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Affaire Tapie : Christine Lagarde devant la justice

Affaire  Tapie : Christine Lagarde devant la justice

L’actuelle présidente du FMI va être entendue par les trois juges de la Cour de justice de la République dans le cadre de l’enquête sur l’arbitrage du litige entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais. En 2007, Bernard Tapie et ses liquidateurs demandent la possibilité de recourir à un arbitrage privé, après que la Cour de cassation a annulé une décision en leur faveur. Ils se demandent également si l’Elysée a eu une influence dans l’arbitrage. Christine Lagarde, alors ministre de l’Economie et des Finances, valide cette proposition, alors même que les services du ministère du Budget s’élèvent contre cette décision. Il est également reproché à l’ancienne ministre de ne pas avoir intenté un recours contre la sentence de ce tribunal arbitral, pourtant très défavorable à l’Etat : le 7 juillet 2008, le tribunal décide d’octroyer 285 millions d’euros à Bernard Tapie. Avec les intérêts, cela représente une somme totale de plus de 400 millions d’euros. La présidente du Fonds monétaire international est donc visée par une enquête pour « complicité de faux et détournement de fonds publics ». En outre, d’après les révélations du Monde, la Cour de discipline budgétaire et financière a publié deux réquisitoires dans lesquels « d’innombrables irrégularités » sont pointées du doigt. Le Crédit Lyonnais, par exemple, se serait vu fortement déconseiller de prendre part à l’arbitrage, alors qu’il n’existe « aucune pièce permettant d’établir la raison de cette omission« .  Il faut remonter au début des années 90 pour comprendre ce qu’il s’est passé. Quand Bernard Tapie intègre, en 1992, le gouvernement Bérégovoy au poste de ministre de la Ville, il accepte en échange de lâcher les rênes d’Adidas, acheté deux ans plus tôt. C’est le Crédit Lyonnais qui est chargé de trouver repreneur. L’entreprise est achetée en 1993 par un groupe d’investisseurs, piloté par Robert-Louis Dreyfus, et dont fait partie une filiale du Crédit Lyonnais.  L’ensemble de l’entreprise est racheté fin 1994 par Robert-Louis Dreyfus, pour une somme s’élevant presque au double de celle à laquelle Bernard Tapie l’avait vendue. Entretemps, le Crédit Lyonnais, en faillite, a été pris en gestion par le Consortium de réalisation (CDR), chargé de liquider la dette de la banque. En 1995, les liquidateurs du groupe Bernard Tapie attaquent le Crédit Lyonnais en justice. La banque se cacherait en réalité derrière plusieurs des entreprises qui ont repris la banque, et en aurait donc été propriétaire, alors qu’elle s’était engagée à ne pas se porter contrepartie. En outre, la banque et Robert-Louis Dreyfus auraient signé un accord sur les conditions de la revente de l’entreprise. A deux reprises, en 1996 puis en 2005, le tribunal de Commerce de Paris puis la Cour d’appel condamnent le CDR à verser une somme à Bernard Tapie. A chaque fois, la décision est annulée. D’où la demande d’un arbitrage privé. L’arbitrage, c’est-à-dire le fait de faire trancher un litige par une structure privée, est une procédure prévue par le Code de procédure civile, et donc parfaitement ordinaire. Le point de friction, c’est que le CDR, s’il est bien une structure privée, dépend d’un établissement public. Or, un litige concernant l’intérêt public pourrait être considéré comme « pas arbitrable ».  Et pourtant, l’Etat français a régulièrement recours à ce genre de procédures : quelque 10 % des arbitrages enregistrés par la Chambre de commerce internationale de Paris impliquent l’Etat, indique le site Slate. Les juges ont donc validé la légalité de l’arbitrage, décision confirmée en appel puis en cassation. C’est une structure assez récente, créée le 27 juillet 1993. Elle est la seule instance à pouvoir juger les ministres ou les anciens ministres sur des fautes commises pendant l’exercice de leurs fonctions. Quinze juges, dont douze parlementaires et trois magistrats de la Cour de cassation, y siègent.  L’audience qui attend Christine Lagarde ce jeudi n’est pas un procès. Il s’agit de sa première audience devant la CJR, au terme de laquelle l’instance décidera quelles suites donner à l’instruction. L’hypothèse la plus probable est celle d’une mise en examen de Christine Lagarde. D’après Le Monde, c’est même certain : la présidente du FMI a reçu une convocation lui enjoignant de se présenter devant la CJR en vue de sa mise en examen pour « complicité de faux et détournement de fonds publics ». Toutefois, Christine Lagarde pourrait finalement être placée sous le simple statut de « témoin assisté ».  Jusqu’à présent, le conseil d’administration du Fonds monétaire international n’a cessé de manifester « sa confiance dans la capacité de la directrice générale à assurer efficacement » ses fonctions. Mais rien, dans les statuts du FMI, ne l’oblige à quitter l’organisation en cas de mise en examen. Toutefois, dans ce cas, le conseil d’administration devra se réunir à nouveau pour décider de l’avenir de sa directrice générale.  Pierre Moscovici l’a affirmé : « si une atteinte aux intérêts de l’Etat est avérée, alors Bercy se portera partie civile » dans cette affaire. Mais le ministère pourrait aller encore plus loin, en choisissant de mener un recours contre la sentence prononcée par le tribunal arbitral en faveur de Bernard Tapie. Une voie envisagée « ultérieurement« .

 

«Remettre en cause la liberté d’installation des médecins », (G. Vincent)

 «Remettre en cause la liberté d’installation des médecins », (G. Vincent)

 

 

Selon un récent sondage TNS Sofres, un Français sur quatre se rend aux urgences pour n’avoir rien à payer, et 43% y vont parce qu’ils ne savent pas où trouver un médecin de garde. Pour le président de la Fédération hospitalière de France Gérard Vincent, « le problème des urgences s’explique avant tout par un dysfonctionnement de la médecine générale », et notamment par le problème des « déserts médicaux ». Pour y remédier, « il faut remettre en cause le principe de libre installation des médecins et développer le tiers-payant auprès des généralistes ».  « On recale en médecine des gens qui ont 14 ou 15 de moyenne. Il faudrait desserrer le numerus clausus. Mais si on augmente le nombre de médecins en formation, ça ne sert à rien s’ils vont tous s’installer sur la côte d’Azur ». « Il faut réguler l’installation des médecins, remettre en cause la liberté totale d’installation. Les politiques disent tous qu’on y viendra un jour, mais personne n’ose changer les choses. Les mesures d’incitation ne sont pas suffisantes ».  « Pour un nombre de Français, on va à l’hôpital parce qu’on ne trouve pas un médecin qui peut vous recevoir, notamment la nuit. Une grande partie y va aussi en se disant que s’ils doivent être hospitalisés, ils seront sur place. Mais les urgences sont souvent encombrées. Les Français préfèrent attendre des heures parce qu’ils savent qu’ils seront pris en charge, qu’ils pourront tout faire ».

