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Supprimer l’argent dans la politique

Supprimer l’argent dans la politique

 

Les affaires de toutes sorte à gauche comme à droite ne cessent se multiplier et posent la question du rapport entre l’argent et la politique. Question simple : pourquoi payer pour les élus et les partis ? Pourquoi d’abord payer les élus alors que des centaines de milliers de militants associatifs se dévouent tout autant de manière totalement bénévole et souvent même en participant aux dépenses. Parce que la politique c’est sérieux ? Ça demande du temps ? Précisément il conviendrait d’encadrer ce temps politique qui se traduit par une inflation de lois, de règlements, de superstructures, de couts de fonctionnement, d’investissements inutiles et au bout du compte par une fiscalité qui plombe la croissance et l’emploi. La France ne souffrirait pas si les parlementaires ne siégeaient que quelques jours par mois et si on diviser par 4 ou 5 leur nombre. Même chose pour toutes les fonctions représentatives ; un maire à plein temps, ça sert à quoi ? Une fois les orientations décidées c’est à administration de mettre en œuvre (il y a assez de fonctionnaire pour ça !). On objectera qu’il faut participer à toutes sortes de commissions (préfecture, région, département, communautés de communes, syndicats etc.). Là aussi précisément il faut en supprimer les trois quarts car ces superstructures font double emploi et servent surtout à remplir l’agenda des élus et à créer des postes de fonctionnaires. Il n’y a aucune raison de rémunérer les politiques (sauf à les défrayer de leur frais de déplacements). Encore une fois des milliers et des milliers de militants associatifs consacrent autant de temps que les politiques. Ensuite il n’y auusi aucune raison de financer les partis politiques. Pour quoi faire ? Des meetings à la mode américaine ? En fait des shows de propagande qui sont une caricature de démocratie. Rappelons- nous le meeting de Hollande au Bourget (même chose pour tous les autres). La politique n’est pas un métier, ni une activité marchande, c’est un engagement, un service ; introduire de l’argent dans la politique c’est favoriser la constitution d’une sorte de clergé laïc (les oligarques) qui finissent par perdre de vue l’objet social pour lequel ils ont été élus et qui transforment leur fonction en métier, en carrière. Encore une fois chaque jour des milliers et des milliers de militants associatifs consacrent plusieurs heures par jour au service de leur organisation sans aucune rémunération, pourquoi en serait-il autrement en politique. On objectera encore que la politique demande compétences techniques, quand on voit le résultat que cela donne en matière économique et sociale (au plan national come local) il y a de quoi en rire. De toute évidence il y a urgence à engager une réflexion de fond sur le concept de mandat politique, sa durée, son contrôle, ses modalités et son financement sinon c’est le pourrissement assuré avec l’actuelle oligarchie.

TER trop larges: la faute à RFF

TER trop larges: la faute à RFF

 

En fait c’est la confusion de rôles entre SNCF et RFF qui est cause de cette incroyable histoire de trains trop larges. RFF n’ayant pas réalisé à temps les travaux d’ajustement des quais. Pourquoi RFF ? C’est l’organisme qui gère les infrastructures ferroviaires. En fait un organisme créé surtout pour apurer le déficit ferroviaire. Mais en réalité, l’Etat n’a jamais pris les moyens d’apurer cette dette (30 milliards pour RFF). Du coup RFF ne sert pas à grand-chose. L’énigme des «TER trop larges» est donc enfin résolue: les ingénieurs de la SNCF n’ont commis aucune erreur et ceux des constructeurs de trains non plus. En revanche, Réseau ferré de France (RFF) et SNCF, aveuglées par leur guerre de pouvoir, ont été incapables de s’entendre sur un calendrier de travaux et de financement pour réaliser à l’avance la mise aux normes des quais les plus anciens du réseau alors que de nouveaux trains plus larges avaient été commandés. Les conclusions du rapport remis lundi par SNCF et RFF au secrétaire d’État aux transports, Frédéric Cuvillier, permettent de mieux comprendre l’imbroglio qui a embrasé la France il y a une semaine. D’après la chronologie détaillée fournie par SNCF et Réseau ferré de France, les deux entreprises mises en cause savaient que les nouveaux trains régionaux commandés en 2009 nécessiteraient des travaux de réaménagement des quais. Comme le soulignent les auteurs du rapport, les travaux préparatoires à la mise en service du Transilien – le train commandé en 2007 par l’Île-de-France pour remplacer les «petits gris» en banlieue – font apparaître des quais aux gabarits hétérogènes. SNCF Infra, la branche de la SNCF qui réalise les travaux, lance dès juillet 2009 une «campagne nationale de mesures» de quais destinée à «recenser les quais et à identifier les non-conformités» pour prévenir les risques. L’Établissement public de sécurité ferroviaire (EPSF), organisme indépendant qui homologue les trains, prend conscience de l’écart entre quais et trains dès novembre 2010. Un «plan d’actions correctif» est même déclenché début 2011. Mais, cette année-là, véritable paroxysme du conflit entre les deux entreprises jalouses de leur autorité, une guerre de courriers montre que l’une rejette sur l’autre la responsabilité de l’incompatibilité entre les trains commandés et les infrastructures. Fin 2012, RFF et SNCF se remettent autour de la table et organisent des comités de pilotage pour réussir le déploiement des trains régionaux commandés à Alstom et à Bombardier. Au premier trimestre 2013, les entreprises évaluent à 800 le nombre de quais à raboter. Un chiffre étendu à 1300 quelques mois plus tard. Mais les chantiers ne démarrent que début 2014. Toutefois, malgré la «réconciliation» entre les deux entreprises, ni la SNCF ni RFF n’accepte de prendre en charge ces travaux. Les entreprises demandent aux régions de les financer via les «redevances de quai» qui leur sont facturées chaque année par RFF. Cette nouvelle ardoise présentée il y a quelques jours encore fait sortir les régions de leurs gonds. La parution de l’article du Canard enchaîné conduit RFF à proposer de prendre intégralement à sa charge l’investissement de 50 millions d’euros pour mettre les quais aux normes. Trop tard, l’incendie a enflammé le pays. En guise d’épilogue, Frédéric Cuvillier a réclamé lundi un «registre complet et à jour des infrastructures», inexistant à l’heure actuelle. Il demande aussi que toute commande de trains soit conditionnée par une étude préalable de l’impact sur les infrastructures. En clair, les commandes de nouvelles rames devront déterminer qui paiera la remise aux normes des infrastructures. Les régions ne paieront pas un sou de plus

