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Sarkozy- Bolloré- Dupuydauby : la saga des requins « africains »

Sarkozy- Bolloré- Dupuydauby : la saga des requins « africains » 

 

Dupuydauby vient de révéler que Sarkozy avait touché des fonds de la Lybie en mouillant au passage Bolloré. La lutte entre les requins d’Afrique ne date pas d’hier comme en témoigne l’article de Libé de 2009.Vincent Bolloré versus Jacques Dupuydauby : partenaires ou ennemis, selon les circonstances, on ne se lasse pas du feuilleton. Finance, politique et justice, leur salade africaine recèle tous les bons ingrédients. Au Togo, un mandat d’arrêt vient d’être lancé contre Jacques Dupuydauby (Libération des 30 et 31 mai),trois ans après l’arrestation de l’Etat-major de Bolloré. Les temps changent. Leur «guerre des ports» en Afrique, Jacques Dupuydauby la résume ainsi : «Deux supermarchés s’affrontent. Le patron de Carrefour [Bolloré, ndlr] considère que la proximité d’un Shopi [Dupuydauby] n’est pas trop gênante. Pas de pot… le Shopi devient un centre Leclerc.» L’avocat de Vincent Bolloré, maître Olivier Baratelli, rétorque : «On l’a peut-être bridé dans son développement, mais ça ne l’autorise pas à nous piquer des actifs.» Car le «Shopi», avant de devenir un «Leclerc», était une vraie-fausse filiale de «Carrefour». Vincent Bolloré a toujours été adepte des montages complexes, à l’aide de discrètes coquilles financières. En Afrique, il a d’autant plus raison d’avancer masqué que ses différents métiers (plantations, trains, manutention, fret…), complémentaires, peuvent indisposer les pouvoirs publics, soucieux de voir un groupe truster la chaîne du ravitaillement. Cas d’école au Togo. Jacques Dupuydauby est à tu et à toi avec le président Eyadema (moins avec son successeur de fils). Mais pas Bolloré : le général togolais a de surcroît racheté sa maison d’enfance. Depuis 1998, Dupuydauby sert donc de poisson pilote à Bolloré, contre 30 000 euros d’honoraires mensuels. En 2001, il obtient le marché de la manutention du port de Lomé. Dupuydauby n’a pas un sou vaillant, c’est donc Bolloré qui finance en injectant 11 millions d’euros dans un holding espagnol, Progosa. Qui sera contrôlé par Bolloré, mais dirigé par Dupuydauby. Tout baigne, l’investissement togolais est vite rentable. Dupuydauby voit grand, trop grand aux yeux de Bolloré : Lomé risque de concurrencer ses activités portuaires voisines (Côte-d’Ivoire, Gabon, Cameroun, etc.). A Progosa, qui envisage de construire un troisième quai, Gilles Alix, directeur général du groupe Bolloré, écrit sèchement en 2002 : «Concernant les perspectives de développement du port de Lomé, je pense qu’il convient d’être extrêmement prudent car l’installation d’un hub pourrait être très préjudiciable à nos activités maritimes et terrestres, en banalisant l’opération de transport en Afrique.» Mais Dupuydauby persiste, jouant de l’antagonisme Eyadema-Bolloré. Ce dernier accepte de se retirer du capital de Progosa, mais pas tout à fait quand même, histoire de contrôler à distance la suite des événements. Il cède donc ses parts au groupe Hottinger, un ami franco-suisse qui n’entend rien à l’activité portuaire, avec promesse de rachat. En jargon financier, cela s’appelle un portage ; en langage commun, un faux nez. Une note interne du directeur juridique de Bolloré que Libération a pu se procurer, l’ancien juge Jean-Louis Delahaye indique la marche à suivre : «Cession de la participation à une structure opaque à créer (trust, par exemple) ou a des actionnaires extérieurs (portage).» Suit la suggestion d’une cascade de holdings intermédiaires – «contrôle», puis «contrôle partiel» et enfin «aucun contrôle» de Bolloré. Dans son petit manuel du portage, l’ex-magistrat évoque les «risques» de perdre le contrôle de l’usine à gaz. Et de recommander : «Il pourrait être envisagé de faire nommer des auditeurs proches du groupe mais n’apparaissant pas trop liés à lui, aux différents étages.» Son message est annoté par Bolloré : «OK, prendre les mesures nécessaires.» Un portage fonctionne tant que porteur et porté marchent main dans la main. Or Dupuydauby n’en fait qu’à sa tête. Profitant que le groupe Hottinger se comporte en sleeping partner, il exfiltre les actifs portuaires de Progosa. Après avoir envisagé de les céder à sa propre épouse, il les confie, fin 2004, à des «investisseurs luxembourgeois», derrière lesquels se dissimuleraient quelques dignitaires africains. Quand Bolloré se réveille, en 2005, rachetant sa participation à Hottinger, il est trop tard : «Mon pote, tu es l’heureux propriétaire d’une coquille vide», lui signifie Dupuydauby. Son directeur juridique, Gérard Perrier, joue au naïf dans un courrier à Gilles Alix : «J’étais convaincu d’être recruté par le principal concurrent de Bolloré, alors que je travaillais en fait pour une société détenue clandestinement par votre groupe.» Outre leurs plaintes en Europe, Bolloré et Dupuydauby multiplient les procédures en Afrique. Dans un premier temps, Bolloré obtient gain de cause devant le tribunal de Lomé : en février 2006, il annule la cession des actifs aux curieux actionnaires togolo-luxembourgeois. Dupuydauby contre-attaque en portant plainte pour corruption de magistrat. Dans la foulée, quatre dirigeants du groupe Bolloré se retrouvent en garde à vue, libérés contre une caution d’un million d’euros après intervention du Quai d’Orsay. Dupuydauby sait de quoi il retourne : lui-même rémunère grassement (255 000 euros en deux ans) Charles Debbasch, ex-doyen de la faculté d’Aix, condamné en France dans l’affaire Vasarely et réfugié en Afrique en tant que conseiller très spécial du président du Togo. Pour plus de sûreté, Dupuydauby a recruté l’ex-Premier ministre togolais. Sur l’exfiltration des actifs portuaires, il se prévaut de «l’aval des autorités». Au Gabon, la justice est plus rapide – plus folle, aussi. Mêmes causes, mêmes effets : Bolloré, avec ses multiples casquettes, ne pouvait tout rafler. Lauréat de la manutention portuaire, difficile de concourir à la concession des ports d’Owendo et de Port-Gentil. C’est donc la coquille de Dupuydauby qui emporte l’appel d’offres en 2003. Sitôt fait, il l’exfiltre au Luxembourg par le même truchement. Bolloré porte plainte. Après conflit au sein de la cour d’appel de Libreville, entre le premier président (favorable à Bolloré) et le président de la chambre commerciale (pro-Dupuydauby), la cour de cassation donne raison au second avec cet attendu qui en dit long : «Le ministre de la Justice a fermement enjoint au Premier président de se dessaisir.» Au Gabon, il y a désormais autorité de la chose jugée. Dupuydauby a niqué Bolloré en tout bien tout honneur

 

 

Paradoxe, la BCE inquiète de la disparition de l’inflation !

