Archive pour le Tag 'la France'

Gouvernance- La France des lois…pas des actes

Gouvernance- La France des lois…pas des actes

 

Dans de nombreux domaines, la France se caractérise par des manifestations, des déclarations d’intention et des lois peu efficientes. Nombre de lois sont d’ailleurs adoptées à l’occasion d’un événement conjoncturel. C’est-à-dire sous le coup de l’émotion et sans forcément s’attaquer à leurs dimensions structurelles. Certes les prises de position, les manifestations font parti intégrante des outils de la démocratie mais ces postures de protestation sont insuffisantes pour changer la donne si des actes concrets ne sont pas pris. Les responsables politiques objecteront que les lois sont nombreuses. Effectivement il y a plus de 10 000 lois en France et 100 000 décrets. Mais la plupart présentent un caractère opérationnel insuffisant voire même sont complètement ignorés (de l’ordre de 30 à 40 %). La grande insuffisance du pays réside dans l’absence d’évaluation des orientations et des dispositions législatives en particulier. Du coup, les dispositions réglementaires s’empilent sans grande cohérence. L’arsenal juridique est en  générale suffisant mais manque la volonté de mise en œuvre. Pour moderniser dans les champs économique, sociale, environnemental et plus généralement sociétal, il n’est nul besoin d’un arsenal juridique supplémentaire. Ce qui manque c’est la volonté et parfois les moyens mais pas toujours. Un seul exemple, la démocratie. En théorie des organes de consultation et d’évaluation existent mais ils sont rarement sollicités et lorsqu’ils le sont leur avis est le plus souvent ignoré. Mais dans cette monarchie républicaine, tout  passe par une loi. Or comme dans toute organisation humaine c’est davantage le style et l’efficacité du management qui définit la performance plutôt que les règlements. Pas étonnant la plupart de nos élites sont formatés par l’administration. Et même lorsqu’ils viennent du privé,  les élus très rapidement se convertissent à la religion administrative.

 

 

 

Classement universités : la France se maintient péniblement

Classement  universités : la France se maintient péniblement

Avec 20 universités classées parmi les 500 premières, la France reste à la sixième position du classement de Shanghai publié mardi, une liste encore largement dominée par les Etats-Unis qui placent seize établissements dans les vingt premiers. L’université Pierre-et-Marie Curie, à Paris, classée 40e, est le premier établissement français, juste devant l’Université Paris-Sud qui gagne cinq places. « Cette stabilité d’ensemble combinée à des progressions individuelles significatives témoigne de la solidité de la position des universités françaises, qui ont su s’affirmer face à une concurrence internationale devenue de plus en plus forte au cours des dix dernières années », a commenté Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, dans un communiqué. Malgré l’élection de Donald Trump, qui a éveillé les inquiétudes de la communauté scientifiques et notamment des spécialistes du climat, les universités américaines continuent de truster le haut du classement qu’Harvard, dans le Massachusetts, et Stanford, près de San Francisco, dominent. Parmi les quinze premiers établissements, il n’y a guère que les Britanniques Cambridge (3e) et Oxford (7e) qui parviennent à se faire une place.  Les universités françaises se maintiennent péniblement dans la dernière édition du classement de Shanghai. Avec 20 universités dans le top 500 et 3 établissements dans le top 100, la France stagne à la sixième position des pays qui placent le plus d’universités dans le prestigieux classement. Sans surprise, les universités américaines monopolisent les premières places. Les États-Unis comptent 16 universités dans le top 20 mondial, et 48 établissements dans les 100 meilleurs. L’université Pierre-et-Marie Curie, à Paris, classée 40e, reste le premier établissement français malgré sa chute d’une place, juste devant l’Université Paris-Sud (41e) qui au contraire gagne cinq places. Troisième et dernière université française du top 100, l’école normale supérieure de Paris (ENS) se place en 69ème position, après un bond de 18 places par rapport à l’édition 2016.A noter.  La sortie de deux universités du classement global par rapport à 2016. Les universités Paris-Sorbonne et Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, qui avaient fait leur apparition dans la tranche 401-500 l’année dernière, sortent du classement cette année.  Dans le top 10, on retrouve les plus grands noms de l’enseignement supérieur mondial comme les américaines MIT, Berkeley, Princeton, la britannique Oxford ou encore Columbia. Avec seize établissements parmi le top 20 et quarante-huit dans le top 100, les États-Unis confirment leur supériorité mondiale. Le classement de Shanghai, publié tous les ans depuis 2003 par l’université de Jiao Tong, est l’un des cinq classements internationaux de référence. Il prend notamment en compte les publications dans la presse scientifique et le nombre de prix Nobel diplômés des établissements

La Norvège le « pays le plus heureux du monde », la France 31e

La Norvège le « pays le plus heureux du monde », la France 31e

La Norvège. En tête World Happiness Report 2017, un classement du bonheur -et créé par le  »Réseau des solutions pour le développement durable » (SDSN), un programme mondial lancé par l’Organisation des Nations Unies (ONU) en avril 2012. La Norvège est suivie dans l’ordre par le Danemark (2e), l’Islande (3e), la Suisse (4e), la Finlande (5e), les Pays-Bas (6e), le Canada (7e), la Nouvelle-Zélande (8e), l’Australie (9e) et la Suède (10e). Les Etats-Unis se classent 14e, l’Allemagne 16e, le Royaume-Uni 19e et la France 31e. La queue du peloton des 155 pays étudiés est formée de pays d’Afrique sub-saharienne, Soudan du Sud, Liberia, Guinée, Togo, Rwanda, Tanzanie, Burundi et République centrafricaine, qui ferme la marche. S’y ajoutent la Syrie et le Yémen, dévastés par la guerre civile. « Les pays heureux sont ceux qui jouissent d’un équilibre sain entre la prospérité, mesurée de manière conventionnelle, et le capital social, qui signifie un degré de confiance élevé dans une société, des inégalités faibles et la confiance dans le gouvernement », a expliqué à Reuters Jeffrey Sachs, directeur du SDSN et conseiller spécial du nouveau secrétaire général de l’ONU, António Guterres. L’objectif de ce cinquième rapport annuel est de fournir un outil supplémentaire aux gouvernements, aux milieux d’affaires et à la société civile pour améliorer le bien-être de leurs pays, dit-il. Le classement est établi en fonction de six facteurs: produit intérieur brut par habitant, espérance de vie en bonne santé, liberté, générosité, aide sociale et perception de la corruption dans le gouvernement ou les affaires.

