkacem en rendant compte des travaux du conseil. « C’est en effet grâce à la reprise de l’exportation d’une part, de l’investissement de l’autre et de la consommation que l’économie repart », a-t-elle ajouté. « C’est de bon augure pour l’année qui vient », a poursuivi la porte-parole du gouvernement. En 2014, « nous devrions pouvoir atteindre les 0,9%, voire les 1% sans trop de difficultés », a-t-elle précisé.

 

La vie de château pour Ayrault

La vie de château pour Ayrault

Il faut faire des efforts du faiat de la crise mais les dirigeants n’en font guère ; la preuve on vient de restaurer le château de Souzy en Briche pour Ayrault alors qu’on dispose déjà de plusieurs résidences comme par exemple Rambouillet ou la Lanterne (vide désormais depuis le départ de  Trierweilller).   Le domaine de Souzy-la-Briche, dans le sud de l’Essonne, est un écrin de 15 hectares. Le parc, somptueux, possède une chapelle du XIIe siècle au milieu d’un grand bassin. « Le Premier ministre utilise effectivement Souzy-la-Briche », admet Matignon. En octobre, en plein été indien, les époux Ayrault sont venus en toute discrétion goûter aux charmes de l’une des demeures les plus secrètes de la République. Le couple est venu à deux reprises dans le « château de Mazarine ». « On ne les a même pas vus », s’étonne le maire du village, Francis Jard. « Il est vrai que depuis toujours les hôtes du château n’entrent pas par le portail principal mais par une entrée au fond du parc, loin de tout regard. » Le domaine de Souzy-la-Briche, dans le sud de l’Essonne, est un écrin de 15 hectares entouré de hauts murs, lui-même dans un vaste domaine de 300 hectares. Le parc, somptueux, possède une chapelle du XIIe siècle au milieu d’un grand bassin, un canal de 250 m de long… Les lieux n’ont été ouverts au public qu’une seule fois, en 1995. « En juin dernier, pour les 220 ans de la création de la commune, j’ai demandé au ministère de la Culture, qui gère officiellement les lieux, d’autoriser une visite pour les habitants du village. Mais cela nous a été refusé », déplore le maire, qui, depuis 1995, a toujours été « tenu à l’écart » des visiteurs officiels. À son grand regret. Depuis quelques mois, là encore en toute discrétion, Matignon a fait effectuer des travaux pour remettre les lieux en état. Du mobilier national a été acheminé sur place, et 36.000 euros, selon les services du Premier ministre, ont été dépensés en « travaux d’entretien divers ». Matignon admet aussi 20.000 euros de « dépenses de transmission » pour mettre la propriété aux normes de communication actuelles. Afin de compenser ces frais en période de disette budgétaire, un porte-parole de Jean-Marc Ayrault assure que « le château de Rambouillet ne sera plus utilisé par le Premier ministre, sauf événement exceptionnel », et affirme que « l’un dans l’autre, les dépenses de fonctionnement globales seront moins importantes que du temps de la Lanterne ».

 

Hollande: la carte bisautée du pacte de responsabilité

Hollande joue certainement sa dernière carte politique avec le coup du pacte de responsabilité. Il compte sur son nouvel hymne aux entreprises pour redresser une popularité dans les chaussettes. En plus, il y a urgence, il faut décider dans les 2 à 3 mois pour espérer d’éventuels effets positifs avant 2016, année de campagne électorale. Malheureusement la carte politique est biseautée par les élections, municipales et surtout européennes. Il faut en effet donner des gages à ce qu’il reste des électeurs de gauche (moins de 50% de ceux qui ont voté pour Hollande le soutienne encore). Il faut donc afficher des contreparties, montrer qu’on ne faiat pas de cadeau aux patrons. C’est pourquoi l’enjeu des contreparties est aussi important. Mais Hollande sait bien que ces contreparties sont illusoires, il n’est même pas certain que patronat et syndicat parviennent à se mettre d’accord ; La baisse de fiscalité ne pourra être conditionnée par des engagements quantitatifs sur l’emploi, tout au plus ils seront qualitatifs. (Avec quelques promesses sur le dialogue social ou  la formation). Hollande est coincé ; de toute manière ce pacte est insuffisant pour redonner la compétitivité nécessaire. Trop tard, trop peu et trop complexe, ce qui pourrait définir le nouveau slogan du pacte qui connaîtra sans doute le même succès que l’inversion du chômage.