Paradoxe, la BCE inquiète de la disparition de l’inflation !

 

La seule mission officielle de la BCE est de surveiller l’inflation. Or elle  inquiète de sa faiblesse ; en cause évidemment , l’activité qui s’écroule et dont la BCE prend enfin conscience. . Non seulement l’activité économique est de plus en plus faible en Europe, mais l’inflation, qui est normalement le principal souci de la BCE, est tombée à 1,7% sur les douze derniers mois dans la zone euro. Bien en deçà de la norme de 2% qui est son objectif officiel. Mario Draghi, le président de la BCE, a expliqué ces dernières semaines qu’il s’inquiétait d’une inflation trop basse. C’est le signe indiscutable d’une baisse de régime de l’activité économique de plus en plus inquiétante. La BCE, qui a publié ce mercredi son rapport annuel 2012, apporte un indice supplémentaire du soin qu’elle apporte à bien cerner les véritables tensions inflationnistes. Elle y explique qu’elle suit de très près un indicateur relativement négligé précédemment, qui consiste à défalquer les hausses de TVA de l’indice des prix à la consommation. Ainsi, si on fait abstraction de l’impact des changements de TVA en 2012, l’inflation n’a été que de 2,1% au lieu de 2,5%, chiffre officiel, l’an dernier. De plus en plus de pays y ont recours pour combler leurs déficits, même si en France on y répugne car ce n’est pas «politiquement correct»: les ménages les moins aisés y sont en effet plus sensibles dans la mesure où la consommation pèse relativement plus dans leurs budgets. Au passage, les experts de la BCE disent tout le bien d’«imposer des taux de taxation plus élevés sur la consommation et de réduire les taxes sur les revenus du travail». C’est une façon pour les pays qui souffrent d’une mauvaise compétitivité de combler en partie leurs handicaps. Dans cette même étude de son rapport annuel, la BCE met en avant un autre concept, celui «d’inflation sous-jacente», autrement dit la hausse des prix à la consommation à l’exclusion des produits énergétiques et alimentaires qui sont très volatils. La notion «d’inflation sous-jacente» mesure en réalité les véritables tensions inflationnistes d’un pays et en particulier le couple prix-salaires. La BCE explique qu’elle reste très vigilante sur ce point, et qu’elle veut éviter les «effets de second tour», autrement dit les réactions salariales aux hausses de prix. Mais il semblerait qu’étant donné l’état du marché du travail en Europe, ces réactions soient pour le moins bien amorties. Au total, si on élimine les effets TVA, ainsi que les produits énergétiques et alimentaire, on s’aperçoit que l’inflation a été négative en Grèce et au Portugal l’an dernier, qu’elle a été inférieure à 1% en Espagne et de 1,7% en Italie, alors que la hausse des prix a été de plus de 3% en apparence dans la péninsule italienne. En France, elle n’a pas dépassé 1,2% l’an dernier, au lieu de 2,2% en apparence. Et pour la zone euro dans son ensemble cette mesure hors TVA et produits volatils conduit au chiffre de 1,2% au lieu du taux officiel de 2,5% en 2012.La BCE, dont la mission principale, sinon unique, est la stabilité des prix, peut donc être rassurée quant à l’importance des véritables tensions inflationnistes. En mettant l’accent à la fois sur l’inflation sous-jacente et sur l’inflation hors TVA elle exprime son inquiétude vis à vis d’une éventuelle disparition de l’inflation. Après tout ce serait son fonds de commerce qui disparaîtrait du même coup. Un seul être vous manque et tout est dépeuplé, serait on tenté de dire.

 

Ségolène Royal : la BPI nest pas là pour faire du business

Ségolène Royal : la BPI nest pas là pour faire du business

.  La Banque publique d’investissement a-t-elle vocation à « faire du business »? Oui, pour son directeur général Nicolas Dufourcq. Non, pour sa vice-présidente Ségolène Royal.La polémique entre les deux dirigeants de la toute nouvelle structure, destinée à financer les PME via le regroupement d’Oseo, de CDC Entreprises et du Fonds stratégique d’investissement, n’est toujours pas éteinte. D’autant que l’ex-candidate à la présidentielle en a remis une couche, lundi 22 avril, à l’issue d’un conseil d’administration qui devait, justement, définir la doctrine d’intervention de la BPI. Celle-ci « doit faire de l’emploi, de la croissance, redonner confiance aux chefs d’entreprise. Elle n’est pas là pour faire du business ni du profit sur le dos des chefs d’entreprises« , a-t-elle déclaré au micro de BFMTV.  Des déclarations qui interpellent, puisque le patron de bpifrance (son nom officiel) a, depuis sa nomination, tenu un discours ferme concernant les entreprises se trouvant face à des difficultés d’ordre structurel. « Pour les entreprises en décroissance sur des marchés en déclin, il n’y a pas de solution« , avait-il ainsi prévenu, en janvier dernier, ajoutant: « le coeur de mission de la BPI n’est pas celui de sauver un outil industriel obsolète, c’est de construire France 2030« . La situation de Petroplus, à propos de laquelle Nicolas Dufourcq s’était exprimé, affirmant que cela n’aurait pas représenté un « bon business » est symptomatique. Car Ségolène Royal, qui a alors fustigé le « dérapage » de Nicolas Dufourcq, a montré la dimension politique de la BPI. Deux versions s’affrontent donc, concernant une doctrine d’intervention qui reste floue, mais qui devra pourtant être présentée au Parlement le 15 mai prochain.

