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« Incertitude » sur la santé des banques européennes (Lagarde-FMI)

« Incertitude » sur la santé des banques européennes (Lagarde-FMI)

 

Christine Lagarde s‘inquiète de la santé des banques européennes. Elle a sans doute raison car en fait pas grand-chose n’a été retenu de la crise financière de 2008. En effet la politique accommodante de la BCE n’a pas réellement servi au soutien de l’économie et la véritable union bancaire n’interviendra pas avant 2025. Les banques ont surtout continué à bénéficié des liquidités pour continuer à spéculer (exemple BNP détient 48 milliards de produits dérives, la Société générale 19 milliards, Crédit Agricole 17 milliards).  En France par exemple, on s’est limité à une mini réforme de la séparation bancaire. Du coup personne n’est capable d’apprécier l’ampleur des actifs toxiques. Tandis qu’aux Etats-Unis, la FED ne cesse de racheter des actifs pour soutenir activité et emploi (ce qi permet aussi de dévaluer le dollar par rapport à l’euro).    »Une des zones d’incertitude pour l’Europe réside dans l’état de santé de ses banques », a déclaré Mme Lagarde dans une tribune publiée sur le site d’expertise économique Project Syndicate.  La crise financière et celle de la dette ont mis à rude épreuve le secteur bancaire européen, nécessitant de vastes recapitalisations en Irlande, Grèce, Chypre ou Espagne.  Dans sa tribune, Mme Lagarde a salué les prochains tests de résistance bancaires que la Banque centrale européenne (BCE) doit mener cette année, parallèlement à un examen de la qualité des actifs financiers dans l’UE.  La dirigeante a toutefois assuré que ces tests ne pourraient « rétablir la confiance » qu’à la condition « qu’ils soient bien faits ».  Plus globalement, Mme Lagarde a recensé certains signes d’amélioration économique sur le globe après avoir annoncé mardi que le FMI relèverait ses prévisions de croissance mondiale, dont la publication est prévue pour le 21 janvier.  « Il reste encore du travail », a-t-elle toutefois souligné, assurant que l’actuelle prévision de croissance pour l’économie mondiale (3,6% en 2014) restait « inférieure à son potentiel » qui se situerait, selon elle, « autour de 4% » par an.  Mme Lagarde a notamment estimé qu’il était « vital » que les Etats-Unis mettent un terme définitif aux « querelles politiques » sur l’avenir budgétaire du pays après le récent compromis conclu entre républicains et démocrates.

 

Montebourg: « la presse, c’est la sidérurgie des années 80″

Montebourg: « la presse, c’est la sidérurgie des années 80″

Le médecin Montebourg s’est penché sur la presse, le diagnostic est clair, c’est un crash de type industriel. Le ministre de la désindustrialisation en connait un rayon dans ce domaine ! Il ne faut pourtant pas être grand clerc pour constater  le déclin de la presse traditionnelle. Reste cependant au-delà du constat à analyser  les facteurs explicatifs ? Certes de nouveau  supports apparaissent, télés et surtout internet mais force est de constater la grande nullité du contenu des grands médias ; Tous semblables et qui se contentent le plus souvent de reprendre sans aucune analyse les communiqués officiels du gouvernement, des partis ou des entreprises. La presse française est d’une nullité, d’un conformisme affligeants. Du coup les lecteurs se tournent essentiellement vers internet où des milliers de sites et de blogs font en fait le travail des journalistes d’investigation et d’analyse. Qu’est-ce en effet qu’un journal aujourd’hui ? En gros la reprise partout des mêmes titres (une vingtaine) de Libé, à 20 minutes en passant par les Echos voire le  Monde. Ne parlons pas des quotidiens régionaux !   Les journalistes comme nombre d’autres français ont aussi adapté les 35 heures avec 15 jours de vacances à Noel et à Pâques (témoin la programmation des télés), deux mois en été. Oui, la crise est vraiment grave et la crédibilité des grands médias en jeu.  Ce jeudi 9 janvier, le ministre du Redressement productif a donc estimé, lors d’une conférence de presse au siège du groupe La Poste, que « la presse vit un crash industriel ». « C’est la sidérurgie des années 1980″, a-t-il déclaré avant d’ajouter que « le rôle de l’Etat n’est pas d’abandonner la presse. Si on abandonnait les subventions (…) alors que la presse est en difficulté, cela poserait un vrai problème démocratique ». « Nous devons contribuer à la stabilisation du modèle économique de la presse », a-t-il poursuivi.  Arnaud Montebourg était interrogé sur les aides de l’Etat qui permettent aux titres de presse de bénéficier de tarifs préférentiels sur le transport postal des journaux. La question d’une révision de la loi ou d’une restriction de la liste des titres bénéficiaires a été soulevée dans le cadre des consultations menées par La Poste avec des panels de clients en vue de la présentation de son plan stratégique 2014-2020. Les trois segments sondés (citadins, ruraux et entrepreneurs) se sont prononcés pour une restriction de ces aides. Les conclusions des consultations menées auprès des entrepreneurs soulignent que la distribution de la presse génère un coût de 996 millions d’euros, compensé par l’Etat à hauteur de 261 millions d’euros. Le déficit de La Poste, sur cette activité, s’élève à 302 millions.

 

La SNCM sauvée… jusqu’aux élections

La SNCM sauvée… jusqu’aux élections

 

