Archive pour le Tag 'La'

Page 213 sur 282

Foot-OM : déjà la crise, pourquoi ?

Foot-OM : déjà la crise, pourquoi ?

Un match insipide, une défaite à domicile et dès le premier jour du championnat le départ de son entraîneur. Une saison qui débute vraiment mal pour l’OM. En fait la crise couvait déjà depuis un moment dans le club. Il y a d’abord le problème du propriétaire du club qui ne souhaite pas investir inconsidérément et de ce fait limite les capacités sportives de l’OM. Cette année on s’est même débarrassé des principales vedettes de l’équipe. Second élément le climat détestable entre le président et l’entraîneur. Un président plus proche de la jet-set que du terrain de foot. Déjà handicapé un recrutement à minima, l’OM devra aussi se passer de son  entraîneur qui a démissionné à l’issue du premier match. L’entraîneur a considéré que le club ne tenait pas ses engagements tant en ce qui concerne le recrutement que sa propre rémunération. L’équipe de Marseille entre maintenant dans une crise très profonde qui pourrait conduire jusqu’au changement de propriétaire car les supporters ne vont certainement pas admettre que le club s’enfoncent dans la médiocrité. « J’ai terminé mon travail ici, je vais rentrer dans mon pays » : ce sont les mots prononcés par Marcelo Bielsa devant des journalistes médusés, ce samedi soir au stade Vélodrome. ​ Quelques minutes après la défaite de l’OM face à Caen (0-1), l’Argentin a lu à la presse la lettre qu’il venait tout juste de remettre à son président, Vincent Labrune. Sa décision aurait été prise il y a deux jours, et n’aurait donc aucun rapport avec le résultat du match. Marcelo Bielsa reproche à la direction du club d’avoir tenté de modifier certaines clauses du contrat que les deux parties devaient signer cette semaine pour acter la reconduction de l’entraîneur jusqu’en 2017. Si l’on en croit le technicien, l’OM serait donc revenu sur certains engagements initiaux. Un revirement qui aurait incité Marcelo Bielsa à claquer la porte, un an après son arrivée sur la Canebière. « Je ne peux pas accepter la situation d’instabilité« , a-t-il dit, faisant lire par son interprète la lettre de démission qu’il a remise au président Vincent Labrune avant de venir prévenir les journalistes. Il a évoqué une discussion mercredi soir avec le directeur général de l’OM, et l’avocat de la propriétaire du club, Margarita Louis-Dreyfus. « Le club à travers deux personnes m’a communiqué qu’il voulait changer« , a expliqué Bielsa. Cette semaine, l’entraîneur semblait pourtant bien décidé à poursuivre l’aventure marseillaise. Il s’était même dit satisfait du recrutement, après une saison décevante achevée à la 4ème place de Ligue 1. Adulé dans les travées du Vélodrome, « El Loco » va laisser un grand vide dans le cœur des supporters marseillais. Il plonge surtout le club dans la crise, dès la 1ère journée du championnat.

Foot : la ligue professionnelle achète des caméras pour la ligne de but…….et des lunettes pour les arbitres ?

 

 

La ligue de football professionnel vient de décider la mise en passe de caméras pour vérifier si le ballon a franchi non la ligne du but. Une installation qui n’est pas tout à fait gratuite puisque son coup et de l’ordre de 200 000 € au moins par stade. On aurait sans doute souhaité que la ligue en profite pour acheter des lunettes à nombre d’arbitres dont les jugements sont approximatifs. Malheureusement la problématique de l’arbitrage ne concerne pas uniquement la France. En cause le fait surtout que la plupart des arbitres n’ont jamais joué au football surtout au niveau professionnel. Les polémiques sans fin pour savoir si le ballon a franchi ou non la ligne des buts sont bel et bien terminées en Ligue 1. Alors que la Ligue de football professionnel (LFP) avait annoncé la mise en place de la « goal line technology » en avril dernier, son application se fera dès les premiers matchs de la saison 2015-2016. Testée grandeur nature lors de la Coupe du Monde 2014, la « goal line technology » repose sur un système vidéo. 7 caméras pour chaque but sont installées dans les tribunes. Elles envoient directement les données à deux très grands ordinateurs et déterminent si le ballon a franchi la ligne de but, note BFM TV. L’arbitre reçoit alors directement l’information sur une montre spéciale. La LFP a choisi la société allemande Goal Control pour installer ce dispositif en France. Une société d’expérience, puisqu’elle l’a déjà fait pour plusieurs stades de la Coupe du Monde. L’installation de ces caméras a donc eu lieu depuis mi-juillet dans tous les stades de Ligue 1. Le coût de ces installations avait pourtant freiné l’ajout de cette nouvelle fonctionnalité pour l’arbitrage français. En fonction de l’éclairage et des tribunes du stade, le prix de cette nouveauté peut aller de 200.000 à 300.000 euros, soit de 4 millions à 6 millions pour l’ensemble des stades français. Les clubs n’auront pourtant pas à payer cette somme, la LFP prend en charge les frais.