 

La guerre monétaire va créer de l’inflation

La guerre monétaire va créer de l’inflation

La guerre monétaire est engagée, elle se traduit par le fait que les planches à billets tournent à bloc (Etats-Unis, Chine, Japon à un degré moindre pour l’Europe car l’Allemagne freine). Les masses monétaires deviennent beaucoup plus importantes que les richesses qu’elles sont supposées représenter, il y a donc une dévaluation de fait ; avec des conséquences en terme d’inflation ; En fait les dettes sont remboursées avec de la monnaie de signe et l’inflation est supportée par les consommateurs et les petits épargnants. Une inflation qui est passée sous silence car les méthodologies sont obsolètes (exemple en France  on ne compte pads l’augmentation des impôts qui flambent pourtant), on est aussi incapable d’intégrer évolution de la structure des dépenses, une structure très volatile qui s’adapte à la crise (on consomme autrement, autre chose ; exemple le prix des voitures baissent dans ‘indice des prix mais on en achète beaucoup moins )). L’inflation réelle est bien supérieure à l’inflation officielle calculée par les gouvernements et les banques centrales puisqu’ils utilisent tous l’arme de la planche à billets. En effet, mieux vaut pour eux tout contrôler ! L’inflation réelle atteint ainsi 6% en France et 9% aux Etats-Unis où la Réserve fédérale a déjà imprimé quelque 3 000 milliards de dollars de papier monnaie pour “boucher les trous”… Et ce n’est pas fini, le rythme d’impression continuant à la vitesse de 85 milliards de dollars par mois. Bien entendu, les Américains ne sont pas les seuls à utiliser l’arme monétaire pour “dissoudre” des dettes qu’ils ne pourront jamais rembourser ; les Européens, les Chinois et les Japonais font de même pour des sommes énormes. La conséquence en est que nous entrons dans un nouveau cycle économique où les taux d’inflation de 1% à 2% ne sont plus qu’un lointain souvenir. Ils laissent place à une véritable guerre monétaire où chaque banque centrale va veiller à imprimer le plus de monnaie possible pour en faire baisser le cours et ainsi “voler” des parts de marché aux autres à l’exportation — une discipline qui se nomme la “dévaluation compétitive”. En effet, mieux vaut posséder une monnaie faible pour être moins cher si l’on veut exporter, le problème étant que la Banque centrale européenne est déjà celle qui imprime le moins (les Allemands ont déjà eu du mal de s’y mettre car ils n’aiment pas l’inflation qui leur rappelle de mauvais souvenirs !…) Cela nous soucie beaucoup pour la France et l’Europe qui vont servir de support à la croissance des autres au niveau international. Voilà pourquoi l’euro monte en ce moment beaucoup contre les autres monnaies, ce qui n’est pas favorable à nos entreprises face à la concurrence mondiale (un problème de plus). Dès lors, la masse monétaire sur notre planète devient énorme, la valeur des billets de banque placés dans votre porte-monnaie perd sans cesse de sa valeur. Ceux qui vont réellement payer la crise sont les personnes qui placent 100 000 euros à un taux de 3% dans une inflation à 6% ce qui leur génère une perte annuelle de 3 000 euros… L’endettement des Etats, ainsi, va se résorber tout seul, sur de nombreuses années, ce qui est extrêmement astucieux ! Par contre, les grands gagnants de la période actuelle sont les chefs d’entreprises et les particuliers qui empruntent massivement pour développer leurs sociétés ou se constituer un important patrimoine immobilier. En effet, l’inflation actuelle et à venir va littéralement dissoudre la valeur de leurs crédits là où les loyers et la valeur des actifs immobiliers bien sélectionnés ont toujours tendance à suivre celle de l’érosion monétaire et à se réévaluer. Prenons l’exemple d’un crédit d’un million d’euros. Au bout de trois ans, avec un taux d’inflation de 6%, il aura perdu 180 000 euros de sa valeur pour ne plus valoir que 820 000 euros en euros constants ! Il y a les intérêts bancaires à payer, nous direz-vous, ce qui est parfaitement exact… mais dans d’excellents montages immobiliers, le niveau des loyers, des plus-values, des réductions d’impôts et les éventuelles récupérations de TVA sont très souvent à des niveaux bien supérieurs ! (avec Chronique Agora).

 

Londres contre la taxe TOBIN

Londres contre la taxe TOBIN .

La Taxe sur les transactions financières (TTF) ne serait adoptée que par les pays membres de la zone euro signataires, mais affecterait les investisseurs du monde entier. Bien que la Grande-Bretagne n’ait pas l’intention d’appliquer cette taxe, ses détracteurs craignent qu’elle n’affecte les entreprises britanniques actives dans des Etats qui l’auront mise en place -dont la France et l’Allemagne-, et par ricochet, ne réduise la croissance du pays. «Nous ne sommes pas contre le principe même de taxer les transactions financières, mais nous nous inquiétons des effets extra-territoriaux de la proposition de la Commission et je pense que cette préoccupation est partagée par quelques autres pays», a affirmé M. Osborne. Le projet de la Commission, rendu public à la mi-février, prévoit la création d’une taxe de 0,1% sur les actions et les obligations, et de 0,01% sur les produits dérivés. En vertu du «principe du lieu d’émission» énoncé dans le projet, les instruments financiers émis dans les 11 pays participants seront imposés même s’ils sont négociés en-dehors de cette zone. Et le «principe de résidence» prévoit que si l’une des parties à la transaction est établie dans l’un des 11 pays, la taxe sera due, indépendamment de l’endroit où la transaction aura lieu. Le gouvernement britannique s’est opposé au projet dès sa première mouture, en septembre 2011, affirmant craindre ses conséquences pour la place financière londonienne. Devant l’impossibilité de convaincre l’ensemble des 27 pays de l’UE d’y participer, 11 pays ont lancé une coopération renforcée: la France, l’Allemagne, la Belgique, le Portugal, la Slovénie, l’Autriche, la Grèce, l’Italie, l’Espagne, la Slovaquie et l’Estonie. Selon la Commission européenne, la taxe sur les transactions financières devrait générer des recettes de l’ordre de 30 à 35 milliards d’euros par an. La crainte est que la taxe n’affecte les «économies et les retraites des gens, ainsi que les emplois et la croissance», a déclaré un porte-parole du Trésor britannique, a déclaré un porte-parole du Trésor britannique. «Nous n’adopterons pas une taxe purement européenne, et nous avons dit aussi que nous n’empêcherions pas d’autres pays de le faire, mais seulement si les droits des pays qui ne prennent pas part au projet sont respectés», a-t-il ajouté. De son côté la Commission européenne s’est déclarée «confiante» dans la «solidité légale» du projet. «Du point de vue de la Commission, il n’existe pas d’extra-territorialité pour la TTF, a expliqué un porte-parole de la Commission. Elle est totalement conforme au droit international et aux principes du marché unique. Les transactions ne seront taxées que s’il existe un lien économique établi avec la zone TTF, dans le respect total des principes de la taxation transfrontalière».