En apparence la SNCM est sauvée, jusqu’à quand ? Jusqu’aux élections municipales et européennes, En effet ce n’est pas une avance de trésorerie de 30 million de la part de l’Etat qui va sauver une entreprise qui perd 20 à 30 millions par an et surtout qui doit rembourser 440 millions d’aides (illicites d’après Bruxelles). En outre si le principe de l’investissement dans 4 nouveaux navire a été retenu, on ne sait toujours pas commente les financer. On va étudier l’affaire a déclaré le gouvernement ! Les salariés de la SNCM ont donc voté jeudi la fin de la grève à la compagnie maritime après avoir obtenu de l’Etat des garanties sur la lutte contre la concurrence déloyale et l’achat de nouveaux navires, mais l’horizon n’est pas encore dégagé. La Société nationale Corse Méditerranée (SNCM), en grève depuis le 1er janvier, connaît de grandes difficultés. La Commission européenne réclame le remboursement de 440 millions d’euros d’aides d’Etat reçues par la compagnie, ce qui provoquerait sa faillite et la mise à pied de ses 2.600 salariés. L’Etat lui a accordé fin décembre une avance de trésorerie de 30 millions d’euros. La compagnie, qui assure notamment la liaison entre la Corse et le continent, est détenue à 66% par Transdev, coentreprise de Veolia Environnement et de la Caisse des dépôts, à 25% par l’Etat et à 9% par ses salariés. Les syndicats réclamaient un engagement du gouvernement à appliquer le projet industriel signé avec la direction et les actionnaires, qui ont notamment validé la commande de quatre navires et la suppression de 500 postes sans licenciements secs. Ils ont voté la fin d’une grève de huit jours, au grand soulagement de la direction. « La reprise de notre activité est une très bonne nouvelle pour toute l’entreprise », peut-on lire dans un communiqué. « Nous sommes très satisfaits que l’Etat confirme (…) son soutien au plan de vie et de relance industriel de notre Compagnie, bâti par le management, partagé par l’ensemble de l’Entreprise et voté par les actionnaires. » Dans une lettre adressée mercredi aux salariés à l’issue d’une table ronde, l’Etat annonce qu’il proposera sous deux mois, avec l’aide de la CDC et de la Banque publique d’investissement (Bpifrance), une solution de financement pour le renouvellement de la flotte de la SNCM. « Ce montage financier devra être présenté au conseil de surveillance de la SNCM au plus tard le 15 avril, de sorte que la commande des deux premiers navires de type ‘ROPAX’ puisse intervenir au plus tard le 30 juin 2014″, peut-on y lire. La CGT Marins a déjà fait part de son souhait de voir ces navires commandés auprès des chantiers navals de Saint-Nazaire, pour favoriser l’emploi local. Le plan social et le plan de départs volontaires seront mis en oeuvre dans les 15 jours, ajoute le texte rédigé par le ministère et avalisé par les syndicats à l’issue de la réunion. Les collectivités publiques désireuses d’apporter « une contribution » à l’avenir de l’entreprise seront reçues au ministère, qui conviera ensuite l’ensemble des acteurs autour d’une nouvelle table ronde. Parallèlement, un décret, qui vise à lutter contre la concurrence déloyale entre les entreprises maritimes, est en cours de rédaction au ministère des Transports, où une réunion technique est prévue jeudi à ce sujet. Les syndicalistes de la SNCM accusent leur concurrent Corsica Ferries de procéder à un « dumping social », en employant des travailleurs sous contrat étranger.Ce décret visera à imposer les règles de droit social français dans les entreprises maritimes opérant sur les mêmes lignes ou secteurs d’activité dans les eaux territoriales françaises, dit le texte, sans préciser le calendrier de son entrée en application. « Le ministre portera avec constance et détermination sur le plan européen (…) les avancées nécessaires pour tendre vers un modèle aux antipodes de la concurrence exacerbée des pavillons et des travailleurs maritimes », ajoute le texte. La France est en conflit avec Bruxelles sur le remboursement des 440 millions d’euros, contre lequel elle a introduit des recours. Selon des sources proches du dossier, le dépôt de bilan est envisagé par les actionnaires privés afin de favoriser une reprise par un investisseur.

 

La BCE attend, la FED agit

La BCE attend, la FED agit

Il y a une grande différence entre l’ expression et surtout l’action de la BCE et de la FED, La FED vient de déclarer clairement qu’elle soutiendrait encore l’économie (notamment par le rachat d’actifs)  tant que l’emploi le nécessiterait. La BCE, elle, ne parle pas de croissance mais de déflation et pas du tout d’emploi  à la différence de la FED. Deux types d’expression et deux stratégies. Et des résultats aussi différents, 1% de croissance en Europe et 3% aux Etats-Unis en 2014. .Même différence évidemment en matière d’emploi. (Taux de chômage de 12% en Europe, 7 % aux Etats Unis).  La Banque centrale européenne a dit en effet jeudi qu’elle était déterminée à utiliser tous les moyens disponibles pour prévenir une inflation trop basse mais elle a laissé ses taux directeurs inchangés en dépit d’un rythme de hausse des prix passé dans une « zone dangereuse » sous le seuil de 1% l’an. Lors de la conférence de presse qui a suivi la réunion mensuelle du Conseil des gouverneurs consacrée à la politique monétaire, le président de la BCE Mario Draghi a déclaré que la zone euro pourrait connaître une longue phase de faible inflation avant un retour graduel à son objectif d’une hausse des prix inférieure à, mais proche de 2%. La BCE, qui avait réduit son principal taux directeur à 0,25% en novembre, a « fortement insisté » sur sa détermination à agir audacieusement si nécessaire pour éviter tout affaiblissement des prix sans évoquer un risque de déflation, terme qu’elle récuse. Elle entend se donner plus de temps pour évaluer les évolutions de l’inflation et du marché monétaire. « D’un point de vue général, nous restons déterminés à maintenir une politique monétaire très accommodante et à prendre de nouvelles mesures décisives si nécessaire », a dit Draghi. Il a reconnu que la plus grande fermeté de ses propos en la matière que dans le passé illustrait la détermination de la BCE à agir en particulier si les taux d’intérêt à court terme se tendaient trop ou si les anticipations d’inflation de la BCE étaient à nouveau revues à la baisse. « Actuellement, nous ne voyons pas de déflation », a-t-il souligné tout en ajoutant qu’une longue période de faible inflation pourrait entraîner un biais baissier sur l’activité. « Dans l’ensemble nous ne voyons pas de déflation au sens de ce que le Japon a pu connaître dans les années 1990. » Le maintien inchangé des taux directeurs était largement attendu malgré le ralentissement de l’inflation à 0,8% sur un an en décembre dans la zone euro après sa légère remontée de novembre, une évolution que Mario Draghi a attribué à un ajustement technique et non récurrent des prix des services en Allemagne.

Etats-Unis : la FED va continuer de soutenir l’économie

Etats-Unis : la FED va continuer de soutenir l’économie

 

Comme le président de la FED l’avait annoncé avant la fin de son mandat, la banque centrale continuera de soutenir l’économie tant que l’empli ne sera pas nettement reparti ; la réduction de la politique accommodante se fera donc très progressivement ; cela aussi pour ne pas affoler les marchés.  Selon les « minutes » de la réunion des 17 et 18 décembre de la Fed, la plupart des participants ont insisté sur le fait qu’il fallait adopter « un rythme mesuré » dans cette affaire et bien souligner que les prochaines réductions des achats de la Fed ne suivraient pas « une trajectoire prédéterminée » et dépendraient de l’évolution de la conjoncture et de l’efficacité de la politique de soutien à la croissance de la banque centrale. La Fed a finalement surpris de nombreux investisseurs en annonçant en décembre un ralentissement de son programme de rachats d’obligations, qu’elle a ramené de 85 à 75 milliards de dollars par mois. Mais elle a adouci l’impact de cette mesure en laissant entendre qu’elle maintiendrait ses taux directeurs à un bas niveau pendant une période plus longue qu’elle ne s’y était précédemment engagée. Le président de la Fed, Ben Bernanke, qui quitte son poste à la fin du mois, avait alors déclaré que si les créations d’emplois se poursuivent comme prévu, les rachats continueraient vraisemblablement d’être réduits à un rythme « mesuré » cette année et seraient probablement interrompus « en fin d’année ». Certains des 10 membres qui disposaient d’un droit de vote à cette réunion « ont exprimé la crainte d’un resserrement non voulu des conditions de financement si la réduction de la cadence des achats était mal interprétée, comme un signe que le comité était susceptible d’abandonner sa politique accommodante plus rapidement que ce qui avait été anticipé. » « En conséquence, plusieurs membres ont jugé qu’il fallait agir prudemment pour ce premier ralentissement de la cadence des achats et devait indiquer que les prochaines réductions se feraient à un rythme mesuré », apprend-on dans les « minutes ».