(Avec Reuters)

Immobilier neuf : la France deuxième pays le plus cher d’Europe

Immobilier neuf : la France  deuxième pays le plus cher d’Europe

Une étude de Deloitte permet de comparer les prix dans de nombreux pays européens: c’est au Royaume-Uni que l’on trouve les prix les plus chers, suivi de la France, et de la Suède.  . Ainsi, en 2014, il fallait ainsi compter 14.089 €/m² en moyenne dans le centre de Londres, contre 10.266 euros/m² à Paris. De l’autre côté du tableau, c’est à Porto, au Portugal, que l’on trouve les tarifs les moins chers du marché : 860 euros par m² ! Mais les plus fortes évolutions de prix dans l’immobilier résidentiel neuf sont enregistrées en Irlande (+31,7 % en 2014 par rapport à 2013), et au Royaume-Uni (+21,6 %), selon Deloitte. Dans quel pays peut-on accéder à la propriété le plus aisément sur le Vieux continent ? En Belgique, selon Deloitte, où il faut compter 3,2 années de salaire brut pour acquérir un logement de… 70 m². Pour la même surface, il faudra entre 6 et 8 ans en Italie, en Pologne et en France pour y parvenir.

« Climatitude » :la France seule au monde à agir (Ségolène) !!!

« Climatitude » :la  France seule au monde à agir (Ségolène) !!!

 

D’après l’inénarrable Ségolène Royal la France est le seul pays à avoir agi pour lutter contre le réchauffement climatique. La spécialiste en ingénierie sémantique se déclare donc championne du monde en matière de « climatitude ». Et pour cela La ministre de l’Écologie du Développement durable et de l’Énergie s’appuie sur son texte sur la transition énergétique ait été promulgué mardi 18 août au Journal officiel, En fait un texte pourtant minimaliste qui ne remet pas grand-chose en question car les contradictions sont nombreueses notamment sur le nucléaire. Et les échéances paraissent surtout inatteignables et renvoient la responsabilité aux gouvernements suivants.  Après le vote du texte, s’ouvre à présent deux chantiers principaux. En premier lieu, la publication de la Programmation pluriannuelle de l’énergie devra décliner les objectifs de mix énergétique prévus par la loi dans un schéma annuel contraignant. Elle aura ainsi la lourde tâche de définir quelles énergies devront, peu à peu, laisser la place à la part croissante occupée par les renouvelables. L’engagement de réduire le nucléaire à 50 % d’ici à dix ans pourrait jouer ce rôle, s’il n’était pas déjà considéré comme inatteignable. En ajoutant 2025 à une liste d’échéance déjà bien fournie (2020, 2030, 2050) il accentue la confusion devant cette succession d’objectifs contradictoires entre eux.  D’ailleurs par exemple la fermeture de Fessenheim n’est même plus par Hollande (qui renvoie en fait la patate chaude à son successeur en 2018). Ce qui choque surtout c’est le décalage entre les les réalités et les orientations. . Malheureusement cela ne vaut pas que pour les questions environnementales. C’est donc une loi de transition énergétique qui est surtout une loi d’intention.  À propos de la pollution générée par l’automobile rien de très nouveau non plus sinon quelques gadgets. Et si Ségolène Royal avait une mesure à retenir de ce texte de loi, ce serait le crédit d’impôt offert aux Français qui réalisent des travaux qui contribuent à cette transition énergétique. « Ils bénéficient d’un allègement de 8.000 euros pour une personne seule, et 16.000 pour un couple, donc il faut foncer avant l’été prochain », affirme-t-elle.  Rappelant qu’elle est « contre l’écologie punitive », Ségolène Royal affirme que ces dispositions législatives seront « bonnes pour factures et leur santé ». « L’objectif est de diminuer le réchauffement planétaire dont nous subissons tous les conséquences, on peut le voir par exemple avec la sécheresse (record cette année ndlr). »    »Les climato-sceptiques, on ne les entend plus, car cela n’a plus du tout de sens, lance Ségolène Royal. La France est le seul pays à être passée des discours aux actes, nous le faisons car nous sommes le pays car nous sommes le pays hôte (de la Conférence mondiale COP21 sur le climat de fin décembre) et que nous avons voulu exemplaire et montrer aux autres pays que c’était possible« .

Classement pays les plus heureux : la France 29ème

 

Classement pays les plus heureux : la France 29ème

 

Pour calculer le bonheur de chaque pays, les chercheurs se sont basés sur six critères: le PIB par habitant, l’espérance de vie en bonne santé, le soutien social, la liberté dans ses choix de vie, la confiance, calculée en fonction de l’absence de corruption politique ou dans les affaires, et la générosité. Le rapport souligne également l’importance de l’équité, de l’honnêteté, de la confiance et de la bonne santé. La Suisse prend la première place du classement sur 158 pays.  Les pays nordiques occupent le haut du classement, l’Islande, le Danemark, la Norvège et le Canada complétant le top 5. La France, elle, n’arrive qu’en 29ème position, derrière les Etats-Unis (15e), le Royaume-Uni (21e) et l’Allemagne (26e). Les 13 pays en tête du classement sont les mêmes qu’en 2014, même si l’ordre a changé, souligne Jeffrey Sachs, directeur de l’Institut de la terre à l’université Columbia à New York, et l’un des auteurs du rapport écrit par un groupe d’experts indépendants. Ces pays combinent richesse et fort soutien social, ainsi qu’un gouvernement relativement honnête et responsable, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. «Les pays en dessous de ce groupe, ne sont pas à la hauteur soit en matière de revenus, soit en matière de soutien social, soit les deux», a-t-il ajouté. Le Rwanda, le Bénin, la Syrie, le Burundi et le Togo arrivent en queue de classement. L’étude veut également montrer les évolutions entre la période de 2005-2007, et la période 2012-2014, soit avant et après la crise. «Sur les 125 pays pour lesquels pour lesquels la comparaison est possible, 53 se sont rapprochés du bonheur, alors que 41 s’en sont éloignés. 26 se maintiennent», explique l’étude. La Grèce est le pays dont l’indice de bonheur a le plus baissé, avec une perte de presque 1,5 point. L’Espagne accuse une perte de 0,743 points et l’Italie de 0,764. Ces pays «souffrent d’une combinaison de problèmes économiques, politiques et sociaux, note l’étude. La Grèce, l’Italie et l’Espagne ont été en zone euro parmi les pays durement touchés».

