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Pétition contre la réforme pénale (Estrosi)

Pétition contre la réforme pénale  (Estrosi)

Le député-maire UMP de Nice, Christian Estrosi, lance une pétition nationale pour mettre en échec la ministre de la Justice, Christiane Taubira, qu’il accuse de vouloir vider les prisons, notamment avec les « peines de prison de probation hors système carcéral ».La rédaction vous recommande « Quand on commet un acte criminel, quel qu’il soit, et lorsqu’on tue au volant, soit car on a consommé de l’alcool ou roulé à une vitesse excessive, c’est un acte criminel« , explique-t-il au micro de RTL. Et le député d’ajouter : « On parle de peines de prison et quand on prend une peine de prison devant des magistrats, c’est que l’on a commis des actes extrêmement graves et les Français le savent. » Dites-lui qu’il ne risque plus rien et plus rien ne le retiendra Christian Estrosi Avec la réforme pénale à venir, ses crainte se cristallisent. « Comment celui qui a l’intention d’agir et qui se dit ‘bon, quand même, je risque une peine de prison’ va-t-il se comporter ? Dites-lui qu’il ne risque plus rien et plus rien ne le retiendra, ce n’est pas possible », s’insurge-t-il.

 

La Chine malade du crédit

La Chine malade du crédit

 

Sur la base de données acquises auprès de la société d’études spécialisée Use-Trust Studio, Reuters a pu établir que la moitié des « trust loans » émis en 2012 étaient utilisés pour refinancer des dettes antérieures et ne contribuaient pas directement à de nouveaux projets d’investissement.Parmi les 1.166 « trust loans » émis en 2012 examinés, qui représentent 234 milliards de yuans, soit environ 8% des 3.000 milliards de yuans de ce type de produits émis l’année dernière, 4% seulement sont explicitement destinés à des opérations de refinancement. Mais dans 37% des cas, les motifs invoqués sont le « financement du fonds de roulement », des « besoins de trésorerie » ou d’autres objectifs aussi vagues dont les spécialistes estiment qu’ils recouvrent en fait le refinancement de dettes antérieures. Dans 8% des cas, aucun détail sur l’utilisation des fonds n’était précisé. Les taux proposés aux épargnants par les sociétés fiduciaires émettrices se situaient entre 9% et 12% l’an, sensiblement au-dessus des 5% à 7% des produits de placement proposés par les banques. En n tenant compte de la commission de 1% à 2% perçue par la société fiduciaire, les taux payés par l’emprunteur peuvent facilement atteindre 15% sur des prêts à un ou deux ans, deux fois plus que le coût d’un crédit bancaire. Des niveaux qui hypothèquent un peu plus encore la capacité de remboursement et peuvent alimenter une spirale de l’endettement. Au-delà des collectivité locales, les entreprises de secteurs en surcapacité utilisent le marché des « trust loans » pour assurer leur survie.

 

 

Heures sup : pas de débat pour Leroux ; la démocratie illustrée !

Heures sup : pas de débat pour Leroux ; la démocratie illustrée !

 

. «Quand il y a des débats, on ne peut pas toujours vouloir les remettre en discussion alors qu’ils ont été tranchés, a déclaré vendredi le patron des députés socialistes sur RTL. Quand il y a une stratégie, il faut s’y tenir.» Et la priorité pour cette rentrée 2013, c’est «la lutte contre le chômage». Rien d’autres. «S’il y a demain une amélioration de la situation économique dans notre pays, alors peut-être devrons-nous poser la question du pouvoir d’achat», a toutefois nuancé Bruno Le Roux. La polémique lancée lundi par le propre porte-parole du groupe PS à l’Assemblée, le député de l’Essonne Thierry Mandon, avait pourtant reçu un appui de poids en la personne de Jean-Claude Mailly. «Je pense que le dossier doit être examiné», avait en effet concédé le secrétaire général de FO sur RMC, alors qu’il avait plaidé, comme les autres syndicats sous Nicolas Sarkozy, pour la remise en cause de l’ensemble du dispositif. «Le gouvernement Ayrault est allé beaucoup trop vite, reconnaît-il aujourd’hui. Quand cette décision avait été prise, je voyais bien, notamment dans les petites entreprises, dans la restauration par exemple, beaucoup de salariés qui m’expliquaient: “Mais moi, ça me fait perdre 50, 60, 70 euros”.» Le débat n’est donc peut-être pas tout à fait clos.

Ségolène Royal : contre la taxe carbone

Ségolène Royal : contre la taxe carbone

 

 

Politique avisée, Royal en profit pour régler des comptes avec le gouvernement. Elle s’oppose à la taxe carbone en sachant très bien qu’elle a l’opinion pour elle et que ce sujet risque de semer la zizanie au sein d’un gouvernement déjà bien fragilisé par ses divisons. Après avoir ouvert les universités d’été du Parti socialiste vendredi, Ségolène Royal a réitéré son opposition à la taxe carbone, après la présentation de la « contribution énergie-climat » par le ministre de l’Écologie, Philippe Martin.   »La solution, ce n’est pas l’impôt » a déclaré à RTL l’ancienne candidate à l’élection présidentielle. Ce qu’il faut, « ce sont des actions concrètes », a-t-elle estimé, comme « recouvrir les bâtiments publics de panneaux photo-voltaïques. » « Toute notre énergie doit être mise dans le déploiement de nos atouts », qui sont « considérables » selon la présidente de la région Poitou-Charente. Et d’énumérer : « L’aéronautique et l’espace, l’agro-alimentaire, les biotechnologies, les industries de santé, la culture, le tourisme… » Pour Ségolène Royal, il faut « encourager l’innovation, pas la freiner ».  Les Français ont besoin de cette sécuritéSégolène Royal L’ancienne ministre de la Famille est également revenue sur la polémique autour de Manuel Valls, accusé de tenir un discours trop sécuritaire par certains responsables de gauche. « Je crois que les questions de sécurité ne doivent pas faire l’objet de polémique », a déclaré Ségolène Royal ».

La fiscalité verte : pas une nouvelle fiscalité !! C’est quoi alors ?

La fiscalité verte : pas une nouvelle fiscalité !! C’est quoi alors ?

