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Brexit: Boris Johnson ou la solitude du populiste fou

Brexit: Boris Johnson ou la solitude du populiste fou

 

 

Comme Trump sans doute, Boris Johnson va être contraint de réduire l’action politique à la publication de tweets sans aucune conséquence sur sa politique. En effet, Boris Johnson vient d’être battu sur l’essentiel par le Parlement. D’une part les communes ont refusé une sortie du Brexit  sans accord mais ils se sont aussi opposés à l’organisation de nouvelles élections. Pour résumer Boris Johnson a joué toutes ses cartes et il a perdu. En outre,  il ne peut plus prendre d’initiatives parlementaires puisqu’il a mis en congé ce même Parlement ! Notons que la reine a signé la loi autorisant le report de la date du Brexit. Boris Johnson qui ne cesse de courir après son nombre populiste se retrouve complètement seul et sans perspective politique.

Deux portes se sont fermées, dans la nuit de lundi. Celle du Parlement, «suspendu» pour plus d’un mois sur une décision de Boris Johnson qui a enflammé la scène politique. Et celle qui ouvrait sur un Brexit sans accord au 31 octobre, qu’un texte porté par l’opposition a rendu impraticable. Même si le premier ministre semble vouloir garder un pied dans le battant, pour réussir ce Brexit «coûte que coûte» à la date butoir. On pourrait ajouter la fermeture d’une troisième porte, celle qui pouvait mener à des élections anticipées avant la fin du mois d’octobre, comme le voulait le premier ministre.

 

Sans surprise, les parlementaires ont repoussé cette nuit la demande du gouvernement de voter en faveur d’élections législatives anticipées à court terme. Ils avaient déjà repoussé cette même requête la semaine dernière. Boris Johnson voulait un scrutin le 15 octobre, afin de se donner une nouvelle majorité – perdue la semaine dernière – et avoir bride lâche pour mener à bien sa stratégie de Brexit. Mais l’opposition le soupçonne de vouloir la manipuler pour forcer un Brexit sans accord.

 

Chômage: la baisse «va continuer» s’il y a de la croissance ! (Muriel Pénicaud)

Chômage: la baisse «va continuer» s’il y a de la croissance ! (Muriel Pénicaud)

La ministre du travail a parlé pour ne rien dire ou presque. Elle a en effet affirmé que la baisse du chômage pourrait continuer s’il y a de la croissance. Une déclaration d’une grande banalité car sans croissance voit mal comment l’emploi pourrait s’améliorer. Contrairement à ce qu’elle affirme il n’y a pas de baisse actuellement. Notons par exemple que le mois dernier il y a bien eu 30 000 chômeurs en moins inscrits mais que le halo du chômage, c’est-à-dire ceux qui ne recherchent plus vraiment un travail, a augmenté dans le même temps de 30 000. Pas étonnant quand on est sur une tendance d’évolution du PIB de plus 1,2 % ;  autant dire une évolution de l’activité  insuffisante pour significativement faire diminuer le chômage.  la ministre prend cependant des précautions oratoires pour indiquer que le chômage pourrait se dégrader s’il y a un changement de la donne macro-économique mondiale   faisant référence notamment au risque de «guerre commerciale» et en particulier aux tensions entre les Etats-Unis et la Chine.

Dans ce cas, «ça abîmerait quand même notre croissance. Mais à croissance continue, égale, on va continuer à baisser le chômage, je suis confiante», a-t-elle dit. Interrogée sur l’objectif affiché du gouvernement de ramener le taux de chômage à 7% à la fin du quinquennat, Muriel Pénicaud a estimé que «cet ordre de grandeur est possible s’il n’y a pas de changement macroéconomique, géopolitique mondial qui abîmerait la croissance».

 

Le taux de chômage a continué sa baisse en pente douce au deuxième trimestre à 8,5% selon les normes du Bureau international du travail (BIT), malgré une modeste croissance. Depuis la mi-2015, le taux de chômage poursuit une lente décrue. Il a retrouvé son niveau de début 2009 et reculé de 0,6 point sur un an. C’est-à-dire vraiment pas grand-chose surtout en regard des taux de chômage des pays voisins qui eux se situent autour de  6 % de taux d’inactivité (union européenne)

 

Brexit: encore la démission d’une ministre au Royaume-Uni

Brexit: encore la démission d’une ministre au Royaume-Uni

 

 

Indiscutablement le Royaume-Uni n’en finit pas de s’enfoncer dans la crise politique. Avec la démission de la ministre du travail opposée au Brexit  sans accord que veut imposer Boris Johnson, c’est le 19e ministre qui démissionne. Autant dire que c’est la décomposition progressive du système politique. Boris Johnson a au moins raison sur un point, compte tenu des contradictions entre partis et à l’intérieur des partis, des élections sont incontournables. Pas sûr cependant qu’elles permettent  de dégager une majorité stable et cohérente même si pour l’instant dans les sondages les conservateurs semblent faire la course en tête. Ces élections auraient au moins l’avantage de reporter sans doute aux calendes grecques la date du Brexit. Il faudra en effet soit reprendre les négociations à zéro, soit accepter l’accord passé entre l’union européenne et Teresa May.  Le problème de Boris Johnson c’est que pour l’instant il ne dispose plus de majorité pour soutenir ses positions ;

 

L’opposition peut désormais faire barrage au «no deal» envisagé par Boris Johnson le 31 octobre en cas de (probable) échec des négociations avec Bruxelles. Boris Johnson est d’une certaine manière pris au piège par le texte adopté par la chambre des communes». Le texte prévoit que, si Boris Johnson ne parvient pas à négocier un nouvel accord à Bruxelles ou s’il ne parvient pas à faire voter un «no deal» (option pour laquelle il n’y a pas de majorité à la Chambre des communes), il sera obligé de demander à Bruxelles un report au 31 janvier 2020.

 

Boris Johnson  a essayé  de contre-attaquer en tentant de faire voter des élections anticipées. La tentative échouée. Alors qu’il lui fallait obtenir les deux tiers des voix du Parlement, la participation des travaillistes, nécessaire pour réunir autant de suffrages, n’est pas au rendez-vous, le Labour craignant un piège de «BoJo» pour faire passer en douce un «no deal». Autre possible raison: d’après les sondages, une majorité de

 

Face au blocage politique complet entre le gouvernement et le parlement, Boris Johnson a annoncé qu’il organisera, lundi 9 septembre, un nouveau vote pour organiser des élections anticipées. «Je préférerais être mort au fond d’un fossé» que de demander un nouveau report à Bruxelles, proclame «BoJo».