 

Affaire Cahuzac : la magouille de Bercy

Affaire Cahuzac : la magouille de Bercy

Mauvaise question, posée à une mauvaise banque ; c’est ‘l’attitude de Bercy pour ne rien savoir sur l’affaire Cahuzac. « La bonne foi n’exempte pas parfois de la maladresse, de la naïveté ou d’un mauvais fonctionnement de l’Etat. Je ne veux pas dire que M. Moscovici a été forcément complice d’une manœuvre voulant absolument cacher la vérité, je dis néanmoins qu’il a mal travaillé! », a affirmé Edwy Plenel, fondateur du site d’informations Mediapart, qui a, à de nombreuses reprises, évoqué l’ancien ministre de tutelle de M. Cahuzac.  Il y a « deux hypothèses: amateurisme ou légèreté, ou, seconde hypothèse, une instrumentalisation », a-t-il ajouté.  Déjà mise en cause par la droite mais aussi par une partie de la gauche pour sa gestion de la crise économique, plusieurs membres de la commission d’enquête ont clairement expliqué mardi que l’attitude du ministre de l’Economie était au coeur de leurs investigations.  L’une des questions que nous devrons trancher, c’est l’attitude du ministre de l’Economie », a relevé, avant le début des auditions, le député UDI Charles de Courson, qui préside la commission. « Notamment lorsque le directeur général des finances publiques a saisi les autorités helvétiques » pour l’interroger sur un compte de M. Cahuzac: « pourquoi est-qu’on a saisi uniquement sur la banque UBS ? Est-ce qu’à l’époque, il savait que la réponse ne pouvait qu’être négative ? »   »Il faut nous expliquer pourquoi on n’a pas saisi sur la banque Reyl et Singapour », ville-Etat avec laquelle « Paris a une convention d’assistance administrative mutuelle », a-t-il ajouté. M. Cahuzac avait transféré son compte d’UBS à Reyl en Suisse puis à la filiale singapourienne de cette banque.  Sur cette question des demandes à la Suisse, le journaliste de Mediapart Fabrice Arfi, à l’origine des révélations et auditionné aux côtés Edwy Plenel, est sans appel.   »Les questions posées à l’administration fiscale suisse sont objectivement de mauvaise foi. Quand on cherche un compte (…) on ne cherche pas seulement M. Cahuzac en tant qu’ayant droit, on cherche autour, on cherche le gestionnaire de fortune, on cherche Reyl qui est cité, pour avoir la vérité », a-t-il détaillé.   »M. Moscovici a dit qu’il voulait la vérité. On voit avec quel succès, il l’a eue! », a ajouté, avec ironie, le journaliste qui a estimé qu’il y avait eu « une entreprise de communication pour mettre un terme à cette affaire ».   »La question qui se pose à vous c’est comment, sur la foi des mêmes informations, Bercy obtient une réponse négative de la Suisse, tandis que la justice obtient une réponse positive », a complété M. Arfi.  Mardi matin, M. Moscovici, qui, comme ses collègues de la Justice et de l’Intérieur, sera entendu par la commission, a de nouveau affirmé que « l’administration avait fait tout ce qu’elle pouvait, tout ce qu’elle devait ». « Elle a été exemplaire sous mon autorité », a assuré le ministre.  Autre grief de Mediapart à l’égard du ministre: le conflit d’intérêts dès le moment où l’affaire éclate. « M. Moscovici a été dupe. Il a été dupe pourquoi? Parce qu’il a accepté le conflit d’intérêts », a expliqué M. Plenel.  Mais les journalistes ont également rappelé, d’après eux, les responsabilités dans cette affaire ne se limitait pas à celle du ministre de l’Economie.   »Cette affaire illustre le mauvais fonctionnement de notre démocratie. Un pouvoir exécutif tétanisé, un pouvoir législatif coalisé, puisque dans l’ensemble des familles politiques, il y a eu des refus de voir la réalité de nos informations, enfin un pouvoir judiciaire immobile », a détaillé M. Plenel.   »Tous ceux qui voulaient savoir au coeur de la République pouvaient savoir », a-t-il affirmé, précisant avoir, dès mi-décembre, rencontré à leur demande « plusieurs responsables de cabinet de l’Elysée et de Matignon ». Il a ainsi expliqué avoir rencontré des collaborateurs de François Hollande le 18 décembre.

 