 

Cohn-Bendit : la gauche de la paresse

Cohn-Bendit : la gauche de la paresse

Débarrassé de toute ambition électorale, Cohn Bendit se lâche et juge que la gauche est paresseuse et obsolète. Cela vaut surtout pour le PS qui n’a jamais entamé le moindre fort de réflexion idéologique et qui finalemenet sous couvert de pseudo socialisme gère en fait la politique budgétaire libérale que veut l ‘Europe mais  encore plus mal que la droite. L’eurodéputé écologiste Daniel Cohn-Bendit a déploré dans Le Monde samedi « une paresse de la gauche », incarnée notamment par François Hollande, et une social-démocratie qui se retrouve « désemparée face à l’ampleur de la crise » parce qu’elle n’a « pas su se renouveler ». « Globalement, il y a une paresse de la gauche », estime le député européen, qui demande « où est passée la grande réforme fiscale » de François Hollande, ou ce « qu’est devenue son idée de République contractuelle », qui « aurait pu déboucher sur une vraie décentralisation ». « Il aurait fallu trancher, oser affronter le groupe socialiste. Il ne l’a pas fait. Sur le cumul des mandats, c’est pareil, il y va à reculons. Sur le droit de vote des étrangers, il a renoncé à la bataille alors qu’il aurait pu la mener, quitte à la perdre », énumère ensuite Daniel Cohn-Bendit. « Même si cela n’est pas vrai, on a l’impression que la seule chose que son gouvernement fasse est de reprendre à son compte une politique budgétaire libérale pour tenter de démontrer qu’il a été plus efficace que Nicolas Sarkozy », explique-t-il.Quant aux Verts, dont il s’est éloigné, Daniel Cohn-Bendit juge qu’ils « portent un discours novateur mais ils sont politiquement trop faibles et la manière dont ils s’y prennent, en disant qu’ils savent tout sur tout, ne les rend pas crédibles ». Selon le député européen, qui veut prendre sa retraite politique, « la social-démocratie française, et plus généralement la social-démocratie européenne, n’ont pas su se renouveler » et « sont désemparées face à l’ampleur de la crise ». « La globalisation des crises économique, financière et écologique remet en cause l’idée traditionnelle de répartition des bénéfices de la croissance. C’est une économie nouvelle qu’il faut bâtir, une économie capable d’assumer la transition industrielle et énergétique. Si on se place dans cette perspective, faire croire qu’on peut sauver Florange ou Aulnay n’a pas de sens », ajoute Daniel Cohn-Bendit.

 

Ségolène Royal recadre la BPI

Ségolène Royal recadre la BPI

 

. Devant une délégation de l’intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, près de Rouen, la vice-présidente de la BPI (Banque Publique d’Investissement) a fermement recadré le directeur général de l’établissement.  Le DG de la BPI avait heurté en estimant mercredi que le sauvetage de Petroplus ou des hauts-fourneaux de Florange n’aurait pas représenté «un bon business». La veille, le tribunal de commerce de Rouen avait rejeté les deux dernières offres de reprise de la raffinerie, scellant le sort de de ses 470 salariés. Ces déclarations constituent un «grave dérapage» aux yeux de Ségolène Royal. Elles «n’ont aucune raison d’être et ne se reproduiront pas», tranche celle qui avait dit, au moment de sa nomination à la BPI, vouloir «servir modestement, mais efficacement une grande idée : la BPI, banque des territoires, des PME, de la mutation écologique». Ce vendredi, face à l’intersyndicale, elle a assuré que la BPI aurait aidé le site si un repreneur avait été retenu par le tribunal de commerce. Son directeur général avait indiqué mercredi que l’établissement ne s’était pas engagé dans le dossier de la raffinerie Petroplus, préférant consacrer ses fonds à des projets jugés plus porteurs d’avenir : «Notre agenda, c’est la France de 2030. Petroplus, est-ce la France 2030 ?» A propos de l’usine ArcelorMittal de Florange, il avait par ailleurs fait valoir que selon l’«arbitrage» réalisé «on aurait perdu beaucoup d’argent et ce n’aurait pas été un bon business». «La BPI est là pour prendre des risques, parfois elle perdra, parfois elle gagnera», a répliqué Ségolène Royal ce vendredi. Elle n’est pas la seule à avoir tiqué. Dès le lendemain de la publication de ces propos – tenus en marge de la première réunion du comité national d’orientation de la BPI, à Caen – le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a recadré Nicolas Dufourcq. «Je l’ai réprimandé en lui faisant observer qu’il n’a pas à déclarer» cela, a-t-il tancé au micro de RTL, jurant que «la raffinerie est une activité que nous ne voulons pas importer». L’UDI, via son porte-parole Philippe Vigier, s’était aussi offusqué de ces «propos méprisants». «Nicolas Dufourcq, nommé par Jean-Marc Ayrault, semble avoir oublié que la BPI n’est pas un fonds d’investissement privé mais qu’elle a vocation à soutenir les entreprises françaises», rappelait le parti centriste de Jean-Louis Borloo. «On recherchera un repreneur jusqu’au bout. Un repreneur crédible. Et puis si nécessaire, l’Etat interviendra pour compléter», avait d’ailleurs promis le Premier ministre à propos de Petroplus, mercredi sur France

