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Grèce- Bruxelles : le jeu dangereux du chat et de la souris continue

Grèce-  Bruxelles : le jeu dangereux du chat et de la souris continue

 

 

On continue de jouer au chat et à la souris entre Bruxelles et la Grèce. En fait on joue surtout avec le feu car la prolongation des  incertitudes ne fait que déstabiliser les marchés et favorise  une croissance déjà molle au plan mondial.  La Grèce a annoncé jeudi au Fonds monétaire international qu’elle reportait à la fin du mois un remboursement prévu vendredi, alors que les négociations avec l’Union européenne et le FMI continuent d’achopper sur la question politiquement sensible des retraites. Le FMI a annoncé qu’Athènes comptait regrouper en une seule échéance payable le 30 juin ses quatre remboursements dûs ce mois-ci — 1,6 milliard d’euros au total –, repoussant ainsi le risque d’une faillite imminente.  L’UE et le FMI ont demandé au gouvernement d’Alexis Tsipras de s’engager à réduire les dépenses de retraite, à réformer le marché du travail et à poursuivre un programme de privatisations, a-t-on appris de sources proches des discussions. Mais ces exigences vont au-delà des « lignes rouges » tracées par Athènes et Alexis Tsipras, qui avait accepté mercredi de transmettre une proposition de compromis dans la journée de jeudi, ne l’a pas fait, a déclaré un responsable de l’UE. En fait l’  attitude de Bruxelles n’est pas très responsable car en dernier ressort il faudra trouver uen accord. .Prolonger le doute n’est  Pas forcément très intelligent au moment où les marchés sont un peu dubitatifs non seulement sur les éventuelles conséquences d’une sortie de la Grèce mais plus fondamentalement sur la croissance internationale et ses conséquences. Pourtant dans la coulisse un projet d’accord est en cours. En fait il s’agit de  faire pression sur la Grèce pour obtenir d’elle encore davantage d’austérité . Une sortie de la Grèce serait sans doute catastrophique pour la Grèce bien sûr mais pour tout le système monétaire européen. De ce point de vue les différents responsables seraient bien avisés de se montrer un peu plus sériuex pour conclure cet accord avec la Grèce. Sinon il faudra dire adieu au 350 milliards de dettes de la Grèce, adieu sans doute aussi à la timide reprise en Europe, une reprise qui va même être très hésitante au second trimestre.

 

Bourse : prise de bénéfices ou éclatement de la bulle

Bourse : prise de  bénéfices ou éclatement de la bulle

Les bourses reculent officiellement en raison des inquiétudes concernant l’accord avec la Grèce et la montée des taux. ( deux questions quand même liées). La vérité c’est que la croissance (et surtout l’industrie manufacturière en particulier( ne décolle pas , l’industrie est même en recul dans nombre de pays. En fait L’économie mondiale peine à vraiment sortir de la crise  et fait même du yoyo. En Europe on s ‘installe dans la croissance molle, le chômage grimpe, la précarité encore davantage. Pourtant la bourse a atteint des sommets  sur le marché des actions. On a même atteint des records depuis le début d’année ( près de 20% d’augmentation). . A cet égard la bourse  est complètement déconnectée de l’économie réelle, c’est à dire de la croissance et des résultats des entreprises. La faute en premier aux obligations mal rémunérées- ou pas du tout- et le report des capitaux sur les actions. La faute surtout à la marée de liquidités déversées par les banques centrales normalement faites pour desserrer la contraintes budgétaires mais qui servent surtout aux banques pour continuer leur activités de spéculation ;  sur tout, sur les actions bien sûr, comme sur les matières premières( y compris alimentaires au risque d’affamer un peu plus les populations des pays pauvres qui du coup migrent vers les pays plus riches ) ou sur les taux. Même si elles ont accusé un coup d’arrêt la semaine dernière, les bourses européennes volent de record en record depuis le début de l’année (environ 20% depuis le début de l’année).  . Selon un sondage mensuel effectué par BofA Merrill Lynch auprès de 145 gérants de fonds, ils étaient 25% au mois d’avril à penser que les marchés actions mondiaux étaient surévalués. Contre 23% en mars et 8% en février. S’il s’agit du résultat le plus élevé enregistré depuis 2000, on reste néanmoins loin du record observé en 1999 lorsqu’ils étaient 42% à considérer que les actions étaient surévaluées, précise la banque américaine. Cela n’empêche pas 13% des sondés de croire qu’une bulle sur les actions est aujourd’hui le plus grand risque auquel les marchés sont confrontés. Robert Shiller en fait partie. Fin mars, lors d’une conférence de Crédit Suisse sur l’investissement en Asie à Hongkong, le Prix Nobel d’économie 2013 a sorti un graphique montrant que le prix des actions aux Etats-Unis, corrigé de l’inflation, montait en flèche. Et que les plus hauts de 2007 étaient désormais dépassés..  Plusieurs facteurs expliquent la hausse; le principal étant les politiques monétaires «extrêmement accommodantes» qui ont alimenté la machine à investir sur presque toute la planète. A commencer par les Etats-Unis. Pas étonnant dès lors que 68% des experts interrogés par BofA Merrill Lynch estiment que les actions américaines sont aujourd’hui les plus surévaluées au monde. En Europe, le bazooka monétaire a davantage tardé à sortir. Mais c’est chose faite depuis le mois de février. Dorénavant la Banque centrale européenne (BCE) rachète chaque mois, et cela jusqu’en septembre 2016, pour 60 milliards de dettes européennes sur les marchés. Soit 1140 milliards d’euros en tout. Du coup, les rendements des obligations sont en chute libre. Une grande partie ne rapporte même plus rien aux investisseurs – banques, assurances, caisses de pension en tête – qui, par conséquent, cherchent des alternatives. Mais le marché des actions n’est pas le seul à supporter des risques, le marché des obligations souveraines aussi . Et là encore en raison du programme de la BCE. Le sondage réalisé par BofA Merrill Lynch révèle d’ailleurs que 84% des experts interrogés considèrent que le marché obligataire est surévalué. Contre 75% au mois de mars. Un record. La question est quelle bulle risque d’éclater en premier ? En attendant on risque d’assister à une prise massive de bénéfices sur le marché des actions dans les semaines et mois à venir.

 

Croissance : la sémantique volontariste de l’OCDE

Croissance : la sémantique volontariste de l’OCDE

 

L’OCDE apporte aussi sa contribution au volontarisme de la sémantique concernant la reprise. Il ne faut pas désespérer Billancourt, ni les investisseurs, ni les consommateurs. Alors tous les instituts s’y mettent «  la reprise est là, elle est sur les rails, la crise est finie etc. » Malheureusement les chiffres ne concordent pas avec cette  vue optimiste. On peut même prévoir que le second trimestre ne sera pas fameux non seulement en Europe mais au plan mondial ; le ralentissement se  caractérise notamment par le stand by de la production industrielle au plan mondial . Le FMI, la BCE maintenant l’OCDE font le forcing pour faire croira que tout redémarre. Mais à force de faire dans optimisme forcené ces institut et organisations se  discréditent et en fait alimentent la défiance. O, se demande comment l’OCDE peut décréter que l’inversion du chômage se produira avec 1 ou 1.2% de croissance fin 2015. Comment l’OCDE peut prévoir que de chômage devrait entamer une «légère» décrue durant la seconde moitié de 2015, après un pic en milieu d’année. Tout est dans la nuance, « légère » c’est combien 25 000 ou 1000 ? Avec ou sans les emplois aidés ? En comptant tous les chômeurs ou seulement une  partie ? Curieux car dans le même temps . l’OCDE a nettement abaissé ses prévisions de croissance mondiale pour 2015 et 2016. Pour la France , d’après l’OCDE,   le chômage atteindrait 10,1% de la population active métropolitaine au premier trimestre 2015 (+0,1 point par rapport à fin 2014) puis 10,2% au deuxième, avant de redescendre à 10,1% en fin d’année puis à 10,0% fin 2016, selon l’Organisation de coopération et de développement économiques, qui préconise des «réformes structurelles du marché du travail». En incluant l’outre-mer, le chômage s’élèverait à 10,5% fin 2015 et à 10,4% fin 2016.  Ces prévisions confortent celles du ministre du Travail François Rebsamen, qui attend «une baisse du nombre de demandeurs d’emploi en fin d’année». «La faible confiance des entreprises pèse toujours sur les investissements, ce qui implique une reprise retardée des embauches et une baisse seulement légère du chômage» ces prochains trimestres, écrit l’OCDE dans son rapport, qui se base sur une prévision de croissance de 1,1% en 2015 et de 1,7% l’année suivante. Concernant la croissance économique mondiale, l’OCDE annonce des prévisions plus sombres. Elle a nettement abaissé ses prévisions pour 2015 et 2016, tablant désormais sur 3,1% et 3,8% respectivement, contre 4% et 4,3% attendus en mars dernier, et l’organisation a souligné l’importance d’accroître les investissements pour stimuler l’économie mondiale. «Le premier trimestre de 2015 a connu la croissance la plus faible depuis la crise», indique l’Organisation de coopération et de développement économiques, soulignant notamment la «forte baisse» du PIB aux Etats-Unis et le ralentissement plus important que prévu en Chine.

