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La politique réduite à l’apparence médiatique

La politique réduite à l’apparence médiatique

Tous les sondages démontrent que les Français sont le peuple le plus pessimiste d’Europe. Toute la société porte une responsabilité dans la décadence du pays qui concerne des champs politiques très divers comme l’affaiblissement de l’autorité de l’État, l’augmentation des déficits publics et de l’endettement, l’islam radical, la sécurité en général, la drogue, l’affaiblissement du système de santé ou le lamentable niveau de l’école . Cela pour ne citer que les principaux sujets de préoccupation.

 

Encore une fois, tous les acteurs qui font société doivent accepter leur propre responsabilité. D’une certaine manière,  les peuples ont les dirigeants qu’ils méritent. Et en France , on préfère et de loin les bavards criards aux responsables clairvoyants et discrets. La plupart des partis sont complètement discrédités à force de réduire la politique à sa seule apparence. Le bla-bla devant une caméra pour donner l’illusion de la conviction et de l’action. Un art dans lequel Macron et la plupart des autres sont passés maîtres grâce notamment à la dialectique verbeuse et creuse des différents instituts politiques dont ils sont les produits ou dont ils s’inspirent.

Tous les partis sont discrédités et le report sur le front national constitue une sorte de refuge des déçus de la politique. Ils sont nombreux à droite comme à gauche. Une gauche surtout composée de bisous nounours qui s’éloignent chaque jour un peu plus des réalités socio-économiques. Et une droite qui se laisse tenter par la démagogie et-ou l’immobilisme. Mais un immobilisme qui concerne à peu près l’ensemble du système politique condamné à parler jusqu’à la nausée mais sans effet sur les transformations et les restructurations faute de courage et de vision. Bref la politique tombée au rang de la télé réalité et à ses décors de papier mâché.

Société-Sondage préoccupations des Français : en tête la délinquance

Société-Sondage préoccupations des Français : en tête la délinquance

 

La vague d’avril du baromètre politique Ipsos-La Tribune est marquée par une montée des préoccupations sur le niveau de la délinquance 

Pour cette vague d’avril, la part des Français qui citent le pouvoir d’achat comme une de leurs principales préoccupations est en baisse (43% citent ce sujet, -8 points depuis mars) bien que ce sujet reste en tête des préoccupations des Français.

Dans le détail, le pouvoir d’achat obtient 43 %, la délinquance 35 %, le système social 35 %, l’immigration 27 %, l’environnement 26 %, les crises internationales 25 %, le terrorisme 25 %.

Dans le contexte de médiatisation de meurtres et d’agression de mineurs, cette nouvelle vague du baromètre politique est marquée par la montée de la préoccupation pour le niveau de la délinquance : 35% citent désormais ce sujet, soit 7 points de plus qu’en mars. Ce sujet est désormais à égalité avec l’avenir du système social (35%). Le niveau de la délinquance est la première préoccupation parmi les sympathisants LR-UDI (47%) et ceux du Rassemblement national (56%).

Un nouveau bloc maghrébin sans le Maroc et la Mauritanie

Un nouveau bloc maghrébin sans le Maroc et la Mauritanie

Il est clair qu’un renforcement de la coopération économique au sein du Maghreb servirait le progrès des pays concernés. Pour cela un projet vise à la formation éventuelle d’un nouveau bloc maghrébin va se tenir lundi prochain à Tunis. Organisée par le président tunisien Kais Saied, elle réunira le président algérien Abdelmadjid Tebboune et le président du conseil présidentiel libyen Mohamed al-Menfi. Le problème c’est que le Maroc et la Mauritanie seront exclus de ce projet. Dommage évidemment car le Maroc est sans doute le pays le plus dynamique et le plus structuré. 

Dans un communiqué, les trois pays ont  souligné « la nécessité d’unifier et intensifier les efforts pour relever les défis économiques et sécuritaires, au service des intérêts » de leurs peuples.

 

Pour sa part, le chef de la diplomatie algérienne Ahmed Attaf a défendu ces initiatives comme destinées à combler un vide, alors que l’Union du Maghreb arabe (UMA), créée il y a 35 ans, est « dans le coma », qu’elle « n’a aucune activité ».

Au vu de cette « première réunion consultative entre les dirigeants des trois pays frères », selon un communiqué officiel, le futur bloc maghrébin comptera deux absents par rapport à l’UMA : la Mauritanie et le Maroc n’ont pas été conviés.

Des médias marocains comme Hespress et Le360 ont accusé l’Algérie de vouloir « former une alliance maghrébine contre le Maroc », son grand rival régional, et dénoncé une « manœuvre destinée à faire croire que l’Algérie n’est pas isolée dans son voisinage ». Toujours selon Le360, le président algérien se serait vu opposer une fin de non-recevoir début mars de la part de son homologue mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, qui aurait ainsi refusé catégoriquement de participer à une telle initiative sans le Maroc.

 

Sondage préoccupations des Français : en tête la délinquance

Sondage préoccupations des Français : en tête la délinquance

 

La vague d’avril du baromètre politique Ipsos-La Tribune est marquée par une montée des préoccupations sur le niveau de la délinquance 

Pour cette vague d’avril, la part des Français qui citent le pouvoir d’achat comme une de leurs principales préoccupations est en baisse (43% citent ce sujet, -8 points depuis mars) bien que ce sujet reste en tête des préoccupations des Français.