 

Le pauvre détenteur du portefeuille de l’écologie a encore commis une bévue en annonçant une nouvelle taxe carbone (dite de transition énergétique) alors que nombre d’élus PS réunis à la Rochelle reprochaient le ralbol fiscal. Une erreur de calendrier sans doute, c’est en tout cas ce qu’on retiendra de cette rencontre. Du coup rétropédalage de Martin qui affirme que ce n’est pas une nouvelle taxe mais une fiscalité de substitution ; substitution à quoi ? Il n’en sait rien, il va travailler sur la question ! En faiat il s’agit d’un cadeau aux écolos pour faire oublier leur maigre bilan au gouvernement. Du coup on pourrait aboutir à une taxe sans rendement en 2014 mais sera régulièrement augmentée ensuite. Il n’y a que deux champs sur lesquels peut peser significativement une fiscalité verte : le transport et le logement. Autrement dit on va surtout pénaliser ce qui n’ont pas les moyens de faire autrement (parce les investissements d’isolation des logements sont hors de portée et que pour le transport, il n’y a pas de moyens alternatifs). Autant dire qu’on va toucher les moins favorisés sur leurs dépenses contraintes . On ne connaît pas encore son modus-operandi, mais promis, la future contribution climat-énergie « ne sera pas une taxe nouvelle », a redit vendredi le ministre de l’Environnement, Philippe Martin. Après avoir recueilli les applaudissements jeudi lors de l’université d’été des Verts au moment de son annonce, le ministre socialiste a dû faire face aux critiques d’une partie des dirigeants de son parti, comme Ségolène Royal ou François Rebsamen, chef de file des sénateurs PS. Vendredi, en marge de l’université d’été du PS à La Rochelle, le successeur de Delphine Batho s’est montré plus prudent. « Il ne s’agira pas d’une taxe nouvelle, supplémentaire », a expliqué le ministre. « Ce n’est pas une fiscalité additionnelle mais une fiscalité de substitution », a-t-il assuré. « S’il s’agissait d’une taxe nouvelle, je serais contre, comme j’étais contre la taxe carbone » que Nicolas Sarkozy avait tenté de mettre en place durant le dernier quinquennat, a-t-il martelé. Selon Philippe Martin, « il ne s’agit pas du tout de cela, il s’agit simplement de faire en sorte que la transition énergétique permette de redonner du pouvoir d’achat aux Français ». « Nous sommes en train de travailler un dispositif qui n’aura aucune incidence en terme de pression fiscale sur les Français en 2014 », a aussi indiqué le ministre. En gros, on annonce, et après on travaille. Interrogé sur un éventuel défaut de pédagogie gouvernementale, Philippe Martin a répondu: « la pédagogie, je suis en train de la faire, elle est parfois longue ». Selon lui, l’objectif est de faire en sorte que la « part de verdissement de notre fiscalité soit plus importante », à l’image de ce qui se fait dans d’autres pays européens. Il a promis que le gouvernement allait faire en sorte que le futur dispositif n’ait « aucun impact financier sur les classes les plus basses et les classes moyennes ».

 

Autoentrepreneurs : la confusion

Autoentrepreneurs : la confusion

Aujourd’hui, les autoentrepreneurs doivent opter pour un régime de société, moins avantageux fiscalement, lorsque leur chiffre d’affaires dépasse 32.600 euros pour une activité de services et d’artisanat, 81.500 euros dans le commerce. Depuis la mi-juin, Bercy a semé la zizanie en confirmant sa volonté de ramener ces seuils à 19.000 et 47.500 euros. Les « poussins » dénoncent la mise en péril d’un statut souple et attractif bientôt étouffé par les charges et autres entraves administratives. Le projet de loi de Sylvia Pinel ne mentionne plus ces plafonds. Ils seront précisés par décret, après le vote au Parlement à l’automne. Une façon d’enterrer la polémique? L’entourage de Sylvia Pinel souligne que le décret fixera bien des seuils à la baisse. L’objectif reste d’éviter « la concurrence déloyale » des autoentrepreneurs, qui paient moins de charges que les PME spécialisées dans le bâtiment, la coiffure, l’esthétique… Les défenseurs du statut, dont Hervé Novelli, son initiateur alors qu’il était secrétaire d’État de Nicolas Sarkozy, maintiennent la pression. Ils s’appuient sur le rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) et de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), qui estime que l’activité est trop faible pour représenter une menace. De fait, 90% des 828.000 autoentrepreneurs actifs gagnent moins que le smic après trois ans d’exercice. Et dans le bâtiment, leur part de marché est évaluée à seulement 0,7%. « Tuer ce régime, c’est tuer l’esprit d’entreprise, dénonce Hervé Novelli. Seuls les créateurs pauvres, qui n’ont que leur imagination et leur courage, se lancent dans l’auto­entreprise. Ce projet de loi envoie un contre-signal. » Face à ce blocage, Matignon tente de déminer le terrain. Jean-Marc Ayrault enverra début septembre une lettre de mission au député PS Laurent Grandguillaume. À charge pour l’élu de la Côte-d’Or de simplifier les différents statuts ­d’entrepreneur individuel. Ses propositions devraient être présentées lors du débat parlementaire. Or Laurent Grandguillaume n’exclut pas, lui, de revoir les seuils à la hausse pour préserver l’envie d’entreprendre! Voilà la majorité divisée sur un sujet mobilisateur. Alain Tourret, député radical de gauche – le parti de Sylvia Pinel -, renchérit : « Je suis certain que François ­Hollande ne cassera pas la dynamique de l’auto­entreprise. Nous ne sortirons pas de la crise par plus de réglementation, mais par l’imagination. » Et Hervé Novelli de tenir le même discours : « Ce projet de loi crée un monstre bureaucratique alors que le Président veut simplifier la vie des sociétés. »

 

Séminaire 2025 : la fuite en avant dans le marc de café et les banalités

Séminaire 2025 : la fuite en avant dans le marc de café et les banalités

 