Sarkozy : Bettencourt: la procédure va durer

Sarkozy : Bettencourt: la procédure va durer

La chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Bordeaux aura le 25  avril  à examiner des demandes d’annulation de mises en examen de Pascal Wilhelm, ancien gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, et de l’entrepreneur Stéphane Courbit.  Le premier réclame qu’une première mise en examen prononcée le 13 juin 2012 pour abus de faiblesse soit annulée afin qu’il soit simple témoin assisté, et l’annulation de sa nouvelle mise en examen du 11 février 2013 pour escroquerie. M. Courbit réclame lui l’annulation de sa mise en examen du 19 février pour escroquerie et recel d’abus de faiblesse.  Ils sont notamment poursuivis dans le cadre d’un investissement de 140 millions d’euros réalisé par Liliane Bettencourt, en situation de faiblesse psychique, dans la société de M. Courbit et sous la supervision de M. Wilhelm, fin 2010 et début 2011.  Toutes les autres parties de ce dossier portant sur les abus de faiblesse possiblement commis aux dépens de Mme Bettencourt depuis septembre 2006 sont convoquées et invitées à s’exprimer à cette audience.  C’est l’occasion que pourrait saisir l’avocat de l’ex-chef d’Etat, Me Thierry Herzog, qui avait annoncé dès la mise en examen pour abus de faiblesse de son client, le 21 mars, son intention de « former immédiatement un recours » contre la mise en examen.  Il ne l’a cependant pas encore fait. Après une semaine de violente agitation médiatique autour de cette mise en examen, M. Sarkozy avait soudain annoncé qu’il « suspendait tout recours », en attendant un avis demandé le 27 mars par la ministre de la Justice Christiane Taubira au Conseil supérieur de la magistrature (CSM) sur les commentaires exacerbés suscités par l’affaire.  Or, le CSM, qui avait aussitôt indiqué qu’il se réunirait « très prochainement » pour préparer cet avis, ne l’a toujours pas rendu. Et même, il a fait savoir jeudi qu’il procédera « dans les prochaines semaines », à une analyse générale sur les mises en cause de magistrats ou de décisions de justice, sans « aborder des procédures  en cours ». Une analyse qui nécessitera de nombreuses auditions.  Autant dire que si M. Sarkozy tient son engagement de ne pas présenter de recours avant l’avis du CSM, il n’aura sans doute pas l’occasion de le faire avant que le dossier, achevé et transmis au parquet par les juges fin mars, en soit au moins au stade des réquisitions du parquet.  Or celui-ci a déjà fait connaître son intention de requérir, d’ici à la date-butoir de fin juin, un non-lieu à l’égard de M. Sarkozy, les charges semblant peu démontrées. Cela n’empêchera pas les juges d’instruction de prononcer son renvoi devant un tribunal correctionnel, s’ils le veulent vraiment. Mais le parquet pourrait pousser ses certitudes jusqu’à faire appel d’un tel renvoi, et ce serait alors d’autres juges, ceux de la cour d’appel, qui trancheraient en définitive.  Demander spécifiquement l’annulation de la mise en examen de son client dans ce contexte plutôt favorable pourrait être un risque pour Me Herzog. Ce genre d’annulation est en effet rarissime, et un arrêt de confirmation de la mise en examen par la chambre de l’instruction pourrait s’accompagner de commentaires explicatifs dont l’ex-chef d’Etat se passerait bien.  Même s’il ne sollicite pas spécifiquement l’annulation de sa mise en examen, rien n’empêche cependant Me Herzog de présenter d’autres remarques et demandes d’annulation dans ce dossier.  L’ex-président Sarkozy et son avocat ont jusqu’à la veille de l’audience pour déposer leur mémoire, et pourraient bien faire durer le suspense jusque-là.  Le 25 avril aussi, la chambre de l’instruction aura à examiner, après deux renvois précédents, le dossier des nullités concernant les écoutes réalisées par le majordome de Mme Bettencourt dans le salon de celle-ci, et leur publication par la presse.

 

Draghi : la réduction des dépenses , pas la fiscalité

Draghi : la réduction des dépenses , pas la fiscalité

Mario Draghi, qui s’exprimait à Strasbourg devant le Parlement européen, a ainsi brossé un portrait de l’Etat vertueux qui ressemblait plus à l’Allemagne d’Angela Merkel qu’à la France de François Hollande. Il a rappelé que, si la consolidation budgétaire était indispensable au retour d’une croissance durable, toutes les politiques n’étaient de nature à juguler aussi vite la contraction de l’économie qui en résulte inévitablement. « L’accroissement de la compétitivité est la seule issue pour limiter les effets de cette consolidation budgétaire », a-t-il affirmé. « Il y a deux types de pays, des pays qui ont de faibles déficits budgétaires, un fort secteur financier et des excédents sur leur balance de paiement et des pays où c’est le contraire », a expliqué Mario Draghi. « Vous verrez que dans le premier groupe, ils ont maintenu depuis un certain nombre d’années la modération salariale et pas dans l’autre », a-t-il poursuivi. Le président de la BCE a également souligné que la réduction des dépenses courantes provoquait « une moindre contraction de l’économie qu’une augmentation de la fiscalité ». « Je ne donne pas de recette, mais voyez par vous-même », a-t-il conclu à la veille de la présentation par le gouvernement français du programme de stabilité qui est censé lui permettre de ramener le déficit budgétaire du pays à 2,9% en 2014. Les dirigeants français ont souvent critiqué les forts excédents commerciaux allemands obtenus au prix d’une politique de dérégulation sociale et de modération salariale engagée au début des années 2000 par le chancelier social-démocrate Gerhard Schröder. A l’inverse, les responsables allemands exhortent leurs homologues français à procéder à des réformes structurelles, notamment du marché du travail, pour relancer une compétitivité qui s’est effondrée ces dernières années.

La pollution responsable des allergies

La pollution responsable des allergies

 

 

Le Pr Michel Aubier, chef du service de pneumologie de l’hôpital Bichat à Paris, publie L’homme malade de son environnement, aux éditions Plon. Un Français sur dix  a une allergie respiratoire, un enfant sur sept est asthmatique. « Le réchauffement de la planète a un impact sur les allergies respiratoires. Avec un climat plus chaud, le printemps, en général, est plus précoce, et l’été se termine plus tard. Par conséquent la floraison débute plus tôt, et la saison des pollens commence plus tôt » explique le Pr Michel Aubier. L’augmentation de la température rend les pollens plus agressifs. Les pollens sont modifiés par la température, mais surtout par la pollution concomitante à cette augmentation de chaleur. Les pollens se fixent notamment sur les particules de diesel et l’ozone rend les pollens beaucoup plus agressifs. L’air que nous respirons dans nos appartements ou nos bureaux peut faire le lit des allergies respiratoires. Les habitants des pays industrialisés passent presque 90% de leur vie dans des lieux fermés : maison, bureau, moyens de transport… Il y a énormément de polluants domestiques qui ont été identifiés, des substances présentes dans le bâtiment, les meubles, les peintures. Des allergènes que l’on trouve aussi dans les émanations des appareils de chauffage, de cuisson… Tout ceci participe à l’explosion d’allergies respiratoires. A l’extérieur il n’y a pas grand-chose à faire à part ne pas planter d’arbres très allergisants comme le bouleau ou le cyprès.  A l’intérieur, il faut aérer les locaux, ne pas trop les chauffer, veiller à ce qu’il n’y ait pas trop d’humidité. La désensibilisation est efficace lorsque l’on ne présente pas trop d’allergies. Le plus souvent cela se fait par des gouttes à avaler ou par des comprimés. Les piqûres sont de plus en plus rares.