Pernod Ricard : la Chine boude le pastis

Pernod Ricard : la Chine boude le pastis

Le groupe table donc désormais sur une croissance annuelle de 1% à 3% de son résultat opérationnel courant (ROC), contre une hausse de 4% à 5% attendue précédemment. Lors du précédent exercice, le ROC avait progressé de 6%.  Depuis plusieurs mois déjà, le groupe prévenait que son activité était ralentie par la Chine, où la lutte anti-corruption a pressé les dirigeants chinois à réduire leurs dépenses somptuaires et donc d’alcool de bonne facture.   »Nous restons confiants dans le potentiel à moyen et long terme de la Chine, mais nous y anticipons une situation difficile pour l’ensemble de l’exercice », prévient Pierre Pringuet, directeur général du groupe, cité dans le communiqué. Une analyse plus pessimiste que celle d’octobre, où le directeur général espérait une reprise dès le début de 2014.  Sur l’ensemble du premier semestre de son exercice décalé 2013/2014 (de juillet à décembre), les ventes ont ainsi chuté de 18% dans le pays, ce qui affecte le chiffre d’affaires global qui recule de 7% à 4,57 milliards d’euros. En données comparables, les ventes ressortent néanmoins stable.  Sur le seul 2e trimestre, les ventes sont en repli de 5% à 2,558 milliards (+2% en données comparables). Son résultat net semestriel, lui, a flanché de 2% à 839 millions d’euros.

 

Kerviel : la scandale du bouc émissaire du krach financier

Kerviel : la scandale du bouc émissaire du krach financier

 

 

Des dizaines et des dizaines de milliards partis en fumée à cause de la spéculation des banques françaises mais curieusement aucun responsable n’a été puni ; sauf le lampiste kerviel qui il est vrai a fait beaucoup de zèle  mais il n’a fait que ce qu’ont fait tous les autres traders sur une plus grande échelle ; pas un patron de banque inquiété, pire la plupart se sont enrichis en s’octroyant actions, salaires démentiels et retraites chapeaux ;  ils ont même réussi à imposer à Moscovici une mini réforme bancaire pour continuer à spéculer avec de l’argent qui ne leur appartient pas. Pour kerviel, la raison est simple kerviel n’appartient pas à l’élite, il n’a pas fait polytechnique, ni sciences Po, ni HEC. Cette oligarchie là protège les siens pas les pouilleux comme Kerviel ( en plus qui ne s’est même pas enrichi !). Un kerviel certes irresponsable mais qui ne mérité pas d’être condamné à rembourser 5 milliard (avec 5 ans de prison). Le Floch Prigent , ancien patron de ELF a été condamné pour les mêmes raisons, il n’appartenait pas à cette oligarchie alors qu’on sait bien qu’Elf a toujours traficoté notamment avec les partis politiques. Kerviel est une chèvre qu’il faut sacrifier afin que le sacrifice du sang d’un « couillon » lave les fautes de l’ensemble de la faune financière.  Condamné en première instance puis en appel à la même peine, cinq ans d’emprisonnement dont trois ferme et 4,91 milliards d’euros de dommages et intérêts, il reconnaît une part de responsabilité mais réfute avoir agi en secret. « J’ai fait ce que la banque m’a appris à faire et je n’ai volé personne », martèle-t-il. La banque savait ou aurait dû savoir ce qui se tramait dans cette salle de marchés d’une tour de La Défense et ne peut donc se prétendre victime, plaide Jérôme Kerviel, dont la présence à l’audience jeudi restait encore incertaine la veille.  Des défauts de contrôle importants ont notamment été pointés par le régulateur des banques, la Commission bancaire devenue l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP), qui a condamné la Société Générale à 4 millions d’euros d’amende pour ces manquements. Mais dans son avis écrit, l’avocat général près la Cour de cassation, Yves Le Baut, rétorque qu’une « victime négligente n’est pas pour autant une victime consentante ». Selon le magistrat, « on ne peut tirer pour conséquence du défaut de vigilance » de la banque « son adhésion à la commission des agissements qui lui ont porté préjudice ».  Dans sa bataille, qu’il a cherché à porter sur le terrain politique, l’ancien trader de 37 ans s’est trouvé cette semaine une nouvelle alliée. Après le co-président du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, Jérôme Kerviel a reçu le soutien de la député européenne EELV Eva Joly.  L’ancienne juge a donné deux entretiens pour défendre l’ancien opérateur de marché, critiquant l’instruction du dossier qui ne s’est basé, selon elle, que sur les éléments fournis par la banque, sans expertise indépendante. Cette expertise, Jérôme Kerviel la réclame, mais elle lui a toujours été refusée.  La défense de Jérôme Kerviel conteste également les dommages et intérêts attribués à la banque, ces 4,91 milliards d’euros dont il ne pourrait sans doute payer qu’une infime partie si la condamnation devenait définitive. Ce montant correspond à la perte constatée par l’établissement bancaire après s’être défait de toutes les positions accumulées par le jeune homme, qui avaient atteint 49 milliards d’euros environ début janvier 2008.  L’ancien trader rappelle notamment qu’il n’a tiré aucun profit personnel des opérations incriminées et accuse la banque d’avoir matérialisé cette perte en soldant son exposition sans discernement. Parmi les exemples comparables, très rares sont les cas où le trader est condamné à rembourser la somme perdue par la banque. Hors de France, seul l’Américain John Rusnak a été contraint par la justice de rembourser les 691 millions de dollars qu’il avait fait perdre en 2002 à une filiale américaine de l’Allied Irish Bank, une banque irlandaise.  Pour autant, l’avocat général s’inscrit dans la lignée des deux premières décisions de justice, qui ont suivi la jurisprudence imposant une réparation intégrale du préjudice. Une fois le préjudice évalué, il ne peut être indemnisé qu’en totalité et non partiellement, selon lui, même si le montant est colossal.  Quelle que soit la décision de la Cour, d’autres procédures se poursuivront, notamment aux prud’hommes, où l’ancien trader conteste les conditions de son licenciement. Une audience est prévue le 24 mars. La défense de Jérôme Kerviel a, par ailleurs, déposé deux plaintes contre la Société Générale, l’une pour faux et usage de faux, l’autre pour escroquerie au jugement, respectivement en juin et juillet 2013.  Mais en cas de rejet du pourvoi examiné jeudi par la plus haute juridiction française, Jérôme Kerviel, qui a effectué 37 jours de détention provisoire en 2008, sera incarcéré, sans doute dans un délai rapproché. Il ne pourra pas bénéficier d’un aménagement de peine, qui n’est ouvert que pour les condamnations inférieures à deux ans d’emprisonnement (pour les primo-délinquants).