Dans le détail, le pouvoir d’achat obtient 43 %, la délinquance 35 %, le système social 35 %, l’immigration 27 %, l’environnement 26 %, les crises internationales 25 %, le terrorisme 25 %.

Dans le contexte de médiatisation de meurtres et d’agression de mineurs, cette nouvelle vague du baromètre politique est marquée par la montée de la préoccupation pour le niveau de la délinquance : 35% citent désormais ce sujet, soit 7 points de plus qu’en mars. Ce sujet est désormais à égalité avec l’avenir du système social (35%). Le niveau de la délinquance est la première préoccupation parmi les sympathisants LR-UDI (47%) et ceux du Rassemblement national (56%).

Politique-Poutine contre la France

Politique-Poutine contre la France

Un grand reporter, Patrick Forestier,  couvrant les principaux conflits d’Afrique, d’ex-URSS et du Moyen-Orient depuis quarante ans raconte comment le Kremlin pousse ses pions en Afrique au détriment de la France. Il considère cette dernière, gangrenée par ses relais d’influence, comme un des principaux obstacles à son ambition néo-impériale.(papier des Echos)

Restaurer la grandeur de la Russie impériale. Telle est la mission quasi mystique que s’est fixée Vladimir Poutine et que décrit Patrick Forestier, qui a couvert de nombreux conflits aux quatre coins du monde depuis quatre décennies pour « Paris Match » et pour la télévision. Un récit captivant sur la guerre « secrète et hybride » menée contre un Occident « pusillanime et dégénéré » que méprise celui qu’on présente abusivement comme un maître espion, alors qu’il s’est contenté de surveiller des dissidents en RDA jadis.

Cette revanche sur l’effondrement de l’URSS passe par l’Afrique, théâtre d’affrontement avec les Etats-Unis et la France, perçue à la fois comme le maillon faible de l’Alliance atlantique et un obstacle sur le continent. De la Libye au Tchad, en passant par le Mali, le Liban ou le Burkina Faso, Poutine use de tous les leviers possibles, élimination des gêneurs, corruption, usines à trolls russes, espions et propagandistes. En s’appuyant sur la rancoeur envers l’ex-puissance coloniale d’Africains semblant ignorer que la Russie s’y entend en matière de pillage de ressources ou de sujétion.

Mais l’affrontement se joue aussi, voire surtout, en Europe, notamment avec l’invasion de l’Ukraine, une nation qui n’existe pas vraiment selon le maître du Kremlin, ce que dément visiblement la farouche résistance ukrainienne. Une inversion de réalité dont le président russe est coutumier. Poutine prétend ainsi que son pays, pourtant doté de 6.000 ogives nucléaires et où aucun soldat étranger ne s’est aventuré depuis 1944, serait menacé.

Le chapitre sans doute le plus intéressant détaille la stratégie d’entrisme et d’influence du Kremlin en France. Agents stipendiés ou « idiots utiles », ex-généraux, universitaires, diplomates, journalistes, hommes d’affaires profitant de connivences en Russie, think tanks à client unique sentant la vodka, associations « amicales », experts discrédités par leur conviction jusqu’au 23 février 2022 que Poutine n’envahirait pas l’Ukraine relaient assidûment les éléments de langage du Kremlin.

Etrillant au passage les partis La France insoumise et le Rassemblement national, qui proposent de négocier avec un Poutine n’ayant jamais respecté aucun engagement depuis quinze ans, mais aussi des cadres Les Républicains, notamment Nicolas Sarkozy, l’ouvrage s’étonne de voir tant de prétendument patriotes et de gaullistes se montrer indulgents envers un régime nous menaçant régulièrement d’anéantissement nucléaire. Il rappelle qu’on peut « critiquer à raison le wokisme, les dirigeants européens, l’immigration ou le recul des valeurs familiales, sans pour autant se jeter dans les bras du Kremlin ».

 

POUTINE CONTRE LA FRANCE, UN GRAND REPORTER AU COEUR DES GUERRES DU KREMLIN »

essai

de Patrick Forestier. Editions Le Cherche Midi, 348 pages, 21 euros.

Le RN demandera la dissolution de l’assemblée après les européennes

Le RN demandera la dissolution de l’assemblée après les européennes

Déjà certain de la très grande victoire que lui donnent les sondages aux européennes, le Rassemblement national annonce qu’il demandera la dissolution de l’Assemblée nationale. Une demande politiquement légitime compte tenu de l’ampleur de résultats favorables au parti de Bardella. Mais vraisemblablement une demande qui juridiquement ne se sera pas satisfaite. En effet de nouvelles élections législatives pourraient être une catastrophe encore plus grande pour le parti au pouvoir mais aussi pour les Républicains. La gauche de son côté étant dispersée et globalement faible.

 

«Quand on est au pouvoir, quand on a 10 à 15 points d’écart par rapport au premier parti d’opposition, il y a un problème, non pas de légitimité, mais de crédibilité pour la majorité présidentielle», a fait valoir Jordan Bardella sur BFMTV. Selon qui, «les élections européennes, c’est l’unique occasion, la seule élection nationale du quinquennat, qui doit donc permettre aux Français de s’exprimer sur la politique du gouvernement, de faire entendre leur colère à Emmanuel Macron et par conséquent de désigner le mouvement politique qui sera chargé de préparer l’alternance.»