PSA Aulnay: fin de la grève contre 20 000 euros

PSA  Aulnay: fin de la grève contre 20 000 euros

En échange, quelque 130 salariés grévistes bénéficieront des mesures de reclassement externe du plan social, y compris quatre salariés licenciés, dont certains pour leur comportement violent durant la grève. Par ailleurs, des « garanties écrites » ont été données pour la mutation en interne d’environ 70 autres salariés, selon la CGT.  Un point de l’accord fait débat : une indemnité exceptionnelle de 19.700 euros est réservée aux grévistes s’ils acceptent de quitter l’entreprise avant le 31 mai.   »Il s’agit d’une indemnisation de fin de litige », a expliqué à l’AFP Philippe Patault, militant de la CGT. Ceux qui en bénéficient s’engagent à ne pas saisir les prud’hommes.  Grâce à cette indemnité, un salarié gréviste avec dix ans d’ancienneté partira avec 50 % de plus (60.000 euros) qu’un non gréviste (40.000 euros).  Sur le parking, certains salariés qui avaient subi la grève –marquée par des dégradations, des jets de boulons et des menaces de mort dénoncées par les syndicats non grévistes et la direction– se montraient dépités.   »C’est injuste », grince Patrice, ouvrier non gréviste. « Ils n’ont pas le droit. On ne peut pas donner qu’aux grévistes, c’est de la discrimination syndicale », acquiesce un autre ouvrier, baskets et veste noire, à la sortie de l’usine. « Si les grévistes partent avec cette somme, nous aussi on fait grève », s’emporte un autre.   »Ils vont être obligés de l’étendre à tout le monde car sinon ça va chauffer », prévient Brahim Loujahdi, délégué CFTC de l’usine, « sinon, ça sera 800 ou mille personnes qui manifestent ». « Si la direction fait ça, c’est pour accélérer les choses » et fermer l’usine « bien avant 2014″, regrette-t-il.  Le directeur des ressources humaines du groupe Philippe Dorge conteste toute inégalité de traitement. Les grévistes qui partiront avant fin mai renoncent à leur préavis, à la période de volontariat et au budget formation (jusqu’à 10.500 euros) prévus dans le plan social, a-t-il souligné lors d’une conférence de presse. « Il n’y a pas d’indemnisation supplémentaire », insiste-t-il.   »Ni la CGT ni les grévistes n’ont rien obtenu de plus que les autres salariés », estime également Tanja Sussest, déléguée du SIA, le syndicat majoritaire à Aulnay. « Ce mouvement de grève marqué par des actes de violences, des intimidations et des blocages inacceptables n’aura donc servi à rien », ajoute-t-elle.  Selon Philippe Julien, secrétaire général de la CGT du site, une « porte » a cependant été ouverte. « D’autres salariés doivent pouvoir y adhérer (…) De fait, on l’a gagnée pour tout le monde, des salariés (non grévistes) s’inscrivent déjà sur nos listes pour un départ dans ces conditions là ».  La CGT, qui estime avoir « tenu en échec PSA », prévoit une manifestation dans les ateliers dès 07H00 mardi avant la reprise du travail.   »Si la direction avait été plus intelligente, elle aurait cédé avant. Ça lui a coûté 30.000 véhicules non fabriqués », affirme M. Julien. « On n’a pas réussi à empêcher la fermeture, il aurait fallu un mouvement plus large, concède-t-il toutefois.

 

INSEE-Investissements : en baisse de 4% , la crise va s’aggraver !

INSEE-Investissements : en  baisse de 4% , la crise va s’aggraver !

Contrairement à ce qu’affirme Hollande le pire n’est pas derrière mais devant, témoin les investissements en baisse de 4% d’après l’INSEE. En clair, une réduction des capacités de production. C’est une mauvaise nouvelle pour l’économie française qui vient de basculer dans la récession, depuis hier. Ce jeudi 16 mai, une enquête de l’Insee réalisée en avril montre que les chefs d’entreprises vont limiter leurs dépenses d’investissements. Alors que les industriels, lors du précédent sondage de janvier, tablaient encore sur un maintien du niveau des investissements dans l’économie française, ils estiment désormais que les montants vont reculer de 4% en valeur, cette année, par rapport en 2012. Le secteur automobile, en crise en Europe, verrait, par exemple, ses dépenses d’investissement chuter de 20%.  Clairement les perspectives économiques de la France s’assombrissent. L’investissement des entreprises est une des composantes du PIB, et donc de la richesse produite par la France. En 2012, année où la croissance sur l’ensemble de l’année a été nulle, la hausse a été estimée à +7%, selon l’enquête d’avril. Avec un chiffre en baisse, l’hypothèse d’une croissance positive pour 2013 s’éloigne donc un peu plus. D’autant plus que la consommation des ménages est désormais atone, après un recul historique du pouvoir d’achat en 2012 de 0,9%.

Contrairement à ce qu’affirme Hollande le pire n’est pas derrière mais devant, témoin les investissements en baisse de 4% d’après l’INSEE. En clair, une réduction des capacités de production. C’est une mauvaise nouvelle pour l’économie française qui vient de basculer dans la récession, depuis hier. Ce jeudi 16 mai, une enquête de l’Insee réalisée en avril montre que les chefs d’entreprises vont limiter leurs dépenses d’investissements. Alors que les industriels, lors du précédent sondage de janvier, tablaient encore sur un maintien du niveau des investissements dans l’économie française, ils estiment désormais que les montants vont reculer de 4% en valeur, cette année, par rapport en 2012. Le secteur automobile, en crise en Europe, verrait, par exemple, ses dépenses d’investissement chuter de 20%.  Clairement les perspectives économiques de la France s’assombrissent. L’investissement des entreprises est une des composantes du PIB, et donc de la richesse produite par la France. En 2012, année où la croissance sur l’ensemble de l’année a été nulle, la hausse a été estimée à +7%, selon l’enquête d’avril. Avec un chiffre en baisse, l’hypothèse d’une croissance positive pour 2013 s’éloigne donc un peu plus. D’autant plus que la consommation des ménages est désormais atone, après un recul historique du pouvoir d’achat en 2012 de 0,9%.

Jérôme Cahuzac cherche un suppléant pour la législative

La candidature de Jérôme Cahuzac à la législative partielle de Villeneuve-sur-Lot se précise. L’ancien ministre du Budget aurait approché, début mai, Daniel Borie, conseiller général du Lot-et-Garonne pour lui proposer d’être son suppléant. C’est l’élu lui-même qui a révélé l’information. D’après le vice-président du conseil général du Lot-et-Garonne, cette proposition aurait été formulée au lendemain du premier tour de la primaire organisée par le PS pour choisir son candidat.  « J’ai demandé une semaine de réflexion pour consulter mes amis, les membres de mon conseil municipal et ma famille », a précisé Daniel Borie, confirmant une information du journal Sud Ouest. Finalement, le conseiller général, après avoir longtemps hésité, a préféré décliner l’offre. « La perception dans l’arrondissement est très différente de celle de ceux qui en sont éloignés », a ajouté l’élu.  Daniel Borie, conseiller général PS de Tournon d’Agenais : « Jérôme Cahuzac m’a contacté pour être son suppléant. J’ai décliné » Cette information vient conforter la rumeur selon laquelle Jérôme Cahuzac entend se présenter à la législative partielle de Villeneuve-sur-Lot, prévue en juin. Depuis samedi et la visite surprise de l’ancien ministre du Budget sur le marché de la ville, sa candidature se précise. Selon La Dépêche du Midiun local aurait même été loué par un proche de Jérôme Cahuzac. Il pourrait servir de permanence pour les élections.  Du côté de la rue de Solférino, les socialistes dénoncent l’attitude de l’ancien ministre  Cette candidature « serait une grave erreur, un grave manque de lucidité sur son rapport aux Français » et « un grave manque de dignité », a ainsi commenté Harlem Désir lundi matin sur i>Télé.