La BCE confirme : inflation mais sans croissance ?

La BCE confirme : inflation mais sans croissance ?

 

La BCE se félicite de la montée de l’inflation  (0.3% sur un an) mais ce n’est pas forcément uen bonne nouvelle si la croissance ne suit pas. Or de l’aveu même de la BCE, cette croissance devient plus molle, on avait prévu 1.5% pour la zone euro mais on pourrait ne faire qu’autour de 1 à cause des résultats de la France bien sûr mais aussi de l’Allemagne. Une inflation sans croissance c’est une  atteinte à la compétitivité et au pouvoir d’achat et donc uen hypothèque sur l’évolution future de l’activité. En outre il ne faut pas se réjouir et assimiler trop vite  cette inflation une reprise de l’activité ; en effet pour l’essentiel cette inflation pourraiat venir de la dépréciation de l’euro et du renchérissement des importations. Ce qui est certain est que 2015 ne sera pas très dynamique et que rien n’est joué quant à une  véritable sortie de crise surtout compte tenu du contexte international morose. La BCE a d’ailleurs reconnu que  l’élan de la croissance dans la zone euro avait tendance à mollir. La BCE, qui a maintenu comme prévu ses taux directeurs à des niveaux extrêmement bas, voire négatif pour le taux de la facilité de dépôt, s’attend désormais à une hausse de 0,3% des prix dans l’union monétaire cette année. Les précédentes prévisions de l’institut d’émission, présentées début mars, incluaient une inflation 2015 nulle. « Les projections d’inflation ont été relevées pour 2015 et restent inchangées pour 2016 et 2017″, a déclaré Mario Draghi. « Le Conseil des gouverneurs continuera de surveiller attentivement les risques sur les perspectives d’évolution des prix. » Cette nouvelle prévision tient compte du rebond des cours du pétrole, de la reprise économique et de l’impact du plan d’assouplissement quantitatif (« quantitative easing », QE) de plus de 1.000 milliards d’euros au total mis en œuvre en mars. L’institution de Francfort maintient parallèlement sa prévision de croissance pour la zone euro cette année à 1,5%, comme il y a trois mois. Il s’agirait de la meilleure performance de la région depuis 2011, lorsque son produit intérieur brut (PIB) avait progressé de 1,6%. Pour 2016, la BCE prévoit une croissance de 1,9% et une inflation de 1,5% et pour 2017, elle table sur une progression de 2,0% du PIB et une hausse de 1,8% des prix. « La reprise est sur les rails », a dit Mario Draghi( mais quelle sera la vitesse du train de la reprise ?)   »Toutefois, nous avions espéré des chiffres meilleurs que nos projections initiales et à un moment les indicateurs allaient dans ce sens. Il y une certaine perte de dynamisme, je dirais modeste, principalement due aux développements dans les économies émergentes. »

 

Blatter : la vieille fripouille coincée par un témoignage

 

Blatter :   la vieille fripouille coincée par un témoignage

 

Cette fois il est bien coincé par les déclarations d’un de anciens proches. Le pire c’est qu’il veut rester encore 6 mois à la FIFA alors que qu’il devrait quitter immédiatement la fédération internationale et même être mis en prison si la Suisse n’avait pas autant d’indulgence vis-à-vis des affaires d’argent.  Comment Blatter et d’autres ont touché des pots de vin. Un aveu de L’Américain Charles Blazer, ancien membre du comité exécutif de la FIFA qui coopère à l’enquête en cours de la justice américaine sur l’instance du football mondial ; il a  admis avoir touché des pots-de-vin en liaison avec les Coupes du monde de 1998 en France et de 2010 en Afrique du Sud. Ses aveux passés devant un juge américain remontent à novembre 2013. Ils figurent dans une transcription partielle de son audition publiée mercredi dont plusieurs passages ont été expurgés à la demande du gouvernement.  Membre du comité exécutif de la FIFA de 1997 à 2013, Blazer a également été de 1990 à 2011 le secrétaire général de la Concacaf, la Confédération d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes. Blazer, qui a secrètement plaidé coupable de dix chefs d’inculpation criminelle à New York dans le cadre d’un accord avec les procureurs américains, est l’un des principaux informateurs des enquêteurs américains qui travaillent sur les agissements de hauts responsables de la FIFA. Le scandale qui a éclaté mercredi dernier avec l’arrestation de plusieurs responsables de la FIFA dans un hôtel de Zurich a culminé mardi soir avec l’annonce de la démission prochaine du président de l’instance mondiale du football, Sepp Blatter, en poste depuis 1998. Lors de son audition à huis clos devant le juge de Brooklyn Raymond Dearie, le 25 novembre 2013, « Chuck » Blazer dit avoir facilité et accepté des commissions occultes liées aux éditions 1998 et 2010 de la Coupe du monde. « Entre autres choses, j’ai accepté avec d’autres personnes, autour de 1992, de faciliter la réception de dessous-de-table en liaison avec le choix du pays-hôte de la Coupe du monde 1998″, reconnaît-il dans cette déposition. Le tournoi avait été attribué à – et remporté par – la France, mais un autre document de justice allègue de possibles pots-de-vin versés à Charles Blazer et un autre responsable de la FIFA par le Maroc, qui était également candidat à l’organisation de la compétition. Entre 2004 et 2011, poursuit Blazer, « moi et d’autres au comité exécutif de la FIFA, nous avons accepté des pots-de-vin en liaison avec le choix de l’Afrique du Sud pour être le pays hôte de la Coupe du monde 2010″. Son audition évoque aussi des commissions occultes liées à cinq éditions de la Gold Cup, la principale compétition organisée par la Concacaf, étalées entre 1996 et 2003. Il reconnaît aussi avoir pratiqué l’évasion fiscale et travaillé avec des tiers pour transférer des fonds de comptes bancaires en comptes bancaires pour masquer les pratiques de corruption. « Je savais alors que mes actions étaient néfastes », dit-il encore au juge Dearie. Agé de 70 ans, Charles Blazer est l’un des quatre accusés ayant plaidé coupable en secret et accepté de coopérer avec les enquêteurs américains.

 

 

 

La France championne du monde de la consommation d’antidépresseurs…et de vin rosé

La France championne du monde de la consommation d’antidépresseurs…et de vin rosé

Ces bien connu la France est le premier consommateur d’antidépresseurs au monde mais paradoxalement ( ou peut-être à cause de..) c’est aussi le premier consommateur de vin et de rosé en particulier. Premier producteur, premier consommateur, mais aussi premier importateur de rosé car on manque quand même de pinard ! De quoi rendre obsolète le french bashing car il y a encore des secteurs ourla France demeure leader. Avec l’arrivée du mois de juin, on sort le vin rosé ! Selon la dernière enquête que RTL dévoile à l’occasion du Salon du vin – le « Winelab » – à Paris, le rosé représente maintenant 30% des vins que l’on consomme. C’était seulement 17% il y a encore dix ans. On en boit même trois fois plus qu’il y a vingt ans.  Le rosé n’est plus vraiment considéré comme un vin d’été. On en boit désormais toute l’année. Cette boisson est une spécialité française, née en Provence. La France demeure le premier pays producteur de rosé au monde. Mais la production s’est étendue à de nombreuses régions et à de nombreux pays. L’Italie, l’Espagne et les États-Unis se sont mis à en produire aussi. Aujourd’hui, on en consomme plus qu’on en produit, donc on est obligé d’en importer. Résultat : la France est le premier pays consommateur de rosé au monde, mais aussi le premier pays producteur, et également le premier importateur de rosé dans le monde. Cela n’a l’air de rien, mais en réalité, le rosé est un vin très compliqué à faire. Vous partez d’un raisin qui sert à faire le vin rouge, pour lui donner la fraîcheur du vin blanc. C’est toute une technique qui s’est transmise chez les viticulteurs, de la Provence au Languedoc, en passant par le Val-de-Loire, la Bourgogne et le Bordelais. Le rosé a gagné en qualité. On en trouve des pas très chers (à 5 euros) et très bien faits. Le rosé qu’on importe, c’est surtout le premier prix. Le vin rosé est tant à la mode parce que contrairement aux vins rouges, c’est un vin facile à boire. On peut le choisir sans faire appel à un sommelier. Il séduit davantage les femmes et les jeunes, comparé aux autres vins. Mais il faut surtout pas le laisser vieillir en cave, sinon il devient oxydé et tout fatigué.