 

Dernier rebondissement, samedi soir 7 septembre, la ministre britannique chargée du Travail et des Retraites, Amber Rudd, historiquement europhile, mais qui avait accepté malgré tout de faire partie du gouvernement de Boris Johnson, a annoncé sa démission, dénonçant un «assaut à la décence et à la démocratie» pour qualifier l’exclusion de 21 conservateurs «rebelles». Ce départ illustre bien la situation du parti conservateur qui, en privilégiant la voie du «no deal», semble contenter ses militants et ses électeurs, mais clive au sein de ses cadres, moins eurosceptiques, ce qui s’était déjà vu lors du référendum 2016 et ce qui se voit toujours parmi les «MP» (membres du Parlement, NDLR).

 

Municipales: la fessée pour LREM ?

Municipales: la fessée pour LREM ?

 

 

La république en marche pourrait bien recevoir une petite fessée lors des élections municipales. Certes, elle pourra toujours expliquer que le parti n’existait pas il y a cinq ans. N’empêche, on  pourra comparer le résultat d’élections à différents scrutins depuis 2017 aux résultats des municipales. Globalement, il se pourrait bien qu’une partie de la population ait  envie de sanctionner la politique économique et sociale du gouvernement aujourd’hui contesté par 70 % des Français.

 

En fait,  on pourrait bien transformer les municipales en une sorte de référendum contre Macron. Une hypothèse d’autant plus possible que la république en marche ne compte pas vraiment de leader incontesté sur le terrain et que ses candidats sont surtout des porteurs de pancartes de Macron auquel ils doivent tout. Il y a aussi les contradictions internes à la majorité. Des contradictions notamment entre la république en marche et le MoDem de Bayrou qui n’apprécie guère la concurrence excessive de LREM sur ses terres électorales. Il faut ajouter  à cela d’autres contradictions entre l’appareil central et les militants locaux. Des militants locaux animés par la mode du dégagé isthme et qui en bien virer les vieux crocodiles. Enfin la république en marche faute d’ancrage sur le terrain passe parfois de curieuses alliances avec selon les cas avec des maires  bien implantés de gauche ou de droite.

Dans plusieurs villes, à commencer par Bordeaux, la majorité aborde le scrutin de mars divisée. LREM doit aussi gérer ses dissidences internes, «au cas par cas». La direction du parti doit se prononcer cette semaine sur l’exclusion du parti du candidat dissident d’Aix-en-Provence, pour éviter la contagion.

Les dirigeants de LREM, qui disent aborder leur première élection locale avec «modestie et humilité» cherchent à mieux arrimer leurs partenaires et à attirer de nouveaux élus. «Nous devons rassembler toutes les forces progressives de ce pays», a plaidé Stanislas Guerini, le patron du parti. «Notre première responsabilité est d’être un parti ouvert, jamais En Marche ne sera un parti hégémonique», a insisté le numéro deux, Pierre Person. Reste qu’un grand nombre de chantiers à venir pourraient faire réapparaître des clivages au sein de la majorité.

 

Beauvau consulte déjà les députés en vue du débat sur l’immigration, prévu le 30 septembre au Parlement. «On risque de ne pas confirmer l’option du locataire de l’Élysée», prévient un parlementaire de l’aile gauche. D’où la nécessité, aux yeux de certains, d’organiser davantage les sensibilités politiques au sein de LREM. «On avait le choix entre être un mouvement politique ou un mouvement militant.  « ; La réalité c’est que la république en marche n’est pas non plus vraiment un mouvement militant mais plutôt un club de supporters de Macron.

 

Amazonie : doublement de la déforestation brésilienne

Amazonie : doublement de la déforestation brésilienne

Le massacre de l’Amazonie continue non seulement avec le développement des récents incendies mais aussi avec des opérations de déforestation clairement programmées pour augmenter notamment les surfaces cultivables. Des opérations de déforestation permises par la suppression de zones protégées et des espaces où vivent les indigènes. Une politique délibérée de la part du climatosceptique Bolsonaro, présidant du Brésil, qui par ailleurs ne cache pas ses liens avec les milieux financiers. Pour se faire une idée, le Brésil a supprimé une surface de forêt supérieure à un département français depuis le début de l’année. Compte tenu des incendies, la déforestation pourrait représenter plus de deux départements français d’ici fin 2019. Certes la souveraineté du Brésil ne saurait être mise en cause cependant ce pose  plan international la question de ses limites quand cela met en jeu les rééquilibre climatique de la planète. Pourrait-on par exemple autoriser un pays à empoisonner volontairement la mer sous le prétexte que cette action se déroule dans ses eaux territoriales ? C’est la même problématique pour le Brésil. Dans un cas c’est l’eau qui est en cause et là c’est la qualité de l’air et le climat

Entre janvier dernier et le mois d’août, et à la même période de 2018, la déforestation de la forêt amazonienne brésilienne a touché 6.404,4 km² supplémentaires au total, contre 3.336,7 km² précédemment, selon des données officielles provisoires fournies dimanche. Ce qui représente une augmentation de 91,9%.

Rien que pour le mois d’août, 1.700,8 km² ont disparu, moins qu’en juillet (où les chiffres avaient quadruplé), mais plus de trois fois plus qu’en août 2018 (526,5 km²) selon le système DETER d’alertes satellitaires de l’Institut national pour les investigations spatiales (INPE).

 La déforestation s’est emballée ces quatre derniers mois : 738,2 km² en mai, 936,3 km² en juin, 2.255,4 km² en juillet et désormais 1.700,8 km² en août.

Les experts estiment que le chiffre de 10.000 km² pourrait être atteint cette année pour la première fois depuis 2008.

Spécialistes et défenseurs de l’environnement expliquent cet accroissement de la déforestation par la pression des forestiers et des éleveurs encouragés par le soutien du président brésilien, Jair Bolsonaro, à l’ouverture de réserves indigènes et de zones protégées pour développer ces activités ainsi que les prospections minières.

Selon les experts, il devrait y avoir en septembre davantage de foyers d’incendie dans la région amazonienne car « le pic de la déforestation a lieu en juillet et celui des incendies en septembre », a relevé Ane Alencar, la directrice scientifique de l’Institut pour les enquêtes environnementales en Amazonie (IPAM).

