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L’absence d’offre politique crédible menace la démocratie

L’absence d’offre politique crédible menace la démocratie

 

C’es une évidence, aux yeux des français aucun parti ne parait en situation de répondre de façon pertinente à la crise. Coté PS, le gouvernement en fait la démonstration en cumulant fiscalité, déséquilibre financier, croissance atone et chômage. Coté UMP, c’est encore l’heure de la division, Copé d’un coté, Fillon de l’autre, les quadras qui se neutralisent, Sarkozy qui menace de créer un nouveau parti ; les propositions de l’UMP sont au stade de l’ébauche et son bilan encore récent ne crédibilise pas un projet encore confus ; aux extrêmes, c’est la dénonciation qui fait office de projet  et les perspectives  programmatiques paraissent pour le moins contradictoires. Du coup ce qui caractérise la France, c’est une vide politique qui laisse le champ libre à l’expression de tous les corporatismes, tous les conservatismes. En  cause sans doute le repliement de la classe politique sur elle même, coupée de réalités économiques et sociales et qui a professionnalisé une fonction qui ne devrait être que temporaire. A la différence de nombreux pays, les battus d’un scrutin se représentent au suivant et le pouvoir est confisqué par une  oligarchie sclérosée. On ne parle d’ailleurs plus de fonctions électives mais de carrière politique, sans honte aucune. Nombre d’élus nationaux n’ont jamais mis les pieds dans l’économie réelle et ignore toute de l’entreprise. Beaucoup viennent de l’ENA, de sciences-Po ou encore débute leur carrière comme attaché parlementaire. C’est d’un tsunami sociologique dont a besoin le système politique afin que les différentes catégories socio professionnelles soient représentées de manière équitable. Une bonne mesure pour permettre ce changement serait d’interdire les fonctions politiques aux fonctionnaires comme l’avait proposé en son temps Raymond Barre qui fut peu écouté sur ce point. (Ou alors demander la démission de ces fonctionnaires quand ils sont élus). La consanguinité administration-politique faiat émerger une typologie de responsables qui se caractérise par une compétence, une conviction et un courage pitoyables. Le meilleur exemple est sans doute celai du président de la république qui aura passé toute sa vie dans les appareils et les mandats électifs. Bilan on parle de l’inversion de la courbe du chômage en ignorant que l’enjeu central c’est la compétitivité et la croissance.

Après la blague de Hollande sur l’Algérie, celle de Sapin: « nous sommes en train de gagner la bataille de l’emploi »

Après la blague de Hollande sur l’Algérie, celle de Sapin: « nous sommes en train de gagner la bataille de l’emploi »

Une blague par jour et de mauvais goût. Hier celle de Hollande sur l’Algérie, aujourd’hui  celle de Sapin sur le chômage. » Nous sommes en train de gagner la bataille de l’emploi » ! Faut-il rire ou pleurer, les deux sans doute. D’autant que par contre il n’a pas voulu dire que l’inversion de la courbe du chômage aurait bien lieu en 2013. Conclusion on va gagner sur l’emploi mais pas sur le chômage ; Curieux comme raisonnement. Une plaisanterie sans doute si l’on sen tient aux très récentes prévisions de INSEE qui prévoit même une nouvelle détérioration en 2014. D’après Sapin, on sortira du brouillard vers mi 2014, une prévision sans doute juste cette fois car on peut espérer que le brouillard se fera rare en juillet ! Michel Sapin se veut donc prudent. Sur BFMTV et RMC ce lundi 23 décembre, le ministre du Travail n’a pas voulu affirmer clairement que l’inversion de la courbe du chômage allait être effective fin 2013. « La tendance actuelle, c’est l’inversion », a-t-il nuancé. « C’est une bataille que nous sommes en train de gagner ».  Il a rappelé qu’il y avait 30.000 nouveaux chômeurs chaque mois avant l’été, et que l’on est passé à 5.000 en novembre. Il y a eu davantage d’embauches que le mois précédent, a-t-il fait remarquer. Il a cependant concédé « qu’il y aura encore des mois avec des hausses ». Une nouvelle fois, il a dû défendre ses emplois aidés qui participent à la baisse du chômage. »Les emplois d’avenir, ce sont des temps complets et de la formation », a-t-il insisté. « Et mon objectif, c’est de l’emploi et du bon emploi », a-t-il répondu à ceux qui lui opposent les créations de petits jobs comme aux Etats-Unis.  Il a cependant reconnu que seule la reprise économique entraînerait la création d’emplois en nombre.  » Mi-2014, il y a aura une croissance suffisante pour créer des emplois ». Plus généralement, il a estimé que 2014 serait l’année de la sortie du « brouillard » pour les Français.

 

Formation professionnelle : la CGPME ne signera pas

Formation professionnelle : la CGPME ne signera pas

 

Un accord qui devait remettre à plat l’ensemble de la formation permanente et que ne signera pas la CGPME considérant que la mutualisation des moyens peut être remise en cause Un accord qui devait être centré sur la formation des chômeurs et qui en fait accouche surtout d’un compte individuel de formation pour un montant de 1.2 milliards (au lieu des 200 millions dans  l’ancien droit individuel à la formation). Un droit ouvert aussi aux chômeurs mais 1,5 milliards c’est peu et  quelques centaines de millions pour les chômeurs sur un total de collecte de 32 milliards par an, c’est indécent. Il est vrai qu’aucune des organisations qui ont négocié ne représentent réellement les chômeurs. Derrière aussi les oppositions, la question du financement des organisations professionnelles et syndicales sur les fonds de la formation.  Question taboue  en suspend ! L’organisation patronale a décidé ce mercredi de ne pas signer l’accord sur la formation professionnelle élaboré le week-end dernier , estimant qu’il ratait son objectif et que les petites et moyennes entreprises en seraient les grandes perdantes. La CGPME et le Medef s’étaient vivement opposés lors des négociations menées par les partenaires sociaux et l’opposition de la première était considérée comme l’issue la plus probable. «Ce texte passe vraiment à côté de son objectif qui est de ramener vers la formation les salariés les moins formés», a déploré le président de la CGPME, Jean-François Roubaud, lors d’une conférence de presse. «Je crois que c’est la première fois depuis un certain nombre d’années qu’on ne signe pas un accord», a ajouté Jean-François Roubaud. Geneviève Roy, vice-présidente, a estimé que l’accord était d’«une extrême complexité». «Cet accord sera encore plus compliqué que le précédent», a-t-elle déclaré, tout en regrettant que «les grandes oubliées de cet accord sont les entreprises de 10 à 300 salariés».  L’accord, que le gouvernement entend transformer en loi, devrait être signé par les syndicats CFDT, CFE-CGC et sans doute Force ouvrière, la CFTC ayant déjà annoncé qu’elle le ferait. La délégation de la CGT a laissé entendre que le syndicat ne signerait pas, mais une note interne plaide pour la signature, révélait mardi « Les Echos ».  Côté patronal, la signature du Medef et de l’Union professionnelle de l’artisanat est acquise. Le texte définit notamment les modalités d’un compte personnel de formation, qui accompagnera les salariés toute leur vie à partir du 1er janvier 2015, et réforme le financement relevant des entreprises et des partenaires sociaux. Selon le ministère du Travail, ce compte sera financé au minimum à hauteur de 1,2 milliard d’euros par an au lieu de 200 millions pour le Droit individuel à la formation qu’il remplacera. L’accord s’efforce également de simplifier le maquis de la formation professionnelle, en réduisant notamment le nombre d’organismes collecteurs des contributions des entreprises. Le nombre de ces organismes passera de 198 à 46, ce qui réduira par quatre les frais de collecte, autant d’argent qui pourra aller à la formation, selon le ministère du Travail.