 

Sondage- Hollande-Ayrault: politique pas efficace pour 82%

Sondage- Hollande-Ayrault :  politique pas efficace pour 82%

Novelle dégringolade pour le président et Ayrault. François Hollande chute lourdement en ce début de février, reculant de 4 points par rapport à janvier pour tomber à 27% de bonnes opinions, soit à la fois son deuxième plus bas niveau personnel et le deuxième plus bas niveau historique pour un Président sous la Vème. Si l’Affaire Gayet ne lui a guère coûté, la conjonction des mauvais chiffres du chômage et de la politique économique plus libérale assumée par le Président avec, notamment, le Pacte de responsabilité, lui font grand tort sur sa gauche. Il perd ainsi 8 points en un mois auprès des sympathisants de gauche (61% de bonnes opinions contre 69% en janvier) et surtout 15 points auprès des sympathisants d’extrême-gauche (30% de bonnes opinions contre 45% en janvier).Comme toujours, la courbe du Premier ministre suit la même pente que celle du Président. Jean-Marc Ayrault perd 2 points, tombant à 26%, soit son deuxième plus mauvais score depuis son arrivée à Matignon. D’un point de vue national, la campagne des municipales s’annonce bien mal pour la gauche avec de tels niveaux de rejet du Président et du Premier ministre et avec 70% de Français ne jugeant pas leur politique « juste » et 82% ne la trouvant pas « efficace ».