Juridiquement, seul le président de la république peut dissoudre l’Assemblée nationale , ce qu’il ne fera pas compte tenu des risques politiques.

Le problème c’est que en continuant à gouverner avec une majorité relative de plus en plus fragile et une opinion publique majoritairement défavorable, Macron va encore réduire le champ possible de son action. Au Parlement il pourra de moins en moins imposés de textes. Il ne peut guère espérer aussi être soutenu sauf rares exceptions par des majorités de l’opinion sur certains grands problèmes.
Conclusion les trois années qui restent à Macron risquent de très longues et très difficiles à gérer pour lui et sa majorité.

L’Europe perdante face à la Chine

L’Europe perdante face à la Chine

 

 Spécialiste de la mondialisation, l’économiste Benjamin Bürbaumer, Sciences-Po Bordeaux, décrypte les ressorts de l’affrontement entre la Chine et les Etats-Unis dans son dernier ouvrage consacré aux deux grandes puissances planétaires. Face à Washington, la Chine capitaliste a développé un réseau crucial de nouvelles infrastructures technologiques, monétaires et physiques capables de faire tanguer la supervision américaine de l’économie mondiale. Prise en étau, l’Europe pourrait apparaître comme la grande perdante de cette vaste bataille économique. ( » dans la Tribune »)

Cette semaine, le président américain Joe Biden a annoncé vouloir tripler les droits de douane sur l’acier et l’aluminium chinois dénonçant une concurrence « injuste » pour les travailleurs américains, un nouvel appel du pied aux ouvriers en pleine campagne électorale. Quel regard portez-vous sur cette annonce ?

BENJAMIN BURBAUMER - L’acier et l’aluminium chinois représentent respectivement 2,1 et 3,6 % des importations américaines de ces biens. La marginalité industrielle de l’annonce contraste avec son potentiel politique. A l’instar de son opposition à l’acquisition de US Steel par Nippon Steel, Biden multiplie les messages envers l’Amérique industrielle. Qu’il espère ainsi marquer des points électoraux, au risque de tendre un peu plus les relations transpacifiques, est révélateur du rôle clé de la Chine dans le devenir du monde.

En pleine campagne présidentielle, la bataille entre les Etats-Unis et la Chine est au centre des débats. Quels sont les principaux ressorts de cet affrontement selon vous ?

La mondialisation est secouée par une tempête. Du FMI au Forum de Davos en passant par les chefs d’entreprise ou les consommateurs, tout le monde le constate. On a vu la bataille autour des semi-conducteurs, les sanctions économiques, la guerre commerciale, la course à l’armement dans l’Indo-Pacifique. Cette série de phénomènes est étroitement liée à la rivalité entre la Chine et les Etats-Unis.

Dans votre ouvrage Chine/Etats-Unis, le capitalisme contre la mondialisation, paru ce 18 avril, vous dites que le système capitaliste actuel contribue à bouleverser la mondialisation. Pourquoi ?

Le fonctionnement du capitalisme mine celui de la mondialisation. Cela paraît contre-intuitif. Les explications souvent avancées évoquent la présence de décideurs plus protectionnistes et nationalistes comme Xi Jinping ou Donald Trump. Mais, on ne reste qu’à la surface quand on dit cela, car les troubles les précèdent. En réalité, le bouleversement de la mondialisation est, en effet, étroitement lié au fonctionnement de l’économie mondiale. La mondialisation a été victime de son succès.

L’Union européenne apparaît comme la grande perdante de cette bataille. Comment peut-on l’expliquer ?

Pendant longtemps, les Européens se sont accommodés de la présence de la Chine dans la mondialisation, car ils ont profité des pressions déflationnistes liées aux exportations chinoises. Mais c’était une vision naïve. La Chine n’allait pas se cantonner à ce statut de fournisseur de produits bon marché. Dès le début de son intégration dans la mondialisation, Pékin a voulu accélérer son développement et est désormais plus avancé dans les technologies. L’Europe se retrouve donc dans l’impasse face à la Chine.

Par ailleurs, face à la polarisation entre la Chine et les Etats-Unis, le jeu d’équilibriste des Européens devient de moins en moins opérant. La caractérisation de la Chine comme partenaire, pourtant concurrente stratégique et rivale systémique, est symptomatique de l’incapacité européenne à saisir la tendance conflictuelle à l’œuvre. Faute d’identifier les véritables enjeux, l’Europe paraît coincée.

 

La domination des Etats-Unis est toujours plus contestée sur la planète. Pourtant, le pays continue d’être la première puissance économique au monde. Les tentatives de contournement par d’autres pays sont très loin d’affaiblir le socle économique de Washington. Comment l’expliquez-vous ?

L’économie américaine a été pendant très longtemps incontestée sur le plan technologique. Les firmes les plus innovantes étaient américaines. L’autre avantage est que le dollar réduisait le coût de transaction pour les firmes américaines, ce qui facilitait leurs projections à l’échelle mondiale. L’Etat américain a largement soutenu la démarche d’extraversion de ses entreprises. Si on devait résumer la mondialisation, ce serait la supervision américaine de l’économie mondiale.

La Chine a tout de même contesté cette supervision américaine de l’économie mondiale.