 

 

INSEE : avec des si, il y aura de la croissance !

INSEE : avec  des si, il y aura de la croissance !

Ps vraiment des prévisions de l’INSEE mais plutôt des supputations. L’Institut n’a pas avancé de prévision pour 2014 mais annoncé que si le PIB grignotait +0,2% chaque trimestre, « on arriverait à +0,9% en moyenne annuelle pour 2014″. C’est l’hypothèse retenue par le gouvernement dans son budget. Par ailleurs, l’Institut anticipe une « très légère hausse du chômage » d’ici fin juin 2014 à 11%, contre 10,9% à fin septembre 2013. « Cette hausse est juste une question d’arrondi », a relativisé Clavel. « Il n’y a pas de signal que le chômage redémarre au deuxième trimestre. On arrive à une quasi-stabilité à fin juin ». Le gouvernement estime que l’inversion de la courbe du chômage promise par François Hollande avant la fin de l’année est « amorcée ». Le pouvoir d’achat des Français devrait augmenter de 0,5% sur l’ensemble de l’année 2013, ainsi que sur le premier semestre 2014. En faiat cela grâce à un indice obsolète qui ne tient pas compte des dépenses contraintes pour les couches modestes et très moyennes. En 2012, il avait reculé de 0,9%. Du côté des entreprises (hors construction), les investissements devraient croître « faiblement » au premier semestre 2014, et évoluer sur un « rythme voisin de celui du PIB ». Le Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), qui entre en vigueur au 1er janvier, devrait avoir un effet positif sur le taux d’inflation (-0,2 point). La hausse de la TVA à la même date devrait, à l’inverse, peser (+0,5 point si la hausse est intégralement et immédiatement répercutée). L’inflation est attendue à +0,8% en décembre (+0,7% en novembre) et à +1,1% mi-2014 (+2,0% en 2012 et +0,9% prévu en 2013).

La France condamnée à 11% de chômage sans réforme (Gattaz)

La France condamnée à 11% de chômage sans réforme (Gattaz)

Il  a raison Gattaz, le chômage en France risque de demeurer longtemps autour de 11% sans réformes structurelles. En effet, faute de compétitivité et de consommation, la croissance va être bloquée très près de 1%. Au mieux il y aura stabilisation du chômage. Il faudra atteindre au moins la barre des 1.5% pour recréer des emplois ; ce ne sera ni en 2013, ni en 2014 et peut- être pas en 2015.  Impossible sans réduire la fiscalité plombée par les dépenses de l’Etat. Gattaz Il ne partage donc pas tout à fait le même optimisme que Jean-Marc Ayrault. Le Premier ministre a assuré jeudi soir que l’objectif de l’inversion de la courbe du chômage était « quasiment » atteint. Invité de RTL ce vendredi, Pierre Gattaz se veut plus prudent. « Compétitivité », martèle le patron du Medef, qui met en garde l’exécutif : « Il faut que la majorité, le gouvernement fasse le choix assumé de l’entreprise, de la mondialisation, de la conquête. » « Si notre sac à dos est rempli de pierres et deux fois plus lourds que ceux de nos concurrents, ça ne marche pas », prévient-il. Une seule solution selon lui : « Passer à l’action », avec toujours le même leitmotiv pour le patronat, « des réformes structurelles ». « Tant que ces mesures-là ne sont pas prises en France, notamment dans la baisse des charges et des dépenses publiques, malheureusement nous resterons à des niveaux de 11% de chômage et nous risquons de passer à côté de la croissance », alerte Pierre Gattaz. D’autant que réforme la France n’est pas impossible, ou en tout cas ne l’est plus. « Les Français sont prêts », assure-t-il. « Les Français ont compris que nous sommes en train de décrocher par rapport au monde entier. » Si les citoyens sont prêts, le gouvernement l’est-il ? Le gouvernement le peut-il, avec un Premier ministre impopulaire ? Pierre Gattaz se refuse à se prononcer sur le cas de Jean-Marc Ayrault : le président de la République fait le choix du locataire de Matignon, « on fait avec », assure-t-il. Pour Pierre Gattaz, il est urgent d’agir au risque, sinon, que la France se retrouve en panne sèche.