Migrants Calais : la France et la Grande-Bretagne sermonnées par l’ONU

Migrants Calais : la France et la Grande-Bretagne sermonnées par l’ONU

L’attitude de la France comme de la Grande-Bretagne vis-à-vis des migrants a calais  a été fort critiquée par l’ONU. Pour résumer l’ONU considère que les mesures prises actuellement pour gérer cette situation sont à la fois inefficaces et inhumaines. La France comme la Grande-Bretagne ne pouvant se limiter à prendre des mesures de sécurité plus ou moins illusoires. Un rappel à l’ordre sans doute utile vie vis-à-vis des  deux pays, aussi de l’Union européenne, qui montrent en la circonstance une belle hypocrisie. Le Haut Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (HCR) a donc réclamé vendredi à la France une « réponse exceptionnelle d’urgence » à la crise des migrants dans le secteur de Calais. « Le HCR réitère un appel lancé depuis l’été 2014 pour une réponse globale – en premier lieu de la part des autorités françaises – face à la dégradation des conditions d’accueil des réfugiés et des migrants à Calais », a déclaré la porte-parole du HCR, Melissa Fleming, lors d’un point de presse. « Il est peu probable que les mesures de sécurité seules, même si elles sont compréhensibles, soient efficaces en elles-mêmes », a-t-elle ajouté. D’après l’agence onusienne, quelque 3.000 réfugiés et migrants se trouvent actuellement à Calais et dans le Pas-de-Calais, soit quasiment le même nombre qu’en novembre dernier. Cette situation, a souligné la porte-parole du HCR, n’est « ni nouvelle, ni ingérable ». « En revanche, le nombre croissant de morts parmi les réfugiés et les migrants, au moins dix depuis le début du mois de juin, en tentant de traverser la Manche depuis la ville portuaire de Calais vers le Royaume-Uni constitue un développement inquiétant. » Notant que nombre des migrants du Calais sont des réfugiés ayant fui des conflits ou des persécutions en Syrie, en Afghanistan, ou bien encore en Erythrée, au Soudan et en Somalie, le HCR souligne qu’ils ont besoin d’une protection internationale. Treize ans après la fermeture, en 2002, du centre d’accueil et d’hébergement d’urgence géré par la Croix-Rouge à Sangatte, le HCR s’inquiète des « conditions déplorables » dans lesquelles vivent ces migrants. Les gouvernements français et britannique, a rappelé Vincent Cochetel, directeur du HCR pour l’Europe, « n’étaient pas favorables à la présence d’un centre d’accueil massif comme à Sangatte parce qu’ils pensaient qu’il aimanterait et attirerait davantage de personnes mais alors, quelle est la solution ? Ce n’est une solution ni pour les habitants de Calais ni pour les personnes affectées par ces conditions de vie déplorables ». « Nous sommes en 2015, il y a un grand nombre de casernes militaires vides en France. Traitons cela comme une urgence civile qui ne concerne que très peu de gens, 3.000 personnes », a-t-il poursuivi. « Nous devons dépolitiser la discussion parce que cela n’est pas sain. » Le HCR encourage les autorités françaises à reloger progressivement les clandestins de Calais et « à leur fournir, comme c’est le cas dans la plupart des pays européens, des conditions d’accueil adéquates ». Il juge « également essentiel » de raccourcir les délais d’examen des demandes d’asile déposées en France. « Une réponse exceptionnelle est réclamée d’urgence », a souligné l’agence onusienne, appelant la Grande-Bretagne et d’autres Etats membres de l’Union européenne à coopérer avec les autorités françaises. Vincent Cochetel a souligné que Londres avait rejeté au moins dix requêtes de la France lui demandant de prendre en charge des personnes ayant des liens étroits avec des migrants installés en Grande-Bretagne. « Quand je parle de liens, je n’utilise pas une expression floue, je me réfère aux critères prévus par les règlements (européens) de Dublin qui pourraient être au final pris en considération par les autorités britanniques », a-t-il dit.

 

Libération otage : Hollande était encore là !

Libération otage : Hollande était encore là !

 

 Le dernier otage français à été libéré. Une occasion pour Hollande de s’afficher une nouvelle fois devant les caméras volant ainsi la vedette à Fabius. Ce dernier a bien entendu réaffirmé que la France n’avait pas payé de rançon. Une affirmation évidemment totalement illusoire. On sait en effet que la libération des les otages français s’effectue presque systématiquement contre une rançon. Isabelle Prime, enlevée en février au Yémen et libérée dans la nuit de jeudi à vendredi, est rentrée vendredi en France. Elle était, selon les autorités, la dernière Française otage à l’étranger. L’avion transportant la jeune femme, qui avait été amenée à Oman après sa libération, s’est posé peu après 19h00 (17h00 GMT) sur la base aérienne de Villacoublay, près de Paris, où elle a été accueillie par ses proches, par François Hollande et Laurent Fabius. Quelques minutes après son arrivée, Isabelle Prime, coiffée d’une casquette et portant des lunettes de soleil, a remercié les services de l’Etat. « On sait que la France est toujours là quand il y a d’énormes problèmes », a-t-elle dit. Alors que François Hollande a renouvelé un appel à ne pas s’exposer pour les Français vivant dans des zones jugées à risque, la jeune femme a expliqué qu’elle avait été enlevée alors qu’elle s’apprêtait à quitter le Yémen. « On est resté jusqu’au bout parce qu’on travaillait sur le système de protection sociale (…) On était sur le point de partir, ça s’est joué à deux semaines », a-t-elle dit avant que son père, présent à ses côtés, précise que l’ex-otage et sa famille ne souhaitaient plus apparaître publiquement. Dans la journée, le ministre des Affaires étrangères avait souligné que la vie d’Isabelle Prime était menacée.   »Nous avons des éléments (…) qui montrent que la mort n’est pas passée loin », a dit Laurent Fabius à iTELE. « Si nous n’étions pas arrivés à la sortir, elle serait morte. » Il a cependant assuré que la France n’avait pas versé d’argent en échange de la libération de cette consultante de 31 ans, enlevée le 24 février avec son interprète par des hommes armés dans la capitale yéménite, Sanaa. « En ce qui concerne l’Etat français, le principe est que nous ne payons pas de rançon. Pour le reste, évidemment ce sont des négociations très compliquées (…) sur lesquelles notre règle d’or (…) est de rester extrêmement discret », a dit le chef de la diplomatie française.  

 

Fraude à la TVA : « rue du commerce » coincé

Fraude à la TVA : « rue du commerce » coincé

Comme souvent en matière de d’optimisation fiscale, on a recours à des sociétés intermédiaires pour des prestations fictives. Mais cette fois c’est le site Rue du commerce qui a été coincé il est vrai après presque 15 ans d’enquête. Ce que révèle aujourd’hui des FM. Vendredi 31 juillet, le Conseil d’Etat a débouté Rue du Commerce, mettant ainsi un point final à une procédure qui avait démarré au début des années 2000.  A l’époque, la police a découvert un vaste système de fraude à la TVA impliquant le site de commerce électronique, qui a toutefois réussi à ne jamais ébruiter l’affaire jusqu’ici. La fraude portait sur les CD et les DVD vierges vendus sur le site. Rue du Commerce les achetaient à des « sociétés taxis »: des sociétés immatriculées en France dotées de noms exotiques: Jem Trading devenue Dataworld, Micram, Duncan Distribution…  Rue du Commerce se faisait ensuite rembourser la TVA sur ces achats auprès du fisc, arguant que cette TVA avait été acquittée précédemment par les sociétés taxis. En réalité, les sociétés taxis s’évanouissaient rapidement dans la nature sans jamais payer la moindre TVA.  Après avoir découvert cette fraude, le fisc a notifié en 2005 à Rue du Commerce un redressement de 2,5 millions d’euros portant sur les années 2002 à 2004. Le site avait contesté ce redressement devant toutes les juridictions possibles, mais toujours en vain.  Pour se défendre, Rue du Commerce arguait ne pas être au courant de la fraude à la TVA. Mais le fisc a ressorti les propres déclarations de l’ancien dirigeant de Rue du Commerce faites en 2003 devant les gendarmes de Bobigny. Lors de son audition, « l’ancien dirigeant de Rue du Commerce a reconnu l’existence d’un circuit d’approvisionnement frauduleux afin d’échapper au paiement de la rémunération pour copie privée, ainsi que la dépendance envers Rue du Commerce des fournisseurs défaillants. Tandis que les gérants des sociétés Dataworld et Duncan Distribution ont révélé leurs liens de connivence avec Rue du Commerce », indique le jugement d’appel. A noter que Jem Trading réalisait 80% de son chiffre d’affaires avec Rue du Commerce. Le fisc a mis en avant de nombreux autres faits accablants. Ainsi, les sociétés taxis étaient de simples boîtes aux lettres,  »ne disposant pas des moyens humains et matériels » pour faire du commerce de CD et DVD, « et notamment pas des structures qui leur auraient permis de recevoir et de stocker des marchandises ». En pratique, les marchandises, venant de Hong Kong ou d’Espagne, ne transitaient même pas par les sociétés taxis, mais étaient « directement livrées à Rue du Commerce ». Certes, une des sociétés taxis, Duncan Distribution, exerçait bien une activité réelle: elle créait des sites web…  En outre, les sociétés taxis « ne disposaient pas des ressources financières » pour acheter les marchandises. Elles se voyaient avancer l’argent par Rue du Commerce. Il est vrai que ces sociétés taxis étaient aussi détenues par des actionnaires communs.Enfin, et non des moindres, l’économie réalisée par les sociétés taxis en échappant à la TVA leur permettait ensuite de revendre les marchandises à Rue du Commerce à « des prix inférieurs au marché, et avec des marges commerciales négatives ».  Bref, pour le fisc, Rue du Commerce « ne pouvait ignorer qu’elle participait à un circuit de fraude sur la TVA », et y a bien « participé » elle-même.  Le fisc a donc infligé une amende se montant à 50% des sommes détournées. Rue du Commerce a trouvé la facture salée: « le cumul des rappels de TVA, des intérêts de retard, et des pénalités aboutit à une taxation représentant 84% du chiffre d’affaires », a argué le site, mais sans convaincre les juges.  Toutefois, on ignore ce qu’a donné l’enquête pénale. Dans son dernier document de référence datant de mi-2012, Rue du Commerce indique juste: « les dirigeants de Rue du Commerce sont susceptibles d’encourir, en tant que primo-délinquants, une peine pouvait être prononcée par le tribunal de grande instance ».