Services des Urgences : la cour des miracles

Services des Urgences : la  cour des miracles

 Pas sûr que le nouveau plan d’Agnès Buzyn soit à la hauteur des enjeux ; Elle devrait annoncer des créations de lits supplémentaires,  un numéro de téléphone unique et une aide financière qui reste à négocier avec Bercy.  Régulièrement la crise des urgences réapparaît dans les médias. Une crise indiscutable si l’on se fie aux délais d’attente des patients. Mais une crise à plusieurs facettes. Une crise de l’organisation du système sanitaire, aussi une crise de société et une crise du fonctionnement de l’État.

La fréquentation des services a doublé en dix ans. Plus de 21,4 millions de passages y ont été recensés en 2017, un chiffre en hausse de 2,1% sur un an. Inédit par son ampleur, le mouvement démarré mi-mars à Paris après une série d’agressions n’a cessé de s’étendre. Le personnel des urgences réclame 10.000 emplois supplémentaires, une augmentation de salaire de 300 euros et l’arrêt des fermetures de lits dans les hôpitaux. Il est indiscutable que les conditions de travail dans les services d’urgence sont devenues intenables et que parfois elles  mettent même la vie des patients en danger. Ceci étant, c’est la conséquence de l’organisation du système sanitaire caractérisé notamment par l’affaiblissement du nombre de généralistes non seulement dans les zones denses mais aussi en zone rurale. Il n’y a plus de généralistes susceptibles d’intervenir et du coup, les patients sont orientés de façon systématique vers les urgences qui doivent traiter de vraies  pathologies, aussi des dérèglements psychiques et sociaux. La responsabilité en incombe à l’État qui a réduit le nombre de médecins, aussi aux médecins eux-mêmes qui  dans nombre de cas n’acceptent désormais les malades que sur rendez-vous et certains jours de la semaine. Des médecins qui se comportent pour certains comme des fonctionnaires. D’ailleurs nombre d’entre eux  choisissent la fonction publique. D’autres préfèrent opter pour des spécialités qui ménagent le temps de travail et les congés par rapport à des généralistes  à l’ancienne qui  travaillent  10 ou 12 heures par jour. La responsabilité en incombe aussi aux patients eux-mêmes et à leurs familles. Souvent au moindre petit bobo par exemple dans les maisons de retraite (là aussi on  manque d’infirmières et de médecins), on oriente vers le service des urgences. Un service des urgences devenu une véritable cour des miracles : des victimes de brutalité, des ivrognes, des clochards, des blessés légers et de vraies pathologies graves. Le système de santé est en cause, la société également mais l’organisation des hôpitaux aussi. En effet, ce n’est pas parce que le service des urgences est débordé qu’il faut s’interdire de faire un audit sur le fonctionnement d’un hôpital devenu une sorte d’usine sans cohérence de gestion où les difficultés du personnel soignant cachent trop souvent l’improductivité de nombre d’autres agents.

Rugy se compare à l’affaire Dreyfus ou le summum de la bêtise

Rugy se compare à l’affaire Dreyfus ou le summum de la bêtise

 

Non seulement De Rugy a mis les mains dans le port de confiture en se roulant dans les ors de la République mais en plus il ose comparer son affaire à celle de Dreyfus. De Rugy se dit aussi être la victime expiatoire des Gilets jaunes. Bref, presque Jeanne d’Arc. En plus,  ce serait un complot,  Injuste bien entendu puisqu’il affirme avoir tour joué la transparence. Il est vrai que sur le plan politique de Rugy a toujours été très transparent !

À grand renfort de communication de Rugy,  ancien ministre de l’écologie, accusé d’avoir mis les doigts dans le pot de confiture lorsqu’il était président de l’Assemblée nationale avait réagi avec grandiloquence contre la presse en général et Mediapart en particulier. Il menaçait de mettre tout ce beau monde en prison en les attaquant en justice. La vérité est moins glorieuse  car sur les quatre ou cinq faits indiscutables reprochés à de Rugy, l’intéressé n’a retenu qu’une plainte finalement assez secondaire concernant l’appartement qu’il occupait à Ormeau en Loire-Atlantique. Un appartement qui a bénéficié d’une  aide sociale  dont paraît-il il n’était pas au courant. Par contre, pour les dérives relatives son passage comme président de l’Assemblée nationale, pas un mot, pas une plainte. Mediapart a seulement reçu mardi une assignation après le dépôt d’une plainte en diffamation de François de Rugy au sujet d’un article sur le logement qu’il a occupé à Orvault en Loire-Atlantique. À la télévision, l’ex-ministre s’est montré très offensif contre la presse.

 Les révélations qui ont miné la position de François de Rugy au sein du gouvernement avant de précipiter son départ ont touché des objets très divers: dîners fastueux à l’hôtel de Lassay lorsqu’il était président de l’Assemblée nationale, coûteux travaux dans son appartement de fonction, utilisation de son chauffeur à Nantes, et location d’un logement à vocation sociale à Orvault, Au journaliste Patrick Cohen sur France cinq qui lui demandait pourquoi il n’avait pas jugé bon de porter plainte pour les autres articles, il a avancé: « Je vais vous dire une chose et ça tous les Français qui portent plainte le savent bien. Vous savez combien ça coûte de faire des procédures judiciaires ? Vous savez combien ça m’aurait coûté si j’avais dû porter plainte non seulement sur chaque article mais en plus à l’intérieur de chaque article sur plusieurs mensonges ? Il faut être très riche en France pour faire valoir son bon droit sur la vérité quand on est face à une campagne aussi forte ! ». «Mais je sais d’où ça vient», ajoute l’ex-président de l’Assemblée nationale, convaincu d’avoir été victime d’une «vengeance» à trois origines. «Une vengeance politique de mon ancien parti» (EELV), mais aussi une «vengeance politico-syndicale» venant de l’Assemblée – «où j’avais engagé une réforme de la fonction publique parlementaire» – et du ministère de la Transition écologique – «où (…) j’avais engagé un certain nombre de changements qui déplaisaient fortement et bousculaient un certain nombre d’intérêts bien établis» !!!

