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Covid : circulez il n’y a plus rien à voir !

Covid : circulez il n’y a plus rien à voir !

Un article intéressant d’autant plus qu’il y avait encore 68 000 contaminations encore hier –certes moins graves–mais dont personne ne parle !

Dans une tribune au « Monde », le philosophe Abdennour Bidar s’étonne de l’amnésie qui s’est rapidement installée alors que nous « sortons » à peine de deux ans de crise sanitaire. Après ces événements, un grand débat démocratique doit, selon lui, être mené sur ce qui s’est passé.

De la « guerre » contre le virus à l’amnésie, de la psychose collective à l’oubli total : mais comment se fait-il que nous soyons passés aussi vite à autre chose au sortir d’une crise sanitaire qui a pourtant ébranlé à ce point tout notre vivre ensemble et provoqué, outre le nombre des morts, de si gros dommages psychologiques, sociaux et politiques ? Bien que nous venions de vivre deux années d’une épreuve collective particulièrement éprouvante à tant de niveaux, plus personne n’en parle, comme s’il ne s’était rien passé ! C’est tout simplement ahurissant.

Faut-il donc trouver matière à se réjouir ou à s’inquiéter du fait que la pandémie, sa gestion politique et ses c–Certes moins gravesonséquences, ait été à ce point absente hier de la campagne présidentielle, et aujourd’hui des débats de la campagne législative ? Notre classe politique dans son ensemble, manifestement incapable de se saisir de ce qui a autant affecté nos vies, ne prouve-t-elle pas hélas, et une fois de plus, à quel point elle est hors-sol ? Ainsi la bataille pour le pouvoir a-t-elle repris son existence séparée, déconnectée… Ainsi également l’actualité a-t-elle repris sa course folle, sans queue ni tête, et nous voilà à nouveau, comme toujours, emportés sans prendre jamais le temps de nous poser pour réfléchir…

Je veux bien admettre qu’on ait besoin d’oublier, et certains verront sans doute dans cette disparition pure et simple du sujet de la crise sanitaire un signe formidable de la résilience de notre société. Ce qui me semble toutefois le plus formidable, c’est le silence assourdissant qui, soudain, a remplacé le vacarme effroyable et continu d’une communication politique et médiatique exclusivement vouée à parler des « vagues » terribles et de la succession indéfinie des « variants » du virus. Si donc cette crise était si gravissime, comme nous l’ont martelé nos médias et nos chefs, comment se fait-il alors que nous ayons pu nous en affranchir tout d’un coup, nous en sauver sans que soient menés à la sortie de cette crise aucun travail de fond, aucune réflexion collective, aucun bilan critique ? Qui avec moi pour s’étonner de cela ? Et je devrais dire plutôt pour être absolument éberlué et indigné, comme je le suis, de ce passage du catastrophique à l’inexistant, du catastrophisme au « circulez, il n’y a plus rien à voir » ?

Il faut augmenter le taux d’emploi et de compétences

Il faut  augmenter le taux d’emploi et de compétences 

L’économiste Patrick Artus, estime que la  part des Français âgés de 20 à 64 ans ayant un travail peut croître avec des politiques de formation et de baisse des impôts de production, et pas seulement grâce à la réforme des retraites, souligne l’économiste dans sa chronique. (Le Monde)

 

Après l’élection présidentielle, la priorité centrale de la politique économique du gouvernement devra être d’augmenter le taux d’emploi. En effet, cette augmentation serait à la fois le résultat de politiques économiques qui auront par ailleurs des effets bénéfiques, et aurait en elle-même des effets positifs sur les autres politiques publiques : finances publiques, réindustrialisation, commerce extérieur, inégalités de revenus, qualité des emplois, financement de la transition énergétique et de ses conséquences en matière d’inégalités.

Même s’il y a eu une amélioration récente, le taux d’emploi – c’est-à-dire la proportion des personnes âgées de 20 à 64 ans qui ont un emploi – est anormalement faible en France : il est au début de 2022 de 79 %, contre 91 % en Allemagne, 90 % en Suède, 84 % au Royaume-Uni, 96 % aux Pays-Bas. Une partie de cette faiblesse est due à l’organisation du système de retraite : un quart de l’écart de taux d’emploi entre l’Allemagne et la France vient de ce que le taux d’emploi des 60-64 ans est de 35 % en France, contre 62 % en Allemagne. Mais cela signifie également que les trois quarts de l’écart de taux d’emploi entre les deux pays viennent d’autres causes que l’âge du départ en retraite.

Comment expliquer la faiblesse du taux d’emploi en France ? Quand on compare les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), il apparaît qu’une fraction très importante des écarts de taux d’emploi s’explique par deux facteurs, outre l’organisation du système de retraite : premièrement, les compétences de la population active ; deuxièmement, le poids des impôts sur les entreprises, qui les contraignent à des arbitrages aux dépens de l’emploi et de l’investissement. Les compétences de la population active expliquent 53 % des écarts à la moyenne entre les taux d’emploi des pays de l’OCDE ; le poids des cotisations des entreprises et des impôts de production en explique 35 %.

Or la France se situe dans le dernier quart du classement des pays de l’OCDE en ce qui concerne les compétences des adultes, et se trouve en dernière position en ce qui concerne les compétences des jeunes en sciences. La France a aussi, après la Suède, le poids des impôts de production et des cotisations sociales des entreprises le plus élevé de l’OCDE (13,5 % du produit intérieur brut, contre 8,3 % pour le reste de la zone euro). Cette faiblesse globale des compétences et cette lourdeur de la fiscalité expliquent très largement la faiblesse du taux d’emploi en France.

Il y a encore une place pour la gauche ?

Il y a encore une place pour la gauche ? mais laquelle ?

 

Le Collectif Télémaque, regroupant des cadres de la fonction publique française et européenne ainsi que du secteur privé, estime, dans une tribune au « Monde », que la gauche de gouvernement a toujours sa pertinence, en dépit de ses résultats décevants à la récente présidentielle.

 

L’élection présidentielle de 2022 a fait émerger trois grands blocs politiques. Cette tripartition reflète pourtant assez mal les identités politiques de la société française, tant le vote utile a joué à plein. La logique du scrutin présidentiel a fait disparaître la gauche de gouvernement, qui a souffert de l’absence d’une candidature de rassemblement, d’une incarnation suffisamment forte et d’une offre politique lisible.