En soi  l’exercice de prospective n’est pas inutile mais en pleine crise l’urgent est de savoir ce qu’il convient de faire maintenant. A cet égard, cet exercice répond essentiellement à un reproche fondé,  à savoir le manque de vision de Hollande et des siens. Ce n’est sans doute pas une journée sur «  la France dans dix ans » qui risque de combler le vide Le danger dans l’exercice de prospective c’est d’esquisser un avenir qu’on ne maîtrise pas. Il faudrait au préalable que l’analyse du passé soit rigoureuse mettant clairement en évidence les forces et faiblesses du pays, esquisser des scénarios socioéconomiques et sociétaux pertinents, être sûr de pouvoir peser politiquement sur les perspectives. Ce qui n’est évidemment pas le cas car les socialistes ne seront sans doute pas au pour en 2015. Du coup, leur projet pour la France dans dix ans risque d’être compétemment détricoté. Ils le savent bien entendu, c’est pourquoi ils vont se limiter à des banalités qui n’engagent pas à grand-chose du type de celles que faiat Montebourg «  faire de la France une grand puissance industrielle avec une balance commerciale industrielle ». !   En attendant, les ministres, invités à plancher cet été sur le thème du séminaire, « la France dans 10 ans », vont laisser libre cours à leurs désirs ou à leur imagination.  Pierre Moscovici, aux Finances, juge « réaliste » un retour au plein emploi en 2025 dans une France qui devrait avoir alors « pleinement recouvré sa souveraineté budgétaire ». Seul bémol: la cinquième puissance économique mondiale n’occupera plus selon lui que « la huitième ou neuvième place ».  Filant la métaphore numérique, Manuel Valls promet des « forces de l’ordre 3.0 efficaces, proches de la population et à la pointe des avancées technologiques ».  Le ministre de l’Intérieur aura sans doute modérément apprécié la copie de sa collègue de la Justice, Christiane Taubira, qui entend lutter contre la surpopulation carcérale par « le développement des peines alternatives à l’incarcération ».  Dans une note publiée par Le Monde, qui a fait l’effet d’une bombe politique aux abords du 15 août, il s’était déjà vivement inquiété de son projet de réforme pénale, réclamant l’arbitrage de François Hollande.  Cécile Duflot se prend à rêver d’une France où l’accès au logement « pour chacun ne sera plus un facteur de stress ou d’incertitude, mais une étape plaisante de la vie ». Quant au ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, il augure le retour de son pays « dans le concert des grandes nations industrielles » avec une balance commerciale qui dégagerait « un excédent positif structurel »…  Tout ceci laisse pantois le président du MoDem François Bayrou pour qui aucune importante piste de réforme n’a été « prise à bras-le-corps » jusqu’à présent par l’exécutif.  Quant au vice-président de l’UMP Laurent Wauquiez, il a dénoncé dimanche le caractère « surréaliste » de ce séminaire gouvernemental au vu des « difficultés actuelles », estimant que le gouvernement devrait plutôt s’interroger sur la manière d’éviter les hausses d’impôts, « le thème de la rentrée », selon lui.

 

La  » com. des ministres ne prend pas de Congés »

La «   com. des ministres ne prend pas de Congés »

 

 

On la consigne gouvernementale en matière de com. parler pour ne rien dire mais parler. Meubler les médias pauvres en information tout contents de reprendre des communiqués  tout faits. Après «  pas  vacances pour le chômage » c’est pas de vacances pour la solidarité ; comme il y a 31 ministre chacun va pouvoir décliner la maxime à son tour, de quoi occuper les médias pendant un mois. Comme Hollande qui La ministre déléguée à la lutte contre l’exclusion, Marie-Arlette Carlotti, a rendu visite jeudi à plusieurs équipes de soutien aux sans-abris dans le XIIe arrondissement de Paris, affirmant que « la solidarité ne prend pas de congès ».En écho à François Hollande qui avait souligné que « le chômage ne prend pas de vacances », la ministre a rappelé la volonté du gouvernement de « mettre fin à la politique du thermomètre: on ne veut pas s’intéresser aux sans-abris que pendant l’hiver ». « On parle beaucoup des vacances, de ceux qui ne peuvent pas partir, mais jamais de ceux qui ne partent pas parce leur souci est de trouver un toit pour la nuit. Quoi de mieux que le 15 août pour le faire? », a-t-elle dit, rappelant qu’il y a « en gros 140.000 personnes sans abri en France, moitié Français moitié étrangers, dont 30.000 enfants ». « Parmi ces sans-abris, 9% sont dans la rue, souvent des hommes. Pour le reste, des solutions sont trouvées », comme des accueils en hébergement d’urgence. « On n’occupe pas le terrain pour faire de la représentation, mais pour voir concrètement sur place que deviennent les dispositions qu’on a prises, comment il faut les améliorer », s’est-elle défendue devant la presse.La ministre a rencontré une équipe de la brigade d’assistance aux personnes sans-abri (BAPSA), sous le pont Charles-de-Gaulle, où plusieurs hommes sont installés dans des tentes, protégés des regards par une palissade en bois. L’un d’eux a expliqué qu’il venait de Roumanie et vivait là depuis un an. Jean-François Molas, commandant de la BAPSA, a souligné les risques sanitaires propres à l’été, « insolation, déshydradation, pour les sans-abris qui boivent » (de l’alcool). Alors que les places d’hébergement d’urgence sont moins nombreuses en été et que certaines structures d’aide alimentaire ferment, la ministre a visité un espace solidarité insertion (ESI), structure d’accueil de jour pour personnes isolées orientées par le 115 (numéro d’appel d’urgence pour les sans-abris) géré par l’association Aurore. Elles y trouvent douches, lave-linge, ainsi qu’une permanence médicale et sociale.  Elle a également rendu visite aux pompiers de la caserne Chaligny, qui ont souligné que 80% de leurs interventions étaient des « secours à personnes ». Cinq pour cent des victimes secourues sont des SDF et 20% des personnes âgées.  La visite s’est terminée par le Centre d’Hébergement d’Urgence de la caserne de Reuilly, ouvert en décembre 2012, qui héberge 160 personnes en grande précarité. Il doit fermer en mars 2014, les locaux cédés par l’Etat à la ville de Paris devant être transformés en logements, dont la moitié sociaux.