 

La candidature Villani montre le vrai visage théocratique de LREM

 

 

La candidature Villani  montre le vrai visage théocratique de LREM

 

Avec la candidature de Villani, la république en marche a pris d’un coup 20 ou 30 ans de plus en se comportant finalement de manière aussi bureaucratique et sectaire que les autres partis. En effet, la plupart des ténors de la majorité sont montés au créneau pour critiquer la décision du mathématicien de se présenter à Paris et donc de s’asseoir sur la candidature officielle de Griveaux. Une candidature pourtant décidée par un comité de désignation bidon comme d’ailleurs la plupart des comités qui désignent les responsables dans le parti de Macron. Et pour cause, ce parti n’existe pas. Macron l’a transformé dès le départ en club de fans. Ce parti n’a aucun fonctionnement démocratique, aucune vie, aucune réalité régionale et locale. Pour faire semblant de satisfaire à la démocratie, on désigne deux ou trois membres chargés d’adouber des candidats désignés par avance. Villani  a transgressé les règles déclarent nombre de responsables de la république en marche. Finalement , il n’a fait qu’imiter Macron qui a fait exactement la même chose en accédant pouvoir grâce au parti socialiste puis en s’affranchissant des règles de ce parti.

 

Cette affaire pourrait être grave pour la république en marche qui montre ainsi son vrai visage d’appareil et de club d’élus et de futurs élus. La décision de Villani constitue une sorte de crime de lèse-majesté à l’égard du monarque républicain Macron. Macron n’est sans doute pas le premier monarque républicain mais son autoritarisme dépasse tout ce qu’on a connu aussi bien dans le champ politique que dans l’appareil d’État. Voir à cet égard l’ampleur et la vitesse de d’enterrement par la justice des affaires politico financières. Bêtement, les responsables de la république en marche reprennent en chœur les critiques à l’égard de Villani. Ils pourraient le payer très cher car l’opinion va découvrir la réalité d’un parti qui se voulait transgressif mais qui n’est en réalité que bureaucratique, théocratique et archaïque.-  Ce qui est certain c’est que Villani ne renoncera pas car lui au contrairement à  d’autres comme Griveaux n’a pas besoin de la politique pour exister.

“Je m’engage dans cette course pour aller jusqu’au bout”, a-t-il dit sur BFM TV-RMC. “Nous avons eu (avec Benjamin Griveaux) quelques échanges sur diverses formules pour mener la campagne, tout pris en compte, j’ai estimé que la meilleure façon d’être fidèle à mes engagements et ce pourquoi je suis entré en politique, c’était ma déclaration hier”.

“Je joue toujours collectif, je me lance dans une démarche libre, indépendante, précisément parce que je pense que c’est la démarche qui permet de rassembler”, a-t-il ajouté. “C’est sûr qu’on ne s’improvise pas, et cette annonce de candidature hier a été préparée dans un très grand détail avec les équipes”.

Malgré l’”engagement rompu”, le délégué général de LaRem, Stanislas Guerini a confirmé mercredi soir que Cédric Villani ne serait pas exclu du parti.

Selon une enquête Ifop commandée par l’équipe de Cédric Villani et publiée en juillet par l’Opinion, le député de l’Essonne était donné gagnant au second tour des municipales face à Anne Hidalgo (51% contre 49%) tandis que Benjamin Griveaux était donné battu (49% contre 51%).

75% des Français condamnent l’injustice de la politique de Macron (sondage Elabe)

75% des Français condamnent l’injustice de la politique de Macron (sondage Elabe)

 

 

Visiblement l’omniprésence de Macron dans les médias n’aura pas changé grand-chose quant à l’appréciation des Français sur l’efficacité et la justice de la politique économique et sociale du gouvernement. On se demande même si ce trop-plein de présence médiatique ne finit  pas par lasser. Le problème de Macron, c’est l’énorme décalage entre des discours relativement ésotériques et sa pratique. Certes Macron est brillant et sa dialectique annihile toute contestation mais il s’agit d’une sorte de délire voir de diarrhée verbale qui ne mord pas sur l’opinion. Il y a en outre quelque chose de faux dans la tonalité de Macron qui fait trop de concessions à la discipline théâtrale au détriment et de la vérité. Toujours est-il que 75% des Français estiment dans un sondage Elabe pour BFM que les orientations définies par le président de la République et le gouvernement sont injustes, car elles ne répartissent pas équitablement les efforts selon les capacités de chacun. Un taux en chute de trois points par rapport à la précédente mesure établie le 14 juinDans le détail, 83% des classes populaires, groupant les salariés et les ouvriers, pointent cette injustice.

Nos concitoyens sont ensuite 76%, là encore en baisse de trois points, à estimer que la politique actuelle est inefficace pour réduire les inégalités entre les territoires. Pour améliorer le pouvoir d’achat alors? Pas davantage, pour 75% de nos compatriotes malgré une décote de deux points. 78% des inactifs, dont les retraités, fustigent d’ailleurs ce manque d’emprise sur la courbe du pouvoir d’achat.

Réduire les déficits publics avec un tel cap, il ne faut pas y penser non plus, pour 73% des personnes sollicitées, une décrue de cinq points. Plus largement, ils sont 69%, après une glissade de deux points, à dire que la politique de l’exécutif ne permet pas d’améliorer la situation du pays. 66% des Français, une statistique cette fois stable, affirment que celle-ci est inefficace pour relancer l’économie.

L’électroporation avenir de la médecine ?

 

L’électroporation avenir de la médecine ?

Plus de 400 scientifiques en congrès à Toulouse pour discuter des perspectives de développement de l’électroporation qui  consiste à appliquer des impulsions de champ électrique ultracourtes et intenses aux cellules, qu’elles soient isolées ou organisées dans les tissus chez l’animal, chez l’humain ou chez les végétaux  pour augmenter leur perméabilité membranaire.

Cette technique permet de créer des pores dans les membranes des cellules et ainsi de faire entrer ou sortir des molécules de manière très efficace, précise et ciblée directement dans la cellule.

“Appliqué à la médecine, nous faisons des petits trous avec des électrodes dans les membranes des cellules afin d’y faire entrer des molécules d’intérêt, contrairement aux médicaments qui ont du mal à pénétrer une cellule”, explique Marie-Pierre Rols, directrice de recherche CNRS à l’Institut de pharmacologie et biologie structurale de Toulouse, qui travaille depuis 30 ans sur le sujet.

“Cette technique est très efficace car elle permet de faire pénétrer jusqu’à mille fois plus certains médicaments anticancéreux qu’une chimiothérapie classique et ceci avec très peu d’effets secondaires », précise la scientifique toulousaine, arguant que près de 150 centres hospitaliers en Europe utilisent l’électroporation qui n’est pour l’instant pas autorisée en France, faute d’avoir été examinée par la Haute autorité de santé.

Autorisée en médecine vétérinaire en France, la méthode de l’électroporation s’est généralisée et permet ainsi le traitement de tumeurs cutanées avec des résultats de guérison avoisinant les 99% chez les chevaux.