 

Mistral : Mariani pour la vente aux russes

Mistral : Mariani pour la vente aux russes

 

 

Une nouvelle fois Thierry Mariani se distingue en regrettant que la France n’ait pas vendu les Mistrals aux Russes. Dans cette affaire, comme dans bien d’autres,  Mariani est très proche des positions du FN. En gros chacun chez soi, le nationalisme comme repères et le business avant les considérations politiques, démocratiques et humanitaires. Mariani n’a même pas hésité à se rendre en voyage officiel en Crimée territoire qui a été  annexé par la Russie. Mariani regrette ce qu’il appelle la  »dérussification » des Mistrals. On pourrait regretter tout autant et même bien davantage qu’on ne parvienne pas à réussir la délepenisation  du logiciel politique de l’intéressé qui ne cesse d’accumuler les prises de position extrémistes dans tous les domaines. La France et la Russie ont en effet  trouvé un accord sur le dossier des navires Mistral dont Paris avait suspendu la livraison face à la crise en Ukraine. La Russie sera « exclusivement et intégralement remboursée des sommes avancées au titre du contrat ». De son côté, la France aura « la pleine propriété et la libre disposition des deux bâtiments ». Une négociation de huit mois vivement dénoncée par Thierry Mariani, député Les Républicains. « Cet accord, où en réalité on se plie à la demande anglo-saxonne, c’est vraiment un pas de plus vers l’abandon de ce qu’il nous reste d’indépendance nationale », a-t-il lancé. Le député a fait partie de la dizaine de parlementaires français partis en Russie fin juillet, pour faire notamment une visite en Crimée. Un voyage officiel vivement dénoncé par le chef du groupe socialiste à l’Assemblée, Bruno Le Roux. On va aujourd’hui donner 1,2 milliard aux Russes. Pour Thierry Mariani, ancien ministre de Nicolas Sarkozy, l’accord franco-russe va coûter cher à la France. « Quel va être le coup final de cette opération ? On va aujourd’hui donner 1,2 milliard aux Russes, ce qui correspond en partie à ce qu’ils nous avaient déjà versés, mais aussi en partie aux coûts qu’ils ont eu », a-t-il déploré. Comme l’a annoncé le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian ce matin sur RTL, « un certain nombre de pays ont fait savoir leur intérêt » pour racheter les Mistral. Un achat qui selon Thierry Mariani, va devoir attendre la « dérussification » des Mistral. « Maintenant il faut ‘dérussifier’ ces bateaux. Par exemple les interfaces informatiques, les équipements divers coûtent 150 à 200 millions », a-t-il lancé.  Une transformation précédant une possible vente. « Enfin il faudra vendre ces bateaux. Il y a quoi ? Il y a 4-5 acheteurs possibles, et ces acheteurs savent très bien qu’on est pressé de vendre. Ce n’est pas le meilleur moyen pour négocier les prix », a résumé Thierry Mariani. « À la sortie, l’addition pour le contribuable français, ce sera 1,5 milliard. C’est aussi peut-être pour cela qu’en plein mois d’août, on essaie de faire passer la chose discrètement », a déploré le député Les Républicains. Un mois  d’aout qui  permet aussi aux seconds couteaux politiques sulfureux d’exister médiatiquement.

Mistral : la France rembourse la Russie

Mistral : la France rembourse la Russie

Le feuilleton du Mistral et terminer puisque la France a accepté de rembourser la Russie de ses avances financières consenties pour l’achat des astrales. L’annulation de la livraison par le conflit en Ukraine. Conclue en 2011 sous la présidence de Nicolas Sarkozy, la vente à la Russie de ces deux bâtiments de projection et de commandement (BPC) était estimée à 1,2 milliard d’euros, dont environ les deux tiers avaient déjà été payés par la Russie. Mais François Hollande a suspendu l’an dernier la livraison des deux navires en raison des tensions suscitées entre l’Occident et la Russie par la crise ukrainienne. Aux termes de l’accord de mercredi, Paris remboursera à Moscou l’intégralité des sommes avancées au titre du contrat et restituera les équipements russes installés sur les navires, précise l’Elysée dans un communiqué. Le Kremlin a de son côté déclaré que les sommes avaient déjà été transférées.  La Russie réclamerait à la France 1,163 milliard d’euros d’indemnisation pour rupture de contrat, a déclaré en mai une source russe au fait des négociations. L’accord fait suite à un entretien qui a eu lieu ce mercredi après-midi entre François Hollande et le président russe Vladimir Poutine. « Ils se sont accordés sur le fait que, désormais, ce dossier était clos », ajoute l’Elysée. « Moscou considère que le dossier des Mistral est complètement résolu », a confirmé le Kremlin.  Le constructeur des Mistral, DCNS, filiale à 35% de l’équipementier Thales, avait estimé en juillet à au moins un million d’euros par mois le coup d’entretien des deux porte-hélicoptères, dans l’attente d’une décision de la France et de la Russie. La livraison du Vladivostok, le premier des deux BPC construits à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), était prévue pour octobre 2014. Le deuxième BPC, baptisé Sébastopol, du nom de la ville de Crimée où est basée la flotte russe de la mer Noire, devait quant à lui être livré en octobre 2015. L’adaptation des Mistral pour un client de remplacement coûterait de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de millions d’euros selon ses besoins, a dit le PDG de DCNS Hervé Guillou à des journalistes en février. Le Canada et Singapour, tout comme l’Egypte, qui vient d’acquérir une frégate multimissions Fremm et quatre corvettes Gowind, sont cités comme clients potentiels, mais DCNS s’est refusé à tout commentaire sur ce point.