 

 

Grèce : nouvelle aide nécessaire en 2014 d’après la Buba

Grèce : nouvelle aide nécessaire en 2014 d’après la Buba

 

La banque centrale allemande s’attend à ce que la Grèce ait besoin au plus tard début 2014 d’un nouveau soutien financier de ses partenaires européens, rapporte dimanche l’hebdomadaire Der Spiegel, citant un document de la Bundesbank. L’information pourrait relancer le débat en Allemagne sur l’attitude de la chancelière Angela Merkel, soupçonnée par certains de minimiser délibérément la situation financière de la Grèce pour ne pas compromettre ses chances de remporter les élections du 22 septembre. Ses opposants, à commencer par Peer Steinbrück, le chef de file du Parti social-démocrate (SPD), l’accusent ainsi de dissimuler aux contribuables les risques de voir l’Allemagne contrainte de financer une nouvelle aide à Athènes. La Grèce a déjà utilisé 90% des quelque 240 milliards d’euros d’aides que lui ont promis l’Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI) depuis le début de la crise, alors que le plan d’assistance est censé durer jusqu’à la fin 2014. Merkel et son ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, assurent régulièrement que le redressement de la Grèce est en bonne voie et rejettent l’hypothèse de la nécessité d’une nouvelle aide ou d’un allègement de la dette grecque. Dans le document cité par le Spiegel, présenté comme un rapport de la Bundesbank destiné au ministère allemand des Finances et au FMI, la banque centrale prédit que les Etats européens « vont certainement s’accorder sur un nouveau plan d’aide à la Grèce » d’ici début 2014 au plus tard, explique l’article. Ni la Bundesbank ni le ministère allemand des Finances n’étaient disponibles dans l’immédiat pour commenter ces informations. La Buba, ajoute l’hebdomadaire, qualifie en outre d’ »extrêmement élevés » les risques liés au plan d’aide en cours et critique le feu vert donné le mois dernier au versement à Athènes d’une enveloppe de 5,8 milliards d’euros, une décision qu’elle juge « motivée par des intérêts politiques ».

 

Ayrault : pendant les vacances de Hollande la Com. continue

Ayrault : pendant les vacances de Hollande la Com. continue

 

Le mot d’ordre est clair occuper les médias tous les jours. Facile, aucun événement majeur pendant cette période, peu d’infos, ‘, il faut donc fournir de la copie aux médias dont les journalistes sont eux aussi en vacances. Ce que fera Ayrault après Hollande en allant se promener en France et en multipliant les rencontres.  Dans son agenda, qui couvre les journées de lundi, mardi et mercredi, Matignon souligne que le Premier ministre va alterner déplacements, rencontres et réunions de travail à Matignon pour « un moment de réflexion collective et concrète sur la France de 2025″. Il anticipe ainsi sur le thème du séminaire de travail convié le 19 août autour de François Hollande à l’Elysée.   »Le Premier ministre a choisi de dialoguer avec quelques-uns de celles et ceux qui, dans leur diversité, d’une manière ou d’une autre, feront la France de 2025″, affirme Matignon dans un communiqué.  Il recevra lundi matin « une dizaine d’enfants et adolescents » dont la « liberté de ton est utile à l’imagination requise pour se projeter dans l’avenir », est-il souligné. Leur conversation donnera lieu à publication sous forme d?’Interview en fin de semaine dans deux titres spécialisés (Mon Quotidien, le quotidien des 10-14 ans, et L’Actu, le quotidien des 14-18 ans).  Comme déjà annoncé, Jean-Marc Ayrault et son épouse Brigitte convieront ensuite dans les jardins de Matignon 300 enfants privés de vacances. Au programme: pique-nique et jeux. « Chaque enfant pourra s’il le souhaite rédiger son idée ou son vœu pour la France de 2025″, précise le communiqué.  Mardi à 5h00 du matin, le chef du gouvernement se rendra dans les Yvelines sur le chantier du futur tramway T6 Châtillon-Viroflay, une visite sur le thème de « la prévention et de la prise en compte de la pénibilité au travail », à quelques semaines des derniers arbitrages du gouvernement sur la réforme des retraites (présentée en Conseil des ministres le 18 septembre). Accompagné des ministres Marisol Touraine (Affaires sociales) et Michel Sapin (Travail), Jean-Marc Ayrault rencontrera des ouvriers travaillant de nuit au percement d’un tunnel à Vélizy-Villacoublay.  Enfin, comme la réflexion sur la France de 2025 « dans la mondialisation » doit aussi être menée avec les intellectuels, fait-on valoir, Jean-Marc Ayrault recevra mercredi de 09h00 à 12h00 l’historien et philosophe Marcel Gauchet.  Tout au long de ces trois jours, le Premier ministre aura des échanges avec ses interlocuteurs, enfants ou adultes, « sur la base des contributions reçues des ministres sur la France de 2025″, précise encore Matignon.

 

 

La CSG pour financer tout : les retraites, la maladie, la famille, la dette !

La CSG pour financer tout : les retraites, la maladie, la famille, la dette !

 

 

Entre 1 et 6 milliards pour l’augmentation de la CSG, le remède miracle ; en faiat qui faiat payer tout le monde ! et de tuer la croissance et l’emploi ?  Car il n’y a pas que les retraites à financer. Une partie des recettes nouvelles pourrait renflouer l’assurance-maladie, dont les comptes restent dans le rouge vif en dépit de la modération des dépenses. Autre contrainte qui s’est invitée : la dette sociale. Un sujet politiquement explosif. La réforme de 2010 a réglé la question des déficits de la branche retraite : l’amortissement de cette dette est garanti pour toute la décennie grâce au Fonds de réserve des retraites, qui verse chaque année les sommes nécessaires à la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades). La Cades reprend à mesure ces déficits, sans qu’il y ait besoin de relever la CSG ou la CRDS. Mais les déficits de l’assurance-maladie et de la branche famille continuent, eux, de s’accumuler. Faute de reprise par la Cades, cette dette doit être financée sur les marchés par la Sécurité sociale, via des emprunts de court terme. Le Parlement l’a autorisée cette année à avoir un découvert (plafond de trésorerie) maximum de 29 milliards d’euros. Plafond qui devra être relevé sensiblement l’année prochaine si rien n’est fait, car la somme des déficits maladie et famille va dépasser 10 milliards cette année et sera encore très élevée en 2014. Pour l’heure, les taux courts étant quasi nuls, cela ne pèse pas sur les comptes : la charge d’intérêts payée par l’Acoss (la «banque» de la Sécurité sociale) ne sera que de 35 millions cette année. Mais en cas de coup de chaud sur les dettes souveraines, la situation pourrait vite s’inverser et il faudrait alors s’assurer que l’Acoss trouve toujours preneur sur les marchés. En outre, le Parlement n’apprécie jamais de voir la Sécurité sociale rester à découvert sur de tels montants (les agences de notation non plus).  Le gouvernement pourrait dès lors transférer de nouvelles dettes à la Cades en 2014. Elle a déjà repris 216 milliards depuis sa création en 1996, dont 84 milliards qui sont amortis. Les déficits 2012 et 2013 (voire 2014) des branches maladie et famille sont dans le viseur. Sachant que pour transférer 20 milliards de dettes, il faut apporter environ 2 milliards de recettes annuelles nouvelles à la Cades, afin de ne pas prolonger la durée de vie de cette Caisse (la loi l’interdit).

