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Comprendre la radicalisation djihadiste, (Valls) … il serait temps !

Comprendre la radicalisation djihadiste, (Valls) … il serait temps

Manuel Valls change de logiciel à propos de la radicalisation, il serait temps car jusqu’à maintenant  il n’a pas compris grand-chose.  Le 25 novembre dernier, deux semaines après les attentats de Paris et Saint-Denis, le chef du gouvernement avait affirmé devant l’Assemblée nationale qu’expliquer de tels actes, c’était « déjà vouloir un peu excuser », une position qui lui avait valu de nombreuses critiques. Lundi, lors d’une réunion de « L’instance de dialogue avec l’islam de France » au ministère de l’Intérieur, Manuel Valls a expliqué qu’il fallait « d’abord et surtout combattre cette hyper-violence ». Mais il a ajouté : « C’est un phénomène complexe et protéiforme, et les sciences sociales ont bien sûr un rôle à jouer pour comprendre, analyser, décortiquer les mécanismes qui font que des individus basculent dans cette forme d’hyper-violence, de négation de l’autre, de nihilisme ». « C’est une idéologie de mort et nous n’avons jamais connu cela à cette échelle, en plus avec cette force liée à un conflit en Syrie et en Irak, la volonté de créer un Etat avec ses attributs », a-t-il ajouté. Une analyse un peu moins schématique que précédemment mais encore bien insuffisante dans la mesure où 2000 français environ sont officiellement impliqués dans le phénomène jihadiste. À cela il faut ajouter tous les individus fortement radicalisés et non n’encore repérés comme terroristes potentiels soit d’après les experts environ  5000 personnes. Des  chiffres évidemment relativement approximatifs tellement les services de renseignements sont débordés par l’ampleur de la tâche. En vérité c’est le déni de radicalisme qui a permis au phénomène jihadiste de prendre une telle dimension en France. Un radicalisme qui s’est surtout développé dans des quartiers sensibles ou la paix sociale a été achetée par l’État comme par les collectivités locales en échange d’une tolérance à l’égard du communautarisme radical. En fait  Manuel Valls découvre la situation seulement aujourd’hui et le dispositif anti terroriste décidé par le gouvernement est bien loin d’être à la hauteur de l’enjeu  « Mais nous savons qu’il y a aujourd’hui des milliers de jeunes, d’individus dans nos quartiers qui sont de près ou de loin séduits par cette radicalisation ». Une découverte un peu naïve et tardive de la part de Manuel Valls alors que  le processus est en cours depuis 20 à 30 ans.

«Il faudrait que les syndicats soient au service de l’intérêt général» (Agnès Verdier-Molinié)

 «Il faudrait que les syndicats soient au service de l’intérêt général» (Agnès Verdier-Molinié)

Dans une interview au Figaro Agnès Verdier-Molinié, directrice de l’iFRAP, think thank flingue les syndicats considérant qu’ils ne sont pas au service de l’intérêt général. Une critique cinglante qui n’est pas sans fondement mais quand même un peu caricaturael quand on connaît le peu d’intérêt du patronat pour une véritable concertation. La vérité c’est que les syndicats sont condamnés à adopter des postures le plus souvent protestataire par faute d’objet social du syndicalisme. En effet du fait de l’absence de transparence des stratégies économiques des entreprises, les syndicalistes n’ont d’autre choix que de se réfugier dans l’opposition systématique. L’absence de transparence et de volonté de concertation nourrissent l’ignorance, l’incompétence et le corporatisme. De ce point de vue le patronat a les syndicats qui méritent et fêtent émerger des représentants du personnel au profil essentiellement contestataire.

 

LE FIGARO. – Y-a-t-il des syndicats plus enclins que d’autres à réformer le marché du travail français?

Agnès VERDIER-MOLINIÉ. - Parler de syndicats réformistes en France est assez difficile. Il y a plutôt les tenants du blocage systématique que sont FO et la CGT et les tenants du blocage moins systématique que sont la CFTC, la CFE-CGC et la CFDT. Mais au final, où est la différence? Si on écoute la CFDT et la CFTC sur le projet de loi El Khomri, on ne fait pas du réformisme mais de la réformette. Les soi-disant réformistes ne veulent pas du barème des indemnités prud’homales, ils ne veulent pas des nouvelles modalités du licenciement économique, ils ne veulent pas plus de liberté pour l’employeur sur l’organisation du travail et la flexibilité des horaires (qui marche si bien en Allemagne). Bref, les «réformistes» ne veulent rien de ce qui pourrait avoir un impact et rendre plus flexible le marché du travail et faire baisser la peur de l’embauche. Tout de même, accordons aux «réformistes» leur accord en faveur du référendum d’entreprise et de la consultation des salariés. Mais… à une condition, comme l’explique très bien Laurent Berger, que le référendum «ne puisse intervenir qu’à l’issue de la négociation et à la seule initiative des syndicats signataires». Si on suit les réformistes, ça va bouger, c’est sûr mais seulement d’un millimètre.

 

Cette situation de blocage que l’on rencontre actuellement pour la loi travail nous révèle-t-elle quelque chose du syndicalisme à la française?

Cette situation démontre une représentation syndicale à bout de souffle. Elle semble terrorisée par des employeurs qui pourraient demander directement l’avis des salariés et se passer d’elle. N’oublions pas que moins de 5% des salariés du privé sont syndiqués. Pire, selon un sondage Opinionway de 2015, deux-tiers des Français considèrent que les syndicats ne sont «pas représentatifs». Et 54% qu’ils ne sont «pas utiles». Moins de 50% des Français leur font confiance pour négocier et gérer les organismes paritaires et les deux tiers des Français ne se sentent proches d’aucun syndicat.

 

«Si leur positionnement reste le même, les prochaines années verront le syndicalisme français uberisé car il n’est plus du tout en phase avec les évolutions contemporaines

Agnès Verdier-Molinié, directrice de l’iFRAP

On ne peut donc pas dire que nos syndicats soient plébiscités! L’opinion publique sent confusément que nos syndicats sont plus les tenants de l’immobilisme et du statu quo. Dans toutes les réformes, ils défendent leurs rentes sectorielles et les font même jouer les unes contre les autres: les régimes spéciaux publics contre les avantages acquis des salariés du privé, les retraites publiques contre les retraites privées etc. Les bastions qui gagnent sont toujours les mêmes. Si leur positionnement reste le même, les prochaines années verront le syndicalisme français «uberisé» car il n’est plus du tout en phase avec les évolutions contemporaines: flexibilité et anticipation plutôt que passéisme et immobilisme.

 

Avez-vous des propositions pour réformer le syndicalisme?