Alimentation: la grande interrogation sur ce qu’on mange

Alimentation: la grande interrogation sur ce qu’on mange

 

 

Les français doutent de ce qu’ils mangent, ils ont raison car la nature et l’origine des produits sont souvent très difficilement décelables par l’étiquetage ( pesticides, engrais, OGM, origine véritable etc)  ; Selon une  étude, réalisée pour le réseau de vente agricole directe Bienvenue à la ferme du 22 au 27 janvier sur un échantillon représentatif de 1.008 personnes, les Français perdent confiance dans l’origine des aliments qu’ils consomment.  50% des personnes interrogées ont « souvent » le sentiment de ne plus trop savoir de quoi se composent leurs aliments et 47% estiment qu’il est difficile de se procurer des produits sur lesquels ils se sentent entièrement rassurés.  Si la tendance était latente depuis quelques années, le scandale des lasagnes à la viande de cheval en 2013 a fortement accentué l’inquiétude des consommateurs.   »L’affaire Spanghero a généré de nouvelles attentes, avec des questions sur l’origine du produit », note Etienne Mercier d’Ipsos, l’un des auteurs de l’étude.  En conséquence, « près de 8 Français sur 10 disent chercher plus qu’il y a cinq ans à connaître l’origine d’un produit alimentaire avant de l’acheter », souligne Ipsos.   »Ce qui rassure le plus, c’est le fait que le produit soit vendu directement par le producteur », critère cité en premier par 23% des sondés, souligne M. Mercier.  Autres facteurs qui inspirent confiance: les labels et appellations officiels (16%) et l’origine du produit (15%). En revanche, la marque ne rassure que 5% des sondés.  Selon Ipsos, non seulement « la consommation de produits locaux est rentrée dans les habitudes », car quatre Français sur dix en achètent « souvent », mais ces habitudes « semblent s’être davantage ancrées dans leur quotidien » depuis deux ans.  Près de 70% des acheteurs de produits locaux disent en acheter plus depuis deux ans.  Les consommateurs sont aussi sensibles à l’impact économique de leurs achats: 97% estiment qu’ils « permettent de faire marcher l’économie locale ».   »Aujourd’hui, acheter durable c’est aider le petit agriculteur qui est à côté de chez moi. C’est une tendance qui n’est pas nouvelle mais qui se renforce avec le temps », souligne M. Mercier.  Parmi les principaux freins à l’achat de produits locaux, les sondés citent le prix (62%), le manque de points de vente (40%) et la visibilité sur l’étiquette (34%).

 

Pacte de responsabilité : Ayrault dans la panade avec les contreparties

Pacte de responsabilité : Ayrault dans la panade avec les contreparties

 

 

Ayrault est dans la panade avec les contreparties, d’un coté Hollande évoque de moins en moins des objectifs chiffrés d’emplois, de l’autre le PS (surtout la gauche) veut absolument des chiffres précis. Du coup, on a du mal à comprendre ce qui pourrait constituer engagement ou non. Deux hypothèses, ou bien des chiffres précis d’embauche seront indiqués et dans ce cas, le pacte de responsabilité finira en eau de boudin car les entreprises n’accepteront  pas ce pari fou qui consiste à embaucher avant d’avoir des commandes ; Soit au contraire, ce qui est vraisemblable, les engagements seront surtout de l’ordre de qualitatif (formation, dialogue, place des jeunes et des séniors etc) et alors ce pacte pourrait avoir un sens. Mais de toute manière, le pacte  n’est pas à l hauteur des enjeux. Par ailleurs on comprend mal qu’une question fiscale soit soumise au seul débat entre syndicats et patronat. Gattaz avait clairement remis en cause hier les contreparties ( après s’être fait remonter les bretelles par ses adhérents En réponse, la porte-parole du Parti socialiste (PS), Annick Lepetit, qui a rapporté les propos du Premier ministre : « Le dialogue social ne peut pas reposer sur des oukases », a expliqué Jean-Marc Ayrault devant les députés de sa majorité en réaction aux propos du président du Medef, Pierre Gattaz, sur le pacte de responsabilité. Depuis Washington, où il accompagne François Hollande, le patron des patrons avait expliqué ne pas vouloir entendre parler de « contreparties » dans le cadre du pacte de responsabilité, en demandant qu’on arrête en France « de gérer par la contrainte ». Cette déclaration a dynamité le pacte de responsabilité qui devait permettre de relancer l’économie et endiguer le dérapage budgétaire. Selon Pierre Gattaz, il faudrait non pas 30 mais 60 milliards d’euros d’allègement de cotisations. Du côté de l’Élysée et de Matignon, on minimise l’incident. S’exprimant devant des caméras de télévision, Jean-Marc Ayrault a déclaré souhaiter que « Pierre Gattaz quand il sera revenu en France, rencontre le plus vite possible les organisations syndicales comme c’était prévu, pour engager le dialogue social (…) ». « Je pense que le décalage horaire parfois peut causer des problèmes… », a-t-il ajouté. « La tradition républicaine veut qu’on ne critique pas à l’étranger la politique de son pays, a fortiori quand on est invité du président de la République », a lancé pour sa part Annick Lepetit. « Sur le fond, nous rappelons à Pierre Gattaz qu’il s’agit d’un pacte de responsabilité et non d’irresponsabilité », a-t-elle ajouté. Interrogée sur les motivations du patron des patrons, Annick Lepetit a lâché : « Il faudra lui demander à son retour si le président de la République ne l’oublie pas là bas ». « Nous rappelons aussi à Pierre Gattaz que c’est lui qui arbore à sa boutonnière depuis plusieurs mois un pin’s promettant un million d’emploi. Tenir sa parole ne concerne pas que les hommes politiques, cela engage aussi le patronat. Il serait mieux que le président du Medef apprenne la constance et arrête la danse de Saint Guy », a-t-elle poursuivi.  À Matignon comme à l’Élysée, on souligne qu’il y a une dynamique autour du pacte de responsabilité et que les discussions se passent bien. On sous-entend ainsi qu’il y a d’autres interlocuteurs au Medef, prêts à jouer le jeu. La négociation est bien engagée et il y aura de toute façon, une heure de vérité fin février ou début mars. C’est à cette date que le patronat proposera par écrit les contreparties au pacte.