 

Après la Grèce, la France ?

Après la  Grèce, la France ?

Dans l’affaire concernant la négociation d’un nouveau plan pour la Grèce c’est une nouvelle partie de poker qui s’est joué entre la France et l’Allemagne. La France qui craint par-dessus tout d’être la prochaine cible de Bruxelles et qui s’abrite derrière la protection de l’Allemagne dans le cas grec. Dans une interview accordée au quotidien allemand des affaires Handelsblatt et publiée ce lundi 3 août, le ministre français des Finances, Michel Sapin, se plaît à insister sur sa divergence avec Wolfgang Schäuble, son homologue allemand. En réalité il y a une convergence conjoncturelle entre la France et l’Allemagne mais La chancelière refuse de remettre en cause l’irréversibilité de l’euro. La monnaie unique est essentielle pour l’économie allemande et elle ne peut prendre le risque de la voir se déliter autour d’une nouvelle « zone mark » dont la monnaie serait fortement réévaluée. Sans compter les effets collatéraux financiers pour le budget allemand, mais aussi pour le système bancaire allemand. Le jeu consistait à savoir qui craignait le plus le Grexit.  La France et Michel Sapin sont simplement alignés sur la position d’Angela Merkel. Bercy et l’Elysée ne veulent pas non plus du Grexit et d’une « zone euro resserrée » qui mettrait davantage de pression sur la France. Mais la France souhaitait aussi stopper « l’expérience Syriza » qui risquait de remettre en cause les fondements des choix économiques du gouvernement Valls. Paris a donc profité tout autant que la chancelière de la menace agitée par Wolfgang Schäuble et de ses conséquences. Donc, s’il y a dissension théorique, il y a en réalité, dans les faits, un accord complet entre la France et l’Allemagne sur la gestion de la crise grecque. . La raison en est connue de tous : la France doit faire accepter par Berlin son statut de médiocre élève de la classe en termes de finances publiques. C’est l’épée de Damoclès qui menace en permanence Paris. Certes, c’est Bruxelles qui donne les bons et les mauvais points en ce domaine, comme les délais ou les punitions. Mais la Commission ne saurait s’opposer frontalement à Berlin qui, compte tenu de sa noria d’alliés dans et hors de la zone euro, fait la pluie et le beau temps au Conseil européen.   L’opposition entre Michel Sapin et Wolfgang Schäuble est donc une opposition de forme. Quelle est alors sa fonction ? Celle d’envoyer plusieurs messages aux Français. Le premier, c’est que le gouvernement français est un contrepoids à l’Allemagne. En s’opposant à Wolfgang Schäuble, Michel Sapin apparaît comme une défense contre une Europe égoïste voulue par le ministre allemand. Mais il oublie de préciser qu’Angela Merkel a été celle qui a empêché les plans réels ou supposés de son ministre. Toujours est-il que ceci permet de donner au gouvernement français un vernis utile électoralement de « gauche » en défendant une supposée solidarité intra-européenne face à une « droite allemande » prétendument prête à détricoter la zone euro. Ce qui fait dire à Yanis Varoufakis, dans sa dernière interview à El Pais, que « la destination finale de la troïka est Paris. »

 

Melun-saccage école maternelle : où l’apprentissage de la délinquance

Melun-saccage école maternelle : où l’apprentissage de la délinquance

Il est clair que le saccage d’une école maternelle à Melun témoigne de la dégradation de l’éducation de certains enfants notamment dans des quartiers sensibles. Des actes qui d’une certaine manière banalisent la violence et prépare à des faits de délinquance encore beaucoup plus graves. Dans certaines zones de non-droit l’incivilité a été en quelque sorte banalisée. En cause évidemment la responsabilité des parents, du voisinage mais aussi des pouvoirs publics qui ont abandonné toute responsabilité voire toute présence pour les Pouvoirs publics dans les lieux socialement difficiles. Une vingtaine d’enfants âgés de 5 à 13 ans se en effet sont introduits dans une école maternelle de Melun samedi et ont saccagé plusieurs salles de classe. Les enfants, résidant dans le quartier considéré sensible des Mézereaux et aux alentours, « ont renversé tout ce qu’il y avait sur les étagères, ont brisé une vitre et étalé de la peinture sur les murs », a déclaré une source policière, confirmant une information du Parisien. « Il y avait des pots de peintures renversés. Les croyons, les livres… tout était éparpillé au sol. Il y avait de la colle partout. C’était vraiment impressionnant, beaucoup de fournitures ont été abîmées », a déploré sur RMC Ségolène Durand, adjointe au maire venue constater les dégâts. L’édile a déposé plainte lundi.  »Nous avons d’abord déposé une plainte contre X et, lorsque les auditions des enfants seront terminées, nous porterons plainte de façon nominative », a expliqué son entourage. Selon le parquet, cité par L’Express, il s’agirait en fait d’une quinzaine d’enfants. Ce dernier ne confirme pas l’information selon laquelle un enfant de 5 ans figurait dans le groupe. « Nous sommes très attentifs et prudents sur les responsabilités et le rôle de chacun dans cette affaire », précise-t-il, ajoutant que le plus âgé des casseurs aurait 14 ans et « la plupart 13 ans ».

 »

 

Migrants Calais : « mobilisation supplémentaire » de la Grande-Bretagne : pour quoi faire ?

Migrants Calais : « mobilisation supplémentaire » de la Grande-Bretagne : pour quoi faire ?