Députés PS : le coup de la fraude fiscale

Députés PS : le coup de la fraude fiscale

 

Un parfum d’élection embaume l’assemblée où les députés PS reprennent le flambeau de la lutte contre la fraude fiscale. Avec de nouvelles propositions qui ne risquent pas d’aboutir mais qui permettent  un affichage. En effet ce n’est pas avant le budget 2015 que ces dispositions pourraient être adoptées. Il faut qu’elles ne soient pas anticonstitutionnelles comme d’autres propositions antérieures et qu’elles  ne constituent  pas un facteur d’instabilité fiscale dont le gouvernement ne veut plus. En fait beaucoup d’agitation pour rien car personne ne pourra jamais interdire l’optimisation fiscale, ni même la sanctionner réellement tellement les montages sont à la fois complexes et légaux. Il suffit par exemple d’internaliser les surcoûts dans un pays à la forte fiscalité et d’externaliser les profits dans un autre pays à fiscalité basse. Cela via la vente et l’achat entre filiales. En décembre, le Conseil constitutionnel avait pourtant censuré plusieurs amendements au Budget 2014 qui avaient été déposés par ces mêmes élus socialistes sur l’optimisation fiscale. Parmi eux, l’article 100 qui modifiait l’abus de droit qui s’applique actuellement aux sociétés qui échappent à l’impôt. Les députés voulaient l’élargir aussi à celles qui voulaient réduire leurs charges fiscales par le biais de montage. « J’entends bien ce que dit le président (Jean-Louis) Debré mais quand le Conseil constitutionnel nous dit qu’une voie n’est pas possible et que nous pensons le sujet juste, nous cherchons une voie compatible avec la Constitution pour que ces groupes ne puissent plus user de facilités d’optimisation fiscale » a réagi Bruno le Roux, ce mardi, lors de ses vœux à la presse.  L’un des initiateurs des mesures, le député PS Pierre-Alain Muet, a affirmé dans les couloirs de l’Assemblée qu’il comptait retravailler les dispositions annulées. « Il n’y a pas d’urgence, on verra le bon véhicule législatif: une loi de finance rectificative s’il y en a une ou le projet de budget 2015. De toute façon, on avait laissé un délai pour l’entrée en vigueur. Il y a une volonté d’avancer de l’Assemblée et du Sénat car c’est une question d’égalité devant l’impôt », a-t-il expliqué. Outre l’abus de droit, l’article 96 du Budget 2014 avait été censuré par le Conseil constitutionnel. Il instaurait une obligation de déclaration à l’administration des « schémas d’optimisation fiscale » par toute personne les commercialisant. Les Sages avaient estimé que cet article retenait une définition trop générale, alors que dans le même temps il limitait la liberté d’entreprendre.  Cette nouvelle initiative des députés socialistes fait grincer des dents l’exécutif. Ainsi, lors des questions au gouvernement ce mardi 7 janvier, le ministre du Budget, Bernard Cazeneuve a insisté sur le fait qu’il avait « au nom du gouvernement, exprimé dans cette assemblée toutes les réserves juridiquement que nous inspiraient ces amendements » censurés. Lorsqu’en novembre dernier, les députés avaient annoncé leur intention de déposer les amendements plus tard censurés par le Conseil constitutionnel, Bernard Cazeneuve avait déjà expliqué que « des problèmes de droit » se posaient, avant de s’en remettre à la « sagesse de l’Assemblée ».

 

La croissance mondiale sera revue à la hausse (FMI)

La croissance mondiale sera revue à la hausse (FMI)

 

Le FMI va réviser à la hausse la croissance 2014, ce sera marginal mais pédagogique. Il faut en effet redonner confiance ; le fait même d’annoncer une hausse future sans donner de chiffres  participe de cette démarche volontariste. Pour autant tout va surtout dépendre des Etats-Unis car l’Europe est toujours en convalescence et les pays émergents doivent engager des réformes structurelles et assainir leurs grands équilibres. ; Lors d’une conférence de presse à Nairobi (Kenya), Christine Lagarde, a annoncé, ce mardi 7 janvier, que le fonds compte réviser à la hausse sa prévision de croissance mondiale, d’ici à trois semaines. Le directrice générale de l’institution a toutefois jugé qu’il serait prématuré d’en dire davantage à ce stade. Dans son document « WEO » pour « World Economic Outlook », le FMI indiquait tabler sur une croissance mondiale de 2,9% pour 2013 et 3,6% en 2014, en octobre dernier.  L’institution avait alors estimé que la croissance mondiale traduirait un léger virage, les pays développés connaissant une hausse plus importante que prévue de leur PIB, alors qu’au contraire, la croissance des pays émergents aurait tendance à ralentir, tout en restant à un niveau élevé. « Cette transition va conduire à des tensions pour les pays émergents », expliquaient alors le célèbre économiste français Olivier Blanchard, chef économiste du FMI. Le 22 décembre dernier, Christine Lagarde avait déjà surpris en annonçant, lors d’un déplacement à New York, que le FMI allait réviser à la hausse ses perspectives de croissance pour les Etats-Unis pour l’année 2014. Elle n’avait alors pas donné davantage de détails.

 

Hamon : « inversion de la courbe du chômage réalisée mais pas perceptible » !

Hamon :  « inversion de la courbe du chômage réalisée mais pas perceptible » !