Déficit : la France lanterne rouge en Europe

Déficit : la France lanterne rouge en Europe

Ça va mal pour toute l’Europe mais c’est pire pour la France. C’est en tout cas le diagnostic de la commission européenne. Le déficit public de la France va s’aggraver et devenir le plus important de la zone euro en 2016, à 4,7%, selon les prévisions de la Commission européenne. Par ailleurs la France ne tiendra pas ses objectifs budgétaires en 2015, a estimé ce mardi la Commission, qui table sur un déficit public à 4,5% du PIB (l’objectif de la France était de 4,3%). Le scénario d’un retour sous les 3% en 2017 s’éloigne.  Ces mauvais chiffres « sont largement dus à une croissance toujours modeste et certaines mesures comme une nouvelle hausse du coût du Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) et des réductions d’impôt pour les ménages à faible revenu », indique la Commission dans son rapport.  L’exécutif européen a fondé son analyse sur le plan d’économies de 21 milliards d’euros annoncées par la France pour 2015, mais « certaines de ces mesures, autour de 2 milliards d’euros, n’ont pas été suffisamment détaillées pour être prises en compte ». Les mesures nouvelles présentées par la France dans son projet de budget 2015, en cours d’examen par la Commission européenne, n’ont pas non plus été intégrées. Paris a annoncé la semaine dernière des « mesures nouvelles » qui permettront de réduire son déficit public de 3,6 à 3,7 milliards d’euros de plus que prévu.  Pour la zone euro dans son ensemble, la commission publie une prévision de croissance revue nettement à la baisse à 0,8% en 2014, et 1,1% en 2015. Bruxelles se montre ainsi nettement plus pessimiste pour la reprise qu’au printemps dernier. En mai, la Commission anticipait encore une croissance de 1,2% cette année et de 1,7% l’an prochain pour les 18 pays de l’union monétaire. La zone euro ne devrait atteindre finalement 1,7% de croissance du PIB qu’en 2016. Cette révision à la baisse s’explique notamment par une confiance moindre, en raison des risques géopolitiques accrus et de perspectives économiques globales moins bonnes, explique la Commission.  La situation est contrastée selon les pays, mais les trois principales économies de la zone euro n’incitent pas à l’optimisme. Le moteur allemand semble grippé, selon la Commission qui a nettement revu à la baisse ses prévisions de croissance pour ce pays, à 1,3% cette année (contre 1,8% au printemps) et surtout 1,1% en 2015 (contre 2%). La France patine, avec une croissance de 0,3% cette année (1% prévu au printemps), 0,7% en 2015 (contre 1,5%), puis 1,5% en 2016. Enfin, l’Italie devrait rester en récession cette année pour la troisième année consécutive (-0,4%), alors que la Commission prévoyait encore une croissance de 0,6% au printemps. 

Hollande : « la France pays où il est le plus simple de créer son entreprise ». Il rêve !

Hollande : « la France pays où il est le plus simple de créer son entreprise ». Il rêve !

 

 

Hollande s’est enivré de son nouveau parfum d’entreprise en déclarant aux Etats Unis que la France est la pays où il est le plus simple pour créer une entreprise. En effet une fois créée, c’est le parcours administratif et fiscal du combattant pour la nouvelle société.  La France n’est donc  pas LE pays où il y est le plus simple de créer son entreprise. En Australie, aux Etats-Unis, au Canada ou en Italie, on peut créer son entreprise plus rapidement qu’en France.  La France est bien placée par rapport à la moyenne des pays du G20, d’après une étude du cabinet Ernst & Young sortie en aout 2013. En France, il faut sept jours pour créer une entreprise, alors que la durée moyenne des pays du G20 est de 22 jours. Ensuite, la France est bien placée pour le nombre de procédures administratives à remplir (5 contre 7,6 en moyenne). Enfin, en France, le coût de création d’une société est bien plus faible que la moyenne des pays du G20.  C’est une fois que l’entreprise est créée que ça se gâte. Xavier Kergal, le patron du salon des entrepreneurs, explique qu’il « y a des formulaires de la médecine du travail, les problèmes de la retraite, de la formation, les différentes taxes d’apprentissage. Vous avez une artillerie administrative complexe parce que c’est un cumul d’un demi-siècle de formulaires ».  Xavier Kergal ajoute qu’ »on est encore sur une législation très compliquée, alors que l’acte de création, de manière très paradoxale, est devenu très simple. Même le statut d’auto-entrepreneur, vous le faites sur internet, ça vous prend une heure. C’est au lendemain de la création que le bas blesse ».  Et pour ne rien arranger, il est difficile de faire grossir une entreprise en France. Il y a des effets de seuil. Franck Sebag, associé chez Ernst & Young, constate le fossé entre « le nombre d’entreprises à 49 salariés par rapport au nombre d’entreprises qui sont à plus de 50 salariés. Il y a deux fois plus de sociétés de 49 salariés que d’entreprises qui sont à 52 salariés. Parce que le fait de passer au delà de certains seuils démultiplie la réglementation. Il faut rajouter des tonnes de choses ».  Conclusion, on attend  encore  le choc de simplification administratif et fiscal

« La France au bord de l’implosion  » (Jean-Paul Delevoye)

« La France au bord de l’implosion  » (Jean-Paul Delevoye)