“Grâce à nos travaux pour comprendre le fonctionnement de l’électroporation, les industriels de l’agroalimentaire utilisent désormais cette technique pour stériliser les aliments et des jus de fruits, extraire le sucre de la betterave ou même cuire des aliments sans les chauffer en préservant les vitamines”, détaille Marie-Pierre Rols.

Afin d’améliorer les qualités gustatives des vins, la méthode est aussi utilisée dans les vins de Gaillac (Tarn) pour l’extraction de polyphénols des grains de raisins.

“La définition d’un vin se trouve dans les polyphénols, la pellicule de la baie de raisin”, explique Loic Royant, directeur général de la société Lery Biotech, un des leaders mondiaux dans le marché des générateurs d’impulsion, qui participe au congrès toulousain.

“En envoyant un chemin électrique dans la baie de raisin grâce à un générateur, nous libérons ce caractère spécifique du vin de manière plus qualitative et plus rapide”, assure le patron de cette PME toulousaine créée en 2015 et qui travaille également pour le traitement des tumeurs par électrochimiothérapie en clinique vétérinaire.

“C’est une méthode d’avenir qui a déjà fait ses preuves dans de nombreux domaines”, plaide Marie-Pierre Rols.

Zone euro: tendance nettement baissière de la croissance

Zone euro: tendance nettement baissière de la croissance

 

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La croissance se tasse nettement en zone euro et on aura sans doute du mal à atteindre une augmentation de 1 % du PIB sur l’année. La croissance du produit intérieur brut (PIB) des 19 pays du bloc, menacés par le Brexit et les tensions commerciales, a été confirmée à 0,2% pour le deuxième trimestre, contre 0,4% sur les trois premiers mois de l’année, Sur un an, la croissance du deuxième trimestre a quand m^me été révisée en légère hausse à 1,2% contre une précédent estimation de 1,1%.

Le commerce dans son ensemble a ralenti au deuxième trimestre, aussi bien les importations que les exportations qui ont stagné après avoir augmenté de 0,9% au premier trimestre. Globalement, le commerce a contribué à hauteur de 0,1 point de pourcentage à la croissance du PIB.

 

Le président américain Donald Trump a intensifié la guerre commerciale avec la Chine au mois de mai en relevant les droits de douane sur 200 milliards de dollars de produits chinois supplémentaires. Bien que l’Union européenne (UE) ne soit pas directement impliquée dans ce conflit, les entreprises du Vieux Continent sont affectées, notamment celles qui produisent directement en Chine ou qui fournissent par exemple des machines aux usines locales.

Washington a aussi menacé à plusieurs reprises l’Europe de nouvelles sanctions commerciales après avoir imposé des droits de douane sur l’acier et l’aluminium l’an dernier.

L’économie allemande, première économie du bloc, qui repose lourdement sur les exportations, s’est contractée de 0,1% au deuxième trimestre, plus mauvaise performance de la zone euro.

Un recul des commandes à l’industrie allemande et la baisse inattendue de la production de cette dernière, en juillet, ont accentué les risques de récession au troisième trimestre pour la locomotive économique traditionnelle de l’Europe.

L’économie italienne, la troisième de la zone euro, stagne depuis cinq trimestres, avec une croissance de 0,1% seulement au premier trimestre, tandis que la croissance en France s’est maintenue à 0,3% au deuxième trimestre, comme au premier.

Parallèlement, Eurostat a annoncé que l’emploi dans la zone euro avait aussi progressé de 0,2% au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent.

Rio-Paris: le sursaut de la justice ?

Rio-Paris: le sursaut de la justice ?

Il est évident que la décision des magistrats instructeurs d’enterrer l’affaire tragique du vol Air France Rio Paris constitue un véritable scandale, un vrai déni de justice. Il est clair que dans cette décision se plient aux intérêts économiques d’Air France et surtout d’Airbus et a écrasé toute autre considération. Ce n’est pas la première fois que la France étouffe une affaire aérienne un secteur économiquement très sensible. D’une certaine manière, le secteur aérien constitue même un Etat dans l’Etat et l’administration qui gère le secteur constitue une sorte de ministère à elle seule. Heureusement quand même le parquet vient de manifester un sursaut de justice en faisant appel de la décision  de magistrats instructeurs trop partiaux. Un procès est pour le moins nécessaire. On ne peut en effet adhérer à la conclusion que seuls les pilotes morts sont  responsables. Il ne s’agit d’ailleurs pas forcément de désigner un ou plusieurs coupables mais de rechercher les éventuelles responsabilités et les failles du système.

Dans leur ordonnance du 29 août, notifiée aux parties le 4 septembre, les deux magistrats instructeurs estiment qu’il n’y a pas de charges suffisantes pour renvoyer devant un tribunal la compagnie aérienne et le constructeur européen. Ils rejettent en revanche sur les pilotes la responsabilité de cette catastrophe aérienne.

Le parquet de Paris avait requis en juillet un non-lieu pour Airbus mais le renvoi d’Air France devant un tribunal, pour négligence et imprudence. Les avocats de l’association de familles de victimes françaises Entraide et Solidarité AF447 avaient dénoncé jeudi dans la décision des juges d’instruction un “déni de justice” et annoncé qu’ils allaient eux aussi faire appel.

Brigitte Macron «vraiment moche», Bolsonaro ou le degré zéro de la politique !

Brigitte Macron «vraiment moche», Bolsonaro ou le degré zéro de la politique !

Un ministre reprend les propos de Bolsonaro concernant le physique de Brigitte Macron. Une argumentation qui montre la nullité politique du président brésilien et de son entourage. Des déclarations lamentables de la part d’un personnel politique sans aucune dignité et sans compétence qui se voit ainsi réduit à utiliser l’insulte en guise d’argumentaire. Le ministre brésilien de l’Economie a estimé jeudi que Brigitte Macron, l’épouse du président français, était «vraiment moche», lançant une nouvelle charge contre la Première dame déjà attaquée sur son physique par le président Jair Bolsonaro.

«Le président l’a dit, et c’est la vérité. Cette femme est vraiment moche», a déclaré Paulo Guedes, poids lourd du gouvernement, après les commentaires récents du président Bolsonaro sur l’épouse d’Emmanuel Macron, qui avaient provoqué l’indignation en France comme au Brésil.

Il y a beaucoup de «vérité» dans ce qu’a dit Jair Bolsonaro, a insisté le ministre lors d’un débat avec des hommes d’affaires à Fortaleza (nord-est), au sujet de ces propos jugés «extraordinairement irrespectueux» par le chef de l’Etat français.