Déflation : La BCE vigilante mais toujours immobile

Déflation : La BCE vigilante mais toujours immobile

Une nouvelle fois la BCE indique qu’elle pourrait prendre des mesures ; cela fait des mois que la BCE fait ce genre de promesses. En attendant la croissance en Europe est complètement atone et le chômage bat des records.  . Pour couper court à un tassement des anticipations d’inflation, « davantage d’actions préventives peuvent se justifier », explique Mario Draghi dans un discours intitulé « La politique monétaire dans une période prolongée d’inflation basse ». Ses propos, qui viennent à l’appui des déclarations d’autres responsables de la banque centrale, donnent à penser que la BCE prendra, à l’occasion de sa réunion de politique monétaire du 5 juin, des mesures destinées à faire remonter l’inflation et à favoriser le crédit dans la zone euro. Le président de la BCE pense que l’inflation, actuellement de 0,7% dans la zone euro, reviendra progressivement vers l’objectif de l’institut d’émission, soit un tout petit peu moins de 2%. « Notre responsabilité n’en est pas moins d’être vigilant vis-à-vis des risques attachés à ce scénario susceptibles de se manifester, et d’être prêts à agir si tel est le cas », a-t-il dit à l’occasion de l’ouverture du nouveau Forum de la BCE de Sintra, au Portugal, soulignant la nécessité d’être « particulièrement attentif au risque de voir une spirale négative s’enraciner ». Définissant les possibilités d’action monétaire dans différents cas de figure, Mario Draghi a ajouté que si les taux de change ou l’évolution des marchés débouchaient sur un resserrement indu des conditions financières et monétaires, « il faudrait alors adapter nos outils conventionnels ».

Hollande à la télé: je reste

Hollande à la télé : je reste

Rien  de nouveau dans la déclaration télévisée de Hollande sinon qu’il a évoqué la solidifté des institutions, en clair que ces institutions lui permettent  de rester jusqu’en 2017. Il a certes acté que les européennes avaient manifesté une défiance vis çà vis de l’Europe, des partis et plus généralement de la politique mais à aucun moment il n’a évoqué sa propre responsabilité et celle du gouvernement. Une sorte de déni de réalité en quelque sorte. Hollande a réitéré sa volonté de  réorienter sa volonté de réformer l’Europe, dès demain a-t-il dit. Une promesse maintes fois faites et qui a abouti au fiasco puisque Merkel a toujours imposé toutes ses vues. En fait  il a rabâché une nouvelle fois la feuille de route du gouvernement : emploi, croissance, pouvoir d’achat, priorité à l’éducation, simplification des procédures, malheureusement du verbiage trop entendu et qui n’a encore donné aucune application concrète bien au contraire. Une chose nouvelle toutefois quand il souhaite que l’Europe se retire là où elle n’est p as nécessaire et se recentrer sur l’essentiel. Comment pourrait-il être écouté par cette bureaucratie de 55 000 fonctionnaires et cette commission bureaucratique qui se moquent  totalement de la légitimité démocratique. Il reconnait que l’Europe est illisible mais comme est illisible la politique du gouvernement. En 2013 il a augmenté les impôts et ce n’est qu’à quelques jours des élections qu’il a décidé d’alléger la fiscalité pour les moins favorisés. Même chose pour les entreprises combien faudra-t-il encore de mois et d’années pour redonner  de la compétitivité aux entreprises plombées par la fiscalité qui tue auusi l’emploi ? En réalité cette allocution n’avait qu’un objet : confirmer que Hollande restera en place ; une intervention par ailleurs sur la forme sans beaucoup de flamme, sans beaucoup d’éloquence, sans même  beaucoup de conviction. Hollande a faiat tout simplement l’impasse sur sa propre responsabilité  et ce n’est pas son hymne à l’amour de la France qui peut dissimuler le vide du propos. De toute évidence Hollande n’a rien compris mais visiblement, ce n’est pas son souci. Une seule préoccupation pour lui demeurer en place le plus longtemps possible. Or précisément la crise de régime ouverte par les européennes pose la question des institutions en place, de la démocratie et même celle du mandat d’un président qui n’a obtenu que 14% des suffrages soit environ 5% des électeurs.

Vers la disparition du PS avec Hollande

Vers la disparition du PS avec Hollande

 

Inutile de tourner autour du pot, le PS progressivement va disparaître de la scéne politique si Hollande se maintient au pouvoir pendant 3 ans. Hollande est discrédité depuis longtemps mais la sentence est venue avec les municipales ; une sentence suivie d’une débâcle au européennes et qui va se confirmer pour les élections régionales (ce qui explique le report de la date !). Le PS est cuit, il  va glisser sous la barre des 10% voire même disparaitre comme avait disparu la SFIO et cela pour à peu près les mêmes raisons. Le parti dit socialiste n’a rie n de socialiste, il n’a aucune vison, aucune stratégie, aucune conviction si ce n’est quelques préoccupations sociétales de bobos, préoccupations  qui ne sont pas la priorité.  Au final  le PS mène une politique libérale et se couche devant les lobbys financiers. Il se coupe complètement de sa base populaire.  Le PS est un parti d’élus, de carriéristes, de fonctionnaires, d’oligarques , voire d’aventuriers type Chuzac,  une sorte d’auberge espagnole où l’on trouve des gauchistes reconvertis au vertus du libéralisme ( l’actuel secrétaire du PS) , des libéraux purs et durs, des gauchistes, des centristes, mais pas de représentant,  parmi les dirigeants,  d’ ouvrier, d’employé du privé,  de chef d’entreprise, d’agriculteur, de syndicaliste. Le PS est un parti d’oligarques et de ce point de vue Hollande est le pur produit de cette pratique politique. En fait un président seulement convaincu de l’intérêt de son propre destin, sans vison, sans conviction, sans courage, sans éthique. Hollande va faire définitivement couler le PS s’il s’accroche comme c’est probable jusqu’en 2017. Pour sauver le PS il faudrait d’abord virer rapidement Hollande et ensuite définir une vraie ligne fut-elle sociale démocrate mais en synergie avec les forces vives du monde du travail, de la production et les couches sociales populaires et moyennes.