Pour une fois un responsable fait une analyse lucide de la société : trop de politiciens, pas assez de politique, déphasage avec la société réelle, risque d’implosion et émergence d’une autre démocratie en particulier avec les sites internet qui ne se contentent pas reprendre les communiquées officiels du gouvernement, des institutions ou des entreprises.   »Une société nouvelle est en train d’émerger », annonce Jean-Paul Delevoye sur RTL samedi. L’ancien médiateur de la République et Maire UMP de Bapaume (Pas-de-Calais) a dressé le bilan de l’année 2013, avant d’évoquer l’avenir de la France.  On va faire disparaître des industries et des sites [internet] vont émerger », prévoit le président du Conseil économique, social et environnemental. Mais il estime que la classe politique n’est pas en phase avec ces changements, et « cherche à surfer sans fixer de cap ». Pour Jean-Paul Delevoye, il n’y a « pas d’excès de politique » dans le débat public, « mais un excès de politiciens ». « La France est victime de son système politique », analyse-t-il. Un problème, pour résoudre « un problème de dette », mais aussi « de coût du travail », ou encore pour faire face « aux enjeux environnementaux ». Et si « une colère associative en train de s’exprimer », avec entre autres les mouvements des pigeons ou plus récemment celui des Bonnets rouges, « il faut les canaliser », conseille Delevoye. Car si rien ne change, la société « risque d’imploser », prédit-il. Et d’ajouter : « L’Europe devrait présenter une espérance aux prochaines élections, mais aucun projet n’apparait », dénonce l’ancien parlementaire. Le maire de Bapaume depuis 31 ans, et qui ne souhaite pas se représenter, a noté « un paradoxe » dans la société française. Il y a, raconte-t-il, « une France qui veut partir à l’étranger », pendant qu’une une autre « se bat », et que le reste « se laisse aller ». Il faut des lieux où il n’y a pas d’enjeu de pouvoirs Jean-Paul Delevoye Existe-t-il une ou plusieurs solutions pour sortir de cette crise sociétale ? « Il faut des lieux où il n’y a pas d’enjeu de pouvoirs », selon Jean-Paul Delevoye.

 

Enseignement , la ,France, plonge, encore

Enseignement  : la France plonge encore

 

Nouvelle chute de la France dans le classement mondial de l’édication. Pas étonnat, puisque le coeur de lenseignement ( lecture, ecriture, calclul, français, math) est noyé dans un fatras de disciplines plus ou moins ésotériques. Pas étonnat quand on s’occupe d’abord de la forme comme les rytmes scolaires au lieu de traiter en priorité du contenu des programmes, pas étonnat quand les pédagogies frisent le surraélisme.Peilleon, lui, commence par les activités péri scolaires , normal pour un prof de philo très éloigné des réalités économiques, socailes et même sociétales.  Réalisée tous les trois ans, l’étude Pisa, évaluation des systèmes éducatifs de 65 pays de l’OCDE, vient d’être publiée mardi. En France, sa livraison était attendue avec inquiétude par la communauté éducative. A juste titre. Avec la 25e place, la France perd deux rangs dans le nouveau classement établi par l’OCDE. Dévoilés mardi matin, après un long suspense, les résultats de l’enquête de l’OCDE qui évalue tous les trois ans les systèmes éducatifs de 65 pays depuis 2000, lève le voile sur une France inefficace et inégalitaire. « Ce sont des résultats préoccupants et inacceptables », a vivement réagi le ministre de l’Education Vincent Peillon lors d’une conférence de presse. Pisa tombe à point nommé pour permettre à Vincent Peillon de justifier les réformes qu’il a engagées comme la priorité au primaire, les rythmes scolaires, le retour de la formation des enseignants, le « plus de maîtres que de classes » dans certaines écoles difficiles ou faire évoluer, notamment, le très délicat sujet des conditions du métier d’enseignant, actuellement en discussion. En mathématiques, thème majeur de Pisa 2012, la France a vu son score diminuer de 16 points entre 2003 (dernière année comparable) et 2012. Elle fait partie des 14 pays qui voient leur score reculer. Avec 495 points, les résultats obtenus sont loin du numéro 1, Shanghai, qui caracole à 613 points. De plus, les 10% d’élèves les moins performants en maths ont vu leurs résultats chuter entre 2003 et 2012. L’écart avec les bons élèves s’est sensiblement creusé. Pour les deux autres domaines étudiés par Pisa, culture scientifique et compréhension de l’écrit, en revanche, les résultats sont restés stables. Le score, en compréhension de l’écrit, est même au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE. La France apparaît comme l’un des pays où le système éducatif est le plus inégalitaire! Ainsi, la corrélation entre milieu socio-économique et performance y est bien plus forte qu’ailleurs au sein de l’OCDE. Pis, au fil des ans, l’école française est devenue de plus en plus inégalitaire. Aujourd’hui, un enfant issu de milieu défavorisé y a beaucoup moins de chance de réussir. De même, d’ailleurs, souligne Pisa, qu’un enfant issu de l’immigration. Démonstration : en Australie ou au Canada, 16% seulement des élèves issus de l’immigration n’atteignent pas le niveau 2 en maths. En France… c’est 43% qui n’y parviennent pas! Enfin, l’enquête Pisa constate le manque de confiance des élèves français en mathématiques. Peu sûrs d’eux, nos élèves sont devenus, aussi, moins persévérants. Ainsi, un sur deux abandonne facilement face à un problème (contre un sur trois aux Etats-Unis ou en Pologne). Parmi les premiers de la classe, l’Asie truste les sept premières places, la Finlande perd dix places. Ce qui chamboule le classement de tête :  Shanghaï, Singapour, Hong Kong arrivent en tête suivie de Taipei (Chine), Corée, Macao (Chine), Japon. Le premier pays occidental du classement étant le Liechtenstein, suivi de la Suisse et des Pays-Bas. Quant au fameux modèle finlandais, tant vanté pour son évaluation par compétences et son recours très limité aux notes – il tombe, de fait, à la 12e position. Parmi les chutes record : l’Australie qui passe de la 9e à la 19e place et les États-Unis qui tombent du 17e au 36e rang! L’Allemagne qui, après le « choc Pisa » de 2000, a engagé des réformes d’envergure, progresse de la 20e à la 16e place. La France saura-t-elle tirer les leçons de son premier « choc Pisa »? « L’école de la République, ce n’est pas finie! Nous allons la refondre! » a clamé Vincent Peillon. Rendez-vous en 2015.