 

« Tous à poil » un livre pédagogique sur la sexualité ou la fiscalité ?

« Tous à poil » un livre pédagogique sur la sexualité ou la fiscalité ?

 

« Tous à Poil » le livre pouvant servir de support pédagogique pour éclairer les élèves sur la sexualité est critiqué par certains notamment Copé ; une critique pas forcement fondée car si  ce livre ne trouve pas sa pace dans l’enceinte scolaire  il pourra toujours servir dans la sphère sociétale  pour faciliter la compréhension de la fiscalité ; Tous à poil, c’est en effet sans doute l’objectif de l’ingénierie fiscale de Bercy avec la multiplication de taxes de toutes natures et le relèvement de leurs niveaux. A ce jour plus de 57% de la richesse nationale est consacrée à la dépense publique. Le contribuable n’est donc pas encore complètement dénudé. En fait il est presque en slip mais  il possède encore 33% de richesse patronale et vestimentaire. C’est certainement encore beaucoup trop, d’ailleurs le budget 2014 va s’efforcer d’effeuiller encore un peu plus la marguerite et même dépouiller complètement le contribuable pour mieux identifier la véritable  nature de l’homme fiscal. Pourquoi même une petite taxe à vocation écolo sur les slips, une sorte de contribution climat, énergie, sexualité. Le naturisme fiscal est dans l’ordre biologique, l’homme a sa naissance est nu, l’ingénierie fiscale ne fait que redonner à l’espèce française son état originel.

Libé : un conflit révélateur de la déliquescence des grands médias

Libé : un conflit révélateur de la  déliquescence des grands médias

 

