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Hollande : quand la sémantique cache le vide de l’action

Hollande : quand la sémantique cache le vide de l’action

Duflot a raison quand elle affirme qu’Hollande se satisfait des mots et de la com. au lieu des actes. (Elle aurait pur cependant sen apercevoir avant !). Dernière trouvaille le fameux « pacte de responsabilité » qui en fait ne signifie rien d’autre qu’une baisse d’impôts sur les sociétés, une baisse par ailleurs bien insuffisante pour retrouver la compétitivité puisqu’il ne concerne que 10 milliards là où en faudrait une centaine pour un véritable choc. Mais il faudrait dégraisser l’Etat et la bureaucratie, dont précisément Hollande est issu. Du coup Valls a décidé de ne plus faire voter ce pacte qui sera intégré dans le vote de confiance au parlement. Même enflure sémantique avec le pacte de solidarité quand il fallait simplement –mais utilement- parler de faire baisser les impôts sur les couches populaires et peut être les couches moyennes. Hollande est coutumier de l’emploi de formules ronflantes qui ne signifient pas grand-chose. Il faut se rappeler de « l’ennemi, c’est la finance » lors de la campagne. Tout cela pour se coucher devant le lobby bancaire français et aboutir à une mini réforme qui ne change rien et qui permet toujours aux banques de spéculer y compris avec l’argent des dépôts. On ne peut oublier non plus l’inversion de la courbe du chômage, expression de statisticien alors qu’il suffisait de parler de baisse du chômage ; En fait chez Hollande la formule précède l’idée et ignore le plus souvent l’acte. Du coup plus personne ne croit dans ses slogans même à gauche et peut-être surtout à gauche si l’on se réfère aux catégories socioprofessionnelles qui se sont abstenues (surtout les couches populaires. L’homme d’appareil n’a sans doute eu jamais beaucoup de convictions sinon qu’un jour il accéderait à la fonction suprême. Pari réussi (Grâce auusi beaucoup à DSK) mais pour quoi faire ?  Rien. Pathétique ce président sans conviction, sans vision, sans charisme et qui a fusillé son mandat en deux ans et qui n’aura plus comme solution que de dissoudre l’assemblée après  le tsunami des élections européennes, tsunami qui ne grandira pas la France.

La guerre du gaz en Europe ?

La guerre du gaz en Europe ?  

Le gaz pourrait bien augmenter sous l’effet du conflit entre l’Ukraine et la Russie  d’autant que Les Européens, Angela Merkel en tête, ont lancé de nouveaux avertissements à Moscou, menacé d’un deuxième train de sanctions en cas d’escalade.   »La Russie a échoué à s’emparer de l’Ukraine par l’agression armée. Elle lance maintenant le plan pour s’emparer de l’Ukraine par l’agression gazière et économique », a tonné le Premier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk, en conseil des ministres.  La Russie s’est emparée en mars de la péninsule ukrainienne de Crimée, après un référendum que Kiev et les Occidentaux ne reconnaissent pas, parlant d’ »annexion », et a massé jusqu’à 40.000 soldats aux frontières de l’Ukraine, la pire crise Est-Ouest depuis la fin de la guerre froide.  M. Iatseniouk a agité le spectre d’une nouvelle « guerre du gaz » pouvant menacer les approvisionnements européens, disant s’attendre « à ce que la Russie restreigne ou stoppe les livraisons » à l’Ukraine.  Un cri d’alarme coïncidant avec la fin d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne à Athènes consacrée en grande partie à la crise ukrainienne.  Moscou a déjà coupé le robinet de l’Ukraine lors de conflits bilatéraux, et par là même le flux d’exportation vers l’Europe.  Gazprom, le géant gazier russe souvent accusé d’être un bras armé du Kremlin, fournit environ le tiers des approvisionnements de l’UE. Et près de 40% de ce gaz transite via l’Ukraine.  Le ministre ukrainien de l’Energie, Iouri Prodan, a promis samedi que son pays assurerait ce transit quoi qu’il arrive. Et menacé de saisir une cour d’arbitrage faute d’accord avec Gazprom.  Mais un porte-parole de Gazprom, cité par l’agence russe Interfax, a souligné que les rabais annulés avaient été accordés en 2010 et 2013, soit après la signature du contrat d’origine en 2009, d’ailleurs très critiquée en Ukraine à l’époque.   »Si la main était de nouveau portée sur l’intégrité territoriale de l’Ukraine, nous devrions procéder à des sanctions économiques », a averti la chancelière allemande Angela Merkel tout en plaidant la poursuite du dialogue.  Vendredi, le vice-président américain Joe Biden avait dénoncé l’utilisation de l’énergie comme « arme politique ».  Mais le président de Gazprom, Alexeï Miller, a accentué la pression samedi, sommant l’Ukraine de rembourser 11,4 milliards de dollars, correspondant aux quatre années de rabais annulées.  M. Iatseniouk a lui évoqué la possibilité de négociations, mardi à Bruxelles, avec des partenaires européens – Slovaquie, Pologne, Hongrie – pour qu’ils rétrocèdent à l’Ukraine une partie du gaz qu’ils reçoivent à des prix inférieurs.  Mais le patron de Gazprom a d’avance averti: il fera « très, très attention à la légalité » d’une telle décision.  

 

Hollande, c’est des paroles et de la com., pas des actes (Duflot)

Hollande, c’est des paroles et de la com., pas des actes (Duflot)

 

Cécile Duflot ne fait pas de cadeau à Hollande  dans une interview à Libé. « Depuis des mois, je réclamais un changement de cap. J’ai cru que la défaite des municipales obligerait l’exécutif à bouger », raconte-t-elle. Mais « le président a fait le choix de changer la forme plutôt que le fond » en nommant Manuel Valls. « La seule réponse apportée a été un casting et l’affirmation (…) de la continuité », déplore l’écologiste. « C’est un choix politique que je ne partage pas. »  L’ancienne ministre balaie au passage la proposition d’un grand ministère de l’Ecologie faite à son parti par le nouveau chef du gouvernement. « Avoir un ministère de l’Ecologie sans ce changement de cap, c’est avoir un couteau sans lame », tacle-t-elle. Quant au choix de Ségolène Royal en ministre de l’Ecologie, Cécile Duflot se montre pour le moment dubitative : « Il faut une volonté collective. »  L’ancienne ministre du Logement déplore aussi les promesses faites sur la transition énergétique, non suivies d’effets selon elle. Sur ce point, « le temps n’est plus aux déclarations d’intention. Il faut passer aux actes », estime-t-elle, vantant le modèle de la « social-écologie ». « Cela veut dire (…) préparer un avenir intense en emplois, où l’on produit et consomme différemment. » Or, pour le moment, « les socialistes continuent de croire que la seule solution réside dans la course à la croissance. Ils n’imaginent pas un nouveau modèle. » 