 

 

La France encore dégradée par Standard & Poor’s : la sanction logique d’une politique économique

La France encore dégradée par Standard & Poor’s : la sanction logique d’une politique économique

Nouvelle sanction de la politique économique française avec la dégradation de sa note. Standard & Poor’s a annoncé vendredi l’abaissement de la note souveraine de la France à AA contre AA+, tout en relevant sa perspective de négative à stable. Plus que la sanction, qui à court terme ne devrait pas modifier les conditions d’emprunt, ce sont les motifs avancés qui importent. En clair : croissance trop faible, fiscalité excessive et chômage trop important.  L’agence en termes « économiques et diplomatiques » souligne que la situation sociale très dégradée constitue un élément de blocage pour toutes transformations durables. En clair, le gouvernement est trop discrédité auprès de l’opinion pour envisager d’engager de vraies réformes structurelles et de résorber les déficits « Nous estimons que les réformes engagées dans les domaines de la fiscalité, du secteur des biens et services et du marché du travail n’amélioreront pas sensiblement les perspectives de croissance de la France à moyen terme, et que la persistance d’un taux de chômage élevé affaiblit le soutien populaire en faveur de nouvelles mesures d’envergure en matière de politique budgétaire et de réformes structurelles », explique l’agence dans un communiqué. « Nous pensons également que la faible croissance économique limite la capacité du gouvernement à consolider le redressement des finances publiques », poursuit-elle. On peut évidemment contester la légitimité des agences de notation  (Barnier, l’inénarrable et unique commisaire européen français avait proposé de les supprimer pour la notation des Etats !) toutefois cette évaluation de la situation de la France est indiscutable. Elle enregistre l’échec d’une politique d’austérité mal ciblée (surtout des impôts en plus au lieu de diminuer les dépenses de l’Etat) qui tue la consommation, la consommation et l’emploi.

La France : « un système soviétique » (Christian Saint-Étienne)

La France : « un système soviétique » (Christian Saint-Étienne)

Christian Saint Etienne est un économiste très libéral dont certaines analyses sont contestables  mais sa réflexion mérite cependant attention tellement la France est engluée dans un système étatique impuissant (au demeurant injuste également). «La réponse à la crise d’aujourd’hui n’est pas d’ordre économique, le problème français est avant tout de nature philosophique et théologique». Christian Saint-Étienne, professeur au Conservatoire national des Arts et Métiers et candidat de l’UDI à la mairie de Paris, a livré  mardi une vision iconoclaste mais très éclairante de la situation de notre pays. Invité par la Fondation Concorde à présenter son récent ouvrage L’Iconomie pour sortir de la crise , paru le mois dernier chez Odile Jacob, l’économiste constate que la France s’est détournée des fondements du modèle, inventé au XVIIIe siècle, à l’origine de trois révolutions industrielles: celle de 1780 avec l’invention de la machine à vapeur, celle de 1850 qui découle de la découverte de l’électricité et celle qui se déroule sous nos yeux, depuis 1980, avec l’avènement de l’informatique.Si ces révolutions, à qui l’humanité doit l’amélioration considérable de ses conditions de vie, n’ont pas démarré plus tôt – «alors qu’il y a eu des gens géniaux pendant 2000 ans» – c’est parce qu’elles résultent «de la philosophie des Lumières qui a posé comme principe que l’être humain est un individu de raison, libre et responsable de ses actes, explique l’économiste. De là, découlent les droits de la personne morale qui ont donné une enveloppe juridique à l’entreprise privée telle que nous la connaissons aujourd’hui. Si on avait inventé ça sous Aristote, il y a 25 siècles, le même phénomène se serait produit! Or, depuis 30 ans, la France s’est convaincue que l’individu, dénué de libre arbitre et dominé par les déterminismes sociaux, est irresponsable. C’est la seule explication rationnelle de l’irrationalité dans laquelle nous vivons!»Du coup, le niveau record atteint par la dépense publique (57 % du PIB en 2014) constitue «le symptôme» et non la cause de ce «mal d’une profondeur inouïe», issu du primat du collectif sur l’individu professé «par la théocratie au pouvoir» alors que «c’est l’individu qui doit être responsable du collectif et non l’inverse», insiste Christian Saint-Étienne.Au fond, «la France est une sorte de système soviétique doté d’une sphère privée», minoritaire mais suffisamment productive «pour fournir les richesses» qui profitent à l’ensemble. Jusqu’à quand? «Quand on voit qu’entre 2011 et 2013 les impôts ont augmenté de 70 milliards d’euros pour réduire le déficit public de seulement 10 milliards, cela veut dire que le système ne fonctionne plus», souligne l’économiste.La polémique sur le travail du dimanche est une autre illustration des blocages de notre société. «Voilà des salariés qui, en réclamant le droit de travailler quand bon leur semble, se posent en individus libres et responsables mais à qui les syndicats répondent qu’ils vont les protéger malgré eux contre les forces déterministes du grand capital», professe-t-il. Et les considèrent donc comme des «irresponsables». D’où peut venir le changement? «Le peuple qui ressent tout ça, mais sans parvenir à le formaliser, se tourne de plus en plus vers les extrêmes, en particulier le Front national». Sauf que le discours de Marine Le Pen est centré «sur la victimisation qui est aussi une forme de déterminisme et donc de déresponsabilisation de l’individu. Le cœur de l’idéologie du FN, ce n’est pas une sortie de l’UMPS mais sa consécration.» En fait, «les transformations viendront quand le peuple exigera des élites techniciennes qu’elles les fassent». Fin du cours.

 