Libé risque de disparaitre dans sa forme actuelle, ne n’est pas le premier et sans doute pas le dernier quotidien. On peut évidemment accuser la concurrences des nouveaux médias en particulier internet. En fait ce qui est en cause c’est la qualité et l’originalité de ce libé devenu progressivement un journal très ordinaire reprenant simplement les dépêches officielles des agences de presse, du gouvernement ; des entreprises et des groupes dé pression ? Pas d’approfondissement, pas d’analyse, même pas de position claire (sauf sur la culture). Pas étonnant pour cet ancien journal libertaire  racheté par un banquier (Rotchild). Toutes les unes des journaux se ressemblent, c’est une accumulation des infos des agences de presse. (Cela vaut aussi pour les journaux télé). Manque de moyens peut-être mais surtout manque de professionnalisme et un certain laisser aller ; comme la plupart des français ; les journalistes sont sont en repos du vendredi après midi au dimanche soir. Plus les 15 jours de congés à Noel et à Pâques. (plus les congés d’été). Les journaux connaissent presque tous un réel problème d’équilibre économique, du coup les journalistes très mal payés (sauf les grands éditorialistes) produisent un travail médiocre. Or la crise complexe, durable, exigerait un travail d’analyse approfondi, des enquêtes sérieuses, des chiffres qui ne se contredisent pas tous les 3 jours, des témoignages représentatifs, des débats très ouverts. Ce qui est proposé c’est une sorte de presse surgelé prête à lire, produite de manière standardisée sans saveur, sans odeur,  sans originalité, sans grand intérêt. Un conflit majeur s’annonce donc à Libération, où les actionnaires veulent transformer le journal né il y a 40 ans en réseau social et en espace culturel, où le papier ne serait plus la priorité.  Les salariés ont découvert vendredi soir avec colère un bref texte des actionnaires, élaboré par Bruno Ledoux, également propriétaire du siège au centre de Paris, résumant le projet, paru dans le journal de samedi.  Libé ne sera plus seulement un éditeur papier mais « un réseau social, créateur de contenus monétisables sur une large palette de supports multimédias », écrivent-ils.  La rédaction déménagera et les 4.500 m2 du siège, rue Béranger, en plein Marais, seront réaménagés par le célèbre designer Philippe Starck en « un espace culturel et de conférence comportant un plateau télé, un studio radio, une news room digitale, un restaurant, un bar, un incubateur de start-up », sous la marque « Libération », comme un « Flore du XXIème siècle ».  Cette annonce inattendue a abasourdi les salariés, très attachés à l’esprit de leur journal, ancré à gauche. D’autant que les discussions menées depuis des mois sur un plan d’économies n’avaient jamais porté sur une transformation aussi radicale, où le journal papier n’est plus prioritaire.   »C’était un coup de théâtre », raconte Hervé Marchon, délégué SNJ, le syndicat majoritaire. Nous avons aussitôt démarré une AG. Qui n’a cependant pas voté une grève : les salariés ont préféré riposter avec une « Une » titrée « Nous sommes un journal » et non pas un restaurant ou un incubateur de start-up.

 

Sondage popularité Hollande : la chute toujours et encore

Sondage popularité Hollande : la chute toujours et encore

 

Hollande plonge encore à 23% pour Opinion Way (à 19% pour la SOFRES) ; jamais un président de la république n’a été aussi impopulaire. Au point qu’on peut légitimement s’interroger sur la capacité de Hollande à tenir jusqu’en 2017. Le coup de grâce sera sans doute le fameux pacte de responsabilité, trop tardif, trop peu ambitieux, trop complexe. Nul pourtant n’est besoin de nouvelles cathédrales administratives (vite détournées de leur objet comme le CICE), il faudrait décider tout de suite un allégement fiscal pour redonner de la compétitivité à l’économie, réduire la pression fiscale sur les entreprises et sur les ménages. Or Hollande a fixé le cap en 2017. Bien trop tard pour redresser la croissance et l’emploi. Témoin le dernier chiffre annoncé par la Banque de France : 0.2% eu premier trimestre 2014. Une nouvelle catastrophe qui va faire gonfler le chômage et du même coup dégrader un peu  plus la confiance des patrons, des  investisseurs et des consommateurs.  François Hollande a donc perdu un point de satisfaction en un mois à 23% et Jean-Marc Ayrault en a gagné un à 26%, dans le baromètre de février Clai-Metronews-LCI réalisé par OpinionWay et publié dimanche. L’enquête a été réalisée après la conférence de presse du chef de l’Etat le 14 janvier mais il n’a bénéficié d’aucun rebond, selon l’institut de sondage.  Il était crédité de 24% de satisfaction en janvier. La proportion de sondés mécontents de l’action de François Hollande comme président de la République a décliné de 76% à 75% en un mois, les personnes sans opinion passant de zéro à 2%.  Le président avait atteint son record d’impopularité dans ce baromètre en novembre 2013 avec 77% d’opinions négatives.  Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault est, à l’inverse, passé de 25 à 26% de taux de satisfaction. Les mécontents de l’action du chef du gouvernement ont diminué de trois points en un mois à 70%.   Parmi ces Français, 73% ont le sentiment que ce changement va « dans le mauvais sens », soit trois points de plus en un mois, tandis que 26% estiment qu’il va « dans le bon sens ». 1% ne se prononcent pas.  L’UMP Alain Juppé est resté en tête du palmarès de l’opposition en février, mais en perdant 5 points en un mois à 46% de satisfaction, suivi par le président de l’UDI Jean-Louis Borloo (42%, +1) et par l’ex-Premier ministre UMP François Fillon (37%, -1).  Etude réalisée du 4 au 6 février par téléphone auprès d’un échantillon de 1.010 personnes, représentatif de la population française de 18 ans et plus (méthode des quotas). Marge d’incertitude de 2 à 3 points.