«Le président (Bolsonaro) l’a dit, et c’est la vérité. Cette femme est vraiment moche», a dit le ministre, déclenchant un tonnerre d’applaudissements. Après une pause, il a ajouté en souriant: «Il n’y a pas de femme moche, seulement de femme regardée sous le mauvais angle».

Face au tollé, Jair Bolsonaro avait fini par retirer son commentaire d’un post offensant sur Facebook concernant le physique de Mme Macron, en plein bras de fer entre Brasilia et Paris sur les incendies en Amazonie.

Il avait écrit : «n’humilie pas, mec, MDR» («mort de rire») en commentaire à un montage photo montrant Mme Macron sur une photo désavantageuse et Michele Bolsonaro rayonnante le jour de l’investiture de son époux à la présidence. «Maintenant vous comprenez pourquoi Macron attaque Bolsonaro?», avait demandé l’internaute sur son compte Facebook.

De nombreux internautes au Brésil avaient apporté leur soutien à Brigitte Macron, s’excusant auprès d’elle en dénonçant des propos intolérables et sexistes.

Candidatures LREM dissidentes aux municipales: la diarrhée verbale Sibeth Ndiaye

Candidatures LREM dissidentes aux municipales: la diarrhée verbale Sibeth Ndiaye

La porte-parole du gouvernement a vainement tenté de justifier la position de la république en marche vis-à-vis de la candidature dissidente de Villani à Paris mais en utilisant comme d’habitude une dialectique de type macronienne, proche de la diarrhée verbale. Un flot de mots, de phrases, de contradictions et de langue de bois. Un flot inarrêtable, incompréhensible qui dit tout et le  contraire. Bref, la porte-parole imite Macon mais avec moins de talent littéraire.

Sibeth Ndiaye a bien prononcé une mise en garde vis-à-vis de Villani et autres contestataires :

« J’en appelle à la responsabilité de chacun de nos marcheurs. La responsabilité, c’est admettre que parfois, les choix qui sont faits ne sont pas des choix qui nous siéent. C’est admettre que parfois on n’est pas l’élu, que parfois on n’est pas la bonne personne au bon moment », a plaidé la porte-parole du gouvernement.

Mais la  secrétaire d’État a justifié la possibilité d’alliances avec des maires sortants, pour « ne pas rajouter de la division »:

« On a toujours considéré que nous étions de gauche et de droite en même temps. (…) Pour les municipales, il y a des endroits où des projets portés par des maires sortants, qu’ils soient de droite, historiquement, qu’ils soient de gauche, historiquement, sont des projets qui nous conviennent, donc assez naturellement on va les soutenir ». Bref une stratégie électorale qui ressemble à de la bouillie pour les chats et à de la très vieille politique enveloppée dans du papier de soie.

L’insidieuse hausse de la taxe foncière pour remplacer la taxe d’habitation

L’insidieuse hausse de la taxe foncière pour remplacer la taxe d’habitation

 

Comme on pouvait l’imaginer, on pourrait assister à un transfert du montant de l’ancienne taxe d’habitation dans la taxe foncière. Le processus est d’ailleurs engagé dans plusieurs régions. La responsabilité en incomberait aux impôts qui révisent arbitrairement les valeurs foncières. On sait d’ailleurs que c’est un grand projet gouvernemental actuellement sous le coude. On envisage en effet une réévaluation générale de toute les valeurs foncières au motif que les logements  disposeraient désormais de l’eau, de l’électricité, de chauffage ou encore de WC et de salles d’eau par rapport à la situation d’il y a une cinquantaine d’années. Bref il s’agit de trouver des raisons d’augmenter la fiscalité. Du côté des élus locaux,  on se frotte aussi les mains. On considère que la compensation par l’État de la suppression de la taxe d’habitation n’est pas suffisante  et que le meilleur moyen est de transférer progressivement l’équivalent de la taxe d’habitation dans la taxe foncière. Selon Le Parisien, le fisc a réévalué (comme chaque année) la valeur locative de logements et locaux, laquelle sert de base au calcul de la taxe foncière à payer le 15 octobre: 134.000 locaux ont été concernés cette année. Selon l’Union nationale des propriétaires immobiliers, certaines hausses atteignent jusqu’à 136%!

Comme chaque année, l’administration fiscale a révisé (à la hausse comme à la baisse) la valeur locative (cadastrale) qui sert de base au calcul de l’impôt foncier. Elle représente le loyer théorique annuel que le bien serait susceptible de rapporter dans des conditions normales à une date de référence.

Établies en 1970, ces valeurs locatives sont réévaluées avec parcimonie par le fisc en fonction des territoires. Le sujet est sensible pour les collectivités locales qui redoutent que leurs administrés propriétaires ne soient trop pénalisés par la révision à la hausse de ces valeurs qui déterminent le montant de l’impôt foncier à payer. Environ 134.000 locaux auraient vu leur valeur locative réévaluée en 2017 et 2018 contre 149.000 en 2016, selon l’administration fiscale, rapporte le quotidien.

Sondage – 75% des Français condamnent l’injustice de la politique de Macron

Sondage – 75% des Français condamnent l’injustice de la politique de Macron

 

 

Visiblement l’omniprésence de Macron dans les médias n’aura pas changé grand-chose quant à l’appréciation des Français sur l’efficacité et la justice de la politique économique et sociale du gouvernement. On se demande même si ce trop-plein de présence médiatique ne finit  pas par lasser. Le problème de Macron, c’est l’énorme décalage entre des discours relativement ésotériques et sa pratique. Certes Macron est brillant et sa dialectique annihile toute contestation mais il s’agit d’une sorte de deux délire voir de diarrhée verbale qui ne mord pas sur l’opinion. Il y a en outre quelque chose de faux dans la tonalité de Macron qui fait trop de concessions à la discipline théâtrale au détriment et de la vérité. Toujours est-il que 75% des Français estiment que les orientations définies par le président de la République et le gouvernement sont injustes, car elles ne répartissent pas équitablement les efforts selon les capacités de chacun. Un taux en chute de trois points par rapport à la précédente mesure établie le 14 juinDans le détail, 83% des classes populaires, groupant les salariés et les ouvriers, pointent cette injustice.

Nos concitoyens sont ensuite 76%, là encore en baisse de trois points, à estimer que la politique actuelle est inefficace pour réduire les inégalités entre les territoires. Pour améliorer le pouvoir d’achat alors? Pas davantage, pour 75% de nos compatriotes malgré une décote de deux points. 78% des inactifs, dont les retraités, fustigent d’ailleurs ce manque d’emprise sur la courbe du pouvoir d’achat.