Pourtant, la gauche de gouvernement, aux affaires dans les principaux pays de l’Union européenne – de l’Allemagne au Portugal, en passant par l’Italie et l’Espagne, mais aussi la Suède, le Danemark et la Finlande –, a toute sa place sur l’échiquier politique. Nous souhaitons le rappeler, au moment où un accord se profile entre le PS et LFI.

Contre les dérives césaristes

Pour ce faire, valeurs et responsabilité doivent demeurer les marqueurs de ce courant politique. Les valeurs sans la responsabilité, la tête sans les mains, conduisent, comme toujours, aux déceptions de l’exercice du pouvoir, souvent funestes pour les plus fragiles. La responsabilité sans les valeurs, ou le règne de la technocratie, est, comme un canard sans tête, le règne de l’administration administrante, de la bonne gestion conçue comme une fin en soi.

Il est, toutefois, possible de dépasser cette alternative en réaffirmant les quatre piliers indissociables qui caractérisent la gauche de gouvernement et dans lesquels se reconnaît son électorat : le progrès social, l’écologie, la démocratie pluraliste et l’Europe. A première vue, on pourrait penser qu’Emmanuel Macron pèche sur les deux premiers et Jean-Luc Mélenchon sur les deux derniers. A y regarder de plus près, ils sont tous deux en défaut sur les quatre dimensions.

Défendre la démocratie pluraliste, c’est retrouver le sens profond des institutions républicaines, contre les dérives césaristes, c’est revivifier la démocratie représentative des Assemblées et la démocratie sociale qui associe les syndicats et les associations à la conception des politiques publiques.

La gauche de gouvernement maintient que la construction patiente des compromis, la pédagogie de la réforme et l’équilibre des pouvoirs, y compris entre l’Etat et les collectivités territoriales, relèvent de la bonne politique et renforcent l’acceptabilité et la durabilité des réformes. C’est aussi être intransigeant sur les valeurs universelles, contre les discriminations, sans céder aux tentations identitaires de quelque forme qu’elles soient : c’est faire primer la citoyenneté commune sur les nations ou les religions. C’est défendre la raison et la science contre le complotisme.

Il faut l’union face à Poutine (président de la Pologne)

Il faut l’union face à Poutine (président de la Pologne)

« Le destin de notre continent se joue aujourd’hui dans les plaines d’Ukraine. Il s’y déroule un combat extrêmement dramatique pour un avenir sûr, la liberté, l’identité et la réputation de toute l’Europe »Par Andrzej Duda, président de la République de Pologne ( tribune dans le « Monde »)

 

Il y a presque un an, en célébrant à Varsovie le 230e anniversaire de la Constitution polonaise du 3 mai, nous avons reçu les présidents de l’Ukraine, de l’Estonie, de la Lettonie et de la Lituanie. Nos pays sont liés par des liens de voisinage et des valeurs, une culture, une histoire et des défis actuels communs. Le symbole en est la deuxième loi fondamentale moderne au monde qui transforma la démocratie nobiliaire polonaise en une monarchie constitutionnelle plus efficace. Malheureusement, cela arriva trop tard. Trois absolutismes alliés – russe, prussien et autrichien – ont anéanti le projet politique et civilisationnel unique qu’était la première République polonaise, libertaire, multiethnique et multireligieuse. Pour la plupart, les ancêtres des citoyens d’Europe centrale et orientale d’aujourd’hui devinrent des sujets du tsar et furent forcés de soutenir l’expansion de l’Empire russe avec leur sang, leurs biens et leur travail.

Nous souvenant de cette leçon d’histoire – pillages, persécution, destruction du patrimoine culturel, actes de génocide commis contre nos nations par la Russie et l’Union soviétique – et face à l’occupation effective depuis 2014 d’une partie du territoire de l’Ukraine par les troupes de la Fédération de Russie, en tant que présidents des pays de notre région, nous avons signé une déclaration solennelle. Nous y soulignions que l’Europe qui s’unit doit être ouverte à tous les pays et nations qui partagent ses valeurs et que « pour nous tous, la solidarité des nations, en particulier face aux menaces actuelles qui pèsent sur notre sécurité commune, est l’une des pierres angulaires de la paix, de la stabilité et du développement. »

 Ces déclarations ont résonné tout aussi fort près d’un an plus tard, lors de la réunion des présidents de la Pologne, de l’Ukraine, de la Lituanie, de la Lettonie et de l’Estonie. Cette fois, le 13 avril de cette année, l’hôte était le président Volodymyr Zelensky. Nous nous sommes réunis à Kiev, sous le feu de l’envahisseur russe.

Répétés depuis des années, nos appels dramatiques à la fermeté et à la solidarité de l’Europe face au néo-impérialisme russe, n’ont pas convaincu une partie des élites politiques du continent. Volonté déclarée ouvertement par le régime de Poutine de recréer – sous une forme ou une autre – la « prison des nations » qu’était l’Union soviétique et de rebâtir la sphère d’influence dans les anciens États du bloc de l’Est ; glorification du communisme et de Staline ; introduction d’un esprit de division au sein de la famille européenne des nations; tentatives d’ingérence dans les procédures démocratiques des pays de l’OTAN et de l’UE ; répressions contre les dissidents russes et attaques perfides contre eux ; violations régulières de l’espace aérien et maritime des pays européens par les forces armées russes et actions hostiles dans le cyberespace ; invasion de la Géorgie en 2008 et guerre hybride contre l’Ukraine en 2014 ; attaque hybride en 2021, lorsque le régime de Loukachenko, subordonné à Moscou, a fait venir des migrants du Moyen-Orient pour les forcer à traverser la frontière orientale polonaise, qui est aussi la frontière de l’UE et de l’OTAN… Toutes ces « sonnettes d’alarme » n’ont pas empêché certains hommes politiques et leaders d’opinion de clamer la nécessité de « comprendre la Russie et sa sensibilité ». Quand ils avertissaient que de nouveaux investissements dans les infrastructures et des contrats pour la fourniture de ressources énergétiques russes seraient tôt ou tard utilisés par Moscou comme un outil de chantage brutal, les représentants des pays de notre région n’étaient pas dignes de confiance. Les faits récents nous ont donné raison.