Europe : la commission découvre les ententes entre pétroliers !

Europe : la commission découvre les ententes entre pétroliers !

 

La commission a des soupçons sur les ententes entre pétroliers pour fixer les prix, les consommateurs eux ont des certitudes ! pas nécessaire d’être un grand expert pour savoir que les prix montent  brutalement dès que le baril est en hausse et qu’inversement ces mêmes prix mettent du temps à descendre quand le pétrole est moins cher. Chacun sait que plus le baril est élevé, plus les profits des pétroliers sont importants (ce qui défie toutes les lois économiques). La Commission européenne a procédé mardi à des inspections surprise dans plusieurs entreprises présentes dans le secteur des services pétroliers et des biocarburants, dont le Norvégien Statoil, qu’elle soupçonne d’entente. Les inspections ont eu lieu mardi dans deux Etats membres de l’Union européenne, a indiqué la Commission dans un communiqué, sans dévoiler les pays concernés ou les entreprises mises en cause. A la demande de la Commission, une inspection a également été menée dans un pays de l’Espace économique européen par une autorité de surveillance européenne, a poursuivi la Commission. L’Espace économique européen regroupe les 27 ainsi que l’Islande, la Norvège et le Liechtenstein. Le groupe norvégien Statoil a immédiatement réagi dans un communiqué, en admettant avoir subi une inspection. Il s’est engagé « à coopérer avec les autorités » compétentes. Gardienne de la concurrence en Europe, la Commission craint que les entreprises mises en cause se soient entendues pour fournir des données faussées à une agence chargée de fixer les prix, afin de manipuler les prix publiés pour un certain nombre de produits pétroliers et de biocarburants. Ces faits pourraient remonter à 2002, a précisé Statoil dans son communiqué. En outre, la Commission craint que ces entreprises aient empêché des concurrents de participer au processus d’évaluation des prix. Si ces faits sont avérés, ils sont en violation avec les règles européennes en matière de concurrence qui sanctionnent les ententes et les abus de position dominante, rappelle la Commission.

 

La passé communiste d’Angela Merkel remonte à la surface

La passé communiste d’Angela Merkel remonte à la surface

 

 

C’est un ouvrage qui risque de faire grand bruit. Selon les auteurs de La première vie d’Angela M., récemment paru en Allemagne, l’actuelle chancelière aurait été responsable de « l’agitation et la propagande » au sein des Jeunesses communistes. Jusqu’à présent, « Madame No » précisait avoir eu un rôle culturel, non idéologique. En 2004, elle déclarait : « Je ne me souviens pas avoir fait preuve d’agitation d’une manière ou d’une autre. J’étais responsable de la culture. » Sans démentir, Angela Merkel tente aujourd’hui de minimiser l’affaire : « Je ne peux que me fier à ma mémoire (…) Si quelque chose d’autre émerge, je peux m’en accommoder ». Avant d’ajouter : « Ce qui m’importe, c’est que je n’ai jamais cherché à garder un secret. Il y a peut-être d’autres choses dont je n’ai pas parlé parce qu’on ne m’a jamais interrogée dessus. » Son doctorat en poche, Angela Merkel travaille comme scientifique dans la banlieue est de Berlin. A l’époque, comme de nombreux autres jeunes, elle s’engage au pôle culturel de la Jeunesse libre allemande afin de « s’émanciper d’un premier mari trop casanier à son goût ».  Mike Mohring, l’actuel chef de la CDU de Thuringe explique, quant à lui, que la chancelière « n’a jamais travaillé pour le Parti ou pour la Stasi, la police politique du régime » indiquant que son rôle en RDA « n’a jamais dépassé les bornes de la décence ». Angela Merkel briguera un troisième mandat lors des prochaines élections législatives du 22 septembre prochains.

La Banque de France, comme « madame Soleil » prévoit une croissance de 0,1% au deuxième trimestre

La  Banque de France, comme « madame Soleil » prévoit une croissance de 0,1% au deuxième trimestre

Il faut insuffler de l’optimisme, ce que fait la Banque de France en prévoyant une croissance de 0.1%, ce n’est pas grand-chose mais c’est positif ; si on se trompe ce sera de peu ; une prévision qui contredit en tout cas les indicateurs actuellement disponibles. La Banque de France continue de se montrer légèrement optimiste pour l’économie française. Après avoir déjà prévu une croissance de 0,1% pour le premier trimestre 2013, l’institution dirigée par Christian Noyer  annonce, ce lundi 13 mai, qu’elle table sur le même chiffre de 0,1% pour le deuxième trimestre 2013. Du coup, après une croissance négative au dernier trimestre 2012, l’Hexagone échapperait à la récession sur l’ensemble du premier semestre. En effet, d’un point de vue purement comptable, une économie plonge en récession si elle connaît deux trimestres consécutifs de croissance négative. Avec deux chiffres positifs, la France passe donc les six premiers mois dans le vert.  Cette prévision, si elle ne contredit pas réellement celle de la Commission européenne, qui table sur une croissance négative de 0,1% pour l’ensemble de 2013, donne en tout cas un peu d’espoir au gouvernement, qui veut croire à une croissance très légèrement positive pour cette année, à +0,1%. L’Insee publiera d’ailleurs, mercredi 15 mai, sa première estimation pour la croissance française au 1er trimestre de cette année. Par ailleurs, l’énquête de conjoncture de la Banque de France de ce lundi, démontre un léger mieux pour l’ensemble de l’économie française. Ainsi, les statististiques publiées montrent une hausse d’un point de l’indicateur du climat des affaires dans l’industrie, à 94, et une stabilité de celui des services, à 93, les deux se situant en-dessous de leur moyenne de long terme (100).

 

La taxe internet revient!

La  taxe internet revient!