 

Sondage : la classe politique corrompue pour 55%

Sondage : la classe politique corrompue pour 55%

Selon un sondage CSA pour BFM TV rendu public, 55% des Français estiment en effet que la plupart des hommes politiques sont corrompus, contre 37% qui estiment que la corruption ne concerne qu’une minorité du personnel politique. La semaine dernière, une étude comparable commandée à OpinionWay par Le Figaro et LCI affichait des scores encore pire. Quelque 77% des personnes interrogées estimaient que les politiques étaient corrompus, signe de l’effet dévastateur de l’affaire Cahuzac. Entre ces deux études, l’exécutif a promis de prendre le taureau par les cornes. Mais alors que le chef de l’Etat a annoncé mercredi de nouvelles mesures pour une meilleure transparence de la vie politique, la défiance semble, elle, générale. Pour preuve, 61% des personnes interrogées n’affichant aucune préférence partisane estiment qu’une majorité de politiques sont corrompus. Un chiffre qui atteint les 70% chez les sympathisants du Front national. Ils sont 53% à la penser du côté des soutiens du Front de gauche. Les chiffres les moins hauts se retrouvent parmi les sympathisants des deux grands partis de gouvernement : « seuls » 48% des supporters de l’UMP valident la thèse de la corruption généralisée, 38% en ce qui concerne les soutiens du Parti socialiste.

Evasion fiscale : la City de Londres au centre du scandale

Evasion fiscale : la City de Londres au centre du scandale

Affaire Cahuzac, forum Offshore Leaks… La lutte contre les paradis fiscaux est plus que jamais d’actualité au sein de l’Union européenne, et au-delà. Le président du conseil européen, Herman Van Rompuy, l’a bien senti ce 12 avril. Après avoir chiffré le coût de l’évasion fiscale à 1.000 milliards d’euros par an, il a dit vouloir « saisir l’élan politique » sur ce thème en l’inscrivant au menu du sommet européen du 22 mai prochain à Bruxelles. Dans le même temps, les pressions se multiplient auprès des pays européens qui pratiquent encore le secret bancaire, comme le Luxembourg et l’Autriche, ou qui abritent des paradis fiscaux à part entière. En cause notamment: les îles anglo-normandes de Jersey ou Guernesey ou encore l’Ile de Man. Selon Gabriel Zucman, professeur à l’Ecole d’Economie de Paris, qui cite les chiffres de la banque des règlements internationaux, « le montant des dépôts bancaires qui s’y trouvent se chiffre en centaines de milliards de dollars ».  Des montants qui tendent d’ailleurs à diminuer à mesure que ces territoires signent des traités de coopérations, de transmission d’informations bancaires avec les autres pays. Mais « les listes fournies par les établissements de ces îles n’ont pas grand intérêt », estime Gabriel Zucman. Parce que selon lui, ces îles joueraient en réalité le rôle de « rabatteur » d’actifs pour les banques de la City, le quartier d’affaires britannique où siègent les plus grandes banques mondiales. Dans les établissements de toutes ces anciennes colonies de l’empire britannique, « il n’y a pas beaucoup d’activité financière proprement dite » assure-t-il. Si autant d’actifs y sont enregistrés, c’est en raison « des conditions fiscales et des règlementations particulièrement souples ». Mais en réalité, « ils sont gérés de façon concrète depuis la City », martèle l’économiste…

 

La Suisse bloque les 10 millions d’un ministre socialiste grec

La Suisse bloque les 10 millions d’un ministre socialiste grec

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Les procureurs suisses ont gelé 10 millions de francs suisses d’avoirs (8 millions d’euros) liés à l’ancien ministre grec de la Défense Akis Tsohatzopoulos, condamné pour corruption, et enquêtent pour déterminer si des intermédiaires établis en Suisse l’ont aidé à blanchir de l’argent. Dans son rapport annuel, publié vendredi, le ministère public de la Confédération note que « l’arrestation en Grèce d’un ancien ministre de la Défense, membre dirigeant d’un parti politique, et de son cousin a incité plusieurs banques à réexaminer certaines relations d’affaires ». Une enquête est en cours afin « d’établir si la participation au blanchiment d’argent de personnes agissant en Suisse peut être prouvée, et si, en ce qui concerne les banques, la responsabilité de l’entreprise est engagée ». « Cette situation présente un risque considérable pour la réputation non seulement des banques impliquées, mais de la Suisse elle-même », poursuit le MPC. Akis Tsohatzopoulos est devenu en Grèce l’incarnation de la corruption et des dérives de la classe politique. Il a été condamné début mars par la justice grecque à huit ans de prison pour corruption et fraude fiscale. Les juges ont sanctionné son incapacité à expliquer son train de vie fastueux. Naguère cadre influent du Parti socialiste (Pasok), Akis Tsohatzopoulos, qui a mis fin à sa carrière politique en 2009, nie toute malversation et envisage de faire appel. Une autre procédure en cours porte sur son acquisition d’une villa luxueuse d’Athènes, qui aurait été financée par le blanchiment d’argent via des centres financiers offshore.

Energie : la cathédrale administrative rejetée par le conseil constitutionnel

Energie : la cathédrale administrative rejetée par le conseil constitutionnel

Les juges du Conseil Constitutionnel, saisis par les parlementaires UMP, ont annulé jeudi le dispositif principal de la loi Brottes sur l’Ecologie, qui instaurait trois tarifs différents : un prix réduit pour une faible consommation, puis légèrement défavorables sur les consommations moyennes et enfin très défavorables au-delà. Objectif de la mesure: inciter les Français à la sobriété en pénalisant les gros consommateurs.  « Je ne renonce pas à la tarification progressive de l’énergie », a assuré la ministre de l’Energie et de l’Ecologie Delphine Batho, reconnaissant une « déception » mais soulignant que « le Conseil Constitutionnel n’a pas censuré le bonus malus dans son principe mais dans son périmètre d’application. Elle a immédiatement promis « une solution nouvelle et juridiquement solide » qui sera incluse dans le projet de loi de programmation sur la transition énergétique. Elle devrait être présentée en octobre.  Les Sages du Conseil Constitutionnel, qui avaient déjà retoqué une des mesures phares du début de quinquennat Hollande, la taxe à 75% sur les plus hauts-revenus, ont estimé que le bonus-malus était « contraire au principe d’égalité devant les charges publiques » pour deux raisons. La première parce qu’il ne concernait que les particuliers et pas les entreprises et ensuite parce qu’il s’appliquait au chauffage collectif, quand bien même celui-ci empêche de distinguer les consommations de chacun. L’exclusion des consommations professionnelles « conduisait à ce que des locaux dotés des mêmes dispositifs de chauffage, soumis aux mêmes tarifs et, pour certains utilisant un dispositif de chauffage commun soient inclus ou exclus du seul fait qu’ils étaient ou non utilisés à des fins domestiques ».   La seconde, sur l’inclusion du chauffage collectif, allait à l’encontre de « l’objectif de responsabiliser chaque consommateur domestique au regard de sa consommation d’énergie de réseau », selon le communiqué des Sages. Les autres mesures (extension des tarifs sociaux de l’électricité et du gaz à huit millions de Français, mesures de soutien à l’éolien et à l’ »effacement » ponctuel de consommations électriques) ont en revanche été validées. Cette décision vide de sa principale substance la loi Brottes, adoptée définitivement il y a un mois avec un ultime vote de l’Assemblée nationale, un feuilleton parlementaire chaotique et de vives critiques allant de l’UMP jusqu’au Parti Communiste. Censuré sur sa légalité, le dispositif du bonus-malus était surtout dénoncé par sa complexité : il imposait en effet de tenir compte du nombre de personnes dans le foyer, des modes de chauffage et d’eau chaude et de la localisation géographique du logement.  « Mais à aucun endroit dans la décision, il n’y a de remise en cause fondamentale du bonus-malus », estime le député socialiste de l’Isère François Brottes, concepteur de la loi. En suggérant d’inclure le secteur tertiaire, la décision des Sages « quelque part impose encore plus de complexité, ça va plaire », a-t-il ironisé.  Les ONG, globalement peu enthousiastes sur le bonus-malus, ont appelé à des mesures plus simples et plus transversales. « Pour atteindre l’objectif, c’est-à-dire réduire les consommations, il ne suffira pas de réduire les consommations dans le secteur résidentiel mais dans tous les secteurs », a ainsi estimé Benoît Hartmann, porte-parole de France Nature Environnement. Pour la Fondation Nicolas Hulot, la « simplicité devra être la base des prochains dispositifs ».  Le calendrier laisse une fenêtre de tir au gouvernement: les tarifs progressifs ne devaient de toute façon pas s’appliquer avant 2015-2016.