La Fifa ou le foot malade du fric

La Fifa ou le foot malade du fric

Logiquement la FIFA est sur la sellette, Blatter et son équipe de mafiosos vont payer. Pour autant la question du fric foot ne sera pas réglée. Au delà des questions relatives à la FIFA se pose surtout les rapports du foot et de l’argent. Le foot est pourri par les sommes qu’il brasse. 1.8 millions par mois par exemple pour Ibra , certes un joueur exceptionnel mais qui depuis 6 mois fait de la figuration. Ces salaires sont de la folie . la plupart des grands clubs européens  sont par ailleurs en déficit ! La faute à toute cette faune qui tourne autour du foot, des dirigeants fous, des agents véreux, des dessous de table, des droits télé démesurés, la pub,  des prix de place devenus inaccessibles à nombre de supporteurs. On fait tourner les joueurs comme on fait tourner les tables  des casinos. Plus les souvent les joueurs sosnt transférés plus les intermédiaires encaissent (intermédiaires officiels et officieux).. En fait la marchandisation extrême du foot a nourri toute une  faune dans les institutions, dans les clubs et tout autour. Il y a longtemps qu’on sait que la corruption est indispensable pour obtenir la localisation d’une coupe du monde  dans un pays, c’est vrai pour l’Afrique du Sud, , encore plus vrai pour la Russie et le Qatar. Ce qui est en cause c’est le foot business avec ces dérives multiples ( salaires des joueurs, des entraineurs, des intermédiaires, prix exorbitant des places  etc.). Dans le même temps c’est la chasse aux jeunes talents dans les pays pauvres notamment. Rien qu’en Cote d’Ivoire il y a une centaine de centres de  « formation » (plus de  1000 en Afrique) dont le but pour certains est de monnayer en Europe les talents de gamins d’une  douzaine d’années quitte à les abandonner dans la rue ensuite quand ils ne parviennent pas à percer. Une sorte de traite des jeunes footeux. Blatter a perpétué le système en achetant les votes, en laissant s’enrichir son entourage. Ce n’est pas seulement la Fifa qui est en cause mais l’ensemble système.  Blanchiment d’argent, corruption, fraude fiscale, gestion déloyale, pots-de-vin, commissions occultes parfois truquage de matchs. Il ya deux mondes dans le foot, celui du foot business et celui des amateurs. Celui des millionnaires et celui des bénévoles qui jouent ou animent les milliers de petits clubs par ailleurs régulièrement pillés dès qu’apparait un talent. Même lors de tournois de gamins de 10 ans, des dizaines  d’intermédiaires sont présents  , comme les vautours, pour  faire miroiter la poule aux œufs d’or à des parents souvent bien naïfs. Combien de gamins sortiront de cette lessiveuse à champion ? Un sur 1000 ? Il ya du ménage à faire par seulement à la FIFA, à l’UEFA, à la fédération , dans les instances locales dans les grands clubs aussi.

Bourse actions : prise bénéfices ou éclatement de la bulle

Bourse actions : prise bénéfices ou éclatement de la bulle

Une nouvelle fois les bourses ont tremblé, officiellement en raison de la crise grecque et de la baisse des commandes à l’industrie américaine. La vérité c’est que la croissance (et surtout l’industrie manufacturière en particulier( ne décolle pas , l’industrie est même en recul dans nombre de pays. En fait L’économie mondiale peine à vraiment sortir de la crise  et fait même du yoyo. En Europe on s ‘installe dans la croissance molle, le chômage grimpe, la précarité encore davantage. Pourtant la bourse a atteint des sommets  sur le marché des actions. On a même atteint des records depuis le début d’année ( près de 20% d’augmentation). . A cet égard la bourse  est complètement déconnectée de l’économie réelle, c’est à dire de la croissance et des résultats des entreprises. La faute en premier aux obligations mal rémunérées- ou pas du tout- et le report des capitaux sur les actions. La faute surtout à la marée de liquidités déversées par les banques centrales normalement faites pour desserrer la contraintes budgétaires mais qui servent surtout aux banques pour continuer leur activités de spéculation ;  sur tout, sur les actions bien sûr, comme sur les matières premières( y compris alimentaires au risque d’affamer un peu plus les populations des pays pauvres qui du coup migrent vers les pays plus riches ) ou sur les taux. Même si elles ont accusé un coup d’arrêt la semaine dernière, les bourses européennes volent de record en record depuis le début de l’année (environ 20% depuis le début de l’année).  . Selon un sondage mensuel effectué par BofA Merrill Lynch auprès de 145 gérants de fonds, ils étaient 25% au mois d’avril à penser que les marchés actions mondiaux étaient surévalués. Contre 23% en mars et 8% en février. S’il s’agit du résultat le plus élevé enregistré depuis 2000, on reste néanmoins loin du record observé en 1999 lorsqu’ils étaient 42% à considérer que les actions étaient surévaluées, précise la banque américaine. Cela n’empêche pas 13% des sondés de croire qu’une bulle sur les actions est aujourd’hui le plus grand risque auquel les marchés sont confrontés. Robert Shiller en fait partie. Fin mars, lors d’une conférence de Crédit Suisse sur l’investissement en Asie à Hongkong, le Prix Nobel d’économie 2013 a sorti un graphique montrant que le prix des actions aux Etats-Unis, corrigé de l’inflation, montait en flèche. Et que les plus hauts de 2007 étaient désormais dépassés..  Plusieurs facteurs expliquent la hausse; le principal étant les politiques monétaires «extrêmement accommodantes» qui ont alimenté la machine à investir sur presque toute la planète. A commencer par les Etats-Unis. Pas étonnant dès lors que 68% des experts interrogés par BofA Merrill Lynch estiment que les actions américaines sont aujourd’hui les plus surévaluées au monde. En Europe, le bazooka monétaire a davantage tardé à sortir. Mais c’est chose faite depuis le mois de février. Dorénavant la Banque centrale européenne (BCE) rachète chaque mois, et cela jusqu’en septembre 2016, pour 60 milliards de dettes européennes sur les marchés. Soit 1140 milliards d’euros en tout. Du coup, les rendements des obligations sont en chute libre. Une grande partie ne rapporte même plus rien aux investisseurs – banques, assurances, caisses de pension en tête – qui, par conséquent, cherchent des alternatives. Mais le marché des actions n’est pas le seul à supporter des risques, le marché des obligations souveraines aussi . Et là encore en raison du programme de la BCE. Le sondage réalisé par BofA Merrill Lynch révèle d’ailleurs que 84% des experts interrogés considèrent que le marché obligataire est surévalué. Contre 75% au mois de mars. Un record. La question est quelle bulle risque d’éclater en premier ? En attendant on risque d’assister à une prise massive de bénéfices sur le marché es actions dans les semaines et mois à venir.