Réduire les déficits publics avec un tel cap, il ne faut pas y penser non plus, pour 73% des personnes sollicitées, une décrue de cinq points. Plus largement, ils sont 69%, après une glissade de deux points, à dire que la politique de l’exécutif ne permet pas d’améliorer la situation du pays. 66% des Français, une statistique cette fois stable, affirment que celle-ci est inefficace pour relancer l’économie.

Sécheresse: la FNSEA compte seulement 14 000 entreprises sinistrées !

Sécheresse: la FNSEA compte seulement 14 000 entreprises sinistrées !

 

 

De manière un peu irresponsable, la FNSEA estime à seulement 80 millions les dégâts de la sécheresse pour le secteur agricole quand sans doute les dégâts atteignent des centaines de millions.  Seulement 14 000 exploitations seraient concernées sur les 450 000 du pays. Une évaluation tout à fait fantaisiste et dangereuse. En effet, les conséquences de la sécheresse dépassent et de très loin les 80 millions évoqués. Il faudra d’ailleurs attendre la fin de la saison pour faire un bilan autrement plus pertinent. Attendre par exemple l’ensilage des maigres productions de maïs qui vont affecter la production de viande. Une viande produite déjà depuis plusieurs mois avec du fourrage puisque les prés sont complètement grillés. La même problématique se pose pour les producteurs de lait dont les coûts vont également croître. Il faudra aussi attendre les vendanges pour bien apprécier les pertes de productions affectées en début d’année par le gel et plus tard grillé par des températures excessives. En apparence,  les producteurs de céréales s’en sont bien sortis avec de bons rendements. Le problème c’est que les rendements ont été excellents dans le monde entier en particulier dans les pays de l’Est. De ce fait, les cours s’écroulent et les retombées financières de ce phénomène affecteront fortement le résultat des les entreprises. La conséquence immédiate de tout cela sera de nouvelles faillites d’exploitations.

Le nombre de chefs d’exploitation agricole s’est réduit à 448 500 (-1%) en 2018. En 2017, il s’élevait encore à 453 000, et en 2016 à 462 000, a précisé la MSA, le régime de sécurité sociale des agriculteurs (santé, retraite, emploi). y a dix ans, en 2008, la France comptait encore 514 000 agriculteurs. Le pays « perd entre 1,5% et 2% de chefs d’exploitation par an », a indiqué un responsable de la MSA, selon lequel cette érosion est « assez régulière ».

Par paresse autant sans doute que par manque de courage politique, la FNSEA pour justifier le dommage à 80 millions se fonde sur l’assureur agricole Groupama qui ne prend en compte que les sinistres déclarés.

Ce premier bilan devrait être très inférieur à l’estimation finale, les agriculteurs étant couverts sur ce sujet jusqu’en octobre. D’autres assureurs agricoles, majeurs comme le Crédit agricole, n’ont pas encore dévoilé leurs chiffres. Avec la multiplication des aléas météorologiques, liés notamment au changement climatique, les coûts d’indemnisation vont crescendo depuis plusieurs années.

En juillet, la Fédération française de l’assurance avait chiffré entre 700 et 900 millions d’euros le coût annuel de tels épisodes de sécheresse, lors des quatre dernières années. Pour aider les agriculteurs à passer le cap cette année, le ministère de l’Agriculture avait demandé fin juillet à Bruxelles d’anticiper le versement d’une partie des aides européennes, à mi-octobre. Soit l’équivalent d’un milliard d’euros d’avance. Un coup de pouce pour soulager un peu les trésoreries des éleveurs, mises à mal par plusieurs saisons de manque d’eau.

Baisse de la consommation à caractère structurel ?

Baisse de la consommation à caractère structurel ?

 

 On s’interroge dans plusieurs médias sur la nature de la baisse en tout cas de l’atonie de la consommation. S’agit-il d’un phénomène conjoncturel ou structurel. Pour cela,  on se fonde sur l’évolution des ventes dans la grande distribution

Depuis quelques mois maintenant, les Français achèteraient  moins de produits en grande distribution. On parle de phénomène de déconsommation. Cela a débuté en 2016 avec un léger recul de 0,2% (le premier depuis la crise de 2008) et ne cesse de prendre de l’ampleur depuis. En 2018, les volumes avaient reculé de 0,8% et sur le premier semestre 2019, ils sont en retrait cette fois de 1% notent Les Echos. Cependant il dépenserait davantage et la nature des produits achetés évoluerait. Ce raisonnement est biaisé par le fait qu’il se fonde surtout sur l’évolution des ventes d’une grande distribution en perte de vitesse. Cela pour plusieurs raisons. D’abord, il y a le phénomène Internet qui ne cesse de prendre de l’ampleur et qui progresse surtout de manière quasi exponentielle. Ensuite, et c’est heureux, les Français commencent à adhérer sérieusement au circuit court et à la production locale. On ne peut pas conclure que les Français dépensent davantage car précisément la consommation des ménages est relativement atone. Il ne s’agit pas seulement d’un problème de pouvoir d’achat mais peut-être d’un phénomène de civilisation. Les achats sont davantage ajustés aux besoins réels. À noter que si les produits bio progressent (forcément plus chers surtout très chers dans la grande distribution !) Les Français fréquentent de plus en plus les enseignes discount. À noter que si les français dépensent davantage dans la grande distribution ils doivent aussi aux effets délétères de la loi qui a fait remonter artificiellement les prix des grandes surfaces sans pour autant profiter aux producteurs

Plus de 10.000 euros du mètre carré à Paris, 700 euros dans la France profonde !

Les 10.000 euros du mètre carré à Paris, 700 euros dans la France profonde

Les prix de l’immobilier continuent de flamber à Paris et serait de 12 000 euros le mètre carré. En tout cas d’après les notaires il serait déjà de plus de 11 000 € le mètre carré. Dans le même temps, les prix baissent dans les petites villes et villages. Les prix tournent autour de 700 euros le m2. Dans les deux cas c’est un désastre annoncé. Paris s’est déjà vidée depuis longtemps des couches populaires pour les expédier dans les banlieues. Les couches moyennes et les cadres son évacués dans la grande banlieue surtout les  propriétaires. Le logement à Paris devient un produit de luxe voire de super luxe pour spéculer. Jusqu’au jour où la bulle pourrait exploser. Inversement dans certaines provinces lointaines, on cherche des  candidats à la construction. Les demandes se font rares car la situation économique est dramatique caractérisée notamment par l’absence d’emploi. Progressivement petites villes et villages  se vident  de leur sang humain, de leurs commerces et de leurs services publics incitant un peu plus les couples et les célibataires les plus jeunes à partir. Le résultat d’uen folle  politique d’aménagement du territoire qui privilégie la métropolisation.