La Chine est la progéniture de la mondialisation. Depuis les années 80, l’insertion de la Chine a été poussée par l’Etat américain qui cherchait des débouchés pour ses entreprises en crise de rentabilité. Il y a une alliance de circonstances entre les capitalistes américains et les communistes chinois. Mais leurs motivations divergeaient. Par leur transformation capitaliste, les Chinois cherchaient un développement national accéléré alors que les Américains cherchaient à redresser la rentabilité de leurs entreprises.

Les deux pouvaient coïncider pendant un certain temps. Mais rapidement, des tensions ont éclaté. La relation supposément harmonieuse entre la Chine et les Etats-Unis s’est rapidement caractérisée par une instabilité latente. La Chine a connu un rattrapage technologique très rapide. Et dès le début des années 2000, les entreprises américaines se sont plaintes du mercantilisme « high-tech » de la Chine, du vol de la propriété intellectuelle. Des soupçons sur des manipulations des taux de change ont ressurgi.

Sur le plan monétaire, la Chine a progressivement appuyé le rôle du renminbi dans les transactions internationales. Malgré cette montée en puissance, le dollar demeure la première monnaie d’échanges et de réserves au monde. Et le privilège exorbitant du dollar n’est pas prêt de s’effondrer. Pourquoi ?

La guerre en Ukraine permet de bien comprendre l’importance des enjeux autour des infrastructures monétaires. A travers le dollar, les Etats-Unis contrôlent l’infrastructure monétaire mondiale, ce qui leur permet de mettre en difficulté des pays étrangers, en l’occurrence la Russie. A ce pouvoir extraterritorial remarquable, dont jouit Washington, s’ajoute le fait que le dollar réduit les coûts de transaction des sociétés américaines. En promouvant l’internationalisation du renminbi, Pékin tente de réduire sa vulnérabilité à l’infrastructure monétaire sous contrôle américain et vise à promouvoir l’activité internationale des grandes entreprises chinoises.

Si l’utilisation internationale d’une monnaie résulte toujours de choix politiques, il est extrêmement difficile de détrôner le dollar en raison d’effets de réseaux. Plus les opérateurs économiques utilisent une monnaie, plus ils incitent d’autres firmes à faire de même. La Chine a essayé de répliquer avec l’internationalisation du renminbi, en ouvrant graduellement ses marchés financiers et en encourageant l’usage du renminbi dans le commerce extérieur. Et bien que le dollar reste la monnaie principale de l’économie mondiale, la monnaie chinoise rattrape son retard rapidement. C’est ce qui inquiète Washington.

Vous consacrez une partie de l’ouvrage à la bataille des puces à Taïwan. Pourquoi Taïwan est au centre de la bataille entre la Chine et les Etats-Unis ?

Aujourd’hui, la supériorité technologique repose largement sur les puces. Le leadership des firmes américaines dans les chaînes globales de valeur en dépend. Les puces permettent des retombées économiques colossales et sont indispensables à l’intelligence artificielle. Or, la Chine fait des progrès notables dans ce domaine, ce qui motive les sanctions technologiques décidées par Joe Biden.

Dans la bataille des puces, Taïwan joue un rôle singulier dans la mesure où une grande partie de la fabrication des semi-conducteurs s’y effectue. Une des implications des sanctions américaines consiste alors à interdire à Taïwan d’exporter des puces avancées vers la Chine. Mais Taïwan représente également une vulnérabilité majeure pour les Etats-Unis. La société taïwanaise TSMC produit 90 % des semi-conducteurs de pointe utilisés aux Etats-Unis, y compris par l’armée américaine. Déprendre de la production d’un pays situé à moins de 400 kilomètres de son principal rival, mais à 12.000 kilomètres de son propre territoire, pour une composante militaire essentielle est délicat. D’où la frilosité autour de l’île.

Avec la guerre en Ukraine, la Russie s’est détournée de l’Europe et a renforcé ses relations avec la Chine. Ce basculement va-t-il renforcer le poids de la Chine dans son rapport de force avec les Etats-Unis ?

Actuellement, l’impact majeur des sanctions contre la Russie est de favoriser la montée en puissance de la monnaie chinoise. C’est une conséquence inattendue, mais elle est majeure. Auparavant, la Russie était réticente à utiliser la monnaie chinoise dans ses transactions extérieures. Dorénavant, elle l’utilise allègrement. Il est notable qu’au bout de seulement une décennie d’internationalisation, l’infrastructure monétaire chinoise est en mesure d’absorber une réorientation monétaire d’une économie de la taille de la Russie.

L’autre effet des sanctions est de montrer que le dollar n’est pas une monnaie neutre. Le dollar peut entraîner des contraintes politiques importantes. Se mettre à l’abri d’éventuelles pressions américaines incite une série de pays à dédollariser leurs transactions financières et commerciales. Le contrecoup des sanctions est clair : la confiance internationale dans le dollar s’affaiblit et la popularité du renminbi augmente..

La Chine a lancé son vaste programme des Nouvelles routes de la Soie il y a maintenant une dizaine d’années. Quelles sont les motivations réelles de la Chine?

La Chine a un profond déséquilibre entre production et consommation. Ce déséquilibre s’est renforcé avec le plan de relance proposé après la crise de 2007. Elle compense la faiblesse de la consommation nationale par l’exportation.