 

La guerre des œufs

La guerre des œufs

100 000 œufs détruits pour protester conte des cours trop bas ; une protestation légitime mais aurait été plus intelligente si les œufs avaient été donnés aux organisations caritatives. Une conséquence évidemment du gigantisme ‘ (des élevages de 150 000 poules) et enfin du manque de régulation tant dans l’intérêt des producteurs (niveau des cours) que de celui des consommateurs (qualité). de la surproductionRéunis au sein d’un collectif informel, ces producteurs, qui ne se revendiquent d’aucune organisation syndicale, ont cassé trois jours de suite des centaines de milliers d’oeufs, ce qui a heurté le sentiment public devant un tel gâchis.  Après Ploumagoar (Côtes d’Armor) mardi et Carhaix (Finistère) mercredi, ils avaient de nouveau détruit quelque 100.000 oeufs jeudi soir à Morlaix (Finistère), donnant 5.000 oeufs aux Restos du Coeur pour calmer les esprits.  Vendredi soir, le collectif, qui réunit une vingtaine de producteurs, élevant un total de 2 millions de poules, a pris pour cible la Mutuelle sociale agricole devant laquelle environ « 140.000 oeufs » ont été détruits, selon un représentant de la trentaine de producteurs présents, a constaté une vidéaste de l’AFP.   »C’est la détresse. Il y en a qui vont devoir peut-être mettre la clé sous la porte dès demain parce qu’on est dans le pic des bas prix », a-t-il confié, sous couvert d’anonymat.  Le collectif dénonce la situation de surproduction d’oeufs en France et en Europe, qui fait chuter les cours.  Aujourd’hui, j’ai vendu 110.000 oeufs 4,30 euros les cent, soit 2,70 euros en dessous du prix de revient », avait regretté dans la journée Nicolas, un membre du collectif souhaitant rester anonyme.   »Je n’ai même pas pu vendre au prix du marché tellement il est encombré ». « Nos exploitations sont dans une situation financière très grave », avait témoigné le producteur, pour qui la solution à court terme passe soit par la destruction d’oeufs, soit par l’abattage de pondeuses.   »On demande à ce que 5% de la production française dégage hors d’Europe pour faire remonter les cours », a expliqué Stéphanie Jestin, productrice dans le Finistère avec 140.000 pondeuses. Pour elle, c’est aux organisations de producteurs (OP) de s’organiser pour résoudre la crise. « On attend la réponse des organisations de producteurs, et de l’Etat, car il faudrait un médiateur pour surveiller les mesures qui seront prises ».  Vendredi soir, le ministère de l’Agriculture a souhaité apaiser les esprits en annonçant l’organisation d’une réunion par le préfet de Bretagne, « en début de semaine ». Il s’agira de trouver des « solutions opérationnelles » pour juguler la production, sans détruire les oeufs, comme la mise en place de dons à des associations caritatives ou la commercialisation de ces oeufs hors du circuit de l’alimentation humaine, selon le ministère. Mais aucune mesure concrète n’a été annoncée.   »Tant qu’on n’aura pas de réponse, on poursuit les actions », a prévenu Stéphanie Jestin, précisant que sans nouvelles des organisations de producteurs la semaine prochaine, « on doublera peut-être » la quantité d’oeufs détruits.  Vendredi, la puissante FNSEA, jusque là silencieuse, a soutenu les agriculteurs dans un communiqué . « Les producteurs d?oeufs français sont aujourd?hui à bout, écrit le principal syndicat agricole. Après avoir lourdement investi pour mettre leurs élevages aux normes +bien-être animal+, ils doivent désormais faire face à une situation excédentaire, qui se traduit par une importante chute des cours et la dénonciation de contrats de production ».  Néanmoins, si les milieux agricoles comprennent « leur désarroi », « ce n’est pas en cassant des oeufs qu’on arrivera à résoudre les problèmes », a précisé Philippe Juven, vice-président de la Confédération française de l’aviculture (CFA), branche spécialisée de la FNSEA.  Pour lui, des mesures de réduction de la production devraient bientôt porter leurs fruits.   »L’interprofession a préconisé la fermeture de certains bâtiments et de prolonger le vide sanitaire » entre deux lots de poules, a ajouté Philippe Juven, également président du Comité pour la promotion de l’oeuf. Selon lui, si le temps dédié à la désinfection des bâtiments était porté à six semaines, cela permettrait de faire baisser la production de 6% à 7%.  La Confédération paysanne, syndicat minoritaire, a de son côté estimé que cette crise était « révélatrice d’un système à bout de souffle » et réclamé que « la France et l’Union Européenne se dotent d’outils de régulation et de protection des marchés et des producteurs ».