 

Valls : les écolos ne lui voteront pas la confiance

Valls : les écolos ne lui  voteront pas la confiance

Mardi dernier, les écologistes ont officiellement refusé de participer au gouvernement de Manuel Valls. « J’ai passionnément aimé être ministre« , a déclaré Cécile Duflot samedi, ajoutant « si j’avais [eu] la sensation qu’il était possible d’agir avec la même utilité dans ce gouvernement [Valls], j’aurais continué« , qualifiant l’appel du nouveau Premier ministre d’ »appât alléchant« . Cette décision de ne pas participer au gouvernement Valls divise le parti, mais les responsables écologistes rassemblés à Paris samedi y étaient en majorité favorables. « Le choix de Cécile c’est un peu le choix des Français, ce n’est pas évident de refuser d’être numéro deux d’un gouvernement« , a notamment déclaré Jean-Vincent Placé, président des sénateurs écologistes.  Les députés eux n’ont toujours pas digéré cette décision. « A l’Assemblée on va gueuler ou va hurler, on ne va plus travailler ça sert à rien, sauf que là on les menace de quoi si on n’obtient rien ? Ben rien on est déjà sorti« , a expliqué par exemple la co-présidente du groupe écologiste à l’Assemblée nationale Barbara Pompili. Les chefs de groupes parlementaires écologistes ont rendez-vous à Matignon lundi à 16h, « à l’initiative du Premier ministre ». Ils indiquent qu’ils prendront ensuite leur décision concernant le vote de confiance au gouvernement prévu mardi. « Il est certain qu’on ne votera pas contre« , a déjà assuré samedi Jean-Vincent Placé. Une responsable EELV confie hors micro que sauf si Manuel Valls annonce la fermeture de 24 réacteurs nucléaires, la mise en place de la proportionnelle et l’abandon de Notre-Dame-des-Landes, les écologistes ne voteront pas la confiance. Ce qui paraît clairement impossible. Mais comme ils se considèrent toujours dans la majorité, les parlementaires d’EELV devraient en fait s’abstenir.

 

BPIfrance : J-Pierre Jouyet quitte la présidence

BPIfrance : J-Pierre Jouyet  quitte la présidence 

Pour éviter sans doute les conflits avec Montebourg, J. Pierre Jouyet qui ne souhaitait pas soutenir les « canards boiteux » quitte la présidence de BPIfrance. Jean-Pierre Jouyet, par ailleurs directeur général de la Caisse des dépôts (CDC), a expliqué samedi sur France Inter qu’il souhaitait laisser sa place dans le cadre des changements à venir au sein du conseil d’administration de BPIfrance. Ségolène Royal, qui en était vice-présidente, va quitter l’organisme après avoir été nommée ministre de l’Ecologie du gouvernement de Manuel Valls, et Louis Gallois a démissionné en vue de son arrivée comme président de PSA Peugeot Citroën. « C’est une nouvelle étape qui commence pour BPIfrance », a dit Jean-Pierre Jouyet à propos de l’organisme détenu par l’Etat et la CDC et créé pour soutenir les petites et moyennes entreprises. « Le bilan de sa première année est très bon puisqu’il y a eu près de 80.000 entreprises en France qui ont été accompagnées. Le rôle de BPIfrance, je crois, est désormais reconnu au service de l’économie et de l’emploi. » « J’ai le sentiment du devoir accompli et je pense qu’à une nouvelle étape de la BPI, et compte tenu du renouvellement du conseil d’administration, il me paraît sage qu’il y ait un nouveau président donc je quitterai mes fonctions de président le 1er mai. » La dernière étape d’organisation de BPIfrance est intervenue ce mois-ci avec la création de « BPIfrance investissement », qui devrait permettre à a banque d’investir huit milliards d’euros au capital des entreprises d’ici 2017.

 

Sondage : les Français pour la réduction des dépenses publiques

Sondage : les Français pour la  réduction des dépenses publiques

Il n’y a que le gouvernement pour ne pas comprendre qu’il faut réduire le train de vie de l’Etat et réaliser des économies pour relancer l’économie. De ce fait, Les Français perdent un peu plus confiance dans l’avenir économique du pays. Moins d’un quart d’entre eux se déclare « plutôt plus confiant » depuis ces dernières semaines, soit deux points de moins que le mois dernier, selon le baromètre BVA-BFM-Challenges-Axys paru début  avril. En revanche, près des trois-quarts des sondés se disent « plutôt moins confiants ». Le gouvernement de Manuel Valls , annoncé mardi 2 avril, redonnera confiance aux Français ? En effet, ce sondage a été réalisé les 27 et 28 mars, avant le second tour des Municipales et le remaniement.   Selon ce baromètre, une seule mesure parait efficace aux yeux des Français pour stimuler la croissance: « réduire fortement les dépenses publiques « . Cette idée est reprise aussi bien par les sympathisants de droite (87%) que de gauche (62%). Les autres mesures seraient même jugées « peu » voir « pas du tout efficace ». Ainsi, 37% seulement des personnes interrogées estiment que « moins taxer les revenus du capital que ceux du travail pour favoriser l’investissement » serait efficace pour stimuler la croissance. 27% seulement des Français jugent par ailleurs que « supprimer les cotisations familiales payées par les entreprises en compensant ce manque à gagner par une hausse de la TVA ou de la CSG » constituerait une mesure efficace. Et moins d’un Français sur quatre (23%) estime par ailleurs que le gel du Smic afin de limiter les freins à l’embauche serait efficace pour stimuler la croissance