Élections européennes : vers la paralysie de l’UE

Élections européennes : vers la paralysie de l’UE

 

Il n’est pas certain du tout que le séisme attendu se traduise par une évolution dans le fonctionnement de l’Europe. Avec la montée des nationalismes, on pourrait au contraire s’orienter vers une paralysie avec encore moins de politiques communes notamment en matière de croissance et d’emploi. C’est le paradoxe, les votes expriment pour une partie la volonté de transformer le rôle des institutions et de les rendre plus dynamiques mais à 28 pays avec toutes les contradictions, on risque plutôt de geler l’existant ; En clair de garder la bureaucratie sans impulsion politique. Le gouvernement économique était une ambition politique très forte. Mais alors que se tiennent demain, dimanche 24 mai, les élections européennes en France, on n’entend plus rien, se désespère un expert européen, qui croyait en ce projet de gouvernement économique. Il en veut à la France qui selon lui, ne fait plus des dossiers européens sa priorité. Et c’est bien là le problème, nous confie un diplomate à Bruxelles. « Comme on est sorti de la crise aigüe, il y a moins d’urgence », observe-t-il. Du coup, des projets forts et symboliques comme la création d’un poste de ministre des finances européen sont mis en jachère. Cela ne veut pas dire qu’il ne s’est rien passé. Le rôle de la Commission s’est renforcé ces trois dernières années. Le tout nouveau schéma que l’on appelle semestre européen, est un nouvel outil qui permet de mieux coordonner les politiques budgétaires en Europe. Et puis il faut aussi attendre de voir quel visage aura l’Europe et la Commission après les élections. Mais clairement, aujourd’hui, on reste loin des ambitions initiales. « Le problème avec l’Europe », note un défenseur découragé du gouvernement économique, « c’est que si elle n’avance pas, elle recule. »

Débat européennes à la télé : un révélateur des incompétences

Débat européennes à la télé : un révélateur des incompétences

Sur France 2, le grand débat des européennes à mis en lumière l’incompétence générale des participant surtout en matière économique. Paradoxalement, c’est l’écolo qui s’en est le mieux tiré (même si certains aspects relèvent de l’utopie). Pour le reste, les prestations ont été assez pitoyables, confuses, contradictoires (avec quelques lueurs parfois de lucidité sur les facteurs explicatifs de l’immigration ou sur les interactions des échanges économiques) ; La confirmation que le personnel politique n’est pas à la hauteur de l’enjeu. D e toute évidence les leaders politiques ne connaissent pas les dossiers, ni sur la France, ni sur l’Europe, ni sur environnement international. Un débat vraiment pitoyable de pros de la politique qui s’invectivent, mentent, ne cessent de se contredire. Ils sont coupés de réalités économiques et sociales, n’ont pas de compétence technique et comblent par la mauvaise foi permanente leurs insuffisances. Il faut dire auusi que l’animateur Pujadas n’a guère aidé à prendra de la hauteur (contrairement aux deux autres journalistes). Visiblement Pujadas ne sait pas non plus de quoi il parle. Pas vraiment une émission pour encourager les lecteurs à voter.

La croissance à plat pour le deuxième trimestre

La croissance à plat pour le deuxième trimestre

 

Finalemenet le fameux retournement de Hollande n’aura pas lieu en 2014, la France aura même du mal à atteindre 0.8% de progression du PIB. Après une croissance qui a été nulle au premier trimestre, l’économie française se dirige encore vers une période de vaches maigres. Les indicateurs de conjoncture publiés ce jeudi 22 mai le confirment un peu plus. Le premier d’entre eux est l’indice PMI composite publié par la société Markit pour le mois de mai. A 49,3 points il accuse une baisse de près de 1 point par rapport au mois d’avril (50,6 point). Surtout ce chiffre passe sous la barre des 50 points, censée marquer la limite entre l’expansion et la contraction de l’économie. Dans le même temps, la zone euro dans son ensemble continue à se montrer dynamique, avec un chiffre de 53,9 points en mai, presque stable (54 points). « Après la stagnation du PIB observée sur le premier trimestre, les performances de l’économie française devraient continuer de décevoir au deuxième trimestre », anticipe Jack Kennedy, économiste de Markit. De son côté l’Insee a, ce même jeudi, publié le climat des affaires dans l’industrie pour le mois de mai. Le verdict est moins douloureux puisque cet indicateur s’inscrit en très légère baisse, à 99 points, contre 100 points en avril. Au final que retenir de ces chiffres? « Ce n’est pas forcément une bonne nouvelle mais ce n’est pas non plus inattendu », commente Jean-Christophe Caffet, économiste chez Natixis. « Ces indicateurs confirment ce que nous pensons depuis un moment c’est-à-dire que la France va sous-performer la zone euro ». Pour expliquer ce phénomène, l’économiste souligne l’impact des réformes structurelles et des « ajustements macroéconomiques qui ne font que commencer. Ils créent de la croissance potentielle à long terme mais ce n’est pas sans sacrifice à court terme ». « C’est pour cela que tout le discours autour du retournement économique est contre-productif », ajoute-t-il. Mais Jean-Christophe Caffet souligne bien que la France ne va pas « retomber en récession » mais bien « connaître encore pour un moment une croissance molle