 

Crise : pour la FED la France inquiète davantage que d’autres pays

Crise : pour la FED  la France inquiète davantage que d’autres pays

Dans un entretien à « Handelsblatt » à paraître vendredi 9 août, un responsable de la Fed s’inquiète de la situation de la France. « Il ne faut pas sous-estimer les risques ».  La Fed s’inquiète. Un responsable de la banque centrale américaine s’est tout particulièrement inquiété de la santé économique de la France, parmi les pays européens, dans un entretien à paraître vendredi 9 août au quotidien allemand Handelsblatt. « La France m’inquiète, plus que tout autre pays », a dit le président de l’antenne locale de la Fed de Dallas, Richard Fisher, dans cette interview rapportée partiellement au style indirect dans un communiqué avant parution.  Selon lui, au regard de l’histoire européenne, il faut une France forte. « Il ne faut pas sous-estimer les risques pour l’évolution économique », a-t-il poursuivi. Pour l’ensemble de l’Europe, il considère la situation avec un « optimisme prudent ». Il y a des signes que la situation économique s’améliore dans la région en crise, a-t-il estimé.

 

La réserve parlementaire électorale en 2012 rendue publique

La réserve parlementaire électorale en 2012 rendue publique

 

 

C’est quoi la réserve parlementaire ? Une boite noire d’environ 150 millions pour arroser les électeurs en toute illégalité ; Chaque député dispose de 130 000 euros qu’il peut distribuer à sa guise et sans contrôle  (en tout cas en dehors de toutes procédures légales habituelles°) ; Une sorte de cassette personnelles pour les « pauvres » (en principe). Comme si la France ne disposait pas déjà assez de structures et de budget pour fianncer officiellement ses projets locaux.  Le ministère de l’Intérieur a publié sur son site internet, fait inédit, plus d’un millier (1.093) de pages de données sur les subventions allouées en 2012 à des centaines de communes par les députés et sénateurs. L’utilisation de la réserve parlementaire 2011 avait été publié en juillet, résultat de l’acharnement d’une association œuvrant pour la transparence sur l’usage de ce qui est parfois taxé de « cagnotte », voire de « caisse noire des députés ». Alors que la gauche s’était engagée à rendre plus transparent le dispositif, l’Intérieur a mis en ligne ce mois-ci le détail des subventions allouées en 2011 et 2012, généralement dans la zone d’élection du parlementaire. La réserve parlementaire s’élève à « 90 millions pour l’Assemblée nationale et 60 millions pour le Sénat », dit-on à la présidence de l’Assemblée nationale, contactée par l’AFP. En 2012 l’intégralité des subventions avait été allouée avant les élections législatives et « en juin, il n’y avait plus de réserve parlementaire », a-t-on précisé de même source.  Les chiffres rendus publics par l’Intérieur concernent les dépenses et subventions dont bénéficient les collectivités locales (ce qui est estimé à 90% de la réserve parlementaire), celles profitant aux associations dépendant « des ministères dédiés », a-t-on encore expliqué dans l’entourage du président de l’Assemblée Claude Bartolone (PS).  La « réserve » n’a pas d’existence légale. A l’automne 2012, Claude Bartolone avait décidé de faire œuvre de transparence à l’avenir, même si certains députés de gauche ou de droite ont déjà rendu public l’usage de leur réserve. Il avait aussi décidé d’une répartition plus équitable à raison de 130.000 euros pour un député de base. Elle reste plus importante pour les présidents de l’Assemblée et du Sénat et les présidents de commission dans les deux chambres.  Jusqu’à présent les députés de la majorité recevaient plus que ceux de l’opposition. Selon les données rendues publiques, les présidents des commissions des finances de l’Assemblée et du Sénat se partageaient le plus gros du gâteau.  Gilles Carrez (UMP), rapporteur général du budget sous la précédente législature, a ainsi distribué 1,2 millions d’euros à sa commune du Perreux-sur-Marne (Val-de-Marne), Jérôme Cahuzac (PS) qui présidait la commission des finances de l’Assemblée, a financé des dizaines de projets dans le Lot-et-Garonne, principalement à Villeneuve-sur-Lot, pour un total de 1,4 million.  L’ex-président de l’Assemblée Bernard Accoyer (UMP) a distribué 6,3 millions d’euros, essentiellement en Haute-Savoie mais aussi dans diverses communes de Rhône-Alpes, du Sud et de l’Est.  François Hollande a versé plus de 100.000 euros dans son département de Corrèze, dont 20.000 euros pour des écoles et un centre aéré de Tulle. Laurent Fabius 187.500 euros, dont 55.000 pour Grand-Quevilly dans sa circonscription de Seine-Maritime, et 40.000 pour Le Carla-Bayle, village de l’Ariège où il possède une résidence.

 

Sauvetage zone euro: coût de 82 milliards pour l’Allemagne, 62 milliards pour la France

Sauvetage zone euro: coût de 82 milliards pour l’Allemagne, 62 milliards pour la France

Les citoyens allemands ont garanti le sauvetage de la zone euro à hauteur de 86 milliards d’euros jusqu’à présent, selon une note du ministère allemand des Finances, rapporte la presse allemande, ce jeudi 8 août. Ce chiffre ne comprend que les versements au Fonds européen de stabilité financière (FESF), le premier mécanisme européen de sauvetage créé en 2010. A cette somme de 86 milliards, déjà versés, vont donc s’ajouter 28 milliards d’ici avril 2014 pour le Mécanisme européen de stabilité (MES), qui doit assurer la relève du FESF.  Au total, l’Allemagne aura donc déboursé 114 milliards d’euros en quatre ans pour sauver ses voisins européens. Une annonce qui ne devrait pas calmer la grogne des Allemands, alors que les prochaines élections auront lieu dans moins d’un mois. A titre de comparaison, le sauvetage de la zone euro va coûter 62,5 milliards d’euros à la France, cette année. D’ici 2015, cette somme devrait grimper jusqu’à atteindre au total 68,7 milliards d’euros.  L’Irlande, le Portugal et la Grèce sont, pour le moment, les trois seuls bénéficiaires du FESF, pour un montant total de 188,3 milliards d’euros. La Grèce, à elle seule, a déjà touché 133 milliards et dispose d’encore 10,7 milliards d’euros d’aides potentielles à venir. Chypre et l’Espagne, eux, ont bénéficié de l’aide du second mécanisme, le MES. Le montant de l’aide au secteur bancaire espagnol a ainsi atteint 41,3 milliards d’euros en février 2013, et celui pour Chypre était de 3 milliards d’euros fin juin.

 

Corse : la propriété réservée aux résidents !