Le 24 février 2022 est devenu un tournant dans l’histoire du monde. Après le tragique conflit en Bosnie-Herzégovine, il y a 30 ans, la guerre a de nouveau éclaté en Europe. Se reproduisent des événements qui n’y avaient pas été observés depuis 1945. Des milliers de soldats et de civils meurent. Des villages et des villes bombardés disparaissent de la surface de la terre et leurs habitants sont empêchés d’évacuer par l’agresseur russe. Les Russes utilisent des tactiques de terreur et de terre brûlée. Ils sont coupables de vols, de viols et de tortures – également à l’encontre des femmes et des enfants – et d’exécutions de masse. Les enquêtes en cours des procureurs de la Cour pénale internationale doivent aboutir à la condamnation des donneurs d’ordres et des auteurs de ces crimes atroces contre l’humanité.

Dès les premiers instants, les autorités, les volontaires et des millions de citoyens polonais ont aidé les réfugiés ukrainiens fuyant la guerre. Nous aidons les citoyens de plus de 150 pays à travers le monde à rentrer chez eux. Près de 3 millions de personnes sont arrivées sur le territoire polonais, dont près de 2 millions sont restées avec nous. Ce sont principalement des femmes, des enfants et des personnes âgées. Bien que nous les appelions des hôtes et non des réfugiés, bien qu’ils trouvent refuge ici non pas dans des camps de transit, mais dans des appartements privés, des édifices paroissiaux et religieux, des établissements de santé et des bâtiments d’utilité publique, cela reste un énorme défi pour nous. À titre de comparaison, durant la crise migratoire de 2015, un peu plus de 1,8 million de personnes sont venues en Europe. Nous avons un besoin urgent de soutien financier, du moins comparable à celui que la Turquie a reçu après avoir accueilli 3 millions de réfugiés du Moyen-Orient.

Mais surtout, ceux qui ont besoin d’aide, ce sont les Ukrainiens qui défendent leur pays face à l’agression criminelle russe. Ils ont besoin d’équipements militaires et d’une pression économique sans relâche sur la Russie pour affaiblir sa machine de guerre.

Le destin de notre continent se joue aujourd’hui dans les plaines d’Ukraine. Il s’y déroule un combat extrêmement dramatique pour un avenir sûr, la liberté, l’identité et la réputation de toute l’Europe. Le temps des discussions est révolu. L’heure est à une action solidaire et déterminée.

Andrzej Duda est président de la République de Pologne

Macron: « Il incarne trop la France des nantis » Alain Minc

Macron: « Il incarne trop la France des nantis »  Alain Minc

 

Alain Minc, économiste et essayiste, fait part de son analyse dans « l’Opinion » après la victoire de Macron. Àlain Minc pense que faute de Refondation d’une gauche et d’une droite de gouvernement, un jour les extrême gagneront. Pour lui ,le centre qu’incarne Macron est trop divers et ne pourra perdurer. Le pays a besoin d’une gauche et d’une droite pour éviter l’hypothèse d’une victoire des extrêmes. Macron sera handicapé par la détestation qu’il suscite car il incarne trop la France heureuse face à une autre France qui se considère déclassée.

Emmanuel Macron a été réélu dimanche pour un second mandat présidentiel. Au-delà de l’exploit, cette victoire ne suscite pas de réel enthousiasme. « Il faut être lucide, la situation va être très difficile et on peut avoir une certaine forme d’inquiétude, poursuit Alain Minc. Grosso modo, Emmanuel Macron a un tiers des Français derrière lui. Et même s’il obtient une majorité parlementaire, elle sera assez artificielle. Mais surtout, pour la première fois dans l’histoire de France, le chef de l’Etat n’est pas rééligible, ce qui va susciter beaucoup d’ambitions et de conflits. » L’essayiste s’interroge avec gravité : « Si le centre est immense, les extrêmes gagnent. Donc après avoir détruit le monde politique ancien et être devenu, de fait, le chef de la droite modérée, il importe au Président d’aider la gauche de gouvernement à se reconstituer. S’il n’y a pas une gauche et une droite de gouvernement, un jour les extrêmes gagneront. »

Les élections législatives auront lieu les 12 et 19 juin. La campagne a été lancée dès hier, voire quelques jours avant par Jean-Luc Mélenchon, qui explique qu’il faut « l’élire Premier ministre ». Alain Minc n’embrasse pas cette idée de troisième tour. « Je crois en revanche à une situation parlementariste très bizarre, avec cinq composantes dans cet immense magma qui constituera la majorité : les macronistes d’origine, les troupes de François Bayrou, celles d’Edouard Philippe qui vont déjà parier sur l’avenir, une partie de députés Les Républicains qui seront sous les auspices du chef de groupe clandestin que sera Nicolas Sarkozy, et une partie venant de la gauche. Vous verrez qu’au fil des mois et des années, il y aura des scissiparités. »

Selon un sondage Opinionway pour Cnews et Europe 1, 63 % des personnes interrogées souhaitent qu’Emmanuel Macron « ne dispose pas d’une majorité et soit contraint à une cohabitation ». « C’est un très mauvais signe », selon Alain Minc, qui ajoute que « depuis la réforme constitutionnelle de 2008, il n’y a plus de 49.3, sauf une fois par session. Donc la vie parlementaire va être beaucoup plus rude. D’autant plus que le chef de l’Etat n’aura plus cette arme de la future candidature. »

La personnalité d’Emmanuel Macron paraît peu aimée, voire détestée par une partie des Français. Ce sentiment est-il réversible ? « Cette hostilité a perduré pendant cinq ans donc on ne voit pas pourquoi elle se dissoudrait, explique Alain Minc. Il y a cet aspect premier de la classe, incarnant les classes heureuses de la société. Regardez le champ de Mars hier, il y avait des électeurs bourgeois bien habillés de la France heureuse. Au fond, la France malheureuse en veut à Emmanuel Macron d’incarner presque physiquement la France heureuse », conclut l’essayiste.