Valls : même avec la déroute aux européennes pas de nouveau gouvernement

Valls : même avec la déroute aux européennes pas de nouveau gouvernement

Une déclaration de Valls teintée d’inquiétude. En effet Le Premier ministre français a confié à des journalistes, que, même en cas de très mauvais score du parti socialiste dimanche prochain, il n’y aurait « pas de changement de gouvernement » ni de « majorité » ni de « ligne économique ». « Nous avons besoin de muscler notre économie ». Si tous les sondages donnent, pour l’heure, le Parti socialiste en troisième position, loin derrière l’UMP et le FN, Manuel Valls ne regrette pas la politique menée et les économies souhaitées par son gouvernement : « moi, je crois que les Français, depuis quelques jours, quelques semaines, avec les choix que nous avons faits, de soutien au pouvoir d’achat avec la baisse d’impôt (…) comprennent peut-être mieux la politique qui est la nôtre », a-t-il espéré, avant d’estimer avoir « fait le choix de la vérité (…) Nous devons aussi faire des réformes. Nous avons besoin de muscler notre économie, de restructurer notre pays pour peser davantage en Europe. Nous verrons ce que les Français diront dimanche, mais moi je me bats pour les convaincre », a poursuivi le chef du gouvernement.

 

Sarkozy pour la création d’une « zone économique franco-allemande »

Sarkozy pour  la création d’une « zone économique franco-allemande »

 

Après François Hollande et son plaidoyer pour l’Europe, au tour de Nicolas Sarkozy d’essayer de mobiliser ses troupes en vue des élections européennes. Dans une tribune à paraître dans Le Point daté du jeudi 22 mai, l’ancien président fait en effet l’éloge de la construction européenne, responsable selon lui de « 70 ans de paix ». « A ce seul titre, l’Union européenne devrait être saluée de façon vibrante », regrette-il ainsi.  Entre deux attaques contre la « honte communiste » ou la « flambée populiste et antieuropéenne », et le remplacement de l’espace Schengen, l’ancien chef de l’Etat évoque longuement « la question allemande ».  Selon lui, il est essentiel de renforcer les relations économiques entre les deux pays. « Aussi, je plaide clairement pour la création d’une grande zone économique franco-allemande cohérente et stable au coeur de la zone euro », écrit-il.  En d’autres termes, il s’agirait d’harmoniser les économies et la fiscalité des deux voisins, dans un concept où le leadership du duo ne pourrait qu’entraîner les autres pays membres à faire de même. « La zone euro en sera profondément renforcée et la stabilité de notre continent assurée », prédit-il.  « Contrairement à ce que l’on entend si souvent, c’est parce que nous serons proches des Allemands que notre influence sur eux sera plus forte et notre poids en Europe plus important », poursuit-il. Après avoir été reçu par Angela Merkel en février dernier, Nicolas Sarkozy marque ainsi sa volonté de voir l’idylle se prolonger. Au moins jusqu’en 2017?

Euro trop fort : la BCE ne sait pas quoi faire

Euro trop fort : la BCE ne sait pas quoi faire

Confrontée à l’essoufflement de la croissance et à une inflation faible, la Banque centrale européenne (BCE) cherche à asseoir la récente baisse de l’euro mais cette ambition à double tranchant se heurte à la faiblesse de ses marges de manœuvre et à l’excédent extérieur de la zone euro. Depuis la dernière réunion de politique monétaire de la BCE, le 8 mai, et la préoccupation exprimée par son président Mario Draghi à propos de la vigueur de l’euro, celui-ci a perdu jusqu’à 2,5% de sa valeur pour revenir sous 1,3650 dollar à ses plus bas. Mais il peine depuis à se maintenir sous 1,37 dollar. « Si c’était simple de faire baisser le taux de change, on l’aurait déjà fait », relève un responsable monétaire de la zone euro.  La vigueur de la devise européenne contribue à la faiblesse jugée préoccupante de l’inflation en zone euro en déprimant les prix à l’importation. L’inflation ayant reculé plus vite que les taux d’intérêt nominaux, les taux réels augmentent, ce qui correspond à un durcissement de fait des conditions monétaires qui fragilise la reprise de la zone euro.  Signe de l’inquiétude ambiante, même la très orthodoxe Bundesbank, peu encline à commenter les mouvements de l’euro, a fait savoir cette semaine par la voix de son président Jens Weidmann que la BCE surveillait de près son niveau. « En plaidant pour une baisse de l’euro, Mario Draghi cherche à sauver la reprise européenne qui donne des signes inquiétants d’essoufflement et ce faisant l’euro, qui ne résisterait pas à une rechute de l’activité », prévient François Chevallier, économiste de la banque Leonardo.  Pour la BCE, il ne s’agit pas de soutenir la compétitivité de la zone euro ou de certains de ses pays par une dépréciation du change comme l’a réclamé le nouveau Premier ministre français Manuel Valls lors de son discours de politique générale puis lors de la présentation de son plan d’économies.

 

La grande braderie des entreprises françaises : en cause la moitié du CAC détenu par des capitaux étrangers

La grande braderie des entreprises françaises : en cause la moitié du CAC détenu par des capitaux étrangers

 

Pas étonnant que les entreprise françaises soient bradées puisque 50% au moins des capitaux sont étrangers dans le CAC. En cause, La France qui a été incapable de créer des fonds de pension qui auraient permis de protéger les entreprises locales. L’épargne des Français peut-elle être conservée dans le giron tricolore sous la contrainte? C’est en tout cas l’hypothèse avancée ce mardi 30 mai par Arnaud Montebourg, qui a reconnu que la part des investisseurs français dans les groupes du CAC 40 n’était pas suffisante pour les protéger. Auditionné sur le dossier Alstom par la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale, le ministre de l’Economie a mis en avant le fait que « nous avons une épargne nationale extraordinaire, 1.300 milliards d’euros qui sont dans l’assurance vie, qui de surcroît jouit d’une bonification fiscale ». « Nous n’avons jamais encore à ce jour décidé d’augmenter le degré de contrainte sur les compagnies d’assurance pour qu’elles décident d’investir dans des proportions plus importantes dans les grandes entreprises de notre pays. Nous le pourrions », a-t-il ajouté. « Nous avons nos fonds de pension mais on ne les utilise pas ! Cette question, on va la poser aux assurances, aux fonds de retraite mutualistes en leur disant que nous avons besoin que cet argent, des milliards, des centaines de milliards, s’investisse dans nos entreprises », a-t-il poursuivi. Le capital des sociétés françaises du CAC 40 était détenu à plus de 46% par des investisseurs étrangers fin 2012, pour un montant global de 410,4 milliards d’euros, leur part variant de 50% à 75% dans seize groupes.