En fait la mobilisation sur la question des migrants de Calais relève davantage de l’agitation que de la gestion politique. Dernière proposition en date de Cazeneuve qui a demandé des moyens supplémentaires à la Grande-Bretagne pour empêcher des migrants de s’y rendre. Conséquence il y aura encore davantage de migrants à Calais. Ce problème est évidemment ingérable car il faudrait empêcher ces migrants de partir de chez eux. Or s’ils quittent leur pays d’origine c’est parce que ces zones sont en prise avec  des problèmes de guerre ou de famine. Par ailleurs il faudrait aussi que l’Europe soit capable d’empêcher le franchissement de ses frontières. Or ces frontières sont de véritables passoires dans nombre de pays. En clair pour l’instant aucune solution humaine, politique  ou économique pour empêcher cette migration. Une migration considérée par les Européens comme le problème numéro un en raison de la crise actuelle. Cependant on ne saurait réguler les flux migratoires en tenant compte simplement de la conjoncture économique ou des replis nationalistes. De ce point de vue une réflexion reste à faire sur une problématique complexe traitée trop souvent de manière partielle et populiste. Malgré les signaux négatifs envoyés d’outre-Manche par le gouvernement de David Cameron, Bernard Cazeneuve demande à la Grande-Bretagne une  »mobilisation supplémentaire », face au problème des migrants de Calais. « Je pense qu’il faut aller au-delà » des efforts récemment consentis par les Britanniques dans la gestion de l’afflux des migrants, déclare le ministre dans un entretien au quotidien La Croix, précisant avoir « demandé à (son) homologue britannique (Theresa May) une mobilisation supplémentaire de ses services ».  Le ministre de l’Intérieur ajoute avoir « multiplié les contacts avec les Britanniques depuis plusieurs mois afin qu’ils s’impliquent davantage dans la gestion d’un problème qui les concerne tout autant que nous ». Il rappelle à cet égard, s’en félicitant, leur décision « d’investir quinze millions d’euros dans la sécurisation du port de Calais » et les dix millions supplémentaires pour celle du tunnel.

Chômage et faible inflation : la zone Euro engluée

Chômage et faible inflation : la zone Euro engluée

Les chiffres les plus récents publiés ces derniers jours démontrent que la zone euro et engluée dans un fort taux chômage et dans une inflation inexistante. De plus indicateurs qui montrent l’atonie de l’économie. Faute d’insuffisance de demandes internes mais aussi extérieures la croissance demeure très molle. Du coup le chômage dépasse les 11 % en juin. L’inflation est quasi inexistante seulement 02 % du faite de la faiblesse de la demande. Ces deux indicateurs taux de chômage est inflation ne sont guère rassurants quant à l’évolution générale de l’économie pour la deuxième partie de l’année. En faite leur a s’enfonce doucement dans croissance molle et sans doute bien au-delà de 2015. Le taux de chômage est resté inchangé dans la zone euro en juin, à 11,1%, comme en avril et en mai, selon les chiffres publiés vendredi par l’office européen de statistiques Eurostat. Un an auparavant, le taux de chômage de la zone euro s’élevait à 11,6%. En juin dernier, la zone euro comptait 17,75 millions de chômeurs, soit 31.000 de plus qu’un mois plus tôt, mais 811.000 de moins qu’il y a exactement un an. Le taux de chômage le plus faible parmi les pays de la zone euro a été enregistré en Allemagne, où il est resté à son plancher de 4,7%. Malte s’impose à la deuxième place avec un taux de 5,5%, devant le Luxembourg (5,7%) et l’Autriche (6,0%).  Sans surprise, le taux le plus élevé a été enregistré en Grèce, où il culminait à 25,6% selon les dernières données disponibles, datant d’avril. Suivent l’Espagne (22,5%) et Chypre (16,2%). Le chômage des jeunes concernait en juin 3,18 millions de moins de 25 ans dans l’Union monétaire, soit 225.000 de moins qu’un an plus tôt.  Sur un an, le taux de chômage a le plus baissé en Lituanie (de 10,9% à 8,5%), en Espagne (de 24,5% à 22,5%) ainsi qu’au Portugal (de 14,3% à 12,4%). Les hausses les plus importantes sur un an ont quant à elles été enregistrées en Belgique (de 8,4% à 8,6%), en Italie (de 12,4% à 12,7%), en Autriche (de 5,7% à 6,0%) et en Finlande (de 8,6% à 9,5%). Dans l’ensemble de l’UE, le taux de chômage était de 9,6% en juin, soit 23,29 millions de personnes, parmi lesquelles 4,72 millions de moins de 25 ans.  L’inflation dans la zone euro est aussi restée stable en juillet, à 0,2% sur un an, a indiqué vendredi l’office européen des statistiques Eurostat en publiant une première estimation de cet indicateur. Ce chiffre est conforme aux attentes des analystes mais reste une déception pour la Banque centrale européenne (BCE), qui a mis en œuvre depuis plusieurs mois un vaste programme de rachats d’actifs pour faire repartir l’inflation à la hausse.  Parmi les principales composantes de l’inflation en juillet, les services devraient connaître le taux le plus élevé (1,2%, contre 1,1% en juin), suivis de l’alimentation, alcool et tabac (0,9%, contre 1,1% en juin), des biens industriels non énergétiques (0,5%, contre 0,3% en juin). En revanche, les prix de l’énergie ont continué de baisser en juillet (-5,6%, contre ?5,1% en juin). L’inflation sous-jacente – hors énergie, alimentation, alcool et tabac -, considérée comme plus révélatrice de la tendance, a toutefois légèrement accéléré à 1,0% en juillet contre 0,8% le mois précédent. Aucun détail n’a été donné à ce stade sur l’évolution des prix dans les 19 pays de la zone euro mais plusieurs d’entre eux ont déjà rendu public les chiffres d’inflation pour le mois de juillet.  En Allemagne, première économie de la région, l’inflation a ralenti pour le deuxième mois consécutif à cause d’une nouvelle baisse des prix de l’énergie et de l’alimentation, selon des données publiées jeudi. Les prix allemands décélèrent depuis deux mois et rompent avec le redressement entamé au printemps, après avoir glissé en territoire négatif en janvier (-0,4%). Cet épisode avait attisé les craintes autour de la menace d’une déflation, spirale à la baisse des prix et des salaires, synonyme de paralysie économique. En Espagne, l’évolution des prix a été nulle en juillet, affectée par la baisse des prix des carburants. En Belgique, l’inflation a ralenti en juillet, à 0,46%.

Prix Pétrole ; toujours la chute

Prix Pétrole ; toujours la chute

 

Le pétrole continue  toujours sa chute en raison de l’atonie de la croissance en Chine aussi de la reprise des livraisons de pétrole à l’Iran. En cause aussi le  refus de l’OPEP de sa production pour éviter que le pétrole de schiste des États-Unis vienne  la concurrencer. Les cours du pétrole baissaient lundi en Asie face à la perspective d’une offre toujours élevée aux Etats-Unis et dans l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) qui se refuse à limiter sa production. Le cours du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en septembre perdait 36 cents à 47,76 dollars. Le baril de Brent, la référence européenne du brut, cédait 42 cents à 51,79 dollars. Alors que les cours semblaient se stabiliser autour des 60 dollars le baril au printemps après avoir atteint moins de 45 dollars en mars, la rechute enregistrée en juillet apparaît durable tant font défaut les éléments susceptibles de les faire repartir à la hausse.  Le dollar fort rend plus onéreux les achats de brut libellés dans le billet vert, les réserves gonflent et la production continue de monter avec l’arrivée prochaine d’or noir iranien, l’accélération du forage aux Etats-Unis et le dépassement de son plafond par l’OPEP «qui pompe à des niveaux record malgré la surabondance d’offre mondiale», a relevé la banque United Overseas dans une note.