FIFA : le système Blatter et la corruption

FIFA : le système  Blatter et  la corruption

 

Blatter et le FIFA sont tombés grâce à l’enquête déterminée du FBI. Pourtant les faits de corruption sont connus depuis longtemps. Il suffit d’ailleurs de rappeler le parcours de Blatter pour se rendre compte du parcours de quasi maffioso de Blatter.  En 2014, l’ancien président de la fédération anglaise de football lord David Triesman, compare Sepp Blatter à  Vito Corleone, et dit de la FIFA qu’: « Elle possède une longue tradition de pots-de-vin, magouilles et de corruption », La Fifa se conduit comme une « famille de mafieux », « La corruption a été érigée en système ». Au début des années 1980, Sepp Blatter grimpe dans la hiérarchie de la FIFA. En novembre 1981, il est nommé secrétaire général de l’association. Selon la journaliste Barbara Smit et le professeur Alan Tomlinson, cette nomination est due à Dassler afin d’écarter Helmut Käser, secrétaire général depuis 1961. Le patron d’Adidas aide Havelange puis Blatter dans leur conquête du pouvoir, payant une partie du salaire de Blatter qui a son bureau à Landersheim, au siège d’Adidas France, quand il entre à la FIFA. Le journaliste d’investigation Andrew Jennings prête ce commentaire à Dassler « on va installer ce type [Blatter] dans la place, il est bien, il est des nôtres »..Au printemps 1998, il se porte candidat à la présidence de la FIFA. Il accède à ce poste le 8 juin de la même année alors que Lennart Johansson était favori, ce qui suscite des rumeurs de tentative de corruption de la part de l’entourage de Blatter, le président de la Fédération de Somalie de football Farah Weheliye Addo  étant chassé de la FIFA après avoir dénoncé ces pratiques La présidence de Sepp Blatter est marquée par de nombreux scandales, l’achat de votes lors des élections ou de la désignation des pays organisateurs de la coupe du monde. Le dernier scandale en date tant celui du Qatar. Des scandales dénoncés par   la publication de deux livres très critiques envers sa gestion de la FIFA. David Yallop publie ainsi en 1999 How They Stole the Game  (Comment ils ont volé le jeu). Il y dénonce la gestion de João Havelange. Dans la même veine, Andrew Jennings publie en 2006 Carton rouge !, où il dénonce la gestion de Sepp Blatter en reprenant nombre de données déjà publiées par Yallop (élections « truquées » en 1996 et 1998, par exemple), ainsi que des accusations de corruption liée à la société de marketing ISL (spécialisée dans les droits TV et commerciaux de la FIFA). ISL a été mise en faillite en 2001 puis liquidée judiciairement. La FIFA tente, en vain dans les deux cas, de faire interdire la publication de ces ouvrages. Dès l’année 2001, le juge d’instruction du canton de Zoug Thomas Hildbrand, spécialisé dans les crimes et délits économiques, mène son enquête sur la société désormais en faillite ISL. Ses investigations l’amènent à perquisitionner dans les bureaux de la FIFA à Zurich en novembre 2005, en raison de forts soupçons de détournement de fonds et de corruption. En mai 2002 déjà, le secrétaire général de la FIFA, Michel Zen-Ruffinen, avait publiquement dénoncé les dysfonctionnements au sein de l’association de football et critiqué le « système Blatter ». Un mois plus tard, il était contraint de démissionner. En 2014, la FIFA dépense 25 millions de francs pour la participation à un film fiction qui a couté 28 millions de francs, « United Passions » supposé être à la gloire d’un Sepp Blatter incarné par Tim Roth. Présenté au festival de Cannes le 18 mai 2014, le film noté récolte une note de 2.8 sur 10 par le site IMDB. Blatter quelques jours après sa ré réélection démissionne donc sous les coup de l’enquête du FBI. Mais il reste encore six mois sans doute pas pour réformer la FIFA comme il l’annonce mais pour magouiller les transferts de fonds et éviter-peut-être-être la prison.

TTIP : la France pose ses conditions

TTIP : la France pose ses conditions

 

Pendant que Merkel s’active pour accélérer la négociation du futur traite avec les Etats-Unis , la France pose ses conditions aux accords internationaux et en particulier à celui avec les états Unis. Pour Merkel comme d’habitude c’est le business qui prime sur tout. Elle défend   le projet de traité avec les USA au risque de s’asseoir sur les normes sociales et environnementales de l’Europe. Pire, sur le plan politique au risque de dessaisir les Etats de leur pouvoir puisque des accords commerciaux pourront passer par dessus les lois européennes ou nationales. Ce projet d’accord actuellement négocié dans le plus grand secret par la commission européenne en dit long sur le caractère démocratique de cette Europe  alors que ce projet exigerait transparence et débat eu égard à ses enjeux considérables.  Angela Merkel s’efforce, dans une interview publiée samedi dans la presse allemande, de convaincre ses compatriotes de l’intérêt pour l’Allemagne d’un accord entre l’Union européenne et les Etats-Unis sur la création de la plus grande zone de libre-échange au monde. Dans le Süddeutsche Zeitung, la chancelière allemande souhaite que les négociations en cours entre l’UE et les USA soient conclues avant le départ de Barack Obama de la Maison blanche en janvier 2017.  Pour contrecarrer la précipitation de Merkel, la France envoie aujourd’hui à la Commission européenne ses propositions pour refondre les mécanismes de règlement des différends entre Etats et investisseurs dans le cadre des futurs accords de libre échange, a indiqué le secrétariat d’Etat chargé du Commerce extérieur. La démarche vise à réformer les mécanismes d’arbitrages privés (ISDS). Ces procédures inquiètent nombre de pays européens, qui y voient la porte ouverte à une remise en cause par des multinationales de leurs politiques publiques. Le document, qui affiche notamment l’ambition de « préserver le droit (des Etats) à réguler » et de « créer un nouveau cadre institutionnel », est présenté alors que le Parlement européen se prononcera dans son ensemble le 10 juin sur l’accord entre l’Union européenne et les Etats-Unis (TTIP) en cours de négociation. L’épineuse question des arbitrages, entre autres, pourrait remettre en cause la conclusion du TTIP, qui serait le plus grand accord commercial du monde, touchant environ 60% de la production économique du globe et un marché colossal de 850 millions de consommateurs. « Je n’imagine pas un traité être soumis au Parlement ou entrer en vigueur sans que les sujets que nous soulevons aient trouvé une réponse », a déclaré le gouvernement .  « Le fond passe avant le calendrier. Je ne suis pas le défenseur ou l’avocat du Traité transatlantique mais des intérêts de la France, qui sont très clairs pour notre industrie, notre agriculture, nos services, nos choix de souveraineté », a-t-il ajouté. « Ce n’est pas parce qu’une négociation est engagée qu’elle aboutit forcément ».

Croissance : on va dans le mur, l’action du gouvernement pas à la hauteur ( Rocard)

Dans une  interview à la tribune Rocard éclaire la nature de la crise et souligne les limites des politiques actuelles. Une contribution qui nous change des slogans réducteurs  habituels . 

 

LA TRIBUNE - Dans le livre que vous venez de publier, vous décrivez un monde occidental qui, à force d’inégalités croissantes, de spéculation financière et de destruction de la planète, court à sa perte. Mais quelles sont vos préconisations pour éviter ce « suicide » ?

MICHEL ROCARD – Avant de vous livrer mes préconisations, il faut d’abord comprendre ce qui se passe. Nous faisons face à une accumulation de menaces qui se conjuguent et s’aggravent mutuellement. Je veux d’abord parler de l’arrêt de la croissance, de la précarité, du chômage, des incivilités, tout un processus commencé il y a trente ans. Les gouvernements insistent sur le rebond de l’activité, mais avec 1% de croissance, on ne résout rien. Il faudrait près de 3%. Ensuite, il y a la spéculation financière et les crises qu’elle provoque, qui contribuent bien sûr au marasme économique. Enfin, n’oublions pas, bien sûr, la question écologique. La traiter exige de disposer de sommes importantes pour investir dans la transition énergétique. Or, en raison des problèmes économiques que je viens de mentionner, cet argent n’est plus disponible.

Beaucoup d’écologistes voient dans la baisse de l’activité économique, la « décroissance », une solution aux problèmes de la planète. Est-ce une piste à suivre ?

Nous sommes dans une situation d’aggravation extrême des inégalités. La pauvreté baisse dans le monde, en raison de l’émergence de nombreux pays, mais elle augmente chez nous un peu en moyenne, et surtout s’exacerbe beaucoup pour certains. Mon intuition, c’est que la décroissance commencerait par intensifier ces inégalités, et nous conduirait tout droit à quelque chose ressemblant à une guerre civile. Je ne comprends pas comment certaines personnes intelligentes, ayant une sensibilité écologique, n’ont pas intégré cela. La décroissance, ou bien on la subit, et c’est une catastrophe, ou on la provoque, et c’est pire. C’est donc exclu. Pour des raisons d’ordre public.