Fillon critique la France devant Poutine

Fillon critique la France devant Poutine

On connu Fillon plus élégant car critiquer la politique militaire française en Russie, devant Poutine en plus, paraît pour le moins inopportun pour ne pas dire davantage. Certes sur le  fond Fillon a  raison de refuser le positon va-t-en guerre aventureuse de Hollande  mais il était inutile d’apporter encore de l’eau au moulin d’un Poutine pas très regardant sur la démocratie, la sienne ou celle des autres. L’ex-Premier ministre a fait jeudi soir un discours à l’occasion du club de discussion international organisé à Valdai, en compagnie de Vladimir Poutine. saluant le président russe d’un « cher Vladimir », le député UMP a critiqué la position de son pays à propos de la Syrie.  « Nous avons, vous et nous, Russes et Européens, une influence déterminante sur les deux camps qui s’opposent » en Syrie, a-t-il affirmé.  »Je souhaite à cet égard que la France retrouve cette indépendance et cette liberté de jugement et d’action qui, seules, lui confèrent une autorité dans cette crise », a-t-il ajouté. Une phrase qu’il a également tweetée. L’ancien chef de gouvernement reproche ainsi à François Hollande son alignement supposé sur la position du président américain, Barack Obama. François Fillon a toujours fait part de sa réticence à l’idée d’intervenir militairement en Syrie. Il conditionnait son éventuel vote au Parlement à un « soutien des Nations unies ».Les déclarations du responsable UMP ont provoqué une vague de réaction à gauche.  »Grave sur le fond », a twitté le co-président des députés écologistes, François de Rugy.  »L’habit de Républicain de François Fillon part en lambeaux. En ce jour, le bien coiffé devient laquais de la Volga », a également écrit Arnaud Leroy, député socialiste. Le porte-parole du PS, David Assouline a quant à lui synthétisé les récentes prises de position de l’ex-Premier ministre : Jeudi soir à Valdaï, Vladimir Poutine, lui, ne s’est pas privé de critiquer l’intervention en Libye en 2011, menée par la France alors gouvernée par Nicolas Sarkozy… et François Fillon. « Ceux qui ont lancé l’opération militaire en Libye avaient sans doute des motifs nobles. Mais quel en est le résultat? On a lutté pour la démocratie, et où en est-elle? », a notamment déclaré le président russe.

 

Syrie : La France ne peut rien imposer

Syrie : La France ne peut rien imposer

Sans doute un peu condescendant l’ambassadeur de Russie qui renvoie Hollande à ses chères études. Mais c’est un peu la provocation qui répond à la provocation. Du fait des positions aventureuses de la France, Poutine a repris la main et Hollande n’a d’autres solutions de s’aligner sur Obama. « On n’est pas devant le prof pour passer un test. Nous avons une chance qui est offerte à nous tous. Tous ceux qui sont contre la guerre doivent s’en servir », commente Alexandre Orlov au micro de RTL. Les mots de l’ambassadeur de Russie en France sont clairs. Ils témoignent que, en l’état, Moscou ne votera pas la résolution déposée ce mardi 10 septembre à l’ONU. Ce projet autorise un recours à la force en cas de manquement aux obligations. « La France n’est qu’un membre du conseil de sécurité. Elle ne peut rien imposer aux autres », estime le diplomate.  Pourquoi devrions-nous douter de la Syrie ? Alexandre Orlov, ambassadeur de Russie en France Selon lui, il n’y aurait pas de raison de ne pas faire confiance à Bachar al-Assad.  »La Syrie a clairement dit qu’elle est d’accord pour placer ses armes chimiques sous contrôle international. Pourquoi devrions-nous douter de la Syrie ? Pour faire de la politique, il faut faire confiance à ses partenaires« , déclare Alexandre Orlov. « Il y a le choix entre la guerre et la paix. La Russie offre cette possibilité, jure l’ambassadeur. Pour lui, il faut d’abord « négocier une résolution qui prévoie une mise sous contrôle des armes chimiques » qui sont en Syrie. « Et s’il y a des manquements, on pourra revenir au conseil de sécurité » et discuter des sanctions à apporter. Sous-entendu, la résolution contraignante de la France, jugée « inacceptable » par Moscou, sera rejetée. La proposition n’a d’ailleurs pas été retenue par l’ONU.

Le Qatar achète la France

 

 

Le Qatar achète la France

 

Le Qatar s’est constitué un parc immobilier de plus de 6 milliards d’euros sur les dix dernières années en France dans le résidentiel très haut de gamme et les sites commerciaux ou touristiques de prestige à la faveur d’un régime fiscal dérogatoire, montrent des documents administratifs et juridiques consultés par Reuters. Une quarantaine d’actifs immobiliers acquis par l’émirat du Qatar en France soit en direct, soit au travers de son fonds souverain ou encore par le biais d’investissements réalisés en propre par des membres de la famille régnante al Thani ont ainsi été identifiés. L’émirat et son fonds souverain contrôle une dizaine de ses biens immobiliers pour une valeur totale de près de 3 milliards d’euros, selon les données compilées par Reuters. Un fond créé par l’ex-émir, cheikh Hamad ben Khalifa al Thani, qui a abdiqué en juin en faveur de son fils cheikh Tamin, en détient neuf et ses enfants, dont le nouvel émir, six. Les autres sont contrôlés soit par d’autres membres de la famille soit par des hommes d’affaires qui entretiennent des liens étroits avec la famille régnante comme Ghanim bin Saad al-Saad. L’ancien émir du Qatar s’est ainsi porté acquéreur du célèbre showroom Citroën des Champs-Elysées mis en vente par PSA, qui confronté à d’importantes difficultés financières, a cédé pour deux milliards d’actifs en 2012. Les Qataris bénéficient en France d’un régime fiscal dérogatoire controversé en vertu d’un accord bilatéral dont la dernière mouture remonte à 2008 et qui exempte d’imposition sous certaines conditions les plus values immobilières. Il s’agissait notamment pour Paris de proposer des conditions au moins aussi attractives que Londres à un moment où la crise financière avait exacerbé la concurrence pour attirer les investissements des pays exportateurs de pétrole et de gaz, enrichis par l’envolée des cours, soulignent plusieurs experts.

 

Classement compétitivité : la France recule

Classement compétitivité : la France recule

 

Selon le Forum économique mondial de Davos (WEF), la compétitivité de la France par rapport à celle des autres pays continue de se dégrader. Dans le dernier classement rendu, ce mercredi 4 septembre, la France passe de la 21e place en 2012 (18e place en 2011) à la 23e. L’étude du WEF a été réalisée auprès de 15.000 chefs d’entreprises dans plus de 140 pays. L’Indice global de la compétitivité créé en 2004 par le WEF est établi à partir d’une centaine d’indicateurs économiques. La Suisse a conservé sa position de pays le plus compétitif pour la cinquième année consécutive. L’indice pour la France (5,1 sur une échelle de 7) ne varie pas et le recul s’explique d’abord par l’amélioration des résultats pour d’autres pays. Entreprendre dans le pays est compliqué par les règles restrictives du marché du travail et les taux d’imposition, suivis par les règles fiscales, selon l’enquête du WEF.
La France obtient sa plus mauvaise note en matière de pratiques d’embauche et de licenciement (144e position). Parmi ses plus mauvais résultats figurent aussi la question des incitations fiscales à l’investissement (137e position), la dette publique (135e position), les relations entre patrons et salariés (135e position), le taux d’imposition (134e position) ou encore l’environnement macroéconomique (73e position), l’efficacité du marché du travail (71e position), les institutions (31e position) et l’efficacité du marché de distribution (45e position).Elle obtient en revanche de très bonnes notes en matière d’inflation (1ère position), de qualité des routes (2e position), des infrastructures ferroviaires (4e position), de nombre de téléphones fixes par habitants (3e position). La gestion de ses écoles est également bien notée (5e position) ainsi que les dépenses des entreprises en Recherche et Développement (15e position). Dans le classement, Singapour occupe la deuxième place, suivi de la Finlande, de l’Allemagne (qui progresse de deux places) et des États-Unis. Ces derniers enrayent ainsi un déclin de quatre années consécutives et gagnent deux places.