Réforme du permis de conduire « de la stupidité » (Pierre Chasseray)

Réforme du permis de conduire «  de la stupidité » (Pierre Chasseray)

 

La stupidité de la réforme Taubira est confirmée par le responsable de l’association 40 millions d’automobilistes (pourtant d’habitude assez poujadiste). Une réforme contestée par beaucoup. Et qui ignore sans doute qu’il y a un minimum d’un million d’automobilistes  sans permis et sans assurance. Un chiffre sans doute déjà sous-évalué car par définition il est  difficile de mesurer ceux qui sont en infraction dans ce domaine. Reste que ceux qui sont sans permis sont potentiellement dangereux pour la plupart. Pour alléger la bureaucratie des tribunaux il y a sans doute bien d’autres champs qu’il faudrait dépénaliser sans parler d’une réforme plus globale de la justice. Sans permis de conduire, on risque aujourd’hui un an de prison et 15.000€ d’amende. Demain, pour les non récidivistes, cela coûtera 500€. Cette idée, proposée par Christiane Taubira, fait bondir les défenseurs de la sécurité routière, à la veille du grand chassé-croisé sur les routes des vacances.  Pierre Chasseray, est délégué général de l’association 40 Millions d’automobilistes. Invité de Florence Cohen sur RTL, il considère que cette réforme est dangereuse : « C’est une incitation à l’incivilité, à se passer de permis de conduire, à se passer d’assurance », estime-t-il. « Et quand on connait véritablement les conséquences de cela, il y a de quoi s’interroger. » Le délégué général a même dénoncé autour de cette réforme ce qu’il appelle « de la stupidité » : « J’ai l’impression que Christiane Taubira a vraiment besoin de se reposer, elle a vraiment besoin de vacances, parce que là, clairement, ça s’assimile uniquement à de la stupidité. C’est un très très mauvais signal que l’on envoie« , a-t-il martelé, rappelant qu’il y a « des dynamiques de sécurité routière en France, des politiques de sécurité routière et qu’on ne peut pas faire tout et n’importe quoi. » La Garde des Sceaux ne semble pas elle-même convaincue par cette proposition. Elle s’est déclarée prête à y renoncer, si la société ne l’acceptait pas. 

Sondage livret A : la fuite des épargnants

Sondage livret A : la fuite des épargnants

 

De puis de nombreux mois la décollecte du livret A ne cesse de s’amplifier. En cause la baisse de rémunération. Une épargne rémunérée jusque-là à 1 %. Une rémunération déjà bien insuffisante mais qui n’a pas empêché le gouvernement de la réduire encore et de la passer à0. 75 %. Les épargnants ne sont pas dupes car que cette manipulation des taux d’intérêt s’appuie sur un indice obsolète de l’évolution des prix à la consommation. Des prix qui selon cet indice sont en été minorés, l’inflation  serait de 0.3% sur un an alors qu’en fait elle seraiat proche de 1.5%. En effet l’augmentation des dépenses contraintes est sous estimée dans l’indice INSEE. Du coup  un grand nombre d’épargnants vont abandonner le livret. Selon une enquête IFOP à paraître dans l’édition dominicale de Ouest-Francela moitié des Français à placer leurs économies dans d’autres produits.  »La moitié des Français (50%) affiche la volonté de continuer à épargner autant, mais en plaçant ses économies ailleurs que sur le Livret A », constate l’institut de sondage. En revanche, ils sont encore 39%, à ne pas prévoir de « changer leurs habitudes vis-à-vis de ce produit ». Le solde de 11% est constitué par des personnes comptant moins épargner pour consommer plus.

La baisse de la rémunération est censée favoriser la croissance et la construction de logements sociaux. En effet, un taux plus bas permet notamment à la Caisse des dépôts, qui centralise 65% de l’épargne du Livret A, d’octroyer des prêts moins onéreux, aux organismes HLM par exemple. Une cinquantaine de mal-logés ont manifesté jeudi à Paris contre la baisse du taux du Livret A, qui va passer samedi à 0,75%, a constaté l’AFP. Derrière une banderole « touchez pas au Livret A », les mal logés ont manifesté entre la place du Palais-Royal et la Banque de France en scandant « le Livret A c’est pour les HLM, c’est pas pour les banquiers ».  »Nous pensons que cette baisse du taux est un mauvais calcul du gouvernement car le Livret A sert à financer les logements sociaux et qu’avec cette baisse les épargnants vident leur compte », a déclaré à l’AFP Jean-Baptiste Eyraud, le responsable de l’association Droit au logement (DAL).

 

Chômage : « il n’y a pas de changement du calcul », (Le Roux) …ou la langue de bois banalisée

Chômage : « il n’y a pas de  changement de calcul », (Le Roux) …ou la langue de bois banalisée

 

 

Gonflé le président du groupe parlementaire socialiste pour affirmer qu’il n’y avait pas eu changement dans le mode de comptage des chômeurs opéré par pôle emploi. Il en tire même la conclusion que le chômage s’améliore. En réalité environ 10 000 personnes ont été rayées du statut de chômeur pour des questions administratives. En fait les dits  chômeurs sont bien toujours en recherche d’un emploi. Mais pour Le Roux ils ne sont plus dans l’obligation d’en chercher. Cette petite manipulation méthodologique préfigure sans doute ce qui va se passer dans les mois à venir quand Hollande va décréter l’inversion du chômage. Il suffira pour cela de nettoyer un peu les listes de chômeurs pour modifier la courbe. On fera ainsi apparaître une réduction de quelques dizaines de milliers de chômeurs alors que depuis l’arrivée de Hollande en 2012 on a enregistrés plus de 500 000 chômeurs supplémentaires. Or la promesse d’inversion a été faite fin  2012. La fameuse inversion aura donc un caractère très dialectique. Des chiffres du chômage. Bruno Le Roux voit cependant comme « un signe d’espoir ». L’opposition dénonce comme « un maquillage des chiffres ». Le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale assure cependant qu’il « n’y a pas de changement de mode de calcul ».  « Les chômeurs qui étaient en situation de formation, de service civique ou de contrat aidé, étaient, auparavant, comptabilisés dans la catégorie obligée de chercher un emploi », précise-t-il. Or, dans cette situation, « ils ne sont pas dans l’obligation de chercher un emploi ». Pour Bruno Le Roux, « la réalité des chiffres c’est celle de ce mois-ci et pas du mois dernier ». Et le président du groupe socialiste de regretter la réaction de la droite. Pour lui, l’opposition « se désole quand les chiffres s’améliorent, c’est bien ça le problème pour notre pays (…) Je n’arrive pas à regretter que le chômage baisse et je regrette que certains responsables en viennent à douter et à essayer de jeter la suspicion ». Pourtant, François Hollande a lui-même regretté « l’imprécision des chiffres ».