Il faut donc concilier croissance et préservation de la planète. N’est-ce pas l’optique du gouvernement ?

L’action du gouvernement est loin d’être à la hauteur des problèmes. Il manque d’une vision globale, d’un plan d’attaque de tous les sujets à la fois. La politique économique, aujourd’hui en France, revient à tenter de traiter des sous-subtilités, à essayer de réduire quelques rentes, et à gérer le moins mal possible la répartition de ressources qui deviennent rares. Je ne vois pas là de vraies solutions.

Que faut-il faire ?

D’abord, développer la réflexion sur l’origine de cette crise. Faire travailler ensemble les détenteurs du savoir économique, financier, écologique… Les « experts » travaillent beaucoup trop étroitement dans leur discipline, l’interdisciplinaire n’est toujours pas reconnu. Pourtant, il est plus que jamais nécessaire ! Fondamentalement, nous avons un problème de doctrine économique. Pendant trente ans, pendant les Trente Glorieuses, nous avons vécu sous la domination des doctrines économiques interventionnistes. Mais sous l’influence de deux prix Nobel des années 1970, Hayek (nobélisé en 1974) et Friedman (1976), l’idée d’un retour au laisser-faire, d’une déréglementation, s’est imposée, au cours des années 1980. D’abord dans le monde anglo-saxon, puis en Europe. Cette doctrine monétariste donne la priorité à la dérégulation, elle affirme que le profit fait la croissance… Les gouvernements l’ont effectivement mise en pratique. Des secteurs entiers ont été dérégulés [finance], des politiques en faveur du profit ont été mises en œuvre, au détriment des salaires. Il en est résulté une baisse de la part des salaires dans le PIB, passée de 67 ou 68% du PIB à 57%. Ne nous étonnons pas, dans ces conditions, que la consommation soit en berne. Aujourd’hui, non seulement les gouvernements mais aussi la presse, l’électorat, sont sous la domination de cette doctrine.

N’est-elle pas avant tout défendue aujourd’hui par l’Allemagne, la Commission européenne ?

Absolument. L’Allemagne, l’Autriche, les Pays Bas et, curieusement, aussi, la Finlande, défendent ardemment le monétarisme. La Commission reflète cette tendance. Mais les premiers défenseurs de cette doctrine sont les financiers, les banquiers, qui, partout, que ce soit en France ou ailleurs, contribuent à l’instiller dans l’esprit des gouvernants.

Pourtant, même la Commission européenne admet aujourd’hui les effets négatifs sur la croissance des politiques de restriction budgétaire…

Oui, mais cette leçon tarde à être comprise. Cela étant, si la prise de conscience de l’échec des politiques de retrait de l’État prendra du temps, elle finira par avoir lieu. Cela prendra cinq à six ans encore, mais les gouvernements, la Commission européenne, reviendront du monétarisme. Déjà, le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, est intellectuellement converti aux thèses d’un Stiglitz ou d’un Krugman, j’en suis convaincu. Il s’agit d’une pensée d’une grande rigueur, mais parfaitement keynésienne, qui dit ceci : quand un gouvernement se trouve face à un déficit public, l’essentiel est de produire de la croissance pour le résorber, ou vivre avec ce déficit aussi longtemps qu’on n’a pas atteint cette croissance. Mais il ne faut surtout pas tirer argument du déficit pour aggraver le retrait de l’État de la macroéconomie. Tout cela, Mario Draghi le pense, mais il ne peut pas le dire.

Cette politique de re-réglementation de la finance, de retour de l’État, peut-elle être conçue autrement que dans un cadre international ?

Déjà, dans un cadre européen, ce serait un grand progrès. 80 % de nos échanges sont intra-européens.

Mais il faudrait que naisse enfin un gouvernement économique européen ?

Bien sûr. C’est une condition nécessaire, une fois sortis du blocus de la pensée monétariste. Il faudra une demi-douzaine d’années pour le bâtir, et il y a une précondition : c’est que les Anglais s’en aillent, car ce sont les plus hostiles à l’idée d’un gouvernement économique en Europe. La seule présence des Anglais est un obstacle à tout le schéma que je développe ici, tant sur le plan de l’évolution de la pensée, que de l’institution et des procédures. Une fois nos voisins britanniques sortis de l’Europe, les pays européens devront se mettre au travail. Il y aura alors dans l’art de traiter l’économie une course de vitesse fatale entre la banque centrale qui aura plus de liberté, et la somme des gouvernements, qui ne seront pas encore institutionnellement obligés de produire de la décision commune, mais pouvant la négocier. Avec le départ du plus grand porteur de l’économie monétariste en Europe, les gouvernements se mettront beaucoup plus facilement d’accord. Le problème du gouvernement économique européen sera alors beaucoup moins aigu. Une fois ce problème de doctrine résolu, ce gouvernement mis en place, il faudra accepter une remontée lente de la masse salariale dans le PIB, ce qui implique un ralentissement, au besoin avec la pression de la loi, de l’augmentation relative des hauts revenus. C’est cette augmentation des revenus élevés, pas seulement des plus hauts, je pense à ceux de toute la bourgeoisie supérieure, qui bloque du pouvoir d’achat. Beaucoup d’économistes le montrent, Piketty mais aussi et surtout Stiglitz et Krugman.

Et la question écologique ?

C’est la deuxième orientation, qui allie économie et écologie, celle de l’investissement. Les investissements sont évidemment nécessaires à la croissance. Le champ de l’écologie s’impose tout d’abord. Faire passer des millions d’automobiles, dans le parc européen, de l’essence à l’hybride ou l’électrique, n’est pas improbable. C’est un marché qui s’ouvre, mais il faut injecter des dizaines de milliards d’euros. Il ne faut évidemment pas négliger le bâtiment : doubler tous nos vitrages est nécessaire… Combien d’emplois cela représentera-t-il, pour combien d’années ? Étanchéifier toutes nos charpentes, cela représente aussi beaucoup d’argent. Et donc beaucoup de consommation. L’inconvénient de la politique d’investissement est de donner des résultats lentement. Mais cela soulagerait assez vite le moral des électeurs. Et donc les affrontements sociaux.

Quid de la spéculation financière que vous évoquez comme une menace ?

C’est une question fondamentale. Avant de commencer à mettre cette politique d’expansion en œuvre, il faut traiter le sujet de la spéculation. En 2009, le G20 a pris une seule décision, mais fondamentale, celle de la garantie des bilans des banques par les États, afin d’empêcher la crise financière d’atteindre pleinement l’économie réelle. En fait, on a demandé aux contribuables de sauver le système financier, et on s’en est sorti à peu près, la récession n’a pas dégénéré en profonde dépression. Mais rien n’a été entrepris depuis. Une masse de liquidités mondiale disponible pour la spéculation a grossi depuis 2006, sans aucune nouvelle réglementation. Dans la logique monétariste, ce sont les banques privées qui émettent la monnaie : le chiffre total de la liquidité mondiale, c’est 800 trillions de dollars, soit trois fois, trois fois et demi  le PIB mondial. 2% de ces sommes servent à financer des échanges, 98% sont purement spéculatifs. Malgré l’heureuse décision de 2009, tout peut recommencer, un krach peut entraîner de nombreuses faillites bancaires. Or, le coup de demander aux contribuables de réparer la casse, on ne peut pas le faire deux fois. Il n’existe donc pas de garde-fou contre une nouvelle explosion financière, à mon avis probable, qui pourrait du coup, avoir un effet aussi dévastateur que la crise des années 1930. En 1930, les gouvernements ont été pris d’une telle panique qu’ils ont aggravé la crise, jusqu’à l’arrivée de Roosevelt. Il a mis en œuvre la politique de relance que l’on connaît. Mais surtout, il a commencé par briser la spéculation avec le Glass-Steagall Act, qui interdit à tout établissement financier de mélanger les métiers. Toute banque qui gère des dépôts a l’obligation absolue d’assurer la sécurité de ceux-ci, donc l’interdiction de prendre le moindre risque. N’importe quel investissement est déjà un risque : il est interdit. Et un établissement se spécialisant dans le risque – il en faut – doit le faire avec ses fonds propres, ou avec des capitaux dédiés explicitement à cette pratique. Cette loi nous a sortis de la crise. En 1945, le reste du monde développé a copié ce modèle. Cela explique largement les « Trente Glorieuses », et l’absence de crise financière pendant quelque cinquante ans… jusque dans les années 1980. C’est la dérégulation financière qui a mis fin à cette période propice à une croissance sans crise. L’Europe a alors commencé, et nous sommes revenus, progressivement, à la polyvalence des banques qui prévalait jusque dans les années 1930. Mon gouvernement (1988-1991) a été compromis dans cette affaire, parce que je n’avais sans doute pas tout compris : c’est en 1988 qu’a été parachevée la libération totale des mouvements de capitaux.