La réforme Retraites votée : ce qui change

La réforme Retraites votée : ce qui change

La réforme – ni la première, ni la dernière,- prévoit un allongement de la durée de cotisation dans les secteurs privé et public à 43 ans à l’horizon 2035 ainsi qu’une hausse générale de 0,3 point en quatre ans des cotisations salariales et patronales. La réforme, qui ne touche ni aux régimes spéciaux, ni à l’âge légal qui reste fixé à 62 ans, prévoit également la création à partir de 2015 d’un compte personnel de prévention de la pénibilité qui permettra de bénéficier d’une réduction de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein.les cotisations augmenteront de 0,15 point pour les cotisations patronales en 2014. De 2015 à 2017, elles progresseront ensuite de 0,05 point par an. Un effort identique sera demandé aux salariés, via leurs cotisations. En rythme de croisière, la mesure doit rapporter 6,4 milliards d’euros par an. Le compte pénibilité va permettre aux salariés ayant des carrières « pénibles » de cumuler des points pour ensuite éventuellement racheter des trimestres ou suivre une formation pour exercer un emploi moins pénible. La mesure doit entrer en vigueur en 2015 et sera financée par les entreprises. Le gouvernement évalue son coût annuel à 2 milliards en vitesse de croisière.  La revalorisation des pensions sera désormais fixée au 1er octobre, contre le 1er avril actuellement. L’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé sera revalorisée pour les personnes âgées de plus de 60 ans. De même, le minimum vieillesse sera revalorisé à la fois au 1er avril et au 1er octobre en fonction de l’inflation. Marisol Touraine n’a cependant pas dévoilé le coût de ces annonces. Mais elle affirmé que, grâce à ces deux mesures, il n’y aura « plus de pension en dessous de 800 euros par mois ».  Pour valider un trimestre de cotisation, il faudra l’équivalent de 150 heures de SMIC contre 200 heures auparavant. L’objectif est de favoriser les salariés ayant eu de faibles rémunérations et des temps partiels.  Les majorations de pensions de 10% pour les retraités ayant eu au moins 3 enfants seront désormais soumises à l’impôt sur le revenu.  Les diplômés recevront une prime de 1.000 euros pour racheter des trimestres de cotisation. Les étudiants pourront verser 12,50 euros par mois pendant 2 ans pour valider des trimestres au titre de leurs périodes de stage.

Etats-Unis : réduction de la politique monétaire accommodante

Etats-Unis : réduction de la politique monétaire accommodante

 

Du fait d’une croissance retrouvée et d’un chômage en baisse, la FED va maintenant progressivement diminuer de 10 milliards par mois ses rachats d’actifs. La Réserve fédérale (Fed) a en effet annoncé mercredi une réduction de son programme de rachats mensuels d’actifs mais a compensé cette mesure attendue de longue date en laissant entendre qu’elle maintiendrait ses taux directeurs à un bas niveau pour une période plus longue encore qu’elle ne s’y était engagée. La banque centrale américaine a dit qu’elle allait réduire ses achats d’actifs de 10 milliards de dollars par mois à 75 milliards, la baisse concernant dans les mêmes proportions les titres adossés à des créances hypothécaires (MBS) et les bons du Trésor. La Fed a qualifié de « modeste » cette réduction de son programme d’assouplissement quantitatif dans un communiqué publié à l’issue de son comité de politique monétaire qui s’est déroulé sur deux jours. Elle a surtout souligné qu’il « serait vraisemblablement » approprié » de maintenir les taux directeurs proches de zéro « bien après » que le passage du taux chômage en dessous de 6,5%. Elle s’était auparavant engagée à maintenir les taux directeurs à un niveau proche de zéro seulement jusqu’à ce que le taux de chômage atteigne ce seuil. Le taux de chômage est revenu à 7% au mois de novembre, au plus bas depuis cinq ans.

La schizophrénie fiscale : pathologie incurable

La schizophrénie fiscale : pathologie incurable

Sur le plan médical,  la schizophrénie se caractérise par une perte de conscience des réalités, exactement  la même définition pour la schizophrénie fiscale avec  la perte des réalités économiques et sociales. Les fonctionnaires et l’oligarchie politique ignorent tout de l’entreprise, des conditions nécessaires à la création des richesses et de l’emploi. La méthodologie est récurrente, on décide de projets ou de dépenses de fonctionnement ensuite seulement, on se préoccupe des recettes en cas d’insuffisance on crée une fiscalité ceci vaut de l’Etat jusqu’à la plus petite commune); Ce qui se passe en France ,championne du monde des prélèvements obligatoire ; Si les prélèvements obligatoires sont de l’ordre de 46-47% en 2013, il faut prendre en compte le taux de dépenses publiques qui elles représentent environ 57% du PIB.  Ce qui explique l’augmentation de la dette. Pour schématiser les impôts (actuels et futurs) représentent plus de la moitié de la richesse nationale. Du coup tout est plombé: compétitivité (commerce extérieur notamment dans le rouge) comme la consommation. Or le croissance repose essentiellement sur cette consommation puisque parallèlement aux exports, les investissements sont aussi dans le rouge. Mais moins de croissance, c’est moins de recettes fiscales (exemple moins 11 milliards de TVA en 2013). Réponses des technocrates et du gouvernement,  on augmente la fiscalité et notamment la TVA en 2014. Un peu le raisonnement du charcutier qui perdrait de la clientèle parce que ses prix sont trop élevés et qui pour compenser la baisse de son chiffre d’affaires augmenterait encore ses prix. Bref une pathologie grave et incurable, la schizophrénie fiscale qui conduit dans le mur et au déclin. Les médecins de Molière, aujourd’hui la bureaucratie ( tout aussi scientiste et pédante) , saigne le malade pour combler l’insuffisance sanguine. Ces médecins sont fous. On pourra objecter que cela ne date pas d’hier.   Pour mémoire, en 1960, le taux de prélèvement obligatoire, selon l’Insee, ne représentait que 30,6% du PIB. «L’évolution des prélèvements obligatoires (PO) depuis le début des années 1970 se décompose en plusieurs phases. Tout d’abord, au cours des années 70 et dans la première moitié des années 80, le taux de prélèvements obligatoires a fortement augmenté, passant de 34% à 42%. Puis il s’est stabilisé à un taux proche de 42% jusqu’au début des années 90, où il a repris sa progression jusqu’en 1999. Le taux de PO s’est alors replié pour atteindre  42,1% du PIB en 2009. Enfin, depuis 2010, le taux de PO connaît une nouvelle phase d’augmentation», alors quel remède ? L’enfermement au plus vite de cette oligarchie politique qui fait carrière ;un enfermement  pas forcément dans un établissement d’aliénés mais dans un lieu de production avec ceux qui créent la richesse nationale de ce pays.