Dexia : la débâcle financière a couté 6.6 milliards à la France

Dexia : la débâcle financière a couté 6.6 milliards à la France

« Le coût pour le contribuable national a été important, 6,6 milliards d’euros à ce jour, et des risques élevés persisteront longtemps encore », a déclaré Didier Migaud, premier président de la Cour, lors d’une conférence de presse.  Sauvé de la faillite à l’automne 2008, Dexia, principal acteur du financement des collectivités jusqu’à ses déboires, a été durement frappé par la crise de la dette, ce qui a rendu nécessaire un second sauvetage en octobre 2011.  Dans son rapport rendu public jeudi, la Cour des comptes note « des risques persistants pour les finances publiques » à l’avenir, en raison de fortes incertitudes, notamment l’évolution de la situation de la zone euro.  Elle juge également « non négligeable » un risque de recapitalisation de la banque, susceptible d’alourdir la facture, sans toutefois avancer de montant.  La Cour éreinte en outre la gestion de cet établissement, notamment sa stratégie de croissance des années 2000, poursuivie alors que les premiers signes de la crise de 2007 étaient déjà apparus.   »Le conseil d’administration, qui comptait peu d’experts ou de professionnels aguerris des questions bancaires, ne s’est pas opposé à une telle stratégie, qui a perduré jusqu’au milieu de l’année 2008, c’est-à-dire bien trop longtemps compte tenu de la montée des risques et de la dégradation rapide du résultat du groupe », a souligné M. Migaud.  A cet égard, la Cour critique également la Caisse des dépôts qui détenait justement cette expertise financière et était, fin 2007, son principal actionnaire côté français, à hauteur de 11,9%.  En raison des failles dans la gestion de la banque et du coût qu’a représenté son sauvetage pour les contribuables, la Cour déplore également que « la mise en cause des responsables [ait] été tardive et incomplète », alors que plusieurs d’entre eux ont bénéficié d’avantages « significatifs » lorsqu’ils ont quitté le groupe.  Elle critique ainsi le système de retraites chapeau mis en place par Dexia, rendu de plus en plus avantageux à mesure que les bénéficiaires approchaient de l’âge de la retraite, et recommande de contester en justice le dispositif validé en 2004.   »Il est encore possible, jusqu’en 2014, d’exercer un recours en justice susceptible de réduire substantiellement les pensions de l’ensemble des bénéficiaires », au nombre de six, selon M. Migaud.  Pour l’un d’entre eux, une négociation a déjà permis de réduire sa retraite de 563.000 euros à 300.000 euros par an.  La Cour des comptes considère également qu’il est « anormal » que deux anciens cadres de Dexia aient pu bénéficier d’une indemnité de départ et retrouver un poste dans la fonction publique alors qu’ils avaient une responsabilité dans ses déboires.  C’est pourquoi elle recommande un ajustement des règles de la fonction publique, « pour que le retour dans l’administration de fonctionnaires devenus cadres dirigeants d’entreprises publiques ou d’entreprises privées soutenues par des fonds publics soit exclusif du bénéfice d’indemnités de départ », a expliqué M. Migaud.  La Cour se prononce également en faveur d’un régime de responsabilité pénale des dirigeants de banques et d’assureurs lorsqu’ils ont délibérément pris des risques inconsidérés ayant entraîné des pertes, comme l’a récemment adopté l’Allemagne.  Des manquements dans la supervision du groupe, éclatée entre plusieurs pays, sont également mis en avant, puisqu’elle « n’a contribué ni à détecter les risques, ni à établir et à sanctionner a posteriori les manquements », a affirmé le premier président de la Cour des comptes.  Selon M. Migaud, une supervision supranationale, comme le prévoit l’union bancaire en cours de réalisation au niveau européen, aurait pu permettre une meilleure gestion du cas de Dexia.

 

La France, faux-cul, n’accueillera pas Snowden mais le Venezuela ou le Nicaragua, oui

La France, faux-cul,  n’accueillera pas Snowden mais le Venezuela ou le  Nicaragua, oui

 