Sous l’impulsion du ministre des Finances Pierre Bérégovoy ?

Si j’avais eu l’information dont je dispose aujourd’hui, j’aurais demandé aussi une police contre la spéculation sur les marchés. Pierre Bérégovoy récusait cette stratégie, ne voulant pas froisser une Allemagne encore hésitante sur la création de l’euro. Il m’a trahi, négociant cela avec François Mitterrand. C’est ainsi que le Premier ministre que j’étais a découvert dans la presse la libération totale des mouvements de capitaux. Nous avons alors plié devant une doctrine idiote, illustrée par l’Allemagne. La crise financière de 2006-2008 impose à l’évidence de revenir à la loi Glass-Steagall Act, les macro-économistes compétents le comprennent. Le problème, c’est que dans tous les pays, à commencer par les États-Unis mais aussi en Europe, le pouvoir bancaire a pris la main sur des gouvernements qui n’ont pas de pensée. Des gouvernements qui adoptent donc la doctrine économique des banquiers, le tout dans l’acceptation de l’opinion et l’approbation enthousiaste de la presse financière, ce qui bloque ce retour à la séparation des banques.

On l’a vu en France avec cette loi bancaire vidée de toute substance…

Absolument. Malgré la phrase de François Hollande, « la finance est mon ennemie »… Il avait bien en tête l’idée de limiter la spéculation, mais une idée insuffisamment précise pour que cette phrase-slogan puisse lui servir d’appui dans l’action. Si bien que son injonction a été rognée, à l’intérieur du gouvernement, et même par des députés socialistes suffisamment incompétents pour en rester au monétarisme. Car c’était l’air du temps… Or, supposons le combat gagné contre le monétarisme, dans le domaine de la macro-économie… Il pourrait en résulter, en France et en Europe, une vision et une politique pour les quinze-vingt ans à venir, qu’on pourrait appeler un plan, une action de l’État programmée sur une longue période, qui nous amènerait à une réconciliation du combat économique et écologique, à travers une croissance intelligente, financée et éclairée par la protection de la nature. Le danger, c’est que cette politique cohérente soit menacée par des crises spéculatives. Aussi longtemps qu’on n’aura pas touché à la spéculation, la victoire que je viens d’évoquer sur le monétarisme sera insuffisante. Donc, la priorité des priorités devient l’affaire financière. C’est le danger spéculatif immédiat qui est le plus grand, qui pourrait provoquer une tornade récessive terrifiante, façon 1930.

Pollution : le retour de la vignette ? ( Ségolène)

Pollution : le retour de la vignette ?  ( Ségolène)

 

Il y a eu la vignette pour les vieux en son temps ( le vieux n’en ont jamais vu la couleur !). Maintenant il y aura la pastille Ségolène qui bénéficieront d’avantages pour rouler en ville. Autrement dit les autres véhicules seront pénalisés. L’objectif « est défaire acheter des véhicules moins polluants » dit Ségolène. Pour l’instant rien ne sera obligatoire mais cela le deviendra sans doute progressivement. En fait on va pénaliser les usagers qui n’ont pas les moyens d’acheter des véhicules récents. Paradoxalement on va aussi pénaliser des usagers qui possèdent des  véhicules assez anciens mais qui se  servent très  peu de leur automobile donc qui polluent peu. Une sorte d’écologie à l’envers. Ce qui compte en effet c’est le volume global  démission polluante par automobiliste et non l’émission mesuré seulement au km. En fait le gouvernement n’a pas le courage de prendre des mesures de régulation via les normes et la fiscalité. On ne touche quand même pas au diesel et à sa fiscalité, ce serait trop impopulaire. Or sur le long terme c’est ce qu’il convient de faire progressivement bien sûr , tout en développant les transport collectifs ( et les parkings !).  Pour Ségolène Royal , qui fait part de son initiative ce mardi dans les colonnes du Parisien, l’idée est que chacun puisse rapidement identifier puis classer les véhicules, notamment en cas de pic de pollution. « Ce certificat qualité de l’air est le résultat d’un travail approfondi avec le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. Il permettra à chacun d’évaluer d’un seul coup d’œil les véhicules en fonction de leurs émissions polluantes », explique-t-elle ainsi au quotidien national.   Ainsi, les utilisateurs des véhicules les moins polluants se verront accorder un certain nombre d’avantages que n’auront pas les autres. « Grâce à ce système, les maires pourront par exemple autoriser le stationnement gratuit pour les véhicules électriques et d’autres mesures avantageuses… ». Un dispositif qui n’incitera donc pas les conducteurs de véhicules à fortes émissions de dioxyde d’azote à installer la pastille sur leur pare-brise.  Pour Ségolène Royal, tout le monde a pourtant intérêt à y venir, même si rien ne sera obligatoire. « Ce certificat, que l’on pourra commander gratuitement sur internet pendant six mois, est facultatif. L’objectif n’est pas de faire de l’écologie punitive en pointant du doigt les propriétaires de véhicules polluants mais de les inciter à opter pour des véhicules moins polluants », précise ainsi la numéro 3 du gouvernement dans une interview accordée au Parisien. En attendant que tout cela devienne obligatoire et payant  !

CAF: hausse de 50% de la fraude

CAF: hausse de 50% de la fraude

 

Ce n’est pas vraiment une  hausse de la fraude mais une  hausse des contrôles.  Ce qui por te le montant  à 200 millions pour  les fraudes détectées et sanctionnées par la Caisse d’allocations familiales ; elles ont   progressé de près de 50% à 209 millions d’euros en 2014, selon un bilan publié ce lundi 1er juin. En fait une somme assez dérisoire quand on sait que la CAF distribue pour environ 80 milliards de prestations sociales. En fait c’est beaucoup de pub sur la fraude pour pas grand-chose ( la même pub qui avait concerné les  fraudes  aux Assedic).  On ne peut sans  doute  pas  devenir millionnaire avec les fraudes à la CAF ( ou aux ASSEDIC) mais  on doit quand même être plus rigoureux dans l’attribution de  ces aides. Et de ce point de vue les fraudes décelées relève de l’anecdote.  Les chiffres paraissent impressionnants. L’an passé, le nombre de fraudes détectées par la Caisse d’allocations familiales (CAF) a bondi de 56%, s’établissant à 32.828 contre 21.000 en 2013, selon un bilan présenté ce lundi 1er juin. En termes de montant, on passe ainsi de 141 millions d’euros de fraudes « qualifiées » (c’est-à-dire donnant à lieu à des sanctions par la CAF) à 209,6 millions d’euros, soit 48,21% de plus. A titre de rappel, en 2004, ce montant n’était « que » de 18 millions d’euros.  On pourrait penser à la lecture de ces chiffres que 2014 a été une année où les allocataires ont eu un comportement plus frauduleux qu’à l’accoutumée. Il n’en est rien.  Comme le souligne la CAF, « la fraude n’a pas augmenté, c’est l’amélioration continue de la détection qui explique la hausse du nombre de fraudes qualifiées ». Elle cite notamment la technique du « datamining », soit l’analyse à partir d’un important volume de données, qui permet de mieux identifier les indus, c’est-à-dire les sommes versées à tort par la CAF, de nature frauduleuse. En grande majorité (70%) les cas de fraudes relèvent d’omissions, de fausses déclarations sur les ressources du ménage ou encore sur les situations professionnelles. La Caf explique notamment que les dissimulations de concubinage ont représenté 20% des fraudes détectées.  Parmi les allocations, les fraudes sanctionnées ont concerné en premier lieu les minimas sociaux (RSA, minimum vieillesse) avec 68,55% des cas. Viennent ensuite les aides au logement (23,17% des cas).  La CAF souligne par ailleurs qu’un grand nombre de fraudes sur la branche Famille sont assimilées à des fraudes dites de « survie » qui sont « le fait de personnes très modestes, bénéficiaires des prestations sous conditions de ressources, et le plus souvent de minimas sociaux ». Elle considère que le montant moyen du préjudice (6.386 euros) est peu élevé « au regard d’autres types de fraudes aux finances publiques ».