La mode de la métropolisation risque d’aboutir à un aménagement du territoire composé d’un côté d’une dizaine de villes de plus d’un million d’habitants concentrant une majorité d’emplois et de l’autre des zones en voie de régression voire  de désertification. Un non-sens non seulement économique et social mais aussi environnementale et sociétal. En effet l’hyper concentration qui génère effectivement une croissance endogène provoque aussi des dégâts humains et environnementaux catastrophiques. Les créations d’emplois se en effet concentrent depuis une dizaine d’années sur les aires urbaines de plus de 500.000 habitants, zones où l’on trouve les métiers les plus dynamiques – notamment les postes de cadres - au détriment des villes petites et moyennes, constate une étude de France Stratégie. Au total, c’est une douzaine de métropoles régionales qui se partagent quasiment la moitié (46%) des emplois, dont 22% pour Paris et 24% en province. Et ce marché de l’emploi à deux vitesses se creuse. La situation est inédite: entre en 1968 et 1999, la croissance de l’emploi profitait à l’ensemble du pays… avant que les territoires ne se différencient de plus en plus, et que la fracture ne se transforme en fossé entre 2006 et 2013. C’est durant cette période que les aires urbaines de plus de 500.000 habitants ont massivement créé des emplois alors que les villes moyennes, les petites villes et les communes isolées ont subi des pertes, observe l’organisme placé auprès du Premier ministre. Ce phénomène a un nom: la «métropolisation». Or cet aménagement du territoire qui privilégie l’hyper concentration autour de quelques centres conduits le reste à la désertification.  . La mode aujourd’hui est à la métropolisation, c’est à dire à la sururbanisation (qui constitue pourtant une  aberration environnementale) tandis que certaines  petites villes, des villages s’appauvrissent, des villes moyennes stagnent ou régressent. L’élément le plus significatif de cette désertification c’est la raréfaction de l’emploi. Du coup,  les populations sont contraintes de rechercher des embauches de plus en plus loin de leur domicile (20, 30, 50 kms). Jusqu’au  jour où elles décident de quitter leur zone d’habitat pour  rejoindre des zones plus riches en emplois. Pour preuve de cette désertification : la baisse dramatique de la valeur du patrimoine immobilier. Par manque de populations,  les services rétrécissent comme peau de chagrin. Le cœur de la problématique de la désertification, c’est la disparition de l’emploi qui génère mécaniquement la fermeture des commerces et des services. La réactivation des villes moyennes, des  zones rurales défavorisées passe d’abord par une  analyse fine des réalités et de leur évolution sur longue période (emploi, PIB,  population, services etc.) ; aussi  par une prise en compte des  typologies différenciées des zones dont l’approche globale masque les disparités. Au-delà,  il convient d’agir sur les  leviers susceptibles d’abord de fixer la population active existante et d’encourager la création d’emplois. Bien entendu une  commune ne peut, à elle seule, inverser ces tendances lourdes même si elle peut intervenir utilement dans le champ actuel  de sa  responsabilité. Beaucoup de communes se préoccupent de leur développement pour autant l’environnement défavorable limite leur action (fiscalité, réglementation, transport, équipements et services). En fonction de certains scénarios économiques, sociaux et démographiques, en 2040 certains villages se transformeront en zones pour retraités voire même disparaîtront (d’autant qu’à cette date un  Français sur trois aura plus de 60 ans). L’activité économique interagit sur la qualité et le niveau des services et réciproquement. Si on se préoccupe légitimement des équipements et des services publics, par contre le soutien à l’emploi et à l’économie locale en particulier est plus déficient. Or en fonction du rythme de destruction  des emplois locaux, ce devrait être aussi une priorité. Encore une  fois compte tenu de la mode de la « métropolisation » ‘ pas spécifique à la France, il y a fort à parier qu’on pourra attendre encore longtemps des mesures significatives pour le développement rural des zones défavorisées. On ne saurait se limiter  à quelques dispositions certes utiles mais très insuffisantes (couverture internet, bureau de poste, quelques services …peut-être.

La candidature de Cédric Villani annonce-t-elle la défaite de LREM aux municipales

La candidature de Cédric Villani annonce-t-elle  la défaite de LREM aux municipales

La candidature de Cédric Villani à la mairie de Paris constitue indiscutablement un échec de l’appareil de la république en marche. Pourtant un comité de désignation  plus ou moins bidon avait désigné Benjamin Griveaux, un proche de Macron. On objectera que la situation de Paris est un peu spécifique du fait de la sociologie. Cependant, t il se pourrait bien que la république en marche  enregistre une défaite lors de ces  élections municipales. Le cas de Paris est aussi un peu particulier dans la mesure où Villani se réclame pratiquement autant de la gauche que de la droite de Macron. Chez Villani c’est un  en même temps de conviction contrairement à Macron et à son entourage. Le problème de la république en marche, c’est qu’elle  n’est pas parvenue à dégager des leaders charismatiques. Même au gouvernement, aucun ministre mis à part celui de l’éducation nationale ne parvient à faire son trou. Il en va de même chez les députés. A fortiori chez les candidats aux municipales dont beaucoup sont inconnus. Il y a chez la république en marche un manque général d’expérience politique et de compétence auxquels s’ajoutent maintenant le rejet de la politique de Macron sur le plans socio économiques par 65 à 70 % de la population. Macron porte la responsabilité de cette situation car il n’a pas voulu s’entourer de responsables à la hauteur craignant trop d’être un jour mis en concurrence. Pour l’essentiel, Macron est entouré de seconds couteaux comme Castaner, Griveaux, Ferrant et bien d’autres. Enfin la république en marche demeure un parti virtuel complètement sous la tutelle de Macron, sans véritablement de vie politique. Prudent et très habile politiquement

Cédric Villani- qui n’est pas un perdreau de l’année- a fait savoir qu’il avait contacté lundi Emmanuel Macron et Édouard Philippe. Sa candidature «alternative» à Paris «ne sera pas l’expression d’une défiance à leur égard». Même prévenance à l’égard du patron du mouvement, Stanislas Guerini, et de Benjamin Griveaux. Villani «ne s’exprimera pas contre La République en marche».

 

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