A la Fondation iFRAP, nous proposons aux les gouvernements et responsables politiques en général d’être vaillants face aux syndicats. Nous souhaiterions qu’ils soient moins faibles et qu’ils cessent de les ménager systématiquement. Pourquoi avoir ajouté, sous la droite, avec Gérard Larcher à la fin janvier 2007, l’article L.1 qui dispose que: «Tout projet de réforme envisagé par le Gouvernement qui porte sur les relations individuelles et collectives du travail, l’emploi et la formation professionnelle et qui relève du champ de la négociation nationale et interprofessionnelle fait l’objet d’une concertation préalable avec les organisations syndicales de salariés et d’employeurs représentatives au niveau national et interprofessionnel en vue de l’ouverture éventuelle d’une telle négociation.» Nous nous sommes liés, en connaissance de cause, à la capacité de blocage de syndicats. La solution pour en sortir? Passer à côté et adopter, avec le soutien des Français, les mesures de réforme. Cela passe par des référendums à la fois au niveau des entreprises (y compris et surtout à l’initiative de l’employeur) et au niveau national. Cela passe par une vraie transparence de la gestion (et cogestion) paritaire totalement opaque aujourd’hui. Cela passe aussi par la construction d’un nouveau syndicalisme, vraiment réformiste et représentatif, avec la mise en place d’un chèque syndical qui aboutirait à ce que plus de Français soient syndiqués mais mieux syndiqués. Enfin apparaîtraient des syndicats au service de l’intérêt général qui nous manquent tant aujourd’hui.

 

« Il faut un report» du projet de loi Travail (CFDT)

« Il faut un report» du projet de loi Travail  (CFDT)

 

La CFDT a sans doute raison de demander aujourd’hui ce qui risque d’être imposé d’ici quelques semaines sous la pression de l’opinion publique. Cette loi est évidemment trop précipitée, elle est mal préparée et surtout n’a pas fait l’objet de concertation. En cause essentiellement la volonté de Manuel Valls de montrer que le réformateur c’est lui mais pas Hollande ni même Macron. D’où cette intransigeance et cette brutalité du Premier ministre qui en a même rajouté sur la loi pour bien montrer la radicalité de sa rupture avec la pensée socialiste traditionnelle. Malheureusement en l’état cette loi ne pourra pas être adoptée au Parlement car le gouvernement ne dispose d’aucune majorité pour cela à moins évidemment de ne la faire voter que par la droite et quelques socialistes. D’une certaine manière, cette réforme s’engage dans la même impasse que la déchéance de nationalité. Des réformes sans doute nécessaire mais qui souffrent  surtout d’un manque de légitimité de la part de leurs auteurs qui témoignent aussi d’un certain amateurisme. L’opinion publique est majoritairement favorable à l’évolution du droit du travail mais pas aux possibilités nouvelles de licenciement. Le texte doit donc être sérieusement revu dans le sens d’un rééquilibrage entre la flexibilité et les garanties aux salariés. De ce point de vue la proposition de la CFDT paraît raisonnable. Une crispation de Valls à ce sujet serait sans doute une erreur politique et la réforme de la loi du travail pourrait bien subir le sort du CPE. «Il faut que le gouvernement accepte de repartir à la discussion avec les organisations syndicales et patronales, en tête-à-tête sans doute, mais aussi de façon multilatérale avec tous les acteurs pour qu’on revienne à un équilibre», a-t-il ajouté. «Si ce texte devait rester en l’état, la CFDT se mobiliserait contre un certain nombre de ses mesures», a prévenu Laurent Berger. Pourtant, le leader syndical se dit favorable à un texte qui donnerait «de la souplesse lorsqu’il est possible d’en avoir» mais aussi de la «sécurité». Compte tenu de l’importance de la réforme, «on n’est pas à 15 jours, trois semaines, un mois près» a-t-il estimé, soulignant que le gouvernement «n’a(vait) aucun intérêt à créer du désordre social dans ce pays». C’est pourquoi il demande un report et non le retrait pur et simple du projet, comme la CGT et FO

Déchéance de nationalité : il faut dissoudre l’Assemblée nationale

Déchéance de nationalité : il faut dissoudre l’Assemblée nationale

 

Une fois de plus l’assemblée nationale a offert le triste spectacle de responsables davantage préoccupés de tactique politicienne que d’intérêt général. Du coup, en l’état actuel du vote de l’assemblée la déchéance de nationalité ne pourra pas être inscrite dans la constitution. Il est en effet nécessaire de réunir les trois cinquièmes des votes des parlementaires. Or la déchéance de nationalité n’a été adoptée que de justesse. La responsabilité en incombe au front anti Hollande est au front anti Sarkozy. À droite on a instrumentalisé la question de la déchéance pour préparer les primaires et tenter de mettre en minorité Sarkozy.  A gauche c’est un peu le même phénomène on a voté contre surtout pour exiger des primaires en vue de 2017 si Hollande avait un peu de courage il devrait dissoudre l’assemblée nationale qui s’est une nouvelle fois déconsidérée aux yeux de l’opinion publique. Les arguties juridiques, moralistes et idéologiques dissimulent mal le fossé énorme qui sépare les élus  nationaux complètement hors sol par rapport aux réalités sociétales. les députés français ont donc adopté mardi soir par 162 voix contre 148 l’article 2 du projet de loi qui inscrit dans la Constitution la déchéance de la nationalité pour les personnes condamnées pour terrorisme, malgré la persistance de divisions à droite et à gauche. A l’issue du vote et avant celui, solennel, de l’ensemble du projet de projet de loi constitutionnelle, prévu mercredi, puis son examen par le Sénat, Manuel Valls s’est dit « satisfait » et « optimiste » sur le fait qu’une majorité encore plus nette se dégagerait en faveur du texte. « Demain il y aura un vote d’ensemble. Je pense qu’il sera bien plus large et ainsi la révision constitutionnelle poursuivra son chemin », a déclaré le Premier ministre dans les couloirs de l’Assemblée. « Nous devons tous être à la hauteur de l’attente et de l’exigence des Français (…) Les Français attendent des actes après les paroles », a-t-il insisté. Le président du parti les Républicains, Nicolas Sarkozy, était lui aussi venu mardi devant le groupe LR de l’Assemblée appeler ses députés à voter la déchéance et plus globalement l’ensemble du projet de loi qui constitutionnalise l’état d’urgence. « C’est un débat intéressant et beaucoup plus important qu’on ne le dit », a dit l’ancien président, selon des participants. « Après les 130 morts (des attentats du 13 novembre-NDLR), nous avons pris un engagement, celui de ne jamais se comporter en petit politicien devant un tel drame. » Il visait ainsi implicitement son ancien Premier ministre, François Fillon, opposé à la mesure et qui lui a répondu. « Je respecte les opinions de chacun mais je veux qu’on respecte les miennes », a-t-il déclaré selon une transcription de son intervention fournie par son service de presse.