Blatter la magouille brillamment réélu

Blatter la magouille brillamment réélu

 

Tout ça pour rien, Blatter  a été brillamment réélu et tous de le féliciter après son élection. Tous, c’est à dire ceux qui bouffent dans la gamelle de la FIFA depuis longtemps. D’abord ces dirigeants qui entourent Blatter et qui n’ont qu’une  connaissance très approximative du foot mais qui encaissent,  se baladent aux frais de la princesse toute l’année, décident en douce de la coupe du monde. On objectera que cela fonctionne ainsi dans nombre de fédérations internationales  ou au CIO. Dans des fédérations nationales aussi. Il y avait 15 salariés à la FIFA il y a 40 ans il y en a 1500 maintenant, il n’y avait pas un sou, il y a maintenant des milliards. C’est le sport business grâce en particulier aux sponsors, aux droits télé, aux retombées politiques aussi. Loin du foot du terrain où des millions de bénévoles dans le monde consacrent plusieurs fois par semaine leur temps, leur énergie  leur argent à entrainer seniors et gamins.  Blatter, lui,  c’est le Mitterrand du foot, il tient tout le mode dans sa Maan puisque la plupart bouffent au râtelier. Via la corruption via aussi les subventions redistribuées par la FIFA aux pays et qui ne vont pas toutes au football. Tout le monde le sait mais c’est ce qui permet à Blatter de tenir son monde et d’être  été réélu à la tête de la Fifa.  La vague du scandale n’a donc pas submergé Blatter. 48 heures après l’arrestation de membres de la Fifa, soupçonnés dans des affaires de corruption qui rongeraient la puissance fédération depuis 20 ans au moins, Joseph « Sepp » Blatter a été réélu pour quatre ans de plus à la tête du foot mondial. Le Suisse de 79 ans avait recueilli au premier tour 133 voix contre 73 à son rival jordanien, qui bénéficiait notamment du soutien de l’Union des associations européennes de football (UEFA). Il n’avait pas atteint la majorité requise des deux tiers des suffrages exprimés (140).

Cambadelis : lance l’union de la « goche » version 2017

Cambadelis :  lance l’union de la « goche » version 2017

Une grande alliance populaire, c’est le cap fixé par Cambadélis réélu à la tête du PS ; finalement une sorte d’union de la « goche » avec écolos, communistes , d’autres. Il serait temps car il n’y a plus grand-chose de populaire au PS ;  pas chez ses dirigeants évidemment et même chez ses adhérents dont la moitié a curieusement. 170 000, 150 000 ou 65 000 ? ( en fait il n’a jamais eu que 60 000 adhérents à jour de leurs cotisations!) C’est l’éternelle histoire du programme commun, on se réunit, on définit un programme puis le candidat pour la présidentielle décide tout seul ses orientations enfin au gouvernement on fait autre chose. Le drame de la gauche qui cette fois pourraiat bien éclater définitivement et le PS disparaître comme la SFIO en son temps et pour à peu près les mêmes raisons.  Cela passe par une « stratégie d’alliance populaire » avec d’autres formations et courants politiques de gauche ou écologistes, a précisé à la presse Jean-Christophe Cambadélis.  Après avoir rallié le 21 mai 60% des voix des adhérents du PS sur un texte soutenu par le gouvernement mais aussi par la maire de Lille, Martine Aubry, très critique envers l’exécutif, il a recueilli jeudi 70,1% des 65.000 suffrages exprimés. Il veut voir dans cette double victoire un « vote de sortie de crise », celle de la contestation de la politique économique du gouvernement par l’aile gauche du PS, dont le chef de file, Christian Paul, n’a rallié que 29% des voix. « Maintenant, nous allons pouvoir entrer dans le vif du sujet », a-t-il dit, sans dissimuler la difficulté de la tâche. Le PS est un parti aux allures de vaisseau fantôme, traumatisé par des défaites électorales successives, notamment aux municipales et aux départementales, qui se sont soldées par une perte de substance et une hémorragie de militants (40.000 en moins depuis son dernier congrès, il y a deux ans et demi). Moins de 49% de ses 132.000 adhérents ont participé jeudi à l’élection de son premier secrétaire.

 

Le coût de la prostitution : du bricolage méthodologique

Le coût de la prostitution : du bricolage méthodologique

Le moins qu’on puisse dire c’est que l’étude qui montre que le coût de la prostitution pour la France serait de 1.6 milliards relève du bricolage méthodologique. D’abord parce que les recettes sont tout fait approximatives ( forcément puisque la plupart non déclarées) ensuite parce qu’il est supposé que la plus grande partie repart à l’ étranger. D’autres études avaient  démontré que la prostitution « rapporterait » ! Pour le pus grand nombre d’intéressés, l’évaluation ne peut être approchée de manière quantitative surtout de manière aussi approximative. C’est d’abord uen drame humain le plus souvent. A la misère sexuelle s’ajoute surtout la dégradation de nombre d’individus qui se prostituent. C’est un problème sociétal et non une question comptable même approchée en terme de coût social au sens large. Si l’ on tenait le même raisonnement méthodologqiue  ( le retour des profits à  l’étranger)  il faudrait alors considérer que les entreprise du CAC 40 coûte à la France puisque la majorité du capital est détenu par des actionnaires hors de France. Même chose pour le travail des immigrés qui font vivre leur famille à l’étranger  avec le fruit de leur travail en France.  La prostitution coûte 1,6 milliard d’euros par an à la société française, estiment donc  le Mouvement du Nid, qui vient en aide aux prostituées, et la société d’experts Psytel (statisticiens, économistes, etc.), dans une étude dévoilée jeudi. L’étude baptisée Prostcost tente d’établir le coût économique et social de la prostitution, en « prenant à revers le mythe d’une prostitution créatrice de croissance », expliquent les deux structures, qui ont identifié « 29 postes de coûts » (coûts humains, conséquences sociales, etc.) à partir notamment de données nationales, d’études et d’enquêtes existantes, d’analyses d’experts et d’interviews de prostituées.

Sondage Croissance : les directeurs financiers des entreprises doutent de la reprise

Sondage  Croissance : les directeurs financiers des entreprises doutent de la reprise

Les directeurs financiers ne semblent pas encore complètement convaincus de la reprise. D’autant que l’économie fait du yo-yo ( en France mais aussi au plan international). Après une  embellie au premier trimestre 2015 ( +0.6% du PIB pour 0.3% par exemple en Allemagne) ,  le second trimestre sera moins bon (entre 0.3 et 0.4%). Face aux incertitude sur la demande , c’est le renforcement de la compétitivité qui est souvent privilégiée. Des investissements de productivité avant des investissements de capacité. Après un regain d’optimisme enregistré en 2014, le 5e baromètre des directeurs financiers publié la semaine dernière par le cabinet Deloitte montre une prudence renforcée vis-à-vis de la situation économique de la France et de l’Europe pour investir et embaucher. Ainsi, 59% des directeurs financiers se déclarent prudents sur les perspectives économiques de la France, contre 53% en avril 2014 et 57% en avril 2013. Une tendance qui peut s’expliquer par le fait qu’au quatrième trimestre 2014, le PIB en volume a été étale, estime Deloitte. Néanmoins, les entreprises vont mieux et leurs directeurs financiers sont plus optimistes sur l’évolution de la marge et du chiffre d’affaires à court terme. En effet, environ 66% d’entre eux sont confiants et estiment que leur marge restera stable ou meilleure dans les 12 prochains mois.  La prudence conduit toutefois à privilégier très nettement la maîtrise des coûts en Europe pour 60% des directeurs financiers. Les stratégies d’expansion alliant croissance (51% contre 67% en 2014) et introduction de nouveaux produits (40% contre 42%) en 2014 sont également sur le podium bien qu’en net retrait par rapport à l’année passée. Le développement du capital humain (18%) émerge comme une priorité stratégique devant les investissements (17%), qui restent au même niveau qu’en avril 2014.