 

 

 

Goodyear Amiens nord : la fin

Goodyear Amiens nord : la fin

 

Cette fois c’est bien la fin de l’usine Goodyear d’Amiens nord. La cour d’appel de Versailles vient de confirmer à nouveau que la fermeture du site décidé dans le cadre d’un « plan de sauvegarde de l’emploi » (PSE). Sa présentation « ne fait qu’obéir aux exigences posées par la loi (et) ne peut être considérée comme frauduleuse et créatrice d’un trouble manifestement illicite », a estimé la justice. Elle  confirme ainsi la décision du juge des référés du tribunal de grande instance de Nanterre du 24 septembre, qui avait estimé que le PSE n’aurait pas « été élaboré de manière frauduleuse ». C’était pourtant l’énième recours en justice du Comité central d’entreprise (CCE) – représentant les salariés-, pour essayer d’éviter que les 1.173 salariés ne perdent leur emploi. Plus tôt en 2013, une multitude de procédures ont été lancées par les élus du personnel du groupe, qui tentent d’enrayer l’avancée du projet de fermeture de l’usine, annoncé le 31 janvier, après six ans de bras de fer entre direction et salariés. Selon la direction, depuis janvier, Goodyear a été assigné 20 fois devant la justice par des salariés tantôt via leur comité d’hygiène et de sécurité (CHSCT), tantôt via leur CCE. Cette fois, la cour d’appel a estimé que les représentants des salariés « se limite à une critique globale et ne dénonce aucun manquement précis ». Depuis octobre, l’espoir est tout de même encore permis pour certains salariés: le PDG du fabricant de pneus agricoles Titan International, Maurice Taylor, qui avait tenté à plusieurs reprises de racheter une partie du site d’Amiens, a alors fait un retour inattendu, annonçant son intention de reprendre 333 emplois dans l’usine d’Amiens-Nord dont le maintien serait garanti pendant quatre ans, à condition qu’un accord entre la direction et la CGT soit passé et que les procédures judiciaires engagées par le syndicat soient retirées. Sans cela, Maurice Taylor reprendrait l’usine fermée complètement fermée. Dans la journée ce 18 décembre, un rapport portant sur la fermeture de l’usine d’Amiens nord rédigé par une commission d’enquête parlementaire, doit être remis au président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone. Un document publié au terme de six mois d’auditions destinées à analyser tous les aspects du conflit entre la direction de l’usine de pneumatiques et les salariés. Les travaux de la commission ont porté sur les causes du projet de fermeture de l’usine d’Amiens-Nord et ses conséquences économiques, sociales et environnementales. Pour essayer d’avance, ce rapport tentera de tirer des leçons des six années de conflit  social sur le site et comprend 18 propositions « pour qu’une telle situation ne se reproduise pas ».

 

Guéant : la chasse à l’homme pour seulement 10 000 euros par mois

Guéant : la chasse à l’homme pour seulement 10 000 euros par mois !

 

Il a raison Xavier Bertrand, c’es vraiment de la chasse à l’homme contre Guéant voire Sarkozy ; 10 000 euros par mois qui auraient été détourné par Guéant, ce n’est vraiment rien, si on compare par exemple aux détournements de fonds d’autres élus qui par exemple se font construire quasi gratuitement des villas en échange de complaisance vis-à-vis d’appels d’offre public ou qui cumulent en toute légalité les rémunérations de maire, d’élus national et les « remboursements de frais divers » (autour de 20 000 euros). Il est clair qu’un smicard qui par exemple met du fuel dans sa voiture au lieu du gasoil sera lui très vite condamné et lourdement, d’autant qu’il va toucher une augmentation de 12 euros mensuels  grâce aux largesses du (12 euros payés par les entreprises et non par le gouvernement). Selon qu’on est smicard ou haut fonctionnaire politisé la justice ne saurait être la même ! Ou alors c’est la « cohésion » de la société qui est en cause. Claude Guéant a donc été entendu mardi sous le régime de la garde à vue dans le cadre de l’enquête préliminaire sur des primes en liquide perçues alors qu’il était directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur, a-t-on appris de source judiciaire. Sa garde à vue a été levée dans la soirée, de même que celle de Michel Gaudin, qui était directeur général de la police nationale à l’époque et a été interrogé également à Nanterre (Hauts-de-Seine). Michel Gaudin dirige aujourd’hui le cabinet de Nicolas Sarkozy. Les responsables de l’UMP ont été relativement discrets sur cette enquête qui vise le premier cercle sarkosyste. L’ancien ministre UMP Xavier Bertrand a cependant déploré une « chasse à l’homme permanente » à l’encontre de l’ancien chef de l’Etat. « Cette chasse au Nicolas Sarkozy n’a pas cessé avec l’élection de François Hollande et ça ne sert à rien de l’entretenir », a-t-il dit sur BFM-TV. « On essaie d’abîmer judiciairement Nicolas Sarkozy », a renchéri Guillaume Peltier, vice-président de l’UMP. L’enquête a été ouverte en juin par le parquet de Paris après la découverte, lors d’une perquisition effectuée au domicile de Claude Guéant, de factures ayant donné lieu à des règlements en liquide pour quelque 20.000 euros. L’ancien secrétaire général de l’Elysée, qui a été aussi ministre de l’Intérieur, avait indiqué que les sommes provenaient de primes de 10.000 euros par mois payées en liquide entre 2002 et 2004 et prélevées dans les fonds destinés aux frais d’enquête et de surveillance de la police. L’enquête n’étant qu’à un stade préliminaire et aucun juge d’instruction n’ayant été nommé, Claude Guéant et Michel Gaudin ne risquent pas de mise en examen à l’issue de leur garde à vue, qui peut être prolongée mercredi.

 

La Chine attaque le vin français !

La Chine attaque le vin français !