Alstom-GE : en attendant la création de 1000 emplois il faudra se contenter d’environ 800 suppressions de postes !

Alstom-GE : en attendant la création de 1000 emplois il faudra se contenter d’environ 800 suppressions de postes !

Montebourg et Hollande s’était félicitée de cet accord historique qui a consisté à brader la branche énergie d’Alstom à générale électrique. Un accord historique car il devait se traduire à terme par la création de 1000 emplois en France. La première décision de générale électrique sera toutefois de supprimer 765 emplois en France (6 500 emplois supprimés dans le monde), dont 765 en France. Évidemment on rétorquera que les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. Dans le cadre de ce type de restructuration on sait bien que ce qui intéresse en premier celui qui rachète c’est d’abord le portefeuille clients ensuite les technologies. Ensuite c’est souvent l’opération dégraissage des effectifs et délocalisation d’une partie de la production. Une erreur stratégique de la part du gouvernement d’autant plus que la branche ferroviaire maintenue chez Alstom est loin d’être la plus juteuse. Les ex-salariés d’Alstom s’attendaient bien à quelques suppressions de postes, après le rachat par General Electric, en novembre, de leur branche énergie. Mais 765 postes en France, c’est beaucoup, et le plus inquiétant, pour Laurent Santoire, délégué CGT, c’est que certaines activités jugés primordiales vont disparaitre. « General Electric envisage aujourd’hui la fermeture d’activités productives, estime-t-il, notamment en région parisienne, à Massy et Levallois. Des activités liées au nucléaire, aux centrales à charbon. General Electric est un prédateur qui se contente de rapine, et qui ne se comporte pas en acteur responsable de la filière énergétique. » A la direction de General Electric, on rétorque que ce plan, c’est pour restaurer la compétitivité de la branche énergie. Et que tout sera fait pour éviter les licenciements secs… Nicolas Jacqmin, directeur des ressources humaines : « On va essayer de reclasser un maximum de salariés au sein de l’entreprise. Si ce n’est pas possible nous ferons des propositions de départs volontaires. Et si on malheureusement on ne trouve pas de solution pour tout le monde, on trouvera des solutions extérieures. »

 

« Il faut privatiser Pôle Emploi » (Bruno Le Maire)

«  Il faut  privatiser Pôle Emploi » (Bruno Le Maire)

 

 

Privatiser pôle emploi, c’est  la proposition de Bruno Lemaire. Une formule qui n’est peut-être pas tout à fait adaptée mais qui rend compte de l’inefficacité de Pole emploi vis-à-vis de sa mission à réinsérer les chômeurs. La question n’est sans doute pas de privatiser Pole emploi mais de recentrer cet organisme sur la fonction qu’elle connaît réellement à savoir la distribution des indemnités chômage (via l’ASSEDIC)  Les chômeurs, eux, savent que Pôle emploi ne sert à rein. Pas d’emploi à proposer, seulement des formalités administratives inutiles Ah si des emplois et en CDI ; 2 heures par semaine et à 50 kms du domicile ! Ou encore cet emploi de streaptiseuse proposée à une éducatrice de 53 ans !  La réforme ? Simple à effectuer, on supprime Pôle emploi. On revient à la seule fonction, inscrire les chômeurs. Le reste,  on sous traite à des boites d’intérim d’une part pour orienter sur des vraie formations qualifiantes et pour offrir un emploi. Il faudra donner aussi un grand coup de pied dans la fourmilière de la formation permanente, 32  milliards par an dont se gavent les structures, pas les chômeurs qui en ont besoin. (Voir rapport de la Cour des comptes qui dénonce ce scandale depuis des années).  Les entreprises ne passent pratiquement  jamais par Pôle emploi mais par les agences d’intérim dont certaines se spécialisent de plus en plus en fonction des secteurs.  , pôle emploi s’occupe du chômage mais pas de l’emploi. En cause évidemment la situation économique générale mais aussi le fait que le marché de l’emploi ne passe pas par pôle emploi mais par les agences privées. Enfin comment exiger du personnel de pôle emploi, qui n’a qu’une idée très approximative du marché du travail, qu’il soit en capacité de comprendre et d ‘agir pour favoriser la réinsertion professionnelle (hormis en matière de formation et encore). En  fait la plupart des entretiens avec les conseillers se terminent de la même manière, le conseiller enregistre pour la énième fois la situation du chômeur (état civil, formations suivi, qualification, emploi recherché etc.) et remet au chômeur la copie de cette situation ; c’est ce qu’on appelle le suivi !

Prix du pétrole : il restera bas (Francis Perrin)

Prix du pétrole : il  restera bas (Francis Perrin)

Le prix du pétrole restera encore base explique Francis Perrin, président de Stratégies et politiques énergétiques et directeur de la rédaction de Pétrole et Gaz arabe. En  cause une demande atone liée au net ralentissement de la croissance internationale et à une fuite en avant des pays producteurs qui tentent de compenser la baisse des cours par une surproduction qui tire les prix à la baisse. Une remontée des prix du pétrole n’est pas à exclure mais tendanciellement les cours vont sans doute demeurer à un faible niveau pendant encore des mois. (Interview RTL)

 
L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) continue à produire au-delà des limites qu’elle s’est elle-même fixée. « La production du pétrole au niveau mondial n’est pas coordonnée par une autorité. Chaque pays, chaque producteur, chaque compagnie pétrolière produit ce qu’il peut, ce qu’il veut produire en fonction de ses réserves, des champs qu’il contrôle, du niveau des prix et de la rentabilité des opérations. Il n’y a pas de régulation de la production pétrolière mondiale. »  Trop de pétrole a été produit notamment avec les pétroles non conventionnels aux États-Unis et au Canada. « L’OPEP a décidé d’engager un bras de fer et de ne pas plier en réduisant sa production. Elle dit que « s’il y a une réduction de la production, elle doit être partagée entre les pays membres de l’OPEP et les pays non OPEP. Si ce n’est pas le cas, les prix baisseront pour tout le monde et on verra qui tiendra le plus longtemps. »

S’agit-il d’une bonne nouvelle pour l’économie ? « Les pays exportateurs, les compagnies pétrolières et groupes terroristes comme l’État islamique sont défavorisés. Les prix ont chuté d’environ 70% depuis juin 2014. Tous ceux qui achètent du pétrole, comme la France et les pays européens, bénéficient de la chute des prix du pétrole. »

Daesh, un acteur puissant sur le marché

Ce pétrole pas cher n’a-t-il pas le goût du sang ? Daesh étant un acteur puissant sur le marché.  »Daesh contrôle certains champs de pétrole, 60% en Syrie, certains champs de pétrole en Irak et elle essaie de faire de même en Libye. Daesh reste un petit producteur de pétrole. Donc ce n’est pas lié. On estime que Daesh contrôle une capacité de production de l’ordre de 40.000 barils par jour de pétrole. Total, c’est 2,3 millions de barils par jour de pétrole. Daesh essaie de vendre à des négociants peu scrupuleux dans la région du Moyen-Orient où des réseaux de contrebande et de trafic existent depuis longtemps. Il y a eu un embargo contre le pétrole irakien, il y a toujours un contrôle du pétrole iranien. Daesh profite de ces circuits illégaux ».