 

Politique France : des opposants mais il n’y a pas d’opposition

Politique France : des opposants mais il n’y a pas d’opposition

 Dans le Figaro, Raphaël Enthoven, philosophe et essayiste, analyse l’opposition

Raphaël Enthoven, philosophe et essayiste, publie Qui connaît Fabien Roussel ? aux éditions de l’Observatoire. A-t-il succombé aux charmes de ce candidat défenseur de « la France des jours heureux » ? « J’aimerais bien, répond notre invité. J’ai voulu mettre à l’épreuve la sympathie spontanée qu’il m’inspire. Je suis parti de la surprise que cette sympathie elle-même m’inspirait. Comment pouvais-je trouver si sympathique le secrétaire national du PCF ? Qu’est-ce que ça dit de l’état de la gauche ? Faut-il que la République ou que la gauche aille mal pour qu’il soit le seul interlocuteur de ce côté-là ? »

Dans sa préface, Raphaël Enthoven l’affirme : des années auparavant, lui, libéral, n’aurait jamais imaginé rencontrer et trouver sympathique le secrétaire national du PCF. « J’ai été libéral avant d’être républicain. Je pense que les deux sont conciliables. Et nous avons, Fabien Roussel et moi, cette fibre en commun. A partir de là, ça m’intéresse de savoir comment un communiste peut être républicain. C’était l’enjeu du débat. »

En se penchant sur les sondages, il est possible de remarquer que le vote contestataire – ZemmourLe PenMélenchon, Fabien Roussel, Dupont-Aignan, Poutou, Arthaud – représente plus de 50% des voix. « La contestation est incontestable, juge Raphaël Enthoven, elle flatte celui qui conteste. C’est la raison pour laquelle ça prospère autant. Par ailleurs, je voudrais tempérer cette observation par le fait que tous ces contestataires ne sont pas du tout faits pour s’entendre. Il y a quantité d’opposants dans ce pays mais il n’y a pas d’opposition. Et le danger est là : il n’y a pas une personne ou un mouvement pour offrir aux mécontents une alternative qui ne soit pas insurrectionnelle. Le danger, c’est qu’il n’y a pas d’adversaire à Macron. »

Une question subsiste : Fabien Roussel peut-il être considéré comme un révolutionnaire ? « Non, je ne crois pas, répond l’essayiste. Je crois que c’est quelqu’un qui, comme le Parti communiste, est institutionnel, qui a exercé des fonctions, qui a gouverné et s’est inscrit dans une logique gouvernementale (…). Fabien Roussel se présente pour peser, pas pour gagner. »

Il faut traiter avec le diable Poutine ! ( L’Opinion)

Il faut traiter avec le diable Poutine ! ( L’Opinion) 

 

Dans un édito, » l’Opinion »  milite pour un respect du chef de l’État russe et considère qu’il faut savoir traiter avec le diable Poutine.

« Peut-on discuter avec un « boucher » ? Négocier avec un « criminel de guerre » ? La réponse est oui. Malheureusement. Si l’on veut éviter que l’Ukraine ne soit complètement ravagée, comme la Syrie l’a été, il faudra se résoudre à se mettre autour d’une table avec Vladimir Poutine et tenter de trouver, avec lui,un compromis acceptable pour toutes les parties » . Le papier de l’opinion considère que « les déclarations de Joe Biden en Pologne ne sont pas un signal positif. Affirmer que le président russe « ne peut pas rester au pouvoir » et l’insulter est contre-productif. A raison, la diplomatie française, comme d’autres, a pris ses distances : l’Elysée cherche à maintenir le contact avec le Kremlin en vue d’un cessez-le-feu.  Imaginer aujourd’hui que la paix ne sera pas possible sans un changement de régime à Moscou, c’est se condamner à la poursuite de la guerre – sans, d’ailleurs, vouloir y engager ses propres soldats… A l’éthique de conviction des moralistes et des militants,les dirigeants politiques se doivent de préférer l’éthique de responsabilité ».

En fait,  ce qui est défendu c’est surtout le concept de responsabilité du business. Le même discours entendu de la part du patronat lors de la dernière guerre mondiale..

Ce n’est pas la paix sans doute qu’on défend mais surtout l’activité économique y compris sur le dos de la paix et de la liberté. Le papier de « l’Opinion » oublie une seule chose, c’est que Poutine depuis 20 ans n’a jamais négocié avec qui que ce soit. Pas de discussion interne encore moins de démocratie où le choix local est la prison ou le cercueil. Pas de négociation au Moyen-Orient. En Syrie notamment Poutine a écrasé vie les populations. Pas de négociation en Afrique vous Poutine sème le désordre partout et soutient aussi les dictatures. Poutine ne négociera pas en Ukraine. Il ira sans doute une trêve provisoire mais tant que Poutine sera la c’est uniquement la force aveugle qui prévaudra concept de négociation.

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Il serait temps de se réveiller pour la démocratie

Il serait temps de se réveiller pour la démocratie

Derrière l’invasion russe, se joue une lutte entre deux modèles de société. Les régimes autocratiques gagnent du terrain au moment où Moscou espère instaurer un « nouveau monde ». par Gilles Paris dans le monde

 

Le sommet virtuel pour la démocratie convoqué par le président américain, Joe Biden, en décembre 2021 avait déçu. La liste des invités, parfois controversés, comme la platitude des propos échangés avaient conduit à classer parmi les fausses bonnes idées l’initiative avancée par le démocrate pendant la campagne présidentielle de 2020. Voilà pourtant que, trois mois plus tard, l’assaut brutal donné par le président russe, Vladimir Poutine, à un Etat souverain, l’Ukraine, après la tentation de son dépeçage, illustrée par la reconnaissance d’entités séparatistes par Moscou, lui donne un tout nouveau sens.

La séparation du monde en deux camps, celui des démocraties et celui des autocraties, se matérialise dramatiquement dans les bombardements à l’aveugle par l’armée russe des villes d’un pays qui n’a jamais menacé son puissant voisin. Le vibrant plaidoyer du président Volodymyr Zelensky en faveur d’une entrée de l’Ukraine au sein de l’Union européenne, mardi 1er mars, relativise d’ailleurs la question restée virtuelle de l’adhésion de son pays à une OTAN présentée comme expansionniste. Le déclencheur de l’éviction du président prorusse Viktor Ianoukovitch, en 2014, avait déjà été son opposition à un accord d’association avec les Européens.

Derrière la guerre en cours se joue celle des modèles, et les Ukrainiens ont choisi, depuis longtemps, l’ensemble de normes qui régissent les démocraties. Celle de l’Ukraine est encore imparfaite, si on se fie à l’organisation américaine Freedom House, financée par l’Etat fédéral, mais c’est l’objectif qu’elle s’est fixé avec constance depuis plus d’une décennie, a voulu rappeler le président ukrainien.