Les Nouvelles routes de la Soie permettent à la fois d’absorber une partie de l’excédent chinois et donnent accès aux firmes chinoises à des opportunités rentables d’investissement à l’étranger. En 15 ans, la part de la Chine dans les exportations mondiales a augmenté de plus de 50 %, et dans le stock d’investissement direct à l’étranger sa part a plus que triplé. Mais l’enjeu des Nouvelles Routes de la Soie ne porte pas seulement sur les parts de marché, plus fondamentalement, il porte sur les marchés en tant que tels. Car en finançant des infrastructures à l’étranger la Chine tente de contourner durablement les goulets d’étranglement de l’économie mondiale, qui restent pour l’instant sous contrôle américain.

L’intelligence artificielle est revenue en force ces derniers mois dans les débats. Comment la Chine et les Etats-Unis se situent-ils sur cette technologie cruciale ?

Il y a un consensus sur l’importance de cette technologie, puisque son potentiel va même au-delà de la technologie d’application générale : elle promet d’être une nouvelle méthode d’innovation d’application générale. Compte tenu de leurs rivalités, la Chine et les Etats-Unis essaient de développer leur propre technologie.

La Chine a néanmoins des avantages importants dans le domaine de l’intelligence artificielle. Outre sa politique industrielle, qui mise depuis 2006 sur le développement de technologies autonomes, elle dispose d’énormément de données pour entraîner les modèles. Le mélange entre une moindre protection des données et une population avec un goût prononcé pour l’utilisation des smartphones permet de récupérer une grande quantité de données. L’Etat chinois débloque des sommes considérables dans le domaine de l’IA. Si on regarde le nombre de familles de brevets déposés en matière d’intelligence artificielle, les Etats-Unis restent numéro un, mais la Chine est numéro deux et réduit rapidement l’écart. Selon son Plan de développement de l’IA de 2017, elle vise le sommet d’ici 2030.

Quelle est la genèse de votre ouvrage ?

Ma carrière de chercheur s’est orientée vers l’économie politique internationale. C’est un domaine assez peu développé en France. Pourtant, à l’heure de la fragmentation géoéconomique et des tensions internationales, il est indispensable de comprendre que les décisions politiques et les dynamiques économiques sont imbriquées. Le sujet des Etats-Unis et de la Chine s’est imposé, car il détermine le devenir de la planète, et donc aussi la trajectoire macroéconomique, entrepreneuriale et sociale en France.

 

Violence des jeunes : l’excuse de minorité ne doit plus être la règle (Xavier Bertrand)

Violence des jeunes : l’excuse de minorité ne doit plus être la règle (Xavier Bertrand)

 

Pour Xavier Bertrand, « il y a trop d’impunité dans notre pays ». Revenant sur la violence des mineurs, le président Les Républicains de la région des Hauts-de-France estime ce jeudi 18 avril sur BFMTV-RMC que « l’excuse de minorité ne peut plus être appliquée systématiquement ». Celle-ci consiste en « une atténuation de responsabilité » des mineurs « en raison de leur âge », précise le Code pénal.

Elle implique une « présomption de non-discernement ». « La justice considère ainsi qu’un mineur de moins de 13 ans qui commet une infraction n’est pas capable, en principe, de mesurer la portée de son acte », précise le ministère de la Justice. Par ailleurs, « les peines encourues par les mineurs sont toujours réduites de moitié par rapport à celles prévues pour les personnes majeures. »

 

« Qu’ils soient (jugés) comme des adultes », estime Xavier Bertrand, plaidant pour des « réponses qui soient dures ». Le Grenelle sur la violence des mineurs, demandé par Emmanuel Macron? « Ce n’est pas ce qu’il faut », juge-t-il, demandant des « actes ».

Selon l’élu de droite, l’excuse de minorité « ne doit plus être la règle ». S’il est déjà possible pour le juge de la lever exceptionnellement, Xavier Bertrand considère néanmoins que si cela devient la règle, les juges n’auront plus la possibilité de « mettre de côté » la condamnation d’un mineur.

Avoirs russes: La Suisse ne veut pas participer

Avoirs russes: La Suisse ne veut pas participer

Une nouvelle fois la Suisse témoigne d’une certaine hypocrisie en refusant de s’associer au G7 pour bloquer l’argent des oligarques russes. Cela paraît-il pour ne pas altérer la position de médiateur international de la Suisse. Une position évidemment tout à fait théorique car il y a longtemps que la Suisse ne joue plus aucun rôle. Un apolitisme qui sert son business.

La Suisse est en effet une des places financières les plus prisées « pour l’argent des oligarques russes » car  les avoirs déposés dans les banques suisses se montent, selon différentes estimations, entre 150 et 200 milliards de francs (154 à 206 milliards d’euros).  Lors de la séance à la chambre basse, Hans-Peter Portmann, député du groupe libéral-radical (droite libérale) a affirmé que la Suisse collabore déjà techniquement avec de nombreux pays et organismes, y compris avec le groupe de travail du G7. Mais, pour lui, rejoindre ce groupe risquerait d’affaiblir la position de la Suisse en tant que médiateur.

Une confusion sans doute entre le concept de politique diplomatique et celui de l’intérêt des banques suisses.