La France va exporter les 35heures en Allemagne

La France va exporter les 35heures en Allemagne

 

La France n’exporte pas ses biens mais elle exporte ses lois sociétales et sociales. La preuve,  les salariés allemands veulent auusi une durée de 35 heures. De quoi réjouir sans doute les salariés des pays en voie de développement qui eux travaillent 70 heures pour 500 euros. Il y a sûrement du souci à se faire pour l’économie européenne.  En effet les Allemands « veulent un nouvel équilibre entre travail et vie privée » puisque près de 70% des personnes interrogées souhaitent travailler 35 heures ou moins. Près de 70% des salariés allemands souhaitent travailler 35 heures ou moins par semaine, selon une enquête réalisée par IG Metall auprès de 500.000 personnes, membres ou non du syndicat, et dont le résultat a été dévoilé mardi 20 mai.
 Selon ce sondage, 45% des personnes interrogées souhaitent une semaine de travail de 35 heures, 18,5% entre 21 et 34 heures et 4,8% encore moins, alors qu’actuellement 17,9% d’entre elles travaillent 35 heures et quelque 9% moins. La durée hebdomadaire officielle du travail en Allemagne est de 40 heures.  »Les gens veulent un nouvel équilibre entre travail et vie privée », a commenté le patron du syndicat, Detlef Wetzel lors d’une conférence réunissant près d’un millier d’adhérents pour leur présenter ces chiffres à Francfort (ouest). Estimant que cela sera l’un des « sujets de société des prochaines années », il a demandé que « le travail s’adapte à la vie des gens et pas seulement le contraire ». La ministre du Travail Andrea Nahles, invitée de la conférence, s’est étonnée de l’ampleur du chiffre mais en a conclu que les Allemands souhaitaient « davantage de flexibilité » pour pouvoir se consacrer à leurs enfants ou leurs parents. La flexibilité réclamée aux salariés, qui sous-entend en particulier qu’ils peuvent être amenés à être joignables ou travailler en dehors de leurs horaires de travail, ne doit pas être « une route à sens unique », a réclamé IG Metall. Si l’enquête montre que 78% des personnes interrogées disent pouvoir s’adapter à la flexibilité réclamée par leurs employeurs, elles réclament aussi une plus grande flexibilité en retour. Selon une autre enquête publiée mardi 20 mai en France, près de sept salariés européens sur dix (67%) disent être sollicités par leur travail en dehors des heures de bureau.  Selon ce baromètre Edenred-Ipsos, mené en ligne en janvier auprès de 8.800 salariés européens de huit pays (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie, Portugal, Suède et Grande-Bretagne), parmi leurs principales préoccupations professionnelles figurent le niveau de salaire (40%), le maintien de l’emploi (38%), mais aussi le temps consacré au travail (22%). Et ce dernier sujet est une préoccupation croissante dans certains pays comme l’Allemagne (+12 points en un an).

 

La grande réforme de la justice fiscale enterrée

La grande réforme de la justice fiscale enterrée

 

Encore une promesse du PS qui finit en eau de boudin : la réforme de la justice fiscale. L a grande remise à plat de la fiscalité annoncée par Jean-Marc Ayrault fin 2013. est victime du changement de gouvernement et de l’annonce par son successeur, Manuel Valls, d’un geste fiscal pour 3 millions de contribuables modestes. Mardi 13 mai, le député PS Dominique Lefebvre, co-président du groupe de travail sur la fiscalité des ménages, a cependant remis son rapport à Manuel Valls. Matignon l’a rendu public très discrètement hier lundi 19 mai. Manuel Valls « a salué la grande qualité du travail réalisé », dixit le communiqué de Matignon. Mais les pistes du rapport pourraient bien rester à l’état de pistes un certain temps. La plupart vise essentiellement à rendre l’impôt plus « progressif ». En clair, plus un contribuable a des revenus élevés, plus son imposition doit être forte en proportion. La réforme fiscale proposée revient essentiellement à une réforme de la fiscalité des foyers modestes. > Rapprocher la PPE et le RSA activité Le rapport souligne que la prime pour l’emploi (PPE) et le RSA activité « peuvent se superposer sur une même population pour deux objectifs proches » et ne doivent plus coexister. Trois pistes sont formulées. La première serait une absorption de la PPE par le RSA activité. La deuxième prévoit une nouvelle prestation qui fusionnerait ces deux allocations. Enfin, la troisième propose de renforcer le RSA activité tout en baissant les cotisations sociales salariales. Dans ce dernier cas de figure, l’enveloppe budgétaire de la PPE serait supprimée dès 2016 pour renforcer la baisse des cotisations. Avant la remise de ce rapport, Manuel Valls avait déjà annoncé, lors de son discours de politique générale, une baisse des cotisations salariales pour les salaires inférieurs à 1,3 SMIC à compter du 1er janvier 2015. La fusion de l’IR et de la CSG pas impossible mais… Sur ce sujet sensible, le rapport n’enterre pas complètement la fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG. Mais il rappelle les écueils techniques que présenterait une telle mesure. Conclusion: la question d’une fusion entre ces deux contribution « n’est pas taboue » mais « comporterait des risques et complexifierait le pilotage des finances sociales ». > « Reprofiler » le bas du barème de l’impôt sur le revenu Le rapport propose un « reprofilage » du bas de l’IR. En fait, le rapport veut remédier aux effets néfastes de « la décote », un mécanisme fiscal qui empêche les ménages les moins aisés de rentrer dans l’impôt. A ce sujet « si la décote a l’avantage de retarder l’entrée dans le barème de l’IR, elle a aussi pour corollaire une entrée plus brutale dans l’imposition à un taux marginal plus élevé », relève le document. > Réformer l’abattement des personnes âgées sur l’IR Pour éviter les effets de seuil, le rapport propose de lisser certains avantages fiscaux qui sont actuellement forfaitaires. Une piste évoquée est de rendre décroissant en fonction du revenu l’abattement sur l’impôt dont bénéficient les personnes de plus de 65 ans. Actuellement, cet abattement est de 2.332 euros pour un contribuable dont le revenu net global est inférieur à 14.630 euros et de 1.116 euros si son revenu est compris entre 14.630 euros et 23.580 euros. > Moduler le taux de CSG sur les activités de remplacement Dans la même veine, le rapport propose de revoir le taux global de la CSG sur les revenus de remplacement (allocation chômage, indemnités…). Ce taux est, en effet, un peu plus bas que celui de la CSG « standard », c’est-à-dire à 6,2% contre 7,5%. Ce taux « pourrait évoluer de manière linéaire entre 0 et 6,6% en fonction du revenu fiscal de référence du foyer », peut-on lire dans le document. > Prendre le revenu fiscal de référence comme étalon Toujours pour éviter les effets de seuil sur l’impôt, le rapport préconise de consacrer le revenu fiscal de référence (RFR), calculé par l’administration, comme unique référence pour l’octroi d’un avantage fiscal ou social conditionné à des critères de ressources. Il propose également de retenir des limites différentes de revenu fiscal de référence selon la nature de ces avantages, de sorte à éviter les cumuls.