 

Taxer internet, le rêve pour les fiscalistes; on commence par une petite taxe sur le matériel, on continue sur l’usage; progressivemenet on augmente le taux.Le rapport Lescure ( bien conseillé par ces fiscalistes) sur l’adaptation des politiques culturelles au numérique, remis lundi à François Hollande, propose donc de taxer les smartphones pour financer les contenus, de supprimer l’Hadopi, chargée de lutter contre le téléchargement illégal, et d’assouplir la chronologie des médias, selon une source proche du dossier. Parmi les dispositifs prévus par la mission Lescure, il s’agit de « mettre à contribution les fabricants et importateurs d’appareils connectés » pour financer la création de contenus culturels. Les fabricants et distributeurs d’ordinateurs, smartphones, tablettes, téléviseurs connectés et consoles seraient taxés pour compenser le transfert de valeur des contenus, auxquels le consommateur a pris l’habitude d’accéder gratuitement, vers les matériels, souvent acheté à des prix élevés.  En fonction de l’évolution des usages, le rapport prévoit également de fusionner ou de remplacer la taxe sur la copie privée, une rémunération perçue par les ayants-droit sur le matériel servant à copier légalement des contenus. Elle est contestée par les fabricants et les distributeurs. Autre solution proposée par Pierre Lescure, ancien patron de Canal+, la suppression de l’Hadopi pour réattribuer ses compétences, dont le mécanisme dit de « la réponse graduée » (succession d’avertissements avant d’arriver à la sanction), au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) qui deviendrait le « régulateur de l’offre culturelle numérique » avec un champ de compétence élargi. Particulièrement critiquée dans l’éventail de sanctions de l’Hadopi, la peine de suspension de l’abonnement à internet serait abrogée. Dans son rapport, l’actuel directeur du Théâtre de Marigny propose également d’assouplir la chronologie des médias, mécanisme destiné à protéger les salles de cinéma des autres canaux de diffusion. Ainsi, par exemple, un film ne peut être proposé sur les services de vidéo à la demande (VàD) que 36 mois après sa sortie en salles. Ce délai pourrait être avancé à 18 mois pour les services de VàD.  Le rapport qui contient des propositions touchant le cinéma, la musique, la télé, les livres, les jeux vidéo et internet est remis lundi matin au président de la République, François Hollande, et à la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti.

 

Taux d’intérêt : La Deutsche Bank critique la BCE

Taux d’intérêt : La Deutsche Bank critique la BCE

L’Allemagne critique la politique de taux faible qui inonde les marchés de liquidités en particuliers ceux de la bourse (liquidités qui ne vont pas davantage en direction des entreprises car les banques ont repris leur activité de spéculation). Le patron de la Deutsche Bank, Jürgen Fitschen, a estimé que la politique de taux d’intérêt très faibles menée par la Banque centrale européenne (BCE) n’était pas saine, dans un entretien au journal dominical Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung.   »Les liquidités à bas prix de la BCE ne sont pas saines (…). Nous devons revenir le plus vite possible à des taux d’intérêts réels positifs », a déclaré M. Fitschen au journal.  L’institution monétaire de Francfort dispose de trois principaux taux d’intérêt, dont le taux directeur – qu’elle a abaissé jeudi de 0,75% à 0,50%, soit son plus bas niveau historique -, qui détermine le coût du refinancement auprès de la BCE sur les principales opérations de crédit.  Il y a également le taux de dépôt au jour le jour, auquel les banques privées peuvent placer de l’argent pour 24 heures auprès de la BCE; le taux de prêt marginal au jour le jour, auquel les banques peuvent emprunter auprès d’elle pour la même durée.  Jeudi, la BCE a également décidé d’abaisser d’un demi point son taux de prêt marginal, passé à 1% contre 1,50% auparavant. Elle a en revanche laissé inchangé le taux de dépôt au jour le jour, à 0%.  La baisse des taux d’intérêt, qui rend notamment l’épargne moins attractive car moins rémunératrice, pourrait toutefois inciter les Allemands à consommer davantage, ce qui pourrait soutenir la croissance.   »Nous avons toujours appelé de nos voeux un peu plus de consommation », a rappelé le dirigeant de Deutsche Bank, ajoutant qu’il n’aurait « absolument rien contre ça ».

 

Bourse : la bulle va éclater ?

Bourse :  la bulle va éclater ?

Les Bourses européennes suivent la tendance des Etats-Unis où les différents indices surfent sur des records. Vendredi 10 mai, le CAC40 a encore progressé de 0,64%, se rapprochant de la barre des 4.000 points. Le Dax, l’indice phare de la Bourse de Francfort, a lui battu un nouveau record en clôture, à 8.278 points. Mais la bonne tenue des marchés inquiète. Ce vendredi, le président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke a estimé que « les acteurs sur les marchés financiers ont apparemment tendance à prendre de plus grands risques quand les conditions macro-économiques sont relativement stables ». Une phrase qui rappellerait presque la célèbre formule de son prédecesseur, Alan Greenspan, qui en 1996 parlait de « l’exhubérance irrationnelle des marchés », quatre ans avant l’explosion de la bulle internet. En Europe, les doutes sur la viabilité de la hausse des marchés sont d’autant plus forts que l’économie, au contraire des Etats-Unis, reste en berne. La Commission européenne table notamment sur un repli du PIB de la zone euro de 0,4% pour cette année. « La dichotomie entre l’économie réelle et la sphère financière s’accentue et ce phénomène est inquiétant », fait remarquer Guillaume Garabédian, gérant de portefeuilles chez Meeschaert Gestion Privée, cité par l’AFP.  Certains experts vont même jusqu’à évoquer la création d’une possible bulle. Ce que craint notamment Jonathan Sudeira, de Capital Spreads, également cité par l’AFP: « les hauts niveaux atteints par certaines valeurs commencent à devenir injustifiés pour des opérateurs à qui l’on demande, dans le même temps, d’ignorer la réalité de la situation économique ». A l’inverse, Isabelle Enos, directrice adjointe de la gestion chez B*Capital, balaie d’un revers de la main l’hypothèse d’une bulle. Interviewée dans l’émission Intégrale Bourse de BFM Business, elle explique que la hausse sur les marchés se justifie notamment « avec la présence de la BCE » qui a abaissé, la semaine dernière, son principal taux directeur de 0,75% à 0,5%. De plus, « les actions sont plus porteuses que les autres classes d’actifs », ce pourquoi « les investisseurs sont allés sur ce marché ». Elle observe également que « les investisseurs se montrent sélectifs: au moindre dérapage, ils prennent leurs bénéfices et sortent ». Par ailleurs, les marchés « continuent à valoriser les groupes qui délivrent de la croissance et de la visibilité ».