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que la Chine ne manque pas de culot en attaquant le vin européen, en fait surtout le Bordeaux dont la Chine est le premier exportateur. D’autant que la balance commerciale est plus que favorable à la Chine, (environ 100 milliards de déficit commercial pour la France avec ce seul pays.). La Chine discuterait « volontiers » avec l’Union européenne à propos de son enquête sur les conditions d’exportation des vins européens, a fait savoir mercredi le ministère du Commerce. L’enquête chinoise a été ouverte en juillet. Pékin veut déterminer si l’Europe subventionne ses exportations de vin vers la Chine, créant de ce fait une distorsion de concurrence. L’initiative a été interprétée comme une mesure de représailles à la décision qu’avait prise l’UE d’imposer des droits de douane punitifs sur les panneaux solaires fabriqués en Chine. Lors d’une conférence de presse, le porte-parole du ministère du Commerce a nié cette interprétation. « La Chine n’a jamais lié cette affaire à d’autres affaires de différends commerciaux visant la Chine. Nous nous opposons également aux tentatives d’interpréter l’affaire des vins de l’UE comme une riposte à l’affaire des panneaux solaires », a déclaré Shen Danyang. En fait, a-t-il dit, le ministère du Commerce n’a fait que répondre à des demandes de sociétés chinoises qui voulaient l’ouverture d’une enquête sur le vin européen. L’enquête, a-t-il dit, suit son cours normal. « La Chine est favorable à des discussions et négociations entre les deux parties pour trouver une solution pour résoudre le différend et nous aimerions fournir le cadre et les moyens (pour ces discussions) », a déclaré le porte-parole. « Pour ce que j’en sais, les industriels chinois et de l’UE ont entamé de premiers contacts et nous espérons que les deux côtés parviendront à un résultat positif par le biais de la négociation. » La Chine est le premier importateur mondial de vin de Bordeaux. Sa consommation a augmenté de 110% en 2011, selon les derniers chiffres connus.

 

Immobilier: la garantie des loyers revisitée et gratuite

Immobilier: la garantie des loyers revisitée et gratuite

La garantie universelle des loyers est donc revisitée et surtout gratuite. Gratuite ?  Presque parce qu’il faudra bien en supporter le coût. Ce sera l’Etat mais on ne connait pas le montant exact entre 400 millions et 1.5 Milliards.Sans doute davantage compte tenu des effets pervers.  Qui paiera alors ? Le contribuable puisque devant le ralbol fiscal Duflot a renoncé à faire fiancer le dispositif par les bailleurs et les locataires.  Le projet de loi immobilier de Cécile Duflot revient donc sur le devant de la scène parlementaire. Il sera examiné demain, mardi 17 décembre, en commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale avant de passer en deuxième lecture les 14 et 15 janvier et au Sénat fin janvier. Et si ce projet de loi comporte plusieurs volets, le plus regardé et le plus controversé est celui sur la garantie universelle des loyers (GUL). Décriée, cette disposition a subi de nombreuses modifications. A commencer par son financement. A l’origine, la garantie universelle des loyers devait être financée à 50% par le locataire et à 50% par le propriétaire, via une cotisation de 1 à 2% sur le loyer, et aurait dû être mise en place au 1er janvier 2016. Mais victime du « ras-le-bol fiscal », elle sera finalement financée différemment. « Gratuite pour le propriétaire et le locataire, elle sera financée par l’ensemble des ressources de la politique du logement, qui se monte à 40 milliards d’euros », a expliqué la ministre du Logement.  Pour les assureurs, le coût de cette garantie devrait se monter à 1,5 milliard d’euros, alors que Cécile Duflot, elle, table sur 400 millions d’euros. Autre modification: dans sa nouvelle mouture, la garantie sera toujours publique, gratuite et aura un caractère automatique. Mais ne sera pas obligatoire, puisque le bailleur pourra encore décider de lui préférer une caution. En revanche, le bailleur ne pourra pas cumuler Gul et cautionnement.  Concrètement, « avec cette garantie, un bailleur confronté à une situation d’impayé se verra rapidement indemnisé à hauteur du loyer de référence, qui sera fixé localement par le préfet », peut-on lire dans le communiqué du ministère.  » Quant au bailleur qui fixe le montant de son loyer au-delà du niveau du loyer de référence et qui souhaite être totalement couvert en cas d’impayé, il pourra souscrire une assurance complémentaire classique, pour la fraction du loyer dépassant le loyer médian ». L’idée, pour la ministre, est de responsabiliser les bailleurs et les locataires.  » Seront intégralement indemnisés les bailleurs qui pratiquent des loyers raisonnables (…). Si l’impayé de loyers est lié au comportement abusif de la part d’un locataire indélicat, la Gul a les moyens de lancer des procédures de recouvrement forcé en mobilisant les moyens du Trésor public ». Comme le préconise le rapport réalisé par l’Inspection générale des finances, le projet de loi Alur précise que la Gul est gérée par une agence d’État de dimension limitée – 20 à 40 personnes (sic)- et qui s’appuie sur un réseau d’opérateurs agréés selon un cahier des charges précis.

 

Notre Dame des landes : la poursuite du projet

Notre Dame des landes : la poursuite du projet

 

Un projet inutile qui n’est qu’une opération immobilière mais Ayrault continue. Sans doute veut-il accélérer le rythme avant son départ probable de Matignon après les élections de 2014 ; Une nouvelle étape va être franchie pour la construction d’un aéroport controversé à Notre-Dame des Landes, près de Nantes, avec la publication imminente d’arrêtés environnementaux, a annoncé lundi la préfecture de Loire-Atlantique. Les arrêtés sur la préservation de l’eau et des espèces protégées qui, selon les écologistes, sont menacées par la construction du nouvel aéroport voulu par l’ancien maire de Nantes, l’actuel Premier ministre Jean-Marc Ayrault, seront publiés dans les prochains jours. « Une nouvelle phase de la mise en œuvre du projet de transfert de l’aéroport s’ouvre qui permet aux maîtres d’ouvrage d’engager les mesures de compensation environnementales et les travaux préparatoires », a déclaré la préfecture. Sous réserve de recours administratifs qui pourraient être suspensifs, le transfert d’espèces protégées et ces premiers travaux sur la zone de Notre-Dame des Landes, toujours occupée par plusieurs dizaines d’opposants au projet après les manifestations de la mi-2013, pourraient démarrer en 2014. La préfecture ne s’est toutefois prononcée sur aucun calendrier, se contentant d’indiquer que « le gouvernement poursuit ce projet avec détermination ». Ce nouveau pas vers le transfert de l’aéroport de Nantes Atlantique à quelques dizaines de kilomètres de la métropole intervient quelques semaines après le feu vert de la Commission européenne aux aides de 150 millions d’euros octroyées par l’Etat et les collectivités au projet. Après l’interruption des travaux en novembre 2012 en raison de l’opposition sur le terrain, une « commission du dialogue » avait été mise en place par le gouvernement. Ses recommandations pour étudier d’éventuelles alternatives ont fait l’objet durant six mois d’analyses contradictoires, a indiqué la préfecture. « Ces six mois auront permis de confirmer l’utilité et la pertinence de transférer l’aéroport de Nantes-Atlantique pour le développement du grand Ouest et son attractivité au niveau européen », a estimé dans un communiqué le préfet de la région Pays-de-Loire Christian de Lavernée.