Travail : les Français démotivés, le principal facteur explicatif de la crise

Travail : les Français démotivés, le principal facteur explicatif de la crise

 

Il y a bien entendu de nombreux facteurs explicatifs interactifs qui expliquent la crise économique française à commencer par la formation et l’éducation des parents mais il y a surtout un élément tabou : la perte de la valeur travail. En clair beaucoup, beaucoup trop ne veuillent plus travailler ou ne travaillent pas assez (exemple 13 jours de congés en mai en moyenne avec les ponts !!). Certes ceux sont à la recherche d’un emploi aimeraient bien travailler mais ceux qui en ont ne travaillent pas assez. Du coup la productivité est faible, les charges sociales élevées. Et les 35 heures ont fini par tuer le peu d’envie qui restait. C’est la génération RTT. Encore une fois un sujet complètement tabou qui caractérise cependant une société en plein déclin et qui permet de faire l’économie d’analyse économiques sophistiquées (même sil en faut quand même) pour expliquer la situation catastrophique du pays. Selon un sondage pour France –Info, 38% de salariés qui disent que leur motivation baisse en France, c’est 15% de plus que les Allemands. Et, c’est ce qui est inquiétant, le mouvement est constant depuis plusieurs années. La confiance envers l’avenir de leur entreprise, n’est pas terrible non plus : 59% des Français se disent confiants sur l’avenir de leur entreprise, bien en-deçà de leurs voisins : les Allemands sont à 90% de confiance. L’indice de confiance français est toutefois en légère hausse, de trois points, par rapport à l’an dernier. Pourtant, malgré ce pessimisme, les Français se disent heureux au travail. C’est l’un des rares points sur lesquels nous sommes à l’unisson avec les autres pays étudiés : Allemagne, Belgique, Espagne, Grande-Bretagne, Italie, Portugal et Suède. Quelque 88% des salariés français se disent heureux au travail. Un score comparable à celui de nos voisins, même si là encore il est plutôt en queue de classement. Comment expliquer que fort niveau de satisfaction, si on est à la fois démotivés et pessimistes ? On est heureux au travail d’abord parce qu’on a un travail. Près de six salariés français sur dix jugent qu’il leur serait difficile de retrouver un travail comparable s’ils le perdaient. Près d’un sur trois a pour première préoccupation le maintien de l’emploi, avant le salaire ou le temps de travail. Pour autant, on peut être déçu par son travail, comme l’explique Eric Albert, psychiatre et fondateur de l’Institut français d’action sur le stress. Selon lui les Français attendent beaucoup de leur travail, ce qui peut en faire parmi les meilleurs salariés du monde quand ils y trouvent de la satisfaction. Et d’ailleurs, toujours selon ce sondage, les trois-quarts des salariés français estiment qu’ils consacrent trop de temps à leur travail. 75%, c’est beaucoup ? Oui, mais c’est moins que nos voisins : la moyenne européenne est de 85%. Les Français, démotivés, seraient donc aussi « engagés ». Leur démotivation est liée au fait qu’ils ne se sentent pas assez reconnus dans leur travail. C’est un autre des points saillants de cette enquête : 52% des salariés français ne sont pas satisfaits de la reconnaissance de leur implication, contre 46% seulement dans le reste de l’Europe.