 

Chine : l’ hypocrisie du régime; La petite fille de Mao Tsé-toung riche de 620 millions d’euros

Chine : l’ hypocrisie, La petite fille de Mao Tsé-toung riche de  620 millions d’euros

La présence de la petite-fille de Mao Tsé-toung sur une liste de millionnaires a déclenché en Chine des railleries dénonçant « l’hypocrisie » d’un régime qui continue officiellement à prôner l’idéal révolutionnaire du fondateur de la République populaire.  Kong Dongmei, une jeune quadragénaire, et son mari Chen Dongsheng figurent au 242e rang d’une liste de riches personnalités établie par un magazine financier chinois, New Fortune. Leurs avoirs sont estimés à 5 milliards de yuans (620 millions d’euros).  Mme Kong est la petite-fille de Mao et de sa troisième épouse, He Zizhen. En 2001, elle avait ouvert une librairie à Pékin vantant la « culture rouge », celle de la cause révolutionnaire prolétarienne à l’origine de la fondation de la Chine communiste en 1949. De nombreux internautes ironisentsur la fortune de Kong Dongmei, estimant qu’elle était bien loin de correspondre aux valeurs de désintéressement de la période maoïste. Mao nous avait conduit à l’éradication de la propriété privée mais sa progéniture a épousé un capitaliste.Luo Chongmin, un conseiller du gouvernement Ils ont reproché à Kong Dongmei d’avoir apparemment violé la règle de l’enfant unique. Selon New Fortune, le couple aurait en effet trois enfants. « Le président Mao nous avait conduit à l’éradication de la propriété privée mais sa progéniture a épousé un capitaliste et violé la politique du planning familial », a écrit Luo Chongmin, un conseiller du gouvernement basé dans le sud-ouest du pays.  Pour bon nombre d’internautes chinois, Mao est devenu une marque que Kong Dongmei a su exploiter jusqu’à devenir millionnaire.Cette controverse intervient alors que le célèbre cinéaste Zhang Yimou, l’un des principaux personnages culturels officiels de la Chine, est également accusé d’avoir violé à plusieurs reprises la politique draconienne de l’enfant

La banque centrale allemande fait la leçon à la France

La banque centrale allemande fait la leçon à  la France

Jens Weidmann, président de la Banque centrale allemande (Bundesbank),   met en garde la France sur son déficit public, affirmant que Paris doit concrétiser ses engagements en matière budgétaire, dans un entretien paru jeudi.  « Les Etats membres (de l’Union européenne) ont convenu de budgets équilibrés à moyen terme », a souligné M. Weidmann dans le quotidien régional allemand WAZ. « Pour regagner la confiance, nous ne devons pas seulement mettre de nouvelles règles par écrit et promettre qu’on s’y tiendra dans le futur, mais on doit aussi les concrétiser », a-t-il poursuivi.  « La France a certes réduit son déficit budgétaire ces dernières années », a-t-il relevé. « Mais selon les prévisions de la Commission européenne, il sera toujours de près de 4% cette année et va même légèrement augmenter l’an prochain », a-t-il rappelé. « Pour moi ce ne sont pas des économies ».  Pour le dirigeant de la très respectée Bundesbank, « la France a, en tant que poids lourd de l’Union monétaire, un rôle de modèle ».  Jens Weidmann a également insisté sur le fait que le chômage des jeunes était dans certains pays européens « dramatique ». « Mais des programmes de dépenses et de stimulation à court terme de la croissance et une augmentation des dettes pour les générations à venir ne créent pas des emplois durables dont on a pourtant urgemment besoin », a-t-il estimé.  Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a appelé lundi la France à poursuivre ses réformes, rappelant que Paris ne devait « pas abandonner le chemin des réformes » après le sursis octroyé par Bruxelles pour réduire ses déficits publics.  A l’instar de l’Espagne, Paris a obtenu un sursis de deux ans, soit jusqu’en 2015, pour atteindre ses objectifs budgétaires, alors que la Commission européenne table sur une récession cette année en France et prévoit un dérapage de ses déficits contribuant à une hausse inquiétante du chômage.

 

Polynésie: la victoire de la république bananière

Polynésie: la victoire de la république bananière

De quoi redonner espoir à Cahuzac, Copé ou Sarkoz ;  en dépit des nombreuses casseroles financières , la liste autonomiste menée par Gaston Flosse est arrivée largement en tête des élections territoriales en Polynésie française avec plus de 45% des voix, devant son rival de toujours l’indépendantiste Oscar Temaru et leur cadet en politique Teva Rohfritsch, selon les résultats définitifs publiés mardi (lundi localement) par le haut commissariat à Papeete.  Selon le décompte arrêté des 233 bureaux de votes des 48 communes de la collectivité du Pacifique sud, la répartition des voix lors du second tour de cette élection phare est conforme aux résultats provisoires, avec un taux de participation de 72,79%.  La liste du Tahoeraa Huiraatira du vieil ami de Jacques Chirac, l’insubmersible Gaston Flosse, a recueilli 45,11% des suffrages (62.340 voix); celle de l’UPLD du président sortant Oscar Temaru 29,26% (40.441 voix) et celle de A Ti’a Porinetia de Teva Rohfritsch 25,63% (35.421 voix).  Même s’il a réalisé un score tout à fait notable, M. Rohfritsch, 38 ans, n’a donc pas réussi à s’imposer comme la troisième voie, entre les deux adversaires de toujours que sont MM. Flosse (81 ans) et Temaru (68 ans).  Ces élections territoriales, en scrutin de listes, permettent d’élire 57 représentants à l’Assemblée de la Polynésie française. Avec la forte prime majoritaire (19 sièges) attribuée au vainqueur pour assurer une stabilité politique à la Polynésie qui a connu 13 gouvernements en 9 ans, le Tahoeraa disposera désormais de 38 sièges, contre 11 sièges à l’UPLD et 8 sièges à A Ti’a Porinetia.  Le 16 mai, les conseillers territoriaux éliront le président de leur Assemblée, un poste où est pressenti Edouard Fritch, le dauphin de Flosse.  La semaine suivante, ils éliront le président de la Polynésie, chef de l’exécutif qui constituera ensuite son gouvernement. Sauf énorme surprise, Gaston Flosse devrait retrouver le fauteuil (et le palais) qu’il n’avait plus occupé depuis un bref passage entre février et avril 2008, et surtout après un règne sans partage de 1991 à 2004.  Le futur président devra s’attaquer à la grave crise économique et sociale qui affecte cette collectivité à la très large autonomie où il n’existe pas d’assurance chômage, alors que le chômage touche entre 20 et 30% de la population.