 

Allemagne : la grande union votée

Allemagne : la grande union votée

 

Ce n’est pas en France, c’est en Allemagne ! L’union des deux grands partis pour gérer le pays dans un environnement de crise. En France évidemment on peut se permettre le luxe d’avoir une opposition et une majorité qui  s’opposent en permanence (et pourtant qui font à peu près la même politique) avec en plus des partis extrémistes aux critiques parfois pertinentes mais aux projets complètement contradictoires. Le parti social démocrate allemand (SPD), lui,  a annoncé samedi que ses adhérents avaient approuvé dans un referendum interne le projet de gouvernement commun avec les conservateurs. Après des semaines de difficiles tractations, la formation d’un gouvernement de « grande coalition » va maintenant être possible, avec à sa tête Angel Merkel arrivée en tête des législatives fin septembre. Elle doit être réélue chancelière mardi prochain. « Cela fait longtemps que je n’ai pas été aussi fier d’être social-démocrate« , a déclaré samedi Sigmar Gabriel, président du parti social démocrate allemand (SPD), alors que les adhérents du parti ont approuvé le projet de gouvernement commun avec les conservateurs. La direction du SPD a annoncé samedi une victoire du « oui » avec près de 76% des voix, dans le vote par correspondance organisé auprès de ses quelque 470.000 adhérents.  Ce résultat marque la fin de nombreuses semaines de tractations. Le 22 septembre, Angela Merkel était arrivée largement en tête des législatives. Mais la défaillance de son allié libéral (FPD) éjecté du parlement, l’avait obligé à de longues négociations avec les sociaux-démocrates arrivés deuxième (25,7%). Depuis le début des discussions, le SPD a notamment poussé la chancelière à approuver la création d’un salaire minimum universel, une petite révolution en Allemagne.  En votant « oui » samedi, les adhérents du SPD ont donc ouvert la voie à un nouveau gouvernement de « grande coalition », qui doit officiellement être annoncé dimanche. Neuf postes seront attribués aux conservateurs (CDU/CSU), six aux sociaux démocrates. Le président du SPD, Sigmar Gabriel, dirigerait un grand ministère de l’Économie. Angela Merkel doit elle être réélue chancelière mardi, lors d’un vote des députés du Bundestag.

 

Immobilier : 400 millions d’euros pour la garantie des loyers

Immobilier : 400 millions d’euros pour la garantie des loyers

On ne sait pas commente on va payer mais on quand même décider de créer la garantie des loyers. Le ministère du Logement a annoncé, ce vendredi 13 décembre, que la garantie universelle des loyers va être recentrée sur le loyer médian pour ne coûter « finalement » que 400 millions d’euros. Mesure-phare et controversée du projet de loi sur le logement, la création d’une garantie universelle des loyers(GUL) sera recentrée sur le loyer médian de référence, pour ne coûter au final que 400 millions d’euros, a annoncé à l’AFP le ministère du Logement, ce vendredi 13 décembre. « La garantie solidaire portera, sauf pour les publics précaires, sur les loyers médians, c’est à dire qu’il y a une incitation à la modération des loyers », a ainsi affirmé la ministre du Logement Cécile Duflot à l’AFP. Ce loyer médian de référence sera fixé localement par les préfets, dans le cadre de la loi Alur (accès au logement et un urbanisme rénové), et calculé grâce à des observatoires locaux des loyers. Sauf pour les précaires et étudiants, garantis sur la totalité de leur loyer, quel que soit son montant.  Le texte du projet de loi portant l’Alur a été sensiblement transformé en vue de son examen, mardi prochain, le 17 décembre, en commission par les députés dans le cadre d’une seconde lecture. Autre modification: dans sa nouvelle mouture, la garantie sera toujours publique, gratuite et aura un caractère automatique: elle couvrira tous les baux signés à compter du 1er janvier 2016. Mais elle ne sera pas obligatoire, puisque le bailleur pourra encore décider de lui préférer une caution. Son coût de fonctionnement sera donc de 400 millions d’euros par an lorsqu’elle couvrira l’ensemble des quelque 6 millions de baux privés – dont 160 millions provenant des fonds d’Action Logement, et le reste de crédits de l’Etat. « Il y a donc une garantie socle qui est assurée par l’Etat, et je pense que c’est un très bon dispositif, car il responsabilise les propriétaires et favorise ceux qui font le choix d’un loyer modéré », estimé Cécile Duflot.

Hollande fusille la réforme fiscale d’Ayrault

Hollande fusille la réforme fiscale d’Ayrault

 

 

Ayrault avait réussi son coup de communication pour sauver sa place en annonçant sa grande réforme fiscale mais progressivement Hollande la fusille. D’abord en déclarant quelle durerait au moins 5 ans. Alors qu’Ayrault voulait l’appliquer en 2045. Ensuite en Guyane hier  en annonçant que certains impôts essentiels pour lui ne seraient pas touchés (notamment l’impôt sur le revenu). Dès lors, le champ des reforme se réduit et pourrait tout simplement aboutir à une augmentation de la CSG et à quelques suppressions de niches fiscales il y a de la marge, il en existe environ 500) !). Une preuve supplémentaire qu’Ayrault ne survivra pas au-delà des élections de 2014 mais aussi que Hollande veut réformer sans réformer. Première condition posée par le président : la grande réforme des impôts ne pourra pas concerner les mesures fiscales mises en œuvre depuis 2012. Jeudi, à Brasilia, il a ainsi confirmé à des patrons que le Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) et le Crédit d’impôt recherche (CIR) ne seraient pas modifiés, au nom de la « stabilité ». Vendredi, il ajoutait à cette liste les modifications apportées depuis son élection à l’impôt sur le revenu, à l’impôt sur la fortune et au régime des successions, ainsi que la taxe à 75%, la contribution écologique, les mesures sur les revenus du capital et plus-values immobilières. De quoi réduire considérablement le champ de la « remise à plat », expression qu’on préfère à l’Elysée. « Tout ce qu’on a fait depuis 2012 est sanctuarisé. On ne va pas défaire ou refaire tout ce qu’on a fait », justifie Hollande, qui avait décrété fin août une « pause fiscale ». Que reste-t-il, dès lors, à réformer ? Là encore, le président se fait directif. Côté ménages, l’Elysée évoque les niches fiscales et un éventuel élargissement de l’assiette de la CSG (contribution sociale généralisée) en fonction des revenus. Et côté entreprises, une possible refonte de l’impôt sur les sociétés, un nettoyage du maquis des 150 prélèvements sur les entreprises, ou le casse-tête de la réforme du financement de l’assurance-maladie. Des dossiers certes conséquents, mais sans commune mesure avec le big-bang initial de Matignon. Le 20 novembre, déjà, Hollande avait émis un bémol sur le calendrier en indiquant que la réforme fiscale prendrait « le temps du quinquennat ». Deux jours plus tôt, Ayrault avait parlé de mesures dès le budget 2015. Reste les deux grandes questions : la fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG, et le prélèvement à la source. Sur ces deux points, le président se montre très prudent. « Ca peut se faire, mais ça ne rapporte pas d’argent », confiait-il à l’automne. La peur aussi d’une remontée du ralbol fiscal !