Affaire Tapie: Guéant devant la justice

Affaire Tapie: Guéant convoqué par la justice

En perquisitionnant dans les mémoires informatiques de l’ancien cabinet d’avocats de Maurice Lantourne, le défenseur de Bernard Tapie, les enquêteurs ont en effet découvert une vieille correspondance entre le camp Tapie et le bras droit de Nicolas Sarkozy. Selon les « scellés Lantourne » dès le 2 septembre 2004, Bernard Tapie écrit à Claude Guéant. Il lui rappelle son souhait « d’une médiation, d’un arbitrage ou toute autre formule préférable à la venue publique du procès en appel ». Le ton est déjà à la proximité puisque le courrier commence ainsi : « Vous m’avez gentiment indiqué… » Le 3 juin précédent, Bernard Tapie avait déjà envoyé une « note » sur son affaire à Brice Hortefeux. Le 22 octobre 2004, Maurice Lantourne, d’après un autre courrier retrouvé dans ses archives, écrit à un autre proche de Nicolas Sarkozy, Patrick Ouart, et lui adresse différents documents « pour faire suite à votre entretien avec Monsieur Bernard Tapie », écrit-il. Ainsi le camp Tapie abreuve dès 2004 l’entourage de Sarkozy de plusieurs « notes » sur le « préjudice » dont l’ancien patron d’Adidas estime avoir été victime de la part du Crédit lyonnais. Claude Guéant reçoit un deuxième mémorandum le 23 mars 2005, cette fois-ci au conseil général des Hauts-de-Seine. Le 6 octobre 2005, Tapie lui écrit de nouveau, cette fois-ci comme directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur : « Je vous prie de trouver ci-joint copie de la synthèse qui m’a été adressée par mon conseil Me Maurice Lantourne. Je vous remercie de penser à mon rendez-vous avec Monsieur Bot et que Nicolas parle à son collègue de Bercy afin que leurs directeurs de cabinet respectifs se parlent », dit Tapie, direct dans ses demandes. Yves Bot est alors procureur général de Paris… Le 20 janvier 2006, Bernard Tapie contacte encore Guéant et lui adresse copie d’une nouvelle note qu’il vient d’envoyer à Laurent Le Mesle, alors directeur de cabinet du garde des Sceaux Pascal Clément. Autant de courriers et d’interventions étranges sur lesquels Claude Guéant devrait être auditionné. Pourquoi ces contacts anciens et répétés avec Tapie au sujet de son affaire? L’arbitrage aujourd’hui contesté ne sera lancé qu’à l’automne 2007, après l’élection de Nicolas Sarkozy, et se soldera par une victoire totale de Tapie qui empoche 403 millions d’euros, dont 45 millions au titre du préjudice moral. Les dés étaient-ils pipés depuis longtemps, comme semblent le penser les juges? Devant eux, Stéphane Richard, directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy, a avoué sa surprise d’être tombé sur Bernard Tapie à l’Élysée en juillet 2007, plaidant sa cause dans le bureau de Claude Guéant… Quel rôle a donc joué ce dernier dans ce que les juges considèrent comme étant « une mascarade d’arbitrage »? A-t-il agi d’initiative ou sur consigne du président? L’ex-secrétaire général de l’Élysée va être amené à s’expliquer. Tant pour l’année 2007… que pour la période antérieure. « . Au-delà du volet pénal et de l’escroquerie présumée en bande organisée, une date vient d’être fixée pour la demande d’annulation de l’arbitrage : le 25 novembre devant la cour d’appel. D’ici à la fin de l’année, Tapie saura donc si son arbitrage tient ou non. Et s’il gardera ou devra rendre les millions.

Affaire Kerviel : La Société Générale n’a pas honte !

Affaire Kerviel : La Société Générale n’a pas honte !

 

Décidemment la Société générale ne brille pas par sa compétence en matière de communication. Au lieu de faire le dos rond, elle réplique à kerviel, « le couillon de la farce spéculative) ; pourtant si kerviel est effectivement coupable, la justice a reconnu que la Société générale avait auusi des responsabilités. (Comme toutes les autres banques et qui continuent aujourd’hui comme hier à spéculer avec l’argent des dépôts au mépris de la fameuse loi bancaire promise par Hollande mais avortée°) ; C’est sans doute ce que craint la banque habituée aux tourmentes médiation-financières. Alors que l’ex-trader était attendu en France ce samedi, avant d’annoncer son intention de rester en Italie, son ancien employeur, la Société Générale a tenu à montrer une nouvelle fois qu’elle n’entendait pas se joindre à son comité de soutien. C’est par un communiqué adressé ce samedi matin que la banque a voulu faire ce qu’elle qualifie de «mise au point nécessaire» contre «la violence du tapage médiatique orchestré ces derniers jours par Jérôme Kerviel et son entourage», et qui «mêle mensonges, amalgames et approximations». En ligne de mire, le courrier de Mgr Di Falco à François Hollande, la lettre ouverte de l’avocat du trader dans L’Humanité ou encore la tribune de Kerviel intitulée «Ma renaissance italienne» publiée ce samedi dans Nice Matin . Autant d’initiatives perçues par la banque comme une entreprise de victimisation, à laquelle elle répond de façon catégorique. La banque souligne ainsi «qu’après une instruction minutieuse et approfondie», l’affaire a été jugée successivement par trois juridictions de la République (Tribunal de grande instance, Cour d’appel et Cour de cassation), qui toutes trois ont confirmé «la responsabilité pénale exclusive de Jérôme Kerviel, dont les agissements délictuels – multiples faux, nombreuses introductions frauduleuses en informatique, et abus de confiance – ont gravement mis en péril la banque et donc l’emploi de tous ses collaborateurs.» La Société Générale relève également que «les centaines de pages de ces décisions judiciaires, toutes disponibles en ligne, méritent d’être lues avec attention». Elles expliquent clairement, selon le communiqué, que la fraude a été «commise a l’insu de la banque, notamment à l’aide de faux en écritures et de centaines de falsifications de données par introductions informatiques frauduleuses». Enfin la banque dénonce les trois plaintes à son encontre récemment déposées par Jérôme Kerviel, qui sont d’après elle abusives, et relèvent de la dénonciation calomnieuse. La banque ne fait pas mention de la position de Kerviel qui est désormais d’en appeler à François Hollande pour protéger «des gens de l’appareil judiciaire» qui eux évoqueraient «un dossier truqué». Une nouvelle ligne de défense de Kerviel lancée samedi aux caméras présentes sur la route entre Vintimille et Menton.