 

Lienemann contre la vente du capital public dans les entreprises

Lienemann contre la vente du capital public dans les entreprises

« Soutenir l’investissement est indispensable. La méthode choisie réduisant le périmètre du capital public est une erreur . Le capital public est un atout économique, social, et industriel majeur pour l’emploi, les services publics et l’indépendance nationale », écrit la sénatrice dans un communiqué. « La présence publique au capital de certaines entreprises est essentielle dans les services publics, les secteurs stratégiques ou pour assurer les entreprises françaises avec des capitaux qui défendent le long terme (…) Plus le capital public est fort, moins les objectifs financiers, la production de cash à court terme, les délocalisations et l’obsession de la valorisation boursière peuvent s’imposer face à l’avenir industriel, le maintien des emplois ou la qualité du service public », poursuit Marie-Noëlle Lienemann, du courant « Maintenant la gauche », l’aile gauche du PS.   »Le capital public dans l’industrie est un gage de pérennité et d’avenir et d’indépendance nationale. Dans les entreprises de services publics, c’est une garantie de ne pas sacrifier l’intérêt général aux profits », souligne la sénatrice.   »Chaque fois que la gauche a accepté de réduire ce périmètre, elle a fait l’amer constat de la fragilisation de l’emploi, de la réduction des capacités productives en France et au passage d’un désamour majeur des français, singulièrement du peuple de gauche qui refuse cette logique néo-libérale », relève-t-elle encore.  Selon Marie-Noëlle Lienemann, « on aurait pu attendre un signe plus positif en direction de la gauche en cet anniversaire de la victoire de 2012″.  Jean-Marc Ayrault a expliqué dimanche soir sur TF1 que le gouvernement envisageait de réduire la participation de l’Etat dans le capital « d’un certain nombre d’entreprises publiques » pour consacrer ces sommes à l’investissement. « Pas pour boucher les trous du budget », a-t-il précisé.

 

Croissance : la récession s’aggrave en zone euro

Croissance : la récession s’aggrave en zone euro

L’activité du secteur privé dans la zone euro n’a connu qu’une légère amélioration en avril, ce qui laisse craindre une aggravation de la récession au deuxième trimestre, montrent les résultats publiés lundi de plusieurs enquêtes mensuelles Markit. Les enquêtes effectuées auprès des directeurs d’achat montrent par ailleurs que le secteur privé allemand est à son tour en contraction et qu’il n’échappe plus désormais au marasme qui affecte les entreprises en France, en Italie et en Espagne. L’indice composite PMI Markit de la zone euro, qui rassemble service et industrie manufacturière, est ressorti en légère hausse à 46,9 contre 46,5 en mars mais il demeure bien en dessous de la barre des 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité. Même si l’indice définitif est supérieur à l’estimation initiale de 46,5 donnée fin avril, il reste nettement inférieur aux chiffres enregistrés en janvier et février. « Le PMI laisse penser que la récession dans la zone euro va probablement s’aggraver de nouveau au deuxième trimestre, après s’être ralentie lors du premier », estime Chris Williamson, économiste en chef de Markit. « Le PMI est globalement cohérent avec une baisse du PIB au rythme de 0,4% à 0,5% par trimestre. » La Banque centrale européenne (BCE) a abaissé la semaine dernière son principal taux d’intérêt à 0,5% afin de soutenir l’économie de la zone euro, qui s’est probablement contractée de nouveau au premier trimestre 2013, connaissant ainsi un an et demi de récession ininterrompue. La première estimation du PIB des 17 pour janvier-mars est attendue le 15 mai.

Moscovici : la politique du ni-ni

Moscovici : la politique du ni-ni

 

« Il n’est pas question de relâcher en quoi que ce soit l’effort de réduction des dépenses », a déclaré le ministre de l’Economie Pierre Moscovici dans un entretien à l’AFP. « Il n’y aura pas de surajustement structurel, pas de plan d’austérité, pas d’objectif impérieux de satisfaire à un chiffre », a-t-il poursuivi. « Le sérieux budgétaire oui, l’austérité non », a-t-il dit.  La Commission européenne a annoncé vendredi qu’elle octroyait à la France un délai de deux ans pour atteindre son objectif de ramener ses déficits publics sous les 3%, ce que Paris a salué comme un « changement de doctrine », une évolution « fondamentale » en faveur de la croissance, mais qui n’a pas été très bien perçue par les conservateurs et les libéraux au pouvoir en Allemagne.   »Nous sommes en train d’inventer un nouveau chemin entre réduction des déficits et croissance, cela nous donne le temps de mettre nos réformes à l’oeuvre », a estimé le ministre français.  A Berlin, si le gouvernement allemand, traditionnel défenseur de la rigueur budgétaire, est resté neutre, plusieurs hommes politiques de la coalition au pouvoir n’ont pas apprécié la décision bruxelloise. « C’est le mauvais signal. Je ne constate pas que la France entreprenne des réformes. Allonger le délai, c’est simplement dire, continuez comme cela », a déclaré à l’hebdomadaire Focus Michael Stübgen, responsable des questions européennes du groupe parlementaire conservateur (CDU et son parti frère bavarois CSU).  Pour le ministre français de l’Economie, ces réactions sont compréhensibles: « ils ont subi un recul idéologique », a-t-il dit.  Mais « ce qui compte, c’est que le gouvernement allemand ait une approche pragmatique, et nous traitons avec le gouvernement allemand », a-t-il ajouté.  Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a d’ailleurs défendu le choix de la Commission, rappelant que « le Pacte de stabilité (…) permet une certaine flexibilité » dans un entretien à paraître dans l’édition dominicale du quotidien Bild .  Ce délai donné par Bruxelles à la France pour aller chercher quelques précieux points de croissance a aussi suscité une petite mise en garde de la Banque centrale européenne (BCE) contre un éventuel relâchement en Europe.   »Bien sûr, il faut une stratégie de retour à la croissance collective », a déclaré sur France Inter un membre de son directoire, le Français Benoît Coeuré. Mais « ce n’est pas en créant de nouvelles dettes qu’on va résoudre le problème de la croissance en Europe ». Si l’effort français « s’atténue », obtenir le délai « n’aurait pas servi à grand chose ».  Il faut respecter deux principes selon lui: « continuer à réduire les déficits », peut-être à différents rythmes selon les pays, et les réduire « d’une manière qui ramène la croissance ».  La France a à coeur de rassurer ses partenaires à la veille d’une importante manifestation contre l’austérité organisée à Paris par l’extrême-gauche qui entend réaliser une démonstration de force, la veille du premier anniversaire de l’accession à l’Elysée de François Hollande, président à la peine.   »C’est une manifestation de gauche sous un gouvernement de gauche, contre une politique sociale libérale et pour changer les institutions », résumait vendredi son principal promoteur, Jean-Luc Mélenchon pour qui « à 100.000 (manifestants) c’est un triomphe », et alors qu’un certain mécontentement face à l’austérité parcourt le sud de l’Europe. Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a défendu la chancelière allemande Angela Merkel face aux critiques venant de ces pays.   »Ce qui se passe en France ou au Portugal, ce n’est pas la faute de Mme Merkel ou de l’Allemagne. Chacun devrait balayer devant sa porte », a dit M. Barroso dans un entretien à paraître dimanche.