Il s’agit cependant d’un modèle sur la défensive, comme le rappellent régulièrement les états des lieux de la même institution américaine. Il a été en recul en 2021 pour la seizième année d’affilée, avec soixante pays ayant enregistré un déclin, au point que l’institut V-Dem, un autre observatoire, rattaché à l’université de Göteborg, en Suède, financé notamment par la Banque mondiale, parle désormais de « viralité autocratique ».

Comme l’a estimé Emmanuel Macron, le mercredi 2 mars, dans son allocution sur la guerre en Ukraine, « la démocratie n’est plus considérée comme un régime incontestable, elle est remise en cause, sous nos yeux ». La conquête russe de l’Ukraine signifierait un nouveau recul.

La première phrase d’une dépêche prématurément publiée par l’agence russe RIA Novosti le 26 février, sur la foi d’un effondrement instantané de l’Ukraine, le confirme à sa manière. « Un nouveau monde naît sous nos yeux », commence ce texte boursoufflé d’ethnonationalisme. Tel est, en tout cas, le dessein russe, celui de refermer la parenthèse ouverte par l’effondrement de l’Union soviétique. D’autres puissances, à commencer par la Chine, s’inscrivent également dans la remise en cause des normes démocratiques.

 

JO de Pékin: une publicité pour le régime autocratique de Xi Jinping

JO de Pékin: une publicité pour le régime autocratique de Xi Jinping

Les Jeux olympiques d’hiver, qui se tiennent en Chine depuis le 4 février, sont une sorte de publicité pour le régime autocratique. Un papier du « Monde » explique qu’en dépit des réserves de certains, les JO de Pékin constituent une formidable plate-forme de promotion pour le régime dictatoriale chinois. Du coup, la participation de la plupart des Etats à cet événement sportif universel permet de jeter un voile pudique sur toute les atteintes aux droits et à la répression. À Pékin la neige est artificielle comme la démocratie !

Rien ne devrait gâcher la fête des médaillés, la joie des descendeurs et de tous les autres, biathlètes, patineurs et « fondus » du bobsleigh. Pourtant, tenus à une centaine de kilomètres de Pékin, les Jeux olympiques d’hiver 2022 porteront pour l’histoire une marque essentiellement politique. La Chine du président Xi Jinping a prouvé qu’elle imposait ses normes en matière de libertés publiques – aux ressortissants chinois et étrangers. Dans la bataille idéologique, l’Occident n’est pas sur le podium. Il s’est soumis.

D’abord, il faut écarter d’un revers de main les angéliques billevesées serinées par le Comité international olympique (CIO). Les Jeux ne seraient pas « politiques ». Ils seraient une parenthèse dans les rapports entre Etats, un moment exclusivement réservé à l’exploit sportif en dehors de toute autre considération. Balivernes.

Les Jeux ont toujours été politiques, exploités à des fins de prestige par les nations, terrain de compétition entre « systèmes » économiques et sociaux différents, vitrine publicitaire à des fins idéologiques ou commerciales. Reconnaître la nature des Jeux n’enlève rien aux performances de ceux qui y participent ni à la beauté du spectacle.

Les JO d’hiver de Pékin ont par ailleurs une particularité intéressante. La « glisse » se fait à cent pour cent sur de la neige et de la glace artificielles. On ne s’étonnera pas que le Mondial de foot 2022 se déroule à la fin de l’année au Qatar dans des stades réfrigérés à l’air conditionné. Dans un cas comme dans l’autre, l’empreinte carbone sera tout sauf neutre. Mais, bien sûr, pas plus que pour le CIO, la Fédération internationale de football (FIFA) ne fonde ses choix sur des considérations matérielles ou politiques !

L’Etat-parti façon Xi Jinping entend montrer l’efficacité de l’autocratie aux caractéristiques chinoises. A un moment où les Occidentaux doutent, s’auto-analysent et s’interrogent sur l’universalité de leurs valeurs, le parti-Etat brave le Covid-19 et l’absence de neige. Il organise et accueille un grand événement international. Et il le fait à ses conditions, sans que le CIO y trouve à redire.

La pandémie justifie bien des choses. On n’assiste aux compétitions que sur invitation. A l’intérieur des « bulles » de protection abritant les jeux, il faut télécharger sur son portable une application chinoise, rapporte le New York Times (4 février), destinée à surveiller la santé d’une personne mais aussi ses déplacements. « A en croire des chercheurs, poursuit le quotidien new-yorkais, le software [de cette application] rend accessible l’ensemble des informations personnelles stockées sur ledit portable. » On imagine volontiers Pékin déployant ici toutes les ressources de l’autocratie numérique mise en place par le président Xi ces dix dernières années.

Covid: Il faut multiplier par six le nombre de vaccins en Afrique

 

Covid: Il faut multiplier par six le nombre de vaccins en Afrique

Pour éviter d’être affronté à un nouveau variant et protéger aussi la population locale, l’organisation mondiale de la santé considère qu’il faudrait multiplier par six le nombre de vaccinations en Afrique. cela pour atteindre l’objectif de 70% de couverture vaccinale fixé pour la fin du premier semestre 2022, a estimé jeudi l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

L’Afrique a reçu «plus de 587 millions de doses de vaccins», mais elle «peine encore à étendre le déploiement de la vaccination, avec seulement 11% de la population entièrement vaccinée», a expliqué le bureau régional de l’OMS pour l’Afrique.

«Le monde a enfin entendu nos appels. L’Afrique a désormais accès aux vaccins qu’elle réclamait depuis trop longtemps. C’est un signe d’espoir pour cette année», a déclaré Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique.

Électricité nucléaire:il faudrait une vingtaine d’EPR nouveaux et non pas six

Électricité nucléaire : il faudrait une vingtaine d’EPR nouveaux et non pas six

 

 

Compte tenu d’une part de l’évolution de la demande, d’autre part de la durée de vie initialement prévue pour le parc nucléair actuel , ce nest pas  six EPR nouveau qu’il faudrait construire mais une vingtaine d’après le président de la commission de régulation de l’énergie . Une évidence à moins comme c’est aussi probable parallèlement de prolonger de 20 30 ans la durée de vie de nombre de réacteurs actuels.