 

Centrafrique ; la France désespérément seule dans le bourbier

Centrafrique ; la France désespérément seule dans le bourbier

 

 

On ne voit plus les groupes armés mais ils sont toujours présents et se cachent. Selon l’état-major français, il reste entre « 3.000 à 8.000 membres de groupes armés » dans Bangui. « La grande majorité des groupes armés qui faisait régner la terreur » dans la ville a rejoint les casernes qui leur étaient assignées.  Sur le plan humanitaire, la situation était jugée alarmante par des ONG présentes à Bangui et en province alors que le flot des Centrafricains fuyant les violences grossit. Selon des agences de l’ONU, on compte plus de 100.000 déplacés rien que dans Bangui sur environ 800.000 habitants.  Massés aux abords de l’aéroport pour se placer sous la protection de l’armée française, ils étaient au moins 45.000 jeudi matin, selon des sources humanitaires sur place. Quelques tentes y ont été dressées, certains ont fabriqué des abris avec des sacs en plastique, mais la plupart demeuraient à la belle étoile.   »On n’a pas à manger, on n’a pas d’abri, pas d’école, pas d’avenir », témoignait Jefferson, venus avec 11 enfants du quartier de Boy-Rabe.   »On cherche un refuge, mais il n’y a pas d’eau, pas de nourriture », ajoutait un autre, venu du quartier voisin de Boeing, où la population était terrorisée par les exactions des ex-rebelles de la Séléka.  Au PK-5, d’autres déplacés ont cherché refuge chez des parents, fuyant les pillages et les tueries qui ont fait au moins 400 morts la semaine dernière.  Aux abords de l’aéroport, où les organisations humanitaires considèrent la situation comme la plus alarmante, avec de possibles risques d’épidémies, Médecins sans Frontières (MSF) a monté une clinique mobile, qui assure 200 à 300 consultations par jour.  Mais il y a seulement deux points d’eau, installés par la Croix-Rouge, pour tous les déplacés. Et depuis une semaine, les agences d’aide des Nations unies n’ont procédé à aucune distribution de nourriture, déplore sous couvert d’anonymat un responsable humanitaire.  MSF, qui appelle à un « changement urgent et radical de la réponse humanitaire des Nations unies » à la hauteur de la crise actuelle, a adressé jeudi une lettre ouverte à la secrétaire générale adjointe de l’ONU chargée des affaires humanitaires Valérie Amos.   »Malgré ses efforts importants, MSF -et les rares ONG présentes- ne peuvent pas couvrir tous les besoins », insiste Bart Janssens, directeur des opérations de l’ONG.   »Les agences des Nations Unies doivent maintenant apporter une réponse solide et concrète », ajoute M. Janssens.  La situation est aussi très grave à l’intérieur du pays, comme à Bossangoa, ville du nord-ouest où, depuis deux mois, 40.000 chrétiens fuyant des exactions se sont rassemblés autour de l’archevêché « entassés sur seulement 4 hectares », explique Action contre la faim (ACF) dans un communiqué.  Ailleurs dans la ville, les violences de la semaine dernière ont entrainé le quadruplement des réfugiés musulmans, passés de 1.600 à près de 7.000.   »Il y a beaucoup trop de pression sur un si petit espace », se plaint Alexis Ottenwalter, un responsable d’ACF à Bossangoa.  Signe toutefois d’un relatif retour à la normale, Air France a annoncé qu’elle reprenait jeudi son vol hebdomadaire vers Bangui, annulé mardi.  Et une semaine après le feu vert de l’ONU à l’opération de la France, officiellement en appui à la force africaine (Misca) déjà présente en Centrafrique, de premiers renforts de pays du continent arrivaient.  Une cinquantaine de soldats burundais ont quitté Bujumbura pour préparer le déploiement d’un contingent de 850 hommes. Ils vont rejoindre les plus de 3.000 soldats africains déjà présents et qui doivent à terme totaliser 6.000 hommes et prendre la relève des Français… mais sans doute pas avant des années.  

 

« La réforme de l’Etat c’est maintenant » (Terra Nova)

« La réforme de l’Etat c’est maintenant » (Terra Nova)

 