 

Hollande : un an et déjà discrédité, en cause la sociologie du PS

Hollande : un an et déjà discrédité, en cause la sociologie du PS

En moins d’un an Hollande a torpillé son quinquennat et discrédité la gauche. Le premier anniversaire de son élection à l’Elysée, le 6 mai 2012, a donc un goût amer pour François Hollande avec un niveau record d’insatisfaits et une crise qui perdure, anéantissant ou différant ses promesses économiques et sociales.  Le chef de l’Etat, qui a commencé son quinquennat sans état de grâce, se retrouve un an plus tard à la tête d’un pays au bord de la récession, voire en récession, frappé également par une crise morale et sociétale. Avec pour sanction une impopularité record à ce stade du mandat présidentiel. Seuls 24 à 26% des personnes sondées récemment se disent toujours satisfaites de son action.les facteurs explicatifs : la crise bien sûr, une politique contradictoire et en arrière plan la sociologie du PS. La crise qui s’approfondit a jeté un voile noir sur le changement promis, Hollande n’est pas responsable seul de cette crise mais il a voué lui-même l’avoir sous-estimé, ce qui constitue une grave erreur de diagnostic et une marque d’incompétence ; second élément négatif, sa politique économique, un jour on fiscalise un autre on défiscalise, finalemenet on privilégie quand même l’austérité tout en développant de discours sur la croissance et l’inversion du chômage. Résultat final, la récession, le chômage et des déficits plus importants. En cause évidemment la sociologie du PS et de ses dirigeants . La plupart des fonctionnaires aisés (certains très riches), des pros de la politique qui n’ont qu’une idée très vagues des réalités socioéconomiques et sans réelle formation dans ce domaine. Pros de la politique (la plupart n’ont pratiquement  jamais travaillé) mais  amateur en matière de compétences. Comme au PS où on ne rencontre pas au sein des principaux dirigeants  de techniciens, d’ingénieur, d’ouvrier, d’employé du privé, de patron, d’agriculteur ou encore de  syndicaliste. En plus une absence totale de doctrine ; en fait on amalgame d’anciens  marxistes, des écolos politisés, des socio libéraux, des ultralibéraux, des nationalistes et surtout beaucoup d’arrivistes dont l’envie de pouvoir (et d’argent) fait office de philosophie. Enfin, le PS n’est pas un parti mais un club d’élus q n’a jamais réfléchi de manière approfondie sur aucun sujet (sauf quelques experts qui parlent dans le désert type Rocard). .

Dailymotion-Pellerin – Montebourg: la castagne ou la cohérence du gouvernement !

Dailymotion-Pellerin – Montebourg: la castagne ou la cohérence du gouvernement !

 

 

Il y a la forme (Montebourg n’aurait pas du communiquer) mais surtout le fond : une divergence sur la stratégie économique. Un bel exemple en tout cas d’incohérence d’un gouvernement composé de bric et de broc sans philosophie commune. Un ministre du Redressement productif qui cite Napoléon et Trotski pour ne pas laisser filer une « pépite française », une levée de fonds de 50 millions qui capote, un ministre de l’Economie qui prend ses distances, des entrepreneurs remontés alors que le chef d’Etat vient d’annoncer une série de mesure pour renouer le liens avec les patrons… Fleur Pellerin, la ministre de l’Economie numérique, revient pour le JDD sur cette semaine mouvementée.  Faire valoir les positions du gouvernement tout en cajolant les investisseurs étrangers, notamment ceux de la Silicon Valley : c’est l’exercice d’équilibriste auquel doit se livrer Fleur Pellerin, ministre de l’Économie numérique, qui s’exprime ce dimanche dans nos colonnes après la polémique sur l’affaire Dailymotion. L’Américain Yahoo!, qui voulait reprendre 75% de la plate-forme de streaming, propriété de l’opérateur Orange, lui-même détenu à 27% par l’Etat, s’est heurté au veto d’Arnaud Montebourg. Le ministre du Redressement productif voulait un deal à 50-50, ce que Yahoo! a refusé. Pour la ministre, la plateforme « ne doit pas rester un groupe franco-français. » « Ce serait une impasse économique et industrielle (…). Notre idée n’est pas de partir en guerre contre les Américains. La presse anglo-saxonne a interprété cette affaire comme de l’antiaméricanisme, mais ce n’est pas le cas (…) Nous ne vivons pas dans une économie fermée. » Les regrets de la ministre portent plutôt sur la forme. « Arnaud Montebourg est monté au créneau avec sa détermination pour essayer d’obtenir des concessions de la part de Yahoo! Cela aurait dû rester dans le secret des négociations commerciales », déplore Fleur Pellerin. « La communication n’était pas exactement alignée comme il aurait fallu qu’elle le soit ». 

 

 

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