De toute manière actuellement, ce parc actuel est insuffisant pour satisfaire la demande compte tenu des opérations d’entretien plusieurs réacteurs ; des opérations retardées du fait  de la crise sanitaire.

 

Interrogé sur Cnews, dimanche soir, le président de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a souligné le rôle important du nucléaire dans les années à venir. Appelant à mener une réflexion «sur la disponibilité de l’électricité», Jean-François Carenco a estimé que l’Hexagone avait un «vrai sujet de disponibilité de l’électricité, si l’hiver dure fortement, longtemps».

 

Pour «augmenter la part d’électricité [dans la production d'énergie], il faut à la fois du nucléaire […] et du renouvelable, et des économies», a déclaré le représentant de la CRE. Alors que les plans d’Emmanuel Macron pour le nucléaire doivent être précisés, Jean-François Carenco a estimé que la construction de six nouveaux EPR (European Pressurized Reactor) était «insuffisante» : «c’est un démarrage, il en faudrait trois fois plus», a-t-il précisé. «Il faut […] arriver à 50% de nucléaire en 2040, 25% en 2060, c’est l’idée de la CRE», a ajouté le haut fonctionnaire.

Nucléaire : il faudrait une vingtaine d’EPR nouveaux et non pas six

Nucléaire : il faudrait une vingtaine d’EPR nouveaux et non pas six

 

 

Compte tenu d’une part de l’évolution de la demande, d’autre part de la durée de vie initialement prévue pour le parc nucléair actuel , ce nest pas  six EPR nouveau qu’il faudrait construire mais une vingtaine d’après le président de la commission de régulation de l’énergie . Une évidence à moins comme c’est aussi probable parallèlement de prolonger de 20 30 ans la durée de vie de nombre de réacteurs actuels.

De toute manière actuellement, ce parc actuel est insuffisant pour satisfaire la demande compte tenu des opérations d’entretien plusieurs réacteurs ; des opérations retardées du fait  de la crise sanitaire.

 

Interrogé sur Cnews, dimanche soir, le président de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a souligné le rôle important du nucléaire dans les années à venir. Appelant à mener une réflexion «sur la disponibilité de l’électricité», Jean-François Carenco a estimé que l’Hexagone avait un «vrai sujet de disponibilité de l’électricité, si l’hiver dure fortement, longtemps».

 

Pour «augmenter la part d’électricité [dans la production d'énergie], il faut à la fois du nucléaire […] et du renouvelable, et des économies», a déclaré le représentant de la CRE. Alors que les plans d’Emmanuel Macron pour le nucléaire doivent être précisés, Jean-François Carenco a estimé que la construction de six nouveaux EPR (European Pressurized Reactor) était «insuffisante» : «c’est un démarrage, il en faudrait trois fois plus», a-t-il précisé. «Il faut […] arriver à 50% de nucléaire en 2040, 25% en 2060, c’est l’idée de la CRE», a ajouté le haut fonctionnaire.

Vaccination des enfants : il faut un accord des deux parents !

Vaccination des enfants : il faut un accord des deux parents !

 

Nouvelle conséquence du wokisme ou incohérence totale puisqu’il faut désormais l’accord des deux parents permette la vaccination des enfants de cinq à 11 ans contre le covid. Mais de 12 à 15 ans, la signature d’un seul parent suffira et même rien du tout a 16 ans et plus. Pourquoi pas aussi la signature des grands-parents ? Des couples pacsés ou du conseil de famille. Tout cela sans doute pour donner l’impression que les mesures ne sont pas liberticides alors que la problématique dépasse les intérêts et avis individuels des parents et des intéressés.

L’accord des deux parents, et non plus d’un seul, va désormais être nécessaire pour vacciner les enfants de 5 à 11 ans contre le Covid-19, a indiqué jeudi le ministère de la Santé. «Désormais (…) il faut l’accord des deux parents pour vacciner les enfants», a indiqué un représentant du ministère lors d’un point avec la presse. Le ministère a par la suite précisé à l’AFP que seuls les enfants de 5 à 11 ans étaient concernés. Pour les enfants de 12 à 15 ans, l’accord d’un seul parent continue à suffire. Enfin, les adolescents de 16 ans et plus peuvent se faire vacciner sans accord parental.

Politique– Le PS est mort, Il faut un nouveau parti socialiste (Stéphane Le Foll)

Politique– Le PS est mort, Il faut  un nouveau parti socialiste (Stéphane Le Foll)

Stéphane le Foll candidat malheureux lors des primaires du parti socialiste considère que le parti est mort et qu’un nouveau parti socialiste doit être recréé au lendemain des présidentielles.

Le maire modéré du mans ne fait que constater la mort quasi clinique d’un parti qui en plus a choisi sans doute la pire caricature du responsable socialiste:  révolutionnaire et gauchiste dans les mots  en campagne mais complice des dérives des intérêts particuliers en situation de gestion. Sans parler de l’incompétence générale de nombre de socialistes nourris au lait de fonction publique.

 Invité au micro de Jean-Pierre Elkabbach  sur Europe 1, le maire socialiste du Mans a ainsi affirmé qu’il fallait « refonder une sociale démocratie française ». Cela supposerait effectivement de changer complètement la sociologie d’un parti socialiste qui n’a jamais représenté les couches populaires qui théoriquement justifient son existence. Le parti socialiste a toujours été globalement un club d’élus, de fonctionnaires et d’arrivistes; sans parler des bobos gauchistes qui parlent si bien des inégalités dont ils ignorent tout. Bref la caricature d’un parti social démocrate.

 Stéphane Le Foll a déploré la décision du Parti socialiste de « sortir des statuts l’idée d’une primaire » avant de faire marche arrière avec la proposition d’Anne Hidalgo. A la peine dans les sondages, la candidate socialiste à l’élection présidentielle a finalement appelé à une primaire de la gauche. « Ce parti socialiste n’existe pas », a-t-il asséné au micro de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1.Stéphane le Foll estime qu’il faut refonder une social-démocratie française.

 

Le PS est mort, Il faut un nouveau parti socialiste (Stéphane Le Foll)

Le PS est mort, Il faut  un nouveau parti socialiste (Stéphane Le Foll)

Stéphane le Foll candidat malheureux lors des primaires du parti socialiste considère que le parti est mort et qu’un nouveau parti socialiste doit être recréé au lendemain des présidentielles.