 

 

Le FMI sanctionne la France pour l’insincérité de son budget

Le FMI sanctionne la France pour l’insincérité de son budget

 

Pas vraiment une sanction mais plutôt une condamnation de la gestion budgétaire du gouvernement actuel. Le fonds monétaire international porte un coup sérieux à la crédibilité de lagestion financière de la France.

 

À la veille de la parution des nouvelles notes par les principales agences spécialisées, le fonds monétaire international adresse une claque à la France vis-à-vis de ses prévisions budgétaires. En clair il dénonce l’insincérité du budget et considère que l’annonce d’un retour du déficit public en dessous des 3 % du PIB en 2027 constitue une illusion.

Cet analyse du fonds monétaire international sera forcément très mal reçue par le gouvernement français qui s’efforce par une gymnastique compliquée et obscure de prouver le contraire pour éviter la sanction des agences de notation. En clair pour camoufler une partie du déficit public.

Le gouvernement  prévoit un redressement du déficit à 4,1% en 2025, 3,6% en 2026 et finalement 2,9% en 2027. Parallèlement, la dette stagnerait de 112,3% du PIB cette année à 112% en 2027, mais avec un coût qui passerait de 46,3 milliards en 2024 à 72,3 milliards d’euros en 2027. 

Le gouvernement a déjà annoncé 10 milliards d’euros de coupes budgétaires par décret en février dernier et 10 milliards d’euros à trouver de nouveau cette année. S’agissant de 2025, l’exécutif a annoncé 20 milliards d’euros d’économies pour parvenir à son objectif. Mais déjà, le Fonds monétaire international (FMI) met en doute les projections de l’exécutif. Dans son rapport annuel sur les finances publiques qui fait référence ( le « Fiscal monitor »), le FMI table sur un déficit de 4,9% en 2024 et 2025, 4,4% en 2026 et 4,3% en 2027, au-dessus donc de la limite de 3% fixée par le Pacte de stabilité, contrairement à l’engagement du gouvernement français de passer au-dessous (2,9%).

Dans un avis sévère rendu public ce mercredi 17 avril, le Haut conseil des finances publiques considère que la prévision de ramener le déficit en dessous de 3% du PIB en 2027 « manque de crédibilité » face à une situation des finances publiques « préoccupante ». La juridiction estime que la documentation de cette trajectoire est « lacunaire ». Auditionné par la Commission des finances de l’Assemblée ce mercredi 17 avril, Pierre Moscovici, président de la Cour des comptes, a une nouvelle fois tiré la sonnette d’alarme. « 2023 a été une année noire. Le déficit de l’année 2023 atteint presque le record de l’année 2020 », a-t-il déclaré.

Les experts du HCFP pointent également le manque de « cohérence » sur les projections de croissance jugées « optimistes ». « La mise en œuvre de l’ajustement structurel prévu pèsera nécessairement, au moins à court terme, sur l’activité économique », soulignent les auteurs de l’avis.

Le Haut conseil rappelle notamment que « la prévision de croissance en France du gouvernement pour 2024 (1,0 %) est supérieure à celle de la moyenne des prévisionnistes interrogés en avril par le Consensus Forecasts (0,7 %) et à celles du FMI (0,7 %) et de l’OCDE (0,6 %) ». De quoi fragiliser le scénario du gouvernement.

 

 

 

Le climat va amputer la croissance

Le climat va amputer la croissance

 

Selon  l’Institut de recherche de Potsdam, le changement climatique causé par le CO2 déjà présent dans l’atmosphère amputera le PIB mondial de quelque 38.000 milliards de dollars d’ici 2050, soit près d’un cinquième, indépendamment des efforts pour limiter les émissions à l’avenir, met en garde une étude publiée mercredi. «Notre analyse montre que le changement climatique va causer des dommages économiques massifs au cours de ces 25 prochaines années dans quasiment tous les pays du monde, y compris les plus développés comme l’Allemagne, la France ou les États-Unis», indique Leonie Wenz, de l’Institut de recherche de Potsdam sur les effets du changement climatique (PIK), qui publie avec ses collègues le résultat de ses recherches dans la revue Nature.

Ces pertes, qui équivalent à amputer le PIB mondial de 17% d’ici 2050, «sont le résultat de nos émissions passées», souligne-t-elle. Avec 1,2°C de réchauffement, la Terre souffre déjà d’une amplification désastreuse des canicules, des sécheresses, des inondations ou des tempêtes tropicales. Mais la facture économique pourrait encore s’alourdir d’ici 2100 si la planète se réchauffait significativement au-delà de 2°C par rapport à l’ère pré-industrielle, la limite haute de l’accord de Paris de 2015 si bien qu’il est crucial de réduire les émissions le plus vite possible. Et les investissements pour rester à 2°C ne représenteraient qu’une fraction des dommages qui seraient évités, ont montré les chercheurs.

Société- La France : nation sportive ?

Société- La France : nation sportive ?

 

Décrétée « Grande cause nationale » en France, la promotion de l’activité physique et sportive s’inscrit plus largement dans l’idée de « faire Nation par le sport ». Selon le site britannique « Greatest Sporting Nation », en prenant en compte les résultats lors de grandes compétitions internationales dans 75 disciplines, la France se classait en 2023 en deuxième position des « nations sportives ». Cependant, si l’Hexagone se distingue dans le sport de haut niveau, qu’en est-il de l’accessibilité à tous et à toutes des différentes disciplines ? Certains champions olympiques, tels que Teddy Riner ou encore Florent Manaudou, ont déclaré que « la France n’est pas un pays de sport ». Ils pointent notamment le manque de reconnaissance dont bénéficie la culture sportive et jugent insuffisant le nombre d’heures de cours d’Éducation physique et sportive (EPS).