 

Crise viande lait : Un avertissement de la commission européenne à la France

Crise viande lait : Un avertissement de la commission européenne à la France

C’est sans doute pour satisfaire aux protestations de l’Allemagne mais aussi de l’Espagne que la commission européenne a souhaité que   la libre circulation des marchandises puisse être assurée en France. Il s’agit d’un avertissement de pure forme qui n’aura sans doute guère d’effet sur la détermination des producteurs de viande et de lait. À cet égard la commission a assuré le service minimum en réaffirmant le principe sacré du libre-échange des biens à l’intérieur de l’Europe. Principe d’autant plus sacré qu’il résume toute la philosophie européenne. La question fondamentale des conditions de concurrence a bien entendu été évacuée de-même que la question sanitaire et la qualité des produits. D’une certaine manière la commission a botté en touche alors que le problématique est européenne La Commission européenne a demandé mardi à la France de garantir la libre circulation des marchandises entravée ces derniers jours par des actions d’éleveurs en colère, notamment à la frontière avec l’Allemagne. Des barrages ont encore été érigés dans la matinée en Moselle, quelques heures avant une réunion à Bercy entre ministres et banquiers sur les conditions de mise en œuvre du volet financier du plan d’urgence annoncé la semaine dernière. Les manifestants ont contrôlé les camions frigorifiques pour intercepter les produits étrangers et attirer l’attention des pouvoirs publics sur ce qui constitue selon eux des « distorsions de concurrence » entre la France et les autres pays européens. Gilles Becker, secrétaire général de la FDSEA Moselle, a expliqué avoir trouvé des produits, dont des bretzels et du lait, estampillés ‘made in France’ mais produits en Allemagne. « On est un peu surpris, on avait un accord avec la grande distribution pour privilégier les produits français », a-t-il dit. « La viande allemande n’est pas plus mauvaise que la viande française, le lait allemand n’est pas plus mauvais que le lait français mais la distorsion de concurrence est difficilement acceptable. »  A Bruxelles, un porte-parole de la Commission, Daniel Rosario, a déclaré à la presse que l’exécutif européen était en contact avec les autorités françaises. « On les a priées de nous tenir informés des entraves potentielles à la libre circulation des marchandises et de nous notifier les mesures prises pour résorber les entraves », a-t-il précisé. Les agriculteurs français protestent notamment contre les prix auxquels ils vendent leurs produits et des conditions de marché défavorables.

 

Congrès FN : Jean Marie Le Pen gagne encore devant la justice

Congrès FN : Jean Marie Le Pen gagne encore  devant la justice

 

Une nouvelle fois Jean Marie Le Pen gagne devant la justice pour faire annuler le congrès postal du FN. De fête, Marine Le Pen se trouve dans une position très délicate elle ne peut plus utiliser les résultats de ce congrès par correspondance pour exclure son père, par ailleurs elle hésite à organiser un congrès physique qui permettrait à Jean-Marie Le Pen de s’exprimer devant les militants. La justice française a donc  infligé mardi une nouvelle défaite à Marine Le Pen dans le conflit qui l’oppose à son père en confirmant la suspension de l’assemblée générale extraordinaire du Front national censée aboutir à l’éviction de son fondateur. Cette décision de la cour d’appel de Versailles risque d’empoisonner la campagne du parti d’extrême droite pour les élections régionales de décembre prochain, avec un Jean-Marie Le Pen pour l’instant conforté dans sa présidence d’honneur du FN. Le patriarche de 87 ans est apparu triomphant devant la presse dans sa propriété située près de Paris, réservant ses flèches les plus acérées au vice-président du FN, Florian Philippot, qu’il accuse d’avoir influencé sa fille. « Quelqu’un a dit que j’appartenais au passé, je crois que c’est Monsieur Philippot, il doit s’apercevoir que j’appartiens à un présent extrêmement brûlant », a-t-il déclaré. Fort de la décision de la cour d’appel de Versailles, il a d’ailleurs « bien l’intention » de participer à l’université d’été du Front national, début septembre à Marseille. Mais il a tendu la main à sa fille, avec laquelle il n’a, a-t-il expliqué, plus aucun contact. « Pour ma part, je suis ouvert à toutes les discussions, à toutes les conversations qui iront dans le sens de l’unité et d’une marche en avant », a-t-il expliqué en jugeant indispensable de retrouver « l’élan » du parti d’extrême droite qui a selon lui été « freiné » par la crise. Il n’a pas exclu, si ce n’était pas le cas, une candidature à la tête d’une liste dissidente en Provence-Alpes-Côte d’Azur face à sa petite-fille Marion, décision qui, a-t-il laissé entendre, dépend de la réponse qui sera donnée à ses appels. Dans un communiqué, le FN a dit son « étonnement », la décision de justice permettant à Jean-Marie Le Pen de conserver un titre de président d’honneur « qu’il ne mérite évidemment plus vu son comportement de plus en plus inqualifiable ».

Crise-viande lait : Hollande maintient la pression…les producteurs aussi !

Crise-viande lait : Hollande maintient la pression…les producteurs aussi !

 

Si ça continue Hollande pourraiat bien manifester avec les producteurs puisqu’il considère qu’il faut continuer de faire pression pour obtenir de meilleurs prix. Dommage qu’il n’ait pris que des mesures conjoncturelles et qu’il ne se soit pas attaqué aux questions structurelles relative à la régulation, la concurrence déloyale et au mode de production qui tire la qualité vers le bas. Ce sont sans doute les limites du social libéralisme ! Des mots mais peu d’action ! François Hollande a donc promis lundi de maintenir « la pression » pour que des prix décents soient garantis aux éleveurs français, qui ont poursuivi leurs actions, à la grande colère des producteurs allemands et espagnols ulcérés par leur concurrence « déloyale ». Des accords sur le relèvement des prix du bœuf, du porc et du lait ont été conclus la semaine dernière et le gouvernement a annoncé un plan qui déclenchera un soutien pouvant aller jusqu’à 1,1 milliard d’euros, notamment pour l’allègement de la dette des éleveurs confrontés à une crise protéiforme. « Le ministre de l’agriculture a fait en sorte que nous puissions faire la pression nécessaire sur les distributeurs, les transformateurs, sur les abatteurs », a dit François Hollande lors d’un déplacement à Bormes-les-Mimosas (Var). « Nous avons des prix à relever et je pense que cela fait partie de ce que les consommateurs doivent comprendre. » Il a réitéré l’appel à « manger français », s’engageant à ce que l’Etat applique ce slogan dans la restauration collective publique, et rappelé qu’un conseil des ministres européens de l’Agriculture se réunirait le 7 septembre pour débattre des demandes françaises, notamment de relèvement des prix du lait. « D’ici-là, nous continuerons la pression, et que les agriculteurs soient sûrs, actions ou pas actions, que nous sommes à leurs côtés », a conclu le président français. Selon la Fédération nationale de l’industrie laitière, la Commission européenne a commencé lundi à acheter de la poudre de lait pour retirer des excédents du marché dans l’espoir de faire remonter les cours, un geste salué par la Fnil qui l’a toutefois jugé insuffisant pour soutenir les prix. Sur le terrain, la mobilisation ne faiblit pas. Environ 400 tracteurs ont envahi lundi matin l’autoroute A81 entre Vaiges (Mayenne) et le péage de la Gravelle (Mayenne), répondant à un appel de la FDSEA locale. Un millier de manifestants et 500 tracteurs ont ensuite bloqué les accès du siège du groupe Lactalis, leader mondial des produits laitiers, à Laval. « Les 600 millions d’aides annoncées la semaine dernière par le ministre de l’agriculture ne représentent pas grand-chose quand on sait que le manque à gagner pour la production agricole dans le seul département de la Manche sera de 200 millions en 2015″, a dit à Reuters Sébastien Amand, président de la FDSEA de ce département. « Le compte n’y est pas. »