En ces périodes de crise, on cherche des comiques pour égailler en peu la grisaille ambiante, On en a trouvé un, benoit Hamon, qui a décrété que l’inversion du chômage a été réalisée par le gouvernement mais qu’elle n’est pas perceptible sur France Inter dimanche 5 janvier.  Effectivement,  on ne la voit pas cette inversion et ce n’est pas 20 000 en plus un mois (novembre), 20000 en moins un autre mois (‘octobre) qui change la tendance structurelle. Surtout quand on tripatouille les chiffre avec les radiations (autour de 100 000 par mois). Pas facile d’être de gauche comme Hamon. Il faut affirmer le changement mais constater qu’on ne le voit pas ; bref ça change mais il faut une loupe ou des lunettes pour le voir. Des lunettes roses ou plutôt rouges pour Hamon. Pas étonnant, lui qui ne cesse de taper sur les entreprises, il  ne devrait pas être surpris  de la difficulté à percevoir réellement les avancées en matière d’emplois. Il aura au moins réussi une chose, faire fermer Spanghero. Il serait comique Hamon s’il n’était pas pathétique, en désaccord avec la ligne de Hollande mais contraint de la soutenir pour demeurer au gouvernement  où il ne sert strictement à rien. Bref choisir  entre révolutionnaire et notable,  pas facile sauf pour un  comique de gauche.

Banques : toujours la même spéculation

 Banques : toujours la même spéculation

 

Dans le Parisien, une étude souligne le niveau de spéculation toujours importants des banques, notamment sur les produits dérivés, produits très risqués, dont par exemple BNP détient 48 milliards, la Société générale 19 milliards ou encore le Crédit agricole 17 milliards. En faiat la mini réforme bancaire française n’a rien changé. Une grande partie des liquidités mise à disposition de la BCE servent non pas à assainir les bilans mais au contraire à les fragiliser via la spéculation.  « Quelles banques sont des Fukushimas en puissance? » Derrière ce titre provocateur, le cabinet d’analyse AlphaValue dresse un d’état des lieux des banques, plus de cinq ans après la crise des subprimes et la chute de Lehman Brothers. Et cela fait froid dans le dos. Se défendant de tout catastrophisme, l’analyste Christophe Nijdam, qui a piloté l’étude, pointe du doigt la spéculation effrénée qui a repris, malgré les promesses des politiques d’y mettre fin.  A l’origine des dernières crises ayant entraîné de colossales dettes publiques, les produits dérivés. Soit des instruments financiers dont la valeur évolue en fonction d’un autre produit, appelé sous-jacent. L’astuce est qu’un produit dérivé ne requiert pas d’investissement initial, le règlement s’effectuant plus tard. Selon AlphaValue, ceux en circulation au premier trimestre 2013 sont plus importants qu’en 2008 : 693000 Mds$, contre 684000 Mds€. Selon Christophe Nijdam, le projet de taxer ces dérivés à 0,01% réduirait de 75% leur volume de transactions.

 

Pacte responsabilité de Hollande : la CGPME veut surtout de la stabilité réglementaire et fiscale

Pacte  responsabilité de Hollande : la CGPME veut surtout de la stabilité réglementaire et fiscale

 

La CGPME demeure très prudente vis-à-vis de la dernière invention de Hollande : le pacte de responsabilité. Elle réclame surtout davantage de lisibilité sur la stabilité fiscale et réglementaire et constate que les marges des entreprisses n’ont jamais été aussi basses depuis 30 ans. « Ce qu’on demande, ce sont des actes ». Jean-Eudes du Mesnil du Buisson, le secrétaire général de la CGPME, était l’invité de BFM Business ce vendredi 3 janvier. Il est revenu notamment sur le pacte de responsabilité proposé par François Hollande. Annoncé lors des vœux le 31 décembre, ce pacte « est fondé sur un principe simple: moins de charges sur le travail, moins de contraintes sur leurs activités et, en même temps, une contrepartie: plus d’embauches et plus de dialogue social », avait déclaré le président. « Nous sommes prudents, a prévenu Jean-Eudes du Mesnil du Buisson. La réalité ce sont les difficultés qu’ont les entreprises, l’investissement qui recule depuis plus de 2 ans, des marges qui n’ont jamais été aussi basses depuis 1985. Ce sont des mesures urgentes et rapides que nous voulons et pas simplement des promesses à horizon 2017″. Néanmoins, le secrétaire général de la CGPME ne rejette pas tout en bloc. « Les chefs d’entreprises sont des gens responsables. S’ils ont capacité de créer des emplois, ils le font, ils ne demandent que de conquérir de nouveaux marchés, d’avoir de la croissance. Si le pacte débouche sur des mesures concrètes, pourquoi pas. Ce que nous voulons c’est que cela soit inscrit dans le temps et dans la durée ». Selon lui, la réelle difficulté pour les entreprises aujourd’hui est une fiscalité, une législation qui « change à longueur de temps ».  Jean-Eudes du Mesnil est revenu également sur le temps partiel. Depuis le 1er janvier, la durée minimale des temps partiels est passée à 24 heures par semaine. « Nous avons signé cet accord dans le cadre d’un accord global avec un certain nombre d’avancées pour les entreprises. Ce qui est dans la loi aujourd’hui ne correspond pas à ce que nous signés ». Il a rappelé que l’accord que la CGPME a signé était assorti de dérogations, notamment pour des motifs économiques. « En 2016, cela va s’appliquer à tous les contrats en cours. Donc, les entreprises ne pourront pas payer leurs salariés au-delà de 24heures et seront obligées de licencier ». Jean-Eudes du Mesnil espère que ce texte va évoluer avant de bloquer l’embauche.

 

Hollande : » il faut réduire la dépense publique » une menace inacceptable !

Hollande : «  il faut  réduire la dépense publique »  une menace inacceptable

 

 

L a posture d’Hollande n’est pas seulement royale mais aussi dictatoriale. Il  veut en effet imposer d’économiser l’argent public. Un menace évidemment inadmissible qui met en péril les fondements même de notre société traditionnelle fondée sur la dépense avant l’espérance de la recette. Un changement de valeur qui s’apparente en fait à la remise en cause du pacte républicain cher à la gauche comme à la droite. Il faut espérer que les milliers de fonctionnaires concernés, les élus, les institutions etc. vont arborer le bonnet rouge de la révolte pour s’opposer à cet objectif insensé qui viole tous les principes de gestion habituels en France. François Hollande a en effet affirmé mardi soir vouloir réduire la dépense publique, en ajoutant qu’il « assumera la responsabilité » du programme d’économies. « Nous devons faire des économies partout où elles sont possibles », avec notamment les collectivités locales qui doivent voir leurs compétences clarifiées, afin de pouvoir « à terme baisser les impôts », a dit, lors de ses vœux aux Français le président de la République, qui a reconnu que les « impôts » étaient « devenus trop lourds ». « J’assumerai, moi-même, la responsabilité et le suivi de ce programme d’économies durant tout le quinquennat », a promis M. Hollande.

 

 

 

 

L a posture d’Hollande n’est pas seulement royale mais aussi dictatoriale. Il  veut en effet imposer d’économiser l’argent public. Un menace évidemment inadmissible qui met en péril les fondements même de notre société traditionnelle fondée sur la dépenses avant l’espérance de la recette. Un changement de valeur qui s’apparente en fait à la remise en cause du pacte républicain cher à la gauche comme à la droite. Il faut espérer que les milliers de fonctionnaires concernés, les élus, les institutions etc. vont arborer le bonnet rouge de la révolte pour s’opposer à cet objectif insensé qui viole tous les principes de gestion habituels en France. François Hollande a en effet affirmé mardi soir vouloir réduire la dépense publique, en ajoutant qu’il « assumera la responsabilité » du programme d’économies. « Nous devons faire des économies partout où elles sont possibles », avec notamment les collectivités locales qui doivent voir leurs compétences clarifiées, afin de pouvoir « à terme baisser les impôts », a dit, lors de ses vœux aux Français le président de la République, qui a reconnu que les « impôts » étaient « devenus trop lourds ». « J’assumerai, moi-même, la responsabilité et le suivi de ce programme d’économies durant tout le quinquennat », a promis M. Hollande.

 

 

 

 

 

L a posture d’Hollande n’est pas seulement royale mais aussi dictatoriale. Il  veut en effet imposer d’économiser l’argent public. Un menace évidemment inadmissible qui met en péril les fondements même de notre société traditionnelle fondée sur la dépenses avant l’espérance de la recette. Un changement de valeur qui s’apparente en fait à la remise en cause du pacte républicain cher à la gauche comme à la droite. Il faut espérer que les milliers de fonctionnaires concernés, les élus, les institutions etc. vont arborer le bonnet rouge de la révolte pour s’opposer à cet objectif insensé qui viole tous les principes de gestion habituels en France. François Hollande a en effet affirmé mardi soir vouloir réduire la dépense publique, en ajoutant qu’il « assumera la responsabilité » du programme d’économies. « Nous devons faire des économies partout où elles sont possibles », avec notamment les collectivités locales qui doivent voir leurs compétences clarifiées, afin de pouvoir « à terme baisser les impôts », a dit, lors de ses vœux aux Français le président de la République, qui a reconnu que les « impôts » étaient « devenus trop lourds ». « J’assumerai, moi-même, la responsabilité et le suivi de ce programme d’économies durant tout le quinquennat », a promis M. Hollande.

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Hollande découvre la crise

Hollande reconnaît la crise

 

Le seul vrai moment de vérité lors de l’allocution royale de Hollande, c’est lorsqu’il reconnait enfin la crise ; une crise sous-estimée et plus importante qu’il n’avait prévu. Pas étonnant quand on vit dans le 7 ème arrondissemenet, on toujours une peu de mal à percevoir les réalités économiques et sociales. Il lui aura fallu six moi pour identifier la question de l’emploi et un an et demi pour découvrir la crise. Dommage car s’il avait fait cette découverte plus tôt, i aurait économisé à la France son discours de campagne du Bourget irresponsable et démagogique. En fait (comme d’autres) Hollande avait réfléchi essentiellement à la manière de conquérir le pouvoir mais pas sur quoi en faire. C’est regrettable car en identifiant mieux les facteurs explicatifs de cette crise, il aurait pu engager les réformes structurelles dès son arrivée au pouvoir. Il les reconnait désormais mais il reste encore à les engager. Pour rassurer, il a déclaré qu’il veillerait personnellement réaliser les économies nécessaires. « On peut faire mieux avec moins » curieuse et soudaine découverte pour un président qui en fait a demandé plus (à travers la fiscalité) pour obtenir moins ‘ (de croissance et d’emplois).

Un Bricorama, fermé le dimanche, met la clé sous la porte

Un Bricorama, fermé le dimanche, met la clé sous la porte

Menacé depuis plusieurs mois de fermeture en raison notamment de la décision l’obligeant à fermer le dimanche, le Bricorama de Montigny-le-Bretonneux (Yvelines) a mis la clé sous la porte ce lundi. Le PDG du magasin a indiqué, ce lundi 30 décembre, que le Bricorama de Montigny-le-Bretonneux (Yvelines) a officiellement mis la clé sous la porte : « Ca y est, la décision a finalement été prise. Cela fait dix jours que nous débarrassons et demain, nous rendons les clés », a déclaré Jean-Claude Bourrelier. Ou tous ouverts, ou tous fermés. Jean-Claude Bourrelier, PDG du Bricorama de Montigny-le-Bretonneux. Avec près de 100.000 euros de pertes mensuelles depuis plusieurs mois et l’interdiction d’ouvrir le dimanche « on n’a pas eu le choix, il fallait fermer« , a expliqué le dirigeant. Il a notamment dénoncé la « concurrence déloyale » dont souffrait ce magasin, en raison de l’installation d’un Leroy Merlin à proximité « qui, lui, bénéficie du droit d’ouvrir le dimanche ». Les 17 emplois du magasin seront transférés dans d’autres boutiques de l’enseigne. « Mais cela fait autant de nouveaux postes que nous ne créerons pas », a fait valoir Jean-Claude Bourrelier. Le dirigeant a renouvelé son appel au gouvernement, afin que celui-ci modifie la loi sur les ouvertures dominicales. Il demande que chacun « soit logé à la même enseigne » : « ou tous ouverts, ou tous fermés ». Si rien ne change, « d’autres magasins Bricorama pourraient eux aussi être condamnés à fermer leurs portes très prochainement« , a averti Jean-Claude Bourrelier.

 

Ayrault: la bataille de l’emploi repoussée

Ayrault: la bataille de l’emploi repoussée

 

Il faut évidemment une grille de lecture pour comprendre la dialectique alambiquée des politiques et d’Ayrault en particulier sur le chômage. Quand il affirme que désormais la bataille de l’emploi ‘s’inscrit dans la durée, c’est qu’il acte que le pari idiot de Hollande sur l’inversion en 2013 est perdu. Sur les chiffres du chômage, on ne parle plus de réduction  mais de moindre augmentation des sans emploi. Nuance de taille. Le chômage augmente mais moins qu’avant. Enfin sur la baisse du coût du travail Ayrault oublie de préciser que cela a surtout profité aux entreprises (type supermarchés) qui n’étaient pas soumise à la concurrence infranationale alors qu’évidemment les allégements auraient du concerner en priorité ces sociétés. Bref encore un discours d’Ayrault qui mélange tout, se contredit, des propos dignes d’un président de conseil général mais pas d’un Premier ministre.  Accompagné du ministre du Travail, Michel Sapin, le chef du gouvernement, Jean-Marc Ayrault, s’est rendu ce vendredi 27 décembre à l’agence Pôle emploi de Lorient (Morbihan). Au lendemain de la publication de chiffre du chômage en hausse pour le mois de novembre, Jean-Marc Ayrault a affirmé que la « tendance est à la diminution du nombre de demandeurs d’emploi. « La bataille contre le chômage, nous sommes totalement déterminés à la gagner et nous allons la gagner ». Il a reconnu « une hausse du nombre de chômeurs de la catégorie A » en novembre, mais « notre bataille s’inscrit dans la durée, nous sommes convaincus que la situation de l’emploi va s’améliorer ». A l’issue d’une rencontre avec des « personnes concernées par des parcours de retour à l’emploi », il assure avoir pris conscience de « l’utilité et de la performance des mesures que nous avons engagées pour les personnes qui en bénéficient ».  Sur la question des emplois non-pourvus, qui suscite des « jugements hâtifs » alors que c’est « pourtant une réalité », il considère que le gouvernement a avancé. Il a mené un « inventaire des besoins, terminé en août », qui a donné lieu à « 30.000 formations réalisées », un « vrai succès ». Jean-Marc Ayrault rappelle que le nombre de demandeurs d’emplois augmentait de 30.000 au premier trimestre, de 18.000 au deuxième trimestre, soit une baisse « progressive ».  Pour les jeunes, les « emplois d’avenir » ont fait leur preuve. Ce sont « de vrais emplois utiles, qui ouvrent une perspective professionnelle durable ». D’ailleurs la courbe du chômage des moins de 25 ans s’est bien retournée, elle, depuis six mois maintenant.  « Cette tendance n’est pas le fruit du hasard », elle est due à « la politique économique cohérente », notamment la « politique volontariste de l’emploi » menée par le gouvernement « que nous revendiquons, pour aider les jeunes et les moins jeunes ». « Ceux qui nous reprochent d’avoir financé des emplois aidés ont tort, il s’agit de ne pas laisser tomber les gens », a indiqué le Premier ministre. « Une des grandes mesures que nous avons prise, c’est la baisse du coût du travail, de 4% début 2014″, s’est-t-il félicité, en reconnaissant qu’il fallait encore « poursuivre et amplifier le travail », a souligné le chef du gouvernement, en particulier sur « le coût du travail, le financement des entreprises, le financement de l’investissement, leur accompagnement à l’export ». « Il faut redonner à nos entreprises des marges de manœuvre ».   »La France a pris du retard sur le chemin de l’innovation, comme l’a montré le rapport Gallois, il s’agit de rattraper dix ans de retard », a-t-il admis. « Après cinq ans de croissance zéro en moyenne, les perspectives sont là ».

 

EELV : « trop d’écolos qui sont là pour prendre les places » (Lipietz)

EELV : «  trop d’écolos qui sont là pour prendre les places » (Lipietz)

Déception de Lipietz à légard des élus nationaux verts. « Il y a un problème de transition générationnelle entre la génération des pères fondateurs, tous ceux qui se sont battus, mettant pratiquement leur argent personnel dans la création des Verts, qui sont aujourd’hui retraités comme moi-même, qui passent la main, et la génération qui maintenant… parmi beaucoup d’extraordinaires jeunes militants, il y a beaucoup de jeunes militants qui sont là pour les places », a déclaré Alain Lipietz sur I>TELE. « Cette partie qui est là pour se battre pour l’environnement, pour l’emploi, pour la solidarité, n’est pas celle qui est entendue actuellement de nos deux ministres », Cécile Duflot et Pascal Canfin, a-t-il poursuivi. L’ex-député européen, un temps candidat à la présidentielle de 2002 avant de céder ce rôle à Noël Mamère, s’est dit « déçu par la pratique de nos ministres au gouvernement et, je dois dire, un petit peu de nos parlementaires à l’Assemblée nationale. » « On (PS et EELV, NDLR) avait fait des promesses (…) d’une conversion extrêmement rapide et créatrice d’emplois vers les technologies respectant l’environnement, faisant reculer l’effet de serre. Ces promesses ne sont pas tenues », a-t-il dit.  Interrogé sur le Crédit impôt compétitivité emploi (CICE), mesure phare du gouvernement Ayrault, Alain Lipietz a répondu: « c’est une énorme erreur. C’est 20 milliards quand même, plus que la fameuse loi TEPA qui avait plombé la présidence de Sarkozy. Ca ne sert pas à grand chose. » « Si on voulait vraiment parler de compétitivité, il aurait fallu cibler le secteur exportateur », a-t-il estimé alors que la hausse programmée de la TVA « sert à financer des entreprises qui ne sont absolument pas exposées à la concurrence internationale. C’est un cadeau. » Alain Lipietz a en revanche pris la défense des emplois aidés, une des armes principales du gouvernement dans sa lutte contre le chômage, qui « sont souvent extrêmement utiles. »

 

La France privée de Champagne !

La France privée de Champagne !  

Prix excessif, crise du pouvoir d’achat, morosité, surtout concurrence produits équivalents  autant d’éléments qui expliquent les baisses de vente du champagne en France et en Europe.  Les exportations hors de l’Europe pourraient sauver un marché largement impacté par la crise. La France, mais aussi le Royaume-Uni, semblent en effet plus réticents à acheter une boisson très appréciée par les Japonais.   La coupe semble pleine pour les consommateurs européens. Plombées par une conjoncture toujours déprimée sur le continent, les ventes de champagne devraient reculer en volume, et ainsi accuser une deuxième année consécutive de baisse en 2013. Et il n’est pas certain que la hausse du prix de vente moyen puisse compenser la baisse des volumes. Le marché pourrait même être en légère baisse en valeur, par rapport aux 4,39 milliards d’euros réalisés en 2012. Après un recul de 4,4% l’an dernier, les expéditions sont en effet attendues en baisse de 3% à 4%, aux environs de 300 millions de bouteilles, selon plusieurs sources industrielles interrogées par l’agence Reuters. Au Royaume-Uni, le champagne fait face à la concurrence   La morosité de la consommation en France, premier marché du champagne avec 51,4% des volumes vendus, continue de peser lourdement. Fin octobre, les volumes étaient ainsi en chute de plus de 6%. La baisse était plus limitée en Europe (-2,6% à la fin octobre) mais le marché britannique, premier marché d’exportation avec plus de 10% des volumes écoulés, reste très compétitif et mal orienté, aux dires des professionnels. Avec une part importante vendue dans le circuit de la  grande distribution britannique (38,5% des volumes), le champagne y subit en effet la concurrence des vins effervescents venus d’Espagne (Cava) ou d’Italie (Prosecco), vendus deux à trois fois moins chers.    A l’inverse, le « grand export » (hors Union Européenne) devrait battre ses records de 2012, grâce à la hausse des volumes et un « mix » plus favorable. La clientèle est en effet friande de rosés, de cuvées spéciales et de vins millésimés, vendus nettement plus chers que les « brut » sans année. Si la tendance semble mitigée aux Etats-Unis, deuxième marché à l’export après le Royaume-Uni, les Champenois anticipent de très solides performances au Japon. Dopé par la reprise de son économie, le pays s’est hissé l’an dernier au quatrième rang des pays importateurs et ses consommateurs ont la réputation d’être avertis et sophistiqués.  L’Australie, où les ventes ont explosé l’an dernier (+11%), devrait poursuivre sur sa lancée, tandis que certains pays d’Afrique comme le Nigeria devraient eux aussi se révéler porteurs. En Chine, où le marché a doublé de taille en 2012, les ventes restent reste encore embryonnaires (2 millions de bouteilles l’an dernier). Cantonné aux villes de Pékin et Shanghai, le champagne reste largement méconnu et son développement devrait encore prendre du temps.

La Russie attaque l’UE devant l’OMC

La Russie attaque l’UE devant l’OMC

 

La Russie faiat l’apprentissage des règles de économie de marché mais régit justement aux mesures antidumping prises par l’UE. Pour cela elle saisit l’OMC. Pas sûr que la Russie sorte gagnante de ce combat juridique à l’OMC (qu’elle connait mal puisqu’elle est adhérente seulement depuis 2012). En outre la régulation économique russe se caractérise par un grand libéralisme mais teintée d’Etatisme et de favoritisme politicien. La procédure concerne « des infractions de la part de l’UE à une série de dispositions de l’accord anti-dumping de l’OMC », a indiqué mardi à l’AFP une porte-parole du ministère de l’Economie.  Il s’agit de la première procédure lancée par la Russie depuis son accession à l’OMC en août 2012.  Elle intervient alors que l’UE a de son côté saisi l’Organisation d’une taxe sur le recyclage automobile imposé par la Russie aux véhicules importés, mais aussi sur fond de relations très tendues entre Moscou et Bruxelles sur une série de dossiers, de l’Ukraine à l’arrestation de militants de Greenpeace.  La plainte a été adressée lundi à la représentation de l’UE devant l’Organisation, a précisé le ministère de l’Economie russe dans un communiqué. La Russie estime que ses industriels ont subi un préjudice atteignant « des centaines de millions de dollars par an » en raison de ces « correctifs énergétiques » appliqués par Bruxelles à une série de secteurs, dont la métallurgie et la chimie (notamment les engrais).  L’UE estime que les prix de l’énergie en vigueur en Russie, bien inférieurs à ceux pratiqués dans l’Union européenne, constituent une entorse à la concurrence.  Mardi, la Commission européenne s’est dite prête à collaborer « en toute bonne foi » aux procédures prévues par l’OMC.   »Nous sommes confiants dans le fait que les mesures visées par Moscou dans la procédure respectent les règles du commerce mondial », a assuré John Clancy, le porte-parole de la Commission chargé des questions de commerce  Selon le ministère russe, Bruxelles a introduit entre 1995 et 2012 au total 17 mesures affectant les exportateurs russes, « la plupart comportant des infractions aux règles internationales ».   »Tous les autres moyens de trouver une solution ayant été épuisés, il a été nécessaire de saisir l’OMC pour rétablir des conditions normales de commerce avec l’UE », a indiqué une source gouvernementale russe à l’agence Interfax.  La « consultation » lancée par Moscou est la première étape de la procédure, afin de trouver une solution à l’amiable dans les 60 jours, c’est-à-dire jusqu’au 22 février, avant l’éventuelle désignation d’un panel (groupe d’experts) chargé de trancher.   »Un premier round de consultations pourra avoir lieu après la période des fêtes », la période du 1er au 8 janvier étant fériée en Russie, a précisé le ministère.  Mais pour une source interrogée par le journal Kommersant, l’UE, bien que premier partenaire de la Russie, ne constitue pas un gros marché pour ses industries chimiques et métallurgiques et la procédure constitue « une réponse à la dispute lancée par l’UE concernant la taxe sur le recyclage automobile ».   »Il est important de montrer que nous aussi nous allons utiliser de manière active les mesures de défense offertes par l’OMC », a ajouté cette source.  En juillet dernier, l’UE avait lancé une procédure du même type visant une taxe russe sur le recyclage des voitures visant les véhicules importés. La période de négociations n’ayant rien donné, un panel a été mis en place fin novembre à l’OMC afin de trancher malgré l’élargissement de cette taxe depuis par le Parlement russe aux véhicules produits en Russie.  Le Japon a saisi l’organisation basée à Genève au sujet de la même taxe.  Obtenue après 20 ans de négociations au prix d’une baisse des droits de douane, l’entrée de la Russie dans l’OMC a été vécue douloureusement par une partie de l’industrie, qui s’estime mal préparée et pas suffisamment armée face à la concurrence étrangère.  Début octobre, le président Vladimir Poutine avait accusé l’UE de protectionnisme et prévenu du prochain lancement de procédures devant l’OMC afin de défendre les intérêts des entreprises russes. Il avait cité, outre les correctifs aux prix de l’énergie, la réglementation énergétique qui impose à Gazprom de partager ses gazoducs avec des concurrents.

Tarifs Gaz : hausse limitée à 0.38%….. avant la taxe carbone et rappel tarifaire de 2012

Tarifs Gaz : hausse limitée à 0.38%….. avant la taxe carbone et rappel tarifaire de 2012

 

Ces tarifs encadrés par l’Etat concernent les 9 millions de foyers restés fidèles aux tarifs réglementés proposés par l’opérateur historique GDF Suez et les régies locales, sur un total de 11 millions de ménages français abonnés au gaz.  Pour les 6 millions de foyers chauffés au gaz, la hausse sera de 0,3%. Pour ceux qui n’utilisent le gaz que pour la cuisson ou pour le double usage cuisson et eau chaude, les augmentations seront de respectivement 0,1% et 0,2%, a précisé la CRE dans sa délibération datée du 20 décembre.  Cette hausse était attendue: le gendarme français de l’énergie avait indiqué début décembre que les tarifs augmenteraient de maximum 0,5% en janvier, confirmant une information du quotidien Le Figaro.  Au mois de décembre, les tarifs du gaz avaient baissé de 0,13% en moyenne.  Depuis une réforme lancée fin 2012, les tarifs réglementés du gaz naturel sont révisés tous les mois.  Mais les ménages abonnés au gaz seront soumis à partir de l’an prochain à la taxe intérieure sur la consommation de gaz naturel (TICGN), dont ils étaient jusqu’ici exemptés, dans le cadre de la mise en place de la contribution climat énergie ou taxe carbone.  Par ailleurs, les foyers en chauffage collectif devraient recevoir une facture rétroactive d’environ 30 euros taxes comprises, en vertu d’un projet de nouvel arrêté remplaçant les tarifs réglementés du gaz du premier semestre 2012.  Le gouvernement avait été prié de remettre la réglementation en ordre après l’annulation en octobre par le Conseil d’Etat de ces tarifs réglementés du gaz pour la période janvier-juillet 2012, à cause d’une différence de traitement injustifiée entre certaines catégories de consommateurs.