 

 

La Grèce ne veut pas d’un troisième plan d’aide

La Grèce ne veut pas d’un troisième plan d’aide

 

. La Grèce a été le premier pays européen aidé en 2010 par la Troïka UE-BCE-FMI. Deux programmes de prêts d’un montant total de 240 milliards d’euros lui ont été accordés pour éviter la faillite, en échange de mesures drastiques qui pèsent lourdement sur le quotidien de la population. Face à un électorat majoritairement très remonté, le gouvernement grec répète ne pas avoir besoin d’une nouvelle aide. Athènes rejette ainsi tout nouveau « memorandum » sur un soutien financier mais demande l’allègement du poids de sa dette, en vertu d’engagements pris par ses partenaires européens en 2012. C’est ce qu’a rappelé Antonis Samaras dans l’interview à Bild. « Il y a un accord avec l’UE qui prévoit que si nous atteignons nos objectifs parmi lesquels un excédent budgétaire primaire, nous pouvons compter sur un allègement de notre dette, par exemple sous la forme de maturités plus longues et de taux plus bas », a-t-il indiqué. Athènes table sur un excédent budgétaire primaire (hors service de la dette) pour 2013, qui sera « significatif », a insisté le premier ministre grec. « Avec nos progrès, nous dépassons dès maintenant toutes les attentes », a-t-il estimé. « Il n’y a pas encore de chiffres fiables sur le déficit et le niveau de la dette pour 2013″, a toutefois souligné ce week-end dans la presse allemande le directeur général d’Eurostat, Walter Radermacher. En attendant que l’office européen des statistiques livre ces données fin mars, « tous les autres chiffres qui sont annoncés ne sont que pure spéculation », a-t-il mis en garde. La question de l’allongement de la maturité des emprunts grecs et d’une éventuelle baisse de leur taux « devra être abordée dans le détail en milieu d’année », a déclaré le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble dans une interview diffusée dimanche soir sur la chaîne de la télévision publique allemande ARD. Le ministre a salué les « gros progrès » faits par la Grèce, tout en estimant qu’elle n’était pas tirée d’affaires. Avant de poursuivre: « Concernant les réformes structurelles, la Grèce n’a pas encore fait tout ce que le Troïka estime nécessaire ».

Tombola contre la fraude fiscale au Portugal

Tombola contre la fraude fiscale au Portugal

Intéressante initiative du Portugal avec sa tombola contre la fraude fiscale. En France avec le matraquage fiscal, on pourrait s’en inspirer car les baisse de rentrées  de TVA ne sont pas dues qu’à l’absence de croissance mais aussi au dessous de table, au travail au noir, voire aux fausses factures ; alors  Comment lutter contre la fraude fiscale ? Le Portugal a trouvé une nouvelle méthode qui a de quoi surprendre. Le gouvernement va lancer une tombola avec une voiture à gagner chaque semaine. Et pour participer au tirage, pas besoin d’acheter un ticket, il suffit de faire preuve de civisme fiscal ! Tous les moyens sont bons pour pousser les commerçants portugais à faire des factures, en bonne et due forme. Les consommateurs qui auront exigé un reçu au moment de payer leurs courses, leur coiffeur ou leur petit café au bar, seront automatiquement inscrits à la tombola hebdomadaire organisée par le fisc.  A chaque facture une chance de plus de participer au tirage au sort. Le gouvernement a débloqué un budget de 10 millions d’euros pour l’opération. Il espère évidemment que le montant sera compensé par des recettes fiscales supplémentaires. Les contribuables portugais pourront même cumuler la tombola, avec un autre avantage, celui de déduire de leur impôt sur le revenu une partie de la TVA acquittée au moment du paiement des factures chez les petits commerçants. Des incitations spectaculaires pour lutter contre l’économie souterraine, qui représenterait un quart du PIB du Portugal. En France, cette économie souterraine représenterait de l’ordre de 15%., elle va se développer avec le matraquage fiscal.

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