Il y a urgence. Le rapport de Terra Nova (club  de gauche) dénonce, pêle-mêle, une organisation administrative datant «pour une large part de Napoléon», un Etat «paternaliste» voulant organiser toute la vie sociale ou encore un emballement réglementaire débouchant sur une machine publique dont l’essentiel de l’action est «tournée sur elle-même, à l’image des Shadocks, qui pompaient inlassablement». Et de vilipender ces «élites politiques et administrativespeu incitées à s’impliquer», les premières ne se faisant jamais élire sur un projet de modernisation, les secondes n’ayant aucun intérêt à proposer une transformation en profondeur des politiques publiques dont elles sont responsables. Jusqu’à présent, ce sont des motifs budgétaires qui ont motivé les réformes. Un objectif certes justifié mais porteur de «dérive», pointe Terra Nova. Regardant de près les exemples étrangers, le think tank affirme que la modernisation de l’action publique «ne s’est traduite dans aucun pays par une réduction significative des agents affectés à l’action publique» (il y a souvent eu des transferts). Et de sonner la charge, dans le cas français, contre la «RGPP» de Nicolas Sarkozy et sa règle du «un sur deux» : «Les résultats ne sont pas à la hauteur des enjeux en termes de déficits publics et ont été obtenus au prix d’une crispation totale des administrations.»  Certes, la gauche n’a jamais été à l’aise avec ce concept de réforme de l’Etat, synonyme de désengagement des services publics dans son approche la plus libérale. Mais «l’enjeu de la modernisation de l’Etat n’est pas du tout une rationalisation technocratique ou une économie de moyens mais une refonte complète de l’action publique», indique le rapport. Et c’est parce que la gauche défend l’Etat, son rôle et ses prérogatives, qu’elle doit s’attacher à ce qu’il soit au maximum de son efficacité, juge encore Terra Nova.

 

Alitalia: 300 millions de recapitalisation contre la suppression de 1.900 emplois

Alitalia: 300 millions de recapitalisation contre la suppression de 1.900 emplois

C »était la demande d’Air France (actionnaire d’Alitalia), recapitaliser Alitalia mais contre la suppression d’emplois. La recapitalisation de 300 millions sera donc réalisée mais contre en quelque sorte la suppression de 1900 emplois. Sur 295 millions d’euros d’économies, 128 millions seront réalisées sur le coût du travail : suppression de l’équivalent de 1.900 postes et de certaines primes, notamment d’ancienneté, instauration d’une « contribution de solidarité » pour les salaires supérieurs à 40.000 euros bruts. En revanche, aucun « licenciement sec » n’est prévu.   »Nous ne voulons laisser à la maison ou renvoyer personne », a déclaré aux syndicats le PDG d’Alitalia, Gabriele del Torchio, selon lequel un plan « d’optimisation des coûts » est « absolument incontournable » pour la compagnie, au bord de l’asphyxie financière.  Un redimensionnement de la flotte est également prévu, avec l’abandon de 11 appareils A320.  Par ailleurs, le PDG a indiqué aux syndicats que son projet d?augmentation de capital était « pratiquement atteint ».  Alitalia, chroniquement déficitaire et dont la dette s’élève à 1,2 milliard d’euros, avait validé le mois dernier le principe d’une augmentation de capital jusqu’à 300 millions d’euros.  Une première période d’adhésion à l’opération ne lui avait permis de lever que 173 millions d’euros. Le deuxième tour doit s’achever mardi soir.  Le seuil de 225 millions d’euros de promesses d’achat de nouveaux titres devrait être atteint, ce qui devrait permettre au groupe public Poste Italiane de débloquer à son tour 75 millions et donc de parvenir aux 300 millions d’euros prévus.  Mais la compagnie italienne est toujours à la recherche d’un partenaire, a indiqué le PDG aux syndicats.  Le groupe franco-néerlandais Air France-KLM, qui détient actuellement 25% de la compagnie italienne, avait refusé de souscrire à cette augmentation de capital, jugeant que « les indispensables mesures de restructuration financières n’étaient pas réunies ».  Mardi, la compagnie allemande Lufthansa ainsi que l’espagnole Vueling ont confirmé qu’ils n’étaient pas intéressés.   »C’est un plan de coupes budgétaires sans partenaire et sans prospective industrielle », a commenté le responsable de la fédération Transports du principal syndicat italien Cgil, Franco Nasso. Celui-ci a déploré « l’absence du gouvernement » dans ce dossier, jugeant que son implication est « indispensable pour que la négociation puisse s’ouvrir ».   »Le plan ne nous convainc pas, tant sur les recettes que sur le coût du travail », a ajouté son homologue de l’UIL, Claudio Tarlazzi, selon lequel la direction « doit accepter de le revoir et de le modifier sur les propositions des syndicats ».  Quant au responsable du troisième syndicat représenté, la CISL, il a jugé le plan « décevant » et réclamé de « la clarté sur le partenaire industriel ainsi que sur les mesures d’accompagnement social ».  Chroniquement déficitaire, Alitalia, qui compte 14.000 salariés, subit de plein fouet la concurrence des compagnies à bas coûts et du train.

Etats-Unis : réduction de la politique monétaire accommandante

Etats-Unis : réduction de la politique monétaire accommandante

Les économistes sont toujours d’avis que la Réserve fédérale américaine ne diminuera pas l’ampleur de son programme de soutien à l’économie avant le mois de mars, même s’ils sont plus nombreux que précédemment à ne pas exclure cette possibilité dès janvier, voire ce mois-ci, montre une enquête Reuters publiée lundi. Après les chiffres de l’emploi pour le mois de novembre, publiés vendredi, meilleurs que prévu, nombre d’intervenants de marché ont dit que cela augmentait le risque de voir la Fed réduire plus rapidement que prévu son programme d’assouplissement quantitatif troisième du nom (« QE3″). Sur 63 économistes interrogés, 29 pensent qu’une première baisse du QE3 pourrait intervenir d’ici moins de 10 jours, après la réunion des 17 et 18 décembre, ou en janvier, soit avant que Janet Yellen, plutôt partisane du QE3, ne prenne la tête de la Fed à la place de Ben Bernanke. Lors d’une enquête similaire menée il y a deux semaines, ils n’étaient que 19 sur 62 à évoquer une telle possibilité. Ceci étant dit, une courte majorité des économistes sondés – 33 – pensent qu’il faudra attendre mars avant un début de dénouement du « QE3″. Ce programme, qui passe actuellement par 85 milliards de dollars de rachats d’actifs obligataires par mois, est le principal facteur de hausse de Wall Street depuis le début de l’année. L’élan du marché boursier américain avait été interrompu en mai lorsque Ben Bernanke avait dit qu’une diminution du « QE3″ pouvait intervenir avant la fin de l’année. Les intervenants de marché, qui ne cessent depuis de spéculer sur le calendrier de la Fed, avaient alors estimé qu’une première réduction du « QE3″ serait annoncée en septembre. Mais la Fed avait surpris les investisseurs en maintenant en l’état sa politique monétaire ce mois-là, décision qui a propulsé Wall Street vers de nouveaux sommets dans les semaines qui ont suivi.

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