La baisse du coût du pétrole va se poursuivre ? « Personne ne le sait, on ne sait pas jusqu’où ça peut baisser. On est à un niveau très bas. On était à 115 dollars par baril en juin 2014, on est aujourd’hui à 36-37. Peut être que les prix vont encore baisser mais sans doute pour pas très longtemps. Mais les prix du pétrole ne devraient pas remonter parce qu’il y a trop de pétrole sur le marché. »

Des prix du pétrole au plus bas, ce n’est pas bon pour la transition énergétique. « Les acteurs économiques peuvent se dire : le pétrole est très bas, le prix du gaz est très bas, le prix du charbon est très bas. Pourquoi se casser la tête et investir des sommes considérables dans la transition énergétique, NDLR). Mais ces combustibles fossiles ont quelques défauts comme celui de générer des émissions de gaz à effet de serre. »

Royal : il faut changer gouvernance dans les régions ! Au Secours »

 

Ségolène Royal qui propose de changer la gouvernance dans les régions, il y aurait de quoi en rire  s’il ne fallait en pleurer. En effet on se souvient que l’ancienne présidente de Poitou Charente a laissé les finances de sa région dans un état lamentable Ségolène Royal qui parle de gouvernance ou de gestion, c’est un peu surréaliste ;  elle qui symbolise toutes les contradictions du PS : un coup à gauche, un coup à droite, un coup écologiste et surtout nulle part. La gouvernance n’est pas seulement à changer la où le parti socialiste a apporté son appui pour l’élection d’un candidat de droite mais à changer partout compte de tenu des gaspillages de toutes sortes. En outre s’il faut rechercher l’union pour la gouvernance c’est  dans toutes les régions et même au niveau national car on ne peut plus perdre  temps  et énergie dans des affrontements d’appareils stériles qui plombent la politique économique et le chômage. On se demande de quel mandat ou de quelle mission divine) est investi Ségolène Royal pour parler ainsi au nom de toute la gauche. Peut-être en tant qu’ancienne favorite de Hollande ?  Au lendemain des élections régionales, la ministre de l’Écologie souligne de manière maladroite que certains candidats de droite ont été élus grâce au désistement de ceux de la gauche et appelle à intégrer ces derniers à la gouvernance de ces régions. Face au risque d’une victoire du FN, les candidats socialistes arrivés troisième au premier tour des élections régionales en Nord-Pas-de-Calais-Picardie et en PACA s’étaient désistés. Un retrait qui a permis une large victoire dimanche 13 décembre des candidats Les Républicains Xavier Bertrand et Christian Estrosi contre Marine Le Pen et sa nièce Marion Maréchal-Le Pen. En Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, où le socialiste Jean-Pierre Masseret avait refusé, le PS avait appelé à voter pour Philippe Richert (LR-UDI-MoDem) qui l’a emporté face à Floriant Philippot.  Face à ce soutien de la gauche, Ségolène Royal a suggéré ce lundi 14 décembre de « repenser la gouvernance » dans ces régions.  »Il faut souligner le sursaut citoyen, entre les deux tours, de Françaises et de Français qui n’ont pas voulu que le Front national accède à la tête des régions », a déclaré la ministre de l’Écologie sur France 2.   »Deuxièmement, qu’un certain nombre de candidats de droite ont été élus grâce aux candidats de gauche qui se sont désistés ». « La gauche ne sera pas représentée dans certaines régions. C’est un lourd sacrifice citoyen de la part de ces candidats. Donc il va falloir aussi repenser la gouvernance de ces régions pour que ceux qui sont éliminés du pilotage » soient associés, a-t-elle poursuivi.

Il Il n’y a plus de république dans les quartiers sensibles depuis longtemps

Il n’y a plus de république dans les quartiers sensibles depuis longtemps  ( Fadela Amara)

 

«  »il y a une absence de République dans nos quartiers depuis très longtemps. Il y a des choses qui sont faites, il y a beaucoup de choses encore à faire, mais quand vous avez une forme de laxisme, une forme de non exigence du respect des valeurs de la République, vous vous retrouvez dans ce genre de situation ». Selon elle, ce laxisme est dû à « la lâcheté, souvent, à l’achat de la paix sociale. On est en train de payer les conséquences de ce qui s’est passé il y a dix, vingt, trente ans ». Cette lâcheté est le fait « des hommes politiques, de gauche comme de droite, qui ont acheté la paix sociale en passant par exemple des accords avec des islamistes, pour des raisons électoralistes, en fermant les yeux par exemple sur toutes ces formes de particularisme, de revendication. Une des grandes avancées de notre pays, ça a été quand même la loi de 2004, qui a permis d’interdire des signes religieux dans les écoles, notamment le voile, donc on a protégé les filles. Il a fallu mener cette bataille alors que tout le monde pensait que c’était acquis. Et quand vous regardez ce qui se passe dans les quartiers, on ferme les yeux sur la burqa, on ferme les yeux sur le voile ».

Un état d’alerte maximale est-t-il suffisant ?

 

 

10 000 personnes font l’objet d’une fiche S, comment les surveiller ? Sans parler de ceux qui n’ont pas été repérés. Pour l’ancien juge antiterroriste Marc Trévidic, les moyens sont « largement sous-dimensionnés ». L’augmentation des moyens est « ridicule » pour le judiciaire, a-t-il estimé sur BFM TV. S’il y plus de moyens pour le renseignement, cela permet la surveillance mais pas les arrestations, qui nécessitent des juges pour prouver que les suspects sont allés en Syrie, a-t-il souligné.  « Il faudrait largement le double » de moyens, a-t-il ajouté. « C’est les moyens qu’on met qui permettent d’arrêter les gens ».  Cette fois, François Hollande a annoncé la mobilisation de 1.500 militaires supplémentaires en Ile-de-France et a décrété l’état d’urgence pour l’ensemble du territoire, une première depuis 1961 et la guerre d’Algérie. Cette mesure permet aux autorités de restreindre la circulation des personnes et des véhicules, d’instaurer un couvre-feu et d’interdire de séjour dans un département toute personne cherchant à entraver l’action des pouvoirs publics. L’état d’urgence permet également aux préfets d’ordonner la fermeture provisoire de salles de spectacles, débits de boisson ou d’interdire la tenue de manifestations. Dans ce contexte, les manifestations sur la voie publique à Paris, dans les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne sont interdites jusqu’à jeudi prochain et le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a demandé à tous les préfets de faire de même en province.