 

par 

Enseignant en STAPS, Agrégé d’EPS, UFR SESS-STAPS, Université Paris-Est Créteil, Université Paris-Est Créteil Val de Marne (UPEC) dans The Conversation

 

Comment définir alors une Nation sportive ? Évaluer la culture du sport d’un pays par ses résultats dans les compétitions de haut niveau semble réducteur. La notion de culture est bien plus large et renvoie à un ensemble de normes et de valeurs partagées par une population – dans tous les secteurs de la vie sociale, et notamment à l’école.

Historiquement, la France figure à la cinquième place des nations les plus médaillées aux Jeux olympiques. Comparativement à sa population totale, elle a un ratio très élevé en termes de résultats sportifs et de médailles au niveau international.

Les politiques sportives en France se sont construites en référence au modèle de la pyramide coubertinienne, consistant à élargir la masse de pratiquants dans le but de favoriser l’émergence d’une élite sportive.

Les disciplines sportives présentées aux Jeux olympiques et paralympiques reflètent-elles la réalité de la place du sport dans la société française ?

Actuellement, le modèle de la compétition ne correspond plus aux attentes des jeunes. Selon les chiffres de l’INJEP, seulement 10 % des 15-29 ans déclarent pratiquer une activité sportive pour des motifs liés à la compétition et à la performance. Leur engouement pour des pratiques plus ludiques, plus conviviales, autour du bien-être et de la santé, est un marqueur d’une société aspirant à un autre modèle.

L’âge d’or du sport fédéral qui reposait majoritairement sur une seule discipline, tournée vers la compétition et la performance, est désormais révolu. Depuis le début du XXIe siècle, les jeunes préfèrent la multipratique et le zapping sportif. L’idée d’une activité désintéressée centrée sur le plaisir de pratiquer ensemble plutôt que de s’affronter – sans gagnant ni perdant – bouscule le modèle sportif traditionnel. La définition d’un « pays de sport » est alors liée à l’évolution de la société et des modes de vie.

La lutte contre la sédentarité est aujourd’hui un objet de santé publique et les savoirs médicaux sont convoqués pour appuyer des discours hygiénistes – « Bouger chaque jour » – autour des bénéfices d’une pratique physique régulière.

À l’occasion des Jeux de Paris 2024, les politiques souhaitent mobiliser la jeunesse à travers le développement de la pratique sportive. Un décrochage significatif et une désaffiliation au sein des structures fédérales s’observent à l’adolescence. Malgré une augmentation du nombre de sportifs en France, la pratique sportive reste très marquée socialement et en fonction du genre.

L’organisation d’un grand évènement sportif n’est pas une condition suffisante pour favoriser l’engagement à long terme d’une population dans une activité physique et sportive. Aussi, les effets positifs sur l’activité physique à long terme se poseront comme un indicateur de réussite des Jeux de Paris et de son héritage pour la population.

Les fédérations sportives se saisissent aujourd’hui des enjeux du « sport-santé », en développant de nouvelles activités. Elles peuvent être assimilées à des prestataires privilégiés dans la lutte contre la sédentarité, s’éloignant alors de leur rôle de passeurs culturels à destination des sportifs licenciés.

Le sport est reconnu par l’Organisation des Nations unies (ONU) comme un élément de culture et sa promotion relève d’un argument de démocratisation. La Charte de l’Unesco déclare que l’accès à l’éducation physique et au sport (EPS) est un droit fondamental pour tous. Elle se positionne ainsi en faveur d’une éducation physique de qualité et de son inclusion dans les politiques publiques.

Avec trois heures d’EPS, la France fait partie des pays européens accordant le plus d’heures à cette matière à l’école élémentaire. Dans la réalité, le temps effectif qui lui est consacré est moindre – environ 1h50 – pour partie lié au trajet des élèves vers les installations sportives. D’autres raisons peuvent être évoquées : le poids des « fondamentaux » (français, mathématiques) dans les programmes, ou encore la baisse des heures d’EPS en formation initiale pour les futurs professeurs des écoles.

Le système éducatif français semble encore effectuer une forme de hiérarchisation entre la culture intellectuelle et la culture corporelle, un dualisme cartésien entre le corps et l’esprit.

D’un point de vue culturel, les apprentissages en EPS peinent à être considérés comme fondamentaux pour l’épanouissement de l’enfant et le développement de compétences psychosociales (être solidaire en sport collectif, gérer ses émotions en escalade, etc.).

Or, il a été démontré que les contextes émotionnels associés à l’engagement corporel en EPS permettent de développer des compétences psychosociales chez l’élève.

L’accès à une culture sportive et corporelle commune passe par le renforcement de l’EPS à l’école, permettant l’émancipation de tous les élèves. Pour l’historien de l’EPS et du corps Georges Vigarello, « l’objectif de l’école, ce n’est pas tellement de faire que des performances soient réalisées par les élèves mais de faire en sorte qu’une éducation soit dispensée ».