Le maire modéré du mans ne fait que constater la mort quasi clinique d’un parti qui en plus a choisi sans doute la pire caricature du responsable socialiste:  révolutionnaire et gauchiste dans les mots  en campagne mais complice des dérives des intérêts particuliers en situation de gestion. Sans parler de l’incompétence générale de nombre de socialistes nourris au lait de fonction publique.

 Invité au micro de Jean-Pierre Elkabbach  sur Europe 1, le maire socialiste du Mans a ainsi affirmé qu’il fallait « refonder une sociale démocratie française ». Cela supposerait effectivement de changer complètement la sociologie d’un parti socialiste qui n’a jamais représenté les couches populaires qui théoriquement justifient son existence. Le parti socialiste a toujours été globalement un club d’élus, de fonctionnaires et d’arrivistes; sans parler des bobos gauchistes qui parlent si bien des inégalités dont ils ignorent tout. Bref la caricature d’un parti social démocrate.

 Stéphane Le Foll a déploré la décision du Parti socialiste de « sortir des statuts l’idée d’une primaire » avant de faire marche arrière avec la proposition d’Anne Hidalgo. A la peine dans les sondages, la candidate socialiste à l’élection présidentielle a finalement appelé à une primaire de la gauche. « Ce parti socialiste n’existe pas », a-t-il asséné au micro de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1.Stéphane le Foll estime qu’il faut refonder une social-démocratie française.

 

 

 

 

 

« Il n’y a pas de projet »

L’ancien ministre n’a pas mâché ses mots concernant la candidature de la maire de Paris. « J’ai écouté ce qu’a dit Anne Hidalgo, qu’elle n’y allait pas pour sa personne, mais pour le projet. Il n’y a pas de projet », a taclé l’ancien ministre de l’Agriculture. « Je voulais un débat. Je n’ai pas obtenu un seul débat », a-t-il déploré avant de souligner qu’Anne Hidalgo devait « assumer » son choix de s’être présentée sans primaire et « prendre ses responsabilités ».

Une « sociale démocratie française »

 

 

Peu optimiste quant aux chances de la gauche de remporter la présidentielle en 2022, Stéphane Le Foll préfère regarder vers l’avenir. Selon lui, le Parti socialiste, plus divisé que jamais, doit être réinventé. Il va falloir penser à refonder une sociale démocratie française qui va permettre à la gauche d’être une alternative mais aussi d’être en alternance. Il faut un nouveau parti socialiste après la présidentielle », a-t-il suggéré.

 

 

Santé–UE : le colorant E171 interdit…. il en reste 300 autorisés

Santé--UE : le  colorant E171 interdit…. il en reste 300 autorisés

Le E171, composé de particules de dioxyde de titane sous forme de poudre, est utilisé dans de nombreux produits alimentaires -confiseries, chewing-gums, pâtisseries, soupes ou plats cuisinés- pour ses propriétés colorantes (pigment blanc) et opacifiantes. Il sera interdit par l’union économique. Le problème c’est qu’il y en a encore 300 autres qui sont autorisés sur 7à 800 possibles.

Plus de 300 additifs alimentaires sont en effet autorisés dans l’Union européenne. Tous font l’objet d’une évaluation de l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (Efsa). Pourtant, des publications scientifiques jettent régulièrement le doute sur certains d’entre eux.

Le Conseil supérieur de la Santé belge considère le dioxyde de titane comme «cancérigène possible», et la France l’avait interdit l’année dernière comme additif alimentaire pour un an. Des chercheurs avaient établi qu’il pouvait provoquer des lésions pré-cancéreuses chez des rats. En France, l’UFC-Que Choisir avait regretté que cette interdiction ne concerne pas la présence du dioxyde de titane dans les médicaments mais aussi les cosmétiques, où il est également employé.

UE : le colorant E171 interdit…. il en reste 300 autorisés

 

Le E171, composé de particules de dioxyde de titane sous forme de poudre, est utilisé dans de nombreux produits alimentaires -confiseries, chewing-gums, pâtisseries, soupes ou plats cuisinés- pour ses propriétés colorantes (pigment blanc) et opacifiantes. Il sera interdit par l’union économique. Le problème c’est qu’il y en a encore 300 autres qui sont autorisés sur 7à 800 possibles.

Plus de 300 additifs alimentaires sont en effet autorisés dans l’Union européenne. Tous font l’objet d’une évaluation de l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (Efsa). Pourtant, des publications scientifiques jettent régulièrement le doute sur certains d’entre eux.

Le Conseil supérieur de la Santé belge considère le dioxyde de titane comme «cancérigène possible», et la France l’avait interdit l’année dernière comme additif alimentaire pour un an. Des chercheurs avaient établi qu’il pouvait provoquer des lésions pré-cancéreuses chez des rats. En France, l’UFC-Que Choisir avait regretté que cette interdiction ne concerne pas la présence du dioxyde de titane dans les médicaments mais aussi les cosmétiques, où il est également employé.

Après “Pandora Papers”, il faut une imposition de l’ensemble des patrimoines (Thomas Piketty )

Après  “Pandora Papers”, il faut une imposition de l’ensemble des patrimoines (Thomas Piketty ) 

L’économiste propose  la mise en place d’un cadastre financier public et d’une imposition minimale de l’ensemble des patrimoines.( Le Monde, extrait)

Tribune

 

Après « LuxLeaks » en 2014, les « Panama Papers » en 2016, les « Paradise Papers » en 2017, les révélations des « Pandora Papers », issues d’une nouvelle fuite de 12 millions de documents provenant de la finance offshore, montrent à quel point les plus fortunés continuent d’échapper à l’impôt. Contrairement à ce qui est parfois avancé, aucun indicateur fiable ne permet de dire que la situation se soit améliorée au cours des dix dernières années. Avant l’été, le site ProPublica avait révélé que les milliardaires américains ne payaient quasiment aucun impôt par comparaison à leur enrichissement et à ce que paie le reste de la population. D’après Challenges, les 500 premières fortunes françaises ont bondi de 210 milliards d’euros, à plus de 730 milliards, entre 2010 et 2020, et tout laisse à penser que les impôts acquittés par ces grandes fortunes (information somme toute assez simple mais que les pouvoirs publics se refusent toujours à publier) ont été extrêmement faibles. Doit-on se contenter d’attendre les prochaines fuites, ou bien n’est-il pas temps que les médias et les citoyens formulent une plate-forme d’action et mettent la pression sur les gouvernements pour résoudre la question de façon systémique ?