Un état d’alerte maximale est-il suffisant ?

Un  état d’alerte maximale est-il suffisant ?

 

10 000 personnes font l’objet d’une fiche S, comment les surveiller ? Sans parler de ceux qui n’ont pas été repérés. Pour l’ancien juge antiterroriste Marc Trévidic, les moyens sont « largement sous-dimensionnés ». L’augmentation des moyens est « ridicule » pour le judiciaire, a-t-il estimé sur BFM TV. S’il y plus de moyens pour le renseignement, cela permet la surveillance mais pas les arrestations, qui nécessitent des juges pour prouver que les suspects sont allés en Syrie, a-t-il souligné.  « Il faudrait largement le double » de moyens, a-t-il ajouté. « C’est les moyens qu’on met qui permettent d’arrêter les gens ».  Cette fois, François Hollande a annoncé la mobilisation de 1.500 militaires supplémentaires en Ile-de-France et a décrété l’état d’urgence pour l’ensemble du territoire, une première depuis 1961 et la guerre d’Algérie. Cette mesure permet aux autorités de restreindre la circulation des personnes et des véhicules, d’instaurer un couvre-feu et d’interdire de séjour dans un département toute personne cherchant à entraver l’action des pouvoirs publics. L’état d’urgence permet également aux préfets d’ordonner la fermeture provisoire de salles de spectacles, débits de boisson ou d’interdire la tenue de manifestations. Dans ce contexte, les manifestations sur la voie publique à Paris, dans les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne sont interdites jusqu’à jeudi prochain et le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a demandé à tous les préfets de faire de même en province.

Pour sauver Schengen il faut un accord entre l’union européenne et la Turquie

Pour sauver Schengen il faut un accord entre l’union européenne et la Turquie

L’Europe se rencontre avec un peu de retard qu’elle est incapable de contrôler ses frontières intérieures et du coup que c’est le principe même de Schengen qui va être rapidement remis en cause. En effet dès lors que les migrants parviennent à mettre un pied en Europe la liberté de circulation est assurée. Faute de donc de pouvoir contrôler ses frontières intérieures, l’Europe est  réduite à solliciter  les pays qui font office de frontière extérieure comme la Turquie. La Turquie est en effet le principal point d’entrée de la migration vers l’Europe et aussi par parenthèses la principale voie de communication qui permet à l’État islamique d’engranger d’énormes ressources financières grâce au pétrole. Malheureusement ce point n’a pas été traité par les dirigeants européens réunis à Malte.  Pour résumer,  les pays européens vont proposer de l’argent à la Turquie afin qu’elle fixe les migrants sur leur territoire mais compte tenu des positions très ambiguës de la Turquie il est probable que ce pays continuera d’être une véritable passoire. Ce qui n’empêche pas les responsables européens de vouloir engager une négociation inutile avec la Turquie. L’Europe est engagée dans une « course contre la montre » pour sauver l’espace Schengen et mettre en place un contrôle renforcé des flux migratoires à ses frontières extérieures, a souligné Donald Tusk, le président du Conseil européen. Le numéro deux de la Commission européenne, Frans Timmermans, mène actuellement des négociations avec Ankara et a proposé que le sommet avec le président Erdogan se tienne le 22 novembre mais le président français, François Hollande, a annoncé que cette date ne pourrait pas convenir. La chancelière allemande Angela Merkel a indiqué qu’aucune date n’avait encore été fixée et a évoqué la possibilité que ce sommet puisse avoir lieu fin novembre ou début décembre.   »Il s’agit d’un sommet UE-Turquie pour démontrer que nous travaillons très étroitement les uns avec les autres et que nous partageons de manière raisonnable les défis nés de la guerre civile en Syrie et des situations difficiles dans d’autres pays », a dit Angela Merkel. A Berlin, le vice-chancelier allemand, le social-démocrate Sigmar Gabriel, a déclaré que l’Allemagne devrait financer seule l’aide à Ankara si les pays de l’Union n’arrivaient pas à se mettre d’accord. « Si les Européens ne peuvent assurer qu’une partie du projet, je juge raisonnable que l’Allemagne consente à faire une avance ou qu’elle paye elle-même », a-t-il dit lors d’une réunion de son parti. Pour Donald Tusk, « sauver Schengen est une course contre la montre et nous sommes déterminés à remporter cette course ». « Cela suppose, d’abord et avant tout, de rétablir les contrôles aux frontières extérieures. Sans contrôles frontaliers efficaces, les accords de Schengen ne survivront pas », a-t-il dit.

Il faut un DRH à la tête des fonctionnaires (Valls) !!!

Il faut un  DRH à la tête des fonctionnaires (Valls) !!!