Bourse : La magouille du courtage à haute fréquence

Bourse : La magouille du  courtage à haute fréquence  

Le courtage à haute fréquence ( ultra rapide) consiste avant les autres à détecter la tendance et à passer les ordres.  Du coup on achète ce qui monte pour le revendre très vite avec profit. Mais Le ministre de la Justice américain, Eric Holder, a indiqué vendredi que son département enquêtait sur le courtage à haute fréquence, déjà dans le collimateur d’une série de régulateurs. « Dans le secteur financier, des inquiétudes ont été émises récemment sur une pratique appelée +courtage à haute fréquence+ », utilisant des algorithmes informatiques complexes et des réseaux ultra-rapides pour réaliser des transactions parfois en quelques millisecondes, a déclaré M. Holder devant une sous-commission de la Chambre des représentants, selon le texte d’un discours diffusé aux médias.   »Au département de la Justice, nous enquêtons sur cette pratique pour déterminer si elle viole les lois sur les délits d’initiés », a-t-il ajouté.  Le courtage à haute fréquence, rendu possible par les avancées  La polémique a été relancée cette semaine par la sortie du livre « Flash Boys » de Michael Lewis, qui affirme que les échanges à Wall Street sont manipulés au profit des courtiers à haute fréquence, qui bénéficient d’un avantage temporel sur les investisseurs n’ayant pas accès aux mêmes techniques sophistiquées.  Le département de la Justice s’ajoute à une liste de plus en plus longue d’enquêteurs sur cette pratique.  La police fédérale américaine (FBI) a ainsi indiqué lundi qu’elle enquêtait « depuis un certain temps » sur le courtage à haute fréquence à Wall Street. Les enquêteurs cherchent en particulier à savoir si de « possibles violations de la réglementation boursière », « fraudes informatiques » ou « délits d’initiés » ont été commis par des entreprises ou des individus spécialisés dans cette pratique, avait précisé un porte-parole à l’AFP.  Les services du ministre de la Justice de l’Etat de New-York, Eric Schneiderman, avaient aussi confirmé mi-mars l’ouverture d’une enquête officielle.  Le gendarme américain de la Bourse (SEC) et le régulateur des marchés de produits dérivés et des contrats à terme (CFTC) ont également des examens en cours.

 

Tarifs gaz : la baisse avant les hausses

Tarifs gaz : la baisse avant les hausses

 

Légère baisse du gaz qui pourrait se prolonger jusqu’en mai ; ensuite tout dépendra de l’évolution du marché et surtout de l’influence des sanctions économiques vis à vis de la Russie après la crise en Ukraine. Le gaz russe dont l’Europe a besoin pourrait bien tirer les prix à la hausse à partir du début de l’été, voire même avant si par hypothèse la Russie décidait d’annexer d’autres régions de l’Ukraine. Après deux réévaluations à la baisse successives en mars puis en avril, les tarifs réglementés du gaz naturel devraient encore baisser début mai, selon des informations de presse.  Après deux baisses consécutives, les tarifs réglementés du gaz devraient continuer à baisser en mai. D’environ 0,8% en moyenne le 1er jour du mois, selon une information du journal Le Figaro paru jeudi, que l’AFP s’est faite confirmée par une source proche du dossier. Ces tarifs encadrés par l’Etat concernent quelque 8,5 millions de foyers restés fidèles aux tarifs réglementés proposés par l’opérateur historique GDF Suez et des régies locales. Au total, environ 11 millions de ménages français abonnés au gaz.  GDF Suez et la Commission de régulation de l’énergie (CRE) n’ont pas souhaité faire de commentaire. Les tarifs du gaz avaient baissé en moyenne de 1,18% en mars, et de 2,1% au 1er avril. Mais ce mois-ci, le repli a été contrebalancé par l’entrée en vigueur de la nouvelle taxe intérieure sur la consommation de gaz naturel (TICGN) et les prix taxes comprises sont restés stables. Les tarifs réglementés du gaz naturel sont révisés tous les mois, non plus tous les trimestres, depuis l’introduction fin 2012 d’une réforme. Cette mesure a permis d’amorcer une légère détente des prix de cette énergie. Ceux-ci avaient flambé de 80% entre 2005 et début 2013

 

BCE : statu quo et avertissement à la France

BCE : statu quo et avertissement à la France

C’était prévu,  la BCE a décidé de ne rien décider sauf si un jour… peut-être. Même sur le risque de déflation «  ça ira mieux en 2016 » ! Avec en plus un avertissement à la France sur ses déficits. Bref une réunion pour rien qui ne résoudra pas l’atonie de la croissance en Europe et qui n’empêchera pas la France de renégocier ses déficits avec une commission affaiblie par la proximité des élections européennes qui vont sans doute changer la donne. Comme l’anticipait la grande majorité des économistes, la Banque centrale européenne n’est pas passée à l’action, ce jeudi 3 avril. Elle ainsi décidé de maintenir ses taux directeurs à leur niveau actuel (soit 0,25% pour le principal). Néanmoins, lors de sa conférence, le président de l’institution européenne, Mario Draghi a tenté de rassurer les esprits. Evoquant l’inflation extrêmement basse en zone euro, il a indiqué que les prix devraient se redresser en avril, avant de progressivement remonter et se rapprocher des 2%, fin 2016. Surtout, Mario Draghi a donné plusieurs signes de nature à contenter les marchés, qui attendent que la BCE muscle son action. Il a ainsi révélé que la BCE n’exclut pas de « nouvelles mesures non conventionnelles » et que son conseil des gouverneurs « est unanime sur son engagement à utiliser tous les instruments non-conventionnels dans le respect de son mandat ». Le but: « faire face de façon efficace aux risques d’une période trop prolongée de faible inflation », a-t-il rappelé. Autrement dit: éviter que la baisse des prix envahisse la zone euro.  Il a surtout affirmé qu’ »un assouplissement de la politique monétaire de la BCE » n’était pas à exclure et a même révélé qu’ « un assouplissement quantitatif (un rachat d’actifs sur les marchés, ndlr) » a été discuté au sein du conseil des gouverneurs. Il a précisé que cette option devra tenir compte des particularités des canaux de transmission de la BCE, qui transmet sa politique monétaire via le système bancaire. « L’effet final de [cet assouplissement] dépendra de l’état de santé des banques », a-t-il ainsi poursuivi. La mesure portera sur de la dette privée, a-t-il également indiqué. Autre déclaration importante, Mario Draghi a fait savoir que « nous allons suivre de très près les risques en matière d’évolution des taux », ajoutant également que l’évolution du taux de change prenait « une place de plus en plus importante » dans l’analyse économique de la Banque centrale européenne.  Autre annonce, et non des moindres, Mario Draghi a adressé un important avertissement à la France. Interrogé sur cette dernière, Mario Draghi, a alors déclaré qu’il est important que « les grands pays s’en tiennent aux règles budgétaires » ajoutant qu’ »affaiblir les règles convenues affaiblit la confiance ». Des propos qui sonnent comme une importante mise en garde alors que ce jeudi matin, le ministre des Finances Michel Sapin a fait comprendre qu’il négocierait un nouveau délai avec Bruxelles pour ramener le déficit sous les 3% de PIB.

 

La BCE aveugle et sourde

La BCE aveugle et sourde

 

Problème récurrent d’audition et de vision pour la BCE qui ne voit pas la crise s’ancrer en Europe. Elle n’a pourtant théoriquement qu’une mission, réguler l’inflation. Or précisément l’Europe est au bord de la déflation. Pour autant à part quelques paroles rassurantes, il ne faut pas s’attendre à grand chose de la part de la BCE lors de sa réunion de jeudi. Une double question est posée pour la BCE : sa compétence et son statut. Sa compétence car ses membres semblent tétanisés face aux problèmes ;  son statut car évidemment une banque centrale doit avoir un rôle important au service de l’économie comme au Japon, aux Etats, Unis, en Chine ou encore en Grande Bretagne. La semaine dernière, plusieurs membres de l’institution européenne ont pourtant indiqué qu’elle préparerait de nouvelles mesures exceptionnelles pour que la zone euro ne bascule pas dans la déflation. Même le très orthodoxe Jens Weidmann, le patron de la Bundesbank, a indiqué qu’il n’était pas hors de question que la BCE muscle son action, à condition toutefois qu’elle respecte son mandat. C’est-à-dire qu’elle ne finance pas directement les Etats. La faiblesse de l’inflation, qui, selon des données publiées par Eurostat lundi 31 mars, est tombée à un plus bas historique au mois de mars, à 0,5%, a semblé accentuer la pression mise sur les épaules de la BCE.  Pourtant, mardi 1er avril, son vice-président, le portugais Victor Constancio, a calmé le jeu en réaffirmant que l’institution « ne voit pas de scénario de déflation » dans la zone euro. La BCE chercherait-elle ainsi à gagner un peu de temps? La très grande majorité des analystes s’attend, en tout cas, à un statu quo de sa part, pour ce jeudi. « La BCE devrait rester au niveau du discours sans passer à l’acte. Je n’attends pas de décision concrète mais des paroles plus accommodantes » de la part de son président Mario Draghi, explique Gilles Moec, co-directeur des études économiques chez Deutsche Bank. « La BCE cherche à se distinguer un peu du flux de données quotidiennes », poursuit-il, indiquant ainsi que le niveau actuel de l’inflation ne devrait pas suffire à pousser la BCE à agir. A plus long terme, l’institution européenne pourrait néanmoins être contrainte de dégainer. « Si en avril et en mai les chiffres de l’inflation se situent encore en-dessous de la trajectoire anticipée par la BCE, il y aura une attente forte, car sa crédibilité sera fragilisée », estime Gilles Moec.

Lagarde demande à la BCE de se bouger

Lagarde demande à  la BCE de se bouger

 

Devant l’immobilisme de la BCE, Lagarde (FMI) tente de secouer le cocotier européen tétanisé par la crise. Elle a raison mais la BCE fera semblant de  l’entendre. La BCE va sans doute attendre les élections de mai ( et le changement de rapports de forces) avant de s’apercevoir des risques   déflationnistes et de ses conséquences sur la croissance et l’emploi. Christine Lagarde met un peu la pression sur la Banque centrale européenne et son président Mario Draghi. Ce mercredi 2 avril, elle a ainsi déclaré, à l’occasion d’un discours prononcé à la John Hopkins School of Advanced International Studies, que « plus d’assouplissement monétaire, y compris par le biais de mesures non conventionnelles, s’impose dans la zone euro ». « La Banque du Japon doit également persister dans sa politique d’assouplissement quantitatif », a-t-elle également déclaré. Elle s’exprimait à la veille de la réunion de la Banque centrale européenne qui tiendra, jeudi 3 avril, sa conférence mensuelle.  Christine Lagarde a également affirmé que la croissance économique mondiale devrait accélérer à un rythme de plus de 3% cette année et la suivante mais elle a prévenu que la reprise après la crise financière mondiale restait fragile et que cela constituerait un risque si ce caractère perdurait. Elle a estimé que l’inflation faible en zone euro, les tensions géopolitiques en Ukraine en particulier et l’instabilité des marchés sont autant d’éléments qui risquent de freiner la croissance à court terme.

Valls – Hollande : qui va bouffer qui ? pour la presse

Valls – Hollande : qui va bouffer qui ? pour la presse

 

 

Valls futur Rocard ou futur Sarkozy s’interroge la presse. « Le Président a tranché comme un chef », admet Eric Decouty dans Libération, tout en estimant qu’à « trois ans de la présidentielle, le chef de l’Etat n’aura pas d’autre joker. »   »Valls risque-t-il d’être rocardisé? » se demande Patrice Chabanet (Le Journal de la Haute-Marne) qui note que « c’est le prix à payer pour ne pas attendre l’échéance présidentielle de 2022. »   »François Hollande vient de tuer son meilleur ennemi », et « nous repasse le film de Mitterrand qui étouffe le populaire Rocard à partir de 1988″, pense Yann Marec du Midi Libre.   » Manuel Valls est un risque parce qu’il n’est pas certain qu’il réussisse à redresser le pays » avance Cécile Cornudet dans Les Echos, « le pire, c’est qu’il est aussi un risque s’il réussit trop bien », ajoute-t-elle.  Bruno Dive dans Sud-Ouest trouve aussi que le chef de l’Etat s’est « inspiré de son mentor socialiste, François Mitterrand », il estime également qu’il prend un vrai risque : « Ou Valls réussit et il devient un rival sérieux pour le président dans la perspective de 2017 ; ou il échoue et c’est le quinquennat qui part à vau l’eau ».   »En cas de réussite, le chef de l’État tirera les marrons du feu en 2017. En cas d’échec, il aura éliminé son principal concurrent à gauche, immolé comme son prédécesseur », pense aussi Raymond Couraud de L’Alsace.   »Valls se souvient que Mitterrand nomma, en 1988, son rival, Rocard, à Matignon pour +lever l’hypothèque Rocard+. Mais il se croit plus malin », affirme Christine Clerc dans Le Télégramme.   »Un bail à Matignon (…) n’est pas le plus sûr moyen de préparer 2017″, reconnaît Michel Urvoy de Ouest-France, tout en soulignant que « pour François Hollande, ce peut-être le moyen de mieux éroder la popularité d’un concurrent possible. »   »D’autres socialistes s’inquiètent surtout de la popularité arrogante de l’ancien ministre de l’Intérieur qui pourrait rapidement faire beaucoup d’ombre au président », trouve Christophe Hérigault (La Nouvelle République du Centre-ouest)  Un président qui a tranché dans le vif juge François Ernenwein dans La Croix : « A cette question brutale d’un changement de politique, François Hollande a donné une réponse nette » en nommant Manuel Valls.   »C’est un peu comme lorsqu’on appelle police secours. Il y avait urgence, il fallait frapper vite et fort. Ce sera Manuel Valls », commente Jean-Claude Souléry (La Dépêche du Midi).  Dans L’Humanité, Patrick Apel-Muller regrette que l’arrivée de Valls « confirme que François Hollande est malentendant, voire sourd au pays » et prévient que « le choix de Manuel Valls rassure la droite, inquiète la gauche et froisse des écologistes qui auront attendu cet ultime épisode pour prendre leurs distances.  L’arrivée de Manuel Valls à Matignon rappelle un ancien Premier ministre à Paul-Henri du Limbert du Figaro, mais… pas Rocard.   »On pense à Mitterrand répondant à Chaban-Delmas après son discours sur la Nouvelle Société : +Quand je vous regarde, je ne doute pas de votre sincérité, mais quand je regarde votre majorité, je doute de votre réussite+ » avait-il dit.

 

 

France : pas de vraie reprise de la croissance et de l’emploi

France : pas de vraie reprise de la croissance et de l’emploi  

Rien n’indique une vraie reprise, ni le climat général dans les entreprises ou chez les ménages. L’investissement ne redémarre pas vraiment et la demande se tasse à l’étranger. Oui, si l’on en croit le dernier indice PMI Markit des directeurs d’achat, qui indique après plusieurs mois maussades un rebond à son plus haut niveau depuis 31 mois en mars. Reste que cet indicateur n’a pas été très fiable ces derniers mois. Une faiblesse qui s’explique en partie par la taille étroite de l’échantillon interrogé: 700 entreprises, contre plus de 8.000 pour l’Insee. Que disent, alors, les baromètres de l’Institut national de la statistique? A peu près tous la même chose: il y a bien eu une accélération de la marche des affaires à l’automne 2013 et jusqu’en janvier, mais cette accélération marque le pas depuis.  Dans le bâtiment, le climat des affaires reste proche des très bas niveaux atteints mi-2009, au cœur de la récession. Il faut remonter à la récession de 1993 et à la rechute de 1996 pour retrouver des niveaux d’activité encore plus bas. Dans le commerce de gros, les intentions de commandes des professionnels reculent et aucune amélioration ne se dessine sur le front des embauches. Chez les détaillants également, les prévisions de ventes sont nettement retombées depuis le début de l’année. Dans les services, les chefs d’entreprise restent pessimistes pour les prochains mois. Dans l’industrie manufacturière, enfin, la production, les carnets de commandes globaux, et les stocks stagnent. Et si les patrons sont un peu moins pessimistes que dans les autres secteurs pour les prochains mois, c’est exclusivement grâce au surcroît de demande venu de l’étranger. S’il y a reprise, elle est donc davantage en train de s’affaiblir que de se renforcer. Et il est difficile de croire à une nouvelle accélération compte tenu du nombre de freins qui restent serrés.  L’investissement ? Les capacités de production tournent encore à un rythme très inférieur à la moyenne de longue période dans l’industrie, la situation financière des entreprises n’a jamais été aussi dégradée depuis 30 ans (les marges ont fondu d’un tiers) et les conditions de financement, notamment auprès des banques, restent restrictives. Les exportations? La demande de nos grands partenaires faiblit, les exportateurs français perdent des parts de marché (nos ventes progressent moins vite que la demande de nos partenaires) et l’euro a dépassé largement le niveau qui les pénalise, soit 1,25 dollar traditionnellement) Quand aux ménages, ils se sont montrés légèrement plus confiants en mars, notamment sur leur situation financière future. Mais pour une seule raison que le Social Ecorama de BFM Business (le baromètre qui mesure le climat des affaires à partir de l’humeur des réseaux sociaux) met bien en évidence: le recul de l’inflation qui améliore le pouvoir d’achat. Car pour le reste, notamment l’emploi et le poids des impôts, les Français restent très pessimistes.