Corse : la propriété réservée aux résidents !

Cela sent les municipales ! Pour lutter contre la spéculation foncière sur l’île, Paul Giacobbi, président du conseil exécutif de Corse (organe exécutif de la Collectivité territoriale) propose de limiter l’accès à la propriété aux seuls résidents.  Dans un entretien au quotidien local Corse-Matin, l’élu estime que « si on peut acheter un terrain en Corse aussi aisément qu’une tablette de chocolat sur le rayon d’un supermarché, on court à la catastrophe« . Il propose donc de « limiter l’accès à la propriété foncière pour les non-résidents ». « On pourrait fixer pourquoi pas le délai à cinq ans de résidence ou se fonder sur l’attachement familial à la Corse afin de ne pas pénaliser les Corses de l’extérieur », avance-t-il.  La mesure créerait ainsi un statut différent entre la Corse et le reste des régions de France. L’idée promet de faire polémique et, même sur l’Ile de Beauté, tout le monde n’y est pas favorable.  Camille de Rocca Serra, prédécesseur de Paul Giacobbi à la tête du Conseil exécutif, s’oppose à cette idée qui, selon lui, vise à « faire plaisir aux nationalistes alors que ça n’est pas réaliste, ça n’est pas possible. En France nous sommes régis par le droit du sol et non pas par le droit du sang. Donc distinguer la diaspora corse de l’ensemble de la communauté nationale, ça n’est pas quelque chose de possible », affirme le député (UMP) de Corse-du-Sud. En effet, pour Camille de Rocca Serra, imposer un délai de résidence aux éventuels acheteurs « n’est pas conforme aux principes fondamentaux de notre Constitution« . La lutte contre la spéculation foncière passe, selon lui, par une « régulation » plutôt que par une interdiction. D’autant, affirme-t-il par ailleurs, que « [la spéculation] existe bien plus aujourd’hui sur les grands programmes immobiliers » que sur les résidences secondaires.

La France doit réduire le coût du travail

La France doit réduire le coût du travail

Réduire la cotisation sur le travail, c’est un objectif conseillé par le FMI pour redonner compétitivité et croissance à la France. Le nouveau diagnostic établi par les experts internationaux, dont l’équipe d’économistes a passé deux semaines en France, ne fait que confirmer les chiffres déjà publiés le 9 juillet dernier: le PIB français reculera de 0,2% en 2013 et pourrait progresser à nouveau de 0,8% en 2014. De même, le déficit public devrait s’établir à 3,9% et 3,5% respectivement sur ces deux années. Par ailleurs le FMI considère que l’importance de la dette publique rapportée au PIB pourrait commencer à refluer très légèrement à compter de 2015, après avoir atteint un pic de 95% du PIB. Au-delà de ce tableau de bord conjoncturel, le FMI est formel, «la confiance et la compétitivité seront les clés d’un redémarrage de la croissance en France». Compte tenu des faibles taux d’investissement, les perspectives de croissance potentielle liées aux capacités de production restent actuellement très faibles, d’à peine 0,9% pour l’ensemble de l’économie et donc de 0,4% pour chaque Français, du fait des évolutions démographiques de la population (+0,5 % par an). Les perspectives de croissance à moyen terme nécessitent des réformes de fond, que le FMI regroupe en trois chapitres: «réduire les cotisations sur les salaires, donner aux entreprises plus de flexibilité pour ajuster les salaires et les effectifs, améliorer la formation professionnelle et simplifier les réglementations administratives». Sans nier les réformes mises en place, dont le CICE et l’accord entre les partenaires sociaux du 11 janvier dernier sur l’emploi, les experts du FMI demandent au gouvernement d’infléchir le cap. D’un côté ils reconnaissent que l’assainissement des finances publiques est important, représentant un effort équivalent à 1,8% du PIB en 2013. Mais ils estiment qu’à hauteur «d’environ 90%» cet assainissement a porté sur des augmentations de recettes publiques et non pas des diminutions de dépenses. Or, comme l’explique Edward Gardner, qui a dirigé la mission du FMI en France, «la stabilisation de la politique fiscale sera un élément crucial pour un retour de la confiance: il faut augurer que l’ajustement budgétaire portera à l’avenir sur les dépenses et non sur la fiscalité. C’est particulièrement important pour les entreprises».

Croissance : ralentissement de la contraction de l’activité

Croissance : ralentissement de la contraction de l’activité

En calait la croissance est toujours dans le rouge mais plonge moins qu’avant. Ceci étant on est toujours en récession (ce que confirme le FMI pour 2013). Les signes d’une timide sortie de crise se multiplient dans l’Hexagone. Selon les chiffres du cabinet Markit, publiés ce lundi 5 août, l’activité dans le secteur privé en France s’est certes contractée en juillet, mais au rythme le moins soutenu depuis 17 mois.  Les données sont établies chaque mois après sondage auprès des directeurs d’achats du secteur privé. Dans le détail, le secteur des services a affiché sa meilleure performance depuis août 2012, avec un indice à 48,6, contre 47,2 en juin. Un chiffre qui reste néanmoins sous les 50 points, seuil à partir duquel l’activité est considérée en croissance, et non plus en repli.  Le PMI composite, qui combine les indices des services et de l’industrie manufacturière, publié la semaine passée, flirte justement avec ce seuil, à 49,1 contre 47,4 au mois précédent. Soit son plus haut niveau depuis février 2012. Selon Jack Kennedy, économiste de Markit, le secteur français des services « continue de se rapprocher de la stabilisation ». Mais il tempère: cette amélioration « repose en partie sur d’importantes remises de prix, comme en témoigne la nouvelle baisse soutenue des prix moyens facturés ». Les enquêteurs notent néanmoins « un certain regain d’optimisme chez les prestataires de service français ». Plus globalement, l’indice pour la zone euro est encore plus encourageant. Selon les résultats de l’enquête Markit, le secteur privé européen a renoué avec la croissance en juillet, pour la première fois depuis août 2011. A 50,5 points. De quoi laisser espérer une légère amélioration du PIB dans la zone au troisième trimestre.