Sans doute affecté par les critiques de la Cour des comptes concernant la gestion de l’armée de fonctionnaires, Valls ne propose pas de nommer un général mais un DRH. Une direction des ressources humaines pour les 6 millions de fonctionnaires (avec la fonction publique locale). Valls rêve certainement, ce n’est sans doute pas la bureaucratique direction générale de l’administration et de la fonction publique qui peut assurer une telle tâche. « Une tâche de DRH de l’Etat » dit Vals qui ne peut se départir d’une approche à la fois  jacobine et surréaliste. Valls parle de « culture managériale » de l’administration ; en fait un  Etat dans l’Etat, l’armée mexicaine avec l’indiscipline en plus. Du chinois par la plus grande partie de cette population qui confond, fonction régalienne, fonction publique et statut des personnels.   Un plan de « modernisation » des ressources humaines de l’État va  donc être présenté d’ici mi-2016 afin notamment de le doter d’une « véritable » direction des ressources humaines (DRH) et réaliser les « énormes progrès » nécessaires, a annoncé Manuel Valls lundi. Le Premier ministre s’exprimait lundi après-midi (à huis clos) au Carreau du Temple à Paris devant les directeurs des administrations centrales, les « patrons » des directions administratives nationales des différents ministères. Manuel Valls a confié à la ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu la mission d’élaborer une « nouvelle stratégie pluriannuelle de modernisation des politiques de ressources humaines », qui « sera validée lors d’une réunion de ministres au cours du 1er semestre 2016″, selon son discours.  Thierry Le Goff, nommé mi-octobre à la tête de la direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) qui chapeaute l’administration française, s’est vu charger par le chef du gouvernement de la « transformer » en véritable DRH de l’État ». « Je souhaite qu’elle (la DGAFP) vous apporte progressivement, dans chaque ministère, un soutien en matière de ressources humaines aligné sur les meilleurs standards. Nous avons, dans ce domaine, d’énormes progrès à faire, vous le savez tous », a estimé le Premier ministre.  »Les DRH dans tous les ministères seront renforcées et professionnalisées », s’est-il engagé. Pour mener à bien cette « modernisation », Manuel Valls a cité le récent accord sur les carrières et les rémunérations des fonctionnaires, validé par le gouvernement malgré l’opposition de plusieurs syndicats (CGT, FO, Solidaires). Il a également appelé à changer « les modes de management », en développant notamment « la culture managériale ». Et insisté sur la formation professionnelle, qui « doit à la fois mieux accompagner les parcours professionnels et être plus prescriptive pour anticiper davantage les futurs besoins en compétences ». La fonction publique d’État rassemble quelque 2,48 millions d’agents, dont environ 1,5 million de titulaires, selon l’Insee. Éducation, enseignement supérieur et recherche regroupement le gros des effectifs totaux (quelque 1,4 million), devant l’Intérieur (288.000) et la Défense (281.000). A la fonction publique d’État s’ajoutent la fonction publique hospitalière (1,17 million d’effectifs) et la fonction publique territoriale (1,95 million), toujours selon l’Insee

«Il y a eu trop d’impôts en 2012 » (Valls)

«Il y a eu  trop d’impôts en 2012 » (Valls)

 

On le sait la fiscalité tue la croissance et l’emploi et du coup faute de ressources fiscales suffisante on augmente encore les impôts pour fiancer notamment la politique sociale. Le cercle vicieux que semble découvrir-tardivement  Valls. Une sorte de mea culpa de Valls sur l’augmentation de la fiscalité en 2012. A la fois une critique de la politique de Hollnde mais aussi de son prédécesseur Ayrault (actif en ce moment pour réformer l’impôt sur le revenu !). « Il y a eu une augmentation de la fiscalité au cours de ces dernières années – je ne parle pas uniquement depuis 2012 – pour les entreprises comme pour les ménages, à peu près équivalents, 20 milliards entre 2010 et 2012, un peu plus de 20 milliards entre 2012 et 2014 qui a, je crois, créé une forme de rupture entre les Français et l’impôt », a-t-il expliqué, visant donc les décisions prises lors du début du quinquennat de François Hollande, lorsque son prédécesseur Jean-Marc Ayrault était encore à Matignon. « Je pense que ce choix a pesé lourdement sur l’activité économique (…) et ça a été un choc fiscal pour les gens, ce qui explique beaucoup de la rupture entre cet exécutif et d’une manière générale les responsables politiques et les Français », a insisté Manuel Valls. Le chef du gouvernement a notamment évoqué des « seuils extrêmement pénalisants pour les personnes âgées qui ne payaient pas l’impôt sur le revenu et qui ne payaient pas la taxe d’habitation, ou la taxe sur le foncier bâti ou la redevance, et qui sont rentrées dans l’impôt ». « Ça a fait des dégâts considérables », a-t-il ajouté, citant aussi les classes moyennes. Depuis sa nomination à Matignon, Manuel Valls multiplie les déclarations de ce genre. En mai 2014 sur le plateau de TF1, il avait eu une phrase identique mais évoqué des hausses plus proches de la réalité : « Entre 2010 et 2012, la droite a augmenté les impôts de 30 milliards. Entre 2012 et 2014, la gauche les a augmentés de 30 milliards. Ça suffit. » En mars dernier, il avait été un peu plus loin en reconnaissant une « erreur ». « La hausse cumulée des impôts depuis des années (…) a créé un effet de ras-le-bol qui a étouffé l’économie française pour les entreprises, et qui a mis très en colère les Français », affirmait-il sur BFMTV.  Le gouvernement avait abaissé les impôts d’un milliard d’euros en 2014 et 3,2 milliards en 2015. L’Assemblée nationale a voté mardi la première partie du budget de l’Etat, dont la mesure phare est la nouvelle baisse d’impôt sur le revenu – de deux milliards d’euros – en faveur de huit millions de foyers fiscaux.

Une formation pour chaque chômeur (Hollande)…il serait temps !

Une formation pour chaque chômeur (Hollande)…il serait temps !

 

 

 

Hollande découvre encore la lune avec la nécessité de développer la formation chez les chômeurs. Or les ressources de la formation permanente représentent de l’ordre de 30 milliards annuels dont une grande partie gaspillés par les organismes de formation et les collecteurs. Une situation souvent dénoncée par la Cour des comptes mais restée presque sans suite du fait du poids des lobbies qui se gavent. . Une partie infime revient aux chômeurs pour faciliter leur requalification. À quelques heures du début de la quatrième conférence sociale du quinquennat, à laquelle la CGT a refusé  de participer, François Hollande a donc annoncé une mesure visant à former les demandeurs d’emploi. « Chaque demandeur d’emploi se verra proposer une formation allant véritablement vers un débouché et vers un métier. Ça marchera d’ici la fin du quinquennat. C’est une opération que j’ai voulu lancer et qui doit concerner 150.000 emplois », a-t-il déclaré, lundi 19 octobre sur RTL alors que 2.900 emplois sont notamment menacés à Air France.  « À Pôle Emploi, il y a des interlocuteurs, c’est un service public qui doit être amélioré. Il va y avoir une négociation, cela est très important que nous puissions donner des incitations à des emplois », a ajouté François Hollande. Au cours de cette conférence sociale, il sera notamment question du compte personnel d’activité qui regroupe, à partir du 1er janvier 2017, tous les droits acquis par un salarié au cours de sa carrière.

Scandale Volkswagen : il faudra attendre….. des mois

Scandale Volkswagen : il faudra attendre….. des  mois

Les membres du conseil de surveillance de la marque « ont acquis la conviction que cette investigation allait prendre au moins plusieurs mois », selon un communiqué diffusé à l’issue d’une réunion des membres les plus influents de cet organe de contrôle.   »Il s’agit d’une enquête approfondie et de grande envergure, qui va s’atteler à éclaircir toutes les questions en suspens », promet Volkswagen, qui est dans le même temps dans le viseur de la justice de plusieurs pays. Volkswagen annule pour cette raison l’assemblée générale extraordinaire prévue le 9 novembre, faute de pouvoir y apporter suffisamment de réponses aux « attentes légitimes » des actionnaires. Il n’est pas réaliste d’imaginer pouvoir « apporter en l’espace de quelques semaines des réponses solides », ajoute le groupe. Par ailleurs, le comité exécutif a décidé de désigner Franck Witter comme nouveau directeur financier et Hans Dieter Pötsch comme président du conseil de surveillance. Volkswagen a avoué la semaine dernière avoir équipé 11 millions de véhicules dans le monde d’un logiciel capable de fausser les résultats des tests antipollution et de faire passer ses voitures VW, Audi ou encore Skoda pour plus vertes qu’elles ne le sont vraiment.