 

Cahuzac : la Suisse interrogée très tard !

Cahuzac : la Suisse interrogée très tard !

Sur  Europe 1, le président UMP de la Commission des Finances de l’Assemblée, Gilles Carrez, est revenu sur la « descente » à Bercy qu’il a effectuée jeudi à Bercy avec Philippe Marini, le président de la Commission des Finances du Sénat. « Ce que nous souhaitons, c’est voir si, vraiment, s’agissant de M. Cahuzac, les procédures ont été suivies avec la même diligence qu’elles le sont pour tout autre citoyen ». »Il y a un fait sur lequel il nous semble que les choses sont claires : il n’y a pas eu de commando de l’administration fiscale française envoyé pour enquêter en Suisse. Nous le croyons volontiers. Il n’en demeure pas moins que nous estimons qu’on a beaucoup tardé à saisir la Suisse et que, quand on s’est résolu à le faire le 24 janvier, on l’a fait de façon extrêmement limité tout en oubliant de surcroît Singapour », a ensuite indiqué le député UMP. Interrogé sur les critiques que suscite leur démarche, Gilles Carrez a assuré que lui et son collègue étaient dans une démarche qu’ils essayaient de rendre la plus factuelle possible ».

Patrimoine : une souscription nationale pour changer la vieille 407 de Montebourg

 

Patrimoine : une souscription nationale pour changer la vieille 407 de Montebourg

 

 

 Pendant les travaux de ravalement de la popularité du gouvernement, le cirque du patrimoine continue. Cette fois c’est Montebourg qui déclare 1 million d’euros mais avec combien de dettes ! L’émotion a été grande dans les usines fermées et menacées et on parle d’une souscription nationale pour aider Montebourg à changer sa 407 vieille de 7 ans. Montebourg signale aussi avoir acheté un fauteuil de style pour plus de 4000 euros, par contre pour son fauteuil de ministre de redressement économique, il n’aurait rien payé ; normal, il ne s’en sert pas et l’économie française non plus. A son tour, Arnaud Montebourg détaille donc son patrimoine mardi après-midi et la lecture attentive fera sans doute sourire…ou pleurer, autre exemple, par souci d’honnêteté Montebourg déclare même des biens qu’il ne possède plus ! Le ministre du Redressement productif est à la tête de biens immobiliers d’une valeur totale supérieure à 1 million d’euros, mais ne possède aucun placement, et a notamment contracté 200 000 euros d’emprunt.  Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, détaille à son tour son patrimoine, dans un entretien publié mardi sur le site internet du quotidien Le Monde. Dans la tourmente de l’affaire Cahuzac, le gouvernement présentera le 24 avril en conseil des ministres un projet de loi sur la moralisation de la vie politique en vue d’une adoption avant l’été, et les déclarations de patrimoine de tous les membres du gouvernement seront publiées d’ici le 15 avril. Arnaud Montebourg dit avoir été « nu-propriétaire d’une propriété à Fixin, en Côte-d’Or, d’une valeur de 670 000 euros, partagée avec ma mère et donc divisée par deux. Elle a été vendue depuis ». Il est aussi nu-propriétaire à 50% d’une place de parking souterrain à Dijon, « d’une valeur inconnue », et, avec 100% d’usufruit pour sa mère, d’un appartement de 55 m2 occupé par celle-ci à Paris. « Je suis propriétaire indivis, pour 40%, d’un appartement situé à Paris 2e, dont la valeur actuelle est estimée à 890 000 euros. Je suis propriétaire d’une maison à Montret [en Saône-et-Loire, NDLR] d’une valeur de 235 000 euros, ajoute-t-il. Je ne possède ni valeurs mobilières, ni placement, ni assurance-vie. Je détiens deux comptes bancaires à la Caisse d’épargne de Gevrey-Chambertin [en Côte-d'Or, NDLR], pour moins de 1 000 euros chacun, et un compte bancaire au Crédit du Nord (…). J’ai une 407 Peugeot de 2007 et un fauteuil Charles Eames que j’ai acheté pour 28 000 francs [environ 4 250 euros, NDLR]. Je n’ai pas de fonds de commerce, je ne détiens pas de compte à l’étranger et j’ai beaucoup de dettes, des prêts immobiliers et 200 000 euros d’emprunt ».

 

Sondage popularité Hollande : la descente aux enfers s’accélère

Sondage popularité  Hollande :  la descente aux enfers s’accélère

 

 

Nous indiquions que l’affaire Cahuzac coûterait sans doute de l’ordre de 5 points à Hollande déjà au plus bas. C’est fait,  François Hollande perd cinq points en un mois et franchit le seuil symbolique de 70% d’opinions négatives, contre 26% de positives, selon le baromètre Ipsos-Le Point diffusé lundi. Pour l’hebdomadaire, cette chute du président de la République est l’effet direct du choc provoqué par l’affaire Cahuzac, le sondage ayant été effectué les 5 et 6 avril, trois jours après les aveux de l’ancien ministre du Budget. Le chef de l’Etat est particulièrement en chute libre chez les électeurs qui ont voté pour Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle il y a un an (- 10,2% d’opinions favorables). Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, souffre d’un désaveu moins cinglant, perdant trois points d’opinions favorables, à 28%, soit deux points de plus que le locataire de l’Elysée. Sur les 38 personnalités testées, 34 voient leur taux d’opinions défavorables augmenter, signe d’un rejet généralisé de la classe politique, estime Le Point. Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, conserve la tête du classement, avec 52% d’opinions favorables, mais lui aussi voit les opinions défavorables monter de huit points, à 33%. Dans cette enquête, l’affaire Cahuzac semble profiter à la marge aux extrêmes, le président du Parti de gauche et la chef de file du Front national continuant à se tenir dans un mouchoir, respectivement 17e et 18e. Jean-Luc Mélenchon obtient 35% d’opinions favorables (+1) et Marine Le Pen 33% (+2).