Le problème de fond est que l’on continue, en ce début de XXIe siècle, à enregistrer et à imposer les patrimoines sur la seule base des propriétés immobilières, en utilisant les méthodes et les cadastres mis en place au début du XIXe siècle. Si l’on ne se donne pas les moyens de changer cet état de fait, alors les scandales continueront, avec, à la clé, le risque d’un lent délitement de notre pacte social et fiscal et la montée inexorable du chacun pour soi.

Capacité contributive

Le point important est que l’enregistrement et l’imposition des patrimoines ont toujours été étroitement liés. D’abord parce que le fait d’enregistrer sa propriété procure au propriétaire un avantage (celui de bénéficier de la protection du système légal), et ensuite parce que seule une imposition minimale permet de rendre l’enregistrement véritablement obligatoire et systématique. Ajoutons que la détention d’un patrimoine est aussi un indicateur de la capacité contributive des personnes, ce qui explique pourquoi l’imposition du patrimoine a toujours joué un rôle central dans les systèmes fiscaux modernes, en complément de l’imposition pesant sur le flux de revenus (flux qui peut parfois être manipulé à la baisse, en particulier pour les patrimoines très élevés, comme l’a montré ProPublica).

« Immigration » : il faut tout revoir d’après Manuel Valls

  »Immigration » : il faut tout revoir d’après Manuel Valls

 

 

À son tour Manuel Valls met les pieds dans le plat de la problématique migratoire. Il est clair que désormais Zemmour  notamment a installé le thème dans la campagne électorale de 2022. «Les républicains des deux rives» doivent proposer une réforme drastique de l’immigration, notamment la suspension du regroupement familial et du droit à l’admission sur le territoire pour les conjoints étrangers, s’ils ne veulent pas que les Français se détournent d’eux à l’élection présidentielle de 2022, argumente l’ancien premier ministre.

L’ennui c’est que cette question est largement instrumentalisée par notamment les extrêmes. À gauche on fait valoir les droits de l’homme et les principes de liberté quand au contraire à l’extrême droite on multiplie à l’excès les conséquences néfastes d’une immigration non contrôlée.

Du coup la question prend surtout une dimension idéologique et s’éloigne des vraies réalités que connaissent nombre de Français. On notera quand même que sur cette question Macron lui-même a opéré un virage avec une réduction assez sensible du nombre de visas accordés pour le Maghreb. Entre l(hystérisation   du phénomène et son ignorance il y a sans doute un chemin que les partis politiques devront emprunter pour ne pas se discréditer.

Transition écologique: il temps de passer à la phase concrète

Transition écologique: il temps de passer à la phase concrète

Philippe Mudry estime qu’il est en d’aller au-delà des approches macro environnementales pour passer au concret ( dans l’Opinion)

 

Pour illustrer l’urgence climatique, pouvait-on imaginer été plus convaincant ? Coincé sous une cloche de chaleur, l’Ouest américain n’a été plusieurs semaines qu’un vaste brasier ; et tandis que le Sud de l’Europe voyait ses forêts dévorées par les flammes, des inondations sans précédent stupéfiaient par leur ampleur l’Allemagne et le Bénélux, impuissants malgré leur richesse. Partout, l’actualité est rythmée par les événements extrêmes, révélant crûment l’impréparation des Etats comme des simples citoyens. Il ne suffit pas de couler dans le bronze de la loi européenne l’obligation de neutralité carbone d’ici 2050, et de proclamer des objectifs datés pays par pays, pour affronter efficacement le péril. Encore faut-il que la société suive. Les entreprises s’y mettent à peine ; quant aux citoyens, leur en donne-t-on les moyens ? Assurément pas !

Pour l’heure, qui sait que, comme le souligne l’économiste Jean Pisani-Ferry, « la transition écologique va être brutale, bien plus que l’on imaginait » ? Quelle publicité a-t-elle été faite du rapport Blanchard-Tirole, deux des plus éminents économistes mondiaux, sur le coût réel de la transition et ses conséquences sociales (lire notre chronique du 30 juin) ? La vérité est que, pour user de la terminologie des économistes, si les travaux macro-climatiques abondent, leurs applications « micro » manquent largement. Dès lors, chacun espère qu’il pourra s’accommoder progressivement de la contrainte climatique, à grands coups d’aides financières à une « transition verte » parée de toutes les vertus.

 

 Or comme élus grecs ou allemands l’ont constaté douloureusement, c’est toute la politique d’aménagement territoriale, de construction et d’investissements publics qui est à revoir, de fond en comble et sans délai aucun ! Pour chaque citoyen, les choix à anticiper sont tout aussi proches, radicaux et globaux. De nombreux investissements domestiques, effectués aujourd’hui sans information suffisante, seront obsolètes demain. Quel impact du climat sur ma propriété ? Quelle chaudière acheter, et à quel horizon ? Quand changer ma voiture et avec quelles caractéristiques ? Quelles modifications envisager dans mon mode de logement ? de travail ? d’assurances ? d’épargne ? Quelles augmentations à prévoir, dont personne ne parle mais auquel chacun se doute qu’il n’échappera pas : coût des grands services publics, des taxes carbone ou autres impôts-climat ?

Gageons qu’une bonne part de la persistante sur-épargne actuelle n’a d’autre cause que l’inquiétude non exprimée des Français devant la transition à financer, dont aucun politique n’a le courage de parler sérieusement, écologistes compris. S’il veut y mettre un frein, le gouvernement serait bien inspiré d’élaborer un plan d’information massif et détaillé, une feuille de route pratique et citoyenne, relevant les étapes et les investissements à prévoir, les erreurs à ne plus commettre, et sans sous-estimer les sujets fiscaux qui fâchent. Pourquoi le haut-commissariat au Plan, dont c’est la mission après tout, ne trouverait-il pas dans une « coordination prospective » des efforts nationaux matière à un travail de fond sur le combat climatique, qui brille toujours par son absence au bilan de François Bayrou ?

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