Face à la crise européenne la BCE va décider de ne rien décider

Face à la crise européenne la BCE va décider de ne rien décider

Croissance atone, chômage de masse, risques de déflation, surévaluation de l’euro et pourtant la BCE va décider de ne rien décider ou pas grand-chose. Sûrement des promesses mas en fait le statu quo. Alors on verra sans doute après les européennes. Encore des mois de perdus ! « L’impression générale que donnent les commentaires des responsables de la BCE est qu’ils ne croient pas que la situation nécessite une action à ce stade », écrit-il dans une note.  Jonathan Loynes, de Capital Economics, juge également qu’ »il semble plus probable que la BCE veuille garder les munitions qu’il lui reste » pour plus tard, dans un contexte où la situation économique s’améliore comme elle le prévoyait.  Les prix ont baissé en Espagne en mars, pour la première fois depuis 2009, tandis que l’inflation a encore ralenti en Allemagne à 1%. Une première estimation pour la zone euro est attendue lundi alors qu’en février, la hausse des prix n’a été que de 0,7%, loin de l’objectif de la BCE de la maintenir proche de 2%.  Pour autant, « ce n’est pas la déflation qui arrive », estiment les économistes d’UBS qui s’attendent, comme la BCE, à ce que la croissance des prix se rapproche progressivement de la cible visée d’ici fin 2016.  Cette semaine, les membres de la BCE ont toutefois légèrement adouci leur discours, laissant entrevoir que l’institution monétaire pourrait en faire plus pour contrer tout risque d’apparition d’une baisse générale des prix néfaste pour l’activité économique.   »Il y a un risque de déflation » en zone euro et même s’ »il n’est pas élevé », la BCE « doit prendre des mesures pour anticiper cette possibilité, avec une politique monétaire encore plus accommodante », a déclaré Luis Maria Linde, gouverneur de la Banque d’Espagne et à ce titre membre du conseil des gouverneurs de la BCE.  Son homologue slovaque Josef Makuch a aussi expliqué que « plusieurs responsables (de la BCE) sont prêts à adopter des mesures non conventionnelles pour éviter de glisser dans un environnement déflationniste ».  Quant au président de la BCE, Mario Draghi, il a réaffirmé que la BCE ferait « ce qui est nécessaire pour maintenir la stabilité des prix » et se tenait « prête à prendre des mesures supplémentaires » si l’inflation ne remontait pas.  Il persiste toutefois à juger le risque de déflation « limité » tandis que le patron de la banque centrale allemande Jens Weidmann l’a considéré lui « très limité », estimant que « le cours actuel des choses ne nécessite pas de changement de politique monétaire ».  Le principal taux d’intérêt directeur de la BCE, baromètre du crédit en zone euro, est déjà à son niveau le plus faible historiquement, 0,25%, tandis que l’institution alimente les banques en liquidités illimitées et très bon marché dans l’espoir qu’elles prêtent davantage aux entreprises et ménages et soutiennent ainsi la croissance.  Les analystes d’UBS n’attendent en conséquence ni baisse de taux, ni rachats d’actifs ou injection de liquidités supplémentaires pour l’heure.  Pour Nikolaus Keis, économiste chez UniCredit, la question est désormais de savoir si la BCE va s’exprimer davantage sur le niveau élevé de l’euro, qui risque de pénaliser les exportations et de peser sur les prix.  Après une offensive mi-mars qui avait contribué à contenir la flambée de la monnaie unique, M. Draghi a répété mardi qu’il ne s’agissait « pas d’un objectif » de la politique monétaire de la BCE mais qu’ »il est très important pour la stabilité des prix et pour la croissance ».

 

Après le coup pied au cul, Hollande doit tout remanier pour la presse

Après le coup pied au cul, Hollande doit tout remanier pour la presse

Claque, Défaite, débâcle, punition autant de termes utilisés par la presse pour qualifier la gifle à Hollande. En faiat un vrai coup de pied au cul ! Du coup pour cette presse c’est à peu près tout qui doit être remis en cause « Le premier tour avait été cruel pour François Hollande, le second est assassin. Amplifiée par une abstention galopante, la débâcle rose est quasi générale », commente Alexis Brézet dans Le Figaro.   »Après la gifle du 23 mars, la dérouillée du 30″, résume Sud-Ouest sous la plume de Bruno Dive, qui demande : « Et maintenant, quelles suites politiques à ces élections ouragan ? »  Après l’analyse du scrutin, les éditorialistes se projettent dans l’après-municipales autour de la question centrale du remaniement.   »Un remaniement ne devrait pas tarder, et l’on voit mal comment après une telle défaite Jean-Marc Ayrault pourrait rester à Matignon », assure Bruno Dive.   »L’ampleur de la claque condamne en effet un Jean-Marc Ayrault exténué », confirme Jacques Camus (La Montagne/Centre France).  Plus circonspect, Fabrice Rousselot, dans Libération, dégage « une seule certitude » du scrutin de dimanche : « la nouvelle équipe gouvernementale aura besoin de se montrer plus efficace et plus concrète dans son action, loin des couacs avec l’Elysée auxquels nous avons été habitués ».  Mais « un remaniement suffira-t-il à signifier le changement?? Sûrement pas », répond Dominique Quinio dans La Croix, ajoutant que « le devoir qui s’impose au gouvernement ? ce sur quoi Hollande sera au bout du compte jugé ?, c’est la lutte contre le chômage et les pauvretés ».   »Ce ne sont donc pas de simples jeux de chaises ministérielles qui restaureront une confiance s’étiolant depuis des lustres », fait valoir Marc Dejean de Presse Océan.  En effet, « plus que les hommes, c’est le projet qui est remis en cause. Un projet qu’il ne suffira pas de mieux expliquer », avertit Michel Urvoy dans Ouest France.  Même analyse dans L’Humanité, où Patrick Apel-Muller juge que « remanier aujourd’hui pour ne rien changer sera interprété comme un mépris. D’autres claques suivraient alors celle enregistrée aux municipales ». Pour l’éditorialiste communiste, « il est urgent de refouler le social-libéralisme ».  Les appels au « gauchissement de la ligne gouvernementale » laissent de marbre l’éditorialiste du quotidien économique Les Echos. « Ce serait commettre une lourde erreur car ce qui a manqué depuis deux ans, ce n’est pas plus de gauche, c’est plus de clarté », considère Nicolas Barré.   »Alors, changer d’hommes ou changer de cap ? Les Français ont sanctionné pêle-mêle une politique et une équipe », résume Matthieu Croissandeau dans Le Parisien/Aujourd’hui en France.  Même si la plus grande incertitude entoure les intentions du chef de l’Etat, « ce message fort des Français doit être entendu sur le champ par le président lui-même », insiste Marcel Clairet dans La Presse de la Manche.  Le Journal de la Haute-Marne et Patrice Chabanet confirment que « François Hollande qui n’a pas vraiment la réputation de trancher dans le vif doit s’y résoudre rapidement ».  Pour Matthieu Croissandeau (Le Parisien), « Hollande va devoir changer, oui, en commençant par lui-même. Et changer pour de bon ! »

Municipales- Paris: l’arbre qui cache la forêt

Municipales- Paris:  l’arbre qui cache la forêt

 