Immobilier : la grande braderie en Espagne

Immobilier : la grande braderie en Espagne

 

 

L’ampleur des créances douteuse des banques offre une opportunité extraordinaire aux investisseurs étrangers dans l’immobilier. Les banques doivent se débarrasser de ces créances dans l’immobilier car nombre d’espagnols ne pourront rembourser les prêts. Du coup les prix sont cassés.   »Il y a des dizaines de fonds d’investissement de tous les grands pays, comme les Américains, les Allemands et les Britanniques, qui se concentrent sur l’Espagne », affirme Jose Luis Ruiz, un consultant indépendant de vente immobilière. .  Les investissements dans l’immobilier en Espagne sont revenus à ses niveaux d’avant la crise immobilière de 2008. En 2013, ils ont doublé pour atteindre quatre milliards d’euros, grâce aux investisseurs étrangers, selon un rapport de la société immobilière CBRE, dont le siège est à Los Angeles.  Ces fonds proviennent principalement des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de France, ainsi que de riches investisseurs privés d’Amérique latine.   »Beaucoup d’investisseurs, principalement étrangers, reviennent sur le marché ou entrent sur le marché pour la première fois, et cela provoque une petite correction des prix », explique Mikel Marco-Gardoqui, le directeur de la CBRE chargé des investissements étrangers.  Après avoir enregistré une chute de 37% en moyenne depuis la mi-2007, les prix immobiliers en Espagne ont progressé pour la première fois depuis 2010 sur la période juillet-septembre. Le prix des logements neufs et anciens ont augmenté en moyenne de 0,7% au troisième trimestre par rapport au trimestre précédent.  Dans le secteur résidentiel, « il y a un grande nombre d’étrangers -Français, Belges, Hollandais, Anglais, Allemands et dernière des Russes- qui souhaitent posséder une maison ici pour leur retraite ou pour avoir une résidence secondaire », explique Mikel Marco-Gardoqui.  Des Marocains de classe moyenne acquièrent des maisons à Malaga et « les Français achètent comme des fous sur la Costa Brava », la côte du nord-est du pays, renchérit Fernando Encinar, l’un des fondateurs d’Idealista, premier site Internet d’annonces immobilières en Espagne.  Autre profil type, la « veuve russe » qui s’installe avec ses enfants pendant que le mari continue de travailler en Russie, ajoute-t-il.  Selon les chiffres du gouvernement, le nombre de maisons vendues en Espagne entre octobre 2012 et septembre 2013 a augmenté de 1,4% par rapport à l’année antérieure.  Ce redressement est brandi par ceux qui veulent voir une reprise en Espagne, sortie timidement de deux ans de récession au troisième trimestre. Mais les professionnels du secteur restent prudents.  Les banques, dont certaines ont dû recevoir une aide européenne de 41,3 milliards d’euros, accumulent un taux de créances douteuses de 13%, soit un record absolu en 50 ans.  Or une grande partie de ces créances sont des crédits de promoteurs et de particuliers risquant de ne pas être remboursés et les banques ont toujours sur les bras des stocks immobiliers invendus.  La hausse du prix du logement « est un chiffre positif, évidemment », souligne Carlos Ferrer-Bonsoms, le directeur à Madrid du groupe international Jones Lang LaSalle.   »En même temps, les gens se demandent comment c’est possible » alors qu’on « a parallèlement des informations qui nous disent le contraire, comme le temps que va mettre le secteur bancaire pour se défaire du stock qu’il a », poursuit-il.  Quelque 1,5 million de logements restent invendus sur le marché, selon Fernando Encinar, qui doute d’un redressement solide du secteur à court terme.   »Vu l’état de l’Espagne, les investissements étrangers sont notre seul salut. Car il semble très difficile que nous puissions nous en sortir par nous-même, dit Ruiz.

 

Télé : le conseil d’Etat annule l’achat de D8 par Canal

Télé : le conseil d’Etat annule l’achat de D8 par Canal

 

Le rachat par Canal+ des chaînes D8 et D17 (anciennement Direct 8 et Direct Star), propriété du groupe Bolloré, a été autorisé en septembre 2012 après avoir reçu les feux verts de l’Autorité de la concurrence puis du Conseil supérieur de l’audiovisuel qui l’avaient toutefois encadré d’une série de conditions. Ces décisions ont été contestées par les groupes de télévision concurrents TF1 et M6. Dans une décision rendue lundi, le Conseil d’Etat retoque la décision de l’Autorité de la concurrence pour vice de forme, au motif que le principe de collégialité n’a pas été respecté. Le gendarme de la concurrence n’avait en effet pas réuni à nouveau ses membres à l’issue de nouvelles discussions avec Canal+ après avoir rendu un premier délibéré collectif. Le Conseil d’Etat juge par ailleurs insuffisante l’une des conditions prévues dans le cadre de l’autorisation concernant la rediffusion de films français sur les antennes gratuites. « Le Conseil d’Etat a estimé que l’Autorité de la concurrence avait commis une erreur d’appréciation en acceptant l’un des engagements des parties censé éviter le verrouillage des marchés de droits de rediffusion de films français en clair », indique la plus haute juridiction administrative française dans un communiqué. Il se montre ainsi moins sévère que son rapporteur public, qui, lors d’une audience vendredi, avait pointé du doigt d’autres engagements, notamment en matière d’achats de films américains. Le Conseil d’Etat annule également l’agrément donné à l’opération par le CSA car il s’appuyait en partie sur la décision de l’Autorité de la concurrence. La juridiction précise que sa décision n’a pas d’effet rétroactif et qu’elle ne s’appliquera qu’à compter de l’été prochain. « D’ici au 1er juillet 2014, il appartiendra à l’Autorité de la concurrence de réexaminer l’opération de concentration litigieuse », précise le communiqué. « La décision du Conseil d’Etat ne remet pas en cause l’opération », a réagi le groupe Canal+, en soulignant qu’elle n’aurait pas d’impact immédiat sur les programmes de D8 et D17. Le groupe indique qu’il va entamer de nouvelles  discussions avec les autorités compétentes pour ajuster l’engagement relevé par le Conseil d’Etat. « L’impact va être minimal. Il y aura un seul engagement qui sera réajusté. Dans un délai de six mois, c’est tout à fait réalisable », souligne une autre source au fait du dossier.

 

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