La Fifa ou le foot business avec ses magouilles

La Fifa ou le foot business avec ses magouilles

La FIFA qui n’était pratiquement rein dans les années 70 brasse aujourd’hui un chiffre affaires de 1.5 milliards environ et dispose surtout d’uen réserve financière de 1.5 milliards. De l’argent normalement destiné à soutenir le développement sportif mais qui pour une partie importante va dans la poche des dirigeants et des superstructures. En fait la marchandisation extrême du foot a nourri toute une  faune dans les institutions, dans les clubs et tout autour. Il y a longtemps qu’on sait que la corruption est indispensable pour obtenir la localisation d’une coupe du monde  dans un pays, c’est vrai pour l’Afrique du Sud, mais c’était sans doute vrai aussi pour la France en 98, encore plus frai pour la Russie et le Qatar. Ce qui est en cause c’est le foot business avec ces dérives multiples ( salaires des joueurs, des entraineurs, des intermédiaires, pris exorbitant des places  etc.). Dans le même temps c’est la chasse aux jeunes talents dans les pays pauvres notamment. Rien qu’en Cote d’Ivoire il y a une centaine de centres de  « formation » (plus de  1000 en Afrique) dont le but pour certains est de monnayer en Europe les talents de gamins d’une  douzaine d’années quitte à les abandonner dans la rue ensuite quand ils ne parviennent pas à percer. Une sorte de traite des jeunes footeux. Blatter a perpétué le système en achetant les votes, en laissant s’enrichir son entourage. Ce n’est pas seulement la Fifa qui est en cause mais l’ensemble système.  Blanchiment d’argent, corruption, fraude fiscale, gestion déloyale, pots-de-vin, commissions occultes. Le motif des interpellations qui ont frappé ce mercredi matin plusieurs membres de la FIFA ne sont finalement qu’un vaste résumé des pratiques observées depuis une trentaine d’années dans les coulisses de cette entité. Une fédération internationale influente et de premier plan, devenue république bananière sans foi ni loi où les dossiers noirs, soupçons et autres casseroles ne cessent de s’empiler. Jusqu’alors presque en toute impunité, même si quelques rares membres ont déjà été sanctionnés par le passé. Ou éclaboussés à travers des ouvrages et autres reportages télé. C’est sous le mandat de l’omnipotent Joao Havelange, président de la FIFA de 1974 à 1998, que la fédération internationale va, certes, prendre son envol, mais aussi connaître ses premiers soubresauts. Rattrapé par des affaires de corruption, le dirigeant brésilien précipite sa sortie du circuit à la fin du siècle dernier. Mais le ver est dans le fruit. Et la gangrène a déjà contaminé tout le système, plus précisément depuis 1982 où la pratique des pots-de-vin est devenue une seconde nature chez certains hauts dirigeants. Sous le mandat de Sepp Blatter, les affaires vont se multiplier, ternissant définitivement la réputation de la FIFA. Pêle-mêle vont se succéder des révélations ou de très forts soupçons sur des élections truquées, des achats de voix, des détournements de fonds, des histoires de corruption individualisée ou encore des irrégularités sur des ventes de billets pour la Coupe du monde. Un florilège de pratiques illégales et scandaleuses, indignes d’une telle fédération. Mais Blatter nie en bloc, passe entre les gouttes et seuls quelques dirigeants de la FIFA payeront les pots cassés à l’image du Qatarien Mohamed Bin Hamman, banni à vie suite à ses agissements. En 2006, la FIFA avait fait de l’éthique son principal cheval de bataille. Ses dirigeants n’ayant pas eu l’audace et l’honnêteté de faire le ménage eux-mêmes, la justice américaine a donc décidé de s’en charger. Et d’espérer que son coup de pied très remarqué dans la fourmilière ébranle enfin une institution dont les dysfonctionnements sont devenus inacceptables.

Sondage « La République » : personne n’y croit !

Sondage « La République » : personne n’y croit !

 

Pas tout à fait mais presque puisque  Pour 65% des Français, les termes « République » et « valeurs républicaines » ont perdu de leur sens car trop utilisés par les responsables politiques. D’une  certaine manière le terme république a complètement été galvaudé et en même temps dévalorisé par les politiques. La vérité c’est que nombre de Français  considèrent que la France n’est pas uen république mais uen monarchie républicaine avec sa cour, ses privilèges, ses intrigues. On est loin de la démocratie républicaine. Ce n’est pas l’ancien régime mais un nouveau régime où le monde économique et financier a pris la place de la noblesse.  Ou la techno structure mange dans la même gamelle que la finance et même les escrocs. Le mal est profond car la corruption de fait ne concerne pas seulement le sommet de la hiérarchie républicaine mais aussi et peut être surtout les collectivités locales où on s’arrange aussi en famille. À une question rappelant « que les responsables politiques parlent régulièrement dans leurs interventions et dans leurs discours de la République et des valeurs républicaines », 65% des personnes interrogées choisissent comme réponse que l’emploi de ces termes ne les « touche » pas et ne leur « parle pas vraiment car ces termes ont été trop utilisés et ont perdu leur force et leur sens ». C’est le cas de 53% des sympathisants de l’UMP et de 70% de ceux du FN, mais de seulement 47% de ceux du PS.  À l’inverse, 35% de l’ensemble des sondés répondent que l’emploi de ces termes les « touche » et leur « parle » car ils sont « très attachés à ces termes et à ces idées ». Entre « identité nationale » et « République », 38% disent être davantage touchés par le premier terme, quand il est employé par des responsables politiques, 33% par le second. 29% ne savent pas. Enfin, les sympathisants du Parti socialiste, à 54%, sont plus touchés par le terme de République, et ceux de l’UMP, à 47%, et du FN, à 64%, par celui d’identité nationale.  

Des recettes fiscales insuffisantes du fait de la croissance

Des recettes fiscales insuffisantes du fait de la croissance

 

Une nouvelle fois la Cour des comptes critique les prévisions de recettes fiscales ( celles de 2014 notamment) surestimées comme la croissance. En fait uen vieille recette pour équilibre les projets de budget.  Sans doute aussi pourquoi en 2015 Sapin veut rester sur une hausse prudente du PIB à 1%. La Cour des comptes a donc une nouvelle fois demandé au gouvernement de « fortement » améliorer la qualité de ses prévisions fiscales après un exercice budgétaire 2014 encore marqué par des recettes de l’impôt inférieures aux attentes. Dans son rapport sur l’exécution du budget 2014 de l’Etat publié mercredi, la Cour souligne aussi que si le gouvernement est parvenu à stabiliser les dépenses du budget l’an passé, il a eu recours pour cela à des « débudgétisations importantes et des reports de charges accrus » sur 2015. Elle fait état, sur ce point, de l’affectation de deux milliards d’euros du programme des investissements d’avenir (PIA) au ministère de la Défense pour pallier l’absence de recettes exceptionnelles budgétées, en l’occurrence le produit d’une vente aux enchères de licences radios qui a été reportée. Le déficit 2014 du budget de l’Etat a atteint 85,6 milliards d’euros, 10,7 milliards de plus qu’en 2013, une évolution qui marque un coup d’arrêt au mouvement de baisse amorcé en 2010. Hors dépenses exceptionnelles, le déficit a été supérieur de 5,5 milliards à celui de 2013, estime la Cour. Elle l’attribue pour l’essentiel à une baisse de 9,7 milliards d’euros des recettes fiscales nettes, la première depuis 2009, alors qu’elles étaient attendues stables, sur fond de croissance et inflation bien inférieures aux attentes. Bâti sur une hypothèse de croissance économique de 0,9% et d’inflation (hors tabac) de 1,3%, le budget 2014 a été une première fois modifié en juin sur la base d’un PIB annuel relevé à +1%, puis une seconde fois en fin d’année quand le gouvernement, prenant en compte le ralentissement de l’été, l’a ramené à 0,4% (+0,5% pour l’inflation).  L’Insee a annoncé ce mois-ci que la croissance française de 2014 avait finalement été limitée à 0,2%. La Cour des comptes estime que, « faute d’avoir révisé dès le début de l’été ses hypothèses macroéconomiques optimistes et les prévisions de recettes en conséquence, le gouvernement s’est abstenu d’ajuster plus fortement les dépenses, ce qui aurait permis de contenir le dérapage du solde budgétaire ».

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