 

Affaire Cahuzac Laurent- Wauquiez (UMP) : « le problème du rapport à l’argent concerne toute la classe politique »

Affaire Cahuzac Laurent- Wauquiez (UMP) :  «  le problème du rapport à l’argent concerne toute la classe politique »

Laurent Wauquiez est un candidat virtuel à la direction de l’UMP, il sait qu’il a des chances d’être élu (à condition que Copé n’étouffe pas l’élection) ; il n’hésite donc pas à dire qu’en faiat toute la classe politique est mouillée dans les scandales politico –financier – attaque indirecte contre Sarkozy, Copé et les vieux briscards de la politique).  Sous prétexte de participer au concours d’idées pour moraliser la vie politique, Laurent Wauquiez a jeté hier un pavé dans la mare de son propre parti, l’UMP. « Le problème n’est pas seulement Cahuzac et Hollande, mais celui du rapport de la classe politique à l’argent, de toute la classe politique », a affirmé l’ancien ministre dans le « JDD » et sur France 3 . « Tout le monde doit balayer devant sa porte », a-t-il insisté. Depuis la désastreuse élection Fillon-Copé, la jeune relève UMP fait au fond le pari que les deux hommes se sont fourvoyés et elle essaie d’accélérer l’histoire. Sûrs d’eux et de leur talent, Xavier Bertrand, Nathalie Kosciusko-Morizet et Bruno Le Maire, entre autres, multiplient les initiatives censées illustrer leur nouvelle façon de faire de la politique. Laurent Wauquiez a été plus loin encore hier. Le « qui savait quoi sur Cahuzac » se pose à tous, droite comprise ? Le député-maire de Haute-Loire l’a senti et engage la bataille générationnelle dans son parti. Il a publié son patrimoine, proposé de s’inspirer de la transparence américaine et nord-européenne, et a assorti le tout de sous-entendus assassins sur ses aînés politiques. A commencer par Jean-François Copé, qu’il rêve d’affronter à l’UMP en septembre. « Je n’ai jamais eu d’ »estime personnelle » pour Jérôme Cahuzac », a indiqué Laurent Wauquiez en reprenant les mots utilisés par Jean-François Copé à l’égard de l’ancien ministre. Lorsqu’un parlementaire a une activité privée, il faut rendre publics les clients et les honoraires, a-t-il proposé, en citant les « avocats », profession du président de l’UMP. Mais plus généralement, « dans ma génération, nous nous sommes engagés en sachant qu’on ne faisait pas fortune en politique », a-t-il affirmé, comme pour mieux rappeler que ce n’était forcément le cas des précédentes.  L’affaire Cahuzac et les secousses politiques qu’elle provoque ouvriront-elles la voie à des hommes neufs, ou susciteront-elles un besoin de solidité ? Difficile à dire. De Mélenchon à Marine Le Pen en passant par le PS et l’UMP, les postures adoptées depuis une semaine ne sont évidemment pas exemptes d’arrière-pensées. Jean-François Copé s’est en tout cas voulu plus « mesuré » que ces derniers jours hier sur BFM TV. Cibler le gouvernement et demander sa démission, sans « cautionner la démagogie ».

 

Fabius « dément » la « rumeur » de Libération sur un compte en Suisse

Fabius « dément » la « rumeur » de Libération sur un compte en Suisse

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a « démenti formellement » dimanche auprès de l’AFP une « rumeur, relayée par Libération » dans son édition datée de lundi lui « attribuant un compte en Suisse », ajoutant qu’il engageait des poursuites judiciaires.   »Je démens formellement la rumeur, relayée par Libération dans son édition du lundi 8 avril, m’attribuant un compte en Suisse. Elle ne repose sur aucun élément matériel et est dénuée de tout fondement » écrit M. Fabius dans un communiqué, en annonçant avoir mandaté son avocat « pour qu’il engage les procédures juridiques permettant de le démontrer et de faire cesser la diffusion de ces informations fausses et calomnieuses ».  En Une, le quotidien titre: « Affaire Cahuzac, le cauchemar continue », et écrit que Laurent Fabius a démenti auprès de lui « détenir un compte en Suisse ».  Libé en fait son « évènement » sous le titre: « une possible affaire Fabius tétanise l’Elysée ». S’en suit un long article qui ne produit aucun élément donnant à penser que le ministre des Affaires étrangères détiendrait un tel compte non déclaré, soulignant simplement que Mediapart « explore (cette) piste ».   »Il n’existe à Mediapart que ce qui est publié sur notre site », prend soin de souligner à Libération le journaliste du site d’information Fabrice Arfi.

 

La rumeur de Libé sur Fabius ( Mediapart)

La rumeur de Libé sur Fabius ( Médiapart)

 

Lundi, Libération relaie une rumeur selon laquelle Mediapart détiendrait des informations sur un éventuel compte en Suisse détenu par Laurent Fabius. Une méthode qui a le don de mettre hors de lui Edwy Plenel, co-fondateur du site d’informations en ligne. « Libération transforme en information une rumeur sur Laurent Fabius en prétendant démentir une non-information de Mediapart », s’est-il offusqué sur Europe 1 lundi matin. « Nous n’avons rien à dire tant que nous n’avons rien publié. Nous sommes des journalistes sérieux. Nous ne publions que ce dont nous sommes sûrs. C’est ce qui s’est passé dans le cas de Cahuzac », insiste le directeur de la publication de Mediapart. « Tant que nous ne publions pas, c’est que nous ne savons pas. Et donc ce qui n’est pas publié n’existe pas », a insisté Edwy Plenel. « Ce ne sont que des rumeurs, l’ennemi du journalisme. Ce ne sont que des commérages, l’ennemi de la démocratie. Et donc, attention. Ce zèle des ouvriers de la 11e heure, dans le moment dramatique, d’interrogations sur notre démocratie, est pour moi catastrophique », assène-t-il.

 

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