La France dirigée par la mafia des énarques et des polytechniciens

La France dirigée par la mafia des énarques et des polytechniciens

 

De nombreuses réformes se justifient en France pour redresser le pays sans doute condamné au déclin pour longtemps. Parmi ces réformes, il conviendrait de manière urgente d’interdire aux énarques et polytechniciens de passer leur poste de haut fonctionnaire, à celui de conseiller technique des politiques puis à la tête des directions des plus grandes entreprises (publiques comme privées) ; le centralisme économique, politique et administratif français privilégie ce recrutement de hauts fonctionnaires qui se renvoient l’ascenseur. La plupart des grandes entreprises, des banques et autres institutions sont dirigés par ces hauts fonctionnaires qui ont utilisé leur proximité avec les politiques pour accéder aux plus hautes fonctions. La plupart n’ont pas mis un sou dans ces sociétés, ils se sont attribués des stocks option et progressivement se sont accaparés tous les pouvoirs (en nommant par exemple leurs amis dans les conseils d’administration° ; Conseil d’administration dans lesquels il ne se passe strictement rien et dont on obtient le soutien avec de généraux jetons de présence. Même quand les entreprises font faillite ou ont des difficultés financière, les patrons ont préservé leurs intérêts (prise de participation illicites, stock option, retraite confortable, primes de départ etc. etc.). C’est le capitalisme à la française. Dan le même temps ceux qui font tourner l’économie et qui créent de l’emploi sont le plus souvent managés par des patrons qui parviennent tout juste à se rémunérer correctement. Raymond Barre à son époque avait provoqué une vraie révolution en proposant d’interdire aux fonctionnaires de faire de la politique, on devrait ajouter aujourd’hui de se servir de la politique, car la plupart des conseillers techniques des cabinets ministériels n’ont qu’une idée en tête, profiter de ce passe pour accéder à la direction d’une grande société ou d’une grande institution. . Le pire c’est quand ces anciens fonctionnaires se convertissent au libéralisme sauvage eux qui n’ont jamais pris le moindre risque personnel. Et qui à leur incompétence ajoute la morgue, prétention et le mépris.

Réforme territoriale : imposer un referendum pour éviter la magouille

Réforme territoriale : imposer un referendum pour éviter la magouille

 

 

Repousser les élections, bricoler le découpage administratif, tripatouiller le nombre d’élus et surtout éviter de consulter les Français, c’est la démarche de Hollande qui s’oppose à tout référendum sur la question. Cette réforme- nécessaire – ne doit pas se faire sans consulter les électeurs (qui approuvent en majorité sur le principe mais pas sur la méthode), il s’agit en effet dune modification constitutionnelle qui ne peut s’effectuer en douce. François Hollande est resté sourd aux appels de l’opposition, de droite comme de gauche, réclamant un référendum sur la réforme territoriale à propos de laquelle le président a achevé vendredi l’audition des partis politiques représentés au Parlement.  Du premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, à la présidente du Front national, Marine Le Pen, le chef de l’Etat a consulté sur trois jours les élus de 14 formations sur son plan qui prévoit la réduction de moitié du nombre de régions et la suppression des conseils départementaux.  Cette réforme pourrait permettre à l’Etat de faire entre 12 et 25 milliards d’euros d’économies par an à terme, selon le secrétaire d’Etat chargé du dossier, André Vallini.  L’entourage de François Hollande a décrit des entretiens « riches et fournis », où chacun « a constaté qu’une réforme est nécessaire ». « Après, il peut y avoir des nuances, voire des divergences sur la carte territoriale, le calendrier, la mise en œuvre de la réforme et les conséquences pour les élections ».  On annonce de même source que « le président s’exprimera prochainement pour faire le bilan » sans préciser la forme ni la date de cette intervention.  François Hollande prendra d’ici là « le temps de réfléchir » et de consulter le Premier ministre, Manuel Valls, et les ministres concernés, ajoute-t-on.

 

Jérôme Kerviel : bientôt la prison, non la pendaison !

Jérôme Kerviel : bientôt la prison, non la pendaison !

 

La justice ne lâche pas Kerviel qui doit aller en prison pour ses crimes financiers. La prison non, c’est la pendaison en place publique qu’il faut appliquer à celui qui à lui seul est responsable des désastres financiers de toutes les banques françaises. La preuve en dépit des milliards évaporés (la BCE a dû prêter 1000 milliards d’euros aux banques européennes), aucun dirigeant de banques françaises n’a été inquiété. Kerviel est donc bien coupable et le seul si on se réfère à l’inaltérable indépendance de la justice. Pendant ce temps des procès politico –financiers trainent depuis des années et finiront en eau de boudin (surtout avec l’alternance politique). Certes kerviel n’est pas innocent mais lui faire payer seul la facture c’est offrir en pâture au peuple un pauvre type qui a surtout le malheur de n’être ni énarque, no polytechnicien. Le co-président du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, tout comme un sénateur communiste avant lui, s’est notamment porté au secours de Jérôme Kerviel, menacé d’incarcération. « Nous réclamons que toute la lumière soit faite : Kerviel est innocent », a affirmé Jean-Luc Mélenchon dans un communiqué, ce jeudi 15 mai. De son côté, le sénateur communiste Eric Bocquet a écrit à François Hollande pour lui dire qu’il lui paraît « injustifié » que l’ancien trader de la Société Générale soit incarcéré avant que « toutes ces questions » n’aient « trouvé une réponse ». Jérôme Kerviel doit franchir samedi 17 mai la frontière italo-française à Menton, où pourrait se terminer sa marche entamée à Rome car l’ancien trader a été convoqué au commissariat de cette ville des Alpes-Maritimes, préalable à son incarcération. « Pourquoi ne pas attendre (le) nouveau procès avant de s’en prendre à nouveau à Kerviel ? Qu’est-ce qui justifie l’empressement du parquet ? », a questionné l’eurodéputé Jean-Luc Mélenchon. Le 19 mars, la Cour de cassation a validé la condamnation de Jérôme Kerviel à cinq ans de prison dont trois ferme, mais annulé les dommages et intérêts de 4,91 milliards d’euros équivalents à la perte déclarée par la Société générale. Un nouveau procès doit donc se tenir devant la cour d’appel de Versailles. Selon Jean-Luc Mélenchon, le fait que la Cour de cassation ait annulé la condamnation de Kerviel à verser des dommages et intérêts est « la preuve que les accusations de la Société Générale contre Jérôme Kerviel ne tenaient pas ».

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