Sarkozy: position pas claire sur les 35 heures

Sarkozy: position pas claire sur les 35 heures

 

Finalement le portrait que dresse Fillon de Sarkozy n’est pas totalement faux. La clarté et la détermination cache souvent chez lui une valse hésitation permanente. Ainsi il vient de se prononcer sur la suppression des 35 heures mais avec une formule tellement ambiguë qu’on ne sait plus s’il s’agit vraiment d’une suppression ou du rétablissement des heures supplémentaires défiscalisées. Il a par contre raison quand il considère que la suppression de la défiscalisation a amputé le pouvoir d’achat de nombre de salariés qui sont loin d’être les plus favorisés. On ne comprend pas tellement la proposition de Sarkozy quand il affirme qu’il faudra certainement réduire le nombre de RTT pour les cadres. Pourquoi encore des RTT si on supprime les 35 heures ? Le principal reproche qui lui sera fait concernera  son action passé comme président de la république. Pourquoi propose-t-il aujourd’hui des orientations qu’il n’a pas  été capables de mettre en œuvre hier ? Dans un entretien à paraître dans les colonnes du Parisien-Aujourd’hui en France, Nicolas Sarkozy a évoqué tous les sujets face aux lecteurs du quotidien. La Syrie, les affaires qui le poursuivent, la Présidentielle ou encore le Front national, l’ancien chef de l’État a répondu aux questions de chacun. Nicolas Sarkozy a notamment évoqué le sujet des 35 heures, et principalement leur éventuelle suppression. « Quant à supprimer les 35 heures, oui il faut le faire« , a affirmé le président du parti Les Républicains.   En ce sens, Nicolas Sarkozy fera « dans les semaines qui viennent des propositions sur ce sujet ». Il a notamment attaqué François Hollande concernant la suppression des heures supplémentaires défiscalisées, qui « permettaient de s’exonérer des 35 heures. Donc de travailler plus et de gagner plus ». Pour appuyer sa démarche, Nicolas Sarkozy met en avant le fait que la France n’avait « jamais encaissé autant de TVA ». Ainsi, les rentrées d’argent obtenues via les heures supplémentaires n’étaient pas épargnées selon l’ancien président de la République, mais plutôt dépensées.  Par ailleurs, le leader de l’opposition annonce vouloir se pencher sur « les RTT des cadres qu’il faudra certainement réduire« . « La question de l’allongement du temps de travail sera clairement posée de deux façons », indique Nicolas Sarkozy. « Il faudra ouvrir une nouvelle négociation sur les retraites et revoir la loi sur les 35 heures obligatoires, car sans les heures supplémentaires qui créent de la souplesse, elle nous met en situation de chute de compétitivité dramatique« , détaille-t-il.

Evolution des taux : il est urgent d’attendre (la FED)

Evolution des taux : il est urgent d’attendre (la FED)

 

 

Pour résumer la position de la FE :, la situation économique et l’emploi aux États-Unis justifierait une hausse des taux mais celle-ci n’aura pas lieu en ce moment du fait des incertitudes concernant la situation mondiale. En bref il est urgent d’attendre ;  la hausse   des taux interviendra mais on ne sait pas quand, avant la fin de l’année ou en 2016 ? Ce qui fait que la menace va planer encore sans doute pendant des mois rajoutant encore des incertitudes au sein incertitude. En réalité tout dépendra de l’évolution de la croissance mondiale est particulièrement de celle de la Chine. La Réserve fédérale américaine a laissé jeudi ses taux d’intérêt inchangés, cédant aux inquiétudes suscitées par l’économie mondiale, la volatilité des marchés financiers et la faiblesse de l’inflation aux Etats-Unis, sans exclure toutefois la possibilité d’un durcissement de sa politique monétaire d’ici la fin de l’année.  Pour justifier ce qui s’apparente à un retrait tactique, sa présidente, Janet Yellen, a reconnu lors d’une conférence de presse que l’évolution récente de la situation économique internationale avait forcé la main de la banque centrale la plus puissante du monde.  L’économie américaine se porte suffisamment bien pour supporter et justifier une hausse de taux, a-t-elle expliqué, « et nous prévoyons que cela restera le cas ». Mais elle a ajouté que « les perspectives à l’international semblent être devenues plus incertaines », avec pour conséquences récentes une baisse de Wall Street, une hausse du dollar et un resserrement des conditions de financement susceptibles de freiner la croissance américaine.   »A la lumière de l’incertitude accrue à l’étranger, (…) le comité a jugé approprié d’attendre », a poursuivi Janet Yellen. « Etant donné l’interdépendance économique et financière élevée entre les Etats-Unis et le reste du monde, la situation à l’étranger mérite une surveillance attentive. » Le communiqué publié à l’issue de la réunion du comité de politique monétaire mentionne lui aussi l’impact de la situation internationale, devenue une variable clé de la réflexion de la Fed au-delà des seuls données économiques américaines.   »Les récents développements de l’économie et des marchés financiers mondiaux pourraient peser quelque peu sur l’activité économique et sont susceptibles d’exercer une pression baissière supplémentaire sur l’inflation à moyen terme », explique-t-il.  La prochaine réunion de politique monétaire aura lieu les 27 et 28 octobre, la dernière de l’année les 15 et 16 décembre. Mais il est peu probable finalement que cette hausse des taux intervienne d’ici fin 2015.