Vraiment faux cul la France qui s’est appuyée sur les révélations de Snowden pour dénoncer l’espionnage des Etats-Unis, allant même jusqu’à remettre en cause les discussions économiques de libre échange Europe-Etats Unis ( une petite remise en cause en vérité qui n’a duré qu’un peu plus de 24 heures avant de se coucher devant Merkel).  Par contre la France a refusé d’accueillir le dénonciateur des pratiques » « inadmissibles » (les mêmes que nous utilisons mais à échelle de nos moyens, car dans cette période cde crise et de terrorisme tout le monde espionne tout le monde). Difficile de bien voir la cohérence dans toute cette affaire. Nicolas Maduro a annoncé vendredi au cours d’une célébration de l’indépendance du Venezuela qu’il accordait « l’asile humanitaire au jeune Snowden pour le protéger de la persécution de l’empire le plus puissant du monde, qui s’est déchaînée sur lui ».   »Nous, nous sommes ouverts et respectueux du droit d’asile et il est clair que si les circonstances le permettent, nous recevrons Snowden avec grand plaisir et lui donnerons l’asile ici au Nicaragua », a déclaré pour sa part Daniel Ortega, qui a confirmé avoir reçu une demande de M. Snowden à l’ambassade du Nicaragua à Moscou.  Ces annonces des deux chefs d’Etat interviennent le jour même où WikiLeaks a annoncé sur son compte Twitter qu’Edward Snowden, qui avait précédemment adressé des demandes à 21 Etats, « a demandé l’asile auprès de six autres pays ».  Le site fondé par Julian Assange s’est refusé à divulguer pour le moment le nom des capitales sollicitées, « de crainte d’une tentative d’ingérence de la part des Etats-Unis ».  La situation du réfugié s’enlise, s’accordaient à estimer vendredi les analystes à Moscou. »Le risque de voir Snowden bloqué à Moscou pour un temps indéterminé est de plus en plus grand », estimait Maria Lipman, de l’antenne moscovite du Centre Carnegie.  Le fugitif américain a fait au début de la semaine des demandes d’asile à 21 pays, mais la France et l’Italie ont fait savoir jeudi qu’elles ne l’accueilleraient pas, emboîtant ainsi le pas à l’Allemagne, au Brésil, à la Norvège, l’Inde, la Pologne, l’Islande, l’Autriche, la Finlande, aux Pays-Bas et à l’Espagne.  De son côté, la diplomatie russe a botté en touche, refusant de commenter davantage une affaire de plus en plus embarrassante. »Nous n’avons plus de commentaires sur ce sujet », a répondu le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Alexandre Loukachevitch lors de son briefing hebdomadaire.  La veille, le vice-ministre des Affaires étrangères Sergueï Riabkov avait répété que Moscou ne pouvait en rien influer sur le sort du jeune homme, qui a du reste renoncé à demander l’asile à la Russie après que le président Vladimir Poutine a exigé de lui qu’il cesse ses révélations qui font « du tort » aux Etats-Unis.  L’informaticien, à l’origine de révélations fracassantes sur un programme américain secret de surveillance des communications mondiales, a été au centre d’un imbroglio diplomatique en début de semaine.

 

FMI: la France trop de fiscalité et pas assez de compétitivité

 

FMI:  la France trop de fiscalité et pas assez de compétitivité

D’après le FMI, la récession française sera plus prononcée que prévu en 2013. Le PIB reculera de 0,2% cette année. Dans ses prévisions de printemps, le FMI avait annoncé un recul de PIB de 0,1% seulement… La France pourrait sortir de la récession cet été, prédit le FMI, «grâce à l’amélioration progressive de l’environnement extérieur». À une demande intérieure déprimée, s’ajoute une «détérioration des performances de la France à l’export». Le FMI souligne le dangereux «écart de compétitivité coût et hors coût» entre la France et ses voisins, alors que «les pays de la périphérie de la zone euro enregistrent d’importants gains de compétitivité». Deux problèmes structurels pèsent sur la compétitivité des entreprises françaises, rappelle le FMI: une «croissance des salaires réels» soutenue alors que les gains de productivité sont en baisse, et «l’augmentation de la charge fiscale» sur les entreprises. Tout en saluant les efforts d’assainissement budgétaire de la France – qui évite les excès de l’austérité, et promet de se concentrer sur les dépenses, le FMI dénonce les abus de la fiscalité française sur les entreprises et les ménages. «L’utilisation répétée de mesures fiscales pour remplir les objectifs budgétaires n’a pas seulement augmenté la pression fiscale jusqu’à un niveau excessif mais aussi entamé la confiance des entreprises et des ménages», indique le FMI. Le Fonds critique aussi l’instabilité fiscale française. «Une plus grande prévisibilité fiscale pourrait lever l’incertitude qui pèse négativement sur les décisions de dépenses et entreprises et des ménages», insiste-t-il.. Le FMI salue toutefois les réformes structurelles engagées depuis six mois par le gouvernement. Et appelle la France à les poursuivre. «Les autorités ont fait des progrès significatifs sur le front des réformes structurelles», se félicite le FMI, beaucoup plus optimiste que Bruxelles sur ce front. Le FMI salue la réforme sur le marché du travail (ANI), le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), qui apporte «une bouffée d’air aux entreprises», et se félicite, par avance, des nouvelles réformes annoncées sur les retraites et les allocations chômage

 

Evasion fiscale : la France intraitable… sur le papier

Evasion fiscale : la France intraitable… sur le papier

 

Sur la relance de la croissance, sur l’intégration européenne et maintenant sur l’évasion fiscale, la France est en pointe  en Europe mais sur le papier seulement ; En France on parle, on légifère mais on agit peu. Exemple, les prochaines mesures concernant la fraude fiscale. Dans la réalité la plupart des sociétés du CAC  paient  peu ou pas d’impôts sur les bénéfices. En cause évidemment le niveau des prélèvements obligatoires qui incite à l’évasion fiscale mais aussi l’incompétence de Bercy plus apte à poursuivre un petit contribuable que les multinationales (  exemple, Total qui n’a pas payé d’impôts sur les bénéfices pendant des années !). Une fraude qui représenterait une cinquantaine de milliards ( d’après le syndicat des impôts) alors que le ministre du budget l’évalue à une dizaine de milliards et  déclare « En matière de fraude fiscale, nous n’avons pas assez de condamnations, pas assez de prison ferme ». Le député PS Yann Galut, qui sera rapporteur du projet de loi sur la fraude fiscale, débattu fin juin par l’Assemblée nationale, joue à fond la carte de la répression, à l’unisson avec le gouvernement.  Le ministre délégué au Budget, Bernard Cazeneuve a déclaré ce jour au Parisien qu’il refusait toute disposition dérogatoire au profit des détenteurs d’un compte à l’étranger qui feraient amende honorable. Pas question d’amnistie et de cellule fiscale dite de dégrisement. Le gouvernement mélange un peu les deux, alors qu’aucune amnistie n’a jamais été mise en œuvre, même par le gouvernement précédent. Aujourd’hui, Bercy manie seulement le bâton. « Le projet de loi que nous avons présenté en avril (débattu à l’Assemblée en juin, donc) prévoit des sanctions alourdies », souligne Bernard Cazeneuve. « Les fraudeurs ont intérêt à se signaler. Sinon, ils risqueront jusqu’à sept ans de prison pour les cas les plus graves ». En réalité, l’administration fiscale est peu armée pour lutter contre les montages financiers les multinationales et même des sociétés plus modestes. Exemple en transport, il est possible d’effectuer via la cabotage des activités en France avec du personnel roumain, des remorques bulgares, des tracteurs espagnols et des sociétés situés ( boites aux lettres) au Luxembourg.

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