 Malgré l’élection d’Anne Hidalgo à Paris, « l’arbre » symbolique censé masquer une forêt d’échecs, la gauche n’aura pas réussi à mobiliser son électorat dans l’entre-deux-tours, signe d’un désaveu tenace envers François Hollande et sa politique. L’abstention, qui avait déjà atteint un taux sans précédent au premier tour (36,45%), s’établit, record historique, à quelque 38%. Les déçus du « hollandisme » ont, pour une bonne part, soit grossi les rangs des abstentionnistes soit reporté leurs voix vers les listes du FN, qui réussit le pari de l’implantation locale sans toutefois déclencher une vague « bleu marine ».  Le chef de l’Etat, qui s’était engagé à tirer les enseignements de « l’avertissement » des Français, va s’exécuter « dans l’intérêt de la France », a assuré Jean-Marc Ayrault. Le Premier ministre, face à « un moment de vérité », a dit prendre « tout sa part » de la défaite alors qu’un remaniement gouvernemental se précise.   »Nous entendons, nous entendrons le message des électeurs », avait auparavant affirmé sur TF1 la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, qui a confirmé un prochain geste fiscal pour les ménages les plus modestes. « Il y a des Français qui souffrent » et « il nous faut renouer le dialogue sur un certain nombre de points de notre politique », a-t-elle concédé. L’ancienne candidate socialiste à la présidentielle de 2007, Ségolène Royal, a réclamé « un très fort changement » face à « un avertissement très sévère ». Les écologistes, qui ont pris la ville de Grenoble au PS, ont de nouveau mis en garde le gouvernement par la voix de leur secrétaire nationale Emmanuelle Cosse : « Nous avions bien dit que des choses n’allaient pas. Il faut rediscuter les 50 milliards d’économies » sur les dépenses publiques. La droite, qui avait limité ses ambitions à renverser le rapport de forces avec la gauche dans les quelque 1.100 communes de plus de 9.000 habitants, réussit au-delà de ses pronostics. Jusqu’ici majoritaire à 55% dans cette catégorie, la gauche tombe à 38%, selon l’Ifop. Toulouse, Saint-Etienne, Angers, Reims, Quimper, Tourcoing, Limoges, Nevers, Dunkerque, Belfort, Angoulême, Caen, Périgueux, Amiens ou encore Laval sont tombées comme autant de symboles. Elle conserve Marseille, deuxième ville de France. La gauche résiste à Lyon, Lille, Strasbourg, Nantes, Rennes, Metz, Brest, Lens, et conquiert Avignon, Douai, Lourdes. « Il s’agit vraiment des conditions d’une vague bleue », a dit Jean-François Copé. « C’est une très grande sanction pour la gauche ».

 

Allemagne : un vrai débat sur la mutation énergétique

Allemagne : un vrai débat sur la mutation énergétique

 

Pas seulement que des mots comme en France mais  un réexamen de la stratégie énergétique de l’Allemagne afin de réduire sa dépendance envers le gaz russe à la suite de la crise ukrainienne suscite des tensions au sein de la coalition gouvernementale dirigée par la chancelière Angela Merkel. Plusieurs responsables du Parti social-démocrate (SPD), qui appartient à la « grande coalition » avec les conservateurs de Merkel, s’interrogent sur le bien-fondé d’une réorientation de la politique énergétique allemande. Berlin importe environ 35% de son gaz de Russie. La question sera certainement débattue mardi quand la chancelière rencontrera les dirigeants des seize Länder pour parler de la réforme des subventions sur les énergies vertes. Hannelore Kraft, ministre-présidente du Land de Rhénanie du Nord-Westphalie, fortement industriel, a exigé des explications de Merkel. « La chancelière doit nous dire exactement ce qu’elle veut », a-t-elle dit au Welt am Sonntag. L’Allemagne s’est tournée ces dernières années vers les énergies renouvelables, un programme ambitieux qui prévoit notamment la fermeture de la filière nucléaire et une réduction de l’exploitation des énergies fossiles. Pour le ministre SPD de l’Economie et de l’Energie, Sigmar Gabriel, appuyé par les experts, il n’y a pourtant guère d’alternative au gaz russe et, malgré les tensions actuelles, il est peu probable que Moscou suspende ses exportations. Un avis partagé par le patron de Deutsche Post DHL, Frank Appel. Autre signe de la volonté allemande de ne pas rompre ses liens énergétiques avec la Russie, Der Spiegel rapporte que le gouvernement Merkel a décidé de ne pas s’opposer à deux accords bilatéraux largement critiqués dans les médias, l’un concernant DEA, filiale pétrolière et gazière de RWE, l’autre Wintershall, filiale de BASF. Au sein de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) de la chancelière, pourtant, des voix s’élèvent pour réclamer une diversification des sources d’énergie. On rappelle les deux « guerres du gaz » de 2006 et 2009, quand l’approvisionnement de l’Europe avait été perturbé en raison des tensions russo-ukrainiennes. « A l’avenir, il faut que nous puissions obtenir du gaz d’autres pays que la Russie », a souligné Ilse Aigner, ministre bavaroise de l’Energie. Experts et responsables politiques évoquent les réserves du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord – Algérie, Libye, Qatar, notamment. La Norvège est également citée. Le gaz de schiste est aussi une option mais l’idée est vivement combattue par les écologistes.