 

FMI: le déficit se réduit trop vite et entrave la croissance de la France

FMI: le déficit se réduit trop vite et entrave la croissance de la France

Trop de rigueur trop vite et trop dimpôts, ce que signifie en substance le rapport du FMI pour la France. En d’autres termes- mêmes diplomatiques- c’est une critique de la politique européenne. « D’ici la fin 2013, le gouvernement aura réalisé aux deux tiers l’effort entrepris en 2011 pour stabiliser les déficits. Étant donnés ce bilan et le caractère toujours hésitant de la reprise, le gouvernement devrait ralentir le rythme de l’ajustement », argumente l’organisme international dans son rapport annuel sur l’économie française.  Le FMI prévoit que la France termine 2013 avec un déficit de 3,9% du produit intérieur brut (PIB), contre 4,8% en 2012. Il s’établirait ensuite à 3,5% en 2014 et ne retomberait sous la barre des 3% qu’en 2015, à 2,8% du PIB.  Le gouvernement français table officiellement sur un déficit de 3,7% cette année, mais le ministre de l’Économie Pierre Moscovici a reconnu la semaine dernière qu’il pourrait être « légèrement au-dessus ».  La France, qui s’était engagée auprès de ses partenaires européens à ramener ses déficits à 3% de son produit intérieur brut dès 2013, a obtenu deux ans de délai pour atteindre cet objectif.  Le FMI juge par ailleurs que cette réduction du déficit devrait se faire davantage par une diminution des dépenses publiques, et moins par des augmentations fiscales.   »Le gouvernement doit rééquilibrer ses efforts et réduire les dépenses plutôt que d’augmenter les impôts, qui sont parmi les plus élevés au monde et ont un effet négatif sur l’investissement et la création d’emplois », estime le rapport. L’organisme pointe en particulier les dépenses de la Sécurité sociale et des collectivités locales, domaines « où il y a une marge de progression pour plus d’efficacité ».  Pour autant, le Fonds constate « de récentes améliorations des indicateurs économiques » qui « soutiennent la prévision d’une reprise progressive au second semestre 2013″.  Citant les conditions de crédit favorables et le faible endettement des ménages et des entreprises parmi les facteurs de soutien à la croissance, il confirme prévoir une contraction du PIB de 0,2% cette année et une croissance de 0,8% en 2014.  Mais au-delà de cette « reprise cyclique », le potentiel de croissance de la France est « entravé par des rigidités structurelles sur les marchés du travail et des biens, qui ont, au fil du temps, contribué à une perte progressive de compétitivité et de performance dans les exportations », diagnostique l’institution internationale.  Aussi, tout en saluant les « progrès » déjà accomplis, les auteurs du rapport encouragent le pays à « poursuivre les réformes structurelles pour soutenir le rebond de la demande privée et renforcer la compétitivité », appelant notamment le gouvernement français à réformer les retraites (en augmentant le taux d’activité plutôt qu’en relevant les cotisations), à approfondir la réforme du marché du travail et à ouvrir davantage à la concurrence les marchés de biens et services.  Sur le plan social, ils estiment que le chômage poursuivra son ascension à 11,2% fin 2013 et 11,6% fin 2014,.  Le taux de chômeurs dans la population active cessera donc d’augmenter « au cours de l’année 2014″, a estimé Ed Gardner, chef de la mission France du FMI.  Il juge « difficile à atteindre » l’objectif du gouvernement français d’inverser la courbe d’ici fin 2013. Les enquêteurs du FMI notent par ailleurs que « les risques en matière de stabilité financière ont considérablement diminué, car les banques ont atteint leurs objectifs de désendettement et renforcé leurs matelas de capitaux et de liquidités ».  L’organisme souligne toutefois que le « bas niveau de rentabilité des banques » françaises et « la faiblesse des perspectives de croissance » incitent à maintenir la vigilance.  Il estime également que « le système financier français a encore des progrès à faire pour s’adapter pleinement aux nouvelles exigences prudentielles internationales ».  Le rapport note en effet que les banques françaises dépendent toujours fortement des marchés pour se financer, et recommande d’utiliser l’outil des incitations fiscales sur les produits financiers pour changer cette situation.  Le FMI réalise chaque année une mission de consultation en France dans le cadre de l’article IV de ses statuts.  Le rapport publié lundi est la version définitive des conclusions préliminaires publiées le 3 juin.

 

Retraites: la hausse de la CSG « option cohérente » » selon Marisol Touraine ; tu parles !

Retraites: la hausse de la CSG « option cohérente » » selon Marisol Touraine ; tu parles !

Ce sera vraisemblablement la hausse de la CSG, option cohérente d’après Marisol Touraine, cohérente pour elle mais sans doute, pas pour l’économie car c’est une ponction supplémentaire sur le pouvoir d’achat, donc sur la consommation, donc sur la croissance et l’emploi ! Mais la ministre s’occupe du social pas de l’économie. La ministre des Affaires sociales rencontre ce jeudi 1er août le chef de l’Etat pour faire le point sur la future réforme des retraites. Une hausse de la CSG pour financer les régimes de base devrait être au programme.  La réforme des retraites lancée par François Hollande entre dans une phase plus active. Après la remise du rapport Moreau en mai, la concertation avec les partenaires sociaux en juillet, la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, va remettre ce 1er août des propositions de réforme au chef de l’Etat comme elle l’a fait hier au Premier ministre. Jean-Marc Ayrault devrait annoncer fin août celles qu’il retient pour la réforme qui sera débattue à l’automne.  L’une des mesures évoquée depuis quelques jours tient dans une hausse de la CSG plutôt que celle des cotisations classiques. « La hausse de la CSG est une option qui a une forte cohérence », a reconnu Marisol Touraine, ce 1er août sur RTL. Ajoutant immédiatement que les mesures de financement contenues dans la future réforme « sont encore en cours de discussion ».  En revanche, elle a été plus catégorique concernant la création d’un « compte pénibilité » pour les salariés ayant eu des conditions de travail difficiles durant leur carrière : travail de nuit, exposition à des substances dangereuses, charges lourdes à porter…  La réforme intègrera bien la mise en place d’un tel compte pénibilité à l’image du compte épargne-temps existant, a reconnu Marisol Touraine. Elle a cependant précisé que les conditions d’application de la mesure ne sont pas encore arrêtées.

 

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