Un sommet européen extraordinaire sur les migrants : il serait temps

Un sommet européen extraordinaire sur les migrants : il serait temps

 

Alors que les ministres de l’intérieur ont été incapables de se mettre d’accord sur les conditions de répartitions des réfugiés et qu’ils n’ont prévu qu’une réunion dans un mois pour un nouvel examen de la situation, L’Allemagne et l’Autriche exige qu’une réunion d’urgence des chefs d’État soit organisée. Il faut bien convenir que c’est la pagaille totale en Europe. Une pagaille largement facilitée par les propos un peu irresponsable de l’Allemagne qui s’est déclarée prête à accueillir des millions de migrants. Une proposition qui a accru immédiatement les flux migratoires au point que nombre de pays y comprit l’Allemagne ont été contraints de rétablir des contrôles à la frontière. Du coup c’est même le principe de mobilité à l’intérieur de l’espace Schengen qui est en cause. Une réunion des chefs d’État paraît effectivement indispensable non seulement sur les conditions d’accueil de réfugiés mais aussi pour définir une politique internationale vis-à-vis de l’État islamique, politique pour l’instant introuvable. Au lendemain de l’échec d’une réunion des ministres européens de l’Intérieur, les migrants fuyant la guerre ou la pauvreté au Moyen-Orient ou en Afrique, dont de nombreux réfugiés syriens, continuent de se presser aux portes de l’UE. Des centaines de personnes se sont retrouvées bloquées mardi matin face aux barbelés séparant la Serbie du territoire hongrois, que le gouvernement de Budapest s’est juré de rendre inaccessible aux migrants.  Selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), le nombre de réfugiés syriens a grimpé en Turquie de plus de 200.000 depuis juin, alors qu’il n’avait augmenté que de 14.000 au cours des trois mois précédents. Il a en revanche diminué en Irak et au Liban. Quelque 156.000 migrants ont été enregistrés en août aux frontières extérieures de l’Union européenne, a annoncé l’agence Frontex chargée du contrôle des frontières de l’UE. Depuis le début de l’année, plus de 500.000 migrants ont été détectés, même si un grand nombre d’entre eux ont été comptabilisés deux fois, à leur arrivée en Grèce de la Turquie puis à leur entrée en Hongrie, via la Serbie, précise Frontex.  Face à cet afflux, du jamais vu depuis les migrations de la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’Union européenne se montre incapable de présenter un front uni, certains pays membres accueillant généreusement les réfugiés, d’autres comme la Hongrie tentant de leur fermer leurs frontières.

Il faut une cure d’amaigrissement de la fonction publique ( Cour des comptes)

Il faut une  cure d’amaigrissement de la fonction publique ( Cour des comptes)

 

En apparence la Cour des Comptes semble recommander une cure d’amaigrissement assez sévère de la fonction publique. Cela d’autant plus qu’on assiste à une dérive de la masse salariale par rapport aux prévisions budgétaires. Pour cela la Cour des Comptes reprend à son compte la suppression le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux lors  du départ à la retraite,  d’une manière générale la cour préconise une meilleure adaptation des effectifs aux missions réelles. Elle pointe aussi des dérives par rapport au respect du temps de travail. Autant de reproches qui ne sont pas très nouveaux et des préconisations de portée un peu trop générael. La vraie question n’est en effet pas de réduire un peu la fonction publique mais de remettre complètement à plat les missions et leurs conditions d’application. En clair redéfinir de façon assez fondamentale ce qui relève effectivement des missions régaliennes, tout ce qui ne l’est pas le transférer au privé, voire le suppuimer.  Dans le cas de de  missions régaliennes distinguer ce qui doit être effectué avec un statut de fonction publique pour les salariés de ce qui peut être effectué par exemple par voie de délégation de service public par le privé. L’enjeu c’est de supprimer à terme de l’ordre d’un million de fonctionnaires, on ne pourra jamais y arriver avec des mesurettes de petits ajustements ou des petits coups de rabot. Le poids de la fonction publique en France plombe en effet la compétitivité un double titre. D’une part du fait du coup de la masse salariale et du fonctionnement autre, d’autre part du fait de la bureaucratie que cela engendre en termes de procédure de contrôle et de fiscalité. Dans un rapport publié ce mercredi, les Sages de la rue Cambon formulent donc  une série de propositions pour réduire la masse salariale dans la fonction publique, dont le non remplacement d’un départ à la retraite sur deux.  Dans un rapport publié ce mardi à l’occasion de l’audition de Didier Migaud, son Premier président, par la commission des Finances du Sénat, la Cour veut  freiner la progression de la masse salariale dans la fonction publique. Une masse salariale qui, comme le rappelle les Sages de la rue Cambon, représente près d’un quart des dépenses publiques, avec des effectifs qui représentent un emploi sur cinq en France, la proportion la plus importante dans l’OCDE derrière celle des pays scandinaves. L’effort à fournir est d’autant plus important que les dérives sont importantes. Selon le rapport de la Cour,  » le budget triennal de l’État pour 2015-2017 retient une progression de 250 millions d’euros par an de la masse salariale alors que la politique mise en œuvre depuis 2013 entraîne une croissance tendancielle estimée à 700 millions d’euros « . Et de poursuivre :  » des économies sont nécessaires chaque année pour un montant de 450 millions d’euros, s’agissant de l’État, et pour un montant deux fois plus élevé, s’agissant des autres administrations publiques, pour respecter cette programmation. Elles devraient même être encore plus importantes pour s’assurer contre les risques de dépassement des objectifs tenant aux fragilités des outils de budgétisation et de pilotage de la masse salariale, en particulier de celle des administrations publiques autres que l’État. Les annonces récentes concernant le renforcement des effectifs de sécurité et de défense fragilisent grandement le respect de cette trajectoire car elles impliquent d’identifier dans les autres ministères des économies au-delà de 450 millions d’euros par an « . Quelles mesures proposent la Cour sachant que, de son point de vue, l’actuelle politique salariale, symbolisée notamment par le gel prolongé du point ne pourra pas être prolongée  » indéfiniment  » et sera  » insuffisante  » pour financer ces réformes. Trois leviers doivent être actionnés. La Cour suggère d’identifier les marges encore disponibles pour rendre les rémunérations plus équitables et plus incitatives à la performance. Elle propose aussi de maîtriser davantage les effectifs, » pour financer la modernisation de la gestion des ressources humaines « . « Alors que l’État a fortement ralenti leur progression, les opérateurs, les collectivités locales et les hôpitaux ont maintenu une politique de recrutement dynamique. Une reprise de la baisse des effectifs de l’État assortie d’efforts accrus des autres administrations publiques permettrait de mener une politique salariale moins contrainte. Pour éviter une politique de « rabot », la maîtrise des effectifs devrait reposer sur des gains de productivité structurels soigneusement identifiés, et sur une réflexion sur le périmètre des missions et leur répartition entre les niveaux d’administrations « .Alors que François Hollande a supprimé la règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, la Cour recommande d’y revenir.  » À titre illustratif, la reprise d’un objectif de non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux permettrait une économie annuelle d’environ 750 millions d’euros « , avance le rapport. Enfin, pour maintenir la qualité des services publics, la Cour recommande d’identifier les marges « existantes portant sur la durée effective du travail ». Pour quelles raisons ? Elle semble « inférieure » à la durée légale dans certains services.

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