Hollande et de la simplification administrative : des gadgets

Hollande et  de la simplification administrative : des gadgets

Finalement la fameuse simplification administrative promise par Hollande va déboucher sur des gadgets. En cause ces milliers de fonctionnaires aux problèmes existentiels qui pour justifier leur objet social ne cessent  d’alimenter les procédures et les contrôles. Il faudrait un travail d’une autre ampleur et dans chaque ministère pour supprimer des contraintes fiscales, statistiques, sociales, techniques ou encore environnementales notamment. Personne ne contrôle plus la bureaucratie française qui se reproduit elle-même. Tant qu’il y aura 2.2 millions de fonctionnaires d’Etat, la machine à produire des règlements, circulaires, décrets etc. va continuer de fonctionner. Une bureaucratie française qui se développe d’autant plus que Bruxelles fonctionne sur le même modèle ajoutant ainsi une bureaucratie à une autre. Il faut bien trouver des débouchés aux diplômés de l’ENA et de sciences-po notamment. Lesquels ensuite s’entourent de sous directeurs, de chef de services, de chef de bureau et de troupes administratives. Exemple des gadgets qui vont sortir du chapeau (même si leur suppression n’est pas sans intérêt). Est-il nécessaire qu’un boulanger déclare à la préfecture ses dates de vacances? Qu’une enquête «faune et flore» bloque la construction d’une route pendant deux ans? Qu’il faille plus de dix ans entre la fermeture et la réouverture de la Samaritaine à Paris? Qu’un patron d’une toute petite entreprise doive faire appel à un expert-comptable pour faire quelques fiches de paye? (forcément compte tenu de la complexité de la réglementation sociales NDLR) Qu’il faille déposer en cinq exemplaires les statuts de création d’une entreprise? Toutes ces questions, le député PS Thierry Mandon et le chef d’entreprise Guillaume Poitrinal (ex-Unibail) les ont déposées vendredi sur le bureau du chef de l’État. Chargés d’une mission sur la simplification de la vie des entreprises après un premier train de mesures arrêtées en janvier 2014, tous deux étaient reçus par François Hollande pour faire le point sur l’avancement de leurs travaux. Sauf surprise de dernière minute, Guillaume Poitrinal et Thierry Mandon rendront leurs propositions finales le 8 avril. Une cinquantaine de mesures, de fond et de détail. L’idée est que «la quasi-totalité soit mise en œuvre au 1er janvier 2015», explique le député PS qui a déjà remis un rapport complet sur le sujet à Bercy en août. Les groupes de travail, organisés par thèmes, se penchent actuellement sur trois types de dispositions: des mesures de réorganisation du système législatif ou normatif pour en réduire la complexité, des dispositions transversales touchant de nombreuses entreprises et des mesures plus symboliques. Symboliques mais qui font gagner du temps. «De quart d’heure en quart d’heure, on perd des points de PIB», souligne le participant d’un de ces groupes. «Hier c’étaient les grandes entreprises qui mangeaient les grosses, demain ce seront les rapides qui mangeront les lentes», aime répéter à l’envi Guillaume Poitrinal. Parmi les mesures qui devraient être proposées: une simplification des procédures d’appels d’offres publics, la réduction du nombre de statuts des entreprises individuelles ou encore la simplification de la fiche de paie, un projet de plus longue haleine et surtout un serpent de mer vieux de plusieurs décennies. Mandon et Poitrinal devraient également préconiser la création, comme en Grande-Bretagne, d’un comité d’entrepreneurs qui évaluerait toutes les nouvelles mesures touchant les entreprises.

 

Des salariés menacent de faire sauter l’usine dans la Marne

Des salariés menacent de faire sauter l’usine dans la Marne

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La situation est très tendue ce jeudi 27 mars à l’usine Bosal de Bennes-Nauroy dans la Marne. Les ouvriers menacent de mettre le feu au site.  Les 58 employés de ce sous-traitant automobile occupent le site depuis l’annonce de la liquidation judiciaire en février dernier. Ils voulaient relancer l’entreprise au moyen d’une coopérative ouvrière, mais l’actionnaire a subtilement refusé. « Ils voulaient nous louer les locaux à 10 euros le mètre carré et ils ont changé d’avis. Ils veulent nous les vendre 5 millions d’euros », dénonce un responsable CGT sur RTL. Conséquence de ce revirement : les salariés réclament une surprime de licenciement de 40.000 euros par personne.  A l’intérieur de l’usine, les salariés ont fabriqué un immense bûcher à partir d’une montagne de palettes. Sous l’entassement de bois, on devine également une voiture. « Cela 5 semaines que l’on occupe l’usine, on ne voit personne. Cela prouve bien qu’ils n’en n’ont rien à foutre de nous. Alors nous, on n’en n’a rien à foutre de leurs locaux. On va les brûler », prévient un syndicaliste. Des bouteilles de gaz ont été placées sur les grilles d’entrée. Le tout relié à un détonateur électrique bricolé. Les salariés se relaient depuis 3 jours pour surveiller les lieux. Ils veulent obtenir les même indemnités que celles qui avaient été accordées lors du dernier plan social en 2012, soit entre 25.000 et 30.000 euros. On ne leur en propose actuellement que 8.000. Et pour le moment la situation est bloquée.   »Si on voit le moindre flic qui déboule, on allume le machin et tout est terminéLe secrétaire du comité d’entreprise de Bosal Les salariés ont déclaré qu’à la vue du moindre képi, ils n’hésiteront pas à allumer le feu. « Si on voit le moindre flic qui déboule, explique le secrétaire du comité d’entreprise, on allume le machin et tout est terminé. »Aux dernières nouvelles une rencontre pourrait avoir lieu avec la direction.

 

La cuisine de l’Elysée  » c’est dégueulasse », (Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur)

La cuisine de l’Elysée  » c’est dégueulasse »,  (Nicole Bricq,  ministre du Commerce extérieur)

En apparence l’appréciation de la ministre du commerce extérieur visait le repas de gala  à l’Elysée avec le président de la Chine. Il se pourrait qu’elle ait auusi fait allusion à la cuisine politique qui se prépare pour le changement de gouvernement. La précédente cuisine qui avait abouti au gouvernement Ayrault (à la sauce apparatchiks) n’aura en tout cas pas laissé un souvenir culinaire impérissable. Celle en cours sent déjà le brûlé. Invitée du dîner d’Etat offert mercredi soir en l’honneur du président chinois Xi Jinping, Nicole Bricq avait jugé la cuisine « dégueulasse ». La ministre a par la suite présenté « personnellement » ses excuses au chef cuisinier de l’Elysée.  Dans une vidéo diffusée par BFMTV sur son site internet, on entend distinctement Nicole Bricq déclarer dans un éclat de rire sur le perron de Matignon, s’adressant à l’épouse du Premier ministre : « A l’Elysée c’était pas du tout… Non, c’était dégueulasse. Il faut le dire, il faut le dire. »  Au menu du dîner : foie gras truffé, volaille landaise rôtie et viennoise de champignons, moelleux de pommes de terre forestières, nuance de chocolat et caramel et glace, le tout arrosé de vins fins.   »La ministre a appelé le chef cuisinier de l’Elysée, Guillaume Gomez, ce (vendredi) matin pour s’excuser personnellement », a indiqué la présidence française. « La directrice de cabinet du président de la République s’est rendue dans la matinée dans les cuisines de l’Elysée pour rappeler toute la confiance du président envers le chef et ses équipes. »

 

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