Cette ambition rejoint l’idée de « littératie physique », considérée comme la fondation d’une vie physique active, saine, durable et solidaire. Pour rendre ce projet réalisable, l’EPS à l’école pourrait en être le pilier de la maternelle à l’université.

L’ Afep pour une adaptation de la transition écologique

L’ Afep pour une adaptation de la transition écologique

 L’Afep, association qui réunit 117 des plus grandes entreprises privées françaises, dirigée par Patricia Barbizet, a pour habitude d’agir en coulisses. L’heure doit donc être grave pour que, dans un document rendu public le 15 avril, l’influent lobby patronal appelle à un « sursaut » de l’Union européenne sur les questions de transition écologique. Les entreprises et leurs dirigeants prennent soin d’abord d’affirmer leur « attachement profond aux valeurs, aux institutions démocratiques, au modèle social environnemental de l’Union européenne, une construction politique sans pareille ». Ensuite, ils expriment leurs craintes face à un « décrochage durable de l’économie des 27 vis-à-vis des Etats-Unis et de l’Asie ». ( Dans » l’Opinion »)

Désastre. Sans surprise, parmi les causes identifiées de ce désastre à venir, l’Afep identifie « le déluge de nouvelles obligations de reporting et de conformité (CSRD, CS3D…) » qui, « en ne tenant pas compte du fonctionnement des entreprises, crée un surcroît de charges administratives et expose leurs activités — en Europe et dans le monde —, à davantage de complexités, de lenteurs et d’insécurité juridique, sans qu’il en résulte un gain économique, environnemental ou citoyen ».

 Face à ce constat, le sursaut que l’Afep appelle de ses vœux, passe notamment par « l’adaptation du green deal » afin de le rendre « compatible avec la réalité industrielle et les capacités de financement de la transition ». Pour cela, il faut porter une attention particulière aux calendriers. Celui de l’interdiction de la vente de voitures thermiques à partir de 2035 est ainsi jugé trop exigeant. La fin des quotas carbone gratuits, prévue en 2034 sur le marché européen, devrait être repoussée. Enfin, il faudrait aussi adapter la taxonomie. Et surtout, insiste l’Afep, garder son caractère indicatif, « à rebours des usages prescriptifs qui en ont été faits au cours des dernières années ». Ce qui n’est pas non plus une surprise.

Politique-Sécurité Jeux Olympiques : la moitié des Français peu confiants

Politique-Sécurité Jeux Olympiques : la moitié des Français peu confiants
Moins d’un Français sur deux (47%) se sent confiant quant à la capacité de la France à assurer le bon déroulement des jeux. Ils sont 9% à se sentir très confiants, les 38% restants se disant plutôt confiants, et les autres inquiets. Les femmes se montrent d’ailleurs plus inquiètes que les hommes (43% contre 51%).
D’après un sondage publié par La Tribune du dimanche et réalisé par Ipsos ce samedi 13 avril  seulement 53%, soit un peu plus d’un Français sur 2, se disent intéressés par les Jeux. Seuls 16% sont très intéressés et 26% ne le sont pas du tout. Une proportion en baisse par rapport au dernier sondage publié par La Tribune du dimanche en octobre dernier où ils étaient 61%.

Les sentiments que leur procurent ces jeux? L’indifférence pour 35% des personnes interrogées et l’inquiétude pour 33%. 19% se disent tout de même fiers, satisfaits, voire impatients pour 13% d’entre eux: les jeunes notamment.

 

La Turquie poussée vers la Russie ?

La Turquie poussée vers la Russie ?

 

Historiquement, la livraison de missiles russes S-400 à la Turquie, en 2019, a représenté un double gain stratégique pour Moscou. D’une part, la présence de ces missiles a exclu de fait toute livraison ultérieure de missiles Patriot américains ou SAMP/T franco-italiens. D’autre part, l’éventualité d’une activation des missiles russes a conduit Washington, en 2020, à prendre des sanctions envers la Turquie – une annulation de la commande turque de 120 chasseurs furtifs Lockheed Martin F-35 et F-35B, et une exclusion de l’industrie turque de la production du F-35. ( dans « Le Monde »)

Vu de Moscou, le bilan est positif : l’interface sud entre la Russie et l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) a été « nettoyée » de deux des systèmes aériens les plus avancés qui auraient dû logiquement équiper l’armée de l’air turque.

Ce développement des relations militaires entre Ankara et Moscou a introduit un doute sur la fiabilité d’un membre de l’OTAN qui a longtemps constitué le bastion de l’Alliance atlantique au sud-est de l’Europe. Ankara explique que l’effondrement de l’Union soviétique a changé la donne, mais la Turquie tient, pour autant, à garder son rôle dans l’OTAN. Par ailleurs, elle poursuit activement un objectif d’autonomie stratégique et d’exportation en matière d’armements.
Depuis février 2022, ce doute s’est renforcé avec le refus turc de se joindre aux sanctions envers la Russie et le développement considérable des relations énergétiques et financières avec Moscou (gaz à prix réduit payable en roubles, avance sur les redevances liées à la centrale électrique nucléaire d’Akkuyu). Ces éléments ont joué un rôle dans l’élection présidentielle russe de mars : les transactions pétrolières ont permis à la Russie de contourner certaines sanctions occidentales.

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