La moitié des villes et des départements en faillite d’ici 2017

La moitié des villes et des départements en faillite d’ici 2017

Doucement mais sûrement on va vers la faillite des collectivités locales, en cause des coûts de fonctionnement incontrôlés aussi des dépenses sociales qui dérapent. Si les collectivités avaient le statut d’une entreprise, elles devraient déposer leur bilan en raison de dettes abyssales. En cause, surtout la dérive à la fois des frais de fonctionnement (notamment dus à des embauches inconsidérées) et à des investissements excessifs (dont beaucoup inutiles et couteux). Jusqu’à la moitié des villes de plus de 10.000 habitants et des départements pourraient se trouver en difficulté d’ici à 2017 si rien n’est fait pour corriger une dérive de leurs finances qui sera accentuée par la baisse des dotations de l’Etat, estime un rapport du Sénat publié mercredi. Le gouvernement a décidé de faire contribuer les collectivités locales pour 11,5 milliards d’euros, sous la forme d’une baisse des dotations de l’Etat, à l’effort de 50 milliards sur les dépenses publiques programmé sur la période 2015-2017. Ces dotations ont déjà diminué de 1,5 milliard d’euros en 2014. Le rapport souligne que, avant même ces annonces, la trajectoire des finances des collectivités locales se dégradait depuis plusieurs années, avec des dépenses de fonctionnement en hausse de près de 3% depuis 2011 pendant que la progression des recettes était comprise entre 1,5% et 2% l’an. En parallèle, la dynamique des investissements locaux a repris après un ralentissement en 2010, avec pour conséquence que le recours à l’emprunt a connu une progression continue, l’épargne brute des collectivités diminuant de 5% par an. Résultat, entre 10% et 15% des communes de plus de 10.000 habitants et des départements affichaient en 2013 « un encours de dette représentant plus de quinze années d’épargne brute », ce qui signifie qu’elles étaient techniquement en situation d’insolvabilité, souligne le rapport. Il prédit que la proportion pourrait atteindre entre un tiers et la moitié à l’horizon 2017 si rien n’est fait, en tenant compte de la baisse des dotations de l’Etat. Pour y remédier, les auteurs du rapport estiment que le retour d’une évolution des dépenses de fonctionnement au rythme de l’inflation, une option évoquée par le gouvernement, sera insuffisante car il ne permettrait pas notamment un retour au statu quo pour la capacité de désendettement. Dès lors, ils soulignent que la question d’une baisse de l’investissement des collectivités se pose, d’autant plus que c’est un levier plus facilement mobilisable à court terme que les dépenses de fonctionnement. Le rapport retient pour cela l’hypothèse d’une baisse de 30% des investissements locaux par rapport à 2013 qui, combinée avec des dépenses de fonctionnement calées sur l’inflation, permettra « tout juste » de compenser la baisse des dotations de l’Etat.

 

 

Museler la presse (Balkany )

Museler la presse (Balkany )

Il a raison Balkany, il faut museler la presse. Sans elle, il n’y aurait certainement pas eu autant d’affaires sulfureuses le concernant et il ne serait pas interdit de sortie du territoire. Balkany ne fait pas dans la dentelle, ce n’est pas son genre. C’est donc bille en tête qu’il attaque tous les médias. Les médias publics qu’il propose de privatiser mais aussi la presse en général trop critique vis-à-vis des responsables politiques. Pour cela il propose notamment de frapper la presse au portefeuille en supprimant des aides et avantages fiscaux. Des propositions forcément un peu ubuesque et même pathétique quand ton connaît le comportement de Balkany ayant entraîné nombre de procédures judiciaires dont la plupart en cours. Profitant du dernier jour de la session extraordinaire au Parlement, le député Les Républicains des Hauts-de-Seine a déposé une première loi vise à la « privatisation de l’audiovisuel public« , à l’exception de « Arte France, France Média Monde, TV5Monde et l’Institut national de l’audiovisuel (INA)« . »Alors que notre pays est dans une situation économique difficile, qu’il nous faut réaliser des économies budgétaires drastiques et que les Français croulent sous les impôts et les taxes, on peut s’interroger sur la pertinence de conserver, au regard des montants engagés chaque année, les groupes généralistes du secteur audiovisuel public: France Télévisions et Radio France », soutient le maire de Levallois-Perret, qui critique aussi « le manque d’objectivité et la partialité évidente de certains programmes diffusés sur ces chaînes publiques». Dans une deuxième proposition de loi, Patrick Balkany demande « la suppression des aides à la presse écrite« , justifiée aussi par « l’état de nos finances publiques » et le fait que la presse serait « un secteur sous perfusion d’argent public qui peine à se réorganiser et à opérer sa transition numérique« . »Ces mêmes journaux qui, régulièrement, dénoncent la gabegie financière de l’État, nous prédisent une banqueroute prochaine si les politiques ne se ressaisissent pas, fustigent la mauvaise gestion financière des collectivités locales, là encore trop dépensière. Cette presse semble oublier - ou tout du moins feint d’oublier − qu’elle coûte aux Français, qu’ils soient ou non lecteurs, plusieurs centaines de millions d’euros chaque année« , tacle le député, qui juge sur la base d’un rapport de 2013 de la Cour des comptes ces aides inefficientes. Dans un troisième texte, Patrick Balkany demande la « suppression de l’avantage fiscal dont bénéficient les journalistes dans le calcul de leur impôt sur le revenu« , y voyant un « privilège qui ne se justifie plus aujourd’hui, continue de perdurer, créant ainsi des situations inégalitaires qu’il faut corriger. »Cet avantage baptisé « allocation pour frais d’emploi », permet aux journalistes de déduire chaque année 7 650 euros de leur revenu imposable. Le député, qui s’est souvent opposé ces dernières années aux médias qui ont relaté ses démêlés avec la justice.

